Raoul Vignal se dévoile

Folk | En 2017, un album titré "The Silver Veil" a levé le voile sur le grand talent d'un jeune folkeux lyonnais nommé Raoul Vignal, parti marcher, au gré de chansons traversantes, sur les traces de Nick Drake et de ses héritiers en mélancolie minimaliste. Après de nombreuses premières parties, le voici en tête d'affiche au Mardi du Grand Marais de Riorges.

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 avril 2018

Photo : © Anne-Laure Etienne


Il n'est jamais très avisé d'évoquer la météo dans une chronique musicale. Ni jamais, d'ailleurs, tant le sujet est une preuve à charge de l'épuisement de tout autre – pour la faire courte, c'est un peu paresseux.

Mais c'est un fait : s'il ne l'a sans doute pas fait exprès, en titrant son album The Silver Veil, pour rendre hommage à ce linceul gris qui recouvre souvent Berlin, où il a passé une partie de ces dernières années et enregistré ce disque, le Lyonnais Raoul Vignal, l'une des belles révélations de 2017, l'a sans doute condamné à devenir la bande-son de cet hiver qui nous prive de lumière derrière des rideaux de pluie ou le molleton de nuages figé comme un tombeau de marbre gris que même la tempête ne parvient pas à balayer.

Pour preuve les titres des morceaux de The Silver Veil : Hazy Days, pour ouvrir ce doux bal, puis Under the same sky, Whispers, The Silver Veil, Shadows sont autant de références à un monde en demi-teinte, en clair-obscur. Mais cette bande-son, bien douce et cotonneuse, enveloppe et réchauffe dès les premiers arpèges de l'album, dès le premier contact avec cette voix qui ne nous semble pas inconnue.

Less is more

La comparaison est inévitable : Raoul Vignal, par son timbre autant que son jeu, nous plonge immédiatement dans une contrée semblable à la terre de mélancolie foulée par une grande figure du folk : Nick Drake dont chaque album brillait comme un phare dans la nuit d'infinis tourments finalement noyés dans les anti-dépresseurs – ici Vignal se rapproche surtout du très dépouillé Pink Moon, ultime album de Drake.

Dans un mouvement qui semble réaffirmer le fameux "less is more" en même temps que le « quiet is the new loud » des Norvégiens de Kings of Convenience mais aussi cette idée que ce folk-là livre des batailles en étant certain de perdre la guerre, tout ici est ténu, minimaliste, à sa place (quelques notes de piano, un peu de flûte traversière, une batterie en retrait, n'en sont pas moins sublimes d'élégance retenue). Tout ici semble suspendre le temps au dessus de nos têtes comme un ciel immuable contre lequel on ne pourrait rien.

Mais si ne foisonnent ici que des arpèges scintillants, c'est pour mieux éclairer cette idée bien connue selon laquelle les fêlures laissent entrer partout la lumière. Celles de Raoul Vignal transpercent le brouillard qu'il a tissé autour de lui, pour finalement nous parvenir et nous transpercer dans le même mouvement. Alors en cela, The Silver Veil est peut-être aussi la bande-son d'un printemps.

Raoul Vignal [+ William Z Villain], mardi 24 avril à 20h30 à la salle du Grand Marais à Riorges


Raoul Vignal + William Z Villain

Folk-blues
Salle du Grand Marais 439 avenue Galliéni Riorges
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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À Riorges, Les Mardi(s) du Grand Marais fêtent cette saison leurs vingt ans en grande pompe, avec une programmation franchement intéressante. Save the date, mardi 25 est annoncé un double plateau cent pour cent féminin avec la venue de Yseult (chanteuse, auteure-compositrice et mannequin), mais aussi de Pongo, la nouvelle reine du kuduro révélée l'an passé par son sublime titre Kuzola. C'est en fuyant la guerre civile qui déchirait son Angola natal que la chanteuse découvre à Lisbonne ce style hybride né à la fin des nineties, fait de break dance, de semba angolaise et d’électronique. Issu des ghettos angolais où il servit d’exutoire à la souffrance des prisonniers, le kuduro fut donc à l'origine un genre musical marginal. Forcément plus en phase avec son époque, celui de Pongo est progressif et cathartique, habilement métissé de pop tribale, tantôt nerveux et tantôt lascif. Pour écrire et interpréter sa propre musique, la chanteuse puise dans ses racines africaines, se nourrissant de semba angolaise, de soukous et de ndombolo congolais, ou encore de zouk. Pongo + Yseult, mardi 25 février à 20h30, Les Mardi(s) du Grand Marais à Riorges

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Ysé Sauvage est une petite perle de la pop-folk hexagonale. À tout juste 20 ans, elle écrit, compose et s'impose comme une des jeunes figures à écouter de près. Son deuxième EP Scenario, sorti en 2018, possède une belle texture musicale agrémentée d'une chaleur enveloppante. Ce Scenario se laisse découvrir avec gourmandise. Elle est l'invitée spéciale des Mardis du Grand Marais cette saison puisqu'elle sera tout d'abord en ouverture le 20 septembre puis de retour en novembre. Un coup de prog' bien vu, assurément ! Ysé Sauvage, vendredi 20 septembre à 19h apéro-concert place Jean Cocteau à Riorges et mardi 5 novembre à 20h30 Salle du Grand Marais à Riorges

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Les Tellier ont retrouvé les clefs de leur chambre d'ados ! Ils ont rebranché les amplis et les guitares pour regoûter à une belle nostalgie rock des années 90. Bye bye folk et amaricana... Le résultat s'appelle Primitifs Modernes, un sixième album enregistré dans des conditions "live". Un condensé d'énergie et de maîtrise qui confirme tout le bien que l'on pense de cette formation qui suit son bout de chemin, avec courage et passion. La Maison Tellier est assurément accueillante et viendra se poser dans le centre-ville de Montbrison. La Maison Tellier, vendredi 24 janvier 2020 au Théâtre des Pénitents, dans le cadre des Poly'Sons

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Gladiateur

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Les Mardi(s) du Grand Marais accueilleront cet automne Clinton Fearon, jovial papy du reggae sur lequel le temps ne semble plus avoir de prise ! Tour à tour chanteur, choriste, guitariste et bassiste suivant les époques, le Jamaïcain souffle cette année la cinquantième bougie d'une riche carrière musicale qui avait débuté au sein des mythiques Gladiators. Depuis, de nombreuses collaborations et quelque 13 albums solo ont permis au presque septuagénaire de garder la pêche et la flamme. Clinton Fearon, mardi 15 octobre à Riorges

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Monique Bonnefond | Mardi 2 juillet 2019

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La réussite d'un festival dépend de la qualité de sa programmation. Mais cela ne suffit pas pour en faire un passage obligé. Si Interfolk est devenu au fil de 55 années un rendez-vous incontournable, c'est parce que les vieilles rues pavées de la cité ponote et les villages environnants inventent un monde délicieux où la qualité de l'accueil égale l'exigence des choix artistiques. Piloté par une équipe de bénévoles passionnés et dévoués, le festival accueille cette année les cinq continents dont les îles Marquise, ce paradis qui évoque Gauguin et Jacques Brel qui s'étaient retirés dans cet éden époustouflant où le temps s'immobilise. Pour cette 55e édition, Interfolk, dans un souci de renouvellement, fait le pari de faire se rencontrer les danses classique, moderne et ethniques en réunissant des artistes internationaux et deux écoles de danse, classique et modern-jazz du Puy, dans une création en deux tableaux de Guillaume Julian. Ce dernier étant un talentueux chorégraphe stéphanois qui prouve que les danses traditionnelles peuvent dialoguer avec toutes les autres et inventer sans cesse de nouvelles formes. Pari tenu ! Festival Interfolk, du 15 au 21 juillet a

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Cosaques toujours

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Joe Bel fait de beaux rêves

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Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

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Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne publie enfin son premier album. Entre-temps bien sûr, la jeune femme a produit des EP, pas mal tourné et même joué dans un film, Tout pour être heureux, dont elle signa une partie de la BO. Cet album, Joe Bel en a rêvé, elle l'a appelé Dreams, et on présume qu'il est à la hauteur de ses songes. D'abord parce qu'il est magnifiquement réalisé par Marcus Paquin (The National, Arcade Fire, Timber Timbre). Ensuite parce qu'en neuf titres d'une grande précision, on y retrouve la chanteuse telle qu'en elle-même : tantôt vibrante de simplicité aux commandes de ballades au piano (Before), à la guitare (I Believe) ou subtilement mais richement arrangés (Dreams, That Belongs to me, le sublime In the Morning) ; tantôt irrésistible de groove, comme sur le hit No, No qui déploie de belles ailes soul ou sur le reggae-isant Too late ; tantôt les deux comme sur Ivory, première tentative, réussie, de chant en français où ce voile qui

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Des anges passent

Sono mondiale | Les compositions du groupe TheAngelcy, formé par Rotem Bar Or et quelques amis en 2011, recèle une belle idée de la beauté. Une musique douce (...)

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Les compositions du groupe TheAngelcy, formé par Rotem Bar Or et quelques amis en 2011, recèle une belle idée de la beauté. Une musique douce et entraînante à la fois, une envolée céleste à chaque nouveau titre tout en traitant de sujets délicats et propres aux questionnements de la jeunesse du monde entier : échec/réussite, amour/solitude... Après un très réussi premier album Exit Inside en 2014, les revoilà en ce début 2019 avec leur nouvelle aventure sonore : nodyssey. TheAngelcy [+ Logar], jeudi 24 janvier à 20h30 au Fil Rotem Bar Or : « J'essaie de parler de toutes les choses qui me touchent ou me dérangent » Quelle est l'origine du groupe ? Rotem Bar Or : Je voyageais énormément avec ma guitare et j'ai écrit de nombreuses chansons. Je souhaitais créer un groupe. J'ai fait la rencontre de Dov (le premier batteur du groupe) et il a commencé à amener de nouvelles personnes autour. Puis d'autres sont arrivés jusqu'à que nous formions un vrai groupe. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour sortir un nouvel album ? Nous n'

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Logar est le projet musical d'un autodidacte. Originaire de Montbrison, Clément Faure vient de sortir un premier album fait de plein de belles choses : poésie, musicalité folk enjôleuse et une certaine appétence pour une lenteur salutaire. A year in a Life, disque figeant une année pleine en 12 titres et une durée de 52 minutes, est un condensé d'émotions pures à déguster lové dans son chesterfield ou en voyage au coeur des paysages. Logar, samedi 10 novembre à la médiathèque de Saint-Just-Saint-Rambert + dimanche 25 novembre au Pax + samedi 1er décembre à la médiathèque de Montbrison

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Battements du cœur

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Oui, il a eu un César pour la musique du film 120 Battements par minute... Mais il serait dommage de réduire Arnaud Rebotini à ce simple fait d'armes. D'abord disquaire chez Rough Trade à Paris, cet artiste moustachu fut d'abord reconnu avec Black Strobe, aux côtés d'Ivan Smagghe. Il commit alors plusieurs tubes entre rock et électro, qui ont marqué les années 2000, à l'instar d'Italian Fireflies (2003) ou I'm a Man (2007). Fervent défenseur de l'analogique, il déteste travailler avec un ordinateur et privilégie en studio et sur scène claviers analogiques et boîtes à rythmes. Donnant ainsi une texture beaucoup plus chaleureuse à ses créations et ses prestations. Arnaud Rebotini, samedi 22 septembre au Fil pour le Mi-Nuit Festival et mardi 30 octobre à Riorges pour Les Mardi(s) du Grand Marais Arnaud Rebotini : « J'ai fait le choix de l'analogique pour le son des machines mais aussi pour le plaisir d’exécution » Qu'est-ce que le César, reçu pour la bande originale du film 120 Battements par Minute de Robin Campillo, a changé pour vous ? Cela m'a apporté une n

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Au Puy, la diversité culturelle magnifie la paix

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Il arrive que par un heureux concours de circonstances, un événement connu revête une grandeur exceptionnelle. C'est ainsi que pour la 54e édition du festival Interfolk, quatre cents musiciens et danseurs du monde entier viendront apporter leur culture et participer à une fête grandiose dans un Puy de lumières encore plus poétique cette année. En effet, l'ouverture du festival le 18 juillet, marquée par une gigantesque parade, sera aussi colorée que la scénographie projetée sur le musée Crozatier qui rouvre ses portes cet été. 2018, c'est également Martin Luther King, prix Nobel de la Paix, apôtre de la non-violence, militant pour les droits civiques des Noirs et dont le discours I have a dream trouve un écho dans les valeurs que partage Interfolk. Festival qui contribue à montrer le rôle énorme que peut jouer le dialogue entre les cultures pour la paix dans le monde. Rêvons avec Martin Luther King et avec John Lennon : "Imagine all the people, living life in peace" (Imagine tout le monde, vivant leur vie en paix). Festival Interfolk, du 16 au 22 juillet au Puy-en-Velay et en Haute-Loire.

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Le retour du Kif

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Niko Rodamel | Mercredi 2 mai 2018

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Les Mardis du Grand Marais accueillent la mythique Malka Family pour un concert qui s’annonce explosif. En pleine renaissance, le groupe fait honneur depuis la fin des années 80 à un pur funk à la française, costumé et délirant à souhait. Malka Family, mardi 15 Mai à 20h30, salle du Grand Marais à Riorges

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Folk en "black and white"

Folk | Oubliez les couchers de soleil californiens, faites place à la noirceur enveloppante et le folk vaporeux d'Emily Jane White. Depuis une dizaine d'années, l'Américaine s'évertue à partager la beauté d'une musique fragile et pleine de grâce. Pour sa tournée européenne de début 2018, elle se présente seule à la guitare. Délicatesse et intimité assurées.

Nicolas Bros | Mardi 6 mars 2018

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Les États-Unis ont toujours eu l'habitude de fournir en permanence des artistes folk parmi les plus généreux et talentueux. L'État de Californie fait d'ailleurs figure d'exemple dans ce domaine. Emily Jane White fait partie du renouveau marqué par une vague d'artistes américaines telles Marissa Nadler ou Alela Diane. Cette armada s'est accaparée la musique folk sombre et mélancolique et a marqué un tournant décisif dans le style. Avec son cinquième album studio, They Moved In Shadow All Together, sorti en 2016, la jeune Californienne explore le thème, certes dur, des traumatismes et violences connus par l'être humain. Abordant tantôt la virulence des propos et des gestes racistes ou envers les femmes, les compositions minimales sont agrémentées de paroles piquantes mais aussi de mélodies à la beauté implacable. Le contraste est saisissant. À l'image des titres Frozen Garden en ouverture de l'opus, Womankind ou Black Dove. La maîtrise musicale et vocale d'Emily Jane White est impressionnante sur chaque piste, transformant ce disque en référence folk.

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Ceti Cantat, hypnotique

Folk | Vous serez prévenus : Ceti Cantat est un groupe sur lequel il va falloir compter. Hier chenille (le groupe n'a que deux ans d'existence), le (...)

Niko Rodamel | Jeudi 15 février 2018

Ceti Cantat, hypnotique

Vous serez prévenus : Ceti Cantat est un groupe sur lequel il va falloir compter. Hier chenille (le groupe n'a que deux ans d'existence), le voilà déjà papillon. Ils se sont rencontrés à Saint-Étienne, quelque part entre les bancs du conservatoire et l'amphi de la fac de musicologie. Fanny Rapaoly (chant et guitare acoustique), Gaël Bernaud (batterie) et Tom Jallet (guitares), trois jeunes musiciens ligériens qui tracent ensemble depuis le printemps 2016 les contours d'une belle route musicale, de concerts en résidences, débouchant aujourd'hui sur la sortie d'un premier album, Secrets and stories, de toute beauté. Tirant son nom énigmatique du non moins mystérieux chant des baleines, le groupe revendique diverses influences outre-manche comme London Grammar ou Ben Howard, on pense aussi à la fratrie australienne Angus et Julia Stone ou à certaines ballades des frenchies Lilly Wood and the Prick mais au final, Ceti Cantat trouve sans peine sa propre voie. Quelque part entre ciel et mer, entre acoustique et électrique, le trio dévoile avec délicatesse un univers mélancolique et profond, presque familier. Un clip est en préparation et quelques date

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Tom James, surfeur folk

Folk | Tom James est encore jeune, mais lui et sa guitare possèdent déjà une très belle expérience. Le folk soyeux du jeune homme berce l'oreille et ses techniques (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Tom James, surfeur folk

Tom James est encore jeune, mais lui et sa guitare possèdent déjà une très belle expérience. Le folk soyeux du jeune homme berce l'oreille et ses techniques de tapping abonde ses sets à chaque apparition. Avec un style de surfeur tout droit sorti des plus beaux rouleaux de Cornwall, cet artiste anglais est sans conteste une des valeurs sûres de la scène pop-folk actuelle. À situer entre Ben Howard et Ed Sheeran, la musique de Tom James est un condensé d'émotions. Après Green and White, son premier EP sorti en 2011, et le succès prometteur de Blood to Gold en 2014, il est ressorti de ses côtes anglaises en 2017 pour délivrer Limbo. Enregistré entre Francfort, Le Cap et sa ville de Cornwall, ce disque montre l'évolution de son univers musical et de son gain en assurance. Influences variées et productions soignées sont condensées dans ce 6 titres qu'il viendra présenter pour deux dates consécutives, d'abord au Château du Rozier de Feurs, puis au Pax lors d'un des désormais fameux concerts du dimanche soir 17h. Tom James, jeudi 1er mars à 20h30 à la Farlodoise Tom James [+ Vesperland], vendredi 2 mars à 20h30 au Château du Rozier à

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Le folk doux-amer de Zacharie

Folk blues | Avec son premier album intitulé "Giant Bear", le musicien et chanteur Zacharie propose un folk matiné de blues, forgé dans une certaine tradition du genre tout en y incorporant quelques touches subtile de modernité qui en font un mélange très équilibré. Un premier opus réussi entre compositions intimistes, textes anglais bien dosés et univers très imagé. Rencontre avec un artiste simple et authentique.

Nicolas Bros | Vendredi 13 octobre 2017

Le folk doux-amer de Zacharie

Comment en êtes-vous arrivé à devenir chanteur et musicien ? Vous avez été réalisateur de films... Zacharie : Je vais donner une réponse assez "bête" mais c'est vraiment la vie qui m'a mené à cette aventure... Je n'étais pas du tout prédestiné à faire cela car je suis plutôt quelqu'un de l'ombre. Ma position de réalisateur, au sein de ma société Opossum Productions, me convenait bien. J'étais plutôt discret mais la musique a toujours été présente dans ma vie. J'ai un père musicien, donc c'est un univers familier pour moi. Pendant très longtemps, ma musique a été cantonnée à mon univers le plus intime, sous forme de "petit journal de bord". J'ai toujours un peu "gratouiller" la guitare et chantonner jusqu'à ce que cela devienne une aventure plus collective lors de ma rencontre avec Ismaïl Ziani, qui écrit des textes et avec qui j'ai commencé à composer. Au début, c'était pour affronter un "hiver trop rigoureux" puis cela s'est transformé en discipline plus poussée. Au bout d'un moment, nous nous sommes aperçus qu'un petit répertoire était en train de naître. Que voulez-vous dire par "un hiver un peu rigoureux" ? N

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Le tour du monde en 7 jours

Interfolk (Haute-Loire) | La cuvée 2017 du festival Interfolk est un très grand cru qui exalte les valeurs de fraternité, d'échanges, d'ouverture aux cultures du monde en réaction à la tuerie de Nice malencontreusement survenue la veille du gala d'ouverture de l'édition 2016.

Monique Bonnefond | Mardi 4 juillet 2017

Le tour du monde en 7 jours

Les arts de la rue occupent l'espace public depuis des temps immémoriaux. Des mystères médiévaux au théâtre de rue moderne, des bateleurs de fêtes foraines au nouveau cirque, le spectacle vivant n'a cessé d'évoluer tout en s'appuyant sur la tradition. Cette année encore, Interfolk s'ouvre aux cultures de tous les continents et met l'accent sur la notion d'ethnies, mais accomplit aussi un gros travail de recherche pour présenter des groupes très variés, porteurs de modernité pour éviter l'uniformité. "La brûlante Afrique" côtoie "la langoureuse Asie" représentée par la Malaisie avec un ensemble de percussions qui avait participé aux J.O. de Pékin et révèle le rapport fusionnel et religieux avec le tambour, instrument sacré de l'appel des esprits. Simple exemple parmi le foisonnement artistique d'une programmation élaborée avec le souci de la diversité et de la création. Un festival fraternel ouvert à tous En étendant les festivités au-delà du Puy, dans tout le département rural de la Haute-Loire, le festival touche une population parfois éloignée de toute pratique culturelle et dynamise ainsi une démocratisation culturelle en allant, avec 350 danseurs et mus

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Musique fraternelle

MUSIQUES | La scène régionale regorge de jeunes talents bruts, sortant du circuit variétés traditionnel. Le duo Black Lilys fait partie de cette nouvelle génération qui (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

Musique fraternelle

La scène régionale regorge de jeunes talents bruts, sortant du circuit variétés traditionnel. Le duo Black Lilys fait partie de cette nouvelle génération qui grimpe tranquillement les échelons de la musique, sans crier gare et avec une belle identité. À l'instar de Ladybug and The Wolf, de Nazca, de Tachka et autres Pethrol, Camille et Robin, formant Black Lilys, proposent un univers bien à eux. Frère et soeur, ils se connaissent à merveille et leur musique est empreinte de cette belle complicité. Savants mélanges de soul, d'envolées rock et de douceurs folk/indie pop, les compositions du duo se glissent dans l'oreille tendrement. La voix déchirante de Camille, très proche de celle d'une autre belle artiste lyonnaise Joe Bel ou de Selah Sue, laisse rêveur. Il suffit d'aller tendre le pavillon sur un titre tel que Dust of You pour se laisser prendre au piège. Après un premier EP Memories of a Blind Mind sorti en 2014, le groupe a écumé de nombreuses salles et scènes, possédant aujourd'hui une réelle expérience live. À découvrir sans attendre. Black Lilys [+ CYLD], samedi 14 janvier à 20h30, au Château du Rozier à Feurs

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Adamus sera nôtre

Festival Les Oreilles en Pointe | Avec un statut de star dans la Belle Province, Bernard Adamus est un artiste qui mêle allégrement le folk, blues, country et hip-hop. Un peu foutraque, entraînante et surtout attachante, la musique du Québécois posera aux Oreilles en Pointe sa "trinité de tous les possibles", à savoir : femmes, amis et "brosses entre cheums'".

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Adamus sera nôtre

Sans jamais avoir fait de compromis, Bernard Adamus avance sereinement. Ce chansonnier montréalais de 37 ans ne laisse jamais indifférent, tout comme sa musique. La preuve avec Sorel Soviet So What, son troisième album au nom plus qu'original et qui concentre toute l'énergie et l'inventivité du bonhomme. La prevue avec son titulé un peu étonnant. « Le nom de cet album est juste un clin d'oeil à So Far, So Good... So What!, un disque du groupe Megadeath, explique-t-il. Cela n'a aucun rapport ni avec la ville de Sorel au Québec, ni avec les Soviets. » Comportant tout ce qui fait la force de ses compositions, à savoir un savoureux mélange entre un blues lancinant, un folk enlevé et l'énergie de la country, cet opus est un peu différent des deux autres disques de l'intéressé. « J'ai tendance à dire que cet album ressemble plus à de la musique de New-York plutôt que de la Nouvelle-Orléans, mais ça reste de la musique très américaine dans l'esthétique. » Boulimique de lives Un poil déjantée, la musique de Bernard Adamus est un peu le condensé de ce que propose la musique québécoise. Une liberté de ton, une légéreté app

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Ladybug and The Wolf : « Cet album est le commencement de nouvelles choses »

MUSIQUES | Le duo (devenu trio sur scène) stéphanois Ladybug and The Wolf, sort enfin son premier album Mammatus et en profite pour investir Le Clapier avec une ribambelle de "groupes amis" ce samedi. L'occasion de revenir avec Paloma et Kevin sur cette aventure musicale qui continue et qui évolue au fil du temps.

Nicolas Bros | Vendredi 21 octobre 2016

Ladybug and The Wolf : « Cet album est le commencement de nouvelles choses »

Est-ce que Mammatus, premier album qui s'est fait longtemps attendre, est un aboutissement ou simplement une étape dans votre cheminement artistique ? Kevin : Nous avions réellement hâte de le voir de manière "physique" cet album. Nous travaillons dessus depuis plus de deux ans maintenant. Pour moi, la sortie de l'album est une étape importante. Il y a le fait de le vendre, de le défendre sur scène, etc... mais il y a aussi le fait d'avoir l'objet entre les mains. Paloma : Je vois cet album comme le commencement de nouvelles choses. Ce n'est pas un aboutissement mais le début de quelque chose. Nous essayons de faire quelque chose de concrètement plus travaillé, d'aller plus loin dans notre démarche artistique. J'essaie de faire en sorte que ce soit finalement le début de notre histoire, de me mettre dans l'idée que cet album nous propulse. Est-ce que vous avez une appréhension avant de sortir enfin ce premier album ? Kevin : Non, nous sommes excités et contents. Nous avons tellement travaillé et évolué au cours des deux années de travail s

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Dans une autre dimension

MUSIQUES | On avait quitté le duo stéphanoisLadybug and The Wolf en 2015 avec un EP, Familiar Games, qui annonçait la couleur plus électrique que devait revêtir leur (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Dans une autre dimension

On avait quitté le duo stéphanoisLadybug and The Wolf en 2015 avec un EP, Familiar Games, qui annonçait la couleur plus électrique que devait revêtir leur premier album. Le résultat s'est fait attendre mais il est enfin là. Mammatus sort ce mois-ci et démontre que Paloma (Ladybug) et Kevin (The Wolf) prennent leurs aises en sortant de leur folk feutrée pour aller tatonner du côté de sonorités plus affirmées. Un virage en douceur mais assumé pour le groupe qui prend ainsi plus de place dans la scène locale. Ladybug and The Wolf - Mammatus [Yes Music/WAB/Musicast] Release party au Clapier le 22 octobre

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Fleur sauvage de la folk

MUSIQUES | Jake Braunecker (alias Wildflower Union) est « militant, siffleur, nomade, conteur, libre penseur » et américain. Mais c'est avant tout un musicien folk (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 juillet 2016

Fleur sauvage de la folk

Jake Braunecker (alias Wildflower Union) est « militant, siffleur, nomade, conteur, libre penseur » et américain. Mais c'est avant tout un musicien folk au style épuré et très actuel. Ayant débuté son aventure musicale dans la rue, à Bloomington ( dans l'Indiana), il suit pleusieurs voies et projets : monte un trio puis revient en solo, s'investit dans un organisme musicale local : The Grant St. Musician's Co-op, et entreprend par la suite un tour des États-Unis puis de six pays européens. Il atterrit à Saint-Étienne, s'y installe et s'y produit à de nombreuses reprises depuis plusieurs mois. Cet été, il sera encore une fois sur scène avec sa guitare et sa verve, le samedi 16 juillet. Wildflower Union [+ Lé Miénn + Marek Vuiton + Maurice's Fire], samedi 16 juillet, dans la cour des Forces Motrices, au coeur du quartier créatif Manufacture de Saint-Étienne, dans le cadre des P'tites Guinguettes, entrée gratuite

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À la rencontre du monde

SCENES | Pendant cinq jours, des chanteurs, musiciens, danseurs, venus des cinq continents, vont offrir à trente-deux communes de Haute-Loire, soixante-dix (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 juillet 2016

À la rencontre du monde

Pendant cinq jours, des chanteurs, musiciens, danseurs, venus des cinq continents, vont offrir à trente-deux communes de Haute-Loire, soixante-dix spectacles de danse, défilés, animations de rue, parades, dont la plus marquante sera la grande parade des cultures du monde le 19 juillet. Dans un tourbillon de musiques et de danses, tous ces artistes, vêtus de costumes aux couleurs éclatantes, mettront à travers leurs traditions populaires et folkloriques, le monde entier à la portée d'un public non élitiste, un public populaire et familial riche de sa diversité et établiront avec lui un lien direct et sans aucune barrière, ni entre les générations, ni entre les peuples ni entre les cultures. Cette rencontre interculturelle perpétue l'esprit de convivialité et de partage, favorise une véritable ouverture à l'autre, à sa culture, une ouverture à la différence, à la tolérance qui sont des vecteurs de cohésion sociale. Nous laisserons le mot de la fin à un écrivain mexicain. Octavio Paz, prix Nobel de la paix en 1990 nous dit : « Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. A l'inverse, c'est de l'isolement que meurent les civilisations. »

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Vers l'authenticité

MUSIQUES | L'indie folk régionale a de beaux jours devant elle. Si les Stéphanois de Ladybug & The Wolf sortent bientôt leur premier album, leurs homologues lyonnais de The Clarks Project viennent présenter une nouvelle fois, un an après Paroles & Musiques, leur musique évoquant les grands espaces, à la recherche d'une certaine authenticité. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 4 mai 2016

Vers l'authenticité

Créé en 2013, le groupe lyonnais The Clarks Project est basé sur une amitié solide, celle de Vincent et Xavier, ayant débuté, à l'instar de nombreux autres groupes, à lustrer les bancs de la fac et à refaire le monde. Après s'être perdus de vue pendant quelques années, les deux acolytes ont décidé de finalement se lancer dans le grand bain de la musique. Et bien leur en a pris ! Tout d'abord en duo (deux guitares), puis en quatuor (une batterie et une basse sont venues apporter un peu plus de corps au son du groupe), la formation folk possède cette belle authenticité nichée au coeur de leurs compositions. Cette valeur avérée sert la qualité des titres proposés par le groupe, telle que leur dernier titre Mother Earth, tout juste sorti de studio. Du live, du live et encore du live En permanente suspension, leurs créations indie folk sont empreintes de mélodies délicates. Elles sont les prémices très encourageants d'un groupe encore jeune (créé en 2011) mais possédant déjà une belle expérience scénique et un EP au compteur (We Became Men sorti en 2013) construit et pensé avec cohérence. « Nous avons enchaîné de nombreux concerts en un an,

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Du passé au présent

MUSIQUES | Savant mélange de Bob Dylan, Lou Reed et du David Bowie des débuts, le rockeur Elliott Murphy a connu un succès retentissant à la sortie de son premier album, (...)

Marlène Thomas | Mardi 2 février 2016

Du passé au présent

Savant mélange de Bob Dylan, Lou Reed et du David Bowie des débuts, le rockeur Elliott Murphy a connu un succès retentissant à la sortie de son premier album, Aquashow (nom emprunté au show aquatique de son père), en 1973. Il n’avait alors que 24 ans. Considéré comme le "nouveau Bob Dylan" et salué par la critique, le jeune Elliott connaît une période difficile, où la pression se fait trop forte. Un passage à vide auquel il a su faire face, notamment grâce à l’aide précieuse de ses amis et fans de la première heure, Lou Reed et Bruce Springsteen. Depuis 1989, le rockeur, qui a grandi à Long Island, a posé ses valises à Paris. C’est en compagnie de son fils de 24 ans, Gaspard - producteur-arrangeur du disque - qu’il a revisité son premier album mythique, renommé pour l'occasion Aquashow Deconstructed. Les dix titres aux textes travaillés et poétiques, souvent accompagnés d’un subtil jeu d’harmonica, se veulent plus acoustiques dans ce second opus. Sa voix, encore plus grave et profonde, souligne le gain d’une certaine maturité chez ce troubadour du folk-rock, âgé de 66 ans. C’est avec plaisir que l’on retrouve le fameux Last of the rock star

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La Fille du patron

ECRANS | De et avec Olivier Loustau (Fr, 1h38) avec Christa Théret, Florence Thomassin…

Vincent Raymond | Mercredi 6 janvier 2016

La Fille du patron

Premier long métrage de fiction d’un fidèle de Kechiche formé de surcroît au documentaire, La Fille du patron ne surprendra donc pas par son réalisme social, à la tonalité presque anglaise : un courant affectif et solidaire lie entre eux les protagonistes, mais aussi les attache à leur usine, qui est comme un prolongement organique de leur être. Ce qui étonnera en revanche, c’est la détermination sans faille du personnage Vital campé par le réalisateur : chacun de ses choix (dans la sphère professionnelle ou privée) est irrévocable — remords et regrets lui étant étrangers. Un caractère entier et droit, couplé à un profil plutôt taciturne, conférant à ce héros prolo le mixte de mystère et de charisme expliquant la fascination qu’il exerce sur la fameuse “fille du patron”, au-delà des clichés relatifs aux différences d’âges, de milieux sociaux, etc. S’écartant des insupportables standards réclamant du happy end, La Fille du patron s’achève tout en nuances, confirmant si besoin était l’ineptie du manichéisme simpliste… Vincent Raymond

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Une seconde mère

ECRANS | Val est femme de ménage pour une famille bourgeoise de Sao Paulo, avec qui elle habite vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; elle est même devenue (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 juin 2015

Une seconde mère

Val est femme de ménage pour une famille bourgeoise de Sao Paulo, avec qui elle habite vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; elle est même devenue une deuxième mère pour Fabinho, le fils un peu glandeur qui prépare des études d’architecture. Sauf que Val a aussi une fille, Jessica, qu’elle a abandonnée et dont elle se contente de payer les études à distance, mais qui va débarquer dans sa vie — et dans la maison de ses employeurs — chamboulant les règles strictes imposées à sa mère. Qu’on ne s’y trompe pas, Anna Muylaert n’a pas choisi la voie du drame social pour évoquer ce qui est le thème principal du nouveau cinéma brésilien, au diapason de la réalité du pays : la lutte des classes persistante malgré le boom de son économie. Une seconde mère oscille entre le rire et les larmes, tirant vers une forme de marivaudage où les valets et les maîtres s’observent, se défient, se mélangent parfois, s’écartent souvent. C’est l’idée principale de la mise en scène : le cadre est souvent découpé en deux, posant une frontière entre chaque partie puis les faisant dialoguer par une théâtralité assumée — Val qui commente cachée dans la cuisine les agissements de la famille

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Les balbutiements inspirés de Tachka

MUSIQUES | Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune (...)

Nicolas Bros | Mercredi 10 juin 2015

Les balbutiements inspirés de Tachka

Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune Lyonnaise propose une musique folk onirique nimbée de lueurs tendant parfois vers le jazz. Sortant ce mois-ci son premier album Balbutiar, un an après le très prometteur EP de 4 titres Silent Opera, Tachka confirme les espoirs qui reposaient sur ses épaules. Avec ses titres explorant divers univers, Balbutiar est un condensé riche d'une folk tantôt douce tantôt plus piquante, à l'image de ce que souhaitait dégager l'artiste de cette production. «J'ai voulu que ce disque soit narratif, descriptif et imagé, explique la jeune femme d'origine danoise. Que le texte et la musique se reflètent comme dans un miroir. Chacun peut interpréter à sa guise ce travail.» Le résultat donne treize titres qui collent au tympan et à la peau. Intégrant les quatre morceaux composés pour Silent Opera, Tachka peaufine le tableau de sa pop folk onirique, toute en suspension. Une belle épreuve qui accompagnera le retour des beaux jours. NB Tachka

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Éclosion imminente

MUSIQUES | S'asseoir près du feu et se détendre avec Nazca. Bercé par les voix éclairées de Juliette et Zoé, les deux filles. Le tout mélangé aux sons de percussions et de ukulélé (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mars 2015

Éclosion imminente

S'asseoir près du feu et se détendre avec Nazca. Bercé par les voix éclairées de Juliette et Zoé, les deux filles. Le tout mélangé aux sons de percussions et de ukulélé de Marc et Navid, les deux garçons. Le quatuor délivre une pop folk douce, qui cajole, parsemée d'incursions blugrass et d'un soupçon de country. Sans artifice superflu, la musique du groupe éclot dans les tympans telle une orchidée sauvage de printemps. Après son premier EP intitulé Cowboy's Secrets en 2013, la formation lyonnaise continue son petit bonhomme de chemin tout en finesse, préparant un second EP prévu d'ici à la fin de l'année. Sur scène, le groupe propose un set à l'image de sa musique : épuré et brut. Passé de l'atmosphère très "indiens/cowboys" à une thématique plus bohème voire gypsy, Nazca va se produire pour la première fois dans la Loire depuis sa formation en 2011. Ils seront en première partie du duo stéphanois pop-folk incontournable, également en pleine éclosion, Ladybug & The Wolf. NB Soirée Folkappy : Nazca + Ladybug & The Wolf, vendredi 10 avril à 20h30, à l'Auditorium des Foréziales, Montrond-les-Bains

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Les balbutiements inspirés de Tachka

MUSIQUES | Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 mars 2015

Les balbutiements inspirés de Tachka

Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune Lyonnaise propose une musique folk onirique nimbée de lueurs tendant parfois vers le jazz. Sortant ce mois-ci son premier album Balbutiar, un an après le très prometteur EP de 4 titres Silent Opera, Tachka confirme les espoirs qui reposaient sur ses épaules. Avec ses titres explorant divers univers, Balbutiar est un condensé riche d'une folk tantôt douce tantôt plus piquante, à l'image de ce que souhaitait dégager l'artiste de cette production. «J'ai voulu que ce disque soit narratif, descriptif et imagé, explique la jeune femme d'origine danoise. Que le texte et la musique se reflètent comme dans un miroir. Chacun peut interpréter à sa guise ce travail.» Le résultat donne treize titres qui collent au tympan et à la peau. Intégrant les quatre morceaux composés pour Silent Opera, Tachka peaufine le tableau de sa pop folk onirique, toute en suspension. Une belle épreuve qui accompagnera le retour des beaux jours. NB Tachka

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J'ai fait un rêve

MUSIQUES | Elle est une artiste hors du temps, hybride, avec une voix dont on ne se détache pas facilement.  Josephine Foster possède le secret pour créer une musique (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 juin 2014

J'ai fait un rêve

Elle est une artiste hors du temps, hybride, avec une voix dont on ne se détache pas facilement.  Josephine Foster possède le secret pour créer une musique enjôleuse, rassurante et riche en émotions. Après douze albums, il est temps de découvrir cette perle rare de la musique américaine et son folk old-time rêveur. Avec une voix hors norme, la lady du Colorado se dirigeait tout naturellement vers une carrière tournée vers l'opéra. Elle avait d'ailleurs entrepris des études pour y parvenir. Mais se sentant un peu à l'étroit dans ce milieu aux codes parfois stricts, elle orienta sa voix vers un style lui permettant d'exprimer pleinement ses acuités artistiques en toute liberté. Une ouverture qui l'aura menée jusqu'à s'attaquer avec sa guitare à sept lieder allemands de Schubert, Wolf, Brahms et Schumann. Le résultat fut un disque intitulé A Wolf in Sheep’s Clothing qui résume assez bien le personnage : une louve en habits d'agneau. Elle ressemble un peu ça Josephine Foster, un animal musical qui se pare de couches de vêtements telles des parements d'une richesse et d'une profondeur inépuisables. La musique de la guitariste ne se conf

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Yodélice : "Je n'ai jamais rêvé de devenir chanteur"

MUSIQUES | Maxim Nucci et Yodélice, deux personnages qui ne font plus qu'un depuis 7 ans. Avec son dernier album "Squared Eyes", qualifié par beaucoup de plus rock et énergique, Yodélice emmène l'auditeur dans son univers onirique avec toujours la même générosité. Yodélice, un artiste tout en finesse. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Lundi 10 février 2014

Yodélice :

Y-a-t-il aujourd'hui un Yodélice différent de celui des deux premiers disques ?Oui, j'essaie de faire avec Yodélice des disques qui soient en accord avec moi-même au moment où je les fais. Je suis un être humain qui évolue comme tout le monde. Je suis toujours très étonné par les gens qui sont très sûrs d'eux, avec des convictions très ancrées car on ne cesse de changer de point de vue, de faire des rencontres, ... Pour en revenir à Yodélice, cet album est plus énergique et plus lumineux qu'auparavant. La coloc' se passe bien avec Yodélice ?Parfois on s'embrouille (rires). Plus sérieusement, au départ, je différenciais vraiment Yodélice de moi-même et j'enfilais un costume pour entrer sur scène. Finalement, après 7 ans, nous avons pris possession l'un de l'autre. Vous collectionnez les instruments et matériels d'enregistrement. Sur cet album, vous avez enregistré avec des guitares 60's et des batteries 70's ?J'ai commencé ce métier avec l'amour des musiciens de studio et des ingés son. Je n'ai jamais rêvé de devenir chanteur, c'est arrivé plus tard. J'ai une fascination pour le son et les techni

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Yvan Marc : «Retourner à un esprit chanson folk»

MUSIQUES | Yvan Marc fait partie de ces chanteurs passionnés et libres. Proche de Mickey 3D et connu pour son titre "Propaganda", ce natif d'Ecotay l'Olme, à côté de Montbrison, revient au printemps 2013 avec son cinquième album "L'équilibre", toujours dans un esprit rock mais plus intimiste. Il se présentera ce jeudi en première partie de Thomas Fersen sur la scène du FIL. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 10 décembre 2013

Yvan Marc : «Retourner à un esprit chanson folk»

Yvan Marc, pourriez-vous revenir sur votre parcours ? Cela fait dix ans que je tourne sous mon prénom Yvan Marc. Mais je fais de la musique depuis trente ans. Mon premier album La Cuisine est sorti en 2002. J'avais alors suivi les Mickey 3D lors de la tournée de l'album Tu vas pas mourir de rire. Depuis j'ai sorti trois albums dont Des chiens, des humains en 2005. Quelle est la teneur de ce nouvel opus ?J'ai essayé d'écrire des textes plus intimistes avec des thématiques tournant autour du temps qui passe, de la vie de couple, de ce qui nous pousse à avancer, … C'est un album plus personnel, moins engagé que les autres. Mon dernier album A bout de bras en 2010, était beaucoup plus «produit» avec un son assez gros, bien rock avec notamment un quatuor à cordes. Je souhaitais retourner à l'ambiance musicale de mes débuts, dans un esprit chanson folk. Ça reste rock mais avec plus d'instruments acoustiques : du banjo, de l'accordéon diatonique, du violon, … Il y a deux chansons un peu plus engagées ?Oui, il y a la C(e)rise qui un titre év

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"Folklore n'est pas ringard !"

SCENES | Avant le jet-lag des grandes vacances, commencez votre voyage par Roche la Molière. Moins loin, mais tout aussi dépaysant, faites un détour au Festi’Roche où, pendant 4 jours se donnent rendez-vous les plus prestigieux groupes de danse et musique du monde.

Julie Chalayer | Mardi 22 mai 2012

Les riverains sont habitués. A la mi juin, depuis sept ans, les chants folkloriques et les sonorités d’instruments  atypiques remplacent  les cris de « ola » dans la halle des sports.   On pousse la porte. Perte de repère. Ballet de couleurs. Déluge de charme et de féerie.  Un trésor se dévoile sous nos yeux: celui de l’histoire de la république du Bachkortostan, du peuple antique de l’Altaï ou des chiliens de la Cordillère des Andes.  Les troupes de danseurs, enchaînant chorégraphies symboliques, nous immergent dans l’histoire et les rituels de leurs pays. Au-delà du plaisir immédiat d’un spectacle interprété avec virtuosité, chaque danse ouvre une portée anthropologique. Les gestes, les pas, les couleurs, tout est codé et livre son sens aux curieux. Bruno BIELICKI, Président du Festi’Roche répond à nos questions, et nous explique : « mais que sont-ils venus faire par ici ? ». Festi’Roche réuni des groupes prestigieux et reconnus. Quel réseau qui vous permet de les convier à Roche La Molière ? En 2004 M. Daniel Coustry, président du célèbre Festival de Saint-Ghislain (Belgique), est venu assister aux 30 ans de l’ensemble folklorique

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