Les Chartreux

Peinture & Dessin : événements à venir

Jean Couty

L'Antiquaille accueille une trentaine d’œuvres représentant l'attachement de l’artiste lyonnais Jean Couty, représentant de la peinture figurative du XXe siècle, à la ville de Lyon, avec au cœur de cette exposition Le Bénédicité (2, 26 m x 3, 60m), une toile monumentale de 2, 26 mètres sur 3, 60 datant de 1941.

Notre avis : S'inscrivant dans l'atmosphère recueillie d'un lieu propice à la contemplation, la nouvelle exposition monographique consacrée à l'artiste lyonnais prend vie dans les salles de l'ancien couvent de la Visitation de l'Antiquaille. Articulé en trois temps, le parcours s'ouvre sur les vues d'un Lyon bordé d'eau, avant de mettre à l'honneur le lieu tant aimé auquel l'artiste demeura attaché toute sa vie : le berceau paisible de l'île Barbe. La chapelle accueille enfin les vues d'églises romanes, réalisées dans une tension entre élan vital et rigueur constructiviste.

Laurent Delaire

Vernissage le 10 avril de 18h à 21h. Sur panneau de bois comme sur papier, Laurent Delaire crée des paysages monochromes aussi bien réalistes qu'éthérés. jouant avec les ombres et les lumières pour questionner les frontières entre présence et absence.

Jean Jullien

Plus d'un an après son exposition Mermed, Jean Jullien est de retour à la galerie Masurel avec Les Critiques, nouvelle collection de ses derniers travaux entre peinture et sculpture, le tout avec une palette de couleurs donnant vie à ses créations.

Lucie Collot

Vernissage le 27 mars à 19h. Dans un geste doux et spontané conjuguant des touches de couleur avec des motifs colorés pour absorber tout le vide du papier, Lucie Collot offre des images mettant en scène une nature infinie, foisonnante et fantasmée.

Geneviève Garcia Gallo

Avec cette nouvelle exposition à la galerie Françoise Besson, Geneviève Garcia Gallo s'éloigne des brumes mélancoliques de ses précédents travaux et ressuscite ici les paysages solaires de son enfance marocaine et méditerranéenne à travers la technique du fixé sous verre pour magnifier la luxuriance des plantes du Sud avec ses agaves, ses figuiers de Barbarie et ses mimosas.

Sylvie Benoit

Vernissage le 14 mars à 18h. Avec sa nouvelle exposition Discorded love, Sylvie Benoit explore l’espace latent entre l’amour et le désamour, un projet né d’un moment de rupture personnelle et d’un état de décalage entre soi et le monde, exprimé à travers des photographies transfigurées, des œuvres vidéo performatives et une série de portraits.

Dorothée Richard

Deux ans après son dernier passage, Dorothée Richard est de retour à la galerie Autour de l'image pour une exposition célébrant dix ans de collaboration avec la galerie à travers une rétrospective de ses œuvres au feutre et à la peinture.

Notre avis : Récapitulant une décennie de collaboration avec la galerie tout en ouvrant sur un nouveau parcours, l'exposition se tient à la croisée de deux temporalités. Les œuvres au feutre de l'artiste, empreintes d'un regard cinématographique et d'une poétique de l'ordinaire urbain, se confrontent à de nouveaux fragments intimes traduits à l'acrylique. Un déplacement loin d'être anodin, qui intensifie les images et les voile d'indétermination : un geste à la fois chargé de pathos et de retenue, irradiant portraits et scènes d'intérieur silencieuses.

Marc-Antoine Decavèle

Sous-titré L'eau des rêves, le nouvel ensemble de créations de Marc-Antoine Decavèle reprend le mythe des nymphes pour donner une présence à l’événement de la cristallisation que produisent ces divinités, comme un suspens entre deux choses différentes.

Notre avis : Les œuvres de Marc-Antoine Decavèle déploient la dialectique d'un état en mouvement permanent, où l'eau et les nymphes demeurent en suspension, images d'images glissant entre rêve et imagination. La nymphe, « être indiscernable de forme et matière » (Agamben), affleure dans des apparitions opalescentes qui restituent l'aspect lumineux de l'opacité aquatique, laissant surgir « ce flottement à travers lequel la forme et la matière se trouvent irrésolues », comme l'artiste suggère dans le texte qui accompagne l'exposition.

Dialogues dans les collections modernes, hommage à Henri Lachièze-Rey

Pendant sept mois, le Musée des Beaux-Arts de Lyon met à l'honneur ses donations et acquisitions récentes dans un parcours renouvelé de ses collections modernes, entre Serge Poliakoff, Léopold Survage, Henri Valensi et bien d'autres, ainsi qu'un hommage au peintre lyonnais Henri Lachièze-Rey à travers trois de ses toiles.

Françoise Pétrovitch

Vernissage le 18 mars de 17h à 21h. Spécialisée dans le lavis et la peinture à l'huile, Françoise Pétrovitch développe, dans ses toiles, un univers de personnages, d’enfants et adolescents, qui évoquent pour elle l'intimité, peut importe le format du dessin ou de la peinture, allant du petit au très grand, recouvrant des pans de murs entiers.

Claude Venard

À travers une sélection de tableaux, la nouvelle exposition de la galerie Estades invite à redécouvrir Claude Venard, dont l'œuvre intense et vibrante est portée par une palette lumineuse et une force expressive à l'inspiration cubiste.

Notre avis : À travers un parcours explorant plusieurs décennies de travail, la galerie Estades offre un accès privilégié à l'œuvre de l'artiste parisien. Des toiles des années 40 et 50, marquées par une densité et une matière compacte, jusqu'aux œuvres tardives des années 90, où la palette s'éclaircit et les formes se simplifient, une transformation progressive du regard s'opère. Si l'ancrage post-cubiste structure constamment l'espace, certains paysages marins ou urbains gagnent en respiration tandis que la matière, enrichie de sables et d'éléments contingents, restitue l'âpreté du réel.

Comme si la prairie eût été la plus belle salle à manger du monde

La galerie L'Alcôve accueille une exposition collective des travaux d'une dizaine d'artistes, disposés dans des assiettes posées sur une table au centre de l'espace, le tout dans une scénographie rappelant les beaux jours à venir pour célébrer la venue du printemps.

Elsa Gurrieri

Pour la première fois à Lyon, Elsa Gurrieri vient exposer ses toiles, donnant une présence vivante au paysage, qui n'est plus qu'un simple décor. Elle exposera également une sélection de ses nocturnes et ses étendues d’eau, qui convient à une contemplation silencieuse, à la frontière entre le réel et l’imaginaire.

Florence Crespy

Peintre depuis toujours, Florence Crespy a découvert les techniques propres à la peinture chinoise lors d'une formation, qui a fait office de déclic pour elle pour trouver un style qui lui est propre et qu'elle continue de développer toile après toile.

Bruno Yvonnet

Composée de six séries traitées selon différentes techniques, la nouvelle exposition de Bruno Yvonnet, intitulée Les mémoires faibles, traite des choses du passé, souvent le sien, sous forme de toiles, de photos ou bien de films amateur.

Roger Bissière

D'avril à mai, la galerie Ceysson & Bénétière propose une rétrospective de près de 27 ans de travail du peintre Roger Bissière, disparu en 1964 et considéré comme l'aîné de la génération d'artistes à avoir fait émerger la peinture non figurative dans les années 1950. 

Jean Batail, œuvres sur papier

Près d'un an après la dernière exposition lui étant dédiée, la galerie Henri Chartier accueille une nouvelle rétrospective de l'œuvre de Jean Batail, avec une quarantaine de travaux sur papier réalisées à la mine de plomb, et pour la plupart inédites.

Notre avis : Dans le prolongement de l'exposition Jadis et naguère de l'année dernière, ce deuxième rendez-vous avec l'œuvre de Jean Batail permet de dévoiler 36 dessins à la mine de plomb, où l'économie de moyens fait naître une esthétique sombre et feutrée. Les images, froissées, grattées, parfois presque effacées, laissent affleurer des visages d'inconnus, comme retenus dans une matière en tension. Oscillant entre apparition et disparition, les œuvres graphiques de Jean Batail opèrent dans le fantomatique, sans se résoudre à se libérer de la force érosive du temps.

Sophie-Kim Touras

Vernissage le 21 mai. Fin mai, la galerie L'Alcôve dédiera une exposition à son artiste résidente Sophie-Kim Touras, qui retranscrit à l'acrylique des paysages urbains et les détails de l’architecture, le tout sur moyens et grands formats, qui lui permettent de détailler au maximum les paysages dont elle retranscrit l’histoire et le temps aussi bien en couleur qu'en noir et blanc.

Clément Montolio

Vernissage le 22 avril à partir de 17h30. Pendant deux mois, le lieu d'exposition de la maison d'édition Âmes Sœurs se fait investir par les œuvres de Clément Montolio, évoquant des paysages marins et boisés réalisées sur des grandes toiles mais aussi des formats plus réduits. Pour compléter l'affiche, une série limitée de foulards réalisées à partir de ses créations sera également exposée.

Fragments du vivant

Regroupant les sculptures en grès et porcelaine de Virginie Delepierre et les horizons peints de Catherine Mainguy, cette double exposition tisse un univers où le ciel, l'eau et la terre se répondent, offrant un regard poétique sur la nature en perpétuel mouvement et invitant le spectateur à contempler la beauté fragile et vivante des formes.

Le vertige du détail

Vernissage le 21 mai. Avec l'univers onirique de Nurhidayat, inspiré par son Indonésie natale pour mettre en scène des personnages hybrides entre l’homme et l’animal dans la poésie de la nature et celui, hyperréaliste, de Nicolas Pégon, qu'il utilise pour créer des œuvres intimes,  la galerie Imag'in accueille une double exposition sous le signe de la représentation.

Sarah Jérôme

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Franck Chalendard

Vernissage le 5 mai à 19h. En écho avec l'édition 2026 de Jazz à Vienne, Franck Chalendard propose une exposition de sa nouvelle série, réalisée sur des toiles de grand format et inspirée par des variations de jazz. Il présentera également une série de sculptures, comme des continuations de ses peintures dans l’espace et le volume pour parvenir à un prolongement tridimensionnel du tableau.

Jazz à Minus IV

Juste à côté du théâtre antique de Vienne, le cœur du festival Jazz à Vienne, la galerie Minus convie une petite dizaine d'artistes de la région pour une exposition d’œuvres graphiques (tableaux, peintures, sculptures, photographies, aquarelles...) sur le thème du jazz, des musiciennes, des musiciens et de la ville de Vienne.