Des paradis pas si perdus

Nicolas Bros | Mardi 30 septembre 2014

Après plus de cinquante ans de carrière, Christophe a conservé l'étoffe d'un artiste sachant encore et toujours surprendre malgré le temps qui passe. Rescapé de l'époque yé-yé, Christophe a toujours eu le regard plus loin que certains. La preuve avec ses dernières collaborations orientées vers une génération d'artistes allant de Cascadeur à Julien Doré en passant par BB Brunes. Parmi ces derniers projets, le dandy est remonté sur scène en 2013 pour un "Intime Tour" où il se présente seul à la guitare, au synthé ou au piano. Boulimique de travail et toujours prêt à se lancer de nouveaux défis, Christophe a appris à manier ce dernier instrument en seulement une année. Une véritable prouesse, signe du grand talent de l'auteur des Mots Bleus ou encore d'Aline. Le résultat se révèle être un moment en suspension, un véritable partage tout en sensibilité avec le public. L'oiseau de nuit emporte son public en reprenant ses classiques et en intègrant des inédits ou des titres issus de son dernier album Paradis retrouvé. Toujours au-dessus de la mêlé, perché dans les nimbes d'une pensée poétique, Christophe a remis le couvert en argent massif avec cet "Intime Tour" qui ravira les aficionados du Monsieur tout comme les curieux.

Christophe "Intime Tour", salle Aristide Briand à Saint-Chamond, vendredi 15 octobre à 20h30


Christophe

"Intime Tour"
Salle Aristide Briand Avenue Antoine Pinay - Parc Nelson Mandela Saint-Chamond
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Du soleil plein la rue

Festival musiques & spectacles de rue | Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Du soleil plein la rue

Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes d’affiche, des découverte et une offre garnie de spectacles de rue en parallèle des concerts. Côté gros noms, on retiendra la gouaille de Java dont le rap-musette devrai vaillamment faire oublier l’absence de Tiken Jah Fakoly, Mouss & Hakin (Zebda) qui viendront en mode sound-system pour secouer le parc Nelson Mandela ou encore les régionaux de Wailing Trees qui présenteront leur troisième album au titre prometteur : Insert Sun (sorti en 2020). La Rue des Artistes, du 18 au 20 juin à Saint-Chamond, parc Nelson Mandela Plus d’infos et billetterie sur www.laruedesartistes.fr

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La finale du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamond annulée

MUSIQUES | Atout Monde vient de l'annoncer par communiqué. La finale de la seconde édtion du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamons qui devait se dérouler ce (...)

Nicolas Bros | Lundi 5 octobre 2020

La finale du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamond annulée

Atout Monde vient de l'annoncer par communiqué. La finale de la seconde édtion du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamons qui devait se dérouler ce week-end ne pourra être maintenue. « Malgré tous les efforts déployés pour maintenir la finale de la 2ème édition du Tremplin Musiques Actuelles en respectant les dernières mesures sanitaires et arrêtés préfectoraux, la Ville de Saint-Chamond et Atout Monde sont contraints d'annuler cette soirée prévue le 9 octobre prochain. Les différents scénarios imaginés pour organiser cette finale n'ayant pu aboutir en une forme satisfaisante aussi bien pour nous organisateurs que pour vous public, nous restons cependant engagés aux côtés des groupes sélectionnés. » Pour toute demande concernant les billets achetés, se rapprocher de la Direction de l'Animation et de la Culture : 04 77 31 04 41 & culture@saint-chamond.fr

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Le Rhino reporte une partie de sa prog'

Festival jazz | Devant les difficultés liées à l'accueil de jauges réduites à 1 000 personnes et que « la quasi-totalité de l'équipe du festival, à l'exception de deux personnes (...)

Nicolas Bros | Lundi 28 septembre 2020

Le Rhino reporte une partie de sa prog'

Devant les difficultés liées à l'accueil de jauges réduites à 1 000 personnes et que « la quasi-totalité de l'équipe du festival, à l'exception de deux personnes testées négatives, est en quarantaine soit pour positivité ou cas contact en cours de test », le festival Rhino Jazz a décidé de reporter une partie des concerts prévus du 2 au 20 octobre. Voici donc la liste des concerts maintenus : - A POLYLOGUE FROM SILA – Château du Rozier – Feurs – 2 octobre – 0477286609 - PAUL LAY TRIO – Maison de la Culture – Firminy – 7 octobre – 0477100777 - STOCHELO ROSENBERG TRIO – La Passerelle – Saint Just Saint Rambert – 8 octobre – 0477556551 - LUCAS SANTTANA SOLO – Le Quarto – Unieux – 10 octobre – 0477403080 - UMLAUT BIG BAND – Théâtre de la Renaissance – Oullins – 13 octobre – 0472397491 - GRIO – Théâtre de la Renaissance – Oullins – 14 octobre – 0472397491 - GAËL HORELLOU SEPTET – Salle Jeanne d'Arc – Saint-Étienne – 14 octobre – administration@gagajazz.com Concerts reportés : - Le Grand Barouf Du Rhino à la Grande Usine Créative – Cité du Design – Saint-Étienne / Re

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"Tenet" : Au temps pour lui

ECRANS | Attendu comme le Messie, le nouveau Nolan peut exploser le box-office si les spectateurs consentent à voir plusieurs fois ce "Mission : Impossible" surnaturel pour être sûr de bien le comprendre. Il y aura donc un avant et après Tenet. Encore que…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Agent travaillant pour une organisation gouvernementale, Tenet est chargé d’enquêter sur un trafic de matériaux aux propriétés physiques insolites puisqu’ils inversent le cours du temps. Derrière tout cela se cache un mafieux russe cruel, Sator, doté d’une belle femme malheureuse… Quand un concept surpasse la chair de l’intrigue… Nolan nous a habitués à manipuler — et de façon osée — les deux composantes “deleuziennes“ du cinéma : l’image-temps et l’image-mouvement. À modeler la texture de la première pour qu’elle accueille la seconde. Une démarche aussi productive qu’inventive entamée avec Inception, poursuivie avec Interstellar et étrangement Dunkerque (où le montage approfondissait différemment l’intrication d’espaces temporels disjoints et cependant parallèles). Tenet suit logiquement cette ligne, aussi sûrement qu’une obsession proustienne pour le temps perdu, avec donc ce qu’elle comporte de désespoir. Si les problématiques sont excitantes — irradier des objets ou des personnes pour qu’ils aillent à

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"Just Kids" : Seuls les mômes

ECRANS | De Christophe Blanc (Fr.-Sui., 1h43) avec Kacey Mottet Klein, Andrea Maggiulli, Anamaria Vartolomei…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Après la mort accidentelle de leur père, Mathis 10 ans retrouve sous la responsabilité de Jack, 19 ans. Une charge bien lourde pour les deux : le cadet ne tient guère en place, et le jeune adulte adulte espère un miracle en reprenant les combines louches et foireuses du paternel… Comment totalement détester ce film sur la trajectoire de gamins livrés à eux-mêmes, en manque de père et de repères, hésitant entre suivre les traces d’un défunt peu reluisant ou créer de nouvelles attaches ? Mais comment totalement aimer ce film aux criants airs de déjà-vu chez Téchiné, Kahn, Bercot ou Doillon, entre autres cinéastes plutôt fréquentables par ailleurs ? Le road movie familial initiatique, les jeunes fratries confrontées ensemble et individuellement à des problématiques de deuil, l’incorporation d’une sous-trame noire sont censés apporter un chaos supplémentaire à la situation instable des personnage, et donc de la surprise. Mais ces relances narratives procèdent dans ce contexte de la simple logique, pour ne pas dire de la convention. Sinon, il y a quelques beaux plans du Grenoblois, po

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Agnieszka Holland : « Sans médias indépendants courageux et objectifs, impossible d’assurer l’existence d’une démocratie »

L’Ombre de Staline | Un œil sur le passé, l’autre sur le présent, Agnieszka Holland a tourné L’Ombre de Staline avec, comme toujours, une conscience aiguë des problématiques historiques, humanistes et politiques. Rencontre éclairante avec la cinéaste, l’avant-veille du confinement…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Agnieszka Holland : « Sans médias indépendants courageux et objectifs, impossible d’assurer l’existence d’une démocratie »

Comment se fait-il que ce personnage, Gareth Jones, soit resté aussi longtemps dans l’ombre de l’Histoire et comment est-il arrivé sur votre table ? Agnieszka Holland : Ce n’était pas mon idée. Le film a été conçu par une jeune journaliste américaine, Andrea Chalupa, qui m’a contactée : elle avait un scénario assez bien achevé, et fait tous les travaux de documentation, de repérage. On l’a retravaillé ensuite pendant un certain temps. C’était son premier scénario mais elle écrivait pour plusieurs médias. Elle est d’origine ukrainienne par ses deux parents et son grand-père a été l’un des témoins principaux de l’Holodomor. Il a vécu cette famine, il en est presque mort, et il a aussi vu beaucoup d’événements qu’il a décrits — on en a montré certains, comme le char avec les cadavres dans lequel on jette un enfant. Après la guerre, ce grand-père qui s’était retrouvé dans un camp de prisonniers allemand, avait décidé de ne pas retourner en Union soviétique. Et alors qu’il attendait son visa pour l’Amérique, il eu entre les mains le livre d’Orwell, La

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"L'Ombre de Staline" : Le premier qui dit la vérité

ECRANS | Comment la famine du Holodomor provoquée par le régime soviétique fut révélée par un journaliste au monde qui ne le crut pas… Agnieszka Holland réhabilite la mémoire de Gareth Jones, aventurier de la vérité, dans un biopic épique et à la Lean, point à la ligne.

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Londres, 1933. Ex- conseiller de l’ancien Premier ministre Lloyd George, le journaliste Gareth Jones décide d’aller à Moscou pour interviewer Staline sur les prodiges accomplis par l’économie soviétique, vantés par la presse. Sur place, il contourne la propagande et découvre la réalité… « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », chantait jadis Guy Béart sur un air presque guilleret adoucissant le propos de sa cruelle morale. Tragique est la destinée des lanceurs d’alertes ! Soit ils sont moqués ou ostracisés ; soit on leur réserve un sort plus funeste en tentant de les museler voire de les éliminer. La condition actuelle de Chelsea Manning, de Julien Assange, de Edward Snowden ; la fin cruelle du docteur Li Wenliang prouvent que les choses n’ont guère changé depuis les temps archaïques. Ni depuis Gareth Jones (1905-1935). L’œil de Moscou Agnieszka Holland poursuit avec ce dernier son voyage à travers l’histoire politique si mouvementée du XXe siècle, déjà documenté dans Le Complot,

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"Wet Season" : Cours particuliers

ECRANS | De Anthony Chen (Sing.-Taïw., 1h43) avec Yann Yann Yeo, Christopher Ming-Shun Lee, Koh Jia Ler…

Vincent Raymond | Mercredi 19 février 2020

Singapour. Ling enseigne le chinois à des élèves de terminale à qui cette matière n’importe peu et peine à avoir un enfant. Épouse dévouée, elle s’occupe du père paralytique de son mari fuyant. L’un de ses élèves se rapproche alors d’elle, alors qu’au-dehors, la mousson s’abat sur le pays… Le hasard fait se succéder sur les écrans français à quelques semaines d’intervalle La Beauté des choses (1995), l’inédit de Bo Widerberg et ce nouveau film Anthony Chen qui se répondent de façon stupéfiante. Bien que le contexte historique (la Seconde guerre mondiale en Suède chez Widerberg, Singapour aujourd’hui chez Chen) et le point de vue (l’adolescent pour l’un, l’enseignante pour l’autre) soient opposés, la trame est identique : un lycéen un peu à part noue une relation “inappropriée“ avec une enseignante mariée et délaissée par son époux, alors que gronde une menace extérieure — ici, climatique. Un argument de fantasme à deux sous (à dessous ?) qu’Anthony Chen habille de nombreuses ramifications signifiantes en composant l’entourage de Ling. Celle-ci apparaît en effet comme totalement marginalisée : à son foyer, elle s’occupe de son beau-pè

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"L'Angle Mort" : Au revoir mon amour

ECRANS | De Patrick-Mario Bernard & Pierre Trividic (Fr., 1h44) avec Jean-Christophe Folly, Isabelle Carré, Golshifteh Farahani…

Vincent Raymond | Mercredi 16 octobre 2019

Dominick possède depuis l’enfance l’étrange pouvoir de se rendre invisible. Une faculté dont il fait un usage modéré — chaque “passage“ lui coûtant cher en énergie vitale — car elle suscite aussi, surtout, moult quiproquos gênants avec ses proches. Est-ce un don ou une malédiction ? Les histoires de couples perturbés par des interférences créées par des mondes parallèles — ésotériques ou psychiques — forment “l’ordinaire fantasmatique“ du cinéma de Bernard & Trividic, collectionneurs de discordances en tous genres. Dancing (2003) et L’Autre (2009) traquaient déjà en effet des irruptions singulières dans ce que l’on nomme la normalité, en adoptant des constructions cinématographiques volontiers elliptiques, mentales ou peu linéaires. Est-ce ici l’influence d’Emmanuel Carrère, qui leur a soufflé l’argument de L’Angle Mort ? Sans déroger à leur propension au fantastique, ce film manifeste un changement de forme radical, adoptant une narration plus posée et une structure de conte contemporain à morale philosophique — comme si Rohmer s’étai

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Christophe Honoré : « Je ne suis pas sorti de ma chambre d’adolescent de 14 ans et demi »

Chambre 212 | Rêverie mélancolique et sensuel dans une chambre d’un hôtel du “libre et change“, "Chambre 212" est film très sérieux sous ses airs de fantaisie sentimentale. Et vice-versa. Explications de l’auteur, le prolifique Christophe Honoré…

Vincent Raymond | Mercredi 9 octobre 2019

Christophe Honoré : « Je ne suis pas sorti de ma chambre d’adolescent de 14 ans et demi »

Auriez-vous le fantasme d’observer les fantômes de votre propre jeunesse ? Christophe Honoré : J’ai l’impression qu’on est toujours très peuplé par — je ne sais pas si l’on peut appeler ça des fantômes de sa jeunesse — ces “moi“ successifs que l’on a été. À certains moments de ma vie, je ne crois pas être si éloigné de cela de la personne que j’étais quand j’avais 20 ou 30 ans. C’est ce que dit le film : on est souvent très nombreux à l’intérieur de soi ! Des gens que l’on n’a pas croisés pendant des années vous donnent souvent l’impression qu’ils vous revoient vieilli alors que vous pensez être toujours avec les mêmes aspirations, les mêmes goûts que quand vous aviez 25 ans… De la même manière, dans le milieu professionnel ou les moments amoureux plus intimes, on a des âges différents : c’est très rare, en fait, que l’on soit conforme à son âge véritable. On fluctue énormément d’un âge à l’autre, et ces fantôme de la jeunesse ne sont pas tant des fantôme que des personnes bien réelles, et bien bruyantes, que l’on a à l’intérieur de soi. Quel “âge intérieur“ aviez-vous lorsque vous avez com

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"Chambre 212" : La clef des songes

ECRANS | De Christophe Honoré (Fr.-Bel.-Lux., 1h27) avec Chiara Mastroianni, Vincent Lacoste, Camille Cottin…

Vincent Raymond | Mercredi 9 octobre 2019

Vingt ans après le début de son idylle avec Richard, Maria quitte le domicile conjugal pour faire le point dans l’hôtel d’en face, chambre 212. La nuit étant propice aux prodiges, Maria est submergée par les fantômes de ses amours du temps jadis, et les ceux de son conjoint. Chambre 212 est un peu une version sentimentale (et érotisée) du Christmas Carol de Dickens, où le personnage visité par des esprits du passé et se baladant dans des uchronies ne serait plus Scrooge l’avaricieux mais une quadragénaire random en plein cas de conscience. Et où les apparitions — en l’occurrence des doubles de ses amants d’antan — seraient plus désorganisées. Cette fantaisie grave oscillant entre le réalisme cru du drame sentimental et une artificialité assumée, comme elle module du cocasse au bizarre, évoque le cinéma de Blier où tous les temps et destins se superposent dans un cauchemar quantique ; où les personnages coexistent parfois sous divers âges et visages. On ne s’étonnera donc pas que le réalisateur de Merci la vie ! compte parmi les remerciements au générique. Christo

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Arrête ton char !

SCENES | Empire romain, il y a 2000 ans. Des toges, des sandales, des courses de chars en costume... Ben Hur ? Oui, mais en beaucoup moins long, beaucoup (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

Arrête ton char !

Empire romain, il y a 2000 ans. Des toges, des sandales, des courses de chars en costume... Ben Hur ? Oui, mais en beaucoup moins long, beaucoup moins peplum, beaucoup, beaucoup plus fun. Cette parodie signée Luc Sonzogni (Les Darons, Les Lascars gays) revisite l'oeuvre mythique avec humour et inventivité. Salué par la critique et plébiscité lors du off d'Avignon, ce spectacle mêle gags et utilisation de techniques son, lumière et vidéo pour du divertissement grand public de haut vol. Ben Hur, la parodie, le 3 octobre à 20h30, salle Aristide Briand de Saint-Chamond

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Une rentrée très gourmande chez Weiss

GUIDE URBAIN | La Maison Weiss vous réserve tout ce qu'il vous faut pour aborder la rentrée avec le sourire aux lèvres. Une gamme de tablettes de chocolat bio qui s'enrichit, de nouveaux produits gourmands et l'arrivée d'un tout nouveau bar à chocolat chaud. Qui a dit que la rentrée était rasoir ?

Article Partenaire | Mercredi 4 septembre 2019

Une rentrée très gourmande chez Weiss

La rentrée se fait sur les chapeaux de roues du côté de la Maison Weiss. Désireux d'apporter aux gourmandes et gourmands toujours le meilleur de son savoir-faire, les maîtres-chocolatiers ne dérogent pas à la règle avec l'arrivée de plusieurs petits nouveaux dans la gamme Weiss et l'ouverture en octobre d'un tout nouveau bar à chocolat chaud, au cœur des Ateliers Weiss. La gamme bio s'enrichit Depuis 137 ans, la Maison Weiss concocte intégralement ses chocolats, pralinés et confiseries dans ses ateliers de fabrication à Saint-Etienne. Elle sélectionne les meilleures matières premières et choisit des listes d’ingrédients nobles – pas de superflu, tous les chocolats sont 100% pur beurre de cacao, sans OGM, sans gluten et sans colorant artificiel – et favorise des approvisionnements de proximité. Soucieuse de travailler au plus près des producteurs, la Chocolaterie Weiss a noué des partenariats forts comme avec l’association Vietcacao au Vietnam, et a entamé un travail avec l’ONG Earthwrom pour

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​Gémeaux

Jazz | Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

​Gémeaux

Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur rythmique fusionnelle et leur synchronicité innée sur pas moins de trois concerts, en quintet ou en quartet, puis en collaboration avec les Conservatoires de Saint-Chamond et Saint-Étienne. L'occasion de retrouver quelques pointures comme Christophe Monniot (saxophone), Manu Codjia (guitare), Paul Lay (piano), Franck Pilandon (tenor) ou Gaspard Baradel (alto). Moutin Factory 5tet, Moutin Blowing 4tet, Moutin’s Musical Workshop, les 8-12-13 octobre à Firminy et Rive-de-Gier dans le cadre du Rhino Jazz festival

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"La Source" : Planche de salut

ECRANS | de Rodolphe Lauga (Fr., 1h45) avec Sneazzy, Thomas Goldberg, Christophe Lambert… (24 juillet)

Vincent Raymond | Mardi 23 juillet 2019

Désœuvré, vivant comme une malédiction la nécessité de reprendre l’entreprise de plomberie familiale de son père défunt, Samir s’imagine un autre avenir loin de la cité, en devenant surfeur pro. Même s’il n’a jamais mis les pieds sur une planche de sa vie. Et qu’il ne sait pas nager… Du parcours “éclaboussant“ de Karim Braire, le réalisateur (et surfeur) Rodolphe Lauga a ôté toute l’écume sulfureuse et le ressac saumâtre : Samir en constitue une version à la fois épurée et fictionnalisée dans le bon sens du terme, puisque seule compte le récit initiatique d’un ado refusant le déterminisme socio-familial pour s’accomplir dans une inexplicable passion, en suivant son instinct. On objectera que le schéma est classique, mais le film l’est moins, qui déroge à tous les clichés du cinéma de banlieue ou du cinéma de glisse : l’une et l’autre sont en effet considérés ici comme des éléments contextuels, non comme des prétextes à images chocs ou spectaculaires. Par ailleur

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Retour aux sources pour La Rue des Artistes 2019

MUSIQUES | C'est un rendez-vous à ne pas manquer qui prend place pour sa 22e édition à Saint-Chamond. Chaque année, le troisième weekend de juin, le festival La Rue des Artistes réunit au parc Nelson Mandela, quelque 10 000 spectateurs qui dansent et tremblent devant des performances musicales et circassiennes.

La rédaction | Mercredi 5 juin 2019

Retour aux sources pour La Rue des Artistes 2019

Ils sont musiciens, chanteurs, comédiens ou acrobates, ils sont natifs de Saint-Chamond, de Grenoble ou de Californie, et ils se retrouvent sur les planches de La Rue des Artistes pour partager leur passion et leur talent avec un public tous les ans plus nombreux. Le festival propose des spectacles dans tous les styles. Qu'on aime le hip-hop, le reggae, le swing ou la chanson française, qu'on raffole de théâtre, de mime ou de voltige, chacun trouve de quoi s'émerveiller. C'est ce parti pris de l'inclusion qui est à l’essence de ce festival. L'inclusion de différents genres artistiques, d'une part mais aussi des individus qui forment le tissu social ligérien. Dans cette optique, L’association Atout Monde, organisatrice du festival, a participé au lancement de la charte H+ Culture, dispositif visant à développer les bonnes pratiques quant à l’accueil des personnes en situation de handicap. Dans un même temps, l'association affiche la ferme volonté de rendre la culture accessible à tous, grâce notamment à une politique tarifaire attractive unique à l’échelle régionale (5€ en prévente / 8€ sur place pour vendredi et samedi, gratuit le dimanche). Une vo

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Saint-Chamond voit grand

Nouveau lieu | À l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, le club de basket de Saint-Chamond basket vallée du Gier est peut-être en passe de réaliser son objectif : une (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Saint-Chamond voit grand

À l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, le club de basket de Saint-Chamond basket vallée du Gier est peut-être en passe de réaliser son objectif : une accession en Jeep Elite (1ère division nationale). Seule condition, battre l'équipe de Nancy chez elle... Cette montée serait synonyme de poursuite d'une progression entamée il y a quelques années et qui a fait de Saint-Chamond une ville qui compte sur la carte du ballon orange, au même titre que peut l'être Roanne. Afin d'accompagner ce développement exponentiel, Saint-Chamond va se doter d'une nouvelle salle d'ici à début 2022. Cette nouvelle Arena omnisports sera composée de deux salles : une principale pouvant accueillir 3821 spectateurs en configuration basket-ball (dont 682 places VIP, 36 places PMR, 20 places commentateurs-médias) et une la salle annexe allant jusqu'à 300 spectateurs. Avec un budget de construction annoncé de 30 millions d'euros TTC répartis entre Saint-Étienne Métropole, la région Auvergne Rhône-Alpes, le département de la Loire et la Ville de Saint-Chamond, la nouvelle enceinte en forme d'ellipse est destinée également à accueillir des rencontres notamment de handball. « Il s’agit là d’un véri

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Un nouveau tremplin musical à Saint-Chamond

Musiques | L'Association Atout Monde proposera ce week-end son nouveau Tremplin musiques actuelles. Quatre groupes se présenteront devant le public jeudi 7 mars (...)

Nicolas Bros | Lundi 4 mars 2019

Un nouveau tremplin musical à Saint-Chamond

L'Association Atout Monde proposera ce week-end son nouveau Tremplin musiques actuelles. Quatre groupes se présenteront devant le public jeudi 7 mars sur la scène de la salle Aristide Briand de Saint-Chamond : Esparto (pop - Marseille), Franfre (rap/jazz/hip hoop - Toulouse), The Soulphenixs (soul/funk/rock - Nantes) et Trigones Plus (rock électro - Lyon). Le lauréat sera sélectionné par un jury et le public à l'issue de leur passage (25 minutes pour chaque formation). Le gagnant aura la chance de pouvoir se produire le lendemain en première partie du groupe Berywam dans cette même salle, obtiendra une programmation officielle à Saint-Chamond et remportera un gain financier de 600€ minimum et quatre jours d'enregistrement au Plateau 42 à Saint-Étienne. Enfin, ce tremplin servira de tremplin pour l'annonce de la programmation du prochain festival La Rue de Artistes (14 au 16 juin prochains) dont on sait déjà que Sinsémilia, Broussaï ou encore Les Tit'Nassels viendront faire vibrer le public. - Tremplin Musiques Actuelles de Saint-Chamond, jeudi 7 mars à 20h30 salle Aristide Briand - Beryw

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Cap à l’Est

Sono mondiale | Puisant son inspiration mélodique dans les musiques roumaines, bulgares, grecques ou turques, le violoniste David Brossier ne cesse de faire fructifier (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

Cap à l’Est

Puisant son inspiration mélodique dans les musiques roumaines, bulgares, grecques ou turques, le violoniste David Brossier ne cesse de faire fructifier le bagage qu’il a engrangé au fil de son parcours en Europe de l’Est. Jouant sur un violon d'amour à cinq cordes réalisé sur mesure par le luthier marseillais André Sachellarides, David confronte les musiques balkaniques à un ensemble à cordes frottées dont l’univers est d’ordinaire plus en phase avec la musique de chambre. Pour former le quintet à cordes Bumbac, le musicien a réuni quatre instrumentistes très inspirées : Ariane Cohen-Adad (violon), Aline Haelberg (violon et alto), Léonore Grollemund (violoncelle) et Anita Pardo (contrebasse). Brouillant les pistes, les codes, les styles, les rythmes et les harmonies, Bumbac déploie une musique sensible et vivante, un libre voyage à la croisée des danses tsiganes et méditerranéennes, des sonorités klezmers et de la musique savante. Bumbac, vendredi 15 mars à 20h30 au château de Saint-Victor-sur-Loire

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"Moi, Maman, ma mère et moi" : Sa mère la fantôme

ECRANS | De Christophe Le Masne (Fr., 1h27) avec Grégory Montel, Olivia Côte, Philippe Rebbot…

Vincent Raymond | Mardi 19 mars 2019

Après vingt ans d’absence, Benoît est de retour dans la maison familial pour faire du tri avant, peut-être, de la vendre. Entre deux engueulades avec son frère et ses sœurs, il subit les visites intempestives et insistantes de sa mère. Problème : elle est morte l’année d’avant… Du réalisme magique made in Pays de Loire. Pourquoi pas, après tout… À condition de ne pas être trop regardant sur l’intrigue, façon secret de famille de feuilleton estival, et de tolérer l’arythmie générale qui réclame de supporter dix minutes plan-plan pour à chaque fois qu’il y a quinze secondes dynamiques. Dommage, car il y a de bonnes idées ou personnages (comme le voisin magnétiseur susceptible) au milieu des incohérences (le puzzle intact après trois décennies au bord de la flotte). Pour cette réunion de famille, le cinéaste a fait appel à des interprètes ayant tous un haut potentiel de sympathie. Sans doute est-ce parce que lui-même est comédien, il a eu la délicatesse de laisser à chacune et chacun un “solo“ leur permettant d’avoir une partition face au groupe. L’attention, louable, a le

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Jazz de ville

Festival jazz | La neuvième édition des Jazzeries d’Hiver arrive à grands pas avec son lot de belles promesses. Parmi les têtes d’affiches, la triplette Charlier-Sourisse-Winsberg, le retour de Joel Forrester et le nouveau projet du saxophoniste Eric Séva.

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Jazz de ville

Concocté par la team Gaga Jazz, le festival hivernal se veut cette année encore le plus éclectique possible, couvrant différents styles de la note bleue et tentant ainsi de satisfaire tous les publics. Quelques nouveautés s’annoncent avec notamment deux temps forts en direction des plus jeunes, autour du spectacle Chut Oscar (le 1er février) et d’un très prometteur ciné-concert au cours duquel le flegmatique pianiste américain Joel Forrester improvisera sur les images du film Monte là-dessus, dont la mythique scène où Harold Lloyd est suspendu dans le vide aux aiguilles d’une horloge (le 8). La soirée blues combinera la projection du tout nouveau biopic sur Eric Clapton (Life in 12 bars) avec le concert d’un trio acoustico-bluesy issu du groupe Devil Jo and The Backdoormen (le 10). La soirée Big Bands devrait quant à elle envoyer du lourd (le 13). En tête de gondole, nous retiendrons la date du 15, avec le vibrant hommage à Michael Brecker rendu par le trio de haute volée Charlier-Sourisse-Winsberg. Joueurs de blues S’il est une soirée à ne manquer sous aucun prétexte, ce serait sans doute celle du samedi 9 févrie

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La communauté de l'oubli

Danse | Les chorégraphes et les danseurs sont les sismographes de leur époque. Avec son spectacle Mémoire d'un oubli, Robin Lamothe, témoin comme un chacun d'une (...)

Monique Bonnefond | Mardi 8 janvier 2019

La communauté de l'oubli

Les chorégraphes et les danseurs sont les sismographes de leur époque. Avec son spectacle Mémoire d'un oubli, Robin Lamothe, témoin comme un chacun d'une actualité marquée par le repli idéologique, invite à reconsidérer la notion de communauté pour en créer une autre, inédite, comme les oubliés de Tromelin auxquels il prête vie. Ce groupe d'esclaves malgaches venant de différentes régions, avec leurs propres coutumes, abandonnés sur une île minuscule durant quinze ans, ignorés de tous, ont dû apprendre à vivre ensemble, à créer une autre forme de communauté. Le chorégraphe, s'interrogeant sans cesse sur "l'être ensemble", transpose cette histoire vraie dans une boîte de nuit oubliée, où deux êtres errent, selon des codes qui nous échappent. Ne se voyant pas, l'enjeu ayant été fixé de ne jamais se regarder, les deux danseurs, coincés dans les méandres d'une danse de couple inconnue, indéchiffrée, se cherchent, en quête de ce partenaire manquant. À travers ce duo d'âmes à la poursuite d'une rencontre improbable, Robin Lamothe tente lui aussi de recréer une communauté qui ne soit pas référencée mais qui conduise de l'oubli à la mémoire. Mémoire d'un o

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Sinsémilia à la Rue des Artistes 2019

Festival | Le festival couramiaud La Rue des Artistes vient d'annoncer un premier nom de sa programmation 2019 qui se déroulera du 14 au 16 juin. C'est (...)

Nicolas Bros | Vendredi 7 décembre 2018

Sinsémilia à la Rue des Artistes 2019

Le festival couramiaud La Rue des Artistes vient d'annoncer un premier nom de sa programmation 2019 qui se déroulera du 14 au 16 juin. C'est le groupe de reggae ska grenoblois Sinsémilia qui prépare un nouvel album prévu pour le printemps. Ce concert correspondra au retour du groupe au festival de Saint-Chamond, dix ans après le succès rencontré pour leur venue au Jardin des plantes.

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Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Cinéma | Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour objectif d'atteindre les 200 000 entrées par an. Prenant la suite du Ciné Lumière, fermé quelques semaines auparavant, ce nouveau venu dans le circuit des salles obscures ligériennes compte 6 salles flambant neuves allant de 96 places pour la plus petite à 295 pour la plus spacieuse. Intégré dans le nouvel ensemble Hall in One, le nouveau complexe cinématographique couramiaud fait belle figure. Calqué sur l'établissement modèle du groupe Véo situé à Muret, en banlieue toulousaine, ce nouveau cinéma propose 170 séances par semaine et emploie 12 personnes. « Notre établissement ne sera pas un cinéma pop-corn. Il proposera une programmation ouverte au plus grand nombre », assure l'équipe du Véo Grand Lumière. L'installation proposera donc aussi bien des blockbusters que des films pour enfants ou de l'art et essai. Cinéma Véo Grand Lumière, Hall in One, rue Maurice Bonnevialle à Saint-Chamond

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Rhoda Scott absente du Rhino

Jazz | Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de (...)

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Rhoda Scott absente du Rhino

Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de Saint-Chamond... Par communiqué, l'organisation explique que l'artiste a subi une mauvaise chute et doit donc annuler son concert : « Nous prenons connaissance que dans cette nuit du 25 au 26 Octobre 2018, Rhoda Scott a été victime d'une chute dans l'escalier de son hôtel. Hospitalisée d'urgence, il est à craindre une grave fracture qui, bien évidemment, rend impossible pour elle d'être sur scène pour quelque temps. Il y aura ce soir un concert de substitution (en cours d'organisation) à la suite du concert de Shahin Novrasli. »

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Vent frais

Festival jazz | Chaque année, il est le festival de la rentrée, prolongeant les vacances pour quelques temps encore, invitant le public à apprécier le jazz dans toute sa pluralité, à mille mètres d’altitude et quelques encablures de la cité stéphanoise. Jazz au Sommet remet le couvert pour la douzième année.

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Vent frais

Singulier, familial et champêtre, le festival reste fidèle à ses principes fondateurs. Une équipe exclusivement composée de bénévoles se démène toute l’année pour bâtir une programmation aussi exigeante qu’éclectique, en partenariat avec une foultitude d’acteurs culturels et socio-éducatifs disséminés sur le vaste territoire de la communauté de communes des Monts du Pilat. Une offre qui se décline en plusieurs volets, avec des concerts ou des animations en plein air et, bien entendu, des concerts en salle. Suivi par un public fidèle, Jazz au Sommet voyait sa fréquentation encore progresser de 22 % l’an passé. Pour autant, l’association ne se repose pas sur ses lauriers. L’édition 2018 s’annonce plutôt alléchante avec de belles découvertes comme, entre autres, le magnifique duo guitare-kora African Variations (vendredi 7), la chanteuse Raffaela Siniscalchi qui se réapproprie les ballades de Tom Waits (jeudi 13), ou encore la journée Nouvelle Orleans que propose d’enflammer le jouissif brass band des Po’boys, enchaînant une parade l’après-midi et un concert en début de soirée (samedi 15). La douzième édition de Jazz au Sommet se terminera comme les onze précédentes, par la traditi

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La communauté de l'oubli

Danse | C'est un projet très noble de tirer de l'oubli des êtres abandonnés, ignorés de tous, comme les esclaves malgaches de l'île de Tromelin. Robin Lamothe transpose (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 septembre 2018

La communauté de l'oubli

C'est un projet très noble de tirer de l'oubli des êtres abandonnés, ignorés de tous, comme les esclaves malgaches de l'île de Tromelin. Robin Lamothe transpose l'histoire vraie de ces naufragés qui ont dû, pour vivre ensemble sur cette île minuscule, inventer une forme de communauté inédite. Les deux danseurs de Mémoire d'un oubli, survivant dans une boîte de nuit oubliée, errent, telles deux âmes qui se cherchent, ne se voient plus mais unies dans une danse de couple inconnue, inventent aussi leur communauté. Mémoire d'un oubli, mardi 15 janvier à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond

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Apicius, cuisine de plantes et de coeur

GUIDE URBAIN | Niché au centre de Montbrison, l’Apicius, restaurant d'Audrey et Jean-Christophe Berthet, vous ouvre ses portes. Un lieu qui laisse s'exprimer la cuisine délicate et créative du chef.

Marion Dubanchet | Jeudi 26 juillet 2018

Apicius, cuisine de plantes et de coeur

Il est toujours agréable de rencontrer des gens passionnés par leur métier et qui ont envie de partager cette passion. Jean-Christophe Berthet est l’un d’entre eux. Audrey et Jean-Christophe se rencontrent jeunes et partent ensuite faire leurs armes chacun de leurs côtés. Jean-Christophe passe par l’Alpe d’Huez, Saint-Tropez et Courchevel. Audrey poursuit, quant à elle, des études de sommelier-conseil en Drôme provençale. Ils se retrouvent ensuite et continuent leur tour de France à deux, dans plusieurs établissements renommé. Audrey en salle et Jean-Christophe en cuisine. Désireux de fonder une famille, ils posent leurs valises à Montbrison et ouvrent les portes de l’Apicius en 2014. Mais d’où vient ce nom étrange ? Il semblerait que ce brave Marcus Gavius Apicius soit un épicurien de premier ordre. Romain connu pour être l’auteur du premier recueil de recettes : le De re coquinaria (ou L'Art culinaire). Il fut également le cuisinier de l’empereur Tibère et ouvrit la première école de cuisine.

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"Mission : Impossible - Fallout" : Redoublement en 6e

Tempus Fugit | Suite directe de Rogue Nation, Fall Out revisite les fondamentaux de la franchise Mission : Impossible en passant la sixième vitesse. La rapidié, une manière comme une autre pour Tom Cruise de défier le temps qui passe…

Vincent Raymond | Mercredi 5 septembre 2018

Censé empêcher un groupe terroriste de s'emparer de sphères de plutonium, Ethan Hunt compromet sa mission afin de sauver un membre de son équipe. Le CIA lui met alors dans les pattes l’agent Walker chargé d’évaluer l’IMF ; charge à lui de récupérer les éléments radioactifs… Pour ce sixième opus, on ne change pas une équipe qui gagne (des dollars), et encore moins l’architecture narrative de la franchise : une nouvelle fois, il est ici avéré qu’une taupe trahit l’Agence et des preuves accablantes s’accumulent contre Hunt ; lequel, placé en fragilité, doit jouer contre sa hiérarchie pour sauver le monde avant même de prouver son innocence. Voilà qui n’est pas sans rappeler la trame de l’excellent film inaugural de DePalma (1996). Impression renforcée par un finale à coup d’hélicoptères, une large inscription territoriale du film entre Paris et Londres et le démasquement grâce à un masque du traître de l’histoire. Les références à l’épisode matriciel deviennent des révérences assumées. Éternelle genèse Vingt ans plus tard, cette constance app

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"The Strange Ones" : Frères de sang

Drame | de Christopher Radcliff & Lauren Wolkstein (É.-U., 1h21) avec Alex Pettyfer, James Freedson-Jackson, Emily Althaus…

Vincent Raymond | Mercredi 5 septembre 2018

Nick est adulte, Sam un pré-ado ; tous deux font la route ensemble, se présentant comme des frères. Mais le sont-ils vraiment ? Et pourquoi sillonnent-ils la campagne américaine, dormant dans des motels ou à la belle étoile ? Ce road movie étrange joue la carte de la suggestion et du proto-fantastique, entre narration elliptique et linéarité contrariée. The Strange Ones est en effet balafré d’analepses et de prolepses, comme pour dissimuler avec la plus grande ostentation possible — c’est-à-dire lui donner davantage d’écho lors de sa révélation — son drame matriciel. En maniant l’allusif, en accentuant sans raison apparente certains aspects du réel (notamment en composant avec l’insondable étrangeté de la nature) mais aussi en pratiquant cette forme de récit “déconstruite“ plus proche de la spirale que de la ligne droite, Radcliff & Wolkstein font naître une forme d’angoisse diffuse. Une atmosphère rappelant les climats oppressants de Blue Velvet (1986) quand David Lynch demeurait à la lisière du bizarre sans total

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"Plaire, aimer et courir vite" : Un peu, pas du tout et avec de bonnes chaussures

ECRANS | Pour raconter ses jeunes années entre Rennes et Paris, quand le sida faisait rage, Christophe Honoré use de la fiction. Et les spectateurs, avec un pensum dépourvu de cette grâce parfois maladroite qui faisait le charme de ses comédies musicales. En compétition Cannes 2018.

Vincent Raymond | Mardi 15 mai 2018

Paris, 1993. Écrivain dans la radieuse trentaine, célibataire avec un enfant, Jacques a connu beaucoup de garçons. Mais de ses relations passées, il a contracté le virus du sida. Lors d’une visite à Rennes, il fait la connaissance d’Arthur, un jeune étudiant à son goût. Et c’est réciproque… Il faudrait être d’une formidable mauvaise foi pour taxer Christophe Honoré d’opportunisme parce qu’il situe son nouveau film dans les années 1990 à Paris — ces années de l’hécatombe pour la communauté homosexuelle, ravagée par le sida —, quelques mois après le triomphe de 120 battements par minute. Car Plaire, aimer et courir vite s’inscrit dans la cohérence de sa filmographie, dans le sillage de Non, ma fille tu n’iras pas danser (2009) pour l’inspiration bretonne et autobiographique et des Chansons d’amour (2007) ou d’Homme au bain (2010) pour la représentation d’étreintes masculines. L’ego lasse

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"Katie Says Goodbye" : Demande à la poussière

Portrait | de Wayne Roberts (E.-U.-Fr., int.-12 ans, 1h29) avec Olivia Cooke, Christopher Abbott, Mireille Enos…

Vincent Raymond | Mercredi 18 avril 2018

Fleur pure éclose au milieu d’un trou désertique perdu, Katie vit avec sa mère immature, dispense chaque jour son sourire dans le diner où elle bosse et fait des passes avec quasi tout le monde afin partir à Frisco pour devenir esthéticienne. Un ange de bonté, qui va pourtant subir le pire… Bien malin qui parvient dès les premières images à dater ce film renvoyant une image atemporelle ou, à tout le moins, figée dans le rose-bonbon années 1950 des États-Unis : aucun des marqueurs coutumiers de la “contemporanéité“ que sont les écrans ou les smartphones ne vient perturber ce microcosme figé dans une époque idéalisée, bien que totalement révolue. Des enclaves bien réelles, rappelant ces patelins aperçus récemment dans Lucky ou America où le sentiment d’isolement n’a rien d’une vue de l’esprit. Dans ce cadre ayant tout d’un cloaqu

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Les "L" du désir

Classique | L'encre sèche encore sur leur diplôme de Lauréat 2017 de la Fondation Cziffra. Ils n'en sont pas peu fiers... à juste titre. Le trio "L" rayonne sur scène, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Les

L'encre sèche encore sur leur diplôme de Lauréat 2017 de la Fondation Cziffra. Ils n'en sont pas peu fiers... à juste titre. Le trio "L" rayonne sur scène, musicalement, humainement. L'alchimie résout les équations, emplit les silences. Trois solistes partagent cette musique en état de grâce : Lyuba Zhecheva, pianiste à l'expressivité suprême, Louison Crès-Debacq, violoncelliste aux phrasés veloutés et sensuels, et Louis-Jean Perreau, enfant du pays, talentueux violoniste que l'on ne présente plus. Le programme déploiera ses "L" sur le célèbre Trio n°1 Op.99 de Schubert, dont l'apparente urbanité laisse rapidement affleurer les affres du doute, griffe du grand Schubert quelques mois avant sa mort. Le Trio en sol Majeur, composé par un jeune Debussy de dix-huit ans, est, pour sa part, encore marqué par la filiation de Franck, Massenet ou Delibes. Enfin, le Trio n°1 Op.8 de Chostakovitch, composé à dix-sept ans, incarnera parfaitement le mot du très tourmenté maître de Léningrad : « Il est impossible de trouver une approche neuve. Il faut que ce soit elle qui vous trouve. ». Il se murmure, dans les milieux informés, que le "Trio L" prép

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Brut

Galerie | Du 16 février au 4 mars, la Galerie du Caveau des Arts de Saint-Galmier accueille les toiles et les collages de Christophe Girerd. L’artiste retranscrit (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 février 2018

Brut

Du 16 février au 4 mars, la Galerie du Caveau des Arts de Saint-Galmier accueille les toiles et les collages de Christophe Girerd. L’artiste retranscrit sans calcul ses émotions dans un style foisonnant et hyper coloré, à la fois ethnique et urbain, quelque part entre Jean-Michel Basquiat et Keith Haring.

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La Girafe invite la bistronomie chez les Chanoines

GUIDE URBAIN | Piermic Fatet et ses 3 associés redonnent vie à un lieu emblématique de la ville de Saint-Chamond, la Maison des Chanoines. Visite guidée des lieux.

Marion Dubanchet | Mercredi 27 décembre 2017

La Girafe invite la bistronomie chez les Chanoines

Après nous avoir fait voyager à dos de Chien et d’Eléphant (dans leurs jeux de quilles respectifs), Piermic Fatet nous présente aujourd’hui la petite dernière de la famille : une grande et jolie Girafe. Franck Debreil est aussi de la partie pour mener à bien ce projet dans la ville qui l’a vu naître. Ils désirent redonner vie à ce lieu chargé d’histoire et se refusent à laisser un si bel édifice à l’abandon. Dès que l’on ouvre la porte, on sent qu’un vent de modernité a soufflé chez les Chanoines. Guillaume Buisson, designer stéphanois, a travaillé sur un décor alvéolaire qui orne délicatement l’accueil. Il se prolonge derrière vous pour vous présenter la belle sélection de vins qui vous sera proposée. Le reste de l’établissement a été repensé conjointement avec un architecte des bâtiments de France pour respecter les contraintes imposées par le statut de la bâtisse, classée monument historique en 1983. Un compagnon du devoir a retapissé et patiné les chaises d’origine. Votre r

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"Ernest et Célestine en hiver" : Ours dort

ECRANS | de Julien Chheng & Jean-Christophe Roger (Fr., 0h45) animation avec les voix de Pauline Brunner, Xavier Fagnon, Raphaëline Goupilleau…

Vincent Raymond | Mardi 21 novembre 2017

Quatre nouvelles aventures de l’ours musicien et de sa copine-colocataire la souris, glanées avant l’hibernation d’Ernest. L’occasion de rencontrer Bibi l’oie sauvage qu’ils ont élevée, la Souris verte dérobant les objets abandonnés ou Madame Tulipe, voisine du tandem aimant danser… L’ambition de ce programme de courts métrages est plus modeste que long métrage ayant donné vie cinématographique aux personnages de Gabrielle Vincent : on est ici dans le bout-à-bout d’épisodes formatés pour une diffusion télévisuelle. D’où la question : en dépit de leur qualité formelle tout à fait comparable au film de Benjamin Renner, Aubier & Patar, que font-ils sur grand écran sans “plus-value”, sans liant ? On tolère de perdre une partie de l’univers des personnages et de la noirceur ayant fait d’Ernest & Célestine un objet à la poésie complexe ; pas vraiment d’assister à une sorte de projection de DVD grand format.

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Trouver la source du bien-être

Conférences | Dans le cadre des conférences "hors-les-murs" proposées par la radio France Inter et retransmises sur les écrans de cinéma, le journaliste et animateur Ali Rebeihi, accompagné par le psychiatre Christophe André, nous convie à l'Alhambra pour parler de bienveillance avec l'actrice Rachida Brakni et la pédiatre Catherine Gueguen. Une soirée d'échanges et de méditation pour mieux vivre tous ensemble.

Nicolas Bros | Jeudi 12 octobre 2017

Trouver la source du bien-être

Vous avez déjà dû entendre leurs voix posées et calmes. Sévissant chaque jour sur les ondes de France Inter, dans l'émission Grand bien vous fasse !, l'animateur Ali Rebeihi et le psychiatre Christophe André - grand spécialiste de la méditation en France - se lancent dans un cycle de 3 conférences autour du "vivre enesmble", décliné de leur travail quotidien. Avec pour thématique générale le "bien vivre ensemble", ces rendez-vous auront la particularité d'être retransmis en direct depuis les studios de la radio parisienne sur les écrans de nombreuses salles de cinéma à travers l'Hexagone, dont L'Alhambra à Saint-Étienne. La première conférence prévue lundi 16 octobre à 20h se concentrera sur "les bienfaits de la bienveillance" sous différents angles : en famille, à l’école ou encore au travail. Sont invitées à venir témoigner l'actrice Rachida Brakni mais également la pédiatre Catherine Gueguen. Au programme, deux heures d'échanges, de questions, d'extraits d'œuvres d'art en illustration mais également de la méditation en direct. Bref, une belle soirée pour se faire du bien. Ali Rebeihi : « Rendre accessibles​ des conférences qui sortent du

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Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Projet Bowie "We Could Be Heroes" | Pour monter le projet We Could be Heroes, hommage à David Bowie, l'équipe du Rhino Jazz(s) a fait appel à Daniel Yvinec (ex-Orchestre National de Jazz). Il se positionne comme le directeur artistique d'une série de concerts uniques avec notamment la présence de 4 musiciens (Donny Mc Caslin aux saxophones, Jason Lindner aux claviers, Mark Guiliana à la batterie et Tim Lefebvre à la basse) ayant participé au dernier album de la star anglaise : Blackstar. Explications avec l'intéressé.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Quel est votre rôle dans ce projet ? Daniel Yvinec : Mon rôle est d'être un producteur au sens artistique du terme. L'intitulé exact est directeur artistique. L'idée de rendre hommage à Bowie est venue du Rhino Jazz(s) il y a 4 ans, bien avant la disparition de David Bowie. Ils ont fait appel à moi au moment où se posait la question de « comment rendre cet hommage ». J'ai été très touché qu'ils pensent à moi pour ce projet. Nous avons réfléchi ensemble aux musiciens qui pourraient se prêter le mieux à cet exercice délicat. Ludovic Chazalon (Ndlr : programmateur du festival) avait déjà en tête l'Imperial Quartet et le Possible(s) Quartet. Aussi, connaissant une partie des musiciens du dernier album de Bowie, Blackstar, je possédais un contact un peu privilégié avec eux et il était logique de leur proposer de s'impliquer. Dans les deux projets de concerts, la manière de travailler n'est pas exactement la même. Pour l'Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, nous leur avons suggéré une liste de morceaux de Bowie sur lesquels ils ont réagi. Nous travaillons petit à petit avec eux. J'apporte un regard extérieur sur la musi

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Féfé fort en couleur

Rap | Echaudé par son second album en solo (Le Charme des premiers jours sorti en 2013 avec un succès très modéré et quelques soucis avec sa maison de disques), FéFé, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 juin 2017

Féfé fort en couleur

Echaudé par son second album en solo (Le Charme des premiers jours sorti en 2013 avec un succès très modéré et quelques soucis avec sa maison de disques), FéFé, ex-Saïan Supa Crew, a pris 4 années avant de ressortir son micro. Ce rappeur qui raconte le quotidien, à contre courant des clichés habituels du rap français, Samuel Adebiyi de son vrai nom propose un troisième album sobrement intitulé Mauve. Métissé, ce disque propose une aventure multi-culturelle pour lequel le chanteur s'est inspiré de ses racines nigérianes et sur les traces de la culture Yoruba au Brésil et à Cuba. Composé avec Felipe Saldivia et enorgueilli par plusieurs featurings de haut vol (Ayo, -M- ou Tété), Mauve est un disque expressif, à « la parfaite synthèse entre le rose de la vie et les bleus de l'âme » explique l'ex-chanteur d'OFX. Puisant dans l'énergie brute de l'Afrique et de l'Amérique du Sud, l'artiste parvient encore une fois à mêler rap, mélancolie, liberté et poésie. Il présentera cet opus à l'occasion des 20 ans du festival La Rue des Artistes à Saint-Chamond. FéFé [+ Magyd Cherfi + Bazar & Bémols], samedi 17 juin à 20h, parc Nelson Man

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20 ans dans la Rue des Artistes

Festival | Déjà 20 ans que la Rue des Artistes égaie les travées couramiaudes avec musique et "arts de rue". Pour fêter dignement cet anniversaire et cette longévité, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 avril 2017

20 ans dans la Rue des Artistes

Déjà 20 ans que la Rue des Artistes égaie les travées couramiaudes avec musique et "arts de rue". Pour fêter dignement cet anniversaire et cette longévité, l'organisation a misé sur plusieurs têtes d'affiche. 4 grands noms ressortent d'une programmation qui annonce un week-end pré-Fête de la musique très chaud du côté de Saint-Chamond : Les Wampas (dimanche 18 juin), les Fatals Picards (le 16 juin), Magyd Cherfi de Zebda et Féfé (samedi 17 juin tous les deux). Du rock énervé et du rap lettré, voilà pour le programme musical qui s'étoffera des Zoufris Maracas, de Bazar et Bemols et de La Tribu des Femmes. Du côté de l'animation hors musique, comme d'habitude, nombre d'artistes seront présents : circassiens, comédiens, marionnettistes. Il y aura des Européens et des Sud-Américains : la batucada des Lyonnais de Senario, les jeux forains d'Attractions et Phénomènes, la Cie Ballons Pirates,

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Pas touche manouche

Photo | Le photographe Jean-Christophe Plat présente son nouveau travail photographique, "Tsiganes l'âme voyageuse", à l’occasion du festival Curieux Voyageurs.

Niko Rodamel | Mercredi 1 mars 2017

Pas touche manouche

Dans les pas de l’écrivain-voyageur Jack Kerouac, Michel Corringe chantait en 1968 « La route m'appelle et m'attire / A l'est à l'ouest au sud au nord / Ce soir ici j'ai trouvé un lit / Demain je coucherai dehors. » Dans notre monde toujours plus matérialiste, nombreuses sont encore aujourd’hui les raisons de vouloir larguer les amarres pour mettre les voiles vers un ailleurs meilleur ou tout du moins différent. Si le covoiturage, les "bus-à-pas-cher", les vols low-cost et autres Airbnb semblent remettre le voyage à la portée de toutes les bourses, l’honteuse prolifération des murs et la réaffirmation des frontières restreignent le champ des possibles. Pour sa nouvelle édition, le festival stéphanois Curieux Voyageurs (avec quinze mille visiteurs l’an passé) poursuit sa quête d’images fixes ou animées glanées aux quatre coins du globe, lesquelles attestent à la fois du talent de leurs auteurs (qu’ils soient vidéastes, dessinateurs ou photographes) et de la richesse de notre petite planète bleue. Au-delà des documentaires en compétitions, le festival propose également neuf expositions de qualité, réalisées par des globe-trotters dont le seul gouvernail reste la soif de d

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Les Chiens de Navarre dépècent le couple

SCENES | Alors que vient de sortir leur film Apnée, les Chiens de Navarre passent par Saint-Étienne avec leur dernière turbulence en date, le très mordant quoique surévalué Les Armoires normandes. Critique. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 1 novembre 2016

Les Chiens de Navarre dépècent le couple

L’idiotie est une compagne pour les Chiens de Navarre. Ils en jouent et la moquent pour mieux détricoter les rapports humains, révélés à l'aune du travail, de la famille ou de l’amour. Et maîtrisent l'impro au point qu'il est impossible de savoir ce qui relève de la permanence ou du coup d'un soir. Derrière la potacherie en écho à l'actu du moment, c'est aussi la fragilité et la solitude humaines qui s'affichent : flingue à la main, le comédien rit de sa propre mort. La fragilité, c'est aussi la texture des spectacles des Chiens. Non écrits au préalable, ils sont composés d'une succession de sketches reliés par un fil rouge (le couple ici) et une fantastique gestion des transitions digne des meilleurs DJ sets – une scène s'arrêtant parfois en cours de conversation mais avec une justesse confondante. Cependant, tout n'est pas égal, le numéro d'acteur (et ils sont tous excellents) prenant parfois le pas sur le récit, comme dans cette séquence paranormale où une jeune veuve tente d'entrer en contact avec l'âme de son défunt compagnon, via un charlatan hystérique. Autre écueil : le recours à la chanson française sonne comme une facilité un peu vaine.

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Nuits de feux

MUSIQUES | Lancées en grandes pompes en 2015, les Nuits de Saint-Jacques proposent une vision musicale intéressante, mêlant variété, chanson française et découvertes, en plein cœur du Puy-en-Velay. Cette année, outre les "grosses" têtes d'affiches, deux noms retiennent particulièrement notre attention.

Nicolas Bros | Mardi 5 juillet 2016

Nuits de feux

Comme un départ bienheureux sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, les Nuits de Saint-Jacques habillent le cœur du Puy-en-Velay de plusieurs couleurs musicales pour le week-end de fête nationale. Après avoir proposé lors de sa première édition, en 2015, une programmation marquée par les lives explosifs de Kavinsky ou Dj Pone, le festival affiche cette année, un line-up plus enjôleur et moins ravageur. Au-delà des sempiternels Louane ou Black M et des indissociables Voulzy et Souchon, deux noms qui prouvent l'orientation artistique de l'événement. Dans le coin gauche, on retrouvera le groupe de pop-rock d'origine marseillaise : Aline (ex-Young Michelin). Revenus plus forts en 2015 avec leurs album La Vie électrique, produit par Stephen Street, ingénieur du son des meilleures galettes des Smiths, les cinq membres du groupe ont réussi à se donner une véritable identité musicale affirmée et assumée. Cette dernière pourrait se qualifier tantôt de new wave frenchy, tantôt de pop typée 80's, le tout enjolivé par des textes dans la langue de Molière. La recette Aline fonctionne à merveille. Mélodiques et plus fournies que sur le premier opus de 2013 - Rega

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Christophe Barratier, réalisateur de "L'Outsider"

Trois questions à... | Après le Pape, Jérôme Kerviel a trouvé en Christophe Barratier un nouveau témoin de moralité de poids.

Vincent Raymond | Mercredi 22 juin 2016

Christophe Barratier, réalisateur de

Pourquoi ce titre ? Quelqu’un m’a dit un jour : « Jérôme Kerviel n’était pas fait pour être trader, il est arrivé comme un outsider » Quand ce jeune homme de Pont-L’Abbé est arrivé sur le desk, personne ne soupçonnait que deux ans plus tard il gagnerait 200 fois plus que les autres, et serait huit ans plus tard l’auteur du plus grand scandale financier de tous les temps. Après l’avoir rencontré, quelque chose ne collait pas dans cette histoire. C’est la personne la plus fiable que je connaisse : je n’hésiterais pas à lui confier les clefs de mes maisons, la garde de ma fille, ce que vous voulez… Comment se fait-il que ce type-là, pour moi l’un des plus honnêtes, soit connu comme le plus grand fraudeur de tous les temps ? La version de la Société Générale du “loup solitaire terroriste“ ne résiste pas à l’épreuve des faits quand on fait huit jours d’enquête. N’est-ce pas vous L’Outsider, dans la mesure où vous sortez ici de votre “zone de confort” ? Si vous le dites, je ne le refuse pas… Mais je ne me suis jamais dit à un moment « je vais montrer que je sais faire autre chose ».

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Max "good vibes" Romeo

MUSIQUES | Il avait dû être remplacé en dernière minute l’an passé pour un trop bête refus de visa, le chanteur jamaïcain Max Romeo sera sur la scène de la Rue Des Artistes, le 18 juin à Saint-Chamond. Rencontre avec un des plus attachants vétérans du reggae, toujours fringant à soixante-douze ans, auteur de tubes imparables comme War Ina Babylon et One Step Forward.

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Max

Vous jouez régulièrement en Europe et vous êtes actuellement en tournée française. Appréciez-vous la France ? Oh oui, j’aime bien venir jouer en France. Les Français sont ceux qui en Europe ont été les premiers à réellement me suivre. J’aime la France, la Suisse aussi… J’aime les Alpes, c’est beau ! (Rires) Il y a en ici une bonne vibration, je suis amoureux de l’Europe en général. Quelles musiques ont bercé votre enfance jamaïquaine ? J’écoutais surtout le rhythm and blues qui arrivait des USA. Fats Domino et Elvis Presley par exemple étaient très populaires sur l’île. Et puis il a eu la déferlante rock'n roll. J’ai alors beaucoup écouté les Rolling Stones. D’où votre nom de scène vient-il ? Vos acolytes se choisissent généralement des pseudonymes puisant dans le dictionnaire rastafari ou faisant directement référence à Dieu… Maxwell Livingston Smith, c’était peut-être un peu long, non ? (Rires) On m’a appelé Max Romeo suite à une histoire avec fille que j’ai draguée pendant toute une journée. Beaucoup de gens m’ont toujours vu comme un grand romantique, ce qui est en partie vrai. Dans l

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"L'Outsider" : pour enfin comprendre l'affaire Kerviel

ECRANS | Christophe Barratier remise patine et chansonnette pour prendre le parti de Jérôme Kerviel face à la Loi des marchés. Il réalise une jolie plus-value au passage : grâce à ce film maîtrisé, la séance se clôt par une forte hausse de la valeur de son cinéma.

Vincent Raymond | Mardi 31 mai 2016

Qu’il semble loin, le temps des Choristes, de Faubourg 36 ou de La Nouvelle Guerre des boutons ; cette époque laissant croire que Christophe Barratier préférait idéaliser un passé de carton-pâte, baigné d’insouciance nostalgique, comme s’il fuyait toute représentation du présent. Pour son premier film réellement contemporain, le cinéaste se paie le luxe de traiter frontalement un sujet en or que beaucoup de ses confrères français auraient sans doute évacué comme le mistigri : “l’affaire Kerviel”. Frontalement, c’est-à-dire sans recourir à ce faux-nez habituel qu’est “l’évocation de faits réels” — une touchante pudeur visant à ce prémunir d’éventuelles poursuites. Ici, tout étant avéré, Barratier cite nommément et sans barguigner les protagonistes et les raisons sociales impliquées dans la crise de la Société Générale en 2008 — on se croirait dans un film américain ! Défi d’initier L’Outsider raconte la bourse, la mécanique mathématiquement astucieuse mais moralement obscène du trading sans virer au clip de prestige, ni tomber dans le didactique-pantoufle

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Place aux notes

Fête de la musique 2016 | Invariablement, le 21 juin les groupes amateurs ou professionnels mettent leurs habits de fête et s'installent un peu de partout en ville et en région. Scènes cadrées ou plus improvisées accueillent une déferlante de musique. La Fête de la musique permet souvent de belles découvertes. Voici quelques orientations afin de vous guider dans vos pérégrinations sonores qui marqueront officiellement le début de la saison estivale.

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Place aux notes

À Saint-Étienne En terres stéphanoises, plusieurs belles choses vous attendent. Tout d'abord, l'occasion de découvrir plusieurs artistes émergents cheminant tranquillement vers la professionnalisation sur la scène de la place Jean Jaurès. En premier lieu, le duo (devenu trio sur scène) Ladybug & The Wolf. Le groupe a entrepris un virage musical le menant vers des compositions alliant indie folk embaumante - l'apanage jusqu'alors de cette formation - et sonorités électroniques sombres et froides. Ces nouvelles orientations s'affirment sur leur album Mammatus (titre inspiré des nuages) qui sortira en octobre. Le résultat est brillant et démontre une réelle évolution pour ce groupe que nous suivons depuis ses débuts. Sur la même scène, on retiendra les noms des Dizzy Sticks et de Doorsfall, groupes rompus à la scène en version rock vintage pour les premiers et

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Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

MUSIQUES | Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 mai 2016

Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes respectives (pour rappel en 2015, Firminy avait accueilli Zebda et Saint-Chamond, Sanseverino). Du côté de l'Ondaine, ce sera en 2016 le saxophoniste et chanteur camerounais de 82 ans, Manu Dibango, qui se produira. Du côté couramiaud, Axel Bauer prendra sa guitare le 21 juin. NB

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Les Malheurs de Sophie

ECRANS | Cinéaste aux inspirations éclectiques (mais à la réussite fluctuante), Christophe Honoré jette son dévolu sur deux classiques de la Comtesse de Ségur pour une surprenante adaptation, à destination des enfants autant que des adultes… Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 5 avril 2016

Les Malheurs de Sophie

La filmographie de Christophe Honoré ressemble à la boîte de chocolats de Forrest Gump (« on ne sait jamais sur quoi on va tomber »), à la différence notable que chacune de ses douceurs est dûment ornée d’une étiquette… omettant de signaler sa teneur en poivre ou piment. Résultat : appâtés par ses distributions appétissantes, becs sucrés et novices ressortent invariablement de ses films la gueule en feu ; quant aux autres, à force d’être échaudés, ils ont appris la méfiance et à espérer davantage de saveur dans la “seconde couche”, lorsque l’enrobage les déçoit. Sophistication, heurs et malheurs Bien que prolifique auteur de romans jeunesse, Honoré n’avait encore jamais franchi le pas au cinéma, où il flirte avec un public de préférence âgé de plus de 16 ans. S’emparant d’un pilier des bibliothèques respectables, il procède à l’inverse de Jean-Claude Brialy, lequel avait réalisé en 1981 une transposition sagement premier degré, aux remugles de vieille confiture. Plutôt qu’égrener les sottises de la gamine dans une enfilade de saynètes — ce que l’ouvrage, dans sa forme théâtrale, incite à faire, et l’amorce du film laisse croire avec l’apostrophe au

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Harpagon, Jean-Pierre… et les autres

SCENES | Depuis cinq siècles se joue régulièrement l’histoire d’Harpagon. Ce personnage de Molière obnubilé par l’argent, qui veut le moins possible dépenser, manque de (...)

Florence Barnola | Mardi 5 avril 2016

Harpagon, Jean-Pierre… et les autres

Depuis cinq siècles se joue régulièrement l’histoire d’Harpagon. Ce personnage de Molière obnubilé par l’argent, qui veut le moins possible dépenser, manque de faire une syncope quand il se fait voler ses écus d’or, se fâche avec ses enfants par avarice mais les laisse vivre leur vie pour récupérer son or… Inéluctablement L’Avare se termine en laissant l’ancêtre de Picsou seul, tout à la joie de ses retrouvailles avec l’unique amour de sa vie, sa cassette. C’était vrai jusqu’à aujourd’hui. Un avare d’après Molière, Jean-Pierre et Sylvie met en scène trois comédiens masqués et parfois pas, des marionnettes, qui changent quelque peu le cours de l’histoire. Jean-Luc Bosc, le metteur en scène, a imaginé une représentation où des spectateurs, comme Jean-Pierre ou Sylvie, donnent leur avis en cours de spectacle. Ce qui, indubitablement, va changer le parcours des personnages qui voudront eux-mêmes faire part de leur ressenti. Le jeu masqué, les marionnettes et le jeu plus réaliste des "spectateurs" donnent un réel relief à l’œuvre, la faisant dialoguer avec notre siècle et nos gens. Et la fable reste drôle, alors… Florence Barnola Un avare d’apr

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