Max Season dans l'Oeil du Petit Bulletin #19

Nicolas Bros | Mardi 7 mai 2019

L'Oeil du Petit Bulletin s'est intéressé au producteur et compositeur stéphanois Max Season. Il nous parle de son parcours et de sa structure, bien décidé à aider d'autres artistes de la région.

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Un festival à pi-choré

Danse | Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Un festival à pi-choré

Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand nombre, soutien à la création émergente : cette année comme les précédentes, l’événement portera haut ses valeurs à travers différents temps forts dédiés à la danse contemporaine. Parmi eux, 2 spectacles de la compagnie stéphanoise Dyptik, un spectacle de la compagnie Racines Carrées, mais aussi un plateau partagé entre la compagnie Diving Leaf et Yohann Hebi Daher, un concours de création chorégraphique, et un masterclass. Festival Trax par la compagnie Dyptik, du 28 septembre au 2 octobre au stade Peyrard, à l’Usine, à la Comète, dans les studios Dyptik et au Parc Couriot à Saint-Etienne. Spectacles en plein-air gratuits.

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Ensemble

Danse | Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Ensemble

Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - réunit sept danseurs issus du hip hop, de la danse traditionnelle marocaine, et du cirque contemporain. Sur un rythme continu, incessant et obsédant, la danse et les mouvements se font intenses, parfois acrobatiques, exaltant la puissance collective, révélant, à travers cette folle ébullition, l’universalité des dynamiques de groupe. Une fureur de vivre, à la frontière entre le rituel et l’urbain. Naäs, le 29 septembre au théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

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Cannes sans Cannes : résistance à distance pour les producteurs

ECRANS | Mi-mai, la planète cinéma se retrouve toujours à Cannes. Sauf cette année, puisqu’à l’instar de toutes les grandes manifestations, le festival international du film a dû déclarer forfait. Comment les producteurs rhônalpins composent-ils avec ce contretemps majeur ?

Vincent Raymond | Mercredi 20 mai 2020

Cannes sans Cannes : résistance à distance pour les producteurs

On n’aurait jamais imaginé les croiser à Lyon à cette période de l’année. Mais pour ces familiers de la Croisette, mai 2020 se vit sur les pavés, loin de la plage. Loin aussi des salles obscures, des travées du marché du film, voire des soirées réputées pour leur faste. Au moment où les exploitants et les distributeurs espèrent entrevoir le bout du tunnel avec une réouverture murmurée pour la mi-juillet, alors que les tournages commencent à se reprogrammer — dans des conditions hautement sécurisées —, les producteurs continuent à travailler pour qu’il y ait encore du cinéma sur les écrans, demain. Vaille que vaille… Vincent Michaud Producteur (2 Hérons productions) « On fait le festival de Cannes au bureau ! Mardi 12 mai, le jour de l’ouverture, j’ai reçu des amis producteurs lyonnais et parisiens devant une magnifique toile des marches du festival, acquise il y a deux ans (rires). Sinon, les rendez-vous se font avec Zoom, au lieu de se faire dans le Palais ou dans les pavillons des commissions régionales. Toujours le 12, je devais rencontrer la Commission du film Grand Est dans son pavillon cannois pour un long-métrage avec u

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Danser la joie

SCENES | Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Danser la joie

Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du hip-hop français. Une danse qu'il a voulue joyeuse, légère, cherchant la poésie « partout où elle se trouve-dans le corps des danseurs, dans le quotidien, mais aussi dans la violence du monde actuel ». Avec une nouvelle écriture, toujours virtuose mais teintée parfois de tendresse et de mélancolie, Kader Attou raconte « avec légèreté ce qui se passe de grave dans le monde » qui est peut-être sa façon à lui de le refaire. Allegria, mardi 1er octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Du groove plein les douves !

MUSIQUES | C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 9 juillet 2019

Du groove plein les douves !

C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une après-midi d'activités familiales et une soirée de concerts en plein air. Les festivités commencent à 20 h 30, quand la fanfare des Po'Boys entraine la foule vers la cour d'honneur. Le Brass-band déploie une impressionnante palette de sonorités de la Nouvelle-Orléans, mêlant funk, Jazz du 20e siècle et chants traditionnels amérindiens. Dès lors, la musique s'empare des remparts et c'est le groupe de hip-hop lyonnais, Supa Dupa, qui reprend la scène. Avec une touche de jazz et une superbe énergie, ils envoient un flow aux influences outre-atlantiques. Pour succéder à ce débordement de groove décadent, le rock sensible et les chansons d'heureuse mélancolie interprétées par Les Yeux d'la Tête, qui apporte une autre vision de la musique, aux couleurs de l'humour la satire et l'espoir. La soirée se termine sur une prestation de Kognitif et son "trip-hop" qui secoue les synapses. Fortement influencé par les sons des années 90s et possédant une importante fanbaseen France comme à l'étranger, il est aujourd'hui indissociable d

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Heureux élus

SCENES | Le hip-hop stéphanois est mis à l'honneur par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Les auteurs-chorégraphes et fondateurs de la (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 18 juin 2019

Heureux élus

Le hip-hop stéphanois est mis à l'honneur par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Les auteurs-chorégraphes et fondateurs de la compagnie Dyptik, Souhail Marchiche et Mehdi Meghari, ont été sélectionnés, ce lundi 17 juin 2019, dans la catégorie "Nouveau talent, chorégraphie". Une jolie récompense pour les deux artistes stéphanois qui se sont rencontrés et ont appris la danse dans le même quartier.

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Fièvre latine

Hip hop latino US | Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Fièvre latine

Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera le cas en ce mois de mai avec la venue de Delinquent Habits au Fil. Leur hip hop latino piochant dans les codes rock, a construit leur réputation. Originaire de L.A., le groupe a connu son apogée dans les années 90 et continue de bousculer les scènes qu'il visite. Car ils connaissent un joli regain depuis la sortie d'un nouvel album en 2017, It Could Be Round Two. S'en suit une belle tournée les menant à se produire pour quelques dates en France cette année, dont celle de Saint-Étienne. Salué par beaucoup, le retour de Delinquent Habits nous ramène forcément vers l'indémodable titre Tres Delinquentes, sorti en 1996, avec lequel ils avaient marqué un grand coup. Mais réduire l'influence du trio à ce seul titre serait bien malvenu. "Los Tres", Ives Irie, Kemo The Blaxican et DJ Invincible, sont aussi forts que Cypress Hill et tout aussi inusables. Delinquent Habits, samedi 25 mai au Fil

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Émergence de nouveaux talents

Festival danse hip hop | Reconnu aujourd'hui au niveau national, le festival Trax dédié à la danse hip-hop revient pour une 6e édition particulièrement riche et variée dont l'unité se fait autour du thème de l'émergence.

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

Émergence de nouveaux talents

Fidèle à sa volonté de fédérer le plus grand nombre autour de la danse, le festival Trax, très attendu par le public, travaille sans cesse à des sujets forts de société. Cette année encore, il donne l'occasion de découvrir la jeune création, de mettre en lumière des chorégraphes prometteurs et engagés, dans des lieux avec lesquels il entretient des liens privilégiés comme la Maison de l'Université (le 28 mai), le centre culturel de La Ricamarie (le 24 mai), le Fil (1er juin). Donner la parole aux sans voix, la liberté à tous ceux que des entraves aliènent, est présent dans le festival Trax, à travers le pouvoir émancipateur du hip-hop. Nido-le nid- est une création franco-colombienne de la compagnie Hylel où la danse et les mots, français et espagnols, racontent des moments de vie dans un quartier populaire. Après avoir lu l'Enfer de Dante, Santiago, de la compagnie Phorm, nous invite, à la suite d'une relecture contemporaine de la divine Comédie, à traverser un enfer constitué d'un monde composé d'écrans et de flux d'informations, un lieu de non droit, terrain de jeu du voyeurisme, de l'exhibitionnisme et de l'isolement qui, sous des apparences libératrices, peut const

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#BreizhEquateur

Rap | Le duo de rappeurs stéphanois Gat & Rim ne cesse de faire parler de lui. Après avoir sorti en 2017 un très « stromaesque » titre Le (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

#BreizhEquateur

Le duo de rappeurs stéphanois Gat & Rim ne cesse de faire parler de lui. Après avoir sorti en 2017 un très « stromaesque » titre Le Stylo, politiquement engagé et avec un joli petit succès, Théo & Ronan ont connu un début d'année 2019 agité avec une victoire sur Muzik'Casting, des titres qui continuent de faire florès sur le web et la sortie imminente d'un EP qui pourrait finalement bien devenir un véritable album. Affaire à suivre. Gat & Rim, dimanche 24 mars à 17h au Pax

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Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

TREMPLIN | Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 17 décembre 2018

Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou plutôt elles ont déjà repris puisque nous est dévoilée la sélection rhônalpine dûment qualifiée pour les auditions régionales qui se tiendront le 26 janvier prochain à la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand), le 31 janvier à Bizarre (Vénissieux) et le 1er février à la Tannerie (Bourg-en-Bresse). Parmi eux, quelques noms pas tout à fait inconnus des suiveurs de la scène régiono-locale en les personnes de Martin Luminet (chanson),

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Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Portrait | Elle a 31 ans, elle est rappeuse, elle a des choses à dire mais les dit toujours en son seul nom, méfiante de toute forme de récupération. Aussi à l’aise que droite dans ses pompes, Radikale Junkypop bouscule les codes dictés par un milieu encore essentiellement masculin, en même temps que les carcans de la société.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Petite brunette au visage poupin en partie caché derrière des lunettes à larges montures, Carole a le sourire des personnes douces et bienveillantes, en même temps que le froncement de sourcils de ceux qui savent où ils veulent mettre leur(s) patte(s). À la ville, la demoiselle bosse dans une petite boîte d’intégration de réseaux informatiques et téléphoniques, à Saint-Étienne. Chaque matin, elle enfile donc son costume, jouant de manière irréprochable son rôle de trentenaire citadine parfaitement intégrée au monde de l’entreprise… Et ne manque d’ailleurs jamais de s’en amuser. Une fois le costume tombé, en revanche, Carole ne joue plus. Libre, de penser et de dire ce qu’elle veut, de s’affirmer telle qu’elle est, dans ses rencontres comme dans les textes qu’elle scande sur scène. Gamine, Carole écrivait des chansons sur les animaux. Un peu dans son monde, un peu solitaire, sans doute déjà un peu artiste. Devenue une jeune femme, elle se lance dans des cours de chant, pour apprendre une technique et être plus à l’aise avec sa voix. Bercée par les barons du funk et de la soul, Carole écoute également beaucoup, beaucoup de rap. NTM, IAM au départ. Puis Kery James, Oxmo P

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Simon Oudin : « Conserver l'audace artistique de nos débuts »

Festival Electro | Le Festival 1001 Bass va ouvrir les festivités de sa 7e édition dès le 18 octobre pour trois jours sous le signes des musiques électroniques au sens large : de la techno au hip-hop en passant par la psytrance. Un panel d'artistes pointus et une programmation exigeante mais ouverte à tous. Rencontre avec Simon Oudin, organisateur et initiateur de cet événement stéphanois incontournable.

Nicolas Bros | Lundi 15 octobre 2018

Simon Oudin : « Conserver l'audace artistique de nos débuts »

Pourriez-vous nous rappeler la ligne directrice artistique du 1001 Bass Music Festival ? Nous proposons cette année sur trois jours cinq scènes pour cinq thématiques représentées, à l'image de notre envie de défricher mais également de décloisonner les nombreux courants artistiques que représentent les musiques electroniques en 2018. Il y aura une soirée electro & hip hop le jeudi, une soirée techno le vendredi & une soirée psytrance & hard music le samedi. C'est pour nous l'occasion de mettre en lumière les nouveaux talents, des artistes confirmés, des figures incontournable de la musique electronique mais aussi nos coups de coeur ainsi que les artistes avec lesquels nous travaillons régulièrement. Cette année, vous mettez à l'honneur le rap avec notamment cette soirée où Alkpote & Hippocampe Fou se présenteront devant le public stéphanois. Pourquoi avoir fait ce choix artistique ? Nous avons toujours proposé lors des éditions précédentes des artistes électro & hip hop à l'occasion du festival. Je pense à Dub Fx, Chinese Man, Dooz Kawa ou encore Scratch Bandits Crew. Le hip hop est un style à part en

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20 Syl : « Le nom AllttA a été un déclic visuel »

Interview électro/hip-hop | Après Hocus Pocus et C2C, le Dj et beatmaker nantais 20Syl s'est lancé dans un nouveau projet electro/hip-hop au nom très spirituel : AllttA. Aux côtés de Mr J. Medeiros (du groupe The Procutions), ils ont dévoilé The Upper Hand, un opus de belle facture qui secoue les têtes et fait vibrer les mollets. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 6 juin 2017

20 Syl : « Le nom AllttA a été un déclic visuel »

Est-ce que vous pouvez nous expliquer la rencontre avec Mr J. Medeiros ? C'était en 2004 ou 2005, lorsqu'on était en studio avec Hocus Pocus en train d’enregistrer l’album 73 Touches. On a vu The Procussions, le groupe de Jason en concert et nous avons eu un vrai coup de cœur. Nous les avons invités le temps d’une journée "off" sur leur tournée à nous rejoindre en studio et dans notre émission de radio. La connexion s’est faite comme ça et depuis nous sommes restés en contact jusqu'à monter AllttA ensemble. Est-ce plutôt vous ou lui qui êtes à l’initiative du projet AllttA ? C'est "J" qui m’a proposé ce nom AllttA et ça a été le déclic visuel pour moi. J’ai réussi à me projeter, à imaginer les choses qu’on allait pouvoir décliner à partir de là. J’ai besoin de ce côté visuel pour me lancer dans un projet musical. À partir de là, nous avons commencé à réunir toute la matière que nous avions déjà échangée dans le but de sortir un EP ou un album. Lorsque l'on écoute votre album The Upper Hand, on sent un côté sonore très organique et hip-hop malgré le fait qu'il y ait beaucoup d’électro. C

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Le tsunami sonore de Tha Trickaz

Electro | Prenez un soupçon de hip-hop tonitruant, de l'electro bien lourde, une pointe de "turntablism" exigeant et des influences venues du pays du Soleil (...)

Nicolas Bros | Jeudi 11 mai 2017

Le tsunami sonore de Tha Trickaz

Prenez un soupçon de hip-hop tonitruant, de l'electro bien lourde, une pointe de "turntablism" exigeant et des influences venues du pays du Soleil Levant. Mélangez le tout et vous obtiendrez la musique de Tha Trickaz. Ce duo composé de Dj iRaize et de Pho a pris la très bonne habitude de produire des sons ravageurs de dancefloors sur leur passage. Affublés de leurs masques de chats, ils écument les salles du monde entier et le résultat est à peu près identique partout : le tsunami sonore du groupe engloutit tout sur son passage. Autre particularité du groupe : son choix de délivrer gratuitement via Internet, l'ensemble des titres qu'ils produisent pour leur label Otodayo. Une initiative remarquée et qui demeure assez originale. 1001 Bass & Le Fil présente : Tha Trickaz + 8er$ + Flatmate + Dubmentalist, samedi 13 mai 21h/3h, au Fil à Saint-Étienne Gagnez vos places pour la soirée en cliquant ici

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Vous êtes bien urbains

GUIDE URBAIN | Avec en tête de proue musicale le quatuor Cotton Claw, le troisième festival Sainté Street promet un joli mélange entre cultures urbaines et sports, avec un accent mis notamment sur les handisports. Une occasion de se plonger dans cet univers où la ville devient un grand terrain de jeux.

Nicolas Bros | Mercredi 14 septembre 2016

Vous êtes bien urbains

Si le nom de Jérôme Elbrycht ne vous dit rien, c'est sûrement parce que les sports dits "extrêmes" ne sont pas votre tasse de thé. Pourtant cet athlète stéphanois est un spécialiste réputé du monoski cross, surtout depuis qu'il a remporté une médaille d'or dans cette catégorie aux X Games d'Aspen, dans le Colorado (USA), en janvier 2016. Il revient ce week-end dans ses terres foréziennes en tant que parrain du troisième festival Sainté Street, dédié aux sports, au gaming mais aussi aux cultures urbaines (musique, danse), et avec un fort accent mis sur le handisport. Vous aurez droit à des démos de BMX, de WCMX, de skate, des battle de danse, ... mais aussi et surtout à des dj sets et à une soirée au Fil avec les méchants live électro de Cimer et du quatuor Cotton Claw, qui vient notamment de sortir un nouvel EP aérien : Elusive. Deux formations qui prennent à bras le corps la musique club pour lui donner classe et textures. Cotton Claw + Cimer, samedi 17 septembre à 21h au Fil, dans le cadre du Sainté Street Festiv

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Le hip-hop à trois temps

SCENES | Avis à la population ! Que vous soyez accro au hip-hop, fana de danse contemporaine ou que vous ayez simplement soif de découverte, la compagnie Sans (...)

Niko Rodamel | Mardi 22 mars 2016

Le hip-hop à trois temps

Avis à la population ! Que vous soyez accro au hip-hop, fana de danse contemporaine ou que vous ayez simplement soif de découverte, la compagnie Sans Lettres vous a concocté une soirée partagée assez exceptionnelle au cours de laquelle seront donnés trois spectacles de danse (pour le prix d’un) et ce, deux soirs de suite ! L’occasion de découvrir trois programmes plutôt complémentaires qui font le preuve qu’en matière de danse, Saint-Etienne est assurément un vivier créatif, notamment du côté des formes actuelles du genre. Le dernier qui s’en souvienne avait été créé lors de la seconde édition du festival Trax en juin 2015 (voir l’article http://www.petit-bulletin.fr/saint-etienne/theatre-danse-article-51307-Peril+en+la+memoire.html) : un solo pour danseuse (Fanny Sage), imaginé par le musicien Patrick De Oliveira et l’éclairagiste-vidéaste Richard Gratas, une chorégraphie avec dispositif vidéo qui évoque le souvenir d’une femme s’effaçant inéluctablement dans la mémoire d’un homme, entre nostalgie et lâcher-prise… Cette(7)voi

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Blackalicious, hip-hop à la lettre

MUSIQUES | La politesse commande que l'on tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de s'exprimer. Thimothy Parker, The Gift of Gab de son nom de scène, doit (...)

Benjamin Mialot | Mardi 29 septembre 2015

Blackalicious, hip-hop à la lettre

La politesse commande que l'on tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de s'exprimer. Thimothy Parker, The Gift of Gab de son nom de scène, doit faire accomplir à la sienne au moins deux fois plus de rotations. Pas tellement pour réfléchir à la pertinence et à la tenue mélodique de ses rimes – encore qu'elles sont en ces matières des plus exemplaires. Plutôt pour l'échauffer, comme un minigun effectue quelques tours à vide avant de défourailler à 4000 cartouches par minute. Question cadence de tir, ce natif de Sacramento compte en effet parmi les plus rapides gâchettes vocales de la West Coast, et ses exploits sont de ceux dont on fait des chansons pour (grands) enfants. En l'occurrence Alphabet Aerobics, comptine lexicale à rapidité croissante qu'on enseigne jusque dans les pensionnats pour jeunes sorciers – Daniel Radcliffe l'a impeccablement récitée pour le Tonight Show, CQFD. Ce morceau, s'il est le plus célèbre de Blackalicious, le duo qu'il forme depuis plus de vingt ans avec le beatmaker Chief Xcel, n'est pour autant pas le plus représentatif.

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Damien Flandin : « Je fonctionne vraiment au coup de cœur »

MUSIQUES | Manager, booker et producteur, Damien Flandin a créé l’association Face B en 2010. Un travail nécessitant passion, persévérance et polyvalence pour soutenir et développer la carrière d'artistes. Portrait de ce touche-à-tout juste avant la tenue du onzième Foreztival, festival à succès qu'il a co-créé dans son village d'origine, à Trelins dans le Forez. Propos recueillis par Marlène Thomas

Marlène Thomas | Mercredi 12 août 2015

Damien Flandin : « Je fonctionne vraiment au coup de cœur »

Quel cursus professionnel avez-vous suivi ? Damien Flandin : Je suis un autodidacte. Mes études n’ont aucun lien avec l’événementiel, j’ai un BTS de comptabilité-gestion. L’association Face B a été créée en 2010. C’est par le biais du Foreztival que j’ai eu l’envie de développer ce projet. Je suis Treulinois et avec quelques amis - passionnés de musique et de festivals tout comme moi - nous avons décidé de monter ce festival. Puis, en côtoyant ce milieu, j’ai voulu connaître l’envers du décor, m’occuper des artistes, partager leur quotidien. Au sein de Face B, nous sommes trois : Justin et Hélène s’occupent exclusivement du booking tandis que moi, je gère un peu tout, le management, la production et le booking. Nous travaillons avec dix artistes en booking et trois en management : L’Entourloop, The Architect et Two Pan, un groupe de rap.

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Péril en la mémoire

SCENES | Rencontre avec Patrick De Oliveira et Richard Gratas à propos du spectacle de danse "Le dernier qui s’en souvienne", créé pour la seconde édition du festival Trax. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 5 mai 2015

Péril en la mémoire

La compagnie de danse Dyptik donnait naissance l’an passé au festival Trax, dont la seconde édition se déroulera en différents lieux de la cité stéphanoise du 1er au 7 juin 2015. Véritable passeurs d’une culture Hip-Hop ouverte et curieuse, généreusement encouragés par la mise à disposition toute récente de nouveaux locaux sur la colline de la Cotonne, les fondateurs Souhail Marchiche et Mehdi Meghari continuent à bâtir des passerelles entre pratiques amateurs et professionnelles à travers divers projets d’actions culturelles et autres événements. Au programme de Trax saison 2 : street show, battles, masterclass, projections, le concours de show Dyptik contest et le prix Trajectoires qui permettra à la compagnie ayant remporté le grand concours chorégraphique de bénéficier d’un soutien précieux à la création et à la production, avec à la clé trois semaines de résidence ainsi qu’une programmation dans deux festivals. Des créations fraîches Trax c’est aussi l’occasion de découvrir à Saint-Étienne des créations toutes fraîches parmi lesquelles Le dernier qui s’en souvienne, un spectacle «maison» imaginé par Patrick De Oliveira et R

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Quand le hip-hop se met au vert

SCENES | Dirigée par Abdou N’Gom, la Compagnie Stylistik tire son nom de l’ouvrage de Raymond Queneau, Exercices de style, dans lequel l’écrivain raconte 99 fois (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 mai 2015

Quand le hip-hop se met au vert

Dirigée par Abdou N’Gom, la Compagnie Stylistik tire son nom de l’ouvrage de Raymond Queneau, Exercices de style, dans lequel l’écrivain raconte 99 fois la même histoire de 99 façons différentes. Ce principe créatif, la compagnie l'applique à la danse hip-hop. Abdou N’Gom qui a déjà travaillé à deux reprises à Saint-Étienne, revient à la conquête de la ville verte dans le cadre du festival Des Arts//Des Cinés où il présentera le 27 mai, le duo hip-hop Fair corps. Si le mot hip-hop éveille l’idée de performance, il serait réducteur de le limiter à ça. «Cette énergie brute peut être autre chose que de la performance» assure le chorégraphe Kader Attou, directeur du CCN de la Rochelle. Le hip-hop a évolué, grandi, mûri, s’est enrichi en se frottant à d’autres formes d’art et d'écritures chorégraphiques. «Explorer, expérimenter, se questionner, tester des horizons nouveaux, découvrir de nouveaux possibles sont les objectifs qui m’animent au quotidien, expose Abdou N’Gom. Duo de corps et d’âmes Le titre est un jeu de mots entre le mot anglais «fair» qui signifie : bien, bon, juste et «faire corps» : chercher la connexion, établ

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Insomniaque mai 2015

MUSIQUES | 06.05.15 Black Milk w/ live band Nat Turner + Gnucci +... À Détroit, dans le Michigan, fief de la techno, on ne produit pas que du quatre temps (...)

Nicolas Bros | Mercredi 6 mai 2015

Insomniaque mai 2015

06.05.15 Black Milk w/ live band Nat Turner + Gnucci +... À Détroit, dans le Michigan, fief de la techno, on ne produit pas que du quatre temps d'autoroute. Outre le subjuguant et étincelant maestro à casquette Sufjan Stevens, la Motor City est le berceau d'un des nouveaux rois du hip hop indé made in U.S.A. : Curtis Cross. Sous le nom de Black Milk, ce jeune trentenaire a imposé sa marque de fabrique en se posant aussi bien en producteur de génie qu'en spécialiste de la scène. Rappelant le défunt J Dilla dans son approche soul et jazzy, le rappeur touche-à-tout est prolifique. La preuve avec ses cinq albums studios sortis depuis 2005. Après la sortie fin 2014 de son dernier opus If There’s A Hell Below (une référence clairement affichée au titre de Curtis Mayfield If There’s A Hell Below We’re All Going To Go sorti en 1970), il s'engage dans une tournée qui l'amène ce mois-ci en Europe et en France pour seulement deux dates avec le live band Nat Turner. Et chanceux que nous sommes, c'est à Saint-Étienne, pour Musitecture, qu'il viendra poser son flow et mettre tout le monde d'accord pour une soirée qui s'annonce épique

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Hip-hop : du Bronx à Saint-Étienne

SCENES | Qui aurait pensé que le hip-hop, danse de rue contestataire, se développerait dans le monde entier et atteindrait un niveau exemplaire qui lui ouvrirait les portes de salles prestigieuses ? Quelle est l’essence de ce phénomène qui nous vient tout droit des États-Unis et qui a conquis un public toujours plus large ? Saint-Étienne en accueillant plusieurs festivals (dont Trax et Des Arts//Des Cinés) avec des compagnies reconnues (telles Dyptik et Stylistik) fait la preuve joyeuse qu’elle est représentative de cette exception culturelle française qu’est devenu le hip-hop. Monique Bonnefond

Monique Bonnefond | Mardi 5 mai 2015

Hip-hop : du Bronx à Saint-Étienne

Il faut avoir un jour, femme blanche, traversé en voiture, toutes portières verrouillées, le South Bronx, avec ses ghettos noirs et latinos, pour comprendre comment ce district de New-York où la désolation vous prend à la gorge, a pu donner naissance au début des années 70, au hip-hop, mouvement artistique qui deviendra une culture urbaine incontournable. Le mot hip-hop est un terme générique. En effet, si actuellement, ce terme fait penser immédiatement à la danse ou au rap, ce mouvement recouvre de nombreux modes d’expression : deejaying, breakdance, graffiti, beatboxing... Regroupées sous l'étiquette «hip-hop», ces disciplines vont donner naissance à un état d’esprit avec ses codes : des valeurs, des attitudes et un style vestimentaire propre (pantalon large, casquette). En France où le hip-hop apparait dans les années 80 (dès 1983 avec les premiers breakers appelés B Boys et B Girls, le B signifiant «break»), on connait le break ainsi nommé parce que le danseur va au sol. Parallèlement denombreuses techniques se développent : le smurf, le popping inventé par Boogaloo Sam en 1978, où les danseurs font «popper» leurs muscles par des contractions à répétition, le «kru

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Filastine, Moodie Black et les autres

MUSIQUES | Le festival Avatarium fête ses seize ans d'existence et se concentre cette année sur deux jours seulement mais toujours sous le signe des musiques (...)

Nicolas Bros | Jeudi 9 avril 2015

Filastine, Moodie Black et les autres

Le festival Avatarium fête ses seize ans d'existence et se concentre cette année sur deux jours seulement mais toujours sous le signe des musiques alternatives. Parmi les artistes programmés, on retrouve notamment l'artiste audiovisuel et musical vivant à Barcelone, Filastine, chantre d'une bass music nourrie à la dubstep et aux musiques traditionnelles et sublimée par la voix de l'Indonésienne Nova et par un mapping vidéo toujours novateur. Autre style, mais coup de poing musical assuré avec Moodie Black et son hip hop expérimental. Dans la même veine que Dalëk, ce trio d'Arizona impose une musique lancinante produite avec détermination et rage. Viscéral. Côté rock, belles surprises également avec le nouveau projet du chanteur Jim Jones (sans sa Revue) accompagné par les grosses guitares de The Righteous Mind ou encore le post punk qui colle au corps du quartet Mancunien Total Victory. Parallèment aux concerts, des expos/créations sont orga

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Méca dans un nouveau projet

MUSIQUES | Le rappeur stéphanois Méca revient sur le devant de la scène. Aprsè avoir participé aux aventures des groupes Full Faya et Art Maniak et avoir sorti deux (...)

Nicolas Bros | Vendredi 27 février 2015

Méca dans un nouveau projet

Le rappeur stéphanois Méca revient sur le devant de la scène. Aprsè avoir participé aux aventures des groupes Full Faya et Art Maniak et avoir sorti deux albums en solo (Camé à la rime en 2009 et Le Devoir Nous Appelle en 2013), il vient de lancer un nouveau projet intitulé NakSooKhaW. Entouré par quatre musiciens issus de formations de la scène locale telles es musiciens de Datune, Jah Gaïa ou Soul Sonics, Méca explique avoir "décidé de chanter un reggae en conservant une plume guerrière". Le résultat est un reggae-rap incisif, baptisé "raggap". Pas un grand chamboulement musical mais un projet tout de même intéressant, encadré par l'ingénieur du son Sam Clayton. Avant la sortie de son premier album, le groupe vient de publier un premier titre Le Pourquoi du Comment et se produira au Chambon-Feugerolles le 6 mars prochain en première partie de Danakil. Danakil + NakSooKhaW, vendredi 6 mars à 20h30, à La Forge (Chambon-Feugerolles)

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Kader Attou fait le bilan

SCENES | Un hip hop bondissant, technique et parfaitement maîtrisé : voilà ce que propose le chorégraphe Kader Attou depuis plus de vingt ans. Celui qui est (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 mars 2015

Kader Attou fait le bilan

Un hip hop bondissant, technique et parfaitement maîtrisé : voilà ce que propose le chorégraphe Kader Attou depuis plus de vingt ans. Celui qui est devenu le premier artiste de hip hop à diriger un centre chorégraphique national (celui de la Rochelle / Poitou-Charentes depuis 2008) a ainsi su comme d’autres (son comparse Mourad Merzouki par exemple) emmener habilement un art à la base de rue sur les scènes de théâtres les plus institutionnelles. Avec The Roots (2013), il livre une pièce nourrie aux clins d’œil sur ses précédentes créations ; et revient à la base de son travail, en décortiquant la mécanique de son art. « «Je suis parti d'une introspection. Après vingt ans passés sur scène et des projets croisant les esthétiques, entre hip hop, danse contemporaine et danse indienne, je voulais revenir au point de départ» explique-t-il. Une bourrasque ininterrompue d’1h30 portée par une demi-douzaine d’excellents danseurs qui forment un groupe solide où chacun permet à l’autre de briller. Grandiose, oui. The Roots, jeudi 12 mars à 20h, Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Danser pour exister

SCENES | La compagnie Dyptik qui apporte son énergie dansée faite de brio et de vitalité élargit encore la palette de ses performances avec la création du festival Trax en référence au hip-hop. Cette première édition qui propose une programmation éclectique et se terminera en beauté par un impressionnant défilé qui rassemblera plus de trois cents participants, en préambule au défilé de la biennale de la danse : Va, Vis et Danse. Monique Bonnefond

Monique Bonnefond | Mercredi 4 juin 2014

Danser pour exister

La dynamique compagnie Dyptik fondée par Souhail Marchiche et Mehdi Meghari s’est déjà illustrée, notamment avec le spectacle En Quête et plus récemment avec Dyptik. Ne pouvant s’arrêter en si bon chemin, la compagnie a donné naissance à un festival dédié à la danse hip-hop. Le nouveau-né s’appelle Trax proposera de très nombreuses manifestations comprenant des masterclass, des battles, des ateliers, une soirée danse et vidéo, des créations uniques, un solo... On retrouvera notamment avec plaisir les danseurs maliens de la compagnie Dogmen G, dont l’humilité et l’approche différente ont apporté un sang neuf à la danse hip-hop. Où l’on reparle de construction identitaire… Coup de projecteur sur la fusion de deux créations uniques de la compagnie 2 Temps 3 Mouvements présentées au festival d’Avignon et réadaptées pour un lieu mythique cher au cœur des stéphanois (voire plus) : la Salle des Pendus du Musée de la Mine. Prêt à penser montre un tableau saisissant qui pousse très loin le questionnement sur l’identité construite à partir

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Redbong ne connaît pas la crise

MUSIQUES | Pour savoir revenir plus fort, il faut parfois prendre un peu de recul. Redbong, groupe stéphanois d'électro hip hop en activité depuis 1998, en est un (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 avril 2014

Redbong ne connaît pas la crise

Pour savoir revenir plus fort, il faut parfois prendre un peu de recul. Redbong, groupe stéphanois d'électro hip hop en activité depuis 1998, en est un exemple type. Une petite pause de deux ans permettant à chacun de gérer des projets solos et revoilà Dan, Crayon, Lodubang et Passtoug avec un quatrième opus intitulé La crise sur le gâteau. Un tempo plus hip hop, un flow moins rapide qu'auparavant, des featurings avec trois djs (The Architect, Dj O'Legg et Tremolo Boy) venant poser scratchs ou aider aux arrangements : le style musical de Redbong a évolué. Mais l'énergie que dégage le groupe sur scène est belle et bien toujours la même. La preuve en sera faite à l'occasion de Paroles & Musiques où le groupe proposera de découvrir ses nouveaux morceaux en live avant de partir en tournée à partir de septembre prochain. NB Redbong + S-Crew + Set & Match, samedi 7 juin à 20h30, Le Fil, dans le cadre de Paroles & Musiques

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Le hip hop sera féminin ou ne sera pas

MUSIQUES | Le festival Musitecture, organisé par les élèves de l'Ecole d'architecture de Saint-Étienne, fête ses dix ans. Parmi le programme de cette semaine riche en concerts gratuits, le rap féminin s'impose avec deux filles devenues incontournables dans le hip hop contemporain : Gavlyn et Yarah Bravo. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Lundi 5 mai 2014

Le hip hop sera féminin ou ne sera pas

Ma première n'est pas une rappeuse à peine tombée du nid. Non, non ! Yarah Bravo est une maîtresse des mots dont le talent a charmé plusieurs artistes de renom depuis plus de dix ans. C'est surtout par ses multiples collaborations avec son Dj Vadim de mari (par exemple sur l'incontournable U.S.S.R. The Art Of Listening ou en formant avec lui et le MC Blu Rum 13 le groupe One Self) ou encore avec le groupe français TTC (Ceci n'est pas un disque) et le duo polonais d'acid-jazz Skalpel qu'elle s'est fait connaître. Il faut dire que la Suédoise d'origine brésilo-chilienne n'a sorti que très peu de productions personnelles hormis l'excellent Good Girls Rarely Make History datant de 2008. Mais cela n’a pas empêcher Yarah Bravo de cultiver depuis toujours une capacité à mélanger les styles sans aller à l’indigestion. Avec elle, le rap et le spoken-word se matinent de touches de groove un tantinet jazzy. Armée d'un flow glissant tout en finesse,   elle apportera une touche de féminité à une soirée marquée nota

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Carpenter, à la folie…

ECRANS | En ouverture du festival Underground Hip Hop, hommage à John Carpenter au Méliès avec un de ses plus grands films, L’Antre de la folie, et une soirée Dj’s qui rappellera que le cinéaste est aussi un musicien ô combien influent. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 1 avril 2014

Carpenter, à la folie…

Alors que sa carrière connaissait des hauts et des bas commerciaux — artistiquement, en revanche, il était toujours au top — John Carpenter avait surpris même les plus fervents de ses fans avec L’Antre de la folie. Un film génial, imparable, parfait, mais surtout une œuvre réflexive où le cinéaste célébrait la puissance de son art. Il y suivait les traces de John Trent — Sam Neill — un privé cynique et agnostique, à la recherche de l’écrivain horrifique volatilisé Sutter Cane, mélange de Stephen King et de H. P. Lovecraft. Une enquête qui va le conduire à l’H. P., justement, où on le découvre au début du film. À la fin, ayant définitivement vrillé face à l’apocalypse qu’il a été incapable d’endiguer, il ira dans une salle de cinéma où l’on diffuse justement L’Antre de la folie, le film que l’on est en train de regarder. Incroyable mise en abyme où le genre — cinéma fantastique et littérature d’horreur — auront ouvert les portes de l’enfer en une série de visions terrifiantes qui ébranlent le cartésianisme de Trent et provoquent la fascination du spectateur. L’univers fictif imaginé par Sutter Cane finit par devenir réel et l’écrivain lui-même ne sera pl

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Rewind again

MUSIQUES | Rewind est un artiste passionné. Ce beatboxer aime aller au-delà des carcans et des étiquettes en créant des travaux musicaux inédits. Après Bach in the Days, il est de retour en 2014 avec Numéric Limbo, un projet mêlant musique, vidéos et arts numériques. N.B.

Nicolas Bros | Mardi 4 février 2014

Rewind again

Attaché à ses racines, Rewind est un artiste dynamique. Passionné de culture au sens large, il aime repousser les frontières. En 2010, il lançait sur scène son projet Bach In the Days où le beatboxer rencontrait un pianiste classique. Avec ce spectacle il a écumé les scènes pendant trois ans en France mais aussi au Mexique et même en Libye. En ce début d'année 2014, Willy Amarat aka Rewind est reparti à la conquête d'un nouveau territoire musical. "Bach in the Days a été un projet très enrichissant, explique Rewind. J'ai été moi-même du début à la fin, authentique. Je suis quelqu'un de trop entier. Je ne suis pas capable de faire semblant. J'ai eu de bons retours mais au bout d'un moment, la formule à deux n'avait plus assez de dynamique pour répondre à des sollicitations artistiques plus importantes." Après une expérience avec le GRM (Groupe de Recherches Musicales) à Paris, Rewind se lance alors dans la conception d'un projet entre la musique, les arts numériques et la vidéo. Passer à un stade supérieur Après avoir structuré son approche du métier, Rewind a fait le pari de créer une équipe. "Le projet Numeric Limbo est un projet hip hop élect

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Insomniaque : Zoom sur... Smokey Joe & The Kid

MUSIQUES | IRB et Senbeï sont Smokey Joe & The Kid. Ils sont les chantres d'une electro swing entre funk, hip hop et un soupçon de gros dubstep bien gras. Armés de (...)

Nicolas Bros | Lundi 23 décembre 2013

Insomniaque : Zoom sur... Smokey Joe & The Kid

IRB et Senbeï sont Smokey Joe & The Kid. Ils sont les chantres d'une electro swing entre funk, hip hop et un soupçon de gros dubstep bien gras. Armés de scratchs et beats détonants, les deux comparses bordelais et parisien replongent l'auditeur dans les années 30, synonymes d'insouciance. Esthétique gangster, effluves de 78 tours gramophoniques, ambiance tripot en costard 3 pièces, Smokey Joe & The Kid retournent les dancefloors transformés en soirées chères à Gatsby le Magnifique. Auteurs de deux disques marquants dont un LP intitulé Nasty Tricks, les deux acolytes ont su s'entourer de beau monde : Puppetmastaz, Youthstar de Chinese Man, R-Wan du groupe Java ou encore les Montréalais de Random Recipe. Le résultat scénique de cet opus est intensément fédérateur distillant une énergie folle au public. On prend réellement un doux plaisir à faire un "retour vers le futur" version prohibition avec ces Incorruptibles des temps nouveaux armés, non pas de pistolets mitrailleurs, mais de MPC et de technics Mk II. Après leur passage en 2013 au Foreztival, ils sont programmés pour la soirée In Your Face Party #7, ponctuant le Festival Saint-Etienne Nouveau

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Eska : «Il me faut prouver à nouveau»

MUSIQUES | Eska est de retour. Celui qui fut un des rappeurs stéphanois les plus emblématiques en tant que leader du groupe Eska Crew avec plusieurs maxis marquants. Après sa mixtape "Varia" en 2012, l'artiste a entamé un triptyque avec un premier EP intitulé "Inspiration". Rencontre avec un "lyriciste" à la sauce stéphanoise. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Lundi 21 octobre 2013

Eska : «Il me faut prouver à nouveau»

Pourriez-vous revenir sur votre parcours musical ?Je vais le résumer à travers des dates marquantes. L'histoire commence en 1992, avec ma découverte de la musique hip-hop. Je deviens vite accro et me mets à écrire sans cesse. Ensuite, 1999 avec la création du groupe Eska Crew. Nous avons sorti deux maxis vinyles : On a ce qu'il faut qui avait été repéré par Joey Starr et On rêve tous où la Dub Inc avait travaillé avec nous. Grâce à ce dernier morceau, nous avons intégré une maison de disques avec ce que cela engendre de bon et de mauvais. Mais ce fut une expérience intéressante. Eska Crew s'arrête en 2008. Je pars ensuite en tant que backer de Tunisiano pendant deux ans et demi, d'où une véritable expérience du live. Vous avez été absent pendant plusieurs années de la scène musicale. Pourquoi ce choix ?

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