Val Thorens

Guénaëlle de Carbonnières

(Photographie)

Dans cette nouvelle exposition de la fondation Bullukian,  la photographe Guénaëlle de Carbonnières est à l'honneur, et présentera une sélection d’œuvres réalisées dans le cadre de sa résidence artistique au musée des Arts décoratifs de Paris en avril 2025, qui lui notamment permis de revisiter d’anciens fonds photographiques conservés dans les collections afin de créer de nouvelles pièces, entre photo et sculpture.

Stéphanie Kry

(Photographie)

Vernissage le 20 mars à partir de 16h. Ancienne musicienne, Stéphanie Kry restitue la musique de la nature sur des fibres naturelles, sur lesquelles elle appose des feuilles et des fleurs pour fixer l’imprévisible entre la vapeur, le tissu et les tanins qui libèrent des motifs organiques fins.

Philippe Hortala

(Peinture & Dessin)

En 1985, à 25 ans, Philippe Hortala a entrepris de réinventer la peinture au rouleau : au lieu de le tenir à la main, il s'est emparé d'un rouleau compresseur pour imprimer neuf linogravures en cinquante exemplaires. 28 ans après sa disparition, la galerie Henri Chartier lui dédie une nouvelle exposition mettant cette série à l'honneur.

Bob Ba

(Photographie)

Vernissage le 7 avril. Pour sa première exposition de 2026, le photographe Bob Ba se focalise sur les racines de ses sujets pour revenir aux fondements de la photographie. Au programme, le portrait dans différentes variantes, du noir et blanc à la couleur, du détail au plan large, le tout dans des environnements variés.

Laurent Ballesta

(Photographie)

En Méditerranée, au large du cap Corse, des centaines de cercles identiques s’étendent sur une grande plaine de sable à 120 mètres de fond. Un phénomène naturel qui a piqué la curiosité du plongeur-photographe Laurent Ballesta et qui a réuni une équipe entre 2021 et 2024 pour tenter de l'expliquer, et découvrir en même temps un paysage unique et des espèces jamais observées à cette profondeur.

Tom Castinel

(Art contemporain et numérique)

Dans son travail, Tom Castinel développe une pratique d'installation qui s'appuie principalement sur le textile et le béton pour s'ancrer dans le geste et le faire pour soi, tout en cherchant à désacraliser les formes, affirmer une attention au savoir-faire artisanal et interroger notre rapport aux objets domestiques.

Notre avis : Si un titre est supposé condenser le sens de son contenu, l'opposition nominale d'Aigreur douce se retrouve constamment débordée par ce même geste. La rugosité des sculptures, nées des matériaux de récupération enrobés de béton et de patine bleutée, ne cesse d'abraser notre œil, imposant une matérialité qui résiste, ne cédant ni à la séduction ni à la transparence. Cette âpreté trouve aussitôt son contrepoint : la douceur des textiles, disposés comme des ponctuations sensibles dans l'espace, introduisant une modulation tactile du regard.

Le mystère des anneaux

(Sciences et Histoire)

Au large du Cap Corse, plus de 1 400 anneaux formés par des algues calcaires constituent un ensemble unique au monde et abritent une grande biodiversité. À travers une quarantaine de photos et d'un film d’une dizaine de minutes, l’exposition relate les missions menées par le photographe Laurent Ballesta et une équipe de scientifiques entre 2021 et 2024, tout en racontant les techniques de plongée utilisées.

Koga One

(Street Art)

Spécialiste du portrait déconstruit, Koga One fusionne les formes humaines avec des dessins abstraits pour un résultat jouant avec les contrastes visuels. Dans cette nouvelle exposition pour SpaceJunk, il interroge la perception de l’identité en déformant une partie de ses sujets, forçant le spectateur à recomposer l’image mentale de ces inconnus.

40+1

(Art contemporain et numérique)

Cette année, le CAP Saint-Fons souffle sa quarantième bougie et convie à cette occasion quarante et un·e artistes de la scène émergente française pour célébrer et de valoriser les artistes d’aujourd’hui, ainsi que celles et ceux qui ont contribué à écrire l'histoire du Centre d’art depuis sa création, avec plus de 80 œuvres réfléchissant sur le thème de l'artiste et sa précarité, ainsi que le centre d'art comme lieu institutionnel.

Delphine Dénéréaz

(Art contemporain et numérique)

Dans l’espace de l’artothèque de la Maison du livre, de l’image et du son, Delphine Dénéréaz invite à explorer les vestiges de Delfunland, un monde enfoui, dédié en son temps à l’amour et aux dauphins. Entre Cadillacs, fontaines, façades, boutiques de souvenir et chambres d’hôtel, le décor s’empare du réel pour inventer une expérience sensorielle inédite.

Jean Couty

(Peinture & Dessin)

L'Antiquaille accueille une trentaine d’œuvres représentant l'attachement de l’artiste lyonnais Jean Couty, représentant de la peinture figurative du XXe siècle, à la ville de Lyon, avec au cœur de cette exposition Le Bénédicité (2, 26 m x 3, 60m), une toile monumentale de 2, 26 mètres sur 3, 60 datant de 1941.

Notre avis : S'inscrivant dans l'atmosphère recueillie d'un lieu propice à la contemplation, la nouvelle exposition monographique consacrée à l'artiste lyonnais prend vie dans les salles de l'ancien couvent de la Visitation de l'Antiquaille. Articulé en trois temps, le parcours s'ouvre sur les vues d'un Lyon bordé d'eau, avant de mettre à l'honneur le lieu tant aimé auquel l'artiste demeura attaché toute sa vie : le berceau paisible de l'île Barbe. La chapelle accueille enfin les vues d'églises romanes, réalisées dans une tension entre élan vital et rigueur constructiviste.

Laurent Delaire

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 10 avril de 18h à 21h. Sur panneau de bois comme sur papier, Laurent Delaire crée des paysages monochromes aussi bien réalistes qu'éthérés. jouant avec les ombres et les lumières pour questionner les frontières entre présence et absence.

Motoko Tachikawa

(Art contemporain et numérique)

Prenant pour point de départ les formes de plantes familières comme les fleurs sauvages et les herbes poussant au bord des chemins, la pratique artistique de Motoko Tachikawa s’articule autour d’une recherche plastique cherchant à capter l’énergie inhérente à la nature et à la faire émerger sur la surface picturale, créant ainsi des dessins, des peintures, des photographies ou des livres d’artiste. Dans cette nouvelle exposition, elle met en scène une série inédite de peintures réalisées au pigment, profondément inspirée par les couleurs éclatantes des fleurs des jardins sauvages nordiques.

Notre avis : L'exposition personnelle de Motoko Tachikawa s'annonce comme un fragment narratif où l'émotion intime un dialogue avec la résilience du végétal. Présentant des œuvres de sa série récente Jardin sauvage, Feeling happy invite à une déambulation imaginaire parmi des éclats floraux. Les frontières du réel se dissolvent dans une matière onirique, instaurant un décalage subtil entre couleurs et lignes. Au cœur de cette démarche : une libération esthétique et la trace d'une écriture sensible, cherchant à traduire la vibration du regard.

Alan Croissant

(Art contemporain et numérique)

La nouvelle exposition d'Alan Croissant, A necessary escape, propose de creuser une brèche dans l’ordinaire pour trouver un passage secret derrière une surface et détourner les signes pour y glisser un souffle neuf à travers un détail, un objet détourné ou une couleur, comme une manière de tenir, de respirer et d’habiter autrement.

Notre avis : A necessary escape incarne l'articulation mouvante, instable, éolienne, d'une réflexion esthétique instiguée par l'expérience d'un travail dans une chocolaterie à la chaîne. À travers la subversion des matériaux présents dans l'environnement productif, l'artiste provoque la circulation du sens dans un espace expositif où la monochromie jaune se manifeste par l'entremise d'un choix précis et ponctuel. L'injonction à « faire du beau » du poste de travail se mue ici en geste libératoire, permettant au bruit de se tisser avec une ancienne comptine anglaise et au convoyeur d'exhiber son inutilité.

Jean Jullien

(Peinture & Dessin)

Plus d'un an après son exposition Mermed, Jean Jullien est de retour à la galerie Masurel avec Les Critiques, nouvelle collection de ses derniers travaux entre peinture et sculpture, le tout avec une palette de couleurs donnant vie à ses créations.

Geneviève Garcia Gallo

(Peinture & Dessin)

Avec cette nouvelle exposition à la galerie Françoise Besson, Geneviève Garcia Gallo s'éloigne des brumes mélancoliques de ses précédents travaux et ressuscite ici les paysages solaires de son enfance marocaine et méditerranéenne à travers la technique du fixé sous verre pour magnifier la luxuriance des plantes du Sud avec ses agaves, ses figuiers de Barbarie et ses mimosas.

Sylvie Benoit

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 14 mars à 18h. Avec sa nouvelle exposition Discorded love, Sylvie Benoit explore l’espace latent entre l’amour et le désamour, un projet né d’un moment de rupture personnelle et d’un état de décalage entre soi et le monde, exprimé à travers des photographies transfigurées, des œuvres vidéo performatives et une série de portraits.

Dialogues dans les collections modernes, hommage à Henri Lachièze-Rey

(Peinture & Dessin)

Pendant sept mois, le Musée des Beaux-Arts de Lyon met à l'honneur ses donations et acquisitions récentes dans un parcours renouvelé de ses collections modernes, entre Serge Poliakoff, Léopold Survage, Henri Valensi et bien d'autres, ainsi qu'un hommage au peintre lyonnais Henri Lachièze-Rey à travers trois de ses toiles.

En corps

(Photographie)

Conçue par des étudiant·es en sociologie, audiovisuel, photographie et arts du spectacle à l'Université Lumière Lyon 2, cette exposition met le corps en scène sous toutes ses coutures : expressif, épanoui, agressif, agressé, parodique, souffrant ou encore blessé.

Claude Venard

(Peinture & Dessin)

À travers une sélection de tableaux, la nouvelle exposition de la galerie Estades invite à redécouvrir Claude Venard, dont l'œuvre intense et vibrante est portée par une palette lumineuse et une force expressive à l'inspiration cubiste.

Notre avis : À travers un parcours explorant plusieurs décennies de travail, la galerie Estades offre un accès privilégié à l'œuvre de l'artiste parisien. Des toiles des années 40 et 50, marquées par une densité et une matière compacte, jusqu'aux œuvres tardives des années 90, où la palette s'éclaircit et les formes se simplifient, une transformation progressive du regard s'opère. Si l'ancrage post-cubiste structure constamment l'espace, certains paysages marins ou urbains gagnent en respiration tandis que la matière, enrichie de sables et d'éléments contingents, restitue l'âpreté du réel.

Liv Schulman

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 19 mars à partir de 18h. Inspiré par des évènements comme l'arrivée du câble en 1990 et le crash financier de 2001, le travail de Liv Schulman prend la forme de fictions filmées, de séries TV, de lectures-performances et d’écriture romanesque, avec en leur cœur des discours portant sur la place de la subjectivité dans l’espace politique et de la difficulté de lui accorder du crédit.

Struggle

(Art contemporain et numérique)

La galerie Kashagan propose un triptyque regroupant les œuvres de Damir Radović, Ludovic Paquelier et Salim Fassi-Fehri pour une exposition abordant l'exil, racontant des histoires à partir d'images puisées dans des magazines, publicités et films, et interrogeant les dispositifs par lesquels le réel se trouve médiatisé et reformulé.

Jeu double

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 2 avril à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier pour une exposition collective de leurs travaux explorant le tissu, le passage du temps et le cycle de la vie.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

François Daireaux

(Photographie)

Vernissage le 7 mars à 18h30. Pendant plusieurs années, François Daireaux a arpenté en solitaire plus d’une centaine de villes chinoises très peu visitées par les étrangers et encore très peu documentées par les photographes. Commencé dans le Nord-Est du pays, son périple l'a mené jusqu'à la région du Xinjiang, où il est aujourd’hui devenu impossible de faire image.

Notre avis : Issues des voyages en Chine entre 2004 et 2018, les images réalisées par François Daireaux surgissent dans la rencontre avec l'imprévu. Les photographies s'inscrivent dans un paradigme indiciaire : captant des signes, des détails, elles ouvrent à d'autres récits qui exigent d'être interprétés ou imaginés. Profond humaniste, le photographe intercepte des figures surgissant dans des paysages marqués par la spéculation immobilière et la volonté politique d'effacement de lieux, comme celle qui vise à faire disparaitre les cimetières ouïghours.

Célia Coëtte

(Art contemporain et numérique)

La fatigue s’est transformée : de moins en moins reliée à l’effort physique, elle désigne dorénavant un épuisement moral, mental ou psychologique et un refus des injonctions de performance. Après avoir mené des recherches sur la notion de fatigue et l'évolution de son sens, Célia Coëtte investit le Centre d’art Madeleine Lambert pour une exposition de ses réalisations sur le sujet.

Notre avis : Célia Coëtte explore une fatigue devenue mentale, diffuse, propre à nos sociétés contemporaines. Entre structures d'effort et de confort affaissées, formes organiques et gestes suspendus, l'exposition compose un paysage où le corps vacille et se délie. Traces, odeurs et matières prolongent cette expérience sensible de l'épuisement. Avec leur présence, les œuvres de Rendez-vous, rue du Repos nous semblent combattre le constat formulé par Byung-Chul Han : « la fatigue de la société de performance est une fatigue en solitaire qui produit un effet individualisant et isolant. »

Clément Montolio

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 22 avril à partir de 17h30. Pendant deux mois, le lieu d'exposition de la maison d'édition Âmes Sœurs se fait investir par les œuvres de Clément Montolio, évoquant des paysages marins et boisés réalisées sur des grandes toiles mais aussi des formats plus réduits. Pour compléter l'affiche, une série limitée de foulards réalisées à partir de ses créations sera également exposée.

Jacqueline Salmon

(Photographie)

Pour accueillir l'arrivée du printemps, la Fondation Renaud met à l'honneur Jacqueline Salmon, figure de proue de la photographie contemporaine française. Avec ses clichés, elle ne se contente pas de figer le réel, mais en explore les strates et les mystères.

Notre avis : S'organisant selon une logique de montage, les œuvres de Jacqueline Salmon agencent une véritable constellation d'images. Dans les salles du Fort de Vaise, les ciels photographiés se juxtaposent aux études de John Constable et de Tony Garnier, les cartes de vents deviennent tracés, tandis que les herbiers associent fragments de corps et végétaux. Un travail de rapprochement faisant apparaître des correspondances sensibles entre des formes hétérogènes : le montage opère ici comme une méthode de pensée, organisant les écarts et les intensités entre les images.

La Guerre en jeux

(Sciences et Histoire)

À travers sa nouvelle exposition, le CHRD propose de découvrir avec quoi jouaient les enfants au cours de la Seconde Guerre mondiale. Entre poupées, peluches, jeux de société, albums illustrés et fabrications maison, l'exposition retrace également comment la société et les institutions de l’époque utilisaient les jouets et les images pour transmettre des messages, des règles de vie ou le patriotisme.

Sarah Jérôme

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Fragile !

(Sciences et Histoire)

L'exposition, composée d’îlots, invite les tout-petits à suivre les aventures de Roky le caillou et de ses camarades. Les enfants manipulent, testent et font l’expérience de la fragilité et de l’entraide avec pour but, au bout de leur quête, de réparer Roky.

Aux frontières du réel : La quête ésotérique de l'invisible

(Sciences et Histoire)

Pendant plus de trois mois, la bibliothèque de la Part-Dieu accueillera une exposition retraçant l'histoire des pratiques ésotériques, de l'astrologie au magnétisme en passant par le spiritisme et les arts divinatoires en explorant la transmission et l’exercice de ces pratiques, les figures et histoires lyonnaises qui ont marqué leur développement, ainsi que la place souvent singulière des femmes dans ce domaine.

Notre avis : Dans la ville de Willermoz, Kardec et Nizier Philippe, la constellation d'objets hétérogènes de la Bibliothèque municipale composent une grammaire du destin. L'image, se manifestant par l'entremise de gestes figés, de signes hérités et d'affects transmis, agit ici comme une survivance. Du cosmos miniaturisé aux jeux imprimés, des corps féminins médiateurs aux diagrammes savants, le parcours condense, sans rupture avec la raison, une tentative de négociation avec l'incertain, cherchant à ordonner l'angoisse du temps à venir.

Alain Guillemaud

(Photographie)

À travers l'œil d'Alain Guillemaud, la photographie instantanée devient un outil d’expérimentation, de mémoire et d’émotion. Constituée de ses travaux publicitaires, de natures mortes et de travaux plus abstraits, cette nouvelle exposition aux Archives municipales propose de revenir sur l'intégralité de son œuvre.

Encore lui ! Jean-Claude Guillaumon

(Art contemporain et numérique)

Avec sa nouvelle exposition, le Musée d'art contemporain de Lyon propose une rétrospective dédiée à l'artiste lyonnais Jean-Claude Guillaumon, qui s'est illustré pendant près de soixante ans à la peinture, puis à l'happening et à l'art environnemental avant de se consacrer à la photographie, le tout avec malice et engagement.

Notre avis : Avec cette rétrospective, le MAC exhume une œuvre qui fait du doute une méthode et du jeu un principe critique. Obstinément rétif aux catégories, Jean-Claude Guillaumon utilise l'image comme un terrain d'essai, non pour s'affirmer, mais pour se dédoubler, se contredire, jusqu'à atteindre le point de dissolution. Entre apparition et effacement, ses expérimentations photographiques interrogent avec ironie la condition même de l'artiste, pris dans le flux ordinaire du monde.

Giulia Andreani

(Art contemporain et numérique)

Pendant plus de quatre mois, le Musée d'art contemporain de Lyon accueille l'artiste italienne Giulia Andreani pour une exposition d'une cinquantaine d'œuvres retraçant plus d’une décennie de sa pratique artistique et son évolution. Intitulée Peinture froide, elle explore la représentation des pouvoirs au 20e siècle à travers la guerre, l’art, mais aussi les figures oubliées et leur rôle social majeur.

Regards sensibles - Œuvres vidéo de la collection Lemaître

(Art contemporain et numérique)

Pendant plus de trente ans, Isabelle et Jean-Conrad Lemaître ont constitué l’une des plus importantes collections d'art vidéo en mains privées en France. Commissariée par Tasja Langenbach, spécialiste reconnue en la matière, à la tête du festival Videonale – Festival for Video and Time-Based Arts en Allemagne, cette exposition retrace le parcours de leurs découvertes, abordant des enjeux sociaux, politiques et économiques.

Bar CodeX

(Art contemporain et numérique)

Fondé par les artistes Kalen Iwamoto et Julien Silvano, le duo Wen New Atelier explore dans ses œuvres le langage comme une matière plastique. Dans cette nouvelle exposition investissant le bar du Musée d'art contemporain, ils transforment le lieu en un dispositif pour inviter le public à participer à la fabrication du sens à travers des œuvres interactives, des protocoles d’écriture et des collaborations inédites.

The (Psycho)somatic zone

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 2 avril à 18h30. Divisée en deux espaces, la nouvelle exposition de l'IAC de Villeurbanne combine les travaux de Mire Lee et Pipilotti Rist pour occuper les deux pôles d’un même espace intérieur. À gauche, le corps exposé à ses cycles, tensions et épuisements, et à droite, l’esprit livré à ses débordements affectifs, psychédéliques et émotionnels. 

The (Psycho)somatic zone

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 2 avril à 18h30. Divisée en deux espaces, la nouvelle exposition de l'IAC de Villeurbanne combine les travaux de Mire Lee et Pipilotti Rist pour occuper les deux pôles d’un même espace intérieur. À gauche, le corps exposé à ses cycles, tensions et épuisements, et à droite, l’esprit livré à ses débordements affectifs, psychédéliques et émotionnels. 

Zombis, aux origines

(Sciences et Histoire)

Connus sous leur forme développée par le cinéma et la pop-culture, les zombies (ou zombis) tiennent leurs origines de la culture vaudou d'Haïti, où ils sont des criminels non repentis jugés à une fin pire que la mort. Cette exposition vise à retracer l'évolution des zombies jusqu'à aujourd'hui.

Notre avis : Au musée des Confluences, le zombi réacquiert son épaisseur historique. Né dans le contexte de la traite et du marronnage, il dit la dépossession du corps, la servitude imposée, mais aussi la résistance des imaginaires. L'exposition instaure une dialectique entre objets rituels, récits haïtiens et images contemporaines, montrant la circulation de cette figure entre croyance, folklore et pop culture mondialisée. Ce détour par Haïti et ses héritages permet un déplacement de notre regard : ce que l'on croyait n'être qu'un monstre de série B révèle une mémoire politique et spirituelle.

Muséocoulisses : Un musée, des métiers

(Sciences et Histoire)

À l'occasion de ses 25 ans, le musée Paul-Dini dévoile l’invisible aux yeux des visiteurs et invite à découvrir ce qui se passe chaque jour derrière les portes du musée à travers une exposition présentant les différents métiers et les personnes qui assurent la préservation et la mise en valeur des collections.

Au Mali, quand les animaux dansent

(Sciences et Histoire)

À travers différents objets, masques animaux et grandes figures de bois, mais aussi par le biais d’audiovisuels, le Musée des Confluences propose de découvrir la pratique du sogobò, des fêtes organisées par plusieurs ethnies du Mali, aujourd'hui inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

Notre avis : L'exposition révèle un corpus récemment offert au musée, constitué par une centaine de masques et marionnettes qui, irréductibles à leur simple présence matérielle et à ce qu'ils représentent, opèrent comme des dispositifs d'activation. Issus des traditions festives du sogo bò, ces figures animales ou hybrides activent un théâtre rituel mêlant satire, mythe et régulation sociale. Collectées par Sonia et Albert Loeb, elles témoignent d'un art profondément relationnel et d'une pensée visuelle indissociable du geste, de la musique et de la parole.

Carte blanche à La Compagnie à - Le rire, l'intime, le politique

(Art graphique)

La Compagnie à investit le Musée des Arts de la Marionnette pour y révéler ses processus de création, ses sources d’inspiration et sa relation singulière aux objets.

Voyages en cité, 1973-1990 : vivre dans les quartiers populaires

(Sciences et Histoire)

À travers plusieurs quartiers populaires et villes de l’agglomération lyonnaise, la nouvelle exposition de la cité-musée Tony Garnier invite au voyage dans le temps (entre 1973 et le début des années 1990) et dans l'espace pour découvrir les dynamiques urbaines, humaines, sociales et culturelles des cités au sein de la métropole lyonnaise en analysant la réalité tout en donnant à voir les actions innovantes qui ont émané de ces quartiers.