Peinture & Dessin : événements à venir

Ariel Koba

Vernissage le 31 janvier. Le visage occupe une place centrale dans travail d'Ariel Koba : stylisés et épurés, ces portraits aux traits essentiels instaurent une relation intime et hors du temps avec le spectateur. À travers un dialogue entre silhouettes humaines et formes géométriques, il travaille la matière par superpositions et griffures, offrant une dimension tactile et organique à ses compositions.

Notre avis : Artiste autodidacte, Ariel Koba inscrit sa démarche dans le sillage des réflexions de Léonard de Vinci sur la paréidolie. À partir d'un fond noir volontairement imparfait, il crée une matrice où l'œil, délesté de l'intention souveraine, se laisse saisir par des configurations involontaires. Des figures émergent, des visages affleurent : l'image n'est pas projetée, elle advient. Le regard, oscillant entre maîtrise et abandon, devient ainsi le lieu même de l'apparition : ce qui surgit tient de la présence fantomatique et pourtant profondément ancrée dans la matérialité du support.

Violaine Barioz

Lectrice assidue, Violaine Barioz crée des séries d'œuvres inspirées de son quotidien en choisissant une thématique qu'elle décline en une multitudes de dessins et peintures, en jonglant avec une palette qui s'étend du figuratif à l'abstraction.

Notre avis : S'articulant dans un rapport de proximité sensible - qu'il s'agisse du lieu, de la bibliothèque de l'enfance de l'artiste, des objets-livres ou du sentiment amoureux - cette exposition redéfinit les coordonnées du corridor reliant deux salles du palais Saint-Jean. Celui-ci adopte ainsi les traits d'un carnet d'images, proche de notes d'un voyage mené dans la nature ou autour de la chambre. Les dessins et les peintures inondent l'espace, tout en demeurant enveloppés d'un silence serein, ce qui suggère une narration faite de fragments suspendus.

Jean-Philippe Aubanel

Vernissage le 26 février. Appartenant à une génération de peintres dits « matiéristes » ayant émergé dans les années 1980, Jean-Philippe Aubanel travaille autant la matière de la peinture que sa couleur, à travers des teintes stridentes et des surfaces goudronnées, vernies, masquées, grattées et griffées.

Notre avis : Si les mouvements de Cobra et de la Transavanguardia semblent parfois se laisser reconnaître dans son travail, l'œuvre de l'artiste lyonnais se déploie aujourd'hui selon une syntaxe plastique où hyperchromie, épure, répétition, énigme et saillie verbale coexistent sans jamais s'abolir. L'espace est habité de crânes et de visages, présence qui s'avère envahissante non en raison de son échelle, mais du fait de son insistance, telle une hantise du passé qui ne cesse de se rejouer. Délestée de toute négativité, cette image se donne moins comme une vanité que comme un geste d'accompagnement.

Mina Lobamanen

À travers ses créations, Mina Lobamanen explore la métamorphose en fusionnant l’humain, la bête, les éléments et le végétal. Avec cette nouvelle exposition Paysages intérieurs, elle convie à un voyage introspectif et sensible à travers des paysages au romantisme noir, habités par une poésie nostalgique et peuplés d’esprits de la nature.

Notre avis : Dans les œuvres de l'artiste, la surface ne se réduit pas au plan pictural, mais devient lieu d'évocation et d'invocation. Le dévoilement retenu des figures volontairement brumeuses qui les habitent contient une indétermination rendant toute muséification impossible. Leur imprésence, geste passif, irréductible à la clôture de la forme, volute dans des paysages ombreux et intriqués sans être étouffants. Ces espaces, déclinant l'inquiétant, enveloppent et agissent comme une étreinte obscure qui élève vers la lumière tout en recueillant et protégeant.

Natalina Micolini

Vernissage le 6 mars de 18h à 21h. Élève du peintre Salvatore Gurrieri, Natalina Micolini utilise le pastel et la peinture à l'huile, deux supports choisis pour leur rapport spécifique à la matière, pour représenter tour à tour des paysages éthérés ou des natures mortes emplies de mélancolie.

Notre avis : Les œuvres récentes de l'artiste italienne se meuvent dans les limbes de la visibilité, là où le rapport avec la matière devient dramatique. Ses grands formats permettent une véritable immersion dans la « nature naturante » intense, protéiforme et palpitante. Une dramaturgie du vivant dont chaque épisode visuel matérialise une tentative troublée et troublante de restituer un fragment du possible, défiant l'impossible fixation de l'éphémère. Sans jamais paraitre incertaine ou sur le point de disparaitre, la nature de Natalina Micolini permet à notre regard d'éprouver la pulsation du vivant.

Pierre Mathieu

Également connu sous le nom de Trépid, Pierre Mathieu propose à la galerie Françoise Besson sa nouvelle exposition Histoire commune, qui retrace l’histoire d’une construction de liens familiaux, de complicité et d’amour en s'inspirant de son album de famille.

Martine Bligny et Isabelle Leclercq

Vernissage le 25 mars de 15h à 20h. Rencontre à la Galerie Imag'in entre les tableaux de Martine Bligny, fruits de la recherche d'une présence entrevue ou espérée, et des céramiques d'Isabelle Leclercq émergées de la superposition de rubans de terre, créant des formes organiques et figuratives uniques.

Mitja Tušek

De paysages surréalistes à des réinterprétations de personnages issus d'enluminures en passant par des masques abstraits, les travaux de l'artiste suisse Mitja Tušek représentent une quête sur les mécanismes de la vision et la persistance des formes.

Philippe Hortala

En 1985, à 25 ans, Philippe Hortala a entrepris de réinventer la peinture au rouleau : au lieu de le tenir à la main, il s'est emparé d'un rouleau compresseur pour imprimer neuf linogravures en cinquante exemplaires. 28 ans après sa disparition, la galerie Henri Chartier lui dédie une nouvelle exposition mettant cette série à l'honneur.

Su Yuming

Ayant grandi en Chine dans les années 2000, Su Yuming explore, à travers ses tableaux, la condition d’une génération à la fois surexposée et insaisissable ; des êtres qui partagent un monde, celui des réseaux sociaux, des jeux vidéo, des mangas et de la mode streetwear, mais qui ne se fréquentent pas, chacun étranger derrière des écrans.

Jean Couty

L'Antiquaille accueille une trentaine d’œuvres représentant l'attachement de l’artiste lyonnais Jean Couty, représentant de la peinture figurative du XXe siècle, à la ville de Lyon, avec au cœur de cette exposition Le Bénédicité (2, 26 m x 3, 60m), une toile monumentale de 2, 26 mètres sur 3, 60 datant de 1941.

Notre avis : S'inscrivant dans l'atmosphère recueillie d'un lieu propice à la contemplation, la nouvelle exposition monographique consacrée à l'artiste lyonnais prend vie dans les salles de l'ancien couvent de la Visitation de l'Antiquaille. Articulé en trois temps, le parcours s'ouvre sur les vues d'un Lyon bordé d'eau, avant de mettre à l'honneur le lieu tant aimé auquel l'artiste demeura attaché toute sa vie : le berceau paisible de l'île Barbe. La chapelle accueille enfin les vues d'églises romanes, réalisées dans une tension entre élan vital et rigueur constructiviste.

Laurent Delaire

Vernissage le 10 avril de 18h à 21h. Sur panneau de bois comme sur papier, Laurent Delaire crée des paysages monochromes aussi bien réalistes qu'éthérés. jouant avec les ombres et les lumières pour questionner les frontières entre présence et absence.

Lucie Collot

Vernissage le 27 mars à 19h. Dans un geste doux et spontané conjuguant des touches de couleur avec des motifs colorés pour absorber tout le vide du papier, Lucie Collot offre des images mettant en scène une nature infinie, foisonnante et fantasmée.

Geneviève Garcia Gallo

Avec cette nouvelle exposition à la galerie Françoise Besson, Geneviève Garcia Gallo s'éloigne des brumes mélancoliques de ses précédents travaux et ressuscite ici les paysages solaires de son enfance marocaine et méditerranéenne à travers la technique du fixé sous verre pour magnifier la luxuriance des plantes du Sud avec ses agaves, ses figuiers de Barbarie et ses mimosas.

Sylvie Benoit

Vernissage le 14 mars à 18h. Avec sa nouvelle exposition Discorded love, Sylvie Benoit explore l’espace latent entre l’amour et le désamour, un projet né d’un moment de rupture personnelle et d’un état de décalage entre soi et le monde, exprimé à travers des photographies transfigurées, des œuvres vidéo performatives et une série de portraits.

Dialogues dans les collections modernes, hommage à Henri Lachièze-Rey

Pendant sept mois, le Musée des Beaux-Arts de Lyon met à l'honneur ses donations et acquisitions récentes dans un parcours renouvelé de ses collections modernes, entre Serge Poliakoff, Léopold Survage, Henri Valensi et bien d'autres, ainsi qu'un hommage au peintre lyonnais Henri Lachièze-Rey à travers trois de ses toiles.

Sarah Jérôme

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.