Treize enthousiasmant

Face à Face | Contre mauvaise fortune — entendez “coupe brutale de la subvention régionale”—, le festival stéphanois fait belle programmation pour sa 13e édition en alignant des films primés un peu partout dans le monde et qui, au passage, croisent les questions LGBT.

Vincent Raymond | Mardi 31 octobre 2017

Photo : Les Garçons Sauvages © DR


Comme un élégant pied-de-nez aux élu·e·s d'Auvergne Rhône-Alpes ayant jugé la manifestation indigne de recevoir leur obole, Face à Face affiche cette année une sélection plus qualitative que jamais, prouvant sa haute exigence — et son absence de communautarisme. S'il fallait encore le prouver à quelques esprits étriqués, le choix d'une thématique LGBT, s'il est politique et social, ne présage pas de la valeur artistique des œuvres projetées. Laquelle est peu discutable cette année.

Tout contre Face à Face

C'est en effet à un pluri-récidiviste des palmarès qu'échoit l'honneur d'ouvrir les réjouissances, Seule la terre de Francis Lee, salué d'un prix du meilleur film dramatique à Sundance et du Hitchcock d'Or de Dinard, cette romance entre travailleurs agricoles en Grande-Bretagne est aussi passée par la Berlinale. La clôture se fera avec le Queer Lion de Venise — une pépite islandaise — le très beau Heartstone, de Gudmundur Arnar Gudmundsson, portrait de groupe d'adolescents au moment de l'affirmation de soi et de sa sexualité dans un contexte de rudesse généralisée (climat, famille, mœurs). La justesse de ses jeunes comédiens et sa sensibilité n'ont d'égale que la splendeur de sa photographie. On attend énormément des Garçons sauvages de l'insaisissable Bertrand Mandico, promesse de bizarreries et d'esthétique, ainsi que la venue de l'une de ses comédiennes Mathilde Warnier — si vous nous lisez Vimala Pons, accompagnez-les ; vous serez toujours la bienvenue…

Après le succès de 120 battements par minute, on reverra avec une curiosité teintée de mélancolie, la comédie musicale culottée Zero Patience (1993) de John Greyson qui usait de la légèreté du désespoir pour raconter les débuts du sida et la stigmatisation dont les malades étaient l'objet. Avant-première (They de Anahita Ghazvinizadeh), inédit (Awol de Deb Shoval) et sortie nationale (Marvin de Anne Fontaine, d'après Pour en finir avec Eddy Bellegueule) figurent aussi au générique de ce millésime 2017, tout comme la 6e Nuit du Court, florilège mondial de la production court-métragiste LGBT. Loin d'être exhaustif, ce tour d'horizon n'omet qu'un détail que les habitué·e·s connaissent bien : la dimension festive de Face à Face. Qu'on se rassure : afters, buffets et concert sont toujours au programme.

13e Face à Face, du 21 au 26 novembre, projections aux Méliès Jean-Jaurès et Saint-François, à la Cinémathèque de Saint-Étienne.


Les Garçons Sauvages

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Faire face

Festival ciné | C'est à une 15e édition d'un festival toujours aussi fier que l'équipe de Face à Face nous convie. Au programme, de nombreux films, longs et courts, des (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Faire face

C'est à une 15e édition d'un festival toujours aussi fier que l'équipe de Face à Face nous convie. Au programme, de nombreux films, longs et courts, des conférences, rencontres et animations se succéderont du 26 novembre au 1er décembre. Une période qui coïncide avec la journée de lutte contre le sida (1er décembre) mais également avec un cycle consacré aux "années sida" à la Cinémathèque de Saint-Étienne avec débats et témoignages. De surcroît, le festival propose deux nouveautés cette année avec un stand de réalité virtuelle le samedi 30 novembre au Méliès Saint-François et un "cinescape game" le même jour au Méliès Jean Jaurès. Côté pellicule, la célèbre Nuit du Court fête sa 8e année avec 18 films sélectionnés et projetés le 30 novembre au Méliès Saint-François. La séance culte est consacrée à Priscilla, folle du désert. À signaler également les diffusions Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré (27/11 à la cinémathèque) ou encore le film franco-guatémaltèque Tremblements de Jayro Bustamante (le 26/11 à Saint-François) suivi d'un échange avec un ex-ministre du culte catholique. Enfin, précisons que l'association est en recherche permanent

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Réfractions

Expo photos | « La Street Photography est une branche de la photographie prise en extérieur dont le sujet principal est une présence humaine, directe ou indirecte, dans (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 décembre 2018

Réfractions

« La Street Photography est une branche de la photographie prise en extérieur dont le sujet principal est une présence humaine, directe ou indirecte, dans des lieux publics… bla bla bla. » Voilà pour la définition ! La série Face à face que présente Jacky Billon-Grand sur les murs du Chok Théâtre s’inscrit pleinement dans cette veine, optant pour une démarche plutôt originale, puisque centrée sur la notion de reflet. Smartphone à portée de main, Jacky déambule au gré des rues et des places, principalement à Lyon où il travaille, à Saint-Étienne où il vit, mais aussi à Paris ou en Arles. Le photographe scrute les vitrines et les panneaux publicitaires à la recherche des visages qui se superposent furtivement avec le décor immédiat que constituent les arbres, le mobilier urbain ou même les passants. L’homme retrouve parfois certains lieux repérés en amont, des spots où l’effet recherché est souvent au rendez-vous si par chance la lumière est bonne, sans quoi il faudra repasser à une autre heure de la journée, voire un autre jour. Un travail étonnant, très graphique, à découvrir absolument. Face à face, exposition photographique de Jacky

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Première vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne"

Nouveau format d'interview | Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 novembre 2018

Première vidéo

Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier Bachelard de l'association Face à Face qui s'est prêté au jeu. Vous pouvez retrouver cette première juste en -dessous. N'hésitez pas à partager cette vidéo et à nous donner votre avis sur notre page Facebook.

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Face à Face dévoile son thème 2018

ECRANS | Le festival du film LGBT+ de Saint-Étienne, Face à Face vient de dévoiler le thème central de sa prochaine édition, la 14e, qui se déroulera du 19 au 25 novembre (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 septembre 2018

Face à Face dévoile son thème 2018

Le festival du film LGBT+ de Saint-Étienne, Face à Face vient de dévoiler le thème central de sa prochaine édition, la 14e, qui se déroulera du 19 au 25 novembre 2018. L'équipe d'organisation a décidé de mettre en avant le sujet de l'homoparentalité. Parmi les nouveautés annoncées pour cette année, la présence de deux ou trois événements Off. Les lieux du festival restent les deux cinémas Méliès (Jean Jaurès et Saint-François), la Cinémathèque, le Zoobar, le F2, La Maison Rouge ainsi que le New Dandy. 14e festival Face à Face, du 19 au 25 novembre 2018

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Bertrand Mandico : « Je tire parti de tout ce que propose la pellicule »

"Les Garçons sauvages" | Artisan héritier de Méliès, le réalisateur Bertrand Mandico évoque avec un enthousiasme volubile la confection des "Garçons sauvages".

Vincent Raymond | Mercredi 28 février 2018

Bertrand Mandico : « Je tire parti de tout ce que propose la pellicule »

Après un nombre incalculable de courts métrages, vous voici au long. Enfin ? B. M. : J’ai eu des subventions pour ce film et pas les précédents que j’ai écrits. Pendant un certain temps, j’ai travaillé avec un producteur qui m’a mis dans une prison… chromé mais qui n’allait pas à la pêche aux subventions : jamais il ne passait à l’acte. Et j’avais besoin de tourner : parallèlement à ce que j’écrivais, j’ai fait pas mal de courts et de moyens métrages. Au bout d’un moment, Emmanuel Chaumet m’a dit « tu es en train de dépérir ». Il m’a proposé de me produire rapidement. Et c’est ce qu’il a fait. Vous réunissez ici toute votre famille de cinéma… La chef opératrice Pascale Granel, ça fait une quinzaine d’année que je travaille avec elle, les même personnes. Après, au fil des courts et des moyens métrages, j’ai fait des rencontres…Notamment le musicien, à la fin de la post-production des Garçons sauvages. Concernant les acteurs, je ne sais pas si je devrais racont

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"Les Garçons sauvages" : Fleurs du mâle et fruits de la passion

ECRANS | Arty, élégant, un peu agaçant, mais d’un splendide noir et blanc, ce premier long métrage a tout du manifeste mandicien d’un cinéma exacerbant les sens et la pellicule, osant pour ce faire être, parfois, sans tête ni queue. Judicieusement interprété par l’irremplaçable Vimala Pons et d’autres garçon·nes de son acabit.

Vincent Raymond | Mercredi 28 février 2018

De temps en temps, cela ferait plaisir que le public ose se faire une douce violence en se rendant en salle non pour voir un film, mais du cinéma. Ne serait-ce que pour renouer avec l’expérience originelle face à l’écran : l’attente obscure, un peu magique et nimbée d’incertitude ; et puis la liturgie de la projection qui laisse à son issue avec la sensation physique d’avoir, à l’instar d’Alice, traversé un miroir. Sans doute y a-t-il plus de confort à préférer la prévisibilité d’un spectacle consensuel ou d’une linéarité narrative. Mais n’est-il pas dommage de se renoncer aux œuvres hors gabarit, et d’en abandonner la jouissance exclusive à quelque ghetto ? Les Garçons sauvages se mérite peut-être un peu, mais tout le monde mérite d’entrer dans son royaume brut. Au départ ils sont cinq jeunes gars, fissapapas la sève aux veines, s’entraînant dans la canaillerie perverse jusqu’au crime barbare. Confiés en pénitence à un rude capitaine, ils embarquent pour une île insolite habitée par un·e scientifique travaillant sur les changements de sexe…

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Étrangetés, curiosités et autres exotismes

Panorama ciné février | Février, c’est les vacances. Alors, comme dirait Audiard, « quand le tout-venant a été piraté par les mômes, qu’est-ce qu’on fait ? On se risque sur le bizarre ! » Judicieux conseil.

Vincent Raymond | Mardi 6 février 2018

Étrangetés, curiosités et autres exotismes

Déjà affligé d’une longueur aussi insolite que variable, le mois de février subit en sus la malédiction du triple zonage des congés d’hiver, le recouvrant presque totalement. Par conséquent, il compte une inflation de films familiaux et/ou jeune public, lesquels se ruent sur les écrans tels des citadins pâles au tire-fesses. Heureusement pour les spectateurs et spectatrices, une frange d’œuvres plus culottées résiste encore et toujours, jouant la contre-programmation. Questions de genre(s) Il faudra attendre pour revoir les plus barré·e·s, Les Garçons Sauvages de Bertrand Mandico (28 février), qui avaient fait une apparition en avant-première lors de Face à Face. Reprenant l’imaginaire de Jules Verne, de Cocteau, de Fassbinder et de Genet, ce conte moderne joue de toutes les ficelles plastiques du cinéma pour narrer le parcours d’une petite bande de "fissapapas" pervers et délinquants, expédiés en pénitence sur une île extraordinaire, habitée par un·e scientifique travaillant sur les changements de sexe. Arty, élégant, un peu agaçant, mais

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Envers et contre tout, mais surtout pour tou-te-s

12e Face à Face : | Le rendez-vous stéphanois du cinéma LGBT s'offre même en exclusivité pour l'ouverture une pépite qui devrait devenir un film-culte : L'Ornithologue.

Vincent Raymond | Mercredi 2 novembre 2016

Envers et contre tout, mais surtout pour tou-te-s

Confronté comme tant de manifestations culturelles dans un contexte économique tendu à de douloureuses incertitudes — d’aucuns ne semblent vraiment pas adhérer au sous-titre/manifeste du festival “Ensemble contre l’homophobie !” —, Face à Face aurait pu se mettre cette année entre parenthèses. Refusant un défaitisme mortifère, l’équipe a troussé une 12e édition à la hauteur des précédentes. Précédé par un chapelet de séances délocalisées (au Colisée de Saint-Galmier pour une projection-débat du brillant documentaire La Sociologue et l’Ourson d’Étienne Chaillou & Mathias Thery mercredi 16 novembre à 20h30 et une avant-première du délicieux Mademoiselle de Park Chan-wook le 19 à 20h30 ou encore au Renoir de Roanne pour celle de You will never be alone de Alex Anwandte le 18 à 20h30), le festival s’ouvre même jeudi 24 au Méliès Jean-Jaurès à 21h avec une splendide curiosité en amont de sa sortie, L’Ornithologue, de João Pedro Rodrigues. Su

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Festival Face à Face : « Contre la parole de l’obscurantisme »

ECRANS | La 11e édition de Face à Face, le festival gay et lesbien de Saint-Étienne, se tiendra du 19 au 22 novembre prochains. Si l’association qui la programme renouvelé son équipe, c’est pour mieux poursuivre le travail accompli durant sa première décennie… Vincent Raymond

François Cau | Mardi 3 novembre 2015

Festival Face à Face : « Contre la parole de l’obscurantisme »

« C’est à la fois difficile et exaltant ». Alors que le festival s’annonce, Martial Dumas, nouveau président de Face à Face, assume avec un mélange d’enthousiasme et de gravité sa fonction dans l’association : « en dix ans, le festival s’est forgé une image et un impact au niveau national, voire international : il fait partie du top 5 francophone. En tant que cinéphiles, nous avons à cœur de continuer à proposer la programmation la meilleure possible, et d’élever la qualité des séances. » Dès l’ouverture, le très attendu film de Sean Baker Tangerine (prix du jury à Deauville) donnera le tempo, en avant-première française. Nombreuses, d’ailleurs, seront les exclusivités lors de cette édition : outre Vierge sous serment de Laura Bauspuri et The Duke of Burgundy de Peter Strickland qui n’ont jamais été montrés au public stéphanois, Face à Face privilégiera l’inédit en France. Un joli tour de force, incluant la projection (suivie d’une vidéo-rencontre) Beira-Mar, de Filipe Matzembacher et Marcio Reolon, débusqué à la dernière Berlinale. Cette richesse dans le choix et la provenance des pays se trouve, paradoxalement, renforcée pa

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Histoire de matous

SCENES | A l’heure où le Beaujolais nouveau fait son apparition annuelle, Océanerosemarie montre à l’occasion du festival Face à Face de Saint-Étienne, (...)

Florence Barnola | Mardi 3 novembre 2015

Histoire de matous

A l’heure où le Beaujolais nouveau fait son apparition annuelle, Océanerosemarie montre à l’occasion du festival Face à Face de Saint-Étienne, son seule-en-scène Chatons Violents. L’humoriste, chroniqueuse notamment dans On va tous y passer sur France Inter mais aussi sur Europe 1 dans Faites entrer l'invité, s’est d’abord fait connaître comme chanteuse sous le nom de scène Oshen. Après deux albums, elle fait une pause en 2009 pour se consacrer au one-man-show. Son premier spectacle, La lesbienne invisible, fait un carton avec plus de quarante mille spectateurs. Après un autre album sorti en 2011, deux livres (Ma cuisine lesbienne, Le guide pratique du mariage homo) en 2012 et 2013 et une BD (adaptation de son one-man-show), des chroniques radio, elle revient en 2015 avec Chatons violents. Au vu des dernières productions de l’artiste, on pourrait aisément penser qu’il s’agit à nouveau d’un spectacle sur l’homosexualité. Pas du tout. Dans ce deuxième opus, Océanerosemarie évoque les problèmes de couple, l’adoption de chatons, les Parisiens s’exilant à Marseille, le racisme de gauche, etc. La comédie

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Face à face : dix ans et toujours aussi gay

ECRANS | Comme le dit son président Antoine Blanchard-Royer dans l’édito du nouveau festival Face à face : «Après plusieurs éditions thématiques, nous avons décidé cette année (...)

Christophe Chabert | Mardi 4 novembre 2014

Face à face : dix ans et toujours aussi gay

Comme le dit son président Antoine Blanchard-Royer dans l’édito du nouveau festival Face à face : «Après plusieurs éditions thématiques, nous avons décidé cette année de nous recentrer simplement sur le cinéma d'auteur pour vous présenter des films souvent inédits qui resteraient invisibles sans nos festivals.» Autrement dit : plutôt que de chercher à regrouper des œuvres qui n’ont comme dénominateur commun que la déjà très vaste étiquette de "cinéma gay", autant y aller franco et proposer aux spectateurs les meilleurs films récents ou à venir, inédits à Saint-Étienne ou inédits tout courts, et arroser l’ensemble d’une dose de festivité histoire de célébrer les dix ans d’un festival devenu incontournable. Ainsi, en avant-goût de la manifestation, Face à face se délocalise à Roanne pour présenter un film qui n’avait pas eu droit aux écrans de l’Espace Renoir… C’est pourtant un des plus marquants de l’année 2014, puisqu’il s’agit du puissant Eastern boys de Robin Campillo, dont le récit gigogne dessine une carte du désir entre un quadra embourgeoisé et un jeune immigré ukrainien, carte qui recouvre aussi les troubles échanges économiques de servitude entr

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"Je ne me considère pas comme un dj techno"

MUSIQUES | Jennifer Cardini est une incontournable dans la liste des Djs made in France. Habituée des dancefloors, elle a tenu résidence dans des clubs aussi prestigieux que le Rex ou le Pulp à Paris. Habitant désormais en Allemagne et plus précisément à Cologne, la Française viendra mettre un point d'orgue au 10e festival Face à Face. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mercredi 29 octobre 2014

Est-ce que depuis le lancement du label Correspondant en 2011, vous consacrez plus de temps à la production ?Malheureusement pas assez, le label et ma carrière de dj m’occupent énormément mais j’espère qu’il en sera autrement en 2015. 
Après trois ans, quel bilan pouvez-vous faire sur le lancement de ce label ? Je suis fière de nos sorties et de l’évolution du label et j’en tire un bilan plutôt positif. A un niveau plus personnel je dois dire que travailler sur un projet commun, échanger des idées et être embarquée dans le processus créatif d’un autre artiste m’a énormément apporté. Comment a évolué votre style au cours de ces dernières années ? Est-ce que le terme "techno" est le mieux approprié afin de qualifier la musique que vous jouez ou produisez ?

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Le courage de faire face

CONNAITRE | La neuvième édition de FACE à FACE, le festival international du film gay et lesbien de Saint-Étienne, s'articule autour de la notion de courage : en voici quelques-uns des temps forts.

Marc Chassaubene | Jeudi 7 novembre 2013

Le courage de faire face

«Le courage est la première des qualités humaines, car elle garantit toutes les autres» : faisant leur cette maxime d’Aristote, les organisateurs de FACE à FACE, le festival international du film gay et lesbien de Saint-Étienne, ont décidé de placer sa neuvième édition sous l’égide de cette vertu cardinale. Car il en faut encore, du courage, à l'étranger ou en France, pour assumer qui l'on est : c'est ce que montrent une grande partie des films projetés durant ces quatre jours. À commencer par celui qui fera l'ouverture du festival (jeudi 28 novembre à 21h au cinéma Le Méliès) : Bambi, de Sébastien Lifshitz, sorte de spin-off de son précédent documentaire, Les Invisibles. La femme qui s'y dévoile, Marie-Pierre Pruvot, y raconte son enfance dans l'Algérie colonisée, lorsqu'elle s'appelait encore Jean-Pierre, puis la montée à la capitale, où elle devient bientôt la reine des nuits parisiennes sous le nom de Bambi, et enfin son changement de sexe et de carrière, lorsqu'elle abandonne les planches des cabarets pour devenir... professeur de Lettres ! C'est précisément ce même Sébastien Lifshitz qui présidera la deuxième Nuit du court-métrage LGBT (

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Face à l’écran

ECRANS | Comme à chaque mois de novembre depuis sept ans, l’association Face à Face organise à Saint-Étienne un festival du film gay et lesbien qui se déroule principalement au cinéma Le France. Romain Vallet

Marc Chassaubene | Dimanche 4 novembre 2012

Face à l’écran

Avec la fermeture cette année du G Club (l’unique discothèque gay de la ville) et du bar lesbien La Bohème, le milieu commercial LGBT stéphanois se résume aujourd’hui à deux bars et deux saunas. Mais n’allez surtout pas dire à Antoine Blanchard, président de l’association Face à Face et donc l’un des principaux organisateurs du festival du même nom, que toute trace de vie homosexuelle a disparu de la surface de Saint-Étienne. «Le dynamisme gay et lesbien d’une ville ne se résume pas aux bars et aux boîtes de nuit !» s’exclamera-t-il aussitôt. Et c’est vrai qu’on aurait plutôt tendance à lui donner raison au vu du travail fourni depuis sept ans par les militants de Face à Face. En 2005, Antoine, Nicolas et quelques autres lançaient le festival du film gay et lesbien de Saint-Étienne. En 2012, pour sa huitième édition, Face à Face proposera une réflexion autour du thème «censure et autocensure». Parce qu’à l’étranger la simple évocation de l’homosexualité est parfois pénalement réprimée et que chez nous aussi, de nombreux gays et lesbiennes sont contraints de taire leurs amours à leurs collègues, à leur famille, voire à leurs amis. Un sujet que connaît bien Louis-Georges Tin, avoc

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En direct et en différé

ECRANS | La saison cinéma sera, du côté du Méliès et du France, l’occasion de sortir du flot infernal des sorties pour faire des pauses avec des réalisateurs, des retours en arrière sur l’Histoire du cinéma ou simplement de prolonger de manière décalée l’expérience du film. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 31 août 2012

En direct et en différé

Le premier événement de taille de cette saison cinéma aura lieu au Méliès le mercredi 11 septembre : les spectateurs pourront en effet converser avec rien moins que le grand William Friedkin. Le réalisateur de French connection et L’Exorciste, qui vient de fêter ses 77 printemps, revient en force avec Killer Joe, une comédie très très noire où une famille de Texans vénaux et méchants engagent un flic ripou pour liquider la mère divorcée afin de toucher son assurance-vie. Le tueur (Matthew McConaughey, star de la rentrée cinéma grâce à ses prestations habitées dans Magic Mike, Paperboy et Mud) exige toutefois une «caution» : la virginité de Dottie, la jeune et pas encore pervertie fille de la famille. Friedkin inaugure ce qui s’annonce comme un des rendez-vous phares du Méliès : Skype me if you can. En direct depuis chez lui via Skype, le cinéaste répondra donc aux questions du public et, si l’on en croit ses récentes interviews, cela devrait être passionnant. En octobre, c’est le réalisateur de House of boys, Jean-Claude Schlim, qui se prêtera à l’exercice, en partenariat avec le fes

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