Le Musée d'Art Moderne et Contemporain s'exporte en Chine

International | Pour fêter les 30 ans du MAMC (Musée d'Art Moderne et Contemporain) de Saint-Étienne et l’ouverture récente au public du Musée d’art de l’Université de Tsinghua à Pékin, les deux institutions s’associent dans le cadre de l’exposition "De Monet à Soulages : chemins de la modernité (1800-1980)".

La rédaction | Jeudi 18 mai 2017

Photo : Pablo Picasso, La paix pour les peuples, 1951, foulard. Collection du MAMC © Succession Picasso


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Couleur critique

Art contemporain | Après plus de six mois de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole a réouvert ses portes à la mi-mai, proposant pas moins de quatre nouvelles expos à découvrir d’ici à la fin de l’été… Et gratuitement, s’il vous plaît. Tour d’horizon.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Couleur critique

Frapper un grand coup, en présentant quatre expos temporaires pour sa réouverture. Frapper un deuxième grand coup, en proposant une visite libre gratuite pour tous les publics durant tout l’été. Frapper un troisième grand coup, en exposant des artistes aux œuvres remuantes, étonnantes, peut-être même, dérangeantes. À Saint-Étienne, le MAMC a repris du service avec la manière, ouvrant ses portes sur une lecture du monde contemporain en mutation, qui se révèle dans toute sa dureté et parfois même, son absurdité. Peu vue en Europe jusqu’ici, une rétrospective de l’œuvre foisonnante d’Hassan Sharif retrace ainsi en 150 œuvres le parcours engagé et critique de cet artiste émirati, devenu l’un des plus influents du monde arabe. Pionnier de l’art conceptuel au Moyen-Orient, né en Iran, formé à Londres avant de rentrer s’installer à Dubaï et d’y passer la plus longue partie de sa vie, Sharif, plasticien polyvalent, a développé durant quatre décennies un corpus d’œuvres ayant très fortement contribué à changer le paysage artistique de son pays. Hassan Sharif artiste dubaïote polyvalent et critique de la société de consommation L’exposition rétrospective,

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35 15 Vintage

ARTS | Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

35 15 Vintage

Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur processus de création et leur raison d’être en lien avec leurs contextes territoriaux. Nous vivons et grandissons tous avec des objets esthétiques et fonctionnels, sans toujours prendre conscience que le design fait partie de notre quotidien depuis plusieurs générations. Témoins de leur époque, mobilier, appareils ménagers et outils de communication reflètent les évolutions de notre société. Formes, coloris et matières marquent chaque décennie de leur empreinte et s’inscrivent dans notre mémoire collective : la cocotte en fonte Le Creuset, l’iconique tabouret translucide Tam Tam, le kitchissime Minitel aux côtés des premiers Macintosh, la déferlante Tupperware ou encore la saga des appareils électriques de la firme SEB, du moulin à café au grille-pain en passant par la yaourtière ! L’exposition aborde l’évolution de l’habitat par le prisme des expérimentations qu’ont menées designers et architectes qui, dès l’après-guerre, ont souhaité inventer la ville du futur. Les photographies de Jean-Louis Schoellkopf et de It

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Le design domestiqué

Expo | André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Le design domestiqué

André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà quelques-uns des grands noms que l'on trouve dans l'exposition Déjà-vu. Le design dans notre quotidien. Avec sa sélection de 300 œuvres tirées des collections du Musée d'art moderne et contemporain, cette proposition nous embarque dans un parcours qui nous démontre la place que le design a eu sur les objets qui ont peuplé notre quotidien depuis le milieu du XXe siècle. Petit plus, l'expo ne se contente pas d'être un reflet du passé, mais permet, grâce à la mise en place d'ateliers au fil de la visite et d'un laboratoire de création en fin de parcours, de préparer le monde de demain, celui post-crise sanitaire. Tout un programme qui trouvera un écho avec la prochaine Biennale du design (28 avril au 22 août 2021) dont le thème annoncé est Bifurcations. Déjà-vu. Le design dans notre quotidien, du 16 décembre 2020 au 22 août 2021 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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Ça matche !

ARTS | Approcher les œuvres du Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+) de manière ludique, c'est le but du nouveau jeu mobile "Trouve ton œuvre sœur". Un bon moyen de découvrir les collections du musée de manière originale, qu'on soit petit ou grand.

La rédaction | Mercredi 21 octobre 2020

Ça matche !

Développant des outils destinés à amener le plus grand nombre à découvrir ses collections, le MAMC propose un nouveau jeu mobile : "Trouve ton œuvre sœur" ! Ce dernier vient compléter l’appli mobile du musée disponible depuis 2017. Avec "Trouve ton œuvre sœur", on est invité à effectuer une visite de manière interactive en répondant à une quinzaine de questions qui permettent de définir notre profil, comme dans un test de personnalité. À la fin du questionnaire "Trouve ton œuvre sœur" nous fait matcher avec une œuvre présentée au MAMC+. Un indice visuel apparaît sur l'écran. À nous ensuite de nous promener dans les salles du musée pour retrouver notre œuvre sœur ! Créer le selfie le plus réussi Une fois l’œuvre retrouvée, le jeu nous donne la révélation, explique pourquoi ce tableau, cette sculpture ou cet objet nous correspond et nous propose ensuite de nous prendre en selfie avec elle. Un concours Instagram permet ensuite de désigner

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Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Art contemporain | Alors qu’il réouvre ses portes après 3 mois et demi de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne présente une nouvelle expo dédiée à l’artiste américain Robert Morris, coorganisée avec le Mudam Luxembourg. "The Perceiving body", une véritable expérience immersive.

Cerise Rochet | Mercredi 8 juillet 2020

Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Deux décennies, 14 œuvres, sept espaces, pour une constellation plutôt qu’une rétrospective. Puiser dans l’œuvre colossale de Morris, et exposer les exemples les plus éclairants de son travail sur la perception, et le rapport entre le corps et l’art. Pas de cheminement chronologique donc, mais une déambulation à travers le parcours intellectuel de l’artiste durant les années 60 et 70, ses certitudes, ses doutes, ses remises en question… Ses nouvelles certitudes. Neutralité et permutation Première salle, première création, comme un point de départ. Ici, Morris déboulonne les principes même de l’art sculptural, et s’inscrit avec force dans le courant minimaliste. Œuvre composée de trois formes en L identiques, faites de contreplaqué et peintes en grises, Untitled (3Ls) expérimente le concept de répétition modulaire, et celui de permutation. Morris, lui, n’a fait que les dessiner, avant de déléguer leur réalisation, sur le modèle industriel. Le L, pensé comme la forme la plus simple et la plus neutre possible, annule de fait la notion de composition, au profit d’une duplication et d’une disposition en station « couché », « assis », debout ». Il invite

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Une biennale pour la jeune création à Saint-Étienne

Art contemporain | Saint-Étienne va accueillir en juin 2020 un nouveau rendez-vous national d'art contemporain avec une biennale dédiée à la jeune création. Organisée par (...)

La rédaction | Mercredi 8 janvier 2020

Une biennale pour la jeune création à Saint-Étienne

Saint-Étienne va accueillir en juin 2020 un nouveau rendez-vous national d'art contemporain avec une biennale dédiée à la jeune création. Organisée par l'ESADSE (École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne), le MAMC (Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole) et Art Press (revue internationale de référence dans le monde de l'art actuel), l'événement s'intitule : Après l'école : biennale Art Press des jeunes artistes. Cette première édition réunira une quarantaine d'artistes dans deux lieux, le MAMC et le Campus Manufacture, et sera financée par Saint-Étienne Métropole, l'État (via la Direction générale de la création artistique au sein du ministère de la Culture) et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Art Press sortira à cette occasion un numéro spécial qui tiendra lieu de catalogue. Niko Rodamel & Nicolas Bros Après l'école : biennale Art Press des jeunes artistes, juin 2020 à Saint-Étienne

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La galerie Pasqui a ouvert ses portes

Nouveau lieu | Le monde des galeristes stéphanois est en perpétuelle effervescence. Pas un trimestre ne passe sans qu'une annonce d'ouverture ou d'agrandissement ne (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 octobre 2019

La galerie Pasqui a ouvert ses portes

Le monde des galeristes stéphanois est en perpétuelle effervescence. Pas un trimestre ne passe sans qu'une annonce d'ouverture ou d'agrandissement ne pointe le bout de son nez. Dans la catégorie "nouvelles galeries", c'est au tour de Pasqui de voir le jour, du côté de la rue des Creuses (déjà célèbre pour la galerie Ceysson & Bénétière qui déménagera bientôt en face de la Comédie de Saint-Étienne mais également pour la toute récente galerie TAG). Lancée par deux amis, Agnès Court et David Pasquinelli, ce nouveau lieu d'exposition est entièrement dédié à l'art contemporain avec une démarche artistique assumée. « Les oeuvres que nous proposons sont celles qui nous plaisent, explique simplement Agnès Court. Pour l'ouverture de la galerie qui s'est déorulée le 24

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La Galerie Berthéas investit un nouvel espace à Saint-Étienne

Galerie | La Galerie Les Tournesols de la famille Berthéas va ouvrir un nouvel espace d'exposition et de ventes fin octobre, en face du cinéma Le Camion Rouge à proximité de la place Chavanelle. Un lieu couvrant une surface totale de plus de 1 700 m² qui sera dorénavant dédié à l'art contemporain et notamment à la figuration libre, le narrative art et le street art, les spécialités de la maison.

Nicolas Bros | Mercredi 28 août 2019

La Galerie Berthéas investit un nouvel espace à Saint-Étienne

Saint-Étienne confirme petit à petit sa position de ville de province possédant une concentration non négligeable de galeries d'art privées et associatives. Dernière preuve en date du dynamisme de cette activité dans la préfecture ligérienne, le choix de la Galerie Berthéas d'investir dans un nouvel espace de 1 700 m² situé rue Étienne Mimard, en lieu et place d'un ancien concessionnaire automobile fermé depuis plusieurs années. « Nous sommes très enthousiastes concernant ce nouveau projet, assure Alain Berthéas, le dirigeant des Galeries Berthéas-Les Tournesols. C'est un lieu exceptionnel, avec d'énormes possibilités d'aménagements pour nos activités. » L'entreprise stéphanoise exploite déjà plusieurs lieux à Saint-Étienne (show-room situé rue Notre-Dame et des espaces d'exposition et de vente place Maxime Gorki), à Paris (une galerie de 140 m² rue de Turenne, dans le Marais) et à Vichy (une galerie de 800 m² dans le centre-ville). Mais ce nouvel investissement constitue une nouvelle orientation majeure pour le groupe. « Ici se déroulera le cœur

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Ici et maintenant

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Ici et maintenant

En résonance avec la quinzième Biennale d'art contemporain de Lyon, Mathias Isouard installe ses étonnantes machines interactives sur le site de l'Assaut de la Menuiserie. Au cœur d'une expérimentation empirique et sensorielle de dispositifs-instruments, l'artiste interroge les interactions entre matérialité et immatérialité qui se jouent dans les technologies digitales, mettant en œuvre les principes de visualisation et de sonification d'un lieu ou d'un matériau, à la frontière des dimensions physiques et acoustiques du réel. Matières génératives de Mathias Isouard, du 14 septembre au 12 octobre à l'Assaut de la Menuiserie, Saint-Étienne

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La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Cirque québécois | Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La (...)

Nicolas Bros | Mercredi 26 juin 2019

La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La Comédie de Saint-Etienne pour le Festival des 7 Collines. En bonus, ils nous chantent aussi un peu de Gilles Vigneault à l'occasion de la La Fête nationale du Québec !

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Volumes

Musée | Avec Au seuil de soi, l'artiste français Gyan Panchal met en scène des volumes massifs où les matériaux sont réduits à leur plus simple expression, ainsi que (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Volumes

Avec Au seuil de soi, l'artiste français Gyan Panchal met en scène des volumes massifs où les matériaux sont réduits à leur plus simple expression, ainsi que des objets glanés en milieu rural devenus presque méconnaissables. Une invitation à déambuler parmi une trentaine d'oeuvres dans une succession d'atmosphères très épurées. Gyan Panchal, jusqu'au 22 septembre, Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole

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Boire au naturel

Vins nature | C'est une première : un salon des vins nature à Saint-Étienne. Ursa Minor et le bar associatif Chez Lulu proposent un rendez-vous où on pourra découvrir une (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Boire au naturel

C'est une première : un salon des vins nature à Saint-Étienne. Ursa Minor et le bar associatif Chez Lulu proposent un rendez-vous où on pourra découvrir une sélection de vins naturels proposés par 30 vignerons présents, une conférence de Dominique Hutin (journaliste à France Inter), des concerts (dont un de Lion In Bed, groupe stéphanois de pop indie regroupant l'ex-Angil, Mickaël Mottet et la chanteuse Schérazed). Bref, un joli rendez-vous en perspective dans les locaux indus d'Ursa Minor. On vous rappelle que l'abus d'alcool reste dangereux pour la santé, soyez raisonnable. La Fulchine, samedi 18 mai à Ursa Minor à Saint-Étienne, quartier Bellevue

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André Téchiné : « Entre la fidélité au réel et au cinéma, j’ai choisi le cinéma »

ECRANS | André Téchiné place sa huitième collaboration avec Catherine Deneuve sous un signe politique et cosmique avec "L’Adieu à la nuit". Où l’on apprend qu’il aime la fiction par-dessus tout…

Vincent Raymond | Mercredi 24 avril 2019

André Téchiné : « Entre la fidélité au réel et au cinéma, j’ai choisi le cinéma »

Pourquoi avoir choisi d’aborder ce sujet ? Comme toujours, c’est la conjonction de plusieurs choses. On part souvent d’un roman qu’on adapte à l’écran ; là j’avais envie d’une démarche inverse, de partir de tout le travail d’enregistrement, d’entretiens et de reportages fait par David Thomson sur tous ces jeunes qui s’engageaient pour la Syrie et sur ces repentis qui en revenaient. Comme c’était de la matière brute, vivante, et qu’il n’y avait pass de source policière ni judiciaire, j’ai eu envie de mettre ça en scène ; de donner des corps, des visages, des voix. Dans les dialogues du film, il y a beaucoup de greffes, d’injections qui viennent de la parole de ces jeunes radicalisés. Mais j’avais envie que ça devienne un objet de cinéma : la fiction, c’était pour moi le regard sur ces radicalisés de quelqu’un de ma génération et, par affinité, avec Catherine Deneuve — car j’ai fait plusieurs films avec elle — et parce qu’elle incarne un côté Marianne, français. Et puis je voulais que ce soit intergénérationnel. Avec Léa Mysius

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"L'Adieu à la nuit" : Muriel, ou le temps d’un départ

ECRANS | Une grand-mère se démène pour empêcher son petit fils de partir en Syrie faire le djihad. André Téchiné se penche sur la question de la radicalisation hors des banlieues et livre avec son acuité coutumière un saisissant portrait d’une jeunesse contemporaine. Sobre et net.

Vincent Raymond | Mercredi 24 avril 2019

Printemps 2015. Dirigeant un centre équestre, Muriel se prépare à accueillir Alex, son petit-fils en partance pour Montréal. Mais ce dernier, qui s’est radicalisé au contact de son amie d’enfance Lila, a en réalité planifié de gagner la Syrie pour effectuer le djihad. Muriel s’en aperçoit et agit… Derrière une apparence de discontinuité, la filmographie d’André Téchiné affirme sa redoutable constance : si le contexte historique varie, il est souvent question d’un “moment“ de fracture sociétale, exacerbée par la situation personnelle de protagonistes eux-mêmes engagés dans une bascule intime — le plus souvent, les tourments du passage à l’âge adulte. Ce canevas est de nouveau opérant dans L’Adieu à la nuit, où des adolescent·es en fragilité sont les proies du fondamentalisme et deviennent les meilleurs relais des pires postures dogmatiques. Grand-mère la lutte Sans que jamais la ligne dramatique ne soit perturbée par le poids de la matière documentaire dont il s’inspire, L’Adieu à la nuit

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Chinoiseries !

Design | Cette année, quatre mégalopoles chinoises sont invitées d’honneur de la Biennale design de Saint-Étienne.

Cerise Rochet | Mardi 2 avril 2019

Chinoiseries !

À l’ouest, Saint-Étienne. 171 924 habitants (chacun compte), connue pour son Allez les Verts, ses anciennes mines et sa manufacture d’armes. A l’est, Shenzhen, 12 millions d’habitants et 1e zone économique de Chine ; Shanghaï, 24 millions d’habitants et figure mondiale de la mode ; Pékin, 21, 7 millions d’habitants et capitale de l’Intelligence Artificielle ; et Wuhan, 10, 6 millions d’habitants et fer de lance du développement urbain. Point commun entre l’ouest et l’est ? Dit comme ça, pas grand-chose, c’est certain. Et pourtant. Peut-être ces mégalopoles nous ressemblent-elles bien plus qu’on ne pourrait le croire. D’ailleurs, la Chine ne fut-elle pas elle-aussi une grande terre de charbon ? Et que penser des millions de Chinois qui chaque jour se déplacent à vélo, alors que c’est ici, à Saint-Étienne, qu’est né le premier cycle français ? Pour sûr, l’Histoire nous apprend que les similarités entre les deux territoires sont au bout du compte très importantes, malgré ce que l’on pourrait croire. Mais c’est finalement dans le présent, que l’on peut très certainement trouver… le plus grand terrain d’entente. Le design au cœur du développement

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Chine : 1 200 m² en "Équi-Libre"

Biennale design | La Chine est le pays invité d'honneur de la 11e Biennale internationale design de Saint-Étienne. C'est avec l'exposition "Équi-Libre", pensée par Fan Zhe, que le public découvre l'évolution du design en Chine à travers les objets ou encore l'architecture de ville telles que Shanghai ou Shenzhen...

Nicolas Bros | Vendredi 22 mars 2019

Chine : 1 200 m² en

« C'est la première fois que le design chinois est mis en avant dans une exposition dédiée » explique d'emblée avec fierté Fan Zhe, commissaire de l'exposition Équi-Libre, dans l'aile des bâtiments H. Avec enthousiasme, l'artiste chinois a pensé une exposition divisée en trois parties chronologiques, afin de décrire avec précision et éléments formels, l'évolution des objets quotidiens utilisés par la société chinoise à travers l'histoire. En pénétrant dans cette présentation, on débute par le "passé", une époque difficile où les objets se faisaient plutôt sommaires, avec des utilisations simples. « Les objets ont évolué selon les besoins, explique Fan Zhe. L'idée de l'exposition est de créer un chemin du design chinois qui permet de rentrer dans la vie quotidienne des Chinois. » On retrouve dans la partie "passé" des objets au design efficace et épuré, des réveils-matin, des assiettes, une télévision, une machine à coudre... Cette première sélection de 70 objets nous plong

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Focus Chine

ARTS | Équi-libre Équi-libre, panorama de la situation actuelle du design chinois, présente la naissance d’un design chinois qui accompagne la (...)

Article Partenaire | Mardi 19 mars 2019

Focus Chine

Équi-libre Équi-libre, panorama de la situation actuelle du design chinois, présente la naissance d’un design chinois qui accompagne la croissance de la consommation intérieure du pays. Consciente des enjeux de la société contemporaine, dont l’articulation du développement économique autour des équilibres environnementaux, la nouvelle génération de designers se nourrit des spécificités de la société. Entre histoire, présent et futur, ceמּe exposition témoigne de la période fertile pour les formes et les objets de la culture chinoise, aux prémices de leur émergence sur la scène du design mondial. La route du design chinois Afin de relier le public européen à la culture matérielle chinoise, Fan Zhe propose un parcours à travers une sélection d’objets qui ont marqué la vie quotidienne chinoise depuis la création de la nouvelle Chine et le passage progressif à une économie de marché. Design au présent Le design chinois est en pleine émergence : ceמּe partie recense un ensemble de typologies d’objets (design produit, grands prix du design, arts & c

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What a wonderful world

Design | L'exposition "Design & Merveilleux" se poursuit au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole pendant la Biennale. Une belle occasion de se faire raconter l'histoire du design sous un angle inédit.

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

What a wonderful world

En étroite collaboration avec le Centre Pompidou, le musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole réunit pour l’exposition Design et merveilleux une centaine d’objets issus des collections publiques françaises, racontant une histoire inédite du design où l’ornement ouvre sur la notion de "merveilleux". En dialogue permanent avec la nature depuis l’Antiquité, l’ornement passera sous le rouleau compresseur de la standardisation inhérente aux logiques de production de masse du début du XXème siècle, avant de refaire surface en Italie dans les années quatre-vingt. Mais à l’aube du troisième millénaire, avec son lot de logiciels de simulation, de machines à commande numérique ou d’imprimantes 3D, l’avènement du numérique redistribue les cartes et insuffle à l’ornement une dimension de forme animée, au croisement des sciences informatiques et de la biologie. Au final, l’exposition donne à voir un remarquable cabinet de curiosités dans une ambiance zen et lumineuse étonnamment poétique, au fil des œuvres d’une cinquantaine d’artistes, designers et architectes contemporains. Design et merveilleux / De la nature de l’ornement, jusqu'a

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Une nouvelle galerie d'art à Saint-Étienne

Art contemporain | La galerie d'art stéphanoise Ceysson & Bénétière lance un nouveau projet du côté du quartier créatif en transformant l’ancien bâtiment de l’Afep en galerie d'art de 1 500 m². Ouverture prévue au début de l'année 2020.

Nicolas Bros | Mardi 12 février 2019

Une nouvelle galerie d'art à Saint-Étienne

Saint-Étienne est décidément une ville dynamique d'un point de vue culturel. Une nouvelle annonce vient d'être effectuée en mairie ce lundi matin. La galerie d'art stéphanoise Ceysson & Bénétière, déjà présente physiquement dans la ville, via un local commercial situé rue des Creuses (mais également à New York, Luxembourg et Paris), va investir les anciens bâtiments de l'Afep (Association forézienne d'écoles de production) situés à proximité du Zénith et de La Comédie de Saint-Étienne. Sur une surface de 1 500 m², le projet prendra la forme d'une galerie-"lieu de vie" comprenant des espaces d'exposition mais également un café-restauration et une librairie. « C'est une galerie d'art mais le but est qu'à terme cela devienne une plateforme, un vrai lieu artistique, de consommation, de contemplation et de discussion autour de l'art, détaille Loïc Bénétière, un des co-dirigeants de la structure. Une galerie, les gens ont tendance à l'oublier, c'est un lieu ouvert à tous, gratuit. Le côté commercial est bien entendu important pour faire vivre notre lieu, car nous n'avons pas de subvention, nous sommes un lieu privé. Mais c'est important que le public vienne. S'install

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Une Biennale pour tous

Biennale Design 2019 | À travers son programme très fourni, la Biennale design 2019 de Saint-Étienne nous promet de voir, participer et penser avec pour objectif de "proposer à chacun une place à la grande table du monde" selon sa commissaire principale Lisa White. De belles promesses pour l'événement phare de la région stéphanoise qui a, déjà, 20 ans.

Nicolas Bros | Jeudi 17 janvier 2019

Une Biennale pour tous

Me You Nous - Créons un terrain d'entente, voici le thème retenu pour la Biennale internationale design de Saint-Étienne 2019, qui se déroulera du 21 mars au 22 avril. Un fil conducteur qui se veut fédérateur et inclusif pour l'ensemble des acteurs de cet événement incontournable : designers, artistes, chercheurs, entreprises et bien entendu, public invité notamment à participer à de nombreux ateliers cette année. « Par sa thématique, la Biennale va répondre à des interrogations sociétales importantes tout en continuant son rôle de défricheur et en étant tout autant territoriale qu'internationale » assure Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne. Un arc-en-ciel du design actuel et futur Avec la ferme volonté d'ouvrir au maximum ses portes à toutes et tous, la Biennale espère attirer envrion 300 000 visiteurs cette année. « Faire du design un objet grand public » voilà l'ambition affichée d'emblée par Thierry Mandon, le tout nouveau directeur de la Cité du design stéphanoise. Pour y parvenir, les 10 000 m² du site Manufacture seront exploités, avec de nombreuses expositions et rencontres. Sous le commissariat principal de la Franco-a

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Damien Deroubaix décoiffe le MAMC

Musée | Dans le cadre de son trentième anniversaire, le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole présente conjointement pas moins de cinq nouvelles expositions, défendant des thématiques qui se répondent intelligemment ou se télescopent délicieusement. Headbangers Ball met à l’honneur le travail de Damien Deroubaix, un artiste stéphanois de coeur à (re)découvrir absolument.

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Damien Deroubaix décoiffe le MAMC

Après les expositions consacrées à Valérie Jouve et Jean-Michel Othoniel, le MAMC+ a donc choisi d’offrir une carte blanche à Damien Deroubaix, autre artiste issu du terreau artistique local connaissant un succès international amplement justifié. L’œuvre du plasticien est à la fois singulière par sa patte dadaïquement trash truffée de références ironiquement graves, et plurielle par son étonnante variété formelle. Les multiples sources d’inspiration de l’artiste prennent corps au travers d’une grande diversité de techniques mises en œuvres : peinture à l’huile et aquarelle, gravure et tapisserie, sculpture ou encore installation. Sous le bienveillant commissariat de Martine Dancer-Mourès, conservatrice en chef du patrimoine, Deroubaix a pensé de A à Z cette exposition qui lui offre l’occasion de présenter des oeuvres inédites et de définir sa propre vision de la peinture. La visite commence par une sorte d’antichambre où sont livrées quelques clés de l’univers du peintre, une pièce dans laquelle est présenté un foisonnement de dessins préparatoires, de croquis, de collages et de carnets d'inspirations, témoignant dans un joyeux foutoir (le chaos ?) des nombreuses recherches eff

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Best of

ARTS | Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Best of

Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail pile-poil pour clôturer la programmation fleuve de son trentième anniversaire. Des toiles de Monet, Courbet, Matisse, Picasso, Soulages ou Dubuffet qui témoignent des circonvolutions de l’histoire de la peinture française depuis deux siècles, sur « les chemins de la modernité ». De Monet à Soulages, du 1er décembre 2018 au 17 février 2019, Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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La Chine invitée d'honneur de la prochaine Biennale

Design | La Chine sera le pays invité d'honneur de la prochaine Biennale internationale design de Saint-Étienne qui se déroulera du 21 mars au 22 avril 2019. (...)

Nicolas Bros | Mardi 26 juin 2018

La Chine invitée d'honneur de la prochaine Biennale

La Chine sera le pays invité d'honneur de la prochaine Biennale internationale design de Saint-Étienne qui se déroulera du 21 mars au 22 avril 2019. Ce sera l'occasion pour ce pays de présenter un panel global de sa créativité en matière de design. Ainsi, dans le cadre du réseau des Villes Créatives UNESCO dont elle fait partie, Saint-Etienne invite quatre villes chinoises également membres de ce club "sélect" à proposer des œuvres : Pékin, Shangai, Shenzhen et Wuhan. Hangzhou, Ville Créative d'artisanat sera également de la partie. Le commissariat et la scénographie de cette exposition ont été confiés à Fan Zhe, un artiste chinois qui travaille notamment pour développer les coopérations artistiques et culturelles entre la France et la Chine via différents projets dont l'ex Collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) devenu le Parc International Cévenol. Le communiqué de presse évoque « une exposition qui se composera de trois grandes parties, avec un panorama actuel du design chinois, qui permettra au visiteur d'appréhender les différences entre les deux cultures par le design et une partie plus prospective qui envisagera le design futur au travers de grands enjeux

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Tsunami

Art contemporain | Depuis ses premiers accrochages dans les années 80, on ne compte plus les expositions personnelles ou collectives de Jean-Michel Othoniel. Régulièrement (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 juin 2018

Tsunami

Depuis ses premiers accrochages dans les années 80, on ne compte plus les expositions personnelles ou collectives de Jean-Michel Othoniel. Régulièrement invité à créer des œuvres in situ dans des sites historiques, le plasticien honore de nombreuses commandes publiques ou privées et jouit d’une belle reconnaissance dans les plus prestigieux musées de la planète. Othoniel, c’est l’enfant du pays, formé en partie à Saint-Étienne, installé à Paris et infatigable globe-trotter. Pour autant, l’homme ne renie pas les origines de sa vocation : sa sensibilité esthétique et son histoire restent intimement liées au territoire qui l’a vu naître en 1964, reconnaissant aux musées stéphanois un rôle essentiel dans son chemin vers l’art. Spécialement conçue dans le cadre du trentième anniversaire du MAMC+, Face à l’obscurité est la troisième exposition personnelle de Jean-Michel Othoniel au sein du musée. Toujours pétries de poésie et de mystère, ses installations se font plus intimes, ouvertement autobiographiques, plus sombres aussi. Faisant dialoguer œuvres anciennes et créations plus récentes, Othoniel laisse entrevoir une certaine inquiétude fac

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Grand angle

Photographie | Le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole n’en finit pas de fêter son trentième anniversaire. L’exposition consacrée à l'artiste indien Anish Kapoor laisse la place à deux nouvelles expositions qui mettent à l’honneur la photographie, avec notamment les images de Valérie Jouve.

Niko Rodamel | Mercredi 2 mai 2018

Grand angle

Appelouse de naissance, Valérie Jouve expose son travail pour la toute première fois au MAMC. Egalement vidéaste et réalisatrice, la photographe construit depuis le début des années quatre-vingt-dix une œuvre singulière, interrogeant la présence humaine dans la ville avec un angle documentaire pétri d’empathie. La démarche est avant tout intuitive, l’artiste préférant partager ce qu’elle-même ressent plutôt que de chercher à faire comprendre. « C'est par l'émotion que l'image photographique engage les spectateurs dans ce monde » affirme-t-elle. Pour l’exposition Formes de vie, Valérie Jouve présente conjointement un film et une sélection de photographies figurant des êtres et des lieux. L’accrochage rassemble et rapproche des images inédites réalisées à Saint-Étienne par le passé et d’autres, plus récentes. La photographe laisse ainsi poindre une silencieuse et intime conversation avec sa région. Quand on arrive en ville La seconde exposition, Vues urbaines, présente des œuvres peu montrées d’une dizaine de photographes dont Günther Förg, Jochen Gerz, Laurent Gueneau, Nigel Henderson, Ito Josué, Rajak Ohanian ou Wolf Vostell. Bala

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Plus de 30 000 visiteurs pour Anish Kapoor

Art moderne et contemporain | L'exposition du Britannique Anish Kapoor au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, dans le cadre des 30 ans de l'établissement (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 mars 2018

Plus de 30 000 visiteurs pour Anish Kapoor

L'exposition du Britannique Anish Kapoor au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, dans le cadre des 30 ans de l'établissement stéphanois, a fait le plein. Plus de 30 000 visiteurs se sont pressés au MAMC+ depuis novembre 2017 pour découvrir les œuvres de My Red Homeland. Pour celles et ceux que cette présentation intéresserait, il leur faudra se presser avant le dimanche 8 avril et la fermeture de cette expo-événement pour le démontage et la préparation de nouvelles expositions, notamment de la photographe Valérie Jouve (dès le 19 mai) et de l'artiste sculpteur d’origine stéphanoise, internationalement reconnu, Jean-Michel Othoniel (dès le 26 mai). Parallèlement, l'exposition des collections Considérer le monde restera accessible au public à tarif réduit pendant cette période d'installation.

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Le Foreztival allonge la liste

Festival | Après Keny Arkana, Panda Dub Circle live, Matmatah et Roméo Elvis le Foreztival continue d'égrener la programmation de sa nouvelle édition qui se (...)

Nicolas Bros | Mardi 20 mars 2018

Le Foreztival allonge la liste

Après Keny Arkana, Panda Dub Circle live, Matmatah et Roméo Elvis le Foreztival continue d'égrener la programmation de sa nouvelle édition qui se déroulera les 3, 4 et 5 août 2018 à Trelins dans le Forez. C'est donc au tour de Danakil, groupe incontournable de la scène reggae française, Chinese Man feat. Youthstar & ASM, les chantres du hip-hop anglais Foreign Beggars, le projet techno minimal Hungry 5 de Worakls, N'to & Joachim Pastor mais également aux Africains de BCUC (Bantu Continua Uhuru Consciousness) et Kog & The Zongo Brigade d'allonger la liste des artistes présents dans le Forez cet été. Foreztival #14, les 3, 4 et 5 août 2018 à Trelins

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Des caisses aux cimaises

Art moderne et contemporain | Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole fête en grande pompe son trentième anniversaire, proposant simultanément une singulière exposition du Britannique Anish Kapoor et une abondante sélection d’œuvres puisée dans les propres collections de l’institution. Deux très bonnes raisons de redécouvrir le MAMC !

Niko Rodamel | Mardi 28 novembre 2017

Des caisses aux cimaises

Les prémices de l’aventure remontent à l’année 1833 avec la création du Palais des Arts qui deviendra plus tard le Musée d’Art et d’Industrie. Dès 1947, le Conservateur Maurice Allemand met en place une politique tournée vers l’art moderne, posant les bases de la collection de l’actuel MAMC+. En 1944, Pablo Picasso lui-même offrira au Musée Nature morte, pot, verre et orange. Les premières acquisitions notoires seront celles des Nymphéas de Claude Monet en 1924, de Selfportrait d’Andy Warhol en 1973 ou encore Trois femmes sur fond rouge de Fernand Léger en 1983. La création d’un nouveau bâtiment devient très vite une évidente nécessité. Après la visite du Président de la République François Mitterrand un mois plus tôt, le Musée d’Art Moderne sera officiellement inauguré le 10 décembre 1987 en présence du Ministre de la Culture François Léotard, Bernard Ceysson devenant alors directeur de l’un des premiers musées d’art contemporains créés hors de la capitale. Une dimension internationale Dans les années quantre-vingt-dix, d’importantes donations contribueront à hisser la collection du Musée à un niveau international. En tr

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Aurélie Voltz est la nouvelle directrice du MAMC

Tête de culture | À 44 ans, Aurélie Voltz vient d'être nommée directrice générale du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole. Elle prendra ses fonctions dès le (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 septembre 2017

Aurélie Voltz est la nouvelle directrice du MAMC

À 44 ans, Aurélie Voltz vient d'être nommée directrice générale du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole. Elle prendra ses fonctions dès le 1er octobre et succédera à Martine Dancer, directrice par intérim de l'institution depuis le mois de janvier 2017. LA nouvelle directrice générale a notamment été directrice des Musées de Montbéliard (Doubs/région Bourgogne-Franche-Comté), commissaire indépendante à Berlin, assistante d'exposition à l'ARC-Musée d'art moderne de la Ville de Paris, "chief curator" au Palais de Tokyo à Paris jusqu'en 2004 et responsable de la programmation de ce même établissement jusqu'en 2006. En arrivant à Saint-Étienne, elle s'appuiera sur Martine Dancer et Agnès Lepicard (nouvelle conservatrice du patrimoine en charge du département des collections et arrivée en juillet 2017 à ce poste) afin de mettre en place l'ensemble des expositions et événements qui vont jalonner l'année du trentième anniversaire de l'institution muséale dès le mois de novembre.

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Anish Kapoor pour les 30 ans du MAMC

Art | En 2018, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fête ses 30 ans. À cette occasion, c'est une année riche en expos et événements que les équipes de l'institution muséale ont concoctée, avec notamment la venue du célèbre Anish Kapoor mais également l'occasion de forger une exposition très dense, en s'appuyant sur l'ampleur colossale des collections de ce "musée référence".

Nicolas Bros | Jeudi 7 septembre 2017

Anish Kapoor pour les 30 ans du MAMC

Le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne va avoir 30 ans. Édifiée sur les plans de l'architecte Didier Guichard et sous l'impulsion de François Dubanchet (maire de Saint-Étienne entre 1983 et 1994), l'institution muséale fut inaugurée le 10 décembre 1987. Sur ses quelques 3 000 m² de surface d'exposition, le musée aura vu défiler les oeuvres des plus grands noms de l'art et se sera enrichi au fil des années d'une collection de plus de 20 000 pièces. Afin de fêter dignement ces trois décennies, c'est une programmation inédite qui est prévue dès le 10 novembre 2017 et s'étirant jusqu'à la fin de l'année 2018. Pour débuter, c'est une "star" de l'art contemporain qui viendra proposer son travail aux yeux des Stéphanois. Du 10 novembre au printemps 2018, l'artiste plasticien britannique Anish Kapoor aura carte blanche dans la grande salle centrale du bâtiment et proposera la découverte de son installation My Red Homeland ainsi que des oeuvres inédites, encore jamais montrées. Cette première exposition a été rendue possible notamment grâce aux bonnes relations qu'entretiennent Lorand Hegyi, directeur du MAMC jusqu'en 2016, et l'artiste anglais.

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Mémoires géographiques

Galerie | En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Mémoires géographiques

En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images dans lesquelles photographie et sculpture s’entremêlent, interagissent et se confrontent au-delà de leur influence réciproque. L’artiste explore différentes formes de construction et d’inachèvement dans un paysage où la présence même du photographe donne aux images produites leur caractère factuel, les figeant dans le temps précis de l’acte photographique. L’artiste s’interroge également autour de la porosité qui répète et déplace une histoire, un lieu et son contexte géographique. Entre mémoire et oubli, parfois, l’abandon. La photographe précise : « C’est au travers de voyages à l’étranger que je développe des intrigues mettant en tension la question de l’image comme sculpture, où l’on ne sait plus ce qui se construit de ce qui s’affaisse. » Les Répliques du Lointain, par Élénah Salah, du 9 septembre au 7 octobre, à l’Assaut de la Menuiserie, au 11 rue Bourgneuf

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Calogero et Indochine passeront par Saint-Étienne en 2018

MUSIQUES | Le Grenoblois Calogero et le groupe Indochine repartent en tournée au cours de l'année 2018. Ils effectueront chacun un passage en terres (...)

Nicolas Bros | Vendredi 9 juin 2017

Calogero et Indochine passeront par Saint-Étienne en 2018

Le Grenoblois Calogero et le groupe Indochine repartent en tournée au cours de l'année 2018. Ils effectueront chacun un passage en terres stéphanoises. Calogero passera le samedi 26 mai à 20h au Zénith de Saint-Étienne dans le cadre de son Liberté Chérie Tour (places déjà en vente) et Indochine le vendredi 20 Avril 2018 à 20h également au Zénith pour son 13 Tour (places en vente dès le 21 juin).

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Cirque, cinéma et prohibition

Cirque | La vitalité créatrice du cirque, qui, aujourd'hui, est bien loin d'être un art mineur, crée des formes inédites. Les créateurs circassiens empruntent volontiers (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 7 juin 2017

Cirque, cinéma et prohibition

La vitalité créatrice du cirque, qui, aujourd'hui, est bien loin d'être un art mineur, crée des formes inédites. Les créateurs circassiens empruntent volontiers des matériaux, des codes aux autres arts. Ils reprennent, réactivent, décalent des techniques, des concepts qu'ils se réapproprient. La compagnie the Rat Pack bouscule dans son spectacle Speakeasy, la pratique circassienne en empruntant des techniques cinématographiques, en détournant les références et clichés des films de gangsters dans lesquels le club est un lieu clé où règne une ambiance close, sombre. C'est cet univers reconstitué tel un plateau de cinéma, avec des accessoires d'époque comme le sol en damiers, les meubles Art déco, qui donne son nom au spectacle. Le Speakeasy était un bar clandestin du temps de la prohibition où on demandait aux clients de baisser la voix pour commander de l'alcool. Les six artistes performatifs de la compagnie passionnés par toutes les formes de création artistique, réussissent, par un énorme travail d'expression corporelle inspiré des films muets, à conjuguer parfaitement les arts du cirque et du cinéma et nous font avec jubilation "leur" cirque. Speakeasy

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Les grosses têtes au musée

ARTS | Parmi les expositions en place au Musée d'Art Moderne et Contemporain, il en est une qui étonne, impressionne et questionne à la fois. L’artiste catalan (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 mai 2017

Les grosses têtes au musée

Parmi les expositions en place au Musée d'Art Moderne et Contemporain, il en est une qui étonne, impressionne et questionne à la fois. L’artiste catalan Jaume Plensa est venu installer deux séries inédites d’œuvres monumentales dans l’espace central du musée. Réalisées entre 2015 et 2016, les déformations sculpturales Lou, Laura Asia, Wilsis, Mar et Julia représentent cinq visages féminins aux yeux fermés, cinq têtes en fonte de fer de 4 à 5 mètres de hauteur et pesant chacune près de 3 tonnes, dont l’apparence change selon le point d’observation. Jaume Plensa tiraille le regard du visiteur entre 2D et 3D, altérant malicieusement son point de vue au gré des déambulations parmi les cinq belles endormies parées d’un noir lisse et profond. Pour autant, une des particularités du travail de l’artiste espagnol est aussi de chercher à faire entrer la lumière dans la sculpture, laquelle reste le plus souvent pleine, compacte et donc impénétrable. Comme en témoignent les deux autres pièces, Laura et Lou, créées en 2017, deux volumineuses têtes d’acier inoxydable qui se font face. Jaume Plensa, jusqu’au 17 se

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L’atout de Babel

Sono mondiale | Le château de Saint-Victor égraine l’air de rien une programmation annuelle de qualité à raison d’un nouveau concert chaque mois. Lorsque la météo en permet (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 mai 2017

L’atout de Babel

Le château de Saint-Victor égraine l’air de rien une programmation annuelle de qualité à raison d’un nouveau concert chaque mois. Lorsque la météo en permet l’usage, l’amphithéâtre, originellement à ciel ouvert puis couvert en 1999, est d’ailleurs avec son étonnante acoustique un écrin délicat propice à l’écoute. Pour clore en beauté sa saison 2016-2017, le château accueille le Projet Schinéar, savant mélange de musiques traditionnelles mû par l’énergie brute du rock. Selon les textes sacrés, le mot Schinéar décrit à la fois le lieu et le moment où fut construit la Tour de Babel. Tout un symbole. Le son du groupe repose sur un inhabituel assemblage d’instruments, entremêlant Balkans, Moyen-Orient et Asie. Musicien traditionnel, Li’ang Zhao joue du Erhu et du Zhonghu, respectivement violon et alto chinois à deux cordes. Grand voyageur, Maxime Vidal est à la mandole kabyle, aux percussions et au chant de gorge. On retrouve enfin Denis Spriet à l’accordéon et aux compositions. Le Projet Schinéar se veut un laboratoire d’expérimentation et de création autour des musiques traditionnelles du monde, cherchant à recréer le temps d’un concert, un moment et un territoire : le Schinéar ori

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Le design à l'écran

Design | À l'occasion de la Biennale du design, le Musée d'art moderne et contemporain jette un regard croisé sur les liens entre design et cinéma (et d'autres arts)... Une exposition restreinte à peu de salles mais digne d'intérêt.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 5 avril 2017

Le design à l'écran

Moins importante en "quantité" que nous l'espérions, l'exposition Popcorn est néanmoins une exposition réussie sur le plan qualitatif... Elle entrecroise art, cinéma et design en trois temps, respectivement dédiés aux thématiques du travail, de la conquête spatiale et du western. Rappelons que le design et le cinéma sont nés à peu près en même temps (en 1851 pour le design avec une exposition au Crystal Palace à Londres défendue par Sir Henry Cole ; en 1895 pour le cinéma avec la première projection des frères Lumière) et qu'ils partagent, à leurs débuts, la même réputation de sous-disciplines artistiques. Le cinéma est rattaché aux attractions et spectacles forains et le design au monde un peu sombre et encrassé de la technique et de l'industrie ! Bref, c'est en sortant peu à peu des « bas-fonds » que le cinéma comme le design gagneront leurs lettres de noblesse, qui ne sont plus remises en question aujourd'hui... Le travail à l'oeil Bizarrement, c'est la partie la moins "fun" de l'exposition (comparée au glamour du western et aux rêveries quasi enfantines de la conquête spatiale et des voyages sur la Lune) qui a le plus retenu notre attention : c

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Les mythes, l’œil et les sensations

ARTS | Le Musée d'art moderne et contemporain présente trois artistes encore peu connus du grand public. Soit trois univers plastiques différents nous entraînant aux confins des mythes, des dispositifs de vision et de familles hybrides imaginaires.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 30 novembre 2016

Les mythes, l’œil et les sensations

J'étais saoulé d'images » lance abruptement Jérémy Demester lors de la présentation de son exposition à la presse. « J'ai donc consulté et acheté des livres anciens, des traités ésotériques, dont les images ne sont pas répertoriées ni reproduites sur Internet. » Le jeune artiste, né à Digne en 1988, s'intéresse, depuis plusieurs années, aux traces visuelles les plus anciennes et les plus rares, aux rites Vaudou du Bénin où il s'est rendu à plusieurs reprises, aux sculptures antiques et aux ruines, « à ce qui libère de l'intérieur des statues le sacré qu'elles contiennent ». Une vingtaine de petites gravures à l'eau forte constituent le cœur de son exposition (pour laquelle il a reçu le Prix des partenaires 2016 du MAMC). Certaines d'entre elles ont été agrandies et partiellement repeintes... Chaque image est composée d'une trame irrégulière de points bleus, à la manière des techniques de tatouage. Les figures hybrides de Jérémy Demester, issues de diverses mythologies ou religions, semblent ainsi constituées d'une matière pulvérulente et fragile. A quoi tient une représentation se demande-t-on devant ces œuvres ? A peu de choses, mais à des

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Chinese Man à Saint-Étienne en mars 2017

MUSIQUES | Alors que son deuxième album Shikantaza (cinq ans après Racing with the Sun) est attendu au début du mois de février 2017, le groupe marseillais Chinese Man (...)

Nicolas Bros | Lundi 14 novembre 2016

Chinese Man à Saint-Étienne en mars 2017

Alors que son deuxième album Shikantaza (cinq ans après Racing with the Sun) est attendu au début du mois de février 2017, le groupe marseillais Chinese Man vient d'annoncer qu'une date de sa prochaine tournée passerait par le Fil. High Ku, Sly et Zé Matéo seront donc sur la scène de la SMAC stéphanoise le jeudi 16 mars en compagnie de Youthstar et Green T & FP, les 2 chanteurs du groupe A State of Mind. Une date à la Coopérative de mai à Clermont-Ferrand avait été initialement prévue ce même 16 mars, mais, cette dernière étant annulée, ce sera bien sur la scène stéphanoise que les Marseillais viendront distiller leurs beats. Cependant, que les Clermontoises et Clermontois se rassurent, le trio reviendra en Auvergne en juin 2017 pour le festival Europavox.

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La plus noble conquête de l’homme

ARTS | L’exposition Et lui devant ! Cheval et sociétés à travers le monde au musée des Civilisations de Saint-Just-Saint-Rambert invite à s’interroger sur nos liens au cheval, animal qui a joué un rôle primordial dans l’organisation de nombreuses sociétés en Orient comme en Occident. A voir absolument. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 3 mai 2016

La plus noble conquête de l’homme

« La plus noble conquête que l’homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal », cette phrase du Comte de Buffon, naturaliste du XVIIIe siècle, ouvre la nouvelle exposition temporaire du musée des Civilisations de Saint-Just-Saint-Rambert, et souligne son idée phare : aucun autre animal n’a eu d'impact aussi important sur la vie des hommes et la structuration de leurs sociétés. À l’heure contemporaine, notre rapport au cheval s’est transformé. L’équidé est devenu un compagnon, un vecteur de sport et loisirs, mais il y a peu, son rôle était primordial au sein de différentes cultures. L’exposition s’arrête au Forez et va jusqu’en Asie (Inde, Chine…) et Afrique. Au fil de son histoire auprès des hommes, cet animal a été un outil de communication, s’est révélé indispensable lors des guerres, et a inlassablement travaillé pour nourrir, enrichir, le genre humain. Le cheval a eu et a encore une symbolique forte dans bon nombre de sociétés, évoquant tantôt la puissance, tantôt la fertilité et même l’au-delà. Désolé, j'avais équitation Près de soixante-dix œuvres et objets (dont de magnifiques sculptures du XXe mais aussi de l’époque Han 206

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Griot urbain

MUSIQUES | Après plus de deux cents concerts dans toute la France (et quelques belles récompenses) avec le spectacle Conte & Soul, l’inépuisable Patrice (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 mai 2016

Griot urbain

Après plus de deux cents concerts dans toute la France (et quelques belles récompenses) avec le spectacle Conte & Soul, l’inépuisable Patrice « Pat » Kalla s'est engagé dans une toute nouvelle aventure musicale. Le spectacle La Légende d'Eboa King est une réécriture très actuelle de contes traditionnels africains, habillée d’un mix de soul, de hip-hop et de sonorités africaines. Le personnage d’Eboa King fait référence au griot-chanteur camerounais Eboa Lotin, figure emblématique de la parole douala. Le groove reste foncièrement urbain, Pat s’est entouré d’une belle équipe de musiciens, la rythmique guitare-basse-batterie déploie une énergie jubilatoire que viennent renforcer les cuivres avec leur coloration so funky, le tout habillé par le timbre inimitable du Fender Rhodes. Le spoken word du chanteur traduit toute l’influence qu’exerce sur son disciple francophone le poète et musicien américain Gil Scott-Heron, précurseur du rap. Rien de très étonnant : bien que né à Lyon, Patrice Kalla a été nourri au makossa et à l’afrobeat dès son plus jeune âge. Les chiens ne font pas des chats. Niko Rodamel Pat Kalla, le 21 mai à 18h, Musée d’Art Mo

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Quand on a 17 ans

ECRANS | Des ados mal dans leur peau se cherchent… et finissent par se trouver à leur goût. Renouant avec l’intensité et l’incandescence, André Téchiné montre qu’un cinéaste n’est pas exsangue à 73 ans.

Vincent Raymond | Mercredi 30 mars 2016

Quand on a 17 ans

Autant l’avouer, on avait un peu perdu de vue Téchiné depuis quelques années : le cinéaste a pourtant tourné sans relâche, mais comme à son seul profit (ou en rond), s’inspirant volontiers de faits divers pour des films titrés de manière la plus vague possible — La Fille du RER, L’Homme qu’on aimait trop — à mille lieues de ses grandes œuvres obsessionnelles et déchirantes des années 1970-1990, de ses passions troubles, lyriques ou ravageuses. Comme si le triomphe des Roseaux sauvages (1994), puisé dans sa propre adolescence, avait perturbé le cours initial de sa carrière… Cela ne l’a pas empêché d’asséner de loin en loin un film pareil à une claque, à une coupe sagittale dans l’époque — ce fut le cas avec Les Témoins (2007), brillant regard sur les années sida. Le chenu et les roseaux De même que certains écrivains trouvent leur épanouissement en se faisant diaristes, c’est en prenant la place du chroniqueur que Téchiné se révèle le plus habile, accompagnant ses personnages de préférence sur une longue période, les couvant de l’œil pour mieux suivre leur(s) métamorphose(s), l’

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L'ombilic du dessin au Musée d'art moderne et contemporain

ARTS | Le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne propose simultanément cinq nouvelles expositions, toutes passionnantes. La plus troublante d'entre elles, "Intrigantes incertitudes", est consacrée à l’inquiétante étrangeté du dessin contemporain.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 16 mars 2016

L'ombilic du dessin au Musée d'art moderne et contemporain

Chez les grands artistes classiques, le dessin servait surtout d'esquisse, d'étape intermédiaire de travail... À posteriori, nous sommes déjà touchés par la fragilité des traits et des figures, par le désir naissant et hésitant de l’œuvre à venir. Cette fragilité propre au dessin, les artistes contemporains s'en saisissent souvent pour représenter une incertitude non plus de forme, mais de fond. L'incertitude du médium rejoint l'incertitude même des choses, leur inquiétante étrangeté, notre difficulté à les appréhender de manière claire et distincte. « Même si le dessin est mimétique, comme on dit, écrivait Jacques Derrida, reproductif, figuratif, représentatif, même si le modèle est présentement en face de l'artiste, il faut que le trait procède dans la nuit. Il échappe au champ de la vue. » Lorand Hegyi, directeur du MAMC, a rassemblé une quarantaine d'artistes internationaux pour son exposition consacrée au dessin : « Intrigantes Incertitudes, écrit le commissaire, explore la question du doute et de l’incertain. Le visiteur est invité à parcourir les "royaumes intérieurs" des artistes, peuplés de questions, de fantômes et de rêves, e

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Les artistes et l'objet

ARTS | Le Musée d'art moderne et contemporain, bientôt trentenaire, ouvre simultanément plusieurs expositions. Parmi elles : un projet inédit de Jacques Villeglé, et "Archéologie du présent", nouvelle présentation de ses collections qui fait la part belle à l'objet. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 1 mars 2016

Les artistes et l'objet

L'importante exposition Archéologie du présent rassemble cent cinquante œuvres pour la plupart issues des collections du Musée d'art moderne et contemporain. Des collections exceptionnelles, rappelons-le, comptant environ dix neuf mille œuvres et des ensembles importants concernant la photographie, l'abstraction américaine, la peinture allemande, ou encore des artistes comme Soulages ou Dubuffet... Sébastien Delot, commissaire de l'exposition, a pensé sa sélection en fonction de trois objectifs : un parcours historique des collections (de Picasso et ses œuvres cubistes à Claude Lévêque qui propose au Musée une installation inédite), une contextualisation des artistes exposés en parallèle (Jacques Villeglé et bientôt Anne & Patrick Poirier), un rappel de quelques-unes des grandes thématiques de l'art récent. L'une des thématiques fortes d'Archéologie du présent a trait notamment à ce curieux et essentiel "personnage" de l'art moderne et contemporain : l'objet. Le retour de l'objet En 1912, dans sa Nature morte à la chaise cannée, Picasso utilise un morceau de toile cirée dans son tableau. Et le Cubisme en génér

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iBiopics et colégram

ECRANS | Mélange de coups d’éclats, d’échecs cinglants, d’incessantes résurrections professionnelles et de drames personnels, la vie du fondateur d’Apple était de nature (...)

Vincent Raymond | Mardi 2 février 2016

 iBiopics et colégram

Mélange de coups d’éclats, d’échecs cinglants, d’incessantes résurrections professionnelles et de drames personnels, la vie du fondateur d’Apple était de nature à inspirer les esprits romanesques — d’autant plus titillés par son culte maladif du secret et son art consommé d’une communication maîtrisée. Hollywood ne pouvait rester indifférent à cette poule aux œufs, ou plutôt aux pommes d’or. Le petit écran fut le premier à s’intéresser au phénomène, avec Les Pirates de la Silicon Valley (1999) de Martyn Burke, tourné juste après le retour gagnant de Jobs aux manettes de la firme de Cupertino. Racontant sur un mode semi-drolatique l’émergence d’une nouvelle industrie, ce téléfilm se centre sur le portrait croisé des deux frères ennemis Bill Gates (Anthony Michael Hall) et Steve Jobs (Noah Wyle, le Dr Carter de la série Urgences). L’orignal apprécia tellement la performance qu’il invita Wyle à l’imiter à ses côtés, sur la scène de l’Apple Expo 2000. Jobs eut aussi droit à de nombreuses parodies ; la plus fameuse sous les traits de Steve Mobbs, patron de Mapple en 2008 dans l’épisode Les Apprentis Sorciers de la série

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Croire en son imagination

ARTS | Depuis six ans, le Musée d'art moderne et contemporain propose, via le prix annuel décerné par son club de partenaires, à un jeune artiste des arts (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 décembre 2015

Croire en son imagination

Depuis six ans, le Musée d'art moderne et contemporain propose, via le prix annuel décerné par son club de partenaires, à un jeune artiste des arts graphiques, vivant en France, d'exposer quelques œuvres, puis en acquiert une, à l'issue de ce temps d'accrochage. Après Agathe Pitié en 2014, c'est Pierre Seinturier qui s'y colle. Avec un parcours énigmatique au cœur du musée ou l'on plonge successivement entre les peintures, un diorama, des dessins ou encore des gravures, l'exposition proposée par Seinturier est un jeu de piste très complet, tel un cabinet de curiosités édifié par un talent émergent possédant déjà de l'expérience. Une exploration construite autour de quatre séquences distinctes mais cohérentes. Inspiré autant par la littérature que par l'architecture ou la musique (beaucoup de titres de ses œuvres sont des références à des chansons), le diplômé des Arts Déco s'amuse à nous prendre par la main et nous invite à fureter entre les dolomites ou à nous pencher sur des pastels sombres très cinématographiques. On retrouve du Hopper ou du Modiano, on plonge dans cette collection d'œuvres travaillant sur les couleurs, la lumière et la matière. « Chaque visiteur est le p

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Promenade en forêt

ARTS | Parmi les trois nouvelles expositions du Musée d'art moderne et contemporain, notre coup de cœur va au photographe coréen Bae Bien-U. Ses paysages sont tout simplement somptueux, tant sur le plan sensible que sur le plan formel. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 29 septembre 2015

Promenade en forêt

Quelles sont ces ombres longilignes qui glissent parmi la brume, ploient légèrement sous des halos de lumière, fantômes fragiles et puissants à la fois ? Ce pourrait être, au fond, des traits de peinture à la Franz Kline, des griffures d'espace pictural à la Hans Hartung ou des rythmes syncopés de plans à la Barnett Newman. Mais en l’occurrence il s'agit de troncs de pins photographiés par Bae Bien-U (né en 1950 en Corée), artiste pratiquant la photographie depuis les années 1970 et qui se concentre essentiellement sur le motif des forêts de pins depuis 1985. Notre questionnement un peu forcé, hésitant entre image vivante et peinture abstraite, correspond pourtant bel et bien à la tension présente dans les photographies (souvent de très grand format horizontal) de Bae Bien-U : une tension entre nature et abstraction, entre expérience phénoménologique et émotion esthétique plus distanciée, entre incarnation et fiction imaginaire. Pour parvenir à ces fins, le photographe distord son propre médium et déconstruit la perspective qui lui est, techniquement, inhérente : l'horizon est supprimé, le cadrage effectué à hauteur d'homme et resserré annule toute possibilité d

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Nicolas Brun : « Avoir une sensibilité artistique est essentiel dans ce métier»

ARTS | Derrière les expositions du Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne (MAMC), toute une équipe s’affaire afin d'installer et entretenir chaque œuvre présentée au public. Rencontre avec Nicolas Brun, régisseur technique du musée. Propos recueillis par Marlène Thomas

Marlène Thomas | Vendredi 24 juillet 2015

 Nicolas Brun : « Avoir une sensibilité artistique est essentiel dans ce métier»

Quel parcours professionnel avez-vous suivi ? Nicolas Brun : Je suis venu pour la première fois au Musée d’art moderne et contemporain pour mon stage de fin d’études, puisque j’ai passé un master professionnel dans les métiers du patrimoine à Saint-Étienne et un master de recherche en science de l’art à Metz. Depuis 2008-2009, je travaille sur les montages d’expositions. Ma titularisation est intervenue en 2011. Au sein de mon mon service, nous sommes trois techniciens et deux supérieurs hiérarchiques. Il y a aussi un pôle "courant fort, courant faible" comprenant un électricien et un éclairagiste qui s’occupent aussi du bon déroulement des conférences. J’ai toujours été passionné par l’art, j’ai écrit sur l’art et je suis aussi artiste plasticien parallèlement à mes activités professionnelles. Initialement, je voulais continuer la recherche mais sans être enseignant, donc je me suis tourné vers les métiers de la conservation. J’ai fait mon stage ici avec le conservateur de l’époque, mais je me suis vite rendu compte que j’avais besoin de plus d’action. Quatre mois après le début de mon stage, une grande exposition réunissant de nombreux artistes internat

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Un Moi(s) de cinéma #6

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo.

Christophe Chabert | Mercredi 3 juin 2015

Un Moi(s) de cinéma #6

Au sommaire de ce sixième numéro : • Cannes 2015 : bilan rapide • Loin de la foule déchaînée de Thomas Vinterberg • Vice Versa de Pete Docter • Une seconde mère d'Anna Muylaert

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Le MAM, sans dessus-dessous

ARTS | Le mois de juin va être chargé au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole. L’institution propose pas moins de cinq expositions à visiter. L’occasion de voyager sans se déplacer (enfin presque) en Italie, en Allemagne, en Russie, en Autriche et ainsi perdre ses repères… Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 2 juin 2015

Le MAM, sans dessus-dessous

En pénétrant le Musée d’art Moderne et contemporain, on explore, on traverse cinq univers qui se répondent et existent par eux-mêmes. Dans l’espace central, l’une des figures incontournables de l’Arte Povera, Giovanni Anselmo, voit une rétrospective lui être consacrée à travers plus de quarante ans de créations. Depuis la fin des années 1960, l’artiste italien réalise des sculptures à partir de matériaux naturels tels que le bois, le fer ou la pierre en utilisant leurs propriétés physiques pour suggérer des notions de pesanteur ou de gravité. Une mention spéciale est donnée pour l’installation Dove le stelle si avvicinano di una spanna in più mentre la terra si orienta, réactivée spécialement pour l’exposition à Saint-Étienne, qui invite le spectateur à flâner… Une déambulation qui le pousse vers d’autres expériences organiques. Passages est une exposition proposée par la fondation romaine «Volume !». Le projet culturel de celle-ci demande aux artistes d’aborder l’espace comme un organisme vivant avec ses propres particularités, son histoire, son adaptabilité. Il s’agit donc pour les expos

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L'homme, ce rêveur définitif

ARTS | Après le Futurisme, le Dadaïsme, le Constructivisme, l'historienne d'art Ulrike Kasper poursuit son exploration du 20e Siècle artistique sur la piste du rêve et de l'inconscient, à travers Sigmund Freud, André Breton et le Surréalisme. Une conférence qui s'annonce passionnante et dont nous déployons ici quelques enjeux. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 5 mai 2015

L'homme, ce rêveur définitif

«L'homme, ce rêveur définitif», comme le qualifie André Breton au début du premier Manifeste du Surréalisme en 1924, doit, afin de se libérer, se défaire se la logique, du plat réalisme de la vie quotidienne, des lois asphyxiantes de la rationalité... Pour cela, André Breton voit en Freud et la psychanalyse un appui et une ouverture formidables : «L'imagination est peut-être sur le point de reprendre ses droits. Si les profondeurs de notre esprit recèlent d'étranges forces capables d'augmenter celles de la surface, ou de lutter victorieusement contre elles, il y a tout intérêt à les capter...». La libido et ses puissances méconnues, l'inconscient et son fourmillement de pulsions et de désirs insoupçonnés, le rêve, cette «voie royale» pour parvenir à l'inconscient selon Freud, semblent à Breton et à ses comparses autant de possibilités pour renverser et étendre notre point de vue sur la psyché humaine, autant de possibilités de créativité et d'images nouvelles. Les surréalistes multiplient dès lors les récits de rêves, lancent des questionnaires sur l'amour ou la sexualité, usent de l'automatisme comme Freud de l'association libre des pensées, se passio

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