Feuilleton obscur

ARTS | Linda Roux, artiste née en Corée et vivant désormais à Saint-Étienne, expose à la Serre, du 21 mai au 27 juin, ses nouvelles peintures rassemblées sous le nom de Wasteland - Volume 1.

Marlène Thomas | Vendredi 5 juin 2015

Photo : Linda Roux


Difficile de nier l'influence de l'industrie télévisuelle et des séries américaines sur notre société. Plus qu'une influence, Linda Roux – artiste peintre originaire de Corée, diplômée des Beaux-Arts de Saint-Étienne – y a puisé, pour sa dernière exposition Wasteland – Volume 1, une bonne partie de son inspiration. Telle un feuilleton, l'artiste déroule la vie de Pierre et Stéphane, nouvellement voisins et bientôt amis. À travers ses dix-huit peintures et ses deux protagonistes, Linda Roux a voulu mettre en perspective la solitude humaine ainsi que les difficultés des relations avec autrui.

Travaillée pendant trois ans, l'exposition de Linda Roux est composée de tableaux autonomes, qui liés entre eux forment une histoire assez énigmatique. Des oeuvres au côté sombre prononcé, qui peuvent provoquer un certain malaise. En effet, une atmosphère pesante ressort des scènes de la vie de Pierre et Stéphane sur qui planent des ciels obscurs, magnifiquement peints. Cette immersion dans leurs psychologies, dans leurs tourments se fait au sein de paysages simples, du quotidien, mais très travaillés, tels qu'un jardin ou une embrasure de fenêtre. L'artiste souhaite aussi à travers ses oeuvres, nous placer face à nous-même, à notre société et nos angoisses.

Exposition présentée à la Serre du 21 mai au 27 juin, du jeudi au samedi de 14h à 18h. Entrée libre

Légende photo : L'illusion, acrylique sur toile de Linda Roux


Linda Roux

"Wasteland - volume 1", peintures
La Serre 15 rue Henri Gonnard Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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CARBONE, bis repetita

ARTS | Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures (...)

Niko Rodamel | Mercredi 21 octobre 2020

CARBONE, bis repetita

Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures qui œuvrent au quotidien au sein de leur territoire. Sous la direction de Akim Pasquet, Léa Cotart-Blanco et Linda Roux, la seconde édition de cette Biennale de collectifs et lieux d'artistes met ainsi en lumière comme en résonance des plasticiens et des réseaux qui conservent un lien étroit avec leur quartier, leur ville, leur région et les habitants qui y vivent. Qu’elles soient internationales, nationales ou régionales, les structures invitées forment une communauté d'esprit dans laquelle, chacune à leur manière, toutes s'engagent avec force en faveur des arts plastiques. Le programme promet un riche télescopage d'expositions, des performances et des conférences, un peu partout dans la ville : galeries, librairies, magasins en stand by ou encore dans l’espace urbain. Dix jours de rencontres et d'aventures artistiques hors normes qui forment le précieux reflet d'une création prospective nationale et internationale, à la fois exigeante et populaire. Parmi la trentaine de propositions, le run-space Greenhouse accueillera

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Vers les lumières

Images | De tout temps le principe de la chambre noire titilla les scientifiques et intéressa les peintres, avant de donner naissance à la photographie puis au (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Vers les lumières

De tout temps le principe de la chambre noire titilla les scientifiques et intéressa les peintres, avant de donner naissance à la photographie puis au cinéma. Sans renier Aristote, Niepce ou Daguerre, Anthony Plasse se réapproprie d’une façon très personnelle la camera obsura, proposant in situ une expérience du temps qui met à l’épreuve l’espace même de la Serre. L’artiste s’appuie notamment sur le processus photosynthétique dans lequel les plantes convertissent l'énergie lumineuse. Anthony Plasse sort comme à son habitude de l’usage commun de la photographie, expérimentant des processus inédits et créant des outils singuliers qui, comme dans la plupart des procédés anciens (cyanotypes, ferrotypes, sténopés, photogrammes…), révèlent des images monochromes chargées d’une énigmatique force poétique. États de faits de Anthony Plasse, jusqu’au 21 novembre, La Serre à Saint-Étienne

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Inside outside

Sculptures | Depuis sa formation à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, Marine Zonca a connu, entre France et Japon, un parcours riche de collaborations (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Inside outside

Depuis sa formation à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, Marine Zonca a connu, entre France et Japon, un parcours riche de collaborations créatives. Lors de sa précédente exposition en duo, Depuis l’île de Pâques, elle installait ses œuvres en correspondance avec celles de la plasticienne Fauve Tintigner entre les murs de Kommet, nouvel espace de recherche et de promotion pour la jeune création contemporaine à Lyon. Au cœur de sa nouvelle exposition à Saint-Étienne, Coeur Fictif, les objets-images de l'artiste témoignent de l'empathie qu'elle porte sur le sentiment poétique de l’enfermement. Evoquant l'idée d'une invasion du dehors dans le dedans, l'installation entre ainsi en écho avec les paradoxes de la Serre où sont exposées les sculptures : être à l’intérieur tout en se sentant à l’extérieur. La figure quasi omniprésente du gisant traduit le rapport étroit qui lie l'être et l'habitacle, interrogeant la relation du vivant à l’inerte, de l’homme à son outil et au final, de l’artiste à son objet. Insufflant une tonalité à la fois poétique et onirique à son accrochage, Marine rend ici hommage à l'auteur belge Maurice Maeterlinck (auteur du r

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On se Serre en 2020

Jeune création contemporaine | La Serre, lieu d'expression artistique dédié à la jeune création contemporaine de la Ville de Saint-Étienne, lance sa nouvelle saison 2020 dès le 24 (...)

Nicolas Bros | Mercredi 22 janvier 2020

On se Serre en 2020

La Serre, lieu d'expression artistique dédié à la jeune création contemporaine de la Ville de Saint-Étienne, lance sa nouvelle saison 2020 dès le 24 janvier avec une exposition programmée de Camila Ragonese, intitulée Un endroit super heureux. Visible jusqu'au 29 février, cette première exposition personnelle de l'artiste diplômée de l'ESADSE (École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne) et née en 1994, sera suivie de cinq autres expositions inédites installées tout au long de l'année. Avec des modes d'expression très variés tels que peinture, dessin, sculpture, installation, design, photographie ou arts numériques. L'occasion de découvrir le travail de jeunes artistes qui font et feront la fierté de notre territoire, démontrant également le dynamisme de cette nouvelle génération de créateurs. Un endroit super heureux de Camila Ragonese, expo du 24 janvier au 29 février à La Serre Entrée libre du jeudi au samedi de 15h à 19h / Vernissage le jeudi 23 janvier à 18h La Se

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Flower power

Relève | Lauréate de la sixième édition du prix Moly-Sabata / Ville de Saint-Étienne, la plasticienne Mélissa Sinapan annonce clairement la couleur avec l’exposition (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

Flower power

Lauréate de la sixième édition du prix Moly-Sabata / Ville de Saint-Étienne, la plasticienne Mélissa Sinapan annonce clairement la couleur avec l’exposition À la peinture et aux fleurs, à découvrir jusqu’au 15 décembre dans les murs de l’ancienne école des Beaux-arts. À partir d’éléments graphiques glanés ici ou là, dans des musées ou des églises mais également au fil de ses voyages, l’artiste construit ses tableaux comme le récit pictural de ses souvenirs personnels. Chaque toile déploie un décor unique où les sensations florales sont construites autour d’un nouveau motif, traité de façon changeante. Chaque oeuvre s’offre ainsi au regard tel un écrin végétal où l’explosion vibratoire des couleurs et le rythme des volutes témoignent chez Mélissa d’une sincère passion pour l’univers des fleurs. Pour la jeune femme, cette série est aussi un terrain de jeu dans lequel elle se réapproprie intelligemment tout un pan de l’histoire de l’'art... Mélissa Sinapan s’était fait remarquer pour la qualité de son travail, au printemps dernier, lors de l’'exposition Starting Blocks qui mettait en avant les nouveaux diplômés de l'ESADSE. Mélissa Sinapan,

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Atmosphère

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Atmosphère

Avec l'exposition Chaque jour est un arbre qui tombe, l'artiste lyonnais Laurent Da sylva poursuit son travail autour du temps, plus précisément celui de la nature, au rythme de la lumière solaire qui rituellement apparaît et disparaît. L'artiste a progressivement élaboré un protocole de travail conciliant méthode scientifique et expérimentation plastique, où le caractère programmatique des phénomènes spatiaux et atmosphériques n'est au fond que prétexte à une expérience romantico-contemplative du temps. Chaque jour est un arbre qui tombe de Laurent Da sylva, du 20 septembre au 26 octobre à la Serre

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Encré dans la mémoire

ARTS | C'est une ode à la mémoire collective des peuples que l'artiste Saïd Atek couche sur ses toiles. Tantôt à la pointe de son pinceau, tantôt à celle de son stylo, il réinterprète à l'encre ou en peinture les images d'archives qui ont façonné notre histoire.

Antoine Desvoivre | Mercredi 10 juillet 2019

Encré dans la mémoire

« Avant mes archives étaient intérieures, elles étaient le fruit de ma mémoire. Maintenant je me sers de la mémoire universelle. » C'est ainsi que Said Atek explique son choix de prendre des images d'archives comme inspiration pour ses œuvres. Il se prête à cet exercice depuis maintenant six ans et a réalisé ainsi de nombreuses séries de tableaux. Certains sont basés sur les portraits de femmes algériennes prises par le photographe Marc Garanger, d'autres sur les femmes tondues à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De l'apartheid aux camps de concentration, le peintre traite de toutes les meurtrissures de l'humanité. Les instants chargés d'émotions et d'histoire, qu'il revisite par son travail, interrogent également notre présent. « Ce qui était hier ressemble beaucoup à ce qui se passe aujourd'hui. C'est exactement les mêmes choses, seul le contexte change », explique le quinquagénaire, diplômé de l'École des Beaux-Arts d'Alger. Il a trouvé une source quasi inépuisable d'inspiration dans l'iconographie historique, qu'il traduit en dessins ou en peintures, par des procédés aussi variés que les supports qu'il utilise. « Utiliser tous

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Passerelle

Centre d'art | Cinq ans après sa participation à l'exposition Le générique du début au sein du collectif Les Ateliers, la plasticienne Audrey Galais retrouve l'espace de la (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Passerelle

Cinq ans après sa participation à l'exposition Le générique du début au sein du collectif Les Ateliers, la plasticienne Audrey Galais retrouve l'espace de la Serre, cette fois-ci en solo. Depuis sa formation à l'École Supérieure d'Art de Clermont Métropole et l'obtention d'un Diplôme National Supérieur d' Expression Plastique, Audrey enchaîne les expositions collectives ou personnelles, les publications et les résidences, en France comme à l'étranger, notamment en Thaïlande et en Ecosse. Avec Du modèle, accrochage inédit créé spécifiquement pour sa nouvelle exposition à Saint-Étienne, l'artiste propose d'extraire du monde visible des formes de peu, par l’empreinte et l’emprunt. Il est ici question de reproductibilité à travers différents dispositifs techniques, scénographiques et naturalistes : trois îlots végétaux et trois nouvelles sculptures se répondent dans un jeu d'hypothétiques doubles, créant une passerelle entre le maintenant et l’autrefois. Audrey Galais associe des moulages de bois flotté à des objets manufacturés, évoquant ainsi de potentielles et hasardeuses natures mortes que les éléments tels que le vent ou les marées auraient le pouvoir de fair

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Récits rétifs

Relève artistique | Née en Seine-Saint-Denis en 1993, Léa Bouttier est passée par la Haute École d’Art et de Design de Genève avant de terminer sa formation à Saint-Étienne, à (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Récits rétifs

Née en Seine-Saint-Denis en 1993, Léa Bouttier est passée par la Haute École d’Art et de Design de Genève avant de terminer sa formation à Saint-Étienne, à l’ESADSE. Depuis l’obtention de son Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique en 2017, elle bénéficie du soutien de l’ADÉRA, dispositif d’aide à la professionnalisation tourné vers les jeunes diplômés issus des écoles d'art rhône-alpines. Vivant et travaillant désormais à Lyon, Léa a ainsi intégré les Ateliers du Grand Large, à Décines-Charpieu. L’artiste met en oeuvre des techniques très diverses, recourant indifféremment à la sculpture, la vidéo, l'écriture ou la performance. Avec Les Sites à Chutes, les visiteurs étaient invités à la suivre dans les rues de Saint-Étienne, les guidant vers des éléments urbains qui, par leur caractère spécifique, sans être pour autant narratif, offraient la naissance d’une parole et la possibilité d’un récit. Car c’est bien cette notion de l’interprétation des formes que Léa Bouttier interroge à travers ses installations, cherchant à comprendre comment naissent les fictions au sein de formes souvent standardisées, provenant de l'architecture (poutrelles IPN), du milieu admi

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Construction déconstruction

Art contemporain | Les expositions sous la Serre se suivent sans se ressembler et celle de Simon Feydieu, calendrier oblige, se voit intégrée à la programmation de la onzième (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

Construction déconstruction

Les expositions sous la Serre se suivent sans se ressembler et celle de Simon Feydieu, calendrier oblige, se voit intégrée à la programmation de la onzième Biennale Internationale Design. Depuis sa sortie en 2007 de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon, l’artiste expose régulièrement ses travaux, multipliant également les résidences, de Clermont-Ferrand à Stuttgart. Dans ses bas-reliefs et autres motifs ornementaux, Feydieu révèle les propriétés picturales inattendues de matériaux habituellement utilisés par l’architecture d’intérieur. Pour cette réalisation in situ, le sculpteur investit la Serre en imaginant jusqu’à l’interaction qui se joue entre ses accrochages et les éléments propres au site, entretenant un rapport de concurrence et de domestication à l'espace. Par une série d’œuvres miroir, la lumière naturelle du lieu et les plantes qui l’habitent entrent alors en dialogue avec les créations du plasticien. Simon Feydieu, Saison 5, du 22 mars au 22 avril à La Serre (15 de la rue Henri Gonnard à Saint-Étienne)

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Sous la Serre, acte 4

Art contemporain | Le plasticien Loïc-Yukito Nakamura ouvre la quatrième saison de la Serre, amorçant une nouvelle série d’expositions d’art contemporain qui fait la part belle aux artistes émergents issus du foisonnant vivier artistique régional.

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Sous la Serre, acte 4

A raison de six expositions annuelles de cinq semaines chacune sur le site de l’ancienne école des Beaux-Arts, la ville de Saint-Étienne a fait de la Serre, depuis janvier 2016, un espace d’exposition spécifiquement tourné vers l’émergence artistique. Traduisant une volonté affirmée d’apporter aide matérielle et soutien logistique à de jeunes plasticiens en voie de professionnalisation, une bourse de trois mille euros est attribuée à chaque artiste sélectionné pour la production d’une exposition personnelle. Mettant l’accent sur l’innovation et l’expérimentation, la programmation à venir s’annonce très prometteuse. Sont attendus les accrochages de Simon Feydieu (avril) et de Léa Bouttier (mai-juin), les sculptures d’Audrey Galais (juillet) et les œuvres de Laurent Da Sylva (septembre-octobre), avant d’accueillir le prochain lauréat du prix Moly-Sabata/Ville de Saint-Étienne. Nippon ni mauvais Néo-stéphanois d’origine nipponne, Loïc-Yukito Nakamura ouvre donc le bal 2019 avec une installation très personnelle, Résonances d’une marge intérieure. Titulaire d’un Diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) obtenu en 2017 à l'École supérieu

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À la lisière

Centre d'art | Depuis 2004 et l’obtention de son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique aux Beaux-arts de Nantes, Noémie Huard enchaîne les expositions (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

À la lisière

Depuis 2004 et l’obtention de son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique aux Beaux-arts de Nantes, Noémie Huard enchaîne les expositions personnelles et collectives tout en réservant une partie de son temps à l’enseignement et à la formation. Cet automne, l’artiste stéphanoise présente à la Serre ses Autels, un ensemble d’installations, de dessins et de sculptures, révélant un univers onirique peuplé de silhouettes diffuses, animales et végétales, presque surnaturelles, nouant d’étranges rapports au cœur d’un microcosme dont la troublante intimité ne se dévoile que dans le silence du trait et la courbe du volume. L’univers de Noémie se traduit pour l’instant essentiellement en valeurs de gris, lui permettant de se concentrer pleinement sur la texture et les qualités des matières ou matériaux (terre, cire d’abeille, bois, papier, graphite…) qu’elle met en jeu pour leur vibration graphique. Autels de Noémie Huard, jusqu’au 27 octobre à la Serre, 15 Rue Henri Gonnard à Saint-Étienne

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Empreinte Carbone

Art contemporain | Né d'une volonté commune d'artistes et de structures d'art de la ville, CARBONE 18 place la création contemporaine au cœur de Saint-Étienne, du 27 avril au 6 mai, avec un généreux maillage d’expositions dans une vingtaine de lieux. Dix jours de manifestation qui s’annoncent intenses, avec la fraîcheur d’une première édition.

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Empreinte Carbone

Née dans le giron de la faculté d'arts plastiques de l’Université Jean Monnet à Saint-Étienne, l’association Céphalopode s’était fixée pour but d’offrir aux étudiants un lieu d'exposition de qualité professionnelle, afin de mettre en valeur et de partager leurs travaux dans de meilleures conditions que les habituelles friches industrielles et autres locaux plus ou moins roots. Depuis l’hiver 2012, la galerie Les Limbes (située au 7 de la rue Henri Barbusse) propose régulièrement des expositions qui visent à promouvoir et à diffuser des œuvres actuelles ou contemporaines. L’équipe ne manque pas d’idées, d’envies ou d’ambition. La galerie est rapidement devenue un lieu d’échange, un véritable laboratoire d’expérimentation pluridisciplinaire accueillant expositions individuelles et collectives, résidences ponctuelles et workshops. Portée par cette dynamique, l'association déploie ses ailes et Les Limbes - Céphalopode met les petits plats dans les grands en proposant CARBONE 18, un événement d'art contemporain qui tissera sa toile en vingt différents points de la ville. Pluralité et exigence artistique Autour de Linda Roux, L

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Théodore Lévigne et sa palette des genres

Réalisme | Peintre ligérien du XIXe siècle, Thédore Lévigne est malheureusement trop méconnu de nos jours alors qu'il était populaire de son temps. Très prolifique et excellant dans différents genres, cet ancien élève des Beaux-Arts de Lyon voit ses oeuvres mises en avant par le musée d'Allard de Montbrison lors d'une exposition qui démontre l'étendue du talent cet artiste régional d'exception.

Nicolas Bros | Mardi 6 mars 2018

Théodore Lévigne et sa palette des genres

Sûrement bien trop méconnues de bons nombres de Ligériens, les oeuvres du peintre Théodore Lévigne, né à Noirétable en 1848, figurent dans la liste du patrimoine artistique régional d'exception. Pour redonner toute sa place à ces tableaux marquants leur époque, le musée d'Allard de Montbrison a réussi le tour de force de réunir un bon nombre d'oeuvres du peintre. Tout d'abord en s'associant au musée de Nuits-Saint-Georges (qui a présenté plusieurs toiles de l'artiste en 2017) mais également en allant chercher dans divers collections privées et fonds muséaux. Le résultat est une exposition qui, comme l'indique son intitulé, compose avec tous les genres picturaux maîtrisés par Lévigne. La force de l'artiste se situe d'ailleurs dans cette maîtrise quasi identique des genres : natures mortes, paysages, portraits, scènes militaires, historiques ou de badinage... Théodore Lévigne se posait comme un représentant régional incontournable dans la lignée du réalisme. L'oeuvre d'un "surdoué" Admis à l'âge de douze ans aux Beaux-arts de Lyon, il recevra trois ans plus tard le Laurier d'Or, grande distinction de cette même école. Élève de Jean-Léon Gérôme à Paris, le pei

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Voyage à Lilliput

Artistes émergents | Mauve Farris et Chloé Serre présentent Rien ne change de forme comme les nuages si ce n’est les rochers, en ouverture d’une nouvelle session de six expositions à découvrir à la Serre au fil de l’année 2017.

Niko Rodamel | Mercredi 1 février 2017

Voyage à Lilliput

Les deux plasticiennes (toutes deux diplômées d’Ecole Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne) ont installé un petit monde chimérique à l’ombre des plantes qui font ordinairement partie intégrante du lieu. Sous la gigantesque canopée végétale, s’organise un inquiétant univers minéral qui lui-même semble abriter une civilisation aux abois. Tout se joue au sol, quasiment rien sur les murs. Au gré de la visite, on déambule au coeur d’un paysage fait d’étranges massifs montagneux, un défilé de roches abruptes issu d'une géographie imaginaire où se joue le drame d'une société lilliputienne en lutte contre des forces invisibles que la matière enfouit sournoisement. Succession de scènes où l’on découvre de petits corps noirs entassés, empalés, découpés, où l’on croise également des monstres aquatiques cyclopéens. Ici une fontaine sertie de pièces de monnaie. Là une caverne ornée d’ossements blancs, dont l’intérieur est tapissé d'un tissu rouge, abritant un écran sur lequel une vidéo montre en boucle et en négatif un chien qui se déhanche frénétiquement sur un jouet. Plus loin un pendu, au cœur d’une grotte surplombant une poignée d’immeubles ensablés… Autant de temples maudits, de

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Épaisseurs

ARTS | La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La (...)

Niko Rodamel | Mercredi 2 novembre 2016

Épaisseurs

La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La multiplication des espaces d’exposition permet ainsi de proposer aux collectionneurs la découverte d’un nombre grandissant d’artistes et vice versa. Jusqu’à Noël, c’est le peintre américain Russel Tyler qui habite l’espace stéphanois, rue des Creuses. L’artiste new-yorkais ne compte plus les expositions ni les publications à travers le monde, notamment aux États-Unis et en Europe, plus récemment en Israël. Tyler présente et juxtapose des toiles issues de deux séries que tout semble opposer. L’une, strictement géométrique, n’utilisant que deux ou trois couleurs, voire trois nuances d’un même coloris. L’autre, davantage animée, saturée de formes changeantes et de couleurs vives. Pour autant, l’ensemble des œuvres poursuit le même dessein, jouant sur la structure même de la matière, son épaisseur, son mouvement, sa brillance. La peinture de Russell Tyler attire et capte le regard par l’aspect tactile que lui confèrent les couches habilement structurées de chaque toile. Russell Tyler, jusqu’au 22 décembre,

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Expos : notre sélection

Panorama 16/17 | Emulsions D’origine espagnole, née à Paris et installée à Lyon, Esperanza Peña a toujours dessiné puis s’est très vite intéressée à la peinture et enfin à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

Expos : notre sélection

Emulsions D’origine espagnole, née à Paris et installée à Lyon, Esperanza Peña a toujours dessiné puis s’est très vite intéressée à la peinture et enfin à la photographie, avec un attrait prononcé pour le mouvement. Les images qu’elle présentera du 17 septembre au 1er octobre à la galerie Une Image… sont le fruit d’un travail de recherches universitaires, représentant différents états du corps en conjuguant dessin, peinture et photographie en pose longue. Un univers visuel hybride à découvrir. Niko Rodamel Esperanza Peña, du 17 septembre au 1er octobre à la galerie Une Image... Féroces L’illustratrice Amélie Fontaine accrochera aux murs de la galerie Beluga une nouvelle série d’images dessinées à la plume et à l'encre de chine, ainsi que plusieurs sérigraphies. Du 7 octobre au 10 novembre, l’exposition Carnivores mettra en scène des animaux et des personnages évoluant dans une relation ambiguë, entre amour et peur, désir et répulsion. Tigres, guépards, loups, serpents… autant de bêtes sauvages à la beauté dangereuse qu'il faut éviter d'approcher de trop près. Niko Rodamel Amélie Fo

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Émergences #4 : Atelier Regards

Série vidéos "Émergences" | En partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, le Petit Bulletin vous présente "Émergences", l'émission web qui présente les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Quatrième volet avec les designers de l'Atelier Regards. NB

Nicolas Bros | Jeudi 7 juillet 2016

Émergences #4 : Atelier Regards

Émergences, l'émission web du Petit Bulletin Saint-Étienne, en partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, met en avant les jeunes pousses de la culture stéphanoise. Pour le quatrième épisode de cette série, nous avons donné rendez-vous aux designers Lucile Schrenzel et Guillaume Buisson, de l'Atelier Regards, au sein de La Serre. Très actifs dans le milieu du design stéphanois, ces deux jeunes artistes proposent de décloisonner et d'ouvrir le design au plus grand nombre, notamment grâce à des activités ouvertes à toutes et tous. C'est d'ailleurs justement dans l'espace d'exposition de l'émergence stéphanoise de La Serre (ancienne École des Beaux-Arts) que le duo avait proposé une mini-chaîne de production lors de la dernière Biennale design internationale de Saint-Étienne. Rencontre avec des designers stéphanois très prometteurs, soutenus par la Ville dans le cadre de son programme Émergences.

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La Serre : l'appel à candidatures 2017 est en ligne

ARTS | La Ville de Saint-Étienne a lancé une programmation de 6 expositions annuelles de 5 semaines dans la Serre de l'ancienne École des Beaux-Arts afin de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 19 mai 2016

La Serre : l'appel à candidatures 2017 est en ligne

La Ville de Saint-Étienne a lancé une programmation de 6 expositions annuelles de 5 semaines dans la Serre de l'ancienne École des Beaux-Arts afin de montrer le travail d'artistes stéphanois émergents. Ces derniers sont sélectionnés par un appel à candidatures destinés aux artistes possédant « un niveau initial de reconnaissance professionnelle. » Une fois sléectionnés, les artistes conçoivent une exposition personnelle produite spécifiquement pour ce lieu et pour laquelle ils bénéficient d’une bourse de 3.000 €. Si vous êtes intéressé par cette initiative, vous pouvez retrouver l'appel à candidatures pour la programmation 2017 en ligne juste ici. À renvoyer avant le 1er juillet prochain. NB

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Le dessin dans la peau

ARTS | Issu de l'école des Beaux-Arts de Saint-Étienne, Manu Chandès est un dessinateur d'exception qui propose son travail dans de nombreux lieux de la cité (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 avril 2016

Le dessin dans la peau

Issu de l'école des Beaux-Arts de Saint-Étienne, Manu Chandès est un dessinateur d'exception qui propose son travail dans de nombreux lieux de la cité forézienne. Avec un trait caractéristique variant selon ses intentions, l'artiste explore le territoire qu'il soit industriel ou naturel. Il nous invite à nous promener et à découvrir sous un œil différent des aspects paysagers nous semblant familiers ou bien des objets tel cet immense cargo qui tient le regard en émoi. NB Manu Chandès, Du Trait, du 18 mars au 23 avril, à la Serre (Saint-Étienne)

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Mamie Marmelade et les Comètes

ARTS | Pour lancer de la plus belle manière sa nouvelle saison d’expositions d’artistes émergents, la ville de Saint-Étienne ouvre les portes de la Serre à Noémie Bonnet-Saint-Georges, une artiste singulière et totipotente, à la fois designer, scénographe, décoratrice et graphiste. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 2 février 2016

Mamie Marmelade et les Comètes

Diplômée de l’École Supérieure d’art et design de Saint-Étienne en 2001, Noémie Bonnet-Saint-Georges dévoile à travers l’exposition Si j’étais… différents aspects de son univers créatif. Le visiteur note très vite l’omniprésence des motifs que l’artiste démultiplie sur de larges bandes de papiers peints ou sur des dalles au sol. Noémie explique avoir créé ces motifs dans le cadre du travail Retouches Urbaines « pour apporter de la surprise et redonner de la vie ». Plusieurs photomontages attestent de la touche graphique qui pourrait ainsi être apportée à la cité, par exemple sur les façades de la place Grenette, les murs de l’église du Sacré Cœur à Grouchy, ou sur les stèles d’un cimetière ! Au fil de l’exposition, on croise au hasard un tapis fait de pelotes de laine, du mobilier créé pour le restaurant la Platine, le lustre Mamie Marmelade avec son accumulation de bocaux et pots de confiture, ou encore d’étonnants galets lumineux (lampes en marbre Comètes)... Des dessins d’aménagement d’espaces publics attestent à leur tour de l’imagination débordante de la plasticienne, avec des projets tels que le Nid Pergola, une tonnelle

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Ley On !

ARTS | En passant rue de la république à Saint-Étienne, vous avez peut-être vu qu'une nouvelle galerie a ouvert ses portes récemment : Rive Droite. Pendant de la (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 septembre 2015

Ley On !

En passant rue de la république à Saint-Étienne, vous avez peut-être vu qu'une nouvelle galerie a ouvert ses portes récemment : Rive Droite. Pendant de la galerie Rive Gauche, cet espace d'expositions, lancé par Philippe Buil et Chantal Sabatier, verra sa programmation gérée par notre confrère Éric Viou, rédacteur en chef de Stemp Magazine. Pour la première exposition temporaire, c'est sur le jeune artiste Bryan Ley que ce dernier a jeté son dévolu. C'est à travers une dizaine d’œuvres que l'artiste va faire perdre les repères aux visiteurs et montrer l'étendu de ses qualités. Travaillant essentiellement sur la retranscription de corps en grand format à l’acrylique, en nuances de blanc, noir et gris, Bryan Ley nous emmène dans son univers paraissant dicté par la science-fiction avec ces humains comme "faits de cire". Ces derniers paraissent tels des robots et provoquent des questionnements profonds sur l'être, les sensations de vide et de suspension du temps. Une première exposition réussie pour inaugurer de la plus belle des manières cette nouvelle galerie du centre-ville. NB Bryan Ley, du 3 octobre au 8 novembre, à la Galerie Rive Droite à Sa

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Nuits incertaines

ARTS | « Mais quand tout a disparu dans la nuit, « tout a disparu » apparaît. C'est l'autre nuit. La nuit est apparition du « tout a (...)

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 15 juin 2015

Nuits incertaines

« Mais quand tout a disparu dans la nuit, « tout a disparu » apparaît. C'est l'autre nuit. La nuit est apparition du « tout a disparu ». Elle est ce qui est pressenti quand les rêves remplacent le sommeil, quand les morts passent au fond de la nuit, quand le fond de la nuit apparaît en ceux qui ont disparu » écrit Maurice Blanchot. Ce dehors, cette « autre nuit » de l'écrivain, semblent particulièrement résonner avec les tableaux de Damien Cadio (né en 1975 à Mont-Saint-Aignan). Des formes pâles y sourdent de fonds obscurs, détachées de tout contexte, flottant comme des fantômes devant notre regard un peu angoissé. Ce sont des mains, des visages livides ou bien masqués, des lueurs comme des tâches de couleurs évanescentes, des crânes, des animaux, des fleurs, des anonymes dans des situations indéterminées... Toutes ces apparitions, qui semblent flotter entre deux mondes, sont issues d'images récoltées par l'artiste sur Internet. Des images les plus banales possibles que Cadio fait basculer avec beaucoup de talent dans l'inquiétante étrangeté. « J'ai commencé la peinture en fanfare, avec des formats immenses, peints au sang, à la pisse, très violent

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Figure libre

ARTS | Il signe ses œuvres d’un simple Hacène et en exposera une vingtaine en solo pour la première fois au Nouveau Théâtre de Beaulieu, pendant près de deux (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 mars 2015

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Il signe ses œuvres d’un simple Hacène et en exposera une vingtaine en solo pour la première fois au Nouveau Théâtre de Beaulieu, pendant près de deux mois. Un prénom qui dissimule à peine la double culture du peintre, entre l’Algérie paternelle et la Haute-Loire de son enfance : Hacène Georges Bouziane est curieux de tout. «Je m’inspire de mes lectures que ce soit des romans, des nouvelles, de la poésie et d’une manière plus générale tout ce qui concerne les civilisations anciennes.» Hacène privilégie la peinture à l’huile mais il aime également incorporer à ses toiles toutes sortes de petits éléments, morceaux de bois, coquillages, objets insolites, autant de petits trésors de pacotille qu’il ramasse et collectionne au gré de ses balades, un peu comme un enfant. «Je peins au sol sur des formats très différents, assis sur un petit tabouret à la manière des artisans orientaux. J’aime être au-dessus du support, pouvoir tourner autour.» «La plupart du temps c’est l’œuvre qui m’appelle à partir d’une idée directrice.» Il en résulte un style très personnel où les points de couleurs, les arabesques et la matière sont un langage par leq

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