Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Festivals | La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a confirmé hier que les festivals du printemps et de l’été pourront avoir lieu en configuration assise et avec une limite de 5 000 personnes. Nous avons demandé à plusieurs organisateurs ligériens si cette nouvelle peut changer la donne ou pas dans leur activité.

Nicolas Bros | Vendredi 19 février 2021

Photo : © DR


Après l'annulation du Foreztival, il ne reste que peu de festivals finalement concernés par les annonces de la ministre de la Culture hier. Cette dernière a confirmé que les festivals debout pourront se tenir ce printemps et cet été, avec une jauge limitée à 5 000 spectateurs, tous assis.

Paroles & Musiques, pas vraiment concerné

A Saint-Etienne, le festival Paroles & Musiques, qui doit se dérouler du 18 au 23 mai prochain, n'est pas impacté par ces décisions. « Les annonces d'hier ne concernent pas vraiment P&M puisque nous sommes au mois de mai dans des salles fermées, explique Simon Javelle, directeur artistique qui reste positif quant à la réouverture des salles d'ici au mois de mai. Je suis toujours confiant sur la tenue du festival aux dates prévues. Nous avons fait tout ce qu'il fallait de notre côté pour que le festival puisse avoir lieu : tous les spectacles prévus en jauge assise, réduction de ces dernières à 60% de la normale afin de prévoir la distanciation, respect de toutes les mesures barrières avec un renfort de personnel sur les entrées-sorties et le placement, etc. »

La Rue des Artistes avait pris les devants

Du côté de la Rue des Artistes à Saint-Chamond qui a l'habitude d'accueillir des concerts allant jusqu'à 3500 spectateurs dans le parc Nelson Mandela, on avait prévu le coup avant même les dernières annonces. « Nous voulons maintenir une édition coûte que coûte car nous avons besoin de retrouver du lien avec nos bénévoles d'une part mais aussi car nous nous sommes rendu compte que le festival possède une utilité sociale forte sur le territoire, détaille Cynthia Fort, attachée de production de l'association Atout Monde qui organise le rendez-vous. Nous avions réfléchi à une autre version du festival en tenant compte des mesures qui étaient en vigueur avant le deuxième confinement avec une jauge assise limitée, des distanciations entre spectateurs, etc. Suite aux annonces de Mme Bachelot, nous avons désormais un cadre dans lequel nous allons pouvoir travailler. » Le festival couramiaud se déroulera donc bien en 2021, comme d'habitude, pendant le 3e week-end de juin. Il verra cette année sa capacité d'accueil passer de 3 500 à 700 spectateurs pour sa principale scène, avec 2 groupes par jour au lieu de 4 les vendredis et samedis et 2 le dimanche. Et là encore, l'équipe du festival avait déjà tout prévu. « Lorsque nous avions annoncé lors de l'annulation du festival en 2020 que nous allions reporter la programmation en 2021 », annonce Cynthia Fort. Vous pouvez retrouver cette programmation sur cette page.

7 Collines et Arcomik toujours d'actualité

Pour le festival des 7 Collines à Saint-Étienne, la confiance est également de mise. Pour Jean-Philippe Mirandon, rien n'empêche sa tenue potentielle. « Nous comptons bien faire le festival cet été, nous a-t-il expliqué. En principe, ça devrait être possible. »

Pour Farid Bouabdellah, directeur artistique du festival Arcomik, qui se déroule en avril prochain (du 15 au 25), les annonces de Roselyne Bachelot ne changent rien pour le moment. « Cela concerne les festivals d'été à grande jauge. Nous, nous attendons les décisions concernant les ouvertures des salles de théâtre et cinémas, car nous sommes davantage concernés par ces lieux-là. »

Le KFT pourra bien fêter ses 10 ans à Saint-Galmier

Enfin, signalons également que le KFT de Saint-Galmier, s'est quant à lui, réjoui des annonces de la ministre. Ce dernier peut maintenir sa soirée anniversaire pour fêter ses 10 ans le jeudi 10 juin prochain avec la présence de Jean-Marie Bigard, Sellig, Cartman ou encore Denis Maréchal. Grégory Cometti, directeur du théâtre, précise sur Facebook que « déjà plus de 600 places ont été vendues » sur les 800 qui composent la jauge prévue.

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Le retour de la bamboche

ACTUS | En 2021, la rentrée culturelle sera festive, ou ne sera pas… Pour mêler théâtre, musique et pampille, rendez-vous ce vendredi soir, à la Comédie de Saint-Etienne.

La rédaction | Jeudi 16 septembre 2021

Le retour de la bamboche

Cela fait partie des traditions qui avaient dû être abandonnées l’an passé, et que tout le monde est bien content de retrouver. Ce vendredi soir, sur le parvis de la Comédie, cap sur une soirée de fête et de retrouvailles, ouverte à tous ceux qui n'ont d'autres prétentions que celle de passer un bon moment. Dès 18 heures en accès libre, il sera possible d’assister à la projection d’un court-métrage, et également à une exposition de costumes. 30 minutes plus tard, cap sur une succession de spectacles, de la lecture musicale proposée par la promotion 31 de l’Ecole, au concert des Semelles Funky, en passant par deux spectacles tout publics mêlant humour et poésie, ainsi que par le désormais célèbre swing made in New Orléans des Po’Boys. Et, pour que la bamboche soit totale… Deux Food trucks, ainsi que le restaurant la Compagnie serviront les ravitaillements. Option bonus : il est aussi possible de venir avec son pique-nique. On dirait bien que le rideau se lève de nouveau… Vendredi 17 septembre dès 18 heures à la Comédie de Saint-Etienne. Entrée libre.

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Fêtes à plumes

Escapade | Ce week-end, on enfile son costume, et on fonce aux fêtes du Roi de L’Oiseau du Puy-en-Velay pour un joli et joyeux voyage dans le temps... Rendez-vous à la Renaissance !

Cerise Rochet | Mardi 14 septembre 2021

Fêtes à plumes

Il y a fort fort longtemps, avait lieu chaque année au Puy-en-Velay un concours d’archerie visant à désigner le meilleur archer de la cité. Les participants y tiraient l’oiseau, perroquet de plumes et de paille, tentant chacun à leur tour d’approcher leur flèche au plus près du cœur du piaf. La tradition, initiée au Puy en 1524, consistait à créer une émulation parmi les jeunes gens, capable de les détourner de la « lubricité et des tavernes »… Un vaste programme éducatif, en somme, d’autant que le vainqueur se voyait attribuer moults responsabilités : proclamé roi pour un an, autorisé à porter l’épée, il devenait en effet commandant d’une « compagnie de fusilhers et d’arquebuziers, avec sergeants et tambours », était exonéré d’impôts et détenait également les clés de la ville. Un week-end en immersion totale Pratiquée jusqu’à la Révolution puis abandonnée, cette tradition annuelle réapparut quelques siècles plus tard lors de la création en 1986 des fêtes du Roi de L’Oiseau, organisées au Puy le troisième week-end de septembre. Après une édition 2020 chamboulée par la crise (et la météo !), les festivités reprendront de plus belle cette année avec

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Virginie Tournebise, Auteure stéphanoise

Article Partenaire | Ancienne joueuse de tennis professionnelle, la Stéphanoise Virginie Tournebise a entamé à l’aune de ses 40 ans une formation en ferronnerie d’art et coutellerie, à l’atelier Foultier de Pont-Salomon. Un apprentissage dont elle tire aujourd’hui un ouvrage photographique accompagné de textes en fragments, Traverser. Elle signera lors de la prochaine Fête du Livre sur l'Espace Littérature locale et régionale à la Bourse du Travail, tout nouveau site de l’événement. Là-bas, on pourra découvrir chaque auteur grâce à une lecture et un entretien. L'ambiance y sera très amicale, le lieu jouxtant les Halles Mazerat, qui proposeront elles aussi de l'excellence, mais en nourritures terrestres. En référence au fil rouge design de l’édition 2021 et à quelques semaines de la Fête du Livre, rencontre, avec une sportive qui exprime ce qu’elle a dans le cœur.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Virginie Tournebise, 

Auteure stéphanoise

Virginie, pouvez-vous nous expliquer comment on passe du tennis à la forge et à la coutellerie ? Cela paraît surprenant… En réalité, ça ne l’est pas tant que ça. Lorsque j’ai quitté les courts, j’ai intégré le monde salarial, mais en travaillant toujours en lien avec le tennis : j’étais directrice d’une société de construction et d’entretien de terrain de tennis. Puis, j’ai eu envie d’être à mon compte, et j’avais besoin de quelque chose de manuel. Les sportifs ont besoin de beaucoup de choses je crois, ils sont curieux. En tout cas, moi, je le suis ! J’ai choisi la forge parce que je voulais créer, et puis pour le geste. Comme dans le tennis, ce métier sollicite le bras, la main, je savais que je pourrais retrouver des sensations assez proches de ce que j’avais connu comme joueuse de tennis. Mais j’ai aussi le sentiment que ce métier est venu à moi, au moins autant que je ne suis venue à lui. Il s’agit également d’un métier ancestral, et, on peut le dire, en voie de disparition. Est-ce que ce facteur a joué dans votre décision ? Il est vrai que d’une certaine manière, à 40 ans, j’avais envie d’un certain retour a

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Musilac tombe à l’eau

Festival | La nouvelle est tombée vendredi 2 avril, à midi pile : l’édition 2021 du festival, censée se dérouler du 8 au 11 juillet, est complètement annulée. Un terrible coup d’arrêt pour un événement qui va connaître une seconde année blanche consécutive.

Martin de Kerimel | Mercredi 9 juin 2021

Musilac tombe à l’eau

Quel choc ! C’est officiel : il n’y aura donc pas de Musilac pour animer les soirées du début de l’été prochain. La longue incertitude qui planait sur l’événement a pris fin vendredi 2 avril, à l’heure du déjeuner. On savait évidemment que la jauge limitée à 5 000 personnes, assises et distanciées, compliquait sévèrement l’organisation du festival, de même que la probable impossibilité d’y proposer une offre de buvette et de restauration – la source habituelle d’une bonne partie des recettes utiles. Un sondage laissait entendre que le public restait solidaire avec l’équipe, mais réfractaire à une formule de ce type. C’est-à-dire prêt à accepter des contraintes, mais presque unanimement hostile à l’idée d’un festival assis. Une étude était cependant encore en cours pour valider (ou non) la tenue d’un événement sous une autre configuration. Désormais, c’est sûr : rien ne sera possible. « La situation intenable pour nous » Les organisateurs se sont expliqués par le biais d’un communiqué : « Comme il y a un an, trop de choses sont contre nous : la situation sanitaire, tout d’abord, qui reste l’essentiel et dont nous comprenons bien à quel point elle est dif

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Sainté en "panoramusique"

Fête de la musique 21 | Après avoir maintenu sa Fête de la musique 2020 avec 25 heures de livestream depuis plusieurs salles de concerts stéphanoises, la Ville de Saint-Etienne (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Sainté en

Après avoir maintenu sa Fête de la musique 2020 avec 25 heures de livestream depuis plusieurs salles de concerts stéphanoises, la Ville de Saint-Etienne propose cette année huit lives depuis des lieux insolites du territoire pour une édition 2021 dite en « panoramique ». Ainsi les terrains de jeux des artistes locaux sélectionnés (dont DRK, Radikale Junkypop, Djemin, Claustinto, Louis Mezzasoma, The Architect, Les Fils de Jacob ou encore Les Mécanos) sont des toitures (celle de la Serre des Beaux-Arts), un bateau pour une croisière dans les Gorges de la Loire, le barrage du Gouffre d'Enfer ou la Demeure Chamoncel, en avant-première de son ouverture au public. Petit bonus, chaque video est introduite par une pastille « décalée » réalisée par les guides conférenciers de Ville d'art et d'histoire, afin d'en apprendre davantage sur le lieu où se déroule le concert. Fête de la musique 2021 de Saint-Etienne, sur www.saint-etienne.fr et sur le compte YouTube de la Ville jusqu'au 31 août 2021

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Viens voir les Cométiens !

Mise sur orbite | Maison des pratiques amateures, de l'émergence et du spectacle vivant, la Comète ouvrait ses portes le 4 janvier dernier, en lieu et place de l’ancienne Comédie. Véritable pépinière artistique dédiée au théâtre, à la danse et à la musique, ce nouveau haut lieu de la création artistique stéphanoise propose une formule inédite d’espaces partagés entre plusieurs structures.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Viens voir les Cométiens !

Installée au 7 avenue Emile Loubet depuis 1970, la Comédie de Saint-Étienne quittait son berceau en 2017 pour rejoindre le quartier créatif Manufacture Cité du design. Lorsque le départ du Centre dramatique national a été décidé en 2011, beaucoup ont craint le pire pour le quartier Tarentaize/Beaubrun, déplorant déjà la concentration de l’offre culturelle loin de l’hyper-centre, là où le Zénith avait déjà été rejoint par le Fil. Mais après trois années de travaux menés par l'équipe Vigier Architecte et Atelier 131 Architecture, le quartier prioritaire de la Politique de la Ville voit naître un tout nouveau lieu à vocation culturelle. Porté par le maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau et son adjoint aux Affaires Culturelles Marc Chassaubéné, l’établissement municipal poursuit l’objectif ambitieux de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Un nouvel outil, hybride et novateur, qui entend bien dresser des passerelles entre les artistes et faire naître de nouvelles formes de mutualisation au profit de la création. Visite des lieux Grouillant mille-feuilles de 5000 m² organisés sur cinq étages (dont 2000 m² réservés aux répétitions et à la formation),

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Un Stéphanois en finale d'un concours de création de jeux de société

ACTUS | Axel Deruyck a 26 ans et travaille dans un escape game stéphanois. Au-delà de son boulot, le jeune homme n'arrête pas de penser à créer des conditions de jeux (...)

Nicolas Bros | Mardi 11 mai 2021

Un Stéphanois en finale d'un concours de création de jeux de société

Axel Deruyck a 26 ans et travaille dans un escape game stéphanois. Au-delà de son boulot, le jeune homme n'arrête pas de penser à créer des conditions de jeux pour autrui. La preuve avec sa création : un jeu de société où les couleurs se mélangent. Ce dernier s'appelle Méli Colors. Avec 4 autres finalistes, la création du Stéphanois a été retenue parmi les 110 jeux reçus pour le concours organisé par la maison d'édition Widyka dont le vainqueur verra sa proposition éditer. Si jamais, si le jeu d'Axel n'est pas choisi, il n'abandonnera pas pour autant.« S'ils ne choisissent pas mon jeu, explique-t-il, je ferai en sorte que ce projet voit le jour d'une manière ou d'une autre. » Le public est appelé à voter avant le 12 mai à 11h sur ce site.

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Musilac tombe à l’eau

Festival | La nouvelle est tombée vendredi 2 avril, à midi pile : l’édition 2021 du festival, censée se dérouler du 8 au 11 juillet, est complètement annulée. Un terrible coup d’arrêt pour un événement qui va connaître une seconde année blanche consécutive.

Martin de Kerimel | Vendredi 2 avril 2021

Musilac tombe à l’eau

Quel choc ! C’est officiel : il n’y aura donc pas de Musilac pour animer les soirées du début de l’été prochain. La longue incertitude qui planait sur l’événement a pris fin vendredi 2 avril, à l’heure du déjeuner. On savait évidemment que la jauge limitée à 5 000 personnes, assises et distanciées, compliquait sévèrement l’organisation du festival, de même que la probable impossibilité d’y proposer une offre de buvette et de restauration – la source habituelle d’une bonne partie des recettes utiles. Un sondage laissait entendre que le public restait solidaire avec l’équipe, mais réfractaire à une formule de ce type. C’est-à-dire prêt à accepter des contraintes, mais presque unanimement hostile à l’idée d’un festival assis. Une étude était cependant encore en cours pour valider (ou non) la tenue d’un événement sous une autre configuration. Désormais, c’est sûr : rien ne sera possible. « La situation intenable pour nous » Les organisateurs se sont expliqués par le biais d’un communiqué : « Comme il y a un an, trop de choses sont contre nous : la situation sanitaire, tout d’abord, qui reste l’essentiel et dont nous comprenons bien à quel point elle est dif

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Saint-Etienne en short-list

Réouverture lieux culturels | Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : (...)

Nicolas Bros | Mercredi 24 mars 2021

Saint-Etienne en short-list

Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : Saint-Etienne a été sélectionnée parmi les trois villes désignées par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour tester le protocole sanitaire de réouverture au public des lieux culturels. « Nous sommes prêts, a précisé Gaël Perdriau. Comme nous l’avons été pour avancer sur les tests puis la vaccination. » Pour le moment, les conditions et les dates de ces tests, ne sont pas connues.

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Mode, éthique et pièces uniques : la sape change de camp

Fringues | En quelques années seulement, six friperies ont ouvert leurs portes à Saint-Étienne, proposant leurs pièces uniques à celles et ceux qui souhaitent se démarquer. Zoom sur ces sapeurs nouvelle génération.

Cerise Rochet | Mardi 8 décembre 2020

Mode, éthique et pièces uniques : la sape change de camp

Pour Sarah, tout a commencé il y a 15 ans, lors d’une première étude de marché lancée comme ça, pour voir. Dénicheuse de pièces vintages depuis toujours, la jeune femme se tâte alors à monter une boutique... Un projet long, qui va demander du temps, de la patience et de la réflexion. Et puis il y a 6 ans, tout s’accélère. Alors qu’elle est à la recherche d’un local, elle apprend que Banana’s, véritable institution stéphanoise, est sur le point de fermer ses portes. « J’ai aimé l’idée de laisser la lumière allumée dans ce magasin. Je n’ai pas repris l’affaire, je me suis simplement installée au même endroit, parce qu’en réalité, hormis le côté vintage qui fait le lien entre les deux boutiques successives, tout est assez différent », explique la modeuse. Ainsi, à la Belette, on vient trouver des vêtements anciens, de qualité car conçus pour durer, et qu’on ne verra pas chez tout le monde… We love vintage Ce que propose également Chloé, dernière-née de la fripe, qui a ouvert sa Dealeuse de Chiffons en septembre. D’abord lancée sur internet, sa boutique est aussi la concrétisation de sa passion pour la seconde main, la chine, et le besoin irrépressible

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7 prix littéraires malgré le report Fête du livre 2020

Littérature | Si la Fête du livre de Saint-Étienne a été reportée au printemps 2021, l'attribution des 7 prix littéraires qui lui sont affiliés a bien eue lieu. Voici la liste (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

7 prix littéraires malgré le report Fête du livre 2020

Si la Fête du livre de Saint-Étienne a été reportée au printemps 2021, l'attribution des 7 prix littéraires qui lui sont affiliés a bien eue lieu. Voici la liste des lauréats 2020 : - Grand Prix de Littérature de la Ville de Saint-Étienne : Thibault Bérard, « lauréat pour les qualités stylistiques, l'approche générationnelle originale et émouvante de son récit Il est juste que les forts soient frappés, publié aux éditions de L'Observatoire. » - Prix Littéraire Jeunesse de la Ville de Saint-Étienne : Gwenaël David « séduit le jury par la très grande actualité de son propos environnemental, sa tonitruante drôlerie et le caractère aussi insolite que réaliste de Kid au 1er sommet des animaux publié aux éditions Hélium. » - Prix Design de Littérature Jeunesse de la Ville de Saint-Étienne : c'est Nuit polaire de Delphine Chedru publié aux éditions Sarbacane qui est couronné. « Un objet fascinant, onirique et très beau où chaque page est une aventure.

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S'entêter à du bon

Kids | Un festival de films « par et pour les jeunes de 3 à 20 ans », c'est ainsi que l'on peut le mieux décrire Tête de Mule. Ce rendez-vous créé en (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 octobre 2020

S'entêter à du bon

Un festival de films « par et pour les jeunes de 3 à 20 ans », c'est ainsi que l'on peut le mieux décrire Tête de Mule. Ce rendez-vous créé en 2001 poursuit son chemin avec cette année 12 films répartis sur trois jours de projections au Méliès Saint-François. Le lundi 19 octobre, le programme est orienté pour les 3-6 ans, le mardi pour les 7-11 ans et le mercredi pour les 12 ans et plus. Parmi la sélection proposée, notons la présence de Mandibules, nouvelle création loufoque de Quentin Dupieux (mercredi 21 à 14h) avec à l'affiche le Palmashow et Adèle Exarchopoulos. Du côté des autres temps forts, un spectacle en salle ciné-dessiné avec le collectif Eina est prévu en clôture des séances du mardi 20 ainsi qu'une introduction de séances pour l

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"Poissonsexe" : L’amour en queue de poisson

ECRANS | De Olivier Babinet (Fr.-Bel., 1h29) avec Gustave Kervern, India Hair, Ellen Dorrit Petersen…

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Un futur inquiétant, où il ne reste qu’une seule baleine. Scientifique dans un institut de recherches maritimes, Daniel s’échine à essayer de faire s’accoupler des poissons et échoue à trouver l’âme sœur. Son existence change lorsqu’il ramasse sur la plage un poisson mutant doté de pattes… Initialement prévu le 1er avril sur les écrans, jour ô combien adapté à une fable poissonneuse, ce film avait dû pour cause de confinement rester le bec dans l’eau attendant l’avènement de jours meilleurs. S’il est heureux de le voir émerger, on frémit en découvrant le monde pré-apocalyptique qu'il décrit en définitive aussi proche du nôtre : certains ne prophétisent-ils pas la pandémie comme faisant le lit de la 6e extinction massive ? Guère optimiste, mais comme s’en amusait Gustave Kervern, « je ne joue que dans des films tristes ; je refuse les films gais ». Au-delà de la boutade, Poissonsexe marie les menaces du conte philosophique d’anticipation et la poésie du parcours sentimental de Daniel, colosse au cœur de fleur bleue égarée

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"Dans un jardin qu'on dirait éternel" : Science infuse

ECRANS | De Tatsushi Ōmori (Jap., 1h40) avec Haru Kuroki, Mikako Tabe, Kiki Kirin…

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

À Yokohama, les jeunes Noriko et Michiko décident de suivre l’enseignement prodigué par Madame Takeda : le rituel de la cérémonie du thé. Une tradition codifiée, gravée dans le marbre du temps que Noriko respectera durant des décennies et qui va étonnamment guider sa vie… La regrettée Kirin Kiki semblait faire dans ses dernières années grand cas des questions de transmission de culture gastronomique : n’était-elle pas dépositaire des secrets des dorayaki — ces savoureux gâteaux à la pâte de haricot rouge — dans Les Délices de Tokyō (2014) ? Tenant à la fois du marqueur social et de la symbolique de l’attachement à l’identité nippone dans ce qu’elle a de plus profond, le rite culturel de la préparation du thé est aussi une leçon de philosophie appliquée : comment une activité aussi anodine en apparence, presque triviale dans sa répétition, peut-elle remplir une existence au point de l’épanouir ? Justement parce que celles qui s’y consacrent atteingnent à une forme de perfection, de grâce absolue, d’oubli d’elles-mêmes par la dévotion suprême à leur art. Au fond, ce n’est pas tant la lit

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François Ozon : « Il n’y a pas une manière pour diriger les acteurs »

Été 85 | Retenu dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2020, en compétition au Festival de San Sebastien, Été 85 séduit… Sans doute parce qu’il parle de séduction et renvoie à l’adolescence des spectateurs. En tout cas, à celle de son auteur, François Ozon. Rencontre.

Vincent Raymond | Mercredi 29 juillet 2020

François Ozon : « Il n’y a pas une manière pour diriger les acteurs »

La réalisation de ce film a-t-elle été pour une manière d’exécuter un pacte que vous auriez contracté avec vous-même, lecteur de 17 ans découvrant le roman de Aidan Chambers? François Ozon : Quand j’ai lu le livre, je n’étais pas encore cinéaste, c’est vrai, j’étais lycéen rêvant de faire du cinéma et je me suis dit que j’adorerais faire ce film, raconter cette histoire… En même temps, j’avais presque plus envie d’en être le spectateur. Peut-être que, déjà, je me sentais trop proche des personnages, je n’aurais pas été capable de raconter l’histoire. J’étais quasiment sûr d’ailleurs qu’un réalisateur comme Gus Van Sant, John Hughes ou Rob Reiner aurait pu s’en emparer et faire un teen movie à l’américaine. Mais ça c’est jamais fait. Quand j’en ai parlé à Aidan Chambers, qui a 85 ans aujourd’hui, il m’a dit que trois réalisateurs avaient essayé de l’adapter pendant toute cette période, sans succès. Après Grâce à Dieu — qui avait été un film un peu compliqué, vous vous doutez pourquoi — j’avais envie de

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Rozier en Feurs

Musique | À Feurs, si les chevaux courent encore à huis clos, on peut se rattraper au Rozier. Jusqu'au 7 août, la salle de spectacles forézienne accueille (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Rozier en Feurs

À Feurs, si les chevaux courent encore à huis clos, on peut se rattraper au Rozier. Jusqu'au 7 août, la salle de spectacles forézienne accueille pas mal de musique avec notamment une kyrielle de dj sets, un karaoké, un bal de fin de saison... Et ce sont pour la grande majorité des spectacles gratuits. De quoi s'en mettre sous la dent. On notera notamment le concert de Logar (10/07) et sa folk douce, le flamenco enflammé de Julianna Ymira (24/07) et les divagations électro de Franck Berthoux et son projet ElectroKit (25/07). Château du Rozier à Feurs Plus d'infos sur www.chateaudurozier.fr

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Le tour forézien de Marion

Chanson | Cinq jours pour cinq représentations d'affilée dans le Forez. C'est la Ballade des Poly'Sons. La chanteuse franc-comtoise Marion Roch, ayant sorti (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Le tour forézien de Marion

Cinq jours pour cinq représentations d'affilée dans le Forez. C'est la Ballade des Poly'Sons. La chanteuse franc-comtoise Marion Roch, ayant sorti son nouvel album Echos en mars dernier, en plein confinement, a accepté de relever le défi. Une belle occasion pour cette artiste à la voix rocailleuse et à l'énergie débordante de prendre la route pour défendre cet album sur lequel elle a travaillé trois années durant. Chansons douces-amères, beats entrainants, textes à l'air de gouaille bien trempés, la recette est bonne. Marion Roch en concerts gratuits à Montbrison le 8 juillet à 20h30, à St-Bonnet-le-Courreau le 9 juillet à 20h30, à St-Georges-en-Couzan le 10 juillet à 20h30, à Marols: le 11 juillet à 20h et à Précieux le 12 juillet à 17h

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"Eté 85" : Cherchez le garçon

Drame | Généalogie d’une histoire d’amour entre deux garçons à l’été 85 qui débouchera sur un crime. François Ozon voyage dans ses souvenirs et lectures d’ado et signe son Temps retrouvé. Sélection officielle Cannes 2020.

Vincent Raymond | Mercredi 8 juillet 2020

Normandie, été 1985. David sauve Alexis d’un naufrage. Très vite, une amitié profonde se noue entre les deux adolescents, qui se mue en romance passionnée. Mais les amours d’été sont souvent éphémères et celle-ci débouchera sur un drame ainsi que sur un crime… Nul ne guérit jamais de son enfance — et encore moins de son adolescence. L’une comme l’autre laissent une marque indélébile et invisible sous la peau adulte, pareille une scarification intérieure. D’aucuns apprennent à apprivoiser leurs cicatrices en les caressant quand d’autres les torturent en les creusant ; tous les conservent néanmoins à portée de main. Ou d’inspiration lorsqu’il s’agit d’artistes. François Ozon ne fait évidemment pas exception. En adaptant La Danse du coucou, un roman découvert en 1985 alors qu’il avait peu ou prou l’âge des protagonistes, le cinéaste effectue une sorte “d’autobiographie divergée”. Non qu’il s’agisse ici de raconter au premier degré son propre vécu d’ado, mais plutôt d’user du substrat de l’intrigue écrite par Aidan Chambers pour concaténer et agréger l’essence de l’époque, p

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Les vacances

La chronique du Chicandier #9 | Les vacances d'été approchent et chaque année on en attend beaucoup... surtout les années où on a dû garder nos débiles de gosses à la baraque depuis mars à cause (...)

Jason Chicandier | Mercredi 8 juillet 2020

Les vacances

Les vacances d'été approchent et chaque année on en attend beaucoup... surtout les années où on a dû garder nos débiles de gosses à la baraque depuis mars à cause d'un putain de pangolin ! On a donc choisi l'option "location de maison provençale à plusieurs !" En voilà une idée qu'elle est bonne ! Là on en est encore au stade où ça s'ambiance sur WhatsApp avec les photos du mas en pierre et sa jolie piscine "On va être trop biiiiiiiiien !" "Trop haaaaaaate 😍😍", "Faites chauffer l'apéroooooo !". Tu parles... On sait tous exactement comment ça va se passer. Les proprios genre bobos écolos pubars qui peuvent pas assumer financièrement leur baraque vont nous casser les glinches à venir tous les jours pour surveiller la piscine, les poubelles, l'arrosage automatique, le bruit, la vaisselle cassée, etc... Nicolas et Julie vont encore radiner « Nous on met moins dans l'enveloppe parce Julie ne boit pas de vin et ne mange pas de viande ! » Max et Lola vont tirer la gueule parce que Max se sera encore fait choper à sextoter une bouche à frange du bureau. T'auras envie de buter tous les gosses entre les cris, les pleurs, cette saloperie de licorne gonflable qui pr

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La Fête au magasin

Fête de la musique | Le Magasin, « laboratoire de permanence chorégraphique », installé au 20 rue honoré de Balzac à Saint-Étienne est un lieu hybride de création et de (...)

Nicolas Bros | Vendredi 19 juin 2020

La Fête au magasin

Le Magasin, « laboratoire de permanence chorégraphique », installé au 20 rue honoré de Balzac à Saint-Étienne est un lieu hybride de création et de diffusion, « un espace culturel engageant et engagé. » Au-delà de ses activités régulières, l'espace associatif porté par la compagnie R/Ô propose une animation pour la Fête de la musique ce dimanche. « Nous avons prévu d'accueillir les spectateurs en trois vagues, par petits groupes, pour trois parcours d'environ 1h15 composés de concerts et de sets improvisés par DUO par 4 musiciens et 4 danseurs » précise Mathieu Heyraud, initiateur du projet et danseur. Parmi les artistes présents, citons les danseurs Claire Newland ou encore Julie Debellis et les musiciens Benoit Cancoin, Sophie Delizée, Michel Doneda ou encore Gérard Fabbiani. La Fête de la musique au Magasin (20 rue Honoré de Balzac) Trois sessions : 18h50 / 19h45 / 20h30, dimanche 21 juin Inscriptions : lesgensdumagasin@gmail.com ou 06 08 51

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À Roche aussi...

Fête de la Musique 2020 | À l'instar de Saint-Étienne, la commune de Roche-la-Molière propose également une Fête de la musique 2020 malgré les restrictions sanitaires. Au programme des (...)

Nicolas Bros | Mardi 16 juin 2020

À Roche aussi...

À l'instar de Saint-Étienne, la commune de Roche-la-Molière propose également une Fête de la musique 2020 malgré les restrictions sanitaires. Au programme des concerts live d'Alkabaya, Organ Trio, Les Tit'Nassels, Les Mirabelles Kitchen et de l'incontournable rappeur gaga MC Pampille. Ces prestations seront retransmises le 21 juin sur la page Facebook de la ville de Roche-la-Molière et chez nos confrères de TL7. À noter, que Roche étant un centre reconnu dans le domaine de l'art urbain, les concerts seront accompagnés par des performances de PEC, FACÉE, AZOTE, DAVILA et d'autres "street artistes".

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La Fête de la musique 2020 aura bien lieu à Saint-Étienne

Fête de la musique 2020 en numérique | C’est officiel, le week-end du 21 juin, nous pourrons fêter la musique comme il se le doit à Saint-Étienne, mais de manière virtuelle. Le 20 juin à (...)

La rédaction | Vendredi 5 juin 2020

La Fête de la musique 2020 aura bien lieu à Saint-Étienne

C’est officiel, le week-end du 21 juin, nous pourrons fêter la musique comme il se le doit à Saint-Étienne, mais de manière virtuelle. Le 20 juin à partir de 18h et le 21 juin à partir de 18h30 vous aurez le droit à plus de 20h de programme musical diffusé sur le site de la ville de Saint-Etienne. Près de 30 projets issus du territoire stéphanois, rassemblant plus d’une centaine de musiciens émergents ou pour certains rayonnant bien au-delà de Saint-Étienne - entre autres La Belle Vie (photo ci-dessous), DRK, Alkabaya, BUL, Djemin... -, se produiront au Fil, à l’Opéra, au Clapier ou encore chez Studio Mag’. Précisons qu'étant données les conditions réglementaires et sanitaires actuellement, il n'y aura pas de scènes "publiques" dans les rues stéphanoises.

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Solstice d’été : à la découverte du ciel nocturne 

Culture scientifique | Laurent Asselin, médiateur scientifique du Planétarium de Saint-Étienne, nous emmène plus haut que les nuages, découvrir ce que recèle le ciel d'été. Levez la tête et les yeux, vous risquez d'être surpris.

La rédaction | Mardi 9 juin 2020

Solstice d’été : à la découverte du ciel nocturne 

Après une agréable journée de juin, alors que le Soleil se couche de plus en plus tardivement et qu'aucun nuage ne l'accompagne pour débuter sa courte nuit, quoi de mieux qu'une nuit sous les étoiles. Fuir pour quelques heures la ville, ses bruits et ses lampadaires et s'installer paisiblement au détour d'un chemin de campagne. Seuls quelques grillons stridulent aux portes de la nuit. Si le coucher du Soleil nous réserve parfois de belles teintes chaudes, dues aux particules présentent dans l'atmosphère de notre planète, c'est à l'opposé du soleil qu'il peut être intéressant d'aller jeter un œil. Un phénomène tout aussi fréquent qu'inconnu du grand public s'y déroule régulièrement. On notera que le ciel, au ras de l'horizon Est-Sud-Est, prendra une teinte bleue soutenue surmontée d'une bande rosée se fondant vers le haut avec le bleu du ciel. Ce phénomène est appelé poétiquement la ceinture de Vénus (et beaucoup plus techniquement l'arche anti crépusculaire !). La partie bleu sombre correspond à l'ombre de notre planète qui se projette sur les basses couches de l'atmosphère. La zone rose, encore éclairée par le Soleil, diffuse sa lumière. Puis, en quelques minutes, toutes ses te

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« Rendre hommage au BUL »

ITW pop-rock | Exit les Raqoons, bonjour BUL ! Le trio de groove-rock stéphanois, qui a notamment joué sur la scène de l'Olympia parisien en décembre 2017 grâce au tremplin Muzik'Casting, a décidé de changer de nom mais aussi d'amorcer un virage musical plus pop avec un nouvel album dont le premier extrait s'intitule Lover. On en a parlé avec Quentin, l'un des membres du groupe, qui aura l'occasion de se produire pour la Fête de la Musique stéphanoise en direct sur les réseaux.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

« Rendre hommage au BUL »

C'est fini les Raqoons ? Le nom change mais on reste les mêmes avec les mêmes influences et un style musical qui évolue un peu. Vous avez abandonné votre son groove-rock pour aller vers une musique plus pop. Pourquoi avoir fait ce choix ? Tout au long de nos dernières tournées, nous avons découvert beaucoup d'artistes, avec des styles très variés. Cela nous a donné des idées lorsque l'on a vu certains rappeurs ou certains musiciens électroniques. On s'est dit que c'était dommage de se passer de ces sons créés par les machines, pourquoi s'en priver ? Nous étions un peu limités avec nos trois instruments alors que les possibilités offertes par les ordinateurs sont immenses. Cela était dommage de s'en passer. Nous avons décidé d'ouvrir et d'enrichir notre musique avec de nouveaux éléments. C'est le côté prise de risques qui nous plaît, aller vers une nouvelle recette. Cela signifie que vous abandonnez vos instruments ? Non. Par exemple, sur scène, nous avons conservé nos instruments, mais nous utilisons des launchpads, des contrôleurs qui nous permettent de lan

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"The Demon Inside" : Satanique son père

ECRANS | De Pearry Reginald Teo (É.-U., 1h27) avec Robert Kazinsky, Peter Jason, Florence Faivre…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Affecté par la mort de son épouse et traité pour troubles schizophréniques, Joel élève son fils Mason aidé par une baby-sitter mais sous surveillance d’une psy. Lorsque d’étranges phénomènes conduisent un exorciste à s’intéresser à Mason, son foyer chancelant bascule pour de bon… Qu’on aimerait ne pas avoir à renvoyer cette triste série B' à Friedkin, étant donné qu’elle semble insister davantage sur le ressenti douloureux du malade psychique sur le tintouin grand-guignolesque de la liturgie de dépossession. Sauf que… Trop occupé, sans doute, à peaufiner son décor bleu éteint et à triturer l’esthétique de ses images subjectives, joliment irisées façon kaléidoscope, Pearry Regnald Teo n’a pas jugé utile de proposer quelque nouveauté dans la représentation de l’exorcisme d’un gamin : voix rauque borborygmant du latin, pustules diverses, reflux œsophagien sur curés… Pas l’once d’une nouveauté audacieuse au tableau. Mais le pompon, en ce XXIe siècle censément spirituel, c’est lorsque le prêtre convainc le père aux abois que sa pratique magique est légale, garantie par « le premier amendement ». Aussi

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Les festivals d'humour rient jaune

Humour noir | Par le biais de leur fédération, 50 festivals d'humour appellent à l'aide pour leur pérennité.

Nicolas Bros | Lundi 18 mai 2020

Les festivals d'humour rient jaune

C'est par le biais d'un communiqué envoyé par la Fédération des festivals d'humour, que 50 festivals d'humour (FFH) dont le célèbre Festival des arts burlesques stéphanois, appellent à leur tour à l'aide après la crise Covid-19. « Très impactée par le Coronavirus et la crise sanitaire, et ayant dû faire face à des dizaines d’annulations, la FFH et les festivals qu’elle représente alertent l’État et le secteur culturel sur les menaces qui pèsent sur ses adhérents et sur la pérennité de ces rassemblements culturels, assure l'organisme. Comme pour l’ensemble du Spectacle Vivant, l’organisation de nos festivals repose sur tout un maillage d’intervenants et professionnels, également fragilisés, qui ne relève pas forcément de l’intermittence : le réseau des salles de spectacles bien sûr, mais aussi prestataires techniques, attachés de presse, catering, sécurité et prévention, billetterie, promotion, affichage etc. » Le secteur du spectacle vivant qui produit le plus de représentations par an L'humour, notamment en France, est un des pans les plus dynamiques du spectacle vivant, drainant de nombreux spectateurs lors de multiples représentations d

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La Fête du livre chez soi

Littérature | La 35e Fête du livre de Saint-Étienne est encore loin (16 au 18 octobre 2020). Mais l'équipe d'organisation, confinée, a décidé de mener un joli projet pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 21 avril 2020

La Fête du livre chez soi

La 35e Fête du livre de Saint-Étienne est encore loin (16 au 18 octobre 2020). Mais l'équipe d'organisation, confinée, a décidé de mener un joli projet pour faire vivre le livre même pendant cette période de crise. Pendant un mois - au moins -, l'opération "Ma Fête du livre à la maison", propose chaque semaine des chroniques, portraits, vidéos, entretiens sur le site de la Fête du livre stéphanoise. Pour la première semaine (jusqu'au 26 avril), la thématique principale de l'événement est "Les animaux dans la ville" avec pour parrain l'écrivain et architecte Nicolas Gilsoul qui a sorti en 2019, Bêtes de villes, Petit traité d’histoires naturelles au cœur des cités du monde, aux éditions Fayard. Un livre qui tombe à pic avec cette période si particulière ! Chaque semaine également, un jeu concours est organisé pour faire gagner des livres aux internautes. Ces derniers sont invités à créer chansons, poèmes ou BD... Plus d'infos sur le site de la Fête du livre.

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13 avril : ce qu'a dit Emmanuel Macron pour la culture

ACTUS | Un peu après 20h, le président de la République a annoncé que le confinement généralisé serait prolongé de quatre semaines, jusqu’au lundi 11 mai. Il a notamment fait quelques annonces importantes pour les acteurs du secteur culturel.

La rédaction | Mardi 14 avril 2020

13 avril : ce qu'a dit Emmanuel Macron pour la culture

État des lieux sanitaire et contexte général Le confinement « le plus strict » est prolongé jusqu’au 11 mai. En clair : les règles édictées jusqu’alors ne devraient donc pas être renforcées, mais pas non plus allégées. Du point de vue sanitaire, « l’espoir renaît », estime Emmanuel Macron. Le chef de l’État a toutefois indiqué que la tenue du nouveau délai « ne sera possible que si nous continuons d’être civiques, responsables, de respecter les règles, et que si la propagation du virus a effectivement continué à ralentir ». Le chef de l’Etat a en outre demandé « aux personnes les plus vulnérables, aux personnes âgées, en condition de handicap sévère ou atteintes de maladies chroniques, de rester confinées, même après le 11 mai, tout au moins dans un premier temps ». Il a assuré que des masques « grand public » seraient disponibles pour tous les Français à partir du 11 mai. Emmanuel Macron a aussi parlé des tests de dépistage : ils seront « d’abord pratiqués sur nos aînés, nos soignants et les plus fragiles ». Le président de la République a assuré qu’après le 11 mai, « nous serons en capacité de

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142 festivals demandent une visibilité sur leur avenir

Festivals x Confinement | À travers une lettre ouverte adressée au gouvernement, 142 festivals dont La Rue des Artistes (Saint-Chamond) et le Foreztival (Trelins), via le SMA (Syndicat des musiques actuelles) demandent une clarification sur leur avenir.

Nicolas Bros | Mercredi 8 avril 2020

142 festivals demandent une visibilité sur leur avenir

« Nous avons [...] besoin de visibilité afin d’engager nos manifestations dans ce contexte international inédit. Nos festivals sont indépendants et un « faux pas » pourrait être fatal à l’existence-même de nos projets à l’avenir. » C'est par ces mots que les festivals de musiques actuelles ont exprimé leur inquiétude au gouvernement, via une lettre ouverte envoyé mardi 7 avril par l'intermédiaire du SMA (Syndicat des musiques actuelles). « La grande majorité de nos manifestations se déroule au printemps ou à l’été et devrait donc se tenir ces prochains mois » poursuit le syndicat dans sa lettre. Avant de demander un délai raisonnable afin de s'organiser en cas de maintien ou non de leurs événements : « Afin de pouvoir agir à bon escient pour accueillir les parties impliquées (publics, artistes, salariés, prestataires, etc.) en cas de maintien avec de nouvelles normes sanitaires ou d’incapacité d’ouverture, nous vous demandons d’informer les organisateurs a minima 2 mois avant les manifestations. » Une demande de garanties En outre, le SM

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"L'Ombre de Staline" : Le premier qui dit la vérité

ECRANS | Comment la famine du Holodomor provoquée par le régime soviétique fut révélée par un journaliste au monde qui ne le crut pas… Agnieszka Holland réhabilite la mémoire de Gareth Jones, aventurier de la vérité, dans un biopic épique et à la Lean, point à la ligne.

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Londres, 1933. Ex- conseiller de l’ancien Premier ministre Lloyd George, le journaliste Gareth Jones décide d’aller à Moscou pour interviewer Staline sur les prodiges accomplis par l’économie soviétique, vantés par la presse. Sur place, il contourne la propagande et découvre la réalité… « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », chantait jadis Guy Béart sur un air presque guilleret adoucissant le propos de sa cruelle morale. Tragique est la destinée des lanceurs d’alertes ! Soit ils sont moqués ou ostracisés ; soit on leur réserve un sort plus funeste en tentant de les museler voire de les éliminer. La condition actuelle de Chelsea Manning, de Julien Assange, de Edward Snowden ; la fin cruelle du docteur Li Wenliang prouvent que les choses n’ont guère changé depuis les temps archaïques. Ni depuis Gareth Jones (1905-1935). L’œil de Moscou Agnieszka Holland poursuit avec ce dernier son voyage à travers l’histoire politique si mouvementée du XXe siècle, déjà documenté dans Le Complot,

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"Trois étés" : Madame est sortie

ECRANS | De Sandra Kogut (Br.-Fr., 1h34) avec Regina Casé, Otávio Müller, Gisele Fróes…

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Brésil, de nos jours. Gouvernante pour les fortunés Edgar et Marta, Mada organise chaque été avec brio leur traditionnelle fête de Noël. Son patron se retrouvant mis en cause dans des malversations financières, Mada va devoir administrer la luxueuse résidence comme elle peut… Comédienne brésilienne de tempérament — elle fut en 2001 la polygame Dona Linhares du truculent film d’Andrucha Waddington — Regina Casé porte de toute sa faconde et de son caractère pétulant cette chronique tragi-comique s’écoulant, comme son titre l’indique si bien, sur trois Noël austraux. Trois séquences placées bout à bout, dont les contrastes sont accentués par les ellipses, où le non-dit suggère tant de choses : du faste de la première année à son abandon et la débrouille qui suivent, le domaine tombe aussi vite en déliquescence que les masques. Si propre sur lui en apparence, Don Edgar s’avère un escroc en col blanc de la pire espèce. Au-delà d’une représentation des “deux mondes“ (bourgeoisie/domesticité) lointainement hérité de La Règle du jeu, et

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Inside outside

Sculptures | Depuis sa formation à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, Marine Zonca a connu, entre France et Japon, un parcours riche de collaborations (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Inside outside

Depuis sa formation à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, Marine Zonca a connu, entre France et Japon, un parcours riche de collaborations créatives. Lors de sa précédente exposition en duo, Depuis l’île de Pâques, elle installait ses œuvres en correspondance avec celles de la plasticienne Fauve Tintigner entre les murs de Kommet, nouvel espace de recherche et de promotion pour la jeune création contemporaine à Lyon. Au cœur de sa nouvelle exposition à Saint-Étienne, Coeur Fictif, les objets-images de l'artiste témoignent de l'empathie qu'elle porte sur le sentiment poétique de l’enfermement. Evoquant l'idée d'une invasion du dehors dans le dedans, l'installation entre ainsi en écho avec les paradoxes de la Serre où sont exposées les sculptures : être à l’intérieur tout en se sentant à l’extérieur. La figure quasi omniprésente du gisant traduit le rapport étroit qui lie l'être et l'habitacle, interrogeant la relation du vivant à l’inerte, de l’homme à son outil et au final, de l’artiste à son objet. Insufflant une tonalité à la fois poétique et onirique à son accrochage, Marine rend ici hommage à l'auteur belge Maurice Maeterlinck (auteur du r

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Et si on jouait ?

À ton tour | À Saint-Étienne, on est joueur. Parfois avec bien davantage d'imagination que sur le rectangle vert de Geoffroy-Guichard... Bref ! Les rendez-vous (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Et si on jouait ?

À Saint-Étienne, on est joueur. Parfois avec bien davantage d'imagination que sur le rectangle vert de Geoffroy-Guichard... Bref ! Les rendez-vous stéphanois autour des jeux se multiplient. Si LudiQuest est désormais un habituel, l'année 2019 a vu l'apparition d'un nouvel événement lancé par le Lions Club au profit de différentes associations : le salon Jeux en Fête. Fin mars, l'organisation réitère son projet et avance encore un peu ses pions du côté de la salle Omnisports du parc François Mitterrand. Au programme, des jeux géants, des billards, des fléchettes, crazy pong, jeux de réflexion, la présence de créateurs de jeux... Nouveautés cette année, la présence de jeux de rôle grandeur nature développés par l’association RAJR et un tournoi de pétanque de table. De quoi s'amuser, se marrer, réfléchir, découvrir et se divertir. Pour petits et grands, of course ! 2e Jeux en Fête, samedi 28 (11h à 19h) et dimanche 29 mars (10h à 19h), à la salle Omnisports de Saint-Étienne

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"La Communion" : Père d’adoption

ECRANS | De Jan Komasa (Pol., 1h55) avec Eliza Rycembel, Aleksandra Konieczna, Tomasz Zietek…

Vincent Raymond | Mercredi 4 mars 2020

En centre de détention juvénile, Daniel découvre la foi et vise le séminaire. Son casier jouant contre lui, il est dirigé vers la menuiserie d’un village. Mais peu avant de s’y présenter, il se fait passer pour prêtre et, de fil en d’aiguille, devient le charismatique prêcheur de la paroisse… Une petite communauté empêtrée dans un deuil et une culpabilité impossibles à dépasser, un jeune homme charismatique consumé par son idéal et son propre passé… La Communion évoque la parfaite synthèse entre Un homme est passé de Sturges et ces films contemporains slovène (Conséquences de Štante), ukrainien (The Tribe de Slaboshpytskiy) ou russes (Le Disciple de Serebrennikov ; L’Insensible de Tverdosky) évoquant soit de jeunes délinquants, soit de faux prophètes — les deux n’étant pas incompatibles. Implanté dans le sol polonais, cet hybride prospère tant profonde est la religiosité de cette terre catholique et vivace l’emprise des ministre du culte sur les populations. Bien loin de tout manichéisme, le très adroit Ja

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Le Variétés Club de France à Andrézieux-Bouthéon

Foot x Bonne cause | Le Variétés Club de France de Jacques Vendroux (journaliste du service sport de Radio France) viendra affronter pour son 2367ème match, l'équipe des "amis (...)

Nicolas Bros | Mercredi 12 février 2020

Le Variétés Club de France à Andrézieux-Bouthéon

Le Variétés Club de France de Jacques Vendroux (journaliste du service sport de Radio France) viendra affronter pour son 2367ème match, l'équipe des "amis de François Clerc" à l'Envol Stadium d'Andrezieux-Bouthéon le jeudi 2 avril à 19h. Cette rencontre de football correspond à la seconde en faveur du combat pour l'égalité femmes-hommes et la mixité dans le sport. À cette occasion, un don sera reversé avant le coup d'envoi au profit de l'association SOS Violences Conjugales 42. Du côté des joueuses et joueurs présents, sont d'ores et déjà annoncés des anciens joueurs de l'AS Saint-Étienne, tel que Laurent Blanc mais également Christian Karembeu, Sonny Anderson, Camille Abily, Margot Dumont ou encore le gardien de handball Thierry Omeyer. Notons enfin que Muriel Robin, qui fait la Une de notre numéro de février 2020, est la marraine de cet événément et viendra donner le coup d'envoi. Plus d'infos sur ce site.

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"Seules Les Bêtes" : Col de la Croix mourant

ECRANS | De Dominik Moll (Fr.-All., 1h57) avec Denis Ménochet, Laure Calamy, Valeria Bruni Tedeschi…

Vincent Raymond | Mercredi 4 décembre 2019

Une petite communauté montagnarde gelée par l’hiver, la disparition d’une femme provoque des réactions contrastées : indifférence du rude Michel, suspicion de son épouse Alice qui pense que le son amant, le solitaire Joseph, n’est pas étranger à l’affaire. Elle n’a pas forcément tort… Retour gagnant pour l’efficace Dominik Moll, toujours à l’aise dans les ambiances psychologiquement glaçantes : le polar de Colin Niel semblait écrit pour qu’il s’empare de ses personnages tourmentés emmitouflés sous plusieurs couches de peaux et de vêtements, et qu’il compose autour de chacun d’entre eux un chapitre — autant dire un fragment — de l’histoire globale, en variant les points de vues. Comme dans Rashōmon de Kurosawa, chaque protagoniste fabrique sa vérité partir de faits objectifs, de conjectures et de sa propre part de ténèbres. Une situation donnée pour suspecte dans une séquence se révèlera ainsi totalement anodine dans l’autre… mais l’inverse se vérifiera encore plus souvent. Portrait d’une région rurale d’altitude standard (en proie à ses difficultés économiques ordinaires, à la saisonnalité touristique,

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"Chanson Douce" : Requiem pour un film

ECRANS | De Lucie Borleteau (Fr., 1h40) avec Karin Viard, Leïla Bekhti, Antoine Reinartz…

Vincent Raymond | Mercredi 27 novembre 2019

Un couple de trentenaires parisiens épanouis recherche la perle rare pour s’occuper de leurs deux enfants afin que la mère puisse reprendre son activité professionnelle. Leur choix s’arrête sur Louise, une quinquagénaire en tout point parfaite. Plus que parfaite, même. En apparence… De l’éternel gouffre séparant un livre de son adaptation cinématographique… Sous la plume de Leïla Slimani, Chanson douce fut un roman d’une épouvantable précision, menant avec une limpidité rigoureuse et clinique vers le dénouement macabre annoncé dès ses premières pages. Ni “objet“ littéraire surstylisé (bien que couronné par le Prix Goncourt), ni polar des familles, cette œuvre profonde et captivante rendait compte d’un faisceau de vérités sociologiques contemporaines — notamment que la précarité peut conduire de la déréliction à la névrose, l’inconsciente arrogance des privilégiés servant alors de catalyseur à une effroyable tragédie. Sur le papier, il y avait tout pour construire un thriller et faire vibrer l’écran. La distribution elle-même était prometteuse — mais ne l’était-elle pas trop ? Le rendez-vous s’avère manqué. Parce que Karin Viard est t

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"In Fabric" : La petite horreur des boutiques

Le diable s'habille en carmin | De Peter Strickland (G.-B., int.-12 ans, 1h58) avec Marianne Jean-Baptiste, Gwendoline Christie, Fatma Mohamed…

Vincent Raymond | Mercredi 20 novembre 2019

Divorcée, tirant le diable par la queue, Sheila héberge chez elle son feignant de fils et son atroce petite amie. Un jour, elle succombe aux réclames d’une luxueuse échoppe de prêt-à-porter, Dentley & Soper’s, et se laisse persuader par la vendeuse d’acheter une robe. Elle le regrettera… Sans doute le plus vénéneux easter egg de l’édition 2019 du festival Hallucinations collectives, ce conte noir de Peter Strickland ne dissimule pas un instant ses intentions horrifiques. Baignant dans une ambiance majoritairement nocturne et des lumières artificielles crues accentuant la dureté des traits ou des teints, In Fabric conditionne le public à vivre une situation cauchemardesque. Voire méphistophélique : magasin maudit peuplé d’une clientèle mesmérisée où trône une vendeuse obséquieusement raide et au parler désuet, Dentley & Soper’s exhale une délicieuse odeur de soufre. De bon aloi pour un film travaillant au corps jusqu’à l’os des motifs faustiens et faisant preuve d’une stylisation plastique extrême. Dans cette variation contemporaine sur le thème de

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"Zibilla ou la vie zébrée" : Rayons les différences !

Animation dès 3 ans | De Martina Svojikova, Marjolaine Perreten & Isabelle Favez (Fr.-Sui.-Bel., 0h49)…

Vincent Raymond | Mercredi 13 novembre 2019

Un girafon de passage dans la forêt découvre qu’il n’est pas le bienvenu en tant qu’étranger ; des animaux se livrent à une course en vélo à l’approche de l’hiver ; adoptée par une famille de chevaux, Zibilla est la seule zèbre de son école et sujette à une cruelle exclusion… Si l’on met entre parenthèses Le Dernier jour d’autonme — transition poétique comme du Prévert et ayant la finesse d’un haïku —, Tout là-haut et Zibilla forment un très intelligent diptyque permettant d’évoquer avec les tout-petits la question du racisme et de la xénophobie. Pourquoi certains ont-ils des préjugés liés à la différence ? Que ressent celui ou celle que le groupe rejette ? Racontées sans mièvrerie, pouvant se transposer de manière concrète dans leur quotidien, ces historiettes sont aussi enthousiasmantes pour leur qualité d’animation et leur audace graphique — qui rappelle le goût pour les compositions asymétriques des productions DePatie-Freleng. Un programme lumineux, généreux et bien pensé, signé au passage par trois réalisatrices — tant que cela continuera à être rare, il convi

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"Braquer Poitiers" : Eh mec, elle est où la caisse ?

ECRANS | De Claude Schmitz (Fr., 1h25) avec Francis Soetens, Hélène Bressiant, Wilfrid Ameuille…

Vincent Raymond | Mercredi 23 octobre 2019

Une bande de pieds nickelés belges se fait refiler un tuyau en or : séquestrer Wilfrid, propriétaire d’un carwash pendant un mois d’été et récupérer la caisse à sa place. Étonnamment, la victime — un excentrique célibataire — est consentante et les accueille à bras ouverts dans son château… Au-départ était un court métrage dont on devine l’intention : permettre au réalisateur Claude Schmitz de tirer parti de la personnalité authentiquement décalée d’une poignée de copains comédiens dans un format “lelouchien“. En clair, de capter leur naturel gentiment bancal dans une suite de séquences vaguement liées par un argument *policier*. Le contraste entre le pittoresque Francis Soetens aux faux-airs de métalleux et Wilfrid le châtelain fin de race peut divertir quelques minutes. Au-delà, on tombe dans un systématique qui n’a plus grand chose à voir avec la fraîcheur du naturel ni de l’impro. Les meilleures plaisanteries étant les plus courtes, Schmitz a donc eu tout faux en prolongeant d’une apostille artificielle son court histoire d’en faire un long. Mise en abyme bancale racontant, u

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La science infuse

Science & fun | Vous aviez une moyenne de 2 en maths ou physique ? La science vous rebutait ? La Fête de la science risque bien de vous faire changer d'avis. Chaque mois d'octobre, ce rassemblement national propose des ateliers, conférences, expos, spectacles... traitant des sciences de manière ludique et inédite. Dans la Loire, de nombreux événements sont prévus du 4 au 13 octobre dont quatre Villages des sciences à Saint-Étienne, Roanne, Montbrison et Saint-Galmier. Tour d'horizon avec Alexandre Saffre, chargé de médiation Scientifique à la Rotonde et coordinateur de l'événement dans notre département.

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

La science infuse

En quoi consiste la Fête de la science ? Alexandre Saffre : La Fête de la science est un événement national qui a lieu du 5 au 13 octobre et qui a pour but de promouvoir les sciences et techniques. Le tout dans une ambiance conviviale, ludique et festive. Cela s'adresse à tout le monde, de tout âge. Dans la Loire, nous allons accueillir du 4 au 13 octobre, plus de 140 projets. L'accès est gratuit. L'idée est d'apprendre les sciences tout en s'amusant. Dans la Loire, nous aurons également quatre Villages des sciences, à Saint-Étienne les 5 et 6 octobre, à Roanne les 8 et 9 octobre, à Montbrison samedi 12 octobre et à Saint-Galmier les 11, 12 et 13 octobre. Promouvoir les sciences et techniques. Le tout dans une ambiance conviviale, ludique et festive Les Villages des sciences sont des regroupements de propositions sur un même et unique lieu ? Oui, c'est tout à fait ça. Pendant toute la Fête de la science, des structures comme des musées, des collèges/lycées, des associations vont proposer des ateliers, des conférences, des visites... de façon isolée, souvent da

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Saint-Étienne à la page

Fête du livre 2019 | Pour sa 34e édition, l'événement majeur de la littérature à Saint-Étienne, la Fête du livre propose quelques nouveautés et toujours une ribambelle d'auteurs qui font la rentrée littéraire francophone. Présentation générale et focus sur Nicolas offenstadt, auteur invité et historien qui a levé le voile sur ce qu'était l'ex-RDA, via un travail minutieux d'exploration urbaine (urbex).

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

Saint-Étienne à la page

Une 7e édition des toujours très réussis Mots en scène, des mots en design ou en magie, des expos, les fameux débats et conférences... et surtout la présence de 270 auteurs avec toujours son lot de stars mais aussi de découvertes. La Fête du livre fait battre le rythme culturel du mois d'octobre stéphanois. Marrainée par Françoise Bourdin et Anne Goscinny, cette 34e édition verra pour la première fois, la tenue d'une journée dédiée aux professionnels, "La Fête du livre Côté Pro" ainsi que la mise en place de grandes thématiques "chapeautant" les rencontres-débats : "être une femme", "un modèle social en construction", "où en est la démocratie dans le monde ?", "archéologie au XXie siècle" et "mon environnement & moi". 34e Fête du livre, du 17 au 20 octobre à Saint-Étienne Plus d'infos et programme complet sur fetedulivre.saint-eti

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"Vous êtes jeunes, vous êtes beaux" : Battling Vieux

Réforme des retraites | De Franchin Don (Fr., 1h40) avec Gérard Darmon, Josiane Balasko, Patrick Bouchitey…

Vincent Raymond | Mercredi 2 octobre 2019

À 73 ans, Lucius se sait condamné à brève échéance. Mais il a encore du jus. Alors, quand on lui propose contre un petit pactole de participer à des combats clandestins entre “vieux“, il accepte. Pour se prouver qu’il existe encore. Ou pour sa chère Mona, qui sait ? Inutile de frapper la viande pour attendrir. La preuve avec ce premier long métrage aux lisières de la série blême et du surréel onirique lynchéen, dont la stylisation extrême s’ajoute à un propos fort ainsi qu’à une interprétation solide. Or si c’est un plaisir de retrouver Josiane Balasko déployant ce registre dramatique qu’elle a déjà offert à Guillaume Nicloux ou François Ozon, voix basse et gravité à fendre les pierres ; Bouchitey en clown épuisé et Denis Lavant en meneur de jeu méphistophélique, il est plus surprenant de voir Gérard Darmon distribué dans une “non-comédie” — et qui plus est, au premier rôle. Quel dommage que les cinéastes n’aient pas l’imagination de Franchin Don, car Darmon se révèle aussi brillant que touchant dans cet emploi sacrificiel rappelant à bien des égards le Wrestler d’Aronofsky. La confidentialité de cette production r

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Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Portrait | Commissaire principale de la Fête du Livre de Saint-Etienne, Isabelle Rabineau est du genre à n'en faire qu'à sa tête. Jamais à cours d'envies, toujours pleine d'idées, elle bouscule et révolutionne tout ce qu'elle touche... Et le meilleur, c'est que ça marche.

Cerise Rochet | Mardi 1 octobre 2019

Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Elle porte la frange courte et le rouge à lèvres rosé, le perfecto de cuir et la jupe cintrée, les ongles vernis et les talons carrés. Gamine, elle était bonne élève, mais faisait ses devoirs « n'importe comment », durant l'interclasse ou à la récré. Commissaire à la voix douce, passionnée de culture et de foot, rêveuse déterminée, Isabelle Rabineau est une tout-et-son-contraire, une hors-cadre, une faiseuse-de-ponts. Elle a 18 ans, lorsque, bac en poche et raide dingue d'un peintre, elle quitte son Strasbourg natal pour le rejoindre dans la capitale, lecture et écriture chevillées au corps. Là-bas, la brillante littéraire suit des cours à la Sorbonne, tout en multipliant les petits boulots pour remplir le frigo. Elle atterrit à Beaubourg, où elle remet les livres en place, sur les étagères. Un « début de quelque chose » qu'Isabelle évoque aujourd'hui avec des papillons dans les yeux : « Ça m'a beaucoup aidée, de comprendre ce que lisaient les gens. Et puis, j'étais tellement fière, je travaillais à Beaubourg, c'était fou. » De rencontre en rencontre, elle collabore ensuite à l'écriture du magazine de psychanalyse L'Âne, di

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"Au nom de la terre" : Un champ d’amour

ECRANS | De Édouard Bergeon (Fr., 1h43) avec Guillaume Canet, Veerle Baetens, Anthony Bajon…

Vincent Raymond | Mercredi 25 septembre 2019

Fin des années 1970. Pierre rentre des USA avec de grands projets pour l’exploitation agricole familiale, qu’il loue en fermage à son père. Quelques années plus tard, étranglé par de trop nombreux investissements, Pierre perd pied. Et la faillite pointe son hideux visage… Connaître l’origine du projet biaise fatalement la réception que l’on peut avoir du film : comment ne pas éprouver de la sympathie pour la démarche du réalisateur, fils du personnage joué par Canet, racontant la tragédie vécue par son père — et, au-delà, celle de milliers d’agriculteurs laminés par le système productiviste, saignés par les crédits et empoisonnés par les produits “phytosanitaires“ ? Car à moins d’être du côté de l’agro-business, on ne peut raisonnablement soutenir un modèle qui tue la terre, produit hors-sol, dévoie même les concepts “bio” tout en asservissant les paysans. En prolongeant par une “fiction“ — les noms ont été changés, pas les situations — portée par une star le documentaire qu’il avait consacré à la question, Édouard Bergeon espère sensibiliser un plus large public à cette question. Il le fera sans doute grâce à la force de frappe mé

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Un été souriant pour le tourisme stéphanois

Tourisme | « La fréquentation estivale sur l’ensemble des principaux sites touristiques de la métropole est en hausse de +2% par rapport à 2018 avec environ 108 500 (...)

Nicolas Bros | Lundi 9 septembre 2019

Un été souriant pour le tourisme stéphanois

« La fréquentation estivale sur l’ensemble des principaux sites touristiques de la métropole est en hausse de +2% par rapport à 2018 avec environ 108 500 visiteurs » précise le communiqué de presse de Saint-Étienne Tourisme & Congrès concernant le bilan de la saison estivale. Cette progression a été rendue possible en grande partie grâce à un mois de juillet fort, avec notamment la tenue des deux événements phares de l'été, à savoir le Tour de France et les Championnats de France d'athlétisme. Concernant la fréquentation des établissements, c'est le Musée des Verts qui rencontre la plus forte progression avec +62 % au mois de juillet par rapport à 2018. Le Musée d’Art et d’Industrie, le Musée de la Mine, le Château de Bouthéon et le Planétarium enregistrent également un meilleur mois de juillet qu’en 2018. Le Site Le Corbusier et le Zoo de Saint-Martin-la-Plaine ont vu, quant à eux, une belle progression de fréquentation avec notamment un mois d'août de bon augure (+18 %). Enfin, notons que les bureau

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Des livres au faîte

Fête du livre 2019 | La Fête du livre, manifestation littéraire stéphanoise majeure, fête cette année sa 34e édition du 17 au 20 octobre. Ce sont 270 auteurs tous genres littéraires (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Des livres au faîte

La Fête du livre, manifestation littéraire stéphanoise majeure, fête cette année sa 34e édition du 17 au 20 octobre. Ce sont 270 auteurs tous genres littéraires confondus, qui sont attendus entre les places de l'Hôtel-de-Ville, Dorian, Jean Jaurès et Jacquard. On retrouve dans cette programmation Cécile Pivot, François Bégaudeau, Kaspar Colling Nielsen, Raphaëlle Giordano, Nicolas Offenstadt, Denis Lachaud, Guy Carlier, Claire Berest ou encore le sportif local Jérémie Janot. Cette année ce sont deux femmes qui marrainent l'événement. Tout d'abord la romancière Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015) qui a été choisie pour marrainer l'ensemble de la Fête. À ses côtés, Anne Goscinny, fille du célèbre dessinateur d'Astérix René Goscinny, pour chapeauter Les Mots en Scène, le cabaret littéraire de la Fête du livre qui prend place sous le Magic Mirrors, place Jean Jaurès. Comme d'habitude, le chapiteau de la place Jacquard sera dédié à la jeunesse et celui de la place Dorian au « versant documentaire vert et littéraire » de l'événement.

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Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

CONNAITRE | Bérengère Cournut est l’une des plus intenses et belles romancières de notre temps, que la Fête du livre vous propose de découvrir à l’occasion de sa venue à Saint-Etienne pour sa nouvelle parution : "De pierre et d’os", qui vient de remporter le prix Fnac 2019. Un ouvrage de survie et d’espaces, de liberté et de chocs qui emmène le lecteur aux confins de l'Arctique. Une auteur à suivre de près et qui se rendra pour la première fois à Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

Après avoir plongé le lecteur dans la vie de la tribu amérindienne Hopi, cette fois-ci vous l'emmenez dans le peuple Inuit. Pour quelle raison avoir fait ce choix ? Bizarrement, j'ai découvert ces deux cultures simultanément, en 2011. Jusque-là, j'écrivais des fictions ou des proses poétiques ancrées dans mon seul imaginaire. Le paysage y occupait toujours une grande place, mais souvent nimbé d'un certain onirisme. Là, en découvrant à la fois les grandes étendues désertiques de l'Ouest-américain et les cultures des peuples autochtones d'Amérique du Nord, toutes profondément liées à leurs territoires respectifs, j'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire. Le choix du peuple hopi, dont j'ai parcouru le territoire, et celui du peuple inuit, que je n'ai en revanche jamais approché, s'explique sans doute par le contraste entre une hostilité certaine des deux environnements et des conditions de vie difficiles, contrebalancées par une spiritualité foisonnante, à mille lieues de nos repères occidentaux. Il paraît que cette nouvelle aventure est partie de la découverte de petites sculptures inuit en os ?

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Catherine Deneuve - Emmanuelle Bercot : « Il faut beaucoup de non-dit pour maintenir un équilibre »

Fête de famille | Dans le film de Cédric Kahn, l’une est une mère fuyante, l’autre une fille hurlante. Pas étonnant qu’elle n’arrivent pas à communiquer. Mais ici, les deux comédiennes dialoguent sans peine.

Vincent Raymond | Mercredi 4 septembre 2019

Catherine Deneuve - Emmanuelle Bercot : « Il faut beaucoup de non-dit pour maintenir un équilibre »

Emmanuelle, comment Cédric Kahn vous a-t-il présenté le rôle de Claire ? Emmanuelle Bercot : Cédric n’est pas quelqu’un qui présente les choses (sourire). En fait, j’ai lu et tout était clair. Mais à vrai dire, on n’a peut-être pas le même point de vue ni le même avis sur le personnage. Peu importe. De toutes façons, il ne sait pas ce que j’ai dans tête quand je joue, et je ne sais pas non plus ce qu’il a dans la sienne. Mais on réussit à se rejoindre par le travail sur le plateau. Catherine, qu’est-ce qui vous attendrit dans votre personnage ? Catherine Deneuve : Le fait qu’on sente que sa vie a été très portée par la famille. C’est une chose vraiment essentielle dans sa vie, je trouve ça assez touchant. On voit bien que la famille, c’est encombrant : il est difficile de garder ses membres ou les maîtresses ou les femmes. Mais c’est émouvant de consacrer sa vie à ça. Vous trouvez-vous des points communs avec elle ? CD : Je n’ai pas l’impression. En aviez-vous davantage avec les “mères“ que sont Claire Darling d

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"Fête de famille" : Pièce rapportée

ECRANS | Un seul être revient… et tout est dévasté. Cédric Kahn convoque un petit théâtre tchekhovien pour pratiquer la psychanalyse explosive d’une famille aux placards emplis de squelettes bien vivants. Un drame ordinaire cruel servi par des interprètes virtuoses.

Vincent Raymond | Mercredi 4 septembre 2019

Pour son anniversaire, Andréa a convié enfants et petits-enfants dans la maison familiale. Mais l’irruption de l’aînée, Claire, met au jour (et à vif) plaies et dettes du passé. Entre la bipolarité de la revenante, les coups de sang du cadet et l’aboulie des autres, la fête à du plomb dans l’aile… Si les questions de corps au sens large — cul, inceste, maladie, décès… — constituent les habituels carburants dramatiques des réunions de familles cinématographiques souvent crues et psychologiquement violentes (Festen, La Bûche, Un conte de Noël…), aucune d’entre elles ne surpasse le tabou suprême que constitue le fric. Fille d’Andréa née d’un précédent lit, Claire veut récupérer l’héritage de son père qu’elle placé dans la maison de famille… où vivent sa mère, mais aussi sa fille, qu’elle a abandonnée pour mener son existence instable et qui la hait. Dette d’amour, dette d’argent, silences embarrassés… Dans cette maison trop grande, dont les recoins pénombraux disent les non-dits coupables, personne à l’exception du cadet n’ose s’opposer à la fille prodigue ni prendre

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