Des Oreilles affûtées

Festival chanson | Depuis 1991, le festival Les Oreilles en Pointe fait vibrer dans la vallée de l'Ondaine - mais pas seulement - les sonorités francophones d'où qu'elles viennent. L'édition 2019 du festival se recentre sur cinq soirées hautes en couleurs !

Nicolas Bros | Lundi 24 juin 2019

Il en existe de nombreux festivals destinés à la chanson en France. Parmi ceux-là, Les Oreilles en Pointe possèdent une saveur un peu particulière. Est-ce sa configuration étendue sur la vallée de l'Ondaine et au-delà ? Serait-ce à cause des choix artistiques orientés chanson francophone très large – notamment vers des régions souvent peu mises en valeur dans l'Hexagone telles que l'Acadie... ? Difficile à dire mais toujours est-il que le festival existe désormais depuis 1991 et donne chaque année à écouter des découvertes et des valeurs sûres s'enchaînant dans un mois de novembre où la tendance va plutôt au confinement à domicile...

Miossec, Barcella mais aussi les premières nations du Grand Nord Canadien

Comme chaque année, le festival propose sa liste de jolis noms et de têtes d'affiches. Cette année, citons le retour du Breton Christophe Miossec (qui a sorti son onzième album studio en 2018 intitulé Les Rescapés), le poète sautillant Barcella et l'éternel Renan Luce. Au rayon des découvertes, Alexandre Castillon (lauréat du tremplin des Polysons de Montbrison en 2018) et la "folkeuse" suissesse Meimuna devraient régaler les spectateurs.

Au-delà de ces concerts somme toute plutôt "classiques" pour un festival orienté chansons, une place inédite est faite à des artistes issus des 1ères nations du Grand Nord Canadien. Ils auront notamment droit à une soirée spéciale le 14 novembre à la Forge (Chambon-Feugerolles). Trois artistes francophones issus des peuples Innu et Inuit partageront l'affiche. Ce sera le cas notamment d'Elisapie, une artiste qui fait voguer loin les traditions inuit avec émotion et puissance.

Festival Les Oreilles en Pointe 2019, du 12 au 17 novembre au Chambon-Feugerolles, Roche-la-Molière, Firminy et Planfoy
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Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Grand entretien | À 42 ans, Mohamed Naitl ‘Khadir est le responsable culture au Chambon-Feugerolles depuis 2013. Mais il s’implique plus largement dans la vie culturelle ligérienne avec notamment un poste de co-président de l’association Loire en Scène. Nous avons voulu prendre avec lui le pouls du secteur culturel alors que les spectacles et la vie culturelle en présence du public reprennent progressivement.

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Quel est votre parcours ? Je suis un pur produit du Chambon-Feugerolles, né là-bas. Concernant mes études, j’ai suivi un cursus de droit à la fac de Jean Monnet à Saint-Etienne. En parallèle de mes cours, je gravitais autour de l’école de musique, en participant à l’organisation d’événements musicaux. C’est là qu’est née ma vocation pour le secteur culturel. J’avais même créé avec quelques amis une structure de deejaying. En parallèle, je suis tombé sur une opportunité d’emploi-jeune au Chambon-Feugerolles en 2000. Je fais partie de cette génération qui a pu bénéficier de ce dispositif. C’était déjà un poste dans le secteur culturel ? Oui, mais j’avais auparavant postulé à un emploi-jeune afin de redynamiser la vie économique locale. Malgré un très bon entretien, je n’avais pas été retenu. Mais Stéphane Frécon, le directeur de la culture de l’époque au Chambon et qui faisait alors partie du jury, avait gardé mon CV. Six mois après, il m’a rappelé et m’a proposé un poste. J’ai tout de suite accepté. Stéphane m’a mis le pied à l’étrier et c’est là que tout a commencé pour moi. Deux ans après mon arrivée, j’ai ensuite

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Le site Le Corbusier de Firminy en lice pour le monument préféré des Français

Concours | Et si le site Le Corbusier de Firminy représentait la région Auvergne-Rhône-Alpes lors du prochain concours télévisé du monument préféré des Français ? C'est une (...)

Nicolas Bros | Mardi 25 mai 2021

Le site Le Corbusier de Firminy en lice pour le monument préféré des Français

Et si le site Le Corbusier de Firminy représentait la région Auvergne-Rhône-Alpes lors du prochain concours télévisé du monument préféré des Français ? C'est une possibilité puisqu'il fait partie des trois lieux emblématiques régionaux encore en lice cette année. Aux côtés du Château de Menthon-Saint-Bernard (Haute-Savoie) et de la Rotonde ferroviaire de Chambéry, le site Le Corbusier a toutes ses chances de remporter la mise et ainsi être mis en avant par Stéphane Bern sur France 3 à l’occasion des 38e journées européennes du Patrimoine. Encore faut-il que les internautes votent pour lui. Vous pouvez d'ores et déjà aller donner votre voix pour Firminy sur cette page.

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Tibert / Des routes à prendre

Portrait | Fondateur et directeur artistique du festival Les Oreilles en Pointe, depuis plus de trente ans Tibert défend vaille que vaille la chanson francophone. En cette fin d'année morose, le chanteur et guitariste sort contre vents et marées un sixième album, Tranche désir. Portrait entre terre et mer d'un homme qui possède six cordes à son arc.

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Tibert / Des routes à prendre

Remontons le temps. Le petit Alain Rocher naît en 1961 à Saint-Étienne de parents lozériens et auvergnats. Comme souvent chez les musiciens, c'est de la fascination pour un instrument qui va naître une passion que les années ne pourront plus jamais taire. Vers l'âge de neuf ans, Tibert est confié à ses grands-parents le temps que ses oreillons cessent d'être contagieux pour ses deux frangins. « Comme il n'avait pas de jeux pour les gosses, mon grand-père était dépité. Un jour il a sorti sa mandoline et quelques vieilles partitions poussiéreuses puis, cassant une dent d'un peigne pour s'en faire un médiator, s'est mis à gratter les cordes. J'étais impressionné par ses gros doigts qui couraient sur les toutes petites cases de l'instrument ! » Tibert se souvient encore très distinctement de ce déclic, décrivant une véritable révélation pour la musique. Plus tard ce sera son père, professeur de lettres, qui lui fera découvrir la littérature... Tout en poursuivant des études littéraires jusqu'à la maîtrise, le jeune homme jongle entre cours de chant classique au conservatoire de Saint-Étienne et formation en guitare jazz à l'EMRA de Villeurbanne. Après quelques années à ense

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Firminy annule ses journées du patrimoine et le Hall Blues Club reporte des concerts

ACTUS | Après le passage en rouge du département de la Loire, les annonces d'annulation d'événements continuent de tomber.

Nicolas Bros | Mardi 15 septembre 2020

Firminy annule ses journées du patrimoine et le Hall Blues Club reporte des concerts

Alors que la Loire est passée en zone rouge, signifiant que le département subit une circulation active de la Covid-19 et que Firminy fait partie des communes dans lesquelles le port du masque va devenir obligatoire dès demain, la Ville de Firminy a décidé d'annuler la tenue des Journées européennes du patrimoine sur son sol. « Du fait du contexte sanitaire local, avec une circulation active du virus dans la Loire (classée en rouge depuis le 11 septembre) et dans notre ville, l’équipe municipale a décidé d’annuler les évènements proposés à Firminy dans le cadre des Journées du Patrimoine ​» explique la municipalité sur son site internet. Le Site Le Corbusier reste cependant ouvert aux horaires habituels : samedi et dimanche de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Parallèlement, le Hall Blues Club de Pélussin vient également d'annoncer l'annulation des concerts qu'il devait accueillir entre aujourd'h

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Ici la Terre

Expo | C'est un peu comme un retour à la maison pour les céramistes Arlette et Marc Simon. Installés depuis 2002 au Chambon-sur-Lignon (43) où ils ont créé l'Espace (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Ici la Terre

C'est un peu comme un retour à la maison pour les céramistes Arlette et Marc Simon. Installés depuis 2002 au Chambon-sur-Lignon (43) où ils ont créé l'Espace d’Art Contemporain Les Roches, ces deux Stéphanois ont découvert la pratique de la céramique à Firminy, au coeur de la Maison de la culture en 1971. Marqués par le rapport à l'espace, aux lignes épurées ou encore au dialogue intérieur/extérieur, les Simon ont entrepris un chemin côte à côte avec la création artistique au coeur des arts plastiques. Avec l'exposition Pas de deux qui se tient jusqu'en novembre dans l'architecture unique de l'église Saint-Pierre de Firminy, le duo nous donne à voir un joli panel de leurs oeuvres. « Nous avons ressenti le besoin de retrouver nos pièces anciennes et l’envie de vous les montrer. Ces travaux plus anciens associés à nos pièces récentes, représentent le chemin parcouru » expliquent Arlette et Marc Simon. Un parcours de 18 oeuvres jalonne les travées de l'église Le Corbusier de Firminy, avec des oeuvres hypnotiques, poétiques et sincères mais toujours en dialogue avec cette architecture unique. Pas de deux d'Arlette et Marc Simon, à l'églis

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À Roche aussi...

Fête de la Musique 2020 | À l'instar de Saint-Étienne, la commune de Roche-la-Molière propose également une Fête de la musique 2020 malgré les restrictions sanitaires. Au programme des (...)

Nicolas Bros | Mardi 16 juin 2020

À Roche aussi...

À l'instar de Saint-Étienne, la commune de Roche-la-Molière propose également une Fête de la musique 2020 malgré les restrictions sanitaires. Au programme des concerts live d'Alkabaya, Organ Trio, Les Tit'Nassels, Les Mirabelles Kitchen et de l'incontournable rappeur gaga MC Pampille. Ces prestations seront retransmises le 21 juin sur la page Facebook de la ville de Roche-la-Molière et chez nos confrères de TL7. À noter, que Roche étant un centre reconnu dans le domaine de l'art urbain, les concerts seront accompagnés par des performances de PEC, FACÉE, AZOTE, DAVILA et d'autres "street artistes".

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Contact

Cirque | La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 5 février 2020

Contact

La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous plonger dans un univers en constante transformation fait de In Tarsi, mot d'artisan utilisé en marqueterie pour désigner l'art délicat d'assembler de minuscules fragments. Fragments de vie, avec ses rencontres, ses contacts, ses incompréhensions, ses complicités et ses moments de solitude, qui renvoient à une expérience humaine connue de tous. Sur une piste circulaire et multigéométrique, 13 praticables en bois, un mât chinois, une corde à sauter, autant d'agrès pour construire, transformer, aligner, superposer, basculer. Quatre circassiens à l'énergie débordante, se livrent, à un rythme endiablé, à un exercice de haute voltige où cirque et danse se mêlent à un humour plein de tendresse. De portés acrobatiques en sauts sur trampoline et escalades de mât chinois, ils créent un cirque en perpétuel mouvement qui les rassemble, les disperse, les réunit à nouveau, composant une mosaïque d'exploits comme le ferait un kaléidoscope mettant en lumière la grandeur de la rencontre et la constante transformation des sentiments et de

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Ivanov rode

Humour | Si Alban Ivanov laisse à penser qu'il est à l'écran plus que sur scène (Le sens de la fête, Le Grand Bain...), il reste un humoriste de scène avant tout. Avant de (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Ivanov rode

Si Alban Ivanov laisse à penser qu'il est à l'écran plus que sur scène (Le sens de la fête, Le Grand Bain...), il reste un humoriste de scène avant tout. Avant de repartir en tournée avec son nouveau spectacle Vedette, qu'il présentera d'ailleurs les 11 et 12 mars 2020 au Centre des Congrès de Saint-Étienne, il propose quelques dates de "rodage" dont une le mercredi 4 décembre du côté de L'Opsis à Roche-la-Molière. Alban Ivanov en rodage, mercredi 4 décembre à 20h30 au Centre culturel L'Opsis de Roche-la-Molière

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Une cigale suisse

MUSIQUES | Cyrielle Formaz est une jeune artiste suissesse. Avec son projet Meimuna, lancé il y a seulement trois ans, cette artiste touche-à-tout (composition, (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Une cigale suisse

Cyrielle Formaz est une jeune artiste suissesse. Avec son projet Meimuna, lancé il y a seulement trois ans, cette artiste touche-à-tout (composition, enregistrement, mixage, création graphique...) dépeint un univers musical tout en délicatesse et en richesse. Elle n'a d'ailleurs pas choisi ce sobriquet de Meimuna par hasard : « Le nom du projet, Meimuna, vient d’une espèce de cigale. La cigale est chargée de symboles qui me parlent beaucoup : la métamorphose, l’immortalité, la renaissance… » décrit-elle dans sa biographie. Une métamorphose qui se déroule sans accroc et qui devrait la mener loin, très loin. En attendant, on peut la découvrir en primeur dans l'Ondaine. Pourquoi se priver ? Meimuna + Renan Luce, vendredi 15 novembre à 20h30 au Firmament à Firminy

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Miossec, ce rescapé

MUSIQUES | 11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Miossec, ce rescapé

11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité brûlante : changements climatiques, crises migratoires... Mais avec ce disque, Miossec explique avoir sorti l'épreuve la plus personnelle musicalement, depuis Boire (1995). Construit sur trois périodes distinctes de mai 2017 à avril 2018, entre le Finistère et Paris, Les Rescapés est abrupte, organique et vivace. Un disque où on trouve un Christophe Miossec tel qu'il est finalement resté contre vents et marées, légèrement en marge mais toujours juste. Miossec + Dimoné & Kursed, samedi 16 novembre 2019 au Firmament à Firminy

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Barcella : "Je suis né dans la chanson"

Chanson | Il est rayonnant comme le nom de son dernier album "Soleil". L'auteur-compositeur-interprète rémois Barcella est assurément un des artistes de chanson française parmi les plus dynamiques. La preuve avec ses multiples casquettes et toute l'énergie qu'il déploie à chaque spectacle. Rencontre avec un artiste généreux.

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Barcella :

Tu as mis deux ans pour composer ton dernier album Soleil. Pourquoi ce travail a-t-il pris autant de temps ? Nous sommes tout d'abord partis un an avec Tournepouce, un spectacle jeune public. Étant sur les routes pour cette « parenthèse » différente de ce que j'ai l'habitude de faire, j'ai pas pu me consacrer pleinement à la composition. Ensuite, j'ai eu besoin d'une réflexion assez longue car c'est mon quatrième album. Passé un cycle de trois albums, se réinventer devient moins évident qu'auparavant. Sur les trois premiers albums, tout fuse assez naturellement car il suffit de piocher les sujets qui tombent. On se rend assez vite compte sur un quatrième ou un cinquième album, que l'on va garder globalement les mêmes sujets tels que le temps, la solitude, l'espoir, l'amour, l'onirique, le rêve... mais on va les traiter différemment. Le regard évolue par rapport à ces sujets. Par exemple, concernant le thème de l'enfance, sur mon premier album, je le traitais avec les yeux nostalgiques de quelqu'un qui l'avait quittée il y a finalement peu de temps. Un album plus tard, j'imaginais les enfants que j'aurais. Maintenant, je parle des enfa

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Shauit, cet "innureggaeman"

MUSIQUES | Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Shauit, cet

Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou encore reggae. Mais il chante également en français, en anglais ou encore en créole. Après avoir sorti un premier album en 2017, Apu Peikussiaku (Nous ne sommes pas seuls), Shauit a beaucoup voyagé et collabore aujourd'hui aussi bien avec les Chiliens de Culto Reggae que les Marocains de Wachmn’hit. L'"Innureggaeman" est un homme très occupé qui donne l'impression que rien ne l'arrête. Préparant un nouvelle album pour 2020, il fera une escale du côté du Firminy et des Oreilles en Pointe pour une soirée aux côtés de deux autres artistes, fiers représentants de la diversité des cultures autochtones : Elisapie et Florent Vollant. Shauit, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Florent Vollant, icône autochtone

MUSIQUES | Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Florent Vollant, icône autochtone

Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les années 80, ce poète rockeur innu avait formé avec succès le duo Kashtin aux côtés d'une autre figure autochtone Claude McKenzie, avant de partir dans une carrière solo couronnée de succès. Récemment nommé Chevalier de l'Ordre du Québec, l'artiste a vu là une belle reconnaissance de son travail pour l'expression des cultures autochtone tout autant que québécoise. Avec Mitsha Meshkenu - « la grande route » en innu -, son cinquième album solo, Florent Vollant prend la 138, cette route mythique du territoire québécois qu'il a souvent empruntée, longue de plus de 1 400 kilomètres et chargée d'histoires. Prenez place dans le char à ses côtés, le voyage en vaut le détour. Florent Vollant, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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La résilience d'Elisapie

MUSIQUES | Elisapie mériterait une reconnaissance bien plus importante dans l'Hexagone. Les raisons ? Une musique profonde, ancrée dans sa culture inuk, mêlant (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

La résilience d'Elisapie

Elisapie mériterait une reconnaissance bien plus importante dans l'Hexagone. Les raisons ? Une musique profonde, ancrée dans sa culture inuk, mêlant follement rock et folk. On entend les craquements de la glace dans ses compositions où la langue inuktitut alterne avec l'anglais et le français. Dans son quatrième album, The Ballad of the runaway girl, Elisapie raconte son histoire, sa fuite en avant après avoir quitté le Grand Nord pour atterrir à Montréal à tout juste 21 ans. S'en suivent des moments très difficiles, un déracinement sournois et plein de conséquences pour celle qui a été donnée en adoption par sa mère à sa naissance. Ce disque est un témoignage d'une résilience et d'une rédemption, à l'image de toute l'histoire des peuples autochtones qui vivent des situations abruptes. Une folk brute et ensorcelante, un concentré d'émotions, qui laissera une marque indélébile sur les Oreilles en Pointe 2019. Elisapie, jeudi 14 novembre au Firmament de Firminy, dans le cadre du festival Les Oreilles en Pointe

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Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

CONNAITRE | Bérengère Cournut est l’une des plus intenses et belles romancières de notre temps, que la Fête du livre vous propose de découvrir à l’occasion de sa venue à Saint-Etienne pour sa nouvelle parution : "De pierre et d’os", qui vient de remporter le prix Fnac 2019. Un ouvrage de survie et d’espaces, de liberté et de chocs qui emmène le lecteur aux confins de l'Arctique. Une auteur à suivre de près et qui se rendra pour la première fois à Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

Après avoir plongé le lecteur dans la vie de la tribu amérindienne Hopi, cette fois-ci vous l'emmenez dans le peuple Inuit. Pour quelle raison avoir fait ce choix ? Bizarrement, j'ai découvert ces deux cultures simultanément, en 2011. Jusque-là, j'écrivais des fictions ou des proses poétiques ancrées dans mon seul imaginaire. Le paysage y occupait toujours une grande place, mais souvent nimbé d'un certain onirisme. Là, en découvrant à la fois les grandes étendues désertiques de l'Ouest-américain et les cultures des peuples autochtones d'Amérique du Nord, toutes profondément liées à leurs territoires respectifs, j'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire. Le choix du peuple hopi, dont j'ai parcouru le territoire, et celui du peuple inuit, que je n'ai en revanche jamais approché, s'explique sans doute par le contraste entre une hostilité certaine des deux environnements et des conditions de vie difficiles, contrebalancées par une spiritualité foisonnante, à mille lieues de nos repères occidentaux. Il paraît que cette nouvelle aventure est partie de la découverte de petites sculptures inuit en os ?

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BWd12 allonge d'un concert

Festival classique | Alors que son édition 2019 a accueilli 1450 spectateurs du 22 au 25 août au Château de Saint-Victor, le festival de musique de chambre BWd12 prolonge (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

BWd12 allonge d'un concert

Alors que son édition 2019 a accueilli 1450 spectateurs du 22 au 25 août au Château de Saint-Victor, le festival de musique de chambre BWd12 prolonge le plaisir avec un cinquième concert le dimanche 13 octobre à l'Opsis de Roche-la-Molière avec le Quatuor Capriccio. Pour l'occasion, seront entre autre proposés le Quatuor n°12 (Quartettsatz) de Franz Schubert, la Pièce pour quatuor à cordes de Félix Mendelssohn ou encore le Quatuor Serioso de Ludwig van Beethoven. Quatuor Capriccio, dimanche 13 octobre à 17h au Centre Culturel L'Opsis de Roche-la-Molière

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Barcella rayonne

Chanson | Le Rémois Barcella est un exemple de générosité scénique. À chaque prestation il emmène le public avec lui. Enfants, adultes... tout le monde y passe ! Si vous (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Barcella rayonne

Le Rémois Barcella est un exemple de générosité scénique. À chaque prestation il emmène le public avec lui. Enfants, adultes... tout le monde y passe ! Si vous ajoutez à cela la qualité de ses mélodies et de ses textes, tout en sensibilité et douceur, Barcella constitue véritablement un artiste complet qui représente fièrement la chanson française sans faux-semblants. On est ici en face d'un art honnête et sensible, à l'instar de son dernier album Soleil. Et ça fait vraiment du bien ! Barcella, mardi 12 novembre à 20h30 au Centre Culturel L'Opsis de Roche-la-Molière, dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Des Oreilles affûtées

Chanson | Les Oreilles en Pointe constituent un festival de chanson à la saveur un peu particulière. La preuve encore cette année avec une place (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Des Oreilles affûtées

Les Oreilles en Pointe constituent un festival de chanson à la saveur un peu particulière. La preuve encore cette année avec une place inédite faite à des artistes issus des 1ères nations du Grand Nord Canadien. Une soirée toute spéciale est prévue le 14 novembre à la Forge du Chambon-Feugerolles. Trois artistes francophones issus des peuples Innu et Inuit partageront alors l'affiche. On pourra notamment retrouver Elisapie, une artiste qui fait voguer loin les traditions inuit avec émotion et puissance brutes. Festival Les Oreilles en Pointe 2019, du 12 au 17 novembre au Chambon-Feugerolles, Roche-la-Molière, Firminy et Planfoy

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We can do it !

SCENES | Avec Revolte, l'auteur britanique Alice Birch soulève une vision du féminisme radicale, presque violente, transgressant d'ailleurs son concept même en le (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

We can do it !

Avec Revolte, l'auteur britanique Alice Birch soulève une vision du féminisme radicale, presque violente, transgressant d'ailleurs son concept même en le questionnant. La pièce, non narrative, met en scène une multitude de saynètes qui interrogent les relations hommes-femmes. Incisive et drôle, l'auteure s'attaque ici à tous les couplets archaïques décrétés par les hommes pour les hommes, qui jusqu'à présent régissent les relations entre les deux sexes, de l'intimité au monde professionnel, en passant par le porno ou la politique. Ca décoiffe de modernité. Revolte, jeudi 28 novembre à 20h30 à la Maison de la culture à Firminy et mardi 10 mars 2020 à 20h30 à La Buire à L'Horme

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Le bonheur est dans le pré

La Tawa | Avec une programmation tous azimuts sur deux jours et un esprit festif sans chichis, la Tawa reste LE festival franchement barré du début d'été. Nous avons (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Le bonheur est dans le pré

Avec une programmation tous azimuts sur deux jours et un esprit festif sans chichis, la Tawa reste LE festival franchement barré du début d'été. Nous avons repéré pour vous deux formations qui, à elles seules, valent le détour... Bad Fat est un brass band qui dépote, puisant son énergie du côté des marching bands de la Nouvelle-Orléans, mais dont les influences sont multiples puisqu'il passe au shaker jazz, hip hop, rap, reggae et rock. Jay Ree et Napoleon Maddox se livrent sans relâche une joute verbale que la puissance des cuivres et des percus décuple brillamment... Avec Zackarose (qui n'est pas en zucre, bien au contraire), on décolle pour une toute autre planète. Avec sa guitare et ses machines infernales, le musicien lyonnais ne cesse de faire évoluer son univers musical fait de blues, d’électro, de dub et de trip-hop. Les synthétiseurs lâchent des sons aux textures très inspirées et des beats plutôt addictifs. Repéré en 2017 par le Sziget Festival, Zackarose a depuis sorti quelques pétites dont l'excellent EP The fall. La Tawa, vendredi 5 et samedi 6 juillet, stade de Planfoy

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Lux Æterna

Musée | Avec "Habiter la lumière" et "La Luce", le Site Le Corbusier de Firminy accueille simultanément deux expositions temporaires qui replacent la lumière au centre de la pensée corbuséenne et présente des créations de sa consœur Charlotte Perriand.

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Lux Æterna

Architecte de génie, urbaniste et designer, théoricien de la beauté formelle et père de l’habitat moderne, Charles-Edouard Jeanneret dit Le Corbusier fut assurément un artiste visionnaire autant qu’un personnage complexe et paradoxal. L’ensemble de son œuvre témoigne de l’invention d’un nouveau langage architectural en rupture avec le passé. La lumière tient dans cette œuvre immense une place prépondérante. Le Corbusier affirmait lui-même que « l’architecture est le jeu, savant, correct et magnifique des volumes sous la lumière ». C’est là l’objet de l’exposition Habiter la lumière, dans l’aile nord de la Maison de la Culture : montrer à quel point la lumière est un matériau brut qui participe pleinement à la conception de l’espace architecturé. Par son jeu d’échelles ou d’ombres et son intensité changeante au fil des heures, la lumière habite l’espace, le révèle, jusqu’à lui insuffler une épaisseur émotionnelle que la pierre seule ne saurait garantir. Et la lumière fut La Luce (exposition itinérante conçue par Nemo Lighting) présente quant à elle, à l’église Saint-Pierre, le travail de recherche et de cr

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Street heart

ARTS | Qu’on se le dise : le Street Art Festival In Roche-la-Molière en remet une couche (déjà la cinquième édition) un peu partout sur les murs de la (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Street heart

Qu’on se le dise : le Street Art Festival In Roche-la-Molière en remet une couche (déjà la cinquième édition) un peu partout sur les murs de la cité rouchonne, invitant le public à découvrir de nouvelles réalisations à ciel ouvert qui viennent chaque année compléter les précédentes. S.A.F.I.R., jusqu’au 26 mai, Roche-la-Molière

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Entre les murs

SCENES | Il est applaudi partout où il passe, rafle des Molières en veux-tu, en voilà, et revient par chez nous dans quelques jours pour présenter son nouveau (...)

Cerise Rochet | Mercredi 27 mars 2019

Entre les murs

Il est applaudi partout où il passe, rafle des Molières en veux-tu, en voilà, et revient par chez nous dans quelques jours pour présenter son nouveau spectacle, Intra Muros. Avec cette dernière création, le populaire Alexis Michalik entraîne le public dans l’univers carcéral, pour un voyage à travers des récits tous plus bouleversants les uns que les autres. Richard, un metteur en scène sur le retour, vient animer un atelier de théâtre en prison accompagné de sa comédienne d’ex-femme, et d’une assistante sociale inexpérimentée. Pour mettre un peu de beurre dans les épinards plus que par conviction. Il faudrait qu’il marche bien, cet atelier, pour que son contrat soit prolongé et que ses épinards gagnent encore un peu plus en onctuosité. Malheureusement pour lui, il n’attire que deux participants… Qui vont devoir petit à petit se mettre à nue, livrant, en creux, une réflexion sur la délinquance et l’emprisonnement. Intra Muros, vendredi 12 avril à 20h30 au Majestic à Firminy

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L'eau, l'air, la terre, le feu

Classique | Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

L'eau, l'air, la terre, le feu

Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo de l'Orchestre de Saint-Étienne-Loire et Cyril Goujon, chef de chant et pianiste soliste aux inépuisables talents. Le programme, comme le duo, laisse opérer tous les charmes du Romantisme, et semble consciemment (ou pas) convoquer en musique les quatre éléments. L'air, tout d'abord, avec la célèbre Sonate n°14 de Beethoven « Clair de lune », dont tous les virtuoses appréhendent le presto agitato, ainsi que la Première Ballade de Chopin, à la mélancolie subversive et langoureuse. C'est avec la terre, celle du sombre Schleswig-Holstein, des paysages de Mer du Nord, que se poursuit l'itinérance avec la Sonate pour violoncelle et piano en mi mineur Op.38 de Brahms, aux puissantes fragrances terriennes. L'évocation de l'eau se fera par le truchement de Liszt avec la très mystique Légende de Saint-François de Paule marchant sur les Flots. C'est également à Liszt que reviendra l'incantation du feu avec sa célèbre Méphisto-Valse. Aucune série télé ne vous dispense

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En pleine lumière

Vitraux | Henri Guérin et Le Corbusier ont eu en commun le fait d’avoir placé l’un comme l’autre la lumière au centre de leurs préoccupations artistiques. La (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 décembre 2018

En pleine lumière

Henri Guérin et Le Corbusier ont eu en commun le fait d’avoir placé l’un comme l’autre la lumière au centre de leurs préoccupations artistiques. La Ville de Firminy avec le Site Le Corbusier ainsi que le village de Sainte-Croix-en-Jarez rendent hommage, dix ans après sa disparition, au prolifique créateur que fut le peintre-verrier. Henri Guérin a en effet laissé derrière lui une œuvre riche de plusieurs centaines de vitraux, de nombreux dessins à la gouache ou à l’encre de Chine, de tapisseries ou encore de textes. L’exposition Lumière(s) se joue en trois temps et trois lieux. Une double-exposition vient prolonger le premier volet que fut Le chemin de croix, mettant en avant les différents chemins esthétiques empruntés par l’artiste. Les salles basses de l’Église Saint-Pierre abritent le programme Patience de la main, tandis que la troisième partie du triptyque, Paysages notre berceau, prend place au sein même de la Chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez. Visites guidées, projections et ateliers sont proposés jusqu’au 3 mars aux visiteurs pour qui l’accès libre aux expositions ne suffirait pas. Henri Guérin, Lumière(s)

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Tendres oreilles

Festival chanson | L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs. La preuve avec une sélection d'artistes qui vont faire des Oreilles en Pointe 2018 une prairie radieuse avec une bonne place pour les découvertes.

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Tendres oreilles

« Quel est ce parfum que le vent dépêche ? / On dirait que la chair brûle / Viens, suis-moi / / Je connais l'endroit / Où l'herbe est encore fraîche » nous entraîne Feu ! Chatterton sur le titre Ginger. Ce lieu où le parfum est doux se trouve assurément du côté de l'Ondaine en ce mois de novembre. Plus précisément avec les dates proposées par le festival Les Oreilles en Pointe et sa - déjà - 28e édition. Si nous introduisons notre papier par cet extrait de Feu ! Chatterton, c'est bien parce que le groupe sera l'une des têtes d'affiche et assurément notre coup de cœur. Lumineux, enlevé et diablement bien écrit, leur dernier opus L'Ivresse nous berce et laisse traîner une douce mélancolie enjouée dans les tympans. Les "dandys" bien "frenchies" sont également de redoutables bêtes de scène et avoir la chance d'assister à l'une de leurs prestations est un moment unique. De vertes prairies parées de jeunes pousses Si le festival accueille des "confirmés" tels Feu ! Chatterton et les Négresses Vertes, c'est aussi un évén

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Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Pop rock | Feu ! Chatterton s'est imposé en deux albums comme l'un des groupes de rock français parmi les plus lettrés et possédant une créativité sans bornes. Avec la tournée accompagnant L'Oiseleur, leur second opus, la formation démontre encore que le cocktail mêlant écriture poétique ciselée, énergique scénique débordante et style dandy assumé fait feu de tout bois. Rencontre avec Clément Doumic, musicien du groupe, avant son passage aux Oreilles en Pointe.

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Il est commun de dire que le passage du second album peut s'avérer délicat. Comment avez-vous abordé l'écriture de L'Oiseleur ? N'aviez-vous pas trop de pression avant la sortie de ce disque ? Clément Doumic : C'est vrai que l'on dit souvent cela et nous le savions même avant de faire notre premier album. Et ce n'est pas un mythe, quand on arrive au deuxième album, c'est délicat. On ressent une certaine pression de la part des médias ou du public. C'est-à-dire qu'on ne sait pas trop ce qu'ils attendent mais on sait ce qu'ils n'attendent pas... On n'imagine déjà toutes les critiques : la redite, la facilité voire la médiocrité, la flemmardise, le manque de travail... C'est pour cela qu'on a essayé de nous couper le plus possible du monde. Nous nous sommes déconnectés des réseaux sociaux et pris du temps afin de ne plus penser qu'à l'écriture et à la composition. Nous avons essayé de recréer les conditions de création du premier album. Vous êtes-vous isolés dans un lieu pendant une période donnée pour vous consacrer à ce travail d'écriture ? Lorsque tu as la chance d'avoir un premier a

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Caraïbes

MUSIQUES | En voilà un qui a fait un sacré bout de chemin depuis sa première apparition scénique à la Havane à l’âge de quinze ans ! En vingt ans, le pianiste-prodige (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Caraïbes

En voilà un qui a fait un sacré bout de chemin depuis sa première apparition scénique à la Havane à l’âge de quinze ans ! En vingt ans, le pianiste-prodige cubain Roberto Fonseca a enchaîné huit albums solo tout en multipliant les collaborations aux côtés d’Ibrahim Ferrer, Omara Portuando ou encore Fatoumata Diawara, entre autres. Avec Abuc (acronyme inversé de Cuba), le musicien télescope brillamment les musiques qui ont accompagné l’histoire de son île natale, des années 40 à aujourd’hui. Roberto Fonseca III, lundi 22 octobre à 20h30, l’Opsis à Roche-la-Molière

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Étoiles, étoiles

Festival musique contemporaine | Le télescope magique du Corbusier offre à la deuxième biennale de musique vocale contemporaine - Festyvocal - son écrin naturel. Geneviève Dumas, parrainée par Daniel Kawka, a pour la constellation d’Orion les yeux de Chimène.

Alain Koenig | Mardi 2 octobre 2018

Étoiles, étoiles

Le maître-mot de l'édition 2018 est assurément la création chorale. Après les célestes Poèmes étoilés de Pascal Descamps en 2016, le poème Télescopes versifiés du jeune poète-musicien Jean Massard, endosse la lourde responsabilité d'inspirer les postulants au concours de composition, organisé pour cette deuxième édition. Pierre Badol, corniste de métier, et vainqueur de l'épreuve, ouvrira donc le bal, avec sa mise en musique du superbe texte. Les autres candidats auront également l’honneur d'être incarnés vocalement par le choeur d'application du festival, composé du Choeur Ondaine, de choristes indépendants et d'étudiants. Artmilles, phalange féminine d’exception, proposera, en miroir, une autre création mondiale avec Nos étoiles mêlées de Nicolas Allemand. Professionnels "en béton" Reprenant son souffle après cette luxueuse première, Festyvocal invite trois chœurs de professionnels aguerris : le très "contemporain" New London Chamber Choir, avec la création de Julien Le Hérissier Tes yeux - tes monts - ton âme, le groupe Alter Écho présentant une autre version des Télescopes versifiés, composée par Luis Ernesto

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La puissance poétique de Feu ! Chatterton

MUSIQUES | Voilà des poètes pop avec des compositions parmi les plus intéressantes du rock et de la chanson français depuis des années. Puissante et délicate, la (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

La puissance poétique de Feu ! Chatterton

Voilà des poètes pop avec des compositions parmi les plus intéressantes du rock et de la chanson français depuis des années. Puissante et délicate, la musique de Feu ! Chatterton est une invitation à une ivresse de sons et des mots. Comme une succession d'heureux accidents, les titres de leur second album L'Oiseleur a confirmé tout le bien que l'on pensait de ce groupe qui maintient allumée la flamme de la poésie musicale française. De passage aux Oreilles en Pointe, leur concert fait partie des incontournables de cette fin d'année. Feu ! Chatterton, vendredi 16 novembre au Firmament à Firminy, dans le cadre du festival Les Oreilles en Pointe

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Plongée en eaux troubles

SCENES | Librement inspiré de Moby Dick, l’Ombre de la Baleine nous plonge dans les méandres des rapports familiaux observés à travers l’œil de l’enfant. Seul en scène - (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 septembre 2018

Plongée en eaux troubles

Librement inspiré de Moby Dick, l’Ombre de la Baleine nous plonge dans les méandres des rapports familiaux observés à travers l’œil de l’enfant. Seul en scène - ou presque - Mikaël Chirinian incarne les différents membres d’une même famille confrontée à l’irruption de la folie et de la violence d’un des leurs. Un récit personnel qui touche pourtant, avec humour et délicatesse, à tout ce qu’il y a de plus universel. L’Ombre de la Baleine, le 14 décembre à 20h30 à l’espace Albert Camus au Chambon-Feugerolles

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Nomade

MUSIQUES | On ne se lassera sans doute jamais de retrouver Rokia Traoré, tant sa singulière africanité fait mouche à chaque fois. Malienne de sang mais nomade dans l’âme (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Nomade

On ne se lassera sans doute jamais de retrouver Rokia Traoré, tant sa singulière africanité fait mouche à chaque fois. Malienne de sang mais nomade dans l’âme (papa était diplomate, autant dire "goal volant"), la belle ébène tisse un habile maillage musical entre les sonorités traditionnelles mandingues et ­celles du monde occidental, régulièrement accompagnée de musiciens et vocalistes issus de la fondation Passerelle qu’elle a elle-même créée à Bamako il y a bientôt dix ans. Rokia Traoré, vendredi 8 mars à 20h30, Le Firmament à Firminy

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Immersions colorées

Photo | Le Site Le Corbusier de Firminy nous convie à un cycle d'expositions sur la photographie avec notamment la présentation d'une série de clichés signés Frédéric Laban, lequel joue avec les couleurs et les lumières des rues intérieures des quatre Unités d'habitation françaises réalisées par l'architecte franco-suisse.

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Immersions colorées

« L'architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière » assurait l'architecte Le Corbusier. Cette sentence du créateur franco-suisse se reflète brillamment dans le travail du photographe Frédéric Laban, présenté sur les murs de l'église Saint-Pierre de Firminy mais également en grands formats sur les pilotis soutenant l'Unité d'habitation appelouse. À travers ses images allant de la figuration à l'abstraction, l'artiste présente son regard sur les rues intérieures des immeubles monumentaux construits en France par Le Corbusier (Firminy, Marseille, Rezé-les-Nantes, Briey-en-Forêt). Cette collection de vues floues, réalisées en déambulant dans ces espaces pensés volontairement assez sombres, nous amène à porter un regard nouveau sur ces bâtiments. Jouant sur la luminosité et les quatre teintes privilégiées par l'architecte (bleu, rouge, jaune et vert), l'oeuvre de Laban s'apparente à un parcours à la progression fuyante dans cet univers géométrique, fondu dans les courbes et les lignes. On se laisse happer par l'image, dans le prolongement de ces couloirs semblant sans fin. Minimalisme et réalisme En ayant

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Un joli gâteau d'anniversaire

10 ans du FIL | Le FIL fête ses 10 ans d'existence. Une décade ponctuée par 2 500 artistes venus présenter leur travail en rock, rap, électro, chanson... Pour marquer le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 décembre 2017

Un joli gâteau d'anniversaire

Le FIL fête ses 10 ans d'existence. Une décade ponctuée par 2 500 artistes venus présenter leur travail en rock, rap, électro, chanson... Pour marquer le coup, la salle organise plusieurs événements du 24 au 27 janvier dont une éditon spéciale des soirées gratuites Des crêpes et ta galette (mercredi 24), un Barathon dans 10 lieux différents (vendredi 26) et surtout une grosse soirée avec 10 groupes (samedi 27). Plusieurs jolis noms viendront souffler les bougies de la salle des musiques actuelles de Saint-Étienne. Tout d'abord, l'inoxydable Oxia. Le dj Grenoblois écume la planète depuis de longues années avec ses sets techno toujours pointus et irréprochables. Une valeur sûre. Zimmer, quant à lui, représentera le renouveau de la "french touch" avec sa house mâtinée d'electro-disco et de pop. La soirée sera marquée également par le retour d'un enfant prodigue en son pays : Franck Rivoire a.k.a. Danger. Originaire de Saint-Chamond, cet artiste influencé par la science-fiction, les jeux vidéo et les mangas produit une électro puissante, qui retourne tout sur son passage. Autre curiosité, la venue de Canni

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Mate moi ça

Rock | Au même titre que le "Lafayette" de CharlÉlie Couture, l'album "Plates Coutures" de Matmatah a marqué un retour fracassant pour le groupe de rock breton. Avec une énergie scénique intacte, le quatuor brestois continue sa belle tournée et passe par l'Ondaine pour les Oreilles en Pointe.

Nicolas Bros | Mardi 31 octobre 2017

Mate moi ça

« Nous ne voulions pas faire un disque de vieux revenants avec des mélodies calmes et des thèmes assagis » assène Éric Digaire, bassiste de Matmatah. Sans conteste, le retour du groupe breton est loin d'être une petite ballade champêtre dans les allées de tilleuls en fleurs. Avec leur album Plates Coutures, le quatuor a surpris son monde. Tenu secret pendant de longs mois, le "retour aux affaires" du groupe s'est accompagné d'un album sec, puissant, à l'énergie communicative. Revigorés par l'envie de refaire de la musique ensemble et s'appuyant sur l'arrivée du guitariste Emmanuel Baroux, Tristan "Stan" Nihouarn, Éric Digaire et Benoît "Scholl" Fournier n'ont pas faibli avec les années. Si La Ouache et Lambé An Dro ont presque 20 ans d'existence (sortie de l'album en 1998), les nouvelles compositions du groupe donnent un joli coup de pied dans la fourmilière et arborent un côté sombre assez fascinant, à l'image des titres Marée Haute ou Petite

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Dualité-Dualitas

Danse | Largement illustré, par exemple avec le célèbre Dr Jekyll et mister Hyde ou Janus le "Dieu à double visage", le thème du double ne cesse de fasciner les (...)

Monique Bonnefond | Mardi 31 octobre 2017

Dualité-Dualitas

Largement illustré, par exemple avec le célèbre Dr Jekyll et mister Hyde ou Janus le "Dieu à double visage", le thème du double ne cesse de fasciner les créateurs. C'est ce qui inspire Nono Battesti dont l'ombre se matérialise sous la forme de son double : Dyna B, danseuse et chanteuse soul. Cela engendre un spectacle envoûtant, mêlant hip-hop et danse contemporaine, le tout mâtiné de musique soul. Double, jeudi 16 nov à 20h30, à la Maison de la Culture Le Corbusier à Firminy.

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Caméléon

ARTS | Avec les différents personnages dans lesquels l’artiste s’est glissé, l’extraordinaire carrière de David Bowie a été jalonnée d’une foultitude de costumes (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Caméléon

Avec les différents personnages dans lesquels l’artiste s’est glissé, l’extraordinaire carrière de David Bowie a été jalonnée d’une foultitude de costumes de scène plutôt barrés, comme le montrait d’ailleurs très bien l’exposition David Bowie is à Londres puis à la Philharmonie de Paris. Des élèves du lycée des Métiers de la Mode Adrien Testud du Chambon-Feugerolles ont imaginé à leur tour des créations textiles inspirées des tenues de David Bowie, présentées jusqu’au 24 octobre au Château du Jarez, 11 rue Benoit Oriol à Saint-Chamond.

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Frère Animal, la fable musicale qui fait mal

MUSIQUES | Formé en 2008 par le musicien Florent Marchet et l'écrivain Arnaud Cathrine, Frère Animal est un OVNI dans le paysage musical français. Après avoir jeté un premier pavé dans la mare avec un premier roman musical éponyme, le projet a repris vie en 2016 à l'occasion de la Présidentielle. Intitulé Second Tour, cette nouvelle fable pop balance et fait réfléchir même après le résultat sorti des urnes. Rencontre avec deux artistes investis.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Frère Animal, la fable musicale qui fait mal

En 2008, quelle a été la motivation initiale du projet Frère Animal ? Florent Marchet : Avant tout, il y avait le fait de faire quelque chose avec Arnaud. Nous nous sommes rencontrés en 2004 et avons rapidement commencé à effectuer des lectures musicales, mélangeant des extraits de romans d'Arnaud à mes créations musicales. Cela a bien fonctionné. Parallèlement, nous nous sommes rendus compte que nous arrivions à écrire ensemble, ce qui n'est pas si évident car ce n'est pas facile de partager l'écriture. C'est très intime comme processus de création. Du coup, nous avons eu envie d'aller plus loin. Quelle a été la raison de ce Second Tour ? Arnaud Cathrine : Il y a deux choses qui entrent en jeu. Dans le premier volet, pour aller au bout de la tournée, nous avons appelé à rescousse Nicolas Martel et Valérie Leulliot. Au fil des dates, nous sommes vraiment devenus un groupe. Au départ, c'est Florent qui assumait la musique live, aidé par quelques bandes sons. Mais nous nous sommes vite rendus compte que si nous voulions passer un pallier en terme de live, il allait falloir que tout le monde s'y mette. Valérie s'es

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Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Interview | Lambé An Dro, Emma, L'Apologie... Autant de titres qui évoque forcément l'un des plus grands groupes de rock français et bretons de la fin du 20ème siècle. Matmatah a fait un grand retour en 2017 avec un album énergique et pure : Plates Coutures. Avant son passage aux Oreilles en Pointe, le bassiste de ce groupe de scène, Eric Digoire a répondu à quelques questions sur le pourquoi de ce retour qui bat le rythme à plates coutures.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Comment êtes-vous "revenus aux affaires" avec Matmatah ? Eric Digaire : Nous nous sommes arrêtés en 2008 après une petite tournée. Nous avons eu notre groupe d'ados attardés. Au bout d'un moment, il y avait quelques distensions humaines avec un des membres du groupe et l'impression de commencer à nous essouffler. De ce fait, avant de manquer de sincérité envers le public, nous avons décidé d'arrêter. Chacun a pris un chemin différent. Petit à petit, nous avons perdu l'habitude de nous voir, jusqu'à n'avoir plus aucun contact pendant 4 ans avec Stan (chanteur et guitariste du groupe). Mais quand on a vécu une expérience humaine aussi forte, au moment où l'on se retrouve, ça repart comme si rien ne s'était arrêté... Nous avons refait un peu de scène. Nous avions également en projet de créer une compilation balayant toutes les époques du groupe. Nous avons travaillé sur la partie visuelle de ce disque et nous sommes rendus compte que nous avions deux titres inédits sous la main que nous n'avions jamais enregistrés. Nous avons proposé à Emmanuel Baroux, guitariste, de rejoindre le groupe. Cela a donné Antaology fin 2014. Et nous n

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Tous au stade

La Tawa (Loire) | Rendez-vous estudiantin de début juillet, la Tawa à Planfoy est devenue le festoche à ne pas rater pour commencer dans une "good vibe" l’un des mois les (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juillet 2017

Tous au stade

Rendez-vous estudiantin de début juillet, la Tawa à Planfoy est devenue le festoche à ne pas rater pour commencer dans une "good vibe" l’un des mois les plus chauds de l’année. Et pour sa septième édition, le festival n’a que faire de l’âge de raison ! Après le trail à saute mouton organisé le 1er juillet par l’asso PIF (Plans et Idées Foireux), se succéderont pendant deux jours, sur l’herbe et sur scène, une bonne douzaine de groupes entre musique et arts du cirque. À découvrir notamment les Toulousains de l’Anakronic Electro Orkestra et son electro klezmer hip-hop, les Bourguignons de l’Impérial Kikiristan ou encore la bien nommée chorale féminine et féministe, le Vulvet Underground (il fallait oser, bravo les filles !)… Dans la famille "dreadlocks", une des belles découvertes de la Tawa sera sans doute The Sunvizors qui décline un bon vieux reggae roots sous des influences soul et trip hop toujours bien senties. L’originalité et la force du groupe doit beaucoup à la présence de la chanteuse dont la voix profonde présente un timbre très particulier. Comme souvent dans le reggae, les lyrics balaient les thèmes de l’amour, de l’unité ou encore du respect dans la diver

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Les premiers noms des Oreilles en Pointe 2017

Festival | Deux premiers noms de la 27e édition du festival découverte chansons en Ondaine, Les Oreilles en Pointe, viennent d'être dévoilés. Tout d'abord, les rockers (...)

Nicolas Bros | Vendredi 28 avril 2017

Les premiers noms des Oreilles en Pointe 2017

Deux premiers noms de la 27e édition du festival découverte chansons en Ondaine, Les Oreilles en Pointe, viennent d'être dévoilés. Tout d'abord, les rockers bretons de Matmatah qui reviennent en 2017 avec un nouvel album, Plates coutures, après neuf ans d'absence et qui fouleront la scène de La Forge au Chambon-Feugerolles le 16 novembre prochain. Le 10 novembre ce sera CharlÉlie Couture qui montera sur la scène du Firmament de Firminy. Matmatah, le 16 novembre à 20h30 à La Forge au Chambon-Feugerolles CharlÉlie Couture, le 10 novembre à 20h30 au Firmament à Firminy Plus d'infos sur le festival : Les Oreilles en Pointe

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Kumbia Boruka fait chalouper le monde

Sono mondiale | Avec son nouvel album en poche, La Vida Se Vive, le groupe Kumbia Boruka a repris la route et sévit sur toutes les scènes qu'il foule.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 mars 2017

Kumbia Boruka fait chalouper le monde

Si notre région a pris un tram' de retard dans la vague nu-cumbia qui déferle depuis quelques années dans les clubs et festivals (Dengue Dengue Dengue, le génial label de Buenos Aires ZZK, El Hijo de la Cumbia, Bomba Estereo...), avec le Mexicain Hernán Cortés ce rythme sud-américain calorifère a fini par se trouver ici un ambassadeur prêt à relever le défi. Avec un certain succès avec notamment un album La Vida Se Vive qui suit un mini-album sorti à l'été 2016n entérine l'idée que cette musique aussi chaloupée qu'elle peut être psyché prend place dans le paysage local. Illustration ce samedi avec une date de leur tournée au Cristal de Roche-la-Molière. Cette percée ne doit rien au hasard : déjà, par la personnalité et le parcours du leader de la bande, l'accordéoniste Hernán Cortés, venu de Monterrey où la scène cumbia est vivace. Là-bas, aux percussions, il a fait ses armes au sein d'orchestres reconnus, à commencer par celui de

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Divas

Sono mondiale | Audacieux pari, la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani fait cohabiter sur scène le répertoire de deux grandes voix qu’a priori rien ne rapproche (...)

Niko Rodamel | Jeudi 12 janvier 2017

Divas

Audacieux pari, la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani fait cohabiter sur scène le répertoire de deux grandes voix qu’a priori rien ne rapproche : celle de Fairouz, artiste libanaise considérée comme l’une des plus grandes chanteuses du monde arabe et celle de Barbara, la singulière et mystérieuse interprète parisienne (Göttingen, L’aigle noir, Ma plus histoire d’amour…) disparue il y a trente ans déjà. Ce sont sans doute les arrangements de l’accordéoniste Daniel Mille qui parviennent à connecter des mélodies libanaises et françaises. Entre Occident et Orient, l’accordéon, la guitare, le violon, les percussions et les deux ouds participent ensemble à l’alchimie qui opère autour de la voix de la chanteuse. Dorsaf Hamdani poursuit un long tour de champ depuis la sortie en 2013 de l’album sobrement intitulé Barbara-Fairouz et réalise un vrai tour de force, parvenant à jeter des ponts entre le spleen de la première et le romantisme oriental de la seconde. Une parenthèse musicale à savourer le vendredi 27 janvier au Majestic, à Firminy.

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Les rubans du patrimoine pour Roche-la-Molière

Patrimoine | La commune de Roche-la-Molière vient de recevoir le prix des Rubans du patrimoine au niveau départemental pour la rénovation des salons et de la cour de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 8 décembre 2016

Les rubans du patrimoine pour Roche-la-Molière

La commune de Roche-la-Molière vient de recevoir le prix des Rubans du patrimoine au niveau départemental pour la rénovation des salons et de la cour de leur château. Ce prix, lancé en 1994 sous le nom de "Villes et Villages gagnants", récompense avec des prix nationaux, régionaux et départementaux, des communes qui ont entrepris des travaux de rénovation et de mise en valeur de leur patrimoine bâti. Concernant le château de Roche-la-Molière, ce sont plus d'1, 1 M d'Euros qui a été investi dans ces travaux depuis 2002. Retrouvez l'ensemble des opérations lauréates ici.

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Le concert de Cali aux Oreilles en Pointe reporté au 20/11

MUSIQUES | Par un communiqué, l'organisation du festival Les Oreilles en Pointe a annoncé le report du concert de Cali et de Nyna Loren au dimanche 20 novembre à 20h30 (...)

Nicolas Bros | Jeudi 3 novembre 2016

Le concert de Cali aux Oreilles en Pointe reporté au 20/11

Par un communiqué, l'organisation du festival Les Oreilles en Pointe a annoncé le report du concert de Cali et de Nyna Loren au dimanche 20 novembre à 20h30 à la Forge au Chambon-Feugerolles. Les billets en date du 17 novembre restent valables pour le 20 novembre. L'organisation précise également que le concert de Barbara Weldens le 17 novembre à 20h30 est maintenu. Plus d'infos sur le site du festival.

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Arno : « Il n'y a plus de rock'n'roll »

MUSIQUES | Après trente-deux albums studio, Arno est revenu en humain, tout simplement. Recentré sur la voix, la guitare, la basse et la batterie, Human Incognito est un album qui laisse apparaître une certaine nostalgie mais qui conserve l'énergie qui a fait le succès du plus grand rocker belge. Rencontre épique avec le très direct Arno, avant sa venue aux Oreilles en Pointe 2016.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Arno : « Il n'y a plus de rock'n'roll »

Vous dites que vous êtes un voyeur de l'être humain et que vous absorbez tout ce qui se passe autour de vous. C'est tout ceci qui vous aide à écrire ? L'être humain est mon inspiration pour faire de la musique et pour écrire des textes. Comme je l'ai toujours dit, je suis influencé par tout ce qu'il fait de bien mais aussi de mal. Tout le bazar qu'il peut faire. On vit peut-être pour le moment comme dans les années 30. Je n'ai pas vécu cette décennie mais de ce que je sais de l'histoire, on se retrouve dans le même bazar... Le conservatisme est en érection comme la Tour Eiffel. Mais ce n'est pas seulement en Europe. Quand tu regardes ce qu'il se passe en Amérique, avec une figure comme Donald Trump pouvant devenir président des États-Unis... il y a cinq ans c'était impossible. « Quand je m'ennuie, je suis dans les bars et c'est très mauvais pour mon foie. » Est-ce que les attentats ont provoqué une réaction des artistes du côté de la Belgique ? Il n'y a rien eu du tout. Nous ne sommes pas dans les années 60... Aujourd'hui, il n'y a plus de rock'n'roll. Il n'y a plus de révolution d

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Sur les rives de la Méditerranée

MUSIQUES | Titi Robin est un artiste en marge pour qui le métissage des cultures et donc des musiques est une simple réalité. Il forme avec le musicien marocain Mehdi Nassouli un duo qui ne reconnaît pour toute frontière que les rives de la Méditerranée. Leur rencontre offre à nos oreilles un diamant sonore dont l’Opsis sera l’écrin lors d’une soirée à ne pas rater.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Sur les rives de la Méditerranée

Depuis plus de six ans, Titi Robin poursuit patiemment la réalisation d’un triptyque singulier et ambitieux, l’amenant à enregistrer un disque dans chacun des trois pays dont la culture le fascine par-dessus tout : l'Inde, la Turquie et le Maroc. Il s’agit d’une démarche très originale qui consiste à rendre aux cultures qui l'ont tant influencé ce qu'il estime leur devoir, privilégiant le répertoire de musiciens locaux et pour chaque enregistrement une maison de disque locale. Titi Robin : « Ce projet est un geste vers toute cette culture des rives de la Méditerrannée, plus particulièrement celle du Maroc à travers Mehdi Nassouli qui est un symbole vivant pour son pays. Quelles soient berbères, gnawis, arabes, andalouses ou africaines, ces cultures ont beaucoup apporté au monde. Avec l’amour et la fierté de ses racines, Mehdi reste complètement ouvert sur le monde sans aucune contradiction. » Racines Sorti l’an passé, Taziri est donc un disque d’une étonnante richesse qui semble retourner aux racines du blues, celui de l'Afrique du nord-ouest, dans lequel Titi Robin et Mehdi Nassouli dialoguent dans une grande complicité artistique et une

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Libres

Des Fourmis dans les Mains | Avec déjà quatre albums au compteur, Des Fourmis dans les Mains continue à mettre l’énergie du rock et la liberté du jazz au service de la poésie française. Douce gifle dont la puissance n’enlève rien à la sensibilité, le groupe cultive ses envolées lyriques où les cascades de mots livrent bataille à des projections de notes dans une valse percutante, bavarde mais pas avare de sens profond. L’écriture de son leader, Laurent Fellot, met en résonance l’ordre implacable de la nature et le désordre de nos vies, dans des chansons-histoires où l’imaginaire se joue de la réalité. Rencontre.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Libres

A l’écoute de vos chansons l’importance donnée à la voix, donc au texte, saute aux oreilles… Je ne veux surtout pas m’enfermer dans des textes trop courts et avec le texte parlé, je peux raconter encore plus de choses. Mais c’est vrai, je reconnais que je suis très bavard ! Les chœurs qui habillent le texte sont autant une façon d’explorer la voix qu’un moyen de contrebalancer le texte parlé. On se rapproche presque du chant lyrique, c’est très jouissif à faire, même sur scène. Par moment la voix te fait plus vibrer que l’instrument. Vos textes sont malmenés par le vent, les pluies diluviennes mais aussi l’oubli et le regret, dans un monde qui semble au final plutôt tourmenté… Dans ce que j’écris ressort forcément un ressenti par rapport au monde dans lequel je vis, que je digère et restitue avec ma propre sensibilité. Ecrire permet souvent de se resituer soi-même, de se demander si l’on est libre de faire ce que l’on veut, si l’on peut encore vivre ses envies sans un regard extérieur parfois inquisiteur et surtout si l’on a encore la force de changer les choses. On perçoit aussi dans vos textes une fort

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Engagée

MUSIQUES | Avec ses chansons qui, en huit langues, constitue un voyage sensible au cœur de la pluralité culturelle camerounaise, la belle Kareyce Fotso viendra défendre les couleurs de son dernier album, Mokte, dans le cadre singulier de l’église de Planfoy.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Engagée

Surnommé "l’Afrique en miniature" en raison de sa diversité géographique, humaine et culturelle, le Cameroun compte plus de trois cents groupes ethniques et dialectes différents. En ce sens, Kareyce Fotso est une digne représentante de ce pays d’Afrique centrale : née au sein d'une famille bamiléké, elle sera élevée par une famille béti, tribu descendant des bantous. Depuis ses débuts, la chanteuse façonne ses chansons avec les cultures qui l'ont nourrie, signant des textes qui interpellent entre gravité et ironie, toujours empreints d’une émotion sincère. Dans la plus pure tradition, Kareyce accompagne sa voix intense d’une guitare, d'une sanza, d'un tambour de bois ou de sonailles, mais son modernisme donne finalement à entendre un folk-blues africain très personnel. Après Mulato (2009) et Kwegne (2010), les douze titres de Mokte, majoritairement enregistrés au studio Moto Records de Yaoundé, font mouche et marquent dans l’évolution de Kareyce Fotso une certaine maturité artistique. Just believe Artiste engagée, la musicienne est aussi une femme en colère, notamment contre le tribalisme qui sclérose la société africa

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Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Rencontre | L'auteure-compositrice-interprète Émily Loizeau est revenue en 2016 avec un projet très intime : Mona. Un dyptique avec une pièce de théâtre mais aussi un album magnifique qu'elle présente avec ses cinq musiciens sur scène pour les Oreilles en Pointe. Au Chambon-Feugerolles, elle apportera lumière, espoir et humanisme à travers ses textes et sa musique enjôleurs.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Mona est un projet basé sur une création de théâtre musical ? Oui, tout à fait. Je suis allée toquer à la porte du 104 à Paris (ndlr : grand lieu de création et de production) pour cette création. Je ne savais pas encore de quoi j'allais parler. J'avais écrit cette histoire deux ans auparavant comme une nouvelle. Mais je ne pensais pas particulièrement à l'adapter pour la scène. J'avais simplement envie d'écrire autrement pour mon prochain album, par exemple créer une bande originale de film. Mais j'avais aussi envie de remettre un pied dans le théâtre. Du coup, écrire une pièce, un spectacle pour lequel je devais écrire une musique était la solution. Je voulais que la démarche d'écriture de ce nouvel album soit de servir une histoire, une narration et une scénographie. Qu'une chanson serve une émotion, éclaire une situation, se mette en retrait, ... qu'elle permette à un personnage de s'exprimer autrement qu'en parlant, que des passages instrumentaux qui puissent transporter l'émotion. Et puis, j'ai décidé d'adapter Mona, cette histoire que j'avais déjà écrite, tout en la transformant pour la scène. J'ai commencé à écri

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