CharlÉlie Couture : «J'ai le sentiment d'avoir été un peu mis à l'écart»

MUSIQUES | Avec "I m M o r t e l", CharlÉlie Couture a sorti à la rentrée 2014 son dix-neuvième disque studio. Une épreuve où, pour la première fois, il a confié les clefs de sa réalisation à un autre artiste, à savoir Benjamin Biolay. Un peu boudé par les médias français, le dandy blues-rock, à qui l'on doit notamment le célèbre "Comme un avion sans aile", vient en ce mois de juillet faire résonner sa voix nasillarde si particulière à la Forge dans le cadre de l'Estival de la Bâtie. Propos recueillis par NB.

Nicolas Bros | Jeudi 18 juin 2015

Photo : Franck Fellous


Comment est intervenu Benjamin Biolay sur I m M o r t e l ?
Benjamin Biolay s'est occupé de la réalisation de l'album. Comme un metteur en scène va travailler sur un scénario existant, il a apporté une couleur particulière à l'album, sa patte. C'était une nouveauté pour moi. J'ai été ravi de faire cette expérience du fait de la complicité avec Benjamin. Sur les vingt disques que j'ai faits, c'est vraiment la première fois que je « laisse les clefs » à quelqu'un. Je suis ravi du résultat.

Est-ce que votre live a évolué depuis le début de la tournée I m M o r t e l ?
En fait, je suis sans cesse en train d'expérimenter différentes formules. Hier soir, j'étais par exemple en concert à Harlem en duo avec Karim (NDLR : Karim Attoumane, guitariste complice de longue date de CharlÉlie Couture), deux jours auparavant j'étais en quartet à Alphabet City dans un club avec deux musiciens américains en plus avec basse-batterie et Karim, et la formule trio que j'adore avec Emmanuel Trouvé au clavier me donne la possibilité d'un relief différent. J'ai eu envie de m'accorder plus de latitude par rapport à la formule rock traditionnelle que je trouve un peu lourde J'ai une approche de ma musique plus abstraite qu'avec simplement un seul type de formation.

Vous venez de clore une exposition rétrospective CharlElie, NCY-NYC à Nancy. Avez-vous d'autres expositions prévues en France ?
J'ai trois ou quatre expositions prévues à la rentrée mais pas en France. Et surtout rien de comparable à cette exposition à Nancy qui avait un caractère exceptionnel. Elle regroupait une centaine de tableaux, une centaine de sculptures, des photographies. Il y avait environ trois cent pièces présentées. Il y a eu plus de treize mille visiteurs qui se sont présentés, ce qui est assez rare pour une exposition d'art contemporain en province...

Les médias français ont un rapport parfois un peu bizarre avec vous. Est-ce que vous vous sentez assez soutenu en France ?
J'évite de me poser cette question. Cela reste un point d'interrogation pour moi. J'ai le sentiment d'avoir été un peu mis à l'écart. Ce sont des questions liées au marketing des médias de façon générale. Mais je ne peux rien dire car la presse écrite a bien soutenu l'album. C'est plutôt la télévision qui a peu encadré ma présence. Est-ce le fait que je sois à New-York ? Je ne sais pas... Mais encore une fois, j'évite de me poser la question. Il n'y a pas de raison que cela m'altère.

Les valeurs aux États-Unis ne sont pas les mêmes qu'en France.

Le fait d'être aux États-Unis depuis plus de dix ans désormais a-t-il fait évoluer sensiblement votre manière de travailler et votre vision du monde et de vous ?
Oui, bien sûr. Tout simplement car j'ai pu prendre du recul. On ne voit pas le match de la même manière que l'on soit dans les tribunes ou sur le terrain. Les valeurs aux États-Unis ne sont pas les mêmes qu'en France. Parce qu'il existe une distance et que l'on ne voit pas les choses de la même façon. Évidemment, mon rapport avec ce que je suis et même avec la France, a changé à partir du moment où j'avais un double point de vue.

Pour le moment, toujours pas de retour définitif en France en prévision ?
Cet été, je vais passer plus de temps en France qu'à New York car j'ai beaucoup de choses à y faire. De plus, je ferme définitivement ma galerie d'art à New-York dans deux semaines. Ce fut une expérience de cinq ans que je suis ravi d'avoir vécue. Cela m'a permis de rencontrer des centaines de gens. Mais étant donné qu'être galeriste est une activité extrêmement contraignante et très prenante, cela m'a obligé de mettre trop de trucs de côté. Désormais, je vais pouvoir repartir sur une autre voie et vraisemblablement retrouver un atelier et recevoir sur rendez-vous, non plus avec la porte ouverte en permanence.

CharlÉlie Couture, lundi 13 juillet à 20h30, La Forge au Chambon-Feugerolles, dans le cadre de l'Estival de la Bâtie


Charlélie Couture


La Forge 92 rue de la République Chambon-Feugerolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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A la vie, à l’amour

Théâtre | L’amour a-t-il ses raisons que la raison ignore, et surtout, ses symptômes que la science ne peut expliquer ? La neurologue Léa Paule se (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

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L’amour a-t-il ses raisons que la raison ignore, et surtout, ses symptômes que la science ne peut expliquer ? La neurologue Léa Paule se souvient de son patient, Hermann, hospitalisé en psychiatrie 13 ans plus tôt. Amnésique, l’homme ne semblait se rappeler que de quelques mots en russe, et du prénom de son amoureuse de toujours, Olia, dont il était à la recherche depuis des années. Un texte qui aborde le sentiment du point de vue du corps médical, écrit par Gilles Granouillet et mis en scène par François Rancillac, à la manière d’un conte pour tous ceux qui croient à l’amour fou et éternel. Hermann, les 19 et 20 novembre à l’Espace Culturel Albert-Camus au Chambon-Feugerolles

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Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Grand entretien | À 42 ans, Mohamed Naitl ‘Khadir est le responsable culture au Chambon-Feugerolles depuis 2013. Mais il s’implique plus largement dans la vie culturelle ligérienne avec notamment un poste de co-président de l’association Loire en Scène. Nous avons voulu prendre avec lui le pouls du secteur culturel alors que les spectacles et la vie culturelle en présence du public reprennent progressivement.

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Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Quel est votre parcours ? Je suis un pur produit du Chambon-Feugerolles, né là-bas. Concernant mes études, j’ai suivi un cursus de droit à la fac de Jean Monnet à Saint-Etienne. En parallèle de mes cours, je gravitais autour de l’école de musique, en participant à l’organisation d’événements musicaux. C’est là qu’est née ma vocation pour le secteur culturel. J’avais même créé avec quelques amis une structure de deejaying. En parallèle, je suis tombé sur une opportunité d’emploi-jeune au Chambon-Feugerolles en 2000. Je fais partie de cette génération qui a pu bénéficier de ce dispositif. C’était déjà un poste dans le secteur culturel ? Oui, mais j’avais auparavant postulé à un emploi-jeune afin de redynamiser la vie économique locale. Malgré un très bon entretien, je n’avais pas été retenu. Mais Stéphane Frécon, le directeur de la culture de l’époque au Chambon et qui faisait alors partie du jury, avait gardé mon CV. Six mois après, il m’a rappelé et m’a proposé un poste. J’ai tout de suite accepté. Stéphane m’a mis le pied à l’étrier et c’est là que tout a commencé pour moi. Deux ans après mon arrivée, j’ai ensuite

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Haut et fort

Chanson & éloquence | S’exprimer et argumenter en public est un exercice très délicat. Le projet Hauts Parleurs mené par la MJC de Rive-de-Gier et le Théâtre Couzon donnent chaque (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Haut et fort

S’exprimer et argumenter en public est un exercice très délicat. Le projet Hauts Parleurs mené par la MJC de Rive-de-Gier et le Théâtre Couzon donnent chaque année la possibilité aux jeunes de plus de 8 ans de se frotter à cette activité. Stages intensifs de préparation et rendus publics sont au programme jusqu’au challenge final le 4 avril à la salle Jean Dasté. Mais avant cela, une grosse soirée est prévue le samedi 21 mars avec le concert de CharlÉlie Couture, parrain officiel de l’édition 2020. L’occasion pour ce chanteur-peintre-poète de distiller le blues délicat de son 23e album, sorti en 2019 et intitulé Même pas sommeil, après l'avoir déjà fait au Théâtre de Roanne le 11 mars. CharlÉlie Couture, samedi 21 mars à la salle Jean Dasté à Rive-de-Gier

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Contact

Cirque | La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 5 février 2020

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La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous plonger dans un univers en constante transformation fait de In Tarsi, mot d'artisan utilisé en marqueterie pour désigner l'art délicat d'assembler de minuscules fragments. Fragments de vie, avec ses rencontres, ses contacts, ses incompréhensions, ses complicités et ses moments de solitude, qui renvoient à une expérience humaine connue de tous. Sur une piste circulaire et multigéométrique, 13 praticables en bois, un mât chinois, une corde à sauter, autant d'agrès pour construire, transformer, aligner, superposer, basculer. Quatre circassiens à l'énergie débordante, se livrent, à un rythme endiablé, à un exercice de haute voltige où cirque et danse se mêlent à un humour plein de tendresse. De portés acrobatiques en sauts sur trampoline et escalades de mât chinois, ils créent un cirque en perpétuel mouvement qui les rassemble, les disperse, les réunit à nouveau, composant une mosaïque d'exploits comme le ferait un kaléidoscope mettant en lumière la grandeur de la rencontre et la constante transformation des sentiments et de

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Des Oreilles affûtées

Festival chanson | Depuis 1991, le festival Les Oreilles en Pointe fait vibrer dans la vallée de l'Ondaine - mais pas seulement - les sonorités francophones d'où qu'elles viennent. L'édition 2019 du festival se recentre sur cinq soirées hautes en couleurs !

Nicolas Bros | Lundi 24 juin 2019

Des Oreilles affûtées

Il en existe de nombreux festivals destinés à la chanson en France. Parmi ceux-là, Les Oreilles en Pointe possèdent une saveur un peu particulière. Est-ce sa configuration étendue sur la vallée de l'Ondaine et au-delà ? Serait-ce à cause des choix artistiques orientés chanson francophone très large – notamment vers des régions souvent peu mises en valeur dans l'Hexagone telles que l'Acadie... ? Difficile à dire mais toujours est-il que le festival existe désormais depuis 1991 et donne chaque année à écouter des découvertes et des valeurs sûres s'enchaînant dans un mois de novembre où la tendance va plutôt au confinement à domicile... Miossec, Barcella mais aussi les premières nations du Grand Nord Canadien Comme chaque année, le festival propose sa liste de jolis noms et de têtes d'affiches. Cette année, citons le retour du Breton Christophe Miossec (qui a sorti son onzième album studio en 2018 intitulé Les Rescapés), le poète sautillant Barcella et l'éternel Renan Luce. Au rayon des découvertes, Alexandre Castillon (lauréat du tremplin des Polysons de Montbrison en 2018) et la "folkeuse" suissesse Meimuna devraient régaler les spectateurs.

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In dub we trust

20 ans de Dub stéphanois | Le musicien stéphanois Martin Nathan marque d’une pierre blanche les vingt ans du projet Brain Damage : une alléchante soirée live avec une belle brochettes d’invités accompagnera la sortie d’un album revisitant tout le parcours du serial dubber.

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

In dub we trust

Putain, vingt ans ! Peu d’artistes ligériens peuvent s’enorgueillir d’une telle longévité, combinant régularité et renouvellement, tout en conservant son ancrage territorial. Exit le gringo mytho à l’oreille percée qui chantait Saint-Étienne avant de se perdre dans mille vies fantasmées, on the road again mais loin des terrils de son enfance… Presque effacé le souvenir des concerts de ouf donnés par les Babylon Fighters… Mutique notre cher Mickaël Furnon, leader-ermite du regretté combo Mickey 3D… Non, vraiment, seuls la Dub Inc et Brain Damage semblent tenir le cap, rayonnant aussi bien dans l’Hexagone qu’à l’international, sans renier leurs origines stéphanoises. Rapprochant de façon visionnaire les univers du sound system et du live en créant l’un des premiers live-machine du genre à la veille de l’an 2000, Brian Damage est considéré depuis comme l’un des fondateurs de la scène dub en France. Follow the bass Avec quatorze albums au compteur et plus de sept cent concerts, Martin Nathan fête donc aujourd’h

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Pas d'Estival de la Bâtie cette année

ACTUS | La nouvelle a été rapportée par nos confrères du Progrès et d'Activ : L'Estival de la Bâtie, festival pluridisciplinaire se déroulant en juillet à la Bâtie d'Urfé, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 janvier 2019

Pas d'Estival de la Bâtie cette année

La nouvelle a été rapportée par nos confrères du Progrès et d'Activ : L'Estival de la Bâtie, festival pluridisciplinaire se déroulant en juillet à la Bâtie d'Urfé, ne se tiendra pas en 2019. Invoquant des raisons économiques et un besoin de travaux afin d'accueillir davantage de public et de têtes d'affiche tout en facilitant l'accès "technique" au site, les élus du Département de la Loire (organisateur du festival) ont décidé de faire une pause cette année. En 2020, le festival, ayant accueilli plus de 10 000 spectateurs lors de son édition 2018, reprendra vie sous un nouveau format.

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Plongée en eaux troubles

SCENES | Librement inspiré de Moby Dick, l’Ombre de la Baleine nous plonge dans les méandres des rapports familiaux observés à travers l’œil de l’enfant. Seul en scène - (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 septembre 2018

Plongée en eaux troubles

Librement inspiré de Moby Dick, l’Ombre de la Baleine nous plonge dans les méandres des rapports familiaux observés à travers l’œil de l’enfant. Seul en scène - ou presque - Mikaël Chirinian incarne les différents membres d’une même famille confrontée à l’irruption de la folie et de la violence d’un des leurs. Un récit personnel qui touche pourtant, avec humour et délicatesse, à tout ce qu’il y a de plus universel. L’Ombre de la Baleine, le 14 décembre à 20h30 à l’espace Albert Camus au Chambon-Feugerolles

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Solide comme un roc

L'Estival de la Bâtie (Loire) | L'Estival de la Bâtie deviendra en 2019 "Le Festival de la Bâtie". Mais avant ce changement de nom, le festival pluridisciplaine ligérien propose une programmation 2018 solide, mêlant accessibilité et exigence. En matière de musiques actuelles, c'est du côté de la sono mondiale que les belles oeuvres vont s'amonceler avec notamment quatre dates à noter.

La rédaction | Mardi 3 juillet 2018

Solide comme un roc

Lumineuse Encore peu connue en France, Rocio Marquez est pourtant la nouvelle perle du flamenco. Née dans une famille où l’omniprésence du chant n’est qu’évidence, la chanteuse andalouse donnait son premier récital à l’âge de neuf ans avant de parfaire son art aux contacts des grands maîtres espagnols. En osmose avec ses musiciens, la voix de Rocio Marquez exprime un sentiment de liberté ainsi qu'une émotion à l’état brut. Avec son troisième album (Firmamento, 2017), la cantaora s’affranchit de la noirceur habituelle du genre. Niko Rodamel Rocio Marquez, samedi le 7 juillet à 20h45 Racines Entre tradition et métissage, Souad Massi n’a de cesse de prôner, à travers la rencontre des cultures, la fraternité entre les peuples. Accompagnée sur un nouveau répertoire par le percussionniste Rabah Khalfa et le guitariste Mehdi Dalil, la chanteuse algérienne revisite avec une touche délicatement moderne un choix de poèmes arabes millénaires. A chacune de ses prestations, Souad Massi chante des thè

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Afrodisiaque

Sono mondiale | Depuis vingt et un ans déjà, le festival La Rue des Artistes promet trois jours de cirque et de musique tous azimuts, dans la rue comme sur scène. Parmi (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 juin 2018

Afrodisiaque

Depuis vingt et un ans déjà, le festival La Rue des Artistes promet trois jours de cirque et de musique tous azimuts, dans la rue comme sur scène. Parmi les têtes d’affiche du cru 2018, CharÉlie Couture (en plein bayou), Sergent Garcia (avec Bruno mais sans Bernardo) et Magyd Cherfi (qui avait fait faux bond l’an passé). Les nostalgiques de la grande époque des Touré Kunda seront aussi à la fête : la mythique fratrie sénégalaise fait cette année son grand retour avec l’album Lambi Golo (Soulbeat Records), mettant ainsi fin à dix ans de silence radio. Par son travail de défricheur à l’aube des années quatre-vingts, le groupe a servi de boussole pour d'autres artistes africains qui se sont imposés à leur tour dans le paysage musical international. Les Frères Smith sont quant à eux frangins par la musique et non pas par le sang. Entre afrobeat, afrofunk et ethiopic, le même afrogroove coule dans les veines de ces onze musiciens-contrebandiers. Le collectif parisien arpente les scènes françaises et européennes depuis une grosse décennie, avec une énergie explosive et contagieuse. Les Frères Smith le 16 juin, Touré Kunda le 17 juin, au parc Nelson Mandela à

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Couture, Cherfi et Garcia dans la Rue des Artistes

Festival | La 21e édition du festival couramiaud de musique et d'art de rue La Rue des Artistes a dévoilé son affiche et sa programmation. Comme d'habitude, des têtes (...)

Nicolas Bros | Mardi 20 mars 2018

Couture, Cherfi et Garcia dans la Rue des Artistes

La 21e édition du festival couramiaud de musique et d'art de rue La Rue des Artistes a dévoilé son affiche et sa programmation. Comme d'habitude, des têtes d'affiches prendront place dans le parc Nelson Mandela. Cette année, ce sont Magyd Cherfi (Zebda), CharlÉlie Couture et sa musique du Bayou, Sergent Garcia, Touré Kunda ou encore Che Sudaka qui se présenteront à Saint-Chamond. 21e Rue des Artistes, du 15 au 17 juin 2018 dans le parc Nelson Mandela à Saint-Chamond Plus d'infos et programmation complète du festival à retrouver juste ici

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CharlÉlie Couture : « J'ai souvent comparé mon activité à celle d'un triathlète »

Interview | Avec "Lafayette", son vingtième album studio enregistré en Louisiane, CharlÉlie Couture, artiste touche-à-tout (peinture, photo, littérature et bien entendu musique) a sorti un album fort qui marque le retour "haute-couture musicale" pour le plus Américain des Nancéens. Explications de texte avant son passage en novembre à la Forge pour les Oreilles en Pointe et en janvier au Théâtre des Pénitents à Montbrison.

Nicolas Bros | Mardi 31 octobre 2017

CharlÉlie Couture : « J'ai souvent comparé mon activité à celle d'un triathlète »

Quelle a été la motivation vous ayant poussé à aller enregistrer cet album en Louisiane ? Il y a eu plusieurs motivations à ce choix. La première était que, installé aux États-Unis, à New-York, depuis une quinzaine d'années, je porte en moi cette double appartenance à la culture française et américaine. Par ailleurs, avec le nom de CharlÉlie qui est le mien, les gens me demandaient d'où je venais, imaginant qu'avec un tel nom je pouvais être cajun ou autre... Enfin, la "pulse" que j'ai dans la main gauche est davantage du Sud que de la Côte Est des USA. Toutes ces choses ont fait que j'avais envie d'aller voir en Louisiane à quoi cela ressemblait. Cet album est une sorte de concentré de toute votre carrière, avec un côté très personnel ajouté à une belle ouverture ? Je crois qu'il y a ce que l'on est et ce que l'on représente. Je me suis efforcé tout au long de ma carrière d'expérimenter des choses très diverses, aussi bien quand j'ai fait la musique de Tchao Pantin que lorsque je travaillais des musiques

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Caméléon

ARTS | Avec les différents personnages dans lesquels l’artiste s’est glissé, l’extraordinaire carrière de David Bowie a été jalonnée d’une foultitude de costumes (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

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Avec les différents personnages dans lesquels l’artiste s’est glissé, l’extraordinaire carrière de David Bowie a été jalonnée d’une foultitude de costumes de scène plutôt barrés, comme le montrait d’ailleurs très bien l’exposition David Bowie is à Londres puis à la Philharmonie de Paris. Des élèves du lycée des Métiers de la Mode Adrien Testud du Chambon-Feugerolles ont imaginé à leur tour des créations textiles inspirées des tenues de David Bowie, présentées jusqu’au 24 octobre au Château du Jarez, 11 rue Benoit Oriol à Saint-Chamond.

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CharlÉlie revient à la haute Couture

Chanson / rock | Mettant en avant son incompréhension voire son dégoût face à l’élection de Donald Trump (« ce taré de première a changé la donne et me donne des haut-le-cœur (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

CharlÉlie revient à la haute Couture

Mettant en avant son incompréhension voire son dégoût face à l’élection de Donald Trump (« ce taré de première a changé la donne et me donne des haut-le-cœur chaque fois que je vois sa gueule de con proférer des ignominies » et paf !), CharlÉlie Couture met fin à quinze années d’exil artistique, quittant New-York pour revenir à la case départ sur le vieux continent. Grand bien lui fasse, le chanteur touche-à-tout, artiste complet, écrivain, conférencier, dessinateur, sculpteur, peintre ou photographe quand il déchante comme un avion sans aile, CharÉlie "is coming back" avec un nouvel album, Lafayette. À soixante et un balais, le bonhomme a fait le ménage dans sa galerie de Manhattan mais conserve un pied-à-terre dans Big Apple et sa double-nationalité. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. Pour autant, le natif de Nancy ne cesse de chanter en français dans le texte. Après l’album ImMortel qu’avait produit en 2014 le Lyonnais (nul n’est parfait) Benjamin Biolay, Monsieur Couture s’habille de musique cajun pour ce vingtième album studio, avec une "treizaine" de nouveaux titres emprunts d’un blues chaud et humide comme le bayou, enregistrés en L

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Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Interview | Lambé An Dro, Emma, L'Apologie... Autant de titres qui évoque forcément l'un des plus grands groupes de rock français et bretons de la fin du 20ème siècle. Matmatah a fait un grand retour en 2017 avec un album énergique et pure : Plates Coutures. Avant son passage aux Oreilles en Pointe, le bassiste de ce groupe de scène, Eric Digoire a répondu à quelques questions sur le pourquoi de ce retour qui bat le rythme à plates coutures.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Comment êtes-vous "revenus aux affaires" avec Matmatah ? Eric Digaire : Nous nous sommes arrêtés en 2008 après une petite tournée. Nous avons eu notre groupe d'ados attardés. Au bout d'un moment, il y avait quelques distensions humaines avec un des membres du groupe et l'impression de commencer à nous essouffler. De ce fait, avant de manquer de sincérité envers le public, nous avons décidé d'arrêter. Chacun a pris un chemin différent. Petit à petit, nous avons perdu l'habitude de nous voir, jusqu'à n'avoir plus aucun contact pendant 4 ans avec Stan (chanteur et guitariste du groupe). Mais quand on a vécu une expérience humaine aussi forte, au moment où l'on se retrouve, ça repart comme si rien ne s'était arrêté... Nous avons refait un peu de scène. Nous avions également en projet de créer une compilation balayant toutes les époques du groupe. Nous avons travaillé sur la partie visuelle de ce disque et nous sommes rendus compte que nous avions deux titres inédits sous la main que nous n'avions jamais enregistrés. Nous avons proposé à Emmanuel Baroux, guitariste, de rejoindre le groupe. Cela a donné Antaology fin 2014. Et nous n

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Angélique Ionatos remplacée par Katerina Fotinaki

L'Estival de la Bâtie | En raison de problèmes de santé, la chanteuse grecque Angélique Ionatos, qui devait se produire à L'Estival de la Bâtie le samedi 8 juillet à 20h45, sera remplacée (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juillet 2017

Angélique Ionatos remplacée par Katerina Fotinaki

En raison de problèmes de santé, la chanteuse grecque Angélique Ionatos, qui devait se produire à L'Estival de la Bâtie le samedi 8 juillet à 20h45, sera remplacée par sa compratriote Katerina Fotinaki. Cette dernière sera accompagnée par Gaspar Claus (violoncelle) et Evi Filippou (percussions et marimba). L'horaire, la date et le lieu (Château de la Bâtie d'Urfé) ne changent pas. Katerina Fotinaki Trio, samedi 8 juillet à 20h45, au Château de la Bâtie d'Urfé

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Apprendre la perfection

Estival de la Bâtie (Loire) | Catherine Allard directrice artistique de la jeune compagnie catalane It Dansa composée de seize danseurs de 18 à 23 ans, porte un projet d'envergure qui (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 juillet 2017

Apprendre la perfection

Catherine Allard directrice artistique de la jeune compagnie catalane It Dansa composée de seize danseurs de 18 à 23 ans, porte un projet d'envergure qui vise, dit-elle, à « leur donner leurs ailes. » Au cours de leurs études, ils travaillent avec de très grands chorégraphes qui les aident à trouver leur voie pour que, sortis frais émoulus de leur école, sans savoir vraiment ce qu'est le métier, ils puissent déployer leurs ailes et s'envoler vers des destins prestigieux. Le spectacle qu'ils donnent à La Bâtie est composé de quatre œuvres néo-classiques très diverses des plus grands chorégraphes dont Sidi Larbi Cherkaoui et Jiri Kilian. Comment nos jeunes virtuoses vont-ils réussir à passer d'un fil à l'autre, à entrer dans une pièce drôle puis dans une autre plus dramatique ? C'est l'esprit des danseurs qui fait que le spectacle dont il émane une énergie très fraîche connaît un succès indubitable. Ce n'est pas parfait techniquement mais ces jeunes danseurs apportent quelque chose d'eux-mêmes qui est très sincère. C'est en outre un très bon spectacle pour qui veut voir comment combiner la musique et le mouvement. Soirée IT Dansa, jeudi 6 et vendredi 7 j

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Un festival bien "Bâtie"

Estival de la Bâtie (Loire) | Sous la bienveillante tutelle de leurs parrains attentifs, Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel, l'Estival de la Bâtie-2017 égrène son chapelet sur le département : la chasse au trésor est ouverte.

Alain Koenig | Mardi 4 juillet 2017

Un festival bien

En couplant sur une même date, création ou "revival" de chefs d'œuvres avec des titres emblématiques, testés et éprouvés, l'édition fait preuve d'une sagacité digne de ses parrains... Après avoir habilement couplé la célèbre Sérénade de Tchaïkovski, parangon de la musique tonale, avec le très lyrique Requiem de Pascal Descamps, l'union de Méhul et de Beethoven paraissait, elle aussi, tomber sous le sens. Trop rare à l'affiche de nos orchestres symphoniques, l'auteur d'Euphrosyne ou le Tyran corrigé (dont il n'est pas inutile de mentionner que le Conservatoire Massenet possède un exemplaire de 1790) fut un fervent admirateur de Beethoven, et, en cette fin de 18e siècle, le plus grand compositeur français, le premier de nos Romantiques ! Sous la voûte étoilée, la cour du château sera le tube à essai de fascinants parallèles entre les deux compositeurs. L'évocation de Maria Callas, « drama queen assolutta » de l'opéra par une autre très grande voix, Béatrice Uria-Monzon, ne devrait pas non plus manquer de... piquant. Alain Duault, infatigable réincarnation musicale d'un autre Alain (Decaux ?), devrait faire de sa narration, une odyssée à la gloir

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Un peu plus près des étoiles

Classique | À la fois auteur-compositeur, pianiste et chanteur, Pascal Descamps est un artiste sensible et inspiré, aussi à l’aise dans l’univers de la chanson (...)

Niko Rodamel | Mercredi 7 juin 2017

Un peu plus près des étoiles

À la fois auteur-compositeur, pianiste et chanteur, Pascal Descamps est un artiste sensible et inspiré, aussi à l’aise dans l’univers de la chanson française que dans celui de la grande musique. Depuis quelques années le musicien se met corps et âme au service de la musique sacrée. Après l’encourageant Rivages créé en 2011, suivront un Pater Noster, un Ave verum corpus puis un vibrant Ave Maria. Pour autant, Pascal ne délaisse en rien la chanson, continuant d’écrire paroles et musiques pour la troupe Mosaïque (Starmania en 2011 et Marvin en 2018) dans la même veine french-pop-rock que ses deux albums sortis au début des années 2000. Le Stéphanois sera cette année à l’honneur de L’Estival de la Bâtie dont il fera l’ouverture avec son œuvre la plus aboutie, un Requiem de toute beauté, aussi flamboyant qu’envoûtant, créé à Paris en 2014 aux Invalides et depuis édité par Universal Music. Le 28 juin à 20h30, en la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne.

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Des douceurs estivales très "classiques"

Festival | L'Estival de la Bâtie revient sur le devant de la scène du 28 juin au 21 juillet. Toujours pluridisciplinaire, le festival propose une soixantaine d'événements et spectacles pour tous mais avec une orientation marquée vers la musique classique avec le parrainage inédit de la violoncelliste ligérienne Emmanuelle Bertrand et du pianiste Pascal Amoyel.

Nicolas Bros | Vendredi 12 mai 2017

Des douceurs estivales très

Festival pluridisciplinaire qui égaie les journées et soirées de fin juin et d'une grande partie du mois de juillet, l'Estival de la Bâtie s'impose chaque année davantage. 2017 ne fait pas exception avec une programmation concoctée avec soin, notamment grâce à l'apport de deux figures du "classique français" : Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel. « Nous avons conçu une programmation en musique classique que nous espérons riche et variée » assure le couple. Il semblerait que le pari sera réussi, non pas seulement en ce qui concerne le classique. Classique mais frais ! Certes, la patte des deux solistes apparaît distinctement dans la programmation du festival avec plusieurs moments d'exception en musique classique. Tout d'abord la représentation en ouverture en la cathédrale Saint-Charles-de-Borromée de Saint-Étienne (le 28/06) du magnifique Requiem du compositeur stéphanois de talent Pascal Descamps qui verra encore une fois la magnifique voix de Dominique Magloire venir faire résonner la beauté dans les tympans des chanceux spectateurs. Autre moment unique avec la venue de la soprano Béatrice Uria-Monzon

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Les premiers noms des Oreilles en Pointe 2017

Festival | Deux premiers noms de la 27e édition du festival découverte chansons en Ondaine, Les Oreilles en Pointe, viennent d'être dévoilés. Tout d'abord, les rockers (...)

Nicolas Bros | Vendredi 28 avril 2017

Les premiers noms des Oreilles en Pointe 2017

Deux premiers noms de la 27e édition du festival découverte chansons en Ondaine, Les Oreilles en Pointe, viennent d'être dévoilés. Tout d'abord, les rockers bretons de Matmatah qui reviennent en 2017 avec un nouvel album, Plates coutures, après neuf ans d'absence et qui fouleront la scène de La Forge au Chambon-Feugerolles le 16 novembre prochain. Le 10 novembre ce sera CharlÉlie Couture qui montera sur la scène du Firmament de Firminy. Matmatah, le 16 novembre à 20h30 à La Forge au Chambon-Feugerolles CharlÉlie Couture, le 10 novembre à 20h30 au Firmament à Firminy Plus d'infos sur le festival : Les Oreilles en Pointe

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Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Rencontre | L'auteure-compositrice-interprète Émily Loizeau est revenue en 2016 avec un projet très intime : Mona. Un dyptique avec une pièce de théâtre mais aussi un album magnifique qu'elle présente avec ses cinq musiciens sur scène pour les Oreilles en Pointe. Au Chambon-Feugerolles, elle apportera lumière, espoir et humanisme à travers ses textes et sa musique enjôleurs.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Mona est un projet basé sur une création de théâtre musical ? Oui, tout à fait. Je suis allée toquer à la porte du 104 à Paris (ndlr : grand lieu de création et de production) pour cette création. Je ne savais pas encore de quoi j'allais parler. J'avais écrit cette histoire deux ans auparavant comme une nouvelle. Mais je ne pensais pas particulièrement à l'adapter pour la scène. J'avais simplement envie d'écrire autrement pour mon prochain album, par exemple créer une bande originale de film. Mais j'avais aussi envie de remettre un pied dans le théâtre. Du coup, écrire une pièce, un spectacle pour lequel je devais écrire une musique était la solution. Je voulais que la démarche d'écriture de ce nouvel album soit de servir une histoire, une narration et une scénographie. Qu'une chanson serve une émotion, éclaire une situation, se mette en retrait, ... qu'elle permette à un personnage de s'exprimer autrement qu'en parlant, que des passages instrumentaux qui puissent transporter l'émotion. Et puis, j'ai décidé d'adapter Mona, cette histoire que j'avais déjà écrite, tout en la transformant pour la scène. J'ai commencé à écri

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La vie quoi !

Cali | Énergique et boulimique de scène(s), le Perpignanais Cali repart en format solo juste après avoir mis un terme à sa tournée en groupe pour son dernier album L'âge d'or. Un passage aux Oreilles en Pointe qui s'annonce plein d'émotions.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

La vie quoi !

Avec le soleil dans la voix, Cali (Bruno Caliciuri de son nom à la ville) fait partie de ces artistes qui n'hésitent pas à s'engager pour les causes qui sont importantes à ses yeux. Ce combat passe très souvent par la scène qu'il affectionne tout particulièrement. La preuve : sa tournée suivant la sortie son dernier alubm au nom en forme d'hommage à Léo Ferré (L'âge d'or) à peine terminée, qu'il annonçait déjà l'écriture d'un nouvel album et un nouveau départ en tournée, cette fois-ci en solo. Une occasion immanquable pour le festival de le faire revenir lors de la vingt-sixième édition avant de continuer sa route qui le mènera jusqu'au Bataclan en mars 2017. Une date qui s'annonce exceptionnellement forte en émotions pour celui qui avait publié trois jours après les attentats du 13 novembre 2015, une chanson pour toutes les victimes intitulée On ne se lâchera pas la main. C'est donc avec le coeur chargé comme un fusil que le chanteur perpignanais repart sur les routes, toujours aussi généreusement. Il prévient que la vie est une menteuse mais que c'est La vie quoi !. Une vie qu'il aime par-dessus tout et qui l'inspir

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Le sens de la fête

SCENES | Et vous (re)découvriez le savoir-faire du Cirque Bouffon ? Cette émanation d'anciens membres du Cirque du Soleil consacrent la fin de la presse (...)

Nadja Pobel | Mardi 5 juillet 2016

Le sens de la fête

Et vous (re)découvriez le savoir-faire du Cirque Bouffon ? Cette émanation d'anciens membres du Cirque du Soleil consacrent la fin de la presse papier dirait-on, faisant d'un amas de journaux leur terrain de jeu. Mais fort heureusement le spectacle ne se résume pas à ce déclinisme (lucidité?). La troupe fait souvent corps enchaînant notamment un très beau numéro sur corde lisse à des portées queer. Continuellement mis en musique - ou presque - sur des airs balkano-andalous, Solvo s'appuie sur une dynamique collective évidente et un sens de la fête communicatif au cours duquel tous les agrès sont présentés avec dextérité. Bien sûr il manque cette noirceur que l'on a tant appréciée dans le Matamore du Cirque Trottola notamment, celui de l'inclassable Bonaventure Gacon. La touche la plus sombre émane peut-être de la Castafiore qui vient à plusieurs reprises entonner ses airs hauts perchés presque agaçants. Elle semble s'être enfuie d'un Starmania première version et casse un peu l'unité d'un spectacle de grands professionnels accessible pour les enfants dès 6 ans. Nadja Pobel Solvo, du 21 au 23 juillet, à L'Estival de

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La Belle Danse au bois dormant

Estival de la Bâtie | Avec "sa" Belle au Bois Dormant, Béatrice Massin nous fait voyager dans le temps et, de Versailles que Lully enchantait avec ses ballets, à la Vienne impériale de Mozart, elle nous emmène à la découverte de la danse baroque ou "Belle Danse" qu'elle veut réveiller et remettre au goût du jour.

Monique Bonnefond | Mardi 5 juillet 2016

La Belle Danse au bois dormant

Qui ne connaît pas l'histoire de la Belle au bois dormant ? Cette jeune princesse à qui la malfaisante fée Carabosse, pour se venger d'avoir été méprisée, jette un sort, la condamnant à cent ans d'un sommeil dont elle sera tirée par le baiser d'un prince charmant ? Parmi les différentes versions du célèbre conte, celle de Béatrice Massin, grande chorégraphe du baroque, vise à faire vivre cette danse qu'elle confronte à la danse d'aujourd'hui. La danse baroque ou Belle Danse pratiquée aux XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier sous Louis XIV, se caractérise par un style qui applique les règles du classicisme : clarté, ordre, symétrie. Les chorégraphies sont essentiellement composées de pas glissés, marches, petits sauts. Cependant, par son goût du somptueux, cette danse du paraître s'inscrit dans la mouvance baroque. Béatrice Massin réveille la Belle Danse Elle nous ramène à la féerique cour du Roi Soleil. Dans la magie des lumières, vêtus de costumes d'époque somptueux, trois jeunes danseurs, par un séduisant jeu de travestissement, changent de personnages pour faire apparaître la sorcière puis le prince et nous offrent un florilège de danses baroques où i

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La Bâtie folle !

MUSIQUES | Le cru 2016 de l'Estival de la Bâtie allie à l'exigence artistique, une touche de xénophilie musicale raisonnée, démontrant que la " folie " n'est pas l'apanage (...)

Alain Koenig | Mardi 5 juillet 2016

La Bâtie folle !

Le cru 2016 de l'Estival de la Bâtie allie à l'exigence artistique, une touche de xénophilie musicale raisonnée, démontrant que la " folie " n'est pas l'apanage de nos amis nantais. Outre les merveilleuses prestations, déjà relayées, de Pascal Amoyel et Emmanuelle Bertrand, parions que Canticum Novum prouvera, par le dialogue interculturel, que tous les chemins mènent à Erevan, tandis que la Maîtrise de la Loire, entée du choeur Mikrokosmos de Loïc Pierre ne se contentera pas d'exalter l'ouïe, mais aussi la vue, en proposant un programme en 3D ! Toujours sémillante, la soprano Magali Léger, accompagnée de son ensemble Rosasolis, démontrera que Boccherini n'est pas le compositeur " léger " que l'on croit. Son Stabat Mater pour quintette à cordes et soprano solo est une pépite, digne d'un grand joaillier flamand. C'est une féline Marie-Christine Barrault, grande actrice multi-cartes, qui brossera un portrait touchant de la divine Colette, au son de Puccini ou Borodine... Catherine Lara, Lisa Simone ou Misia, parmi bien d'autres, élargiront l'horizon musical d'un festival en mode croisière. Alain Koenig L'Estival de la Bâtie,

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Fleurs de Liszt...

MUSIQUES | Bling-Bling et Lang-Lang n'ont qu'à bien se tenir ! C'est un "sacre du printemps" pour Pascal Amoyel, grand félin du clavier : un CD des Polonaises de Chopin, un nouveau spectacle musical, une actualité préfigurant une hausse du mercure dans la Loire, voire en Haute-Loire.

Alain Koenig | Mardi 31 mai 2016

Fleurs de Liszt...

Après Cziffra, son mentor, Pascal Amoyel esquisse un nouveau portrait : autre Hongrois, autre immense virtuose, le plus grand peut-être... Avec Le jour où j'ai rencontré Franz Liszt, ce nouveau "voyage en musique" trouvera une étrange résonance personnelle par l'aspect spirituel et ascétique de ce qu'il qualifie de « période du retrait de la gloire et des paillettes » de Liszt. Chaîne invisible et intemporelle, le plus racé des pianistes français actuels incarnera cet artiste auréolé, adulé, séducteur, ayant pourtant su faire taire son ego, et renoncer aux vanités terrestres, « après avoir connu un succès équivalent à celui d'une rock star aujourd'hui ! » explique-t-il. Du grain à moudre... Fil rouge dans l'actualité de l'artiste, comment ne pas évoquer Chopin lorsqu'on incarne Liszt, fût-ce sur scène ? Les intersections de ces deux vies méritaient bien un nouvel enregistrement. Voilà qui est fait, avec la sortie sous le label Dolce Vita du CD Polonia. Fuyant la Pologne envahie par les russes, Chopin évoque à travers ses Polonaises son amour du pays natal. Contrairement aux Nocturnes, enreg

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Quand l'Estival (s')emballe

CONNAITRE | L'Estival de la Bâtie marquera sa sixième édition cette année, du 30 juin au 23 juillet, avec un programme équilibré et intéressant entre musique classique, jazz, sono mondiale et spectacle vivant. Revue de spectacles. NB

Nicolas Bros | Vendredi 29 avril 2016

Quand l'Estival (s')emballe

Avec des résultats 2015 encourageants (13 000 spectateurs accueillis au cours d'une cinquantaine de spectacles pour un taux de remplissage de 92%), l'Estival de la Bâtie a véritablement pris sa place dans le paysage festivalier ligérien. Boosté par le Département de la Loire, cet événement prenant place principalement dans la cour et les jardins du château de la Bâtie d'Urfé à Saint-Étienne-le-Molard - mais pas seulement - voit cette année sa programmation continuer sur sa lancée. De la musique classique, du jazz, de la variété, du nouveau cirque, du jeune public, ... bref il y en a réellement pour tout le monde dans ce festival aux allures de rencontres familiales estivales, en décontraction et sérénité. Car c'est bien cela qui se dégage de ce festival se déroulant au mois de juillet, une bouffée de fraîcheur lorsque le soleil est au zénith. Une programmation qui se tient Avec un équilibre entre les différentes disciplines, nous retiendrons pourtant quelques noms qui marqueront cette sixième édition. En premier lieu, un couple d'habitués des représentations dans le département : la violoncelliste Emmanuelle Bertrand - née dans la Loire - et son acolyte de

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Sous nos pas danse le monde

SCENES | «C'est le destin» entend-on parfois dire. Eternelle question de la liberté et du déterminisme. Le petit Noureev, né dans un train, était-il prédestiné à devenir (...)

Monique Bonnefond | Mardi 1 mars 2016

Sous nos pas danse le monde

«C'est le destin» entend-on parfois dire. Eternelle question de la liberté et du déterminisme. Le petit Noureev, né dans un train, était-il prédestiné à devenir le plus grand danseur du monde ? Sous nos pas explore ce thème du chemin, des parcours de vie, des traces que nous portons, de nos déterminismes, familiaux, sociaux-culturels... L'idée du chemin était déjà dans la tête de Catherine André Traoré. Un déclic s'était produit devant une œuvre de l'artiste anglais Richard Long : Winter Slate Line; un chemin fait de lauzes qui tintent dans ses souvenirs et qui a inspiré une ébauche de travail chorégraphique en mai 2013, à l'occasion de sa participation au festival 1, 2, 3, dansez. Une longue gestation enrichie du travail au Sénégal a abouti à Sous nos pas, oeuvre à laquelle les "danseurs-enfants" ont participé activement. «Nous sommes ce que nous laissons derrière nous» explique Carolyn Carlson. Nul doute que la naissance de cette première création laissera une trace dans le parcours de vie des participants et derrière eux, bien au-delà de nos régions. Monique Bonnefond Sous nos Pas, samedi 5 mars à 20h30 à l'Espace

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Claquettes forgées

SCENES | Le mot "claquettes" fait presque invariablement surgir l'image de Fred Astaire et Ginger Rogers dans Top Hat, de Gene Kelly dans Singing in the rain (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 janvier 2016

Claquettes forgées

Le mot "claquettes" fait presque invariablement surgir l'image de Fred Astaire et Ginger Rogers dans Top Hat, de Gene Kelly dans Singing in the rain ou de Grégory Hines descendant en claquetant un immense escalier dans The Duke Ellington Sophisticated Ladies. Ces danseurs de claquettes entrés au panthéon de la danse sont tous américains, on le sait. D'ailleurs, ne parle-t-on pas de claquettes américaines ? Les Français seraient-ils incapables de s'illustrer dans cette discipline ? Vincent Pausanias, chorégraphe et metteur en scène, passionné de claquettes, a créé Tap Factory, un spectacle où cette discipline est à un très haut niveau. Il s'est entouré pour cela de danseurs confirmés tels que Gilles Guénat, champion du monde. Mais ce qui fait l'originalité et le succès de ce projet, c'est que l'expérience créative accumulée par Vincent Pausanias, lui a permis d'intégrer d'autres disciplines dans ce spectacle : danses urbaines, acrobaties au sol et aériennes ainsi que des percussions. Cela donne un spectacle très original où le rythme est roi et qui plus est, se déroule dans un cadre parfaitement adapté à ce mix artistique, à savoir une usine, l

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À la frontière des pensées

SCENES | Loin d'un simple spectacle de magie au "lapin blanc qui sort du chapeau", Thierry Collet propose d'aller bien plus loin en sa compagnie. N'hésitant pas à (...)

Nicolas Bros | Mardi 30 novembre 1999

À la frontière des pensées

Loin d'un simple spectacle de magie au "lapin blanc qui sort du chapeau", Thierry Collet propose d'aller bien plus loin en sa compagnie. N'hésitant pas à provoquer et évoquer les influences de la société et de ses acolytes marketing et propagande sur notre condition humaine, nos pensées, nos freins, nos envies, ... À l'aide d'une magie totale, Thierry Collet s'amuse à nous faire balancer entre utopies et réalités, entre songes et souvenirs, afin de déclencher une quête de sens. Si l'illusionisme et le mentalisme ont pour référence dans l'imaginaire commun Messmer, Thierry Collet est un magicien mentaliste un peu à l'écart. Proposant de découvrir les rouages et les outils utilisés par les magicien, dans une succession d'expériences étonnantes, le mentaliste nous fait voyager dans nos cerveaux afin de découvrir les mécanismes de nos choix, comment ils peuvent être dictés et/ou manipulés. Presque un spectacle en manifeste politique en quelque sorte afin de nous éveiller aux manipulations auxquelles nous pouvons êtres pris. Parfois dérangeant, surtout étonnant et drôle, ce spectacle évoque nos libertés et leurs limites. NB

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À la frontière des pensées

SCENES | Loin d'un simple spectacle de magie au "lapin blanc qui sort du chapeau", Thierry Collet propose d'aller bien plus loin en sa compagnie. N'hésitant pas à (...)

Nicolas Bros | Mardi 21 juillet 2015

À la frontière des pensées

Loin d'un simple spectacle de magie au "lapin blanc qui sort du chapeau", Thierry Collet propose d'aller bien plus loin en sa compagnie. N'hésitant pas à provoquer et évoquer les influences de la société et de ses acolytes marketing et propagande sur notre condition humaine, nos pensées, nos freins, nos envies, ... À l'aide d'une magie totale, Thierry Collet s'amuse à nous faire balancer entre utopies et réalités, entre songes et souvenirs, afin de déclencher une quête de sens. Si l'illusionisme et le mentalisme ont pour référence dans l'imaginaire commun Messmer, Thierry Collet est un magicien mentaliste un peu à l'écart. Proposant de découvrir les rouages et les outils utilisés par les magicien, dans une succession d'expériences étonnantes, le mentaliste nous fait voyager dans nos cerveaux afin de découvrir les mécanismes de nos choix, comment ils peuvent être dictés et/ou manipulés. Presque un spectacle en manifeste politique en quelque sorte afin de nous éveiller aux manipulations auxquelles nous pouvons êtres pris. Parfois dérangeant, surtout étonnant et drôle, ce spectacle évoque nos libertés et leurs limites. NB

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Collégiale Attitude

MUSIQUES | En invitant les étudiants de l'Académie baroque européenne d'Ambronay à se produire à la collégiale de Montbrison, l'Estival de la Bâtie offre au concerto baroque (...)

Alain Koenig | Mardi 30 juin 2015

Collégiale Attitude

En invitant les étudiants de l'Académie baroque européenne d'Ambronay à se produire à la collégiale de Montbrison, l'Estival de la Bâtie offre au concerto baroque un écrin à l'acoustique généreuse. Le très émoulu Enrico Onofri, dont les accréditations baroques sont immaculées, sera le mentor de jeunes musiciens avides de conseils techniques bienveillants. Après une tournée triomphale avec l'Orfeo de Monteverdi en 2013, l'Académie dans un programme « Violino fantastico » passera au microscope un style que se disputèrent jadis Français, Allemands, et surtout les grands maîtres italiens. La bataille entre styles italiens, allemands et français s'évanouit, à la simple écoute du 3ème concerto brandebourgeois de Jean-Sébastien Bach. Corelli, Pachelbel ou Telemann, malgré d'irrésistibles moments de grâce, peineront à égaler Bach, tant l'euphorie créatrice de sa période Cöthen nanise leurs galantes tentatives. Le célèbre Canon, du non moins célèbre Pachelbel sera enfin suivi de son inséparable Gigue, tandis que le Concerto pour trois violons RV552 de Vivaldi redonnera au maître vénitien l'occasion de rivalise

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Comme par magie

SCENES | La magie mentale a l’honneur des deux festivals ligériens par une seule et même compagnie de cirque finlandaise. De l’Estival de la Bâtie avec « Une séance peu ordinaire » aux 7 Collines avec « Intimus Stimulus », le Circo Aereo créera l’illusion. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 30 juin 2015

Comme par magie

Où classer la prestidigitation ? Dans le cirque ? Le théâtre ? Difficile de définir cet art qui semble aujourd’hui prendre le même chemin que le clown, devenant un art théâtral à part entière. Bien qu’au XIXe siècle déjà l’illusionnisme avait ses théâtres... C’est dans cette lignée de prestidigitateurs que s’inscrit Jani Nuutinen du Circo Aereo. Vêtu d’un costume trois pièces très XIXe, barbe et cheveux mi-longs sur le cou, l’illusionniste semble tout droitsorti d’un film. Son léger accent finlandais, son regard bleu acier et son débit de paroles très posé l’entoure d’un certain mystère. Le circacien, jongleur et magicien a créé sa compagnie Circo Aereo en 1996 en Finlande, avant d’intégrer le Centre National des Arts du Cirque dont il sortira diplômé en 2001. Deux solos de la compagnie figurent à la programmation de deux festivals ligériens importants en juillet : l’Estival de la Bâtie et les 7 Collines. Dans la grange ou sous chapiteau Circo Aereo répond aux deux programmations. Pour l’Estival de la Bâtie, Jani Nuutinen présentera une petite forme, Une séance peu ordinaire. On peut d’ores et déjà révéler que le titre n’est pas usurpé. Quant aux 7 Collines

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Vers de nouveaux horizons

MUSIQUES | Du 1er au 25 juillet, le Château de la Bâtie d'Urfé, dans la Plaine du Forez, sera le théâtre de la 5e édition du festival pluri-disciplinaire (musique, danse, (...)

Marlène Thomas | Mardi 12 mai 2015

Vers de nouveaux horizons

Du 1er au 25 juillet, le Château de la Bâtie d'Urfé, dans la Plaine du Forez, sera le théâtre de la 5e édition du festival pluri-disciplinaire (musique, danse, cirque, théâtre) : L'Estival de la Bâtie. Dans un souci de proximité avec le public, le festival innove sur le plan géographique en décentralisant, cette année, certains de ses spectacles dans dix communes ligériennes (Saint-Étienne, Feurs, Roche-la-Molière, ...). À l'occasion de ces «Escapades musicales», la mezzo-soprano Karine Deshayes se produira avec l'Ensemble Contraste le 6 juillet en l'église de Feurs, tandis que la Collégiale de Montbrison sera l'écrin de la musique de l'Académie Baroque Européenne d'Ambronay et son Ensemble Radio Antiqua dirigé par Enrico Onofri. Concernant les autres côtés musicaux du festival hors classique, signalons que la Forge (Chambon-Feugerolles) accueillera une seconde date ligérienne pour CharlÉlie Couture et son nouvel album ImMortel après son passage dans un Théâtre du Parc andrézien archi-complet en novembre dernier. La sulfureuse Élodie Frégé, rescapée de la télé-réalité, envoût

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La Forge, entre passé et avenir

CONNAITRE | En 2006, le Chambon-Feugerolles inaugure une salle de spectacle « moderne », La Forge, fruit de la rénovation d’un ancien bâtiment de l’usine (...)

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

La Forge, entre passé et avenir

En 2006, le Chambon-Feugerolles inaugure une salle de spectacle « moderne », La Forge, fruit de la rénovation d’un ancien bâtiment de l’usine des Platanes (datant de 1867) appartenant à la Compagnie des Forges et Aciéries Jacques Claudinon et Cie. Cette usine métallurgique a été la plus importante de la commune pendant plus d’un siècle. Elle représentait 10 hectares d’ateliers où l’on produisait des canons, des enclumes, des outils d’agriculture, des étaux etc. Jusqu’à 1800 ouvriers y ont œuvré durant la 1ère Guerre mondiale. En 1964, l’usine Georges Claudinon ferme. Le site est démoli sauf cet atelier de mécanique qui devient propriété de la ville en 1984 pour être transformé en salle de spectacle. En 1999, la commune lance la réhabilitation du lieu pour en faire une salle dédiée aux musiques actuelles. Le bâtiment garde alors son caractère industriel, témoin d’un passé métallurgique. En 2007 la Fédération française du bâtiment décerne un « Ruban du Patrimoine » au Chambon-Feugerolles pour la réussite de cette réhabilitation. La Forge aujourd’hui marque l’une des deux entrées de la ville. FB La

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Un symbole d’accomplissement

SCENES | Conte parmi les plus marquants pour les petites filles mais pas seulement, Cendrillon continue de faire rêver. A la Bâtie d'Urfé du 24 au 27 juillet, Thierry Malandain et son Malandain Ballet Biarritz viendra proposer une version ultra-moderne mais fidèle de ce conte qui traverse les âges sans prendre une ride. Monique Bonnefond

Monique Bonnefond | Mardi 1 juillet 2014

Un symbole d’accomplissement

Comme le montrent les analyses éclairantes de Bruno Bettelheim dans Psychanalyse des contes de fées, Cendrillon parle des souffrances de la rivalité fraternelle, de désirs qui deviennent réalité, de l’humble qui est élevé, du vrai mérite qui est reconnu même s’il est caché sous des haillons, de l’enfant maltraité et repoussé par ses aînés... C’est pourquoi sous une simplicité apparente, Cendrillon éveille un profond intérêt qui explique son succès auprès de millions de personnes à travers les siècles et les multiples représentations qui en sont données. Thierry Malandain, avec le Malandain Ballet Biarritz et Prokofiev pour compagnon de route, nous conduit dans un lieu magique, le château de la Bâtie d’Urfé, pour y rencontrer « sa » Cendrillon qui, rejoignant l’Astrée, nous emmène sur le chemin de l’accomplissement. Pour suivre ce parcours d’une étoile qui danse, pas d’artifices. Un seul décor très sobre, chargé de symbolisme avec une envolée d’escarpins noirs, métamorphose de la pantoufle de vair. Avec Malandain, priorité est donnée au corps dansant. Vingt danseurs chez qui on perçoit une belle formation class

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Une famille en or...

MUSIQUES | On ne les présente plus: ils sont tous musiciens, et quels musiciens ! Chez les Bertrand, même si l'on pratique beaucoup le second degré, on ne plaisante (...)

Alain Koenig | Mardi 1 juillet 2014

Une famille en or...

On ne les présente plus: ils sont tous musiciens, et quels musiciens ! Chez les Bertrand, même si l'on pratique beaucoup le second degré, on ne plaisante pas avec la musique... Du travail, encore du travail, beaucoup d'humilité, voilà une recette familiale qui a fait ses preuves, et leur ouvre toutes les portes. Aussi quelle merveilleuse idée pour l'édition 2014 de l'Estival de la Bâtie, que de réunir la Rolls Royce des duos -Emmanuelle Bertrand au violoncelle et son complice Pascal Amoyel au piano- avec l'ensemble instrumental SyLF, dont le directeur artistique, et contrebassiste, n'est autre que Jérôme...Bertrand. Voici quelques lunes, le duetto de Rossini interprété par le frère et la sœur, après une Truite de Schubert d'anthologie (toujours avec Pascal Amoyel au piano) laisse augurer d'une réunion de famille au sommet ! Les festivaliers seront particulièrement chouchoutés cette année. Le 8 juillet, dans une mise en scène de Jean Piat, le duo E.Bertrand/P.Amoyel nous fera partager la terrible expérience des musiciens des camps de la mort, sauvés par la musique, dans un poignant spectacle : Les notes de l'Espoir. Le lendemain à Saint-Just-Saint-Rambe

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Rewind again

MUSIQUES | Rewind est un artiste passionné. Ce beatboxer aime aller au-delà des carcans et des étiquettes en créant des travaux musicaux inédits. Après Bach in the Days, il est de retour en 2014 avec Numéric Limbo, un projet mêlant musique, vidéos et arts numériques. N.B.

Nicolas Bros | Mardi 4 février 2014

Rewind again

Attaché à ses racines, Rewind est un artiste dynamique. Passionné de culture au sens large, il aime repousser les frontières. En 2010, il lançait sur scène son projet Bach In the Days où le beatboxer rencontrait un pianiste classique. Avec ce spectacle il a écumé les scènes pendant trois ans en France mais aussi au Mexique et même en Libye. En ce début d'année 2014, Willy Amarat aka Rewind est reparti à la conquête d'un nouveau territoire musical. "Bach in the Days a été un projet très enrichissant, explique Rewind. J'ai été moi-même du début à la fin, authentique. Je suis quelqu'un de trop entier. Je ne suis pas capable de faire semblant. J'ai eu de bons retours mais au bout d'un moment, la formule à deux n'avait plus assez de dynamique pour répondre à des sollicitations artistiques plus importantes." Après une expérience avec le GRM (Groupe de Recherches Musicales) à Paris, Rewind se lance alors dans la conception d'un projet entre la musique, les arts numériques et la vidéo. Passer à un stade supérieur Après avoir structuré son approche du métier, Rewind a fait le pari de créer une équipe. "Le projet Numeric Limbo est un projet hip hop élect

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Oxmo Puccino : "Je suis fier que le rap vive encore !"

MUSIQUES | Oxmo Puccino, c'est le rap français taille patron. Lyriciste de grand talent, le "Black Jacques Brel" comme on le surnomme, a su transcender sa musique jusqu'à la porter aux frontières du jazz tout en conservant une aura dans le monde du hip hop, pas toujours facile à satisfaire. Rencontre avec un grand monsieur avant son passage au Chambon-Feugerolles samedi 9 novembre. Propos Recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Dimanche 22 septembre 2013

Oxmo Puccino :

Petit Bulletin : Pourriez-vous décrire en quelques mots ce que vous souhaitez transmettre à travers votre musique ? Oxmo Puccino : C'est une excellente question, très compliquée de répondre à cela. Transmettre des émotions, partager, échanger, réfléchir sur les mots, jouer avec pour rendre les choses plus belles. Vous avez évolué au cours de votre carrière du rap "classique" vers d'autres sphères musicales, pourquoi ce choix de repousser les frontières ? Il ne s'agit pas de quelque chose de réfléchi. C'est un sillon que je creuse, parfois je me trompe, parfois je désarçonne le public. Je

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Les Tropiques clairs-obscurs de Maissiat

MUSIQUES | Attention, concert garanti cent pour cent chargé en émotions. Maissiat, auteur-compositeur-interprète originaire de Lyon, a convaincu en ce début d'année avec (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 août 2013

Les Tropiques clairs-obscurs de Maissiat

Attention, concert garanti cent pour cent chargé en émotions. Maissiat, auteur-compositeur-interprète originaire de Lyon, a convaincu en ce début d'année avec son premier album solo Tropiques, contenant dix plages de haute volée. Mettant en mots fins et délicats nos petites vies fragiles et leurs tourments, Maissiat se charge de nous transporter avec elle dans de voyages oniriques, en délivrant ses œuvres issues de multiples inspirations. Accompagnée de son piano, elle n'hésite pas à aborder des thèmes tels que la séparation (dans le titre Trésor), les regrets (Jour de Chance) et même des questions aussi dures que la mort (Le Départ). On pense ainsi facilement à des artistes tels que Bashung faisant partie de ses références éclairées et assumées. Côté musical, Amandine Maissiat a bien évolué depuis ses débuts. En effet, elle se place désormais à des années lumières du côté rock qu'elle avait laissé s'exprimer avec les autres filles de son ancien groupe Subway. Aujourd'hui, elle s'exprime seule et sublime ses textes au moyen d'arrangements pouvant parfois rappeler le travail de compositeurs de musique classique. Elle aime d'ailleurs rappeler l'

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Wolverine : le combat de l’immortel

ECRANS | Wolverine va se promener au Japon dans une aventure impersonnelle et ennuyeuse au possible, signe d’une franchise qui avance en roue libre et d’un cinéaste, James Mangold, totalement perdu. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 24 juillet 2013

Wolverine : le combat de l’immortel

Face à ce Wolverine, qui laisse pas mal de temps pour penser à autre chose tant il sollicite peu la participation du spectateur, contraint d’en suivre les péripéties anémiques et les scènes d’action aussi rares que foireuses, on se dit qu’Hollywood est devenue une centrifugeuse folle prise au piège de sa productivité. Que faire pour maintenir en vie la franchise X-Men en attendant qu’un cinéaste ambitieux s’attelle à retrouver son essence de saga ? Décliner son personnage-phare dans des aventures prétextes que l’on regardera comme on lit le 115e numéro de Strange : d’un œil distrait avant de s’endormir. Ainsi va ce Combat de l’immortel : Logan / Wolverine survit à l’explosion atomique de Nagasaki et, soixante ans plus tard, après avoir vainement tenté de jouer les ermites barbus au milieu de la forêt — Into the wild beast ? — est contraint d’aller au chevet du soldat japonais qu’il avait sauvé à l’époque. Devenu un magnat de l’industrie tokyoïte, il s’apprête à léguer sa fortune à sa petite fille qui, évidemment, ne sera pas indifférente au charme du Glouton, entre temps passé par un bon bain chaud pour retrouver so

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