Obrigado Flavia !

Niko Rodamel | Mercredi 6 mai 2015

Photo : Niko Rodamel


Il y a un certain temps que je n'avais pas assisté à un concert de musique brésilienne. Il fut pourtant une époque où la note bleue ne m'avait pas encore envoûté, où le jazz ne m'émouvait pas plus que la java et où mes oreilles lorgnaient davantage du côté sud-américain. J'ai donc eu ma période Gilberto Gil et Caetano Veloso (les deux compères seront d'ailleurs ensemble au théâtre antique de Vienne en juillet prochain). J'ai écouté tout Carlos Jobim. J'ai lu quelques controverses sur les origines de la bossa nova. J'ai chanté Aguas de Março sous la douche et sous la tente, en Super 5 et en Fiat Uno, à Salamanque et aux Saintes-Maries-de-la-Mer, en presque-portuguais et en français (Les eaux de Mars). Je me suis bien souvent évadé loin-très-loin sur les tubes de Milton Nascimento dont le superbe Ponta de Areia, avec Môssieur Wayne Shorter himself au saxophone soprano, ne quittera probablement jamais le top-ten de mes thèmes préférés. J'ai encore le souvenir du concert que le Roi Lézard donna à la fin des années quatre-vingts dans le grand amphi de la fac Tréfilerie, alors que je débutais mes études d'Histoire option baby-foot. Aujourd'hui encore je conserve précieusement mon 33 tours noir et orange sur lequel le duo Getz / Gilberto offrait au patrimoine musical de l'humanité l'indémodable et cultissime A Garota de Ipanema

En parcourant la presse musicale, je suis tombé l'été dernier sur une phrase qui titilla ma curiosité :

Flavia Coelho déplie son monde intérieur comme une carte urbaine immense et multicolore ».

Il y a parfois comme ça des brochettes de mots qui vous interpellent de façon inattendue et résonnent intimement en vous. Je me suis alors documenté sur cette artiste et me voilà quelques mois plus tard, le 28 mars dernier pour être précis, au centre culturel Le Sou de La Talaudière, attendant appareil en main l'arrivée sur scène de la chanteuse-guitariste brésilienne. Une belle surprise. Entre samba, bossa, forro, reggae, ragamuffin, dub et hip hop, Flavia Coelho se joue des étiquettes et se permet tous les métissages. Elle fait preuve d'une présence explosive doublée d'une énergie étonnamment contagieuse : cette fille-là semble avoir des fourmis dans les jambes tant elle ne tient en place pas plus d'une demie seconde. Les chansons de Flavia Coelho sont un appel à la danse, à la fête. L'évidence du Brésil dans les accords de sa guitare et dans les accents de sa langue natale sont un appel au voyage, faisant naître au creux du ventre l'envie soudaine de faire un tour du monde improvisé en mode viens-ma-princesse-on-verra-bien ! Bref kadabref, la musique de Flavia c'est un peu l'appel du large…

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Où es-tu ?

Quête | Elle est partie, c’est fini. Un jour, comme ça, elle a quitté son mari et ses enfants, s’en est allée ailleurs. Et nous, les spectateurs, on les regarde (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Où es-tu ?

Elle est partie, c’est fini. Un jour, comme ça, elle a quitté son mari et ses enfants, s’en est allée ailleurs. Et nous, les spectateurs, on les regarde tous les trois continuer à vivre, tenter de former encore une famille un peu cassée, en proie aux doutes, en quête de réponses sur son absence. Ils prennent le petit déjeuner tous les trois, et puis, chacun vaque à ses occupations. Mais… Sont-ils vraiment là, ou seulement dans sa tête à elle ? Avec Je Reviens de Loin, mis en scène par Béatrice Bompas, Claudine Galea explore la force des liens familiaux, et le long chemin jusqu’à la résilience. Je Reviens de Loin, samedi 6 novembre au Sou de la Talaudière et mardi 9 novembre à La Buire à l’Horme

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À la Talaudière, le centre culturel Le Sou mise sur l’an prochain

Lieu | Désabusé et lassé des multiples reports et annulations des spectacles programmés depuis un an, Gaël Gaborit, le responsable du Sou, préfère regarder devant lui. A 15 jours d’une réouverture, lui s’impatiente surtout de la saison prochaine, qui s’annonce riche et bien fournie.

Cerise Rochet | Mardi 4 mai 2021

À la Talaudière, le centre culturel Le Sou mise sur l’an prochain

Fin avril, à la Talaudière, un soir de pluie. Désespérément seul dans son bureau, Gaël Gaborit, responsable du centre culturel Le Sou, se languit… Et ce ne sont pas les annonces du président Macron, quelques heures auparavant, qui semblent le consoler. Oui, la réouverture des salles de spectacles semble se dessiner. Mais trop d’inconnues restent encore à éclaircir. Quid des jauges, et de la territorialisation ? La Loire sera-t-elle réellement en capacité d’accueillir prochainement du public, compte tenu de sa situation sanitaire ? « Non, je ne suis pas rassuré, d’autant qu’en plus, on a eu l’habitude des revirements de dernière minute, donc rien n’est encore fait ! », souffle-t-il avec lassitude. Malgré tout, pas mal de choses sont d’ores et déjà arrêtées concernant la programmation du Sou pour ces prochains mois. Le dernier spectacle de la saison, qui devait se tenir fin mai, a finalement été annulé. La salle accueillera une date du festival des 7 Collines, le dimanche 4 juillet à 18 heures. « En fait, la réouverture concernera essentiellement le cinéma, peut-être sur le vendredi soir, samedi et dimanche, ainsi que pendant les vacances scolaires. On sera

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Tu l'as pas volée celle-là !

Théâtre musical | On avait quitté Fred Radix alors qu'il sifflait encore, le voilà de retour en nous donnant une grande claque ! Nous parlons bien ici (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Tu l'as pas volée celle-là !

On avait quitté Fred Radix alors qu'il sifflait encore, le voilà de retour en nous donnant une grande claque ! Nous parlons bien ici des claqueurs, ces personnes qui faisaient la pluie et le beau temps sur les pièces théâtrales et opéras par leurs applaudissements, rires ou huées. Faire la claque, comme l'on disait jusqu'à l'abolition de cette pratique en 1902. La Claque que Radix nous propose ici constitue un spectacle complet, mêlant humour, histoire et musique. Un moment interactif pour le public, entraîné par Fred Radix et ses deux acolytes : Alice Noureux et Guillaume Collignon. Ici, on apprend à vraiment bien applaudir. La Claque de Fred Radix, samedi 19 décembre 19H30 au Centre Culturel Le Sou de La Talaudière

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Les belles saveurs de La Talaudière

Resto santé | Un bar d’un nouveau genre a investi La Talaudière depuis août 2017 : Mon Bar à Saveurs. Nous sommes allés à la rencontre de Sandy Montabonel afin qu'elle nous en dise un peu plus sur son concept qui propose de "manger sain et gourmand".

Marion Dubanchet | Mercredi 16 mai 2018

Les belles saveurs de La Talaudière

Poke bowls, wraps, et autres smoothies, si vous n’êtes pas familier avec ces termes, il est temps de vous mettre à la page. Pour cela, on vous emmène faire un tour du côté de La Talaudière et plus précisément dans le tout nouveau Mon Bar à Saveurs. Après des études dans le commerce international et de nombreux stages à l’étranger, puis une réorientation en licence de mode à Lyon, Sandy Montabonel trouve finalement un emploi du côté de Sorbiers. Elle se rend très rapidement compte qu’il manque, dans cette zone géographique, une offre saine et rapide pour la restauration de midi. Désireuse depuis longtemps de se lancer à son compte, elle voit donc là une belle opportunité à saisir. Faire découvrir des mets nouveaux Elle se lance donc dans ce projet de restauration et se met à la recherche d'un local à La Talaudière, « une ville dynamique et au coeur d’un vivier d’entreprises » selon elle. Après de nombreux travaux et un joli travail sur l’identité visuelle avec une de ses anciennes camarades de commerce international, Mon Bar à Saveurs ouvre ses portes le 29 août 2017.

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La recette pour s'aimer

Danse | "Au tango comme en amour, on n'est rien sans son partenaire". Comment faire pour aller à sa rencontre, dépasser la peur de l'autre ? Comme on fait un (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 4 avril 2018

La recette pour s'aimer

"Au tango comme en amour, on n'est rien sans son partenaire". Comment faire pour aller à sa rencontre, dépasser la peur de l'autre ? Comme on fait un flan. Prenez quatre musiciens, un couple de danseurs, une pincée d'humour, un peu de rêve. C'est prêt. A déguster sans modération. L'amour au flan, jeudi 26 avril à 20h30 au Centre Culturel du Sou

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Albin parmi nous

Chanson | Si l'on souhaite circonscrire l'univers complexe d'Albin de la Simone, alors il suffit de jeter un œil à son dernier clip, celui de la chanson Dans (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 3 janvier 2018

Albin parmi nous

Si l'on souhaite circonscrire l'univers complexe d'Albin de la Simone, alors il suffit de jeter un œil à son dernier clip, celui de la chanson Dans la tête, extraite de son dernier album L'un de nous. Rien que le fait qu'il mette en scène la comédienne Emmanuelle Devos et l'humoriste Régis Laspallès (dans le rôle d'Albin vieilli - si l'on comprend bien) dessine le mélange de mélancolie, de fantaisie et de poésie qui font le sel d'un chanteur ne sachant jamais si l'humour est la politesse du désespoir ou le désespoir le prolongement de la dérision. C'est pourtant bien la deuxième option que l'on trouve sur L'un de nous où, plus encore que sur Un Homme, son précédent disque, Albin de la Simone remise le boute-en-train sous un voile de gravité. Un album écrit après que son auteur ait failli se rendre ad patres à la suite d'un problème cardiaque, épisode évoqué dans un sens, et dans un frôlement, sur La Fleur de l'âge et dans l'autre sur À quoi. Qu'on se le dise, Albin de la Simone est en pleine forme (y compris discographique) et foulera la scène du Centre Culturel Le Sou à La Talaudière le 3 février prochain .

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L'épopée des cartes

Musée | Au XVIIe et XVIIIe siècles, la donne cartographique en France a fondamentalement changé grâce aux Cassini. César-François Cassini et son (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 septembre 2017

L'épopée des cartes

Au XVIIe et XVIIIe siècles, la donne cartographique en France a fondamentalement changé grâce aux Cassini. César-François Cassini et son fils Jean-Dominique Cassini ont ainsi réalisé, à l'échelle 1/86 400, la cartographie de l'ensemble du Royaume de France. Une prouesse à l'époque qui continue d'être une référence pour tout géographe qui se respecte. À la Maison du patrimoine et de la mesure de La Talaudière, l'exposition Les cartes de Cassini, l'histoire d'une fantastique épopée propose de plonger dans les cartes et leur parcours de création. Les cartes de Cassini, l'histoire d'une fantastique épopée, jusqu'au 27 avril 2018 à la Maison du patrimoine et de la mesure

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Silence, on tourne !

Panorama théâtre 17/18 | What if They Went to Moscow ? est à la fois une pièce et un film. La pièce est filmée par une équipe caméra sur le plateau, et le film, monté en direct, (...)

Houda El Boudrari | Mardi 5 septembre 2017

Silence, on tourne !

What if They Went to Moscow ? est à la fois une pièce et un film. La pièce est filmée par une équipe caméra sur le plateau, et le film, monté en direct, est projeté simultanément dans une salle adjacente. Le spectateur assiste à la représentation, puis à la projection, ou inversement. Les Trois Sœurs de Tchekhov revisitée par la metteure en scène et réalisatrice brésilienne Christiane Jatahy met en perspective la question de l’utopie – cet ailleurs auquel on aspire – par le biais de cet ingénieux dispositif. What if They Went to Moscow ?, du 11 au 13 octobre à la Comédie de Saint-Étienne Spectacle en portugais surtitré en français / durée : 2 x 1 h 30 avec 45 minutes d’entracte

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Flavia Coelho : « Toujours garder du positif »

Sono mondiale / Festival | La chanteuse brésilienne Flavia Coelho possède cet optimiste ultra-communicatif, au quotidien mais aussi et surtout sur scène. Avec son troisième album Sonho Real, elle continue son petit bout de chemin pour proposer une lecture musicale unique, avec un son rythmé et mélangé tout en possédant un caractère engagé. Rencontre.

Nicolas Bros | Mercredi 7 juin 2017

Flavia Coelho : « Toujours garder du positif »

Il paraîtrait que Sonho Real, votre dernier album sorti en 2016, n'était pas réellement prévu et que votre maison de disques vous a poussé à le faire. Comment la composition de cet album s'est-elle déroulée ? Flavia Coelho : La composition s'est faite comme d'habitude avec Victor Vagh, mon producteur depuis le début de mes aventures musicales. En fait, ce qui s'est passé avec cet album, c'est que la maison de disques était très contente du deuxième album et m'a dit: « c'est très bien Flavia, on n'a pas besoin d'album, rentre à la maison, fais ta vie ! » Avec Victor, nous nous sommes retrouvés dans notre studio et nous avons commencé à composer de nouveaux titres, mais sans pression, puisque nous ne devions pas sortir de nouvel album... Quelques mois sont passés et la maison de disques est revenue à la charge en nous disant qu'elle aimerait finalement un nouveau disque mais pas un EP, un album complet. Nous avions déjà une dizaine de titres composés. C'est vrai que nos chansons se sont créees au fil de la tournée car nous n'arrêtons jamais. Nous allons d'ailleurs fêter no

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On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Mardi 30 novembre 1999

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

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On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Vendredi 19 mai 2017

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

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Dans les pas d’Evora

Sono mondiale | Du Cap-Vert, vous connaissiez sûrement la "Diva aux pieds nus" (Diva dos pés descalços), Cesaria Evora. Dans le sillage de cette immense chanteuse, plusieurs artistes ont émergé dont Mariana Ramos, née à Dakar mais originaire de l'île.

Niko Rodamel | Mercredi 5 avril 2017

Dans les pas d’Evora

L'aura de l'irremplaçable Cesaria Evora plane encore et toujours sur les îles du Cap-Vert. Dans son sillon, une nouvelle scène artistique tente de préserver la mémoire musicale du Petit Pays, là-bas mais aussi un peu partout dans le monde. Mariana Ramos compte parmi les expatriées les plus fidèles aux origines. Née à Dakar, la jeune Mariana rejoindra ses parents venus en France pour travailler, après une douce enfance au pays, élevée par sa grand-mère et bercée par les rythmes de son père, Toy Ramos alias Toy de Bibia, guitariste du groupe Voz de Cabo Verde. Adulte et française d'adoption, elle découvrira Nougaro, Jonasz, mais aussi Ella Fitzgerald et Rickie Lee Jones, se produisant parfois avec son père mais aussi chantant et dansant dans un groupe de rock, avant d'opérer un retour aux sources en rencontrant notamment l'un des compositeurs de Césaria Evora, Téofilo Chantre. La chanteuse (re)trouve alors enfin son chemin, une voie toute tracée qu'elle a failli perdre en route à force de dispertion. Suivront, à partir de l'année 2000, cinq albums. Saudade intranquille

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Thérapie scénique

MUSIQUES | Est-il vraiment utile de présenter encore cette immense artiste qu’est Fatoumata Diawara ? Véritable touche-à-tout à la personnalité bien trempée, la (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 février 2016

Thérapie scénique

Est-il vraiment utile de présenter encore cette immense artiste qu’est Fatoumata Diawara ? Véritable touche-à-tout à la personnalité bien trempée, la trentenaire s’illustre aussi bien (et toujours avec brio) dans la chant, la danse, la pratique instrumentale, la comédie musicale, le cinéma ou le théâtre… rien que ça ! Ses nombreuses collaborations l’ont fait parcourir le monde entier, comme une fuite en avant. Partout elle a pu faire éclater son talent, s’appuyant bien sûr sur ses racines africaines, aux côtés des chanteuses Oumou Sangaré, Dee Dee Bridgewater et Mamani Keita, auprès d’Herbie Hancock et, plus récemment, en tournée avec le pianiste cubain Roberto Fonseca. Sur scène, la chanteuse-guitariste livre un véritable ode à l’Afrique. Des ballades d’une grande sensualité, un folk-blues à l'africaine inspiré par la harpe wassalou. Les textes interpellent en dénonçant l’excision, le mariage forcé ou l'éducation des enfants par d'autres parents. Mais Fatoumata chante, en filigrane, sa propre histoire : les souffrances d’une enfance déchirée entre Côte d’Ivoire et Mali, avant la fugue à Paris. Pour échapper aux griffes de la société ouest-africaine qui aurait p

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Nina again

MUSIQUES | Brésilienne de sang mais niçoise d’adoption, Nina Papa a fait ses armes dès l’adolescence dans son pays natal, puis dans les Caraïbes, avant de venir se faire (...)

Niko Rodamel | Mardi 29 septembre 2015

Nina again

Brésilienne de sang mais niçoise d’adoption, Nina Papa a fait ses armes dès l’adolescence dans son pays natal, puis dans les Caraïbes, avant de venir se faire un nom dans les prestigieux établissements de la Côte d’Azur. La chanteuse se fera notamment remarquer au sein du Jobim Project de Jean-Marc Jafet (bassiste du Trio Sud aux côtés de Sylvain Luc et "Dédé" Ceccarelli) avec lequel elle enchaînera moult festivals de jazz aux six coins de l’hexagone. Avec son quintet, Nina Papa donnera un premier concert à Tartaras le 16 octobre puis un second le 17 à Veauche. Aller simple pour le Brésil ! Si les origines de la bossa nova restent floues (Henri Salvador en a longtemps revendiqué la paternité), les musiciens qui lui ont donné ses lettres de noblesse sont sans conteste tous Brésiliens : de Antonio Carlos Jobim à Chico Buarque en passant par Joao Bosco, Gilberto Gil ou encore Caetano Veloso. C’est ce répertoire que Nina Papa revisite sur scène, sans s’interdire quelques incursions plus jazzy, reprenant par exemple des titres de Billie Holliday. Et la belle Nina, assurément, n’a vocalement rien à envier aux interprètes qui l’ont précédée. Lorsqu’elle s’attaque par e

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Musiques du monde : le cinq majeur

MUSIQUES | Alors on transe Avec sur scène dix musiciens et un VJ, Urban Shaman propose une expérience unique, tant visuelle qu’auditive, portée par une musique (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 septembre 2015

Musiques du monde : le cinq majeur

Alors on transe Avec sur scène dix musiciens et un VJ, Urban Shaman propose une expérience unique, tant visuelle qu’auditive, portée par une musique sauvage qui prône « l’ouverture au monde, l’ensemencement de terres inconnues et la fertilisation des terroirs du futur », rien de moins ! Véritable performance d’improvisation collective, Urban Shaman invite à la transe, une transe urbaine aux accents actuels et immémoriaux, joyeuse et féroce à la fois. Irrésistible. Niko Rodamel Urban Shaman, jeudi 29 octobre à 19h30, le Fil à Saint-Étienne Mise à flow Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune génération qui ouvre de nouvelles pistes sans oublier les racines du genre. Mêlant avec un talent bluffant hip-hop et sonorités jamaïcaines, l’énergie et la musicalité de Naâman servent avec un élan nouveau des messages de paix, d’amour et de liberté, délivrés dans un flow efficace et généreux. NR Naâman, vendredi 6 novembre à 20h30, le Fil

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Réminiscences et balles de nuit

SCENES | Des confessions en cuisine avec les 7 doigts de la main à du jonglage magique à six mains de nuit. Voici deux créations («Cuisines & Confessions» et «Nuit») qui ont retenu toute notre attention parmi un programme des 7 Collines 2015 riche et singulier. Monique Bonnefond

Monique Bonnefond | Mardi 2 juin 2015

Réminiscences et balles de nuit

Ah ! la bonne odeur de la soupe au pistou qui fait soudain surgir des marchés de Provence, le bruit soyeux d'une bouche posée sur une autre bouche ! Tout le monde connaît ce régal des sens qui réveille des souvenirs inscrits dans nos histoires personnelles. Cuisine et confessions de la compagnie québécoise Les 7 Doigts de la Main dose savamment des ingrédients qui sollicitent nos cinq sens : le toucher qui restitue la sensation des mains qui pétrissent, l'odeur des biscuits sortant du four... le tout agrémenté d'une «sauce musicale bien épicée» qui charme nos oreilles avec une reprise acoustique de You're the one that I want de Grease. On se délecte de ce menu revigorant préparé sous nos yeux par neuf circassiens qui échangent des propos, souvent drôles, avec le public invité à «mettre son grain de sel» et à partager un moment festif et convivial. Cet aspect communicatif se trouve aussi dans Nuit où le «langage jonglé» est source de dialogue. La Nuit ! Trois hommes et des balles. Que se passe-t-il entre eux ? Tout ce que le Collectif Petit Travers a imaginé, avec en plus, une touche de magie concoctée par Yann Frisch. «Du côté de ch

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Tessotte ! Une clown décalée du bocal…

THEMATIQUE VIDE | En bientôt dix ans Marie Teyssot s’est frottée à bien des publics, pour l’essentiel en France, en Ecosse et en Belgique. Si Olala !!! est son premier (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 mars 2015

Tessotte ! Une clown décalée du bocal…

En bientôt dix ans Marie Teyssot s’est frottée à bien des publics, pour l’essentiel en France, en Ecosse et en Belgique. Si Olala !!! est son premier vrai spectacle de clown, il est né comme un aboutissement suite aux quatre numéros précédemment écrits et joués tous azimuts. Après son passage par l’école des Beaux Arts (diplômée du DNSEP avec mention) en trois temps deux mouvements à Saint-Etienne, Clermont-Ferrand puis Valence, l’artiste séjournera trois saisons en Finlande puis plus longuement à Paris où elle suivra l’enseignement de l’école du cirque Annie Fratellini, avant de finalement revenir dans la cité stéphanoise. Flâneuse et chineuse, attentive au moindre détail qui déraille, Mam’zelle Teyssot fut également été atteinte du syndrome de la bicyclette, photographiant sans relâche les vélos abandonnés, désossés ou laissés pour morts, mais ça c’est une autre histoire… Nouveau chapitre de sa vie en dents de scie musicale, Tessotte, son clown, est ainsi riche de tout le parcours artistique de Marie (fait de valises, de savons, de vélos, de routes…) et de son expérience du cirque comme du spectacle de rue. Du haut de ses talons, Tessotte ne manque pas de talent. Elég

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La Botte pleine de musique

MUSIQUES | Chef de gare dans le Piémont jusqu'en 2007, Gianmaria Testa est un auteur-compositeur-interprète autodidacte comme on en voit peu. Avec finesse, il chante mélancolies et bonheurs de la vie. "Men at work", son live sorti en 2013, a marqué les 20 ans d'une discographie taille patron. Il revient fin mars dans la Loire pour nous donner un peu de sa poésie. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 4 mars 2014

La Botte pleine de musique

Italie, terre sacrée de musiques entraînantes et entêtantes... Tu ne nous as pas toujours gâtés ces dernières décennies, en nous envoyant les Ricci e Poveri, Umberto Tozzi et autres Eros Ramazotti. Heureusement qu'en écoutant de plus près, tu regorges de talents bruts. A l'instar de Paolo Conte, Gianmaria Testa fait partie des ces artistes incontournables de la scène italienne contemporaine. Guitariste autodidacte, cet ancien chef de gare piémontais est un musicien et un auteur d'une grande qualité. Depuis son premier album solo Montgolfières sorti en 1995, le "Brassens italien" s'est tracé une belle route artistique entre la mélancolie et la joie, deux sentiments qu'il chante à merveille. Parallèlement, il n'hésite pas à tenter diverses expériences musicales comme le concept-album Da Questa Parte del Mare en 2006 sur le thème des migrations modernes et à l'appartenance culturelle ou encore Altre Latiduni, un album dénudé, minimal et acoustique sorti en 2003. Gianmaria Testa s'entoure également de quelques noms parmi les plus imposants du milieu du jazz. On a retrouvé à ses côtés sur scène les prestigieux Frères Moutin, le trompettiste David Lewis, le

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Robinson suisse

ARTS | Rubrique Rétroviseur

Niko Rodamel | Mardi 23 avril 2013

Robinson suisse

Me voilà assis dans un TER à compartiments, en partance pour Lausanne. Huit places coudes à coudes par cabine. Celle-ci n'est qu'à demie occupée. Je lance un regard tournant sur mes voisins. Nous allons être colocataires de cet espace exigu pendant deux heures. Assez pour tenter de deviner qui ils sont... Une jeune sportive, dans les 20 ans, mignonne. Une dame âgée, peut-être d’origine turque, de grands sacs en plastique rose et bleu. Un black, la soixantaine, sans bagages. Et un quadra, tignasse grise et baskets vertes, casque vintage sur la tête, allure d’éternel ado... Le quadra regarde le black qui mate la sportive du coin de l'oeil. La vieille s'assoupit au gré du roulis. Le paysage défile, la lumière décroit doucement. La sportive sort une bouteille d'eau de son sac, le quadra un petit bouquin noir. "Gilles Caron, le conflit intérieur". La dame a des mains abîmées, coupées, mais belles. La jeune porte un débardeur noir Addidas, épaules nues, belle peau blanche comme le lait. On devine une petite poitrine ferme, sensible… Le black semble un peu serré dans son costume gris. Cheveux très courts, belle peau noir

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Les bonnes résolutions 2/2

ARTS | Nous en étions donc là... Partant du principe qu’un objectif est d’autant plus facile à atteindre que l’on a aura pris la précaution de le placer à mi-hauteur, (...)

Niko Rodamel | Lundi 25 février 2013

Les bonnes résolutions 2/2

Nous en étions donc là... Partant du principe qu’un objectif est d’autant plus facile à atteindre que l’on a aura pris la précaution de le placer à mi-hauteur, j’ai dressé la liste de mes modestes résolutions, car comme l’écrivit si bien le génial Oscar Wilde, « Les bonnes résolutions sont des chèques tirés sur une banque où l’on n’a pas de compte courant. »… Il me faut tout d’abord à la famille, à la maison, et prendre quelques mesures pratico-pratiques. Classer les factures EDF, GDF et Stéphanoise des Eaux, jeter celles d’avant 2000. Plastifier mon permis de conduire qui ressemble de plus en plus à un manuscrit de la mer Morte. Appeler ma grand-mère avant qu’elle oublie complètement mon prénom. Faire une fiche récap des anniversaires à laisser sur le frigidaire (changer au passage l’ampoule du frigo). Défragmenter le disque dur. Revendre la paire de rollers flambant neufs qui dort à la cave (et ranger la cave par la même occasion). Classer les CD par ordre alphabétique et vérifier s’il n’y a pas des doublons parmi les cinquante DVD encore cellophanés. Revendre mon alliance pou

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Les bonnes résolutions 1/2

ARTS | (rubrique Rétroviseur Niko)

Niko Rodamel | Mardi 22 janvier 2013

Les bonnes résolutions 1/2

Mon amie Wikipédia, plus ou moins fiable mais tellement facilitante, m’explique que « les bonnes résolutions sont une coutume de la civilisation occidentale qui consiste, à l'occasion du passage à la nouvelle année, à prendre un ou plusieurs engagements envers soi-même pour améliorer son comportement, une habitude ou son mode de vie pour l'année à venir ». Les revues-à-la-noix-de-jojoba, magazines-à-bronzer-en-cabine et autres tabloïds-qui-couche-avec-qui en font leurs choux gras chaque mois de janvier, chez les coiffeurs et dans les salles d’attente des médecins de famille. Le site officiel du gouvernement américain propose même une liste des bonnes résolutions les plus populaires, sous-entendant que Yes we can, quand on veut on peut. Plutôt que les classiques « je mange plus équilibré » ou « j’arrête de fumer », le site bonnesresolutions.com propose plutôt d’arrêter de mettre les doigts dans son nez en voiture, de ne plus tromper sa femme ou encore de virer les faux-amis de son entourage. Plus aléatoire mais non moins drôle, lucianoz.free.fr met en ligne son Générateur Interactif de Bonnes Résolutions version 9.0 : tandis que des mots défilent à toute allure, c

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