Danse : Cinq spectacles à découvrir

Monique Bonnefond | Mardi 1 septembre 2015

Photo : Carolyn Carlson Company - Density © Florent Drillon


Les plus courtes sont les meilleures
La Carolyn Carlson Company présente Short Stories : quatre pièces qui - fait exceptionnel - couvrent les quarante ans du travail chorégraphique de cette artiste exceptionnelle. Isida Micani reprend le solo magistral et aérien Density 21.5. Dans le solo Wind Woman et le duo Li, Carlson interroge le sentiment de l'éphémère. Enfin, le magnifique duo All that falls montre l'édification de la relation d'amour entre un homme et une femme. « Nous sommes ce que nous laissons derrière nous » dit celle qui laisse déjà un immense héritage.
Short Stories, jeudi 8 octobre à 20h, au Théâtre du Parc

Dans la cour de récré
A quoi joue-t-on dans la cour de récréation de la Compagnie Dynamo ? Eh bien, le Playground (ou terrain de jeu) est occupé par un acrobate et deux danseuses-voltigeuses, dont Virginie Barjonet qui signe une chorégraphie conjuguant danse au sol et danse aérienne. L'envol des corps dans cette danse voltige, fait douter de la pesanteur et libère de la corde, prolongement des danseurs, symbole d'une connexion omniprésente. Une danse de haute voltige, empreinte de sensations fortes et d'espièglerie.
Playground, vendredi 9 octobre à 20h, La Buire

Rupture brillante
Jeroen Verbruggen, chorégraphe qui aime surprendre, nous donne de Casse-Noisette, une énième version qui brise les codes traditionnels et rappelle l'ambiance créée par Tim Burton dans The Nightmare Before Christmas. Le ballet est centré sur le personnage de Marie, sa quête d'identité et Drosselmeyer en "Monsieur Loyal". Costumes extraordinaires, sessions musicales très rapides imposant des mouvements d'une célérité hallucinante, cette version nouvelle devrait marquer les esprits pour longtemps.
Casse-Noisette, samedi 5 décembre à 20h et dimanche 6 décembre à 15h, à l'Opéra de Saint-Étienne

Mécaniques foutraques
Rien de ce qui est humain n'est étranger à Yuval Pick. Pas étonnant donc qu'il ait été subjugué par la musique du mythique groupe Kraftwerk, née de la nécessité impérieuse de redéfinir la place de l'humain dans un monde toujours plus mécanisé, allant jusqu'à alièner l'homme. C'est ce rapport des êtres au monde des machines que Yuval Pick a souhaité réinterroger. Dans une forêt de néons, images de nos jungles urbaines, six danseurs accordent leur danse aux étonnants rythmes du quatuor électro allemand.
Are friends electric ?, mercredi 8 et jeudi 9 décembre à 20h, Théâtre Jean Dasté, Comédie de Saint-Étienne

Sur un rythme binaire
Le rythme est la pierre angulaire de la nouvelle pièce de Maguy Marin, Bit, qui, comme le suggère ce titre, fait référence à l'unité de mesure de base binaire en informatique désignée par 0 et 1. Maguy Marin travaille la question du rythme avec six danseurs, trois femmes et trois hommes, qui, main dans la main, au rythme d'une bande-son formidable de Charlie Aubry, gravissent six planches très pentues qui donnent dans le vide et constituent l'unique décor.
Bit, mercredi 13 et jeudi 14 janvier à 20h, Comédie de Saint-Étienne


Short stories

Carolyn Carlson Company
Théâtre du Parc 1 avenue du Parc Andrézieux-Bouthéon
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Casse-Noisette

D'après A. Dumas, par le Ballet du Grand théâtre de Genève et l'OSSEL, choré. J. Verbruggen, dir mus. P. Béran
Opéra de Saint-Etienne Jardin des Plantes Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Are friends electric ?

Choré. Yuval Pick, av. J. Charbonnier, M. Kobayashi... Mus. de Kraftwerk
La Comédie de Saint-Etienne Place Jean Dasté Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Un festival à pi-choré

Danse | Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Un festival à pi-choré

Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand nombre, soutien à la création émergente : cette année comme les précédentes, l’événement portera haut ses valeurs à travers différents temps forts dédiés à la danse contemporaine. Parmi eux, 2 spectacles de la compagnie stéphanoise Dyptik, un spectacle de la compagnie Racines Carrées, mais aussi un plateau partagé entre la compagnie Diving Leaf et Yohann Hebi Daher, un concours de création chorégraphique, et un masterclass. Festival Trax par la compagnie Dyptik, du 28 septembre au 2 octobre au stade Peyrard, à l’Usine, à la Comète, dans les studios Dyptik et au Parc Couriot à Saint-Etienne. Spectacles en plein-air gratuits.

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Cluedo

Danse | Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Cluedo

Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. Indice : au cours des sept tableaux qui se succèdent, seul le coupable reproduit invariablement les mêmes gestes. Signé par Denis Plassard et imprégné d’une forte théâtralité, Dans le détail se joue de notre œil, pour notre plus grand plaisir… Alors, à vos lunettes ! Dans le détail, le 7 octobre au théâtre du Parc ; le 8 octobre à la Maison de la Culture de Firminy

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Insoumis

Danse | Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Insoumis

Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la compagnie stéphanoise Ballet21 nous plonge dans une société orwellienne du contrôle, étouffante, mais dans laquelle, pourtant, la population semble vivre heureuse et sereine. On suit alors la mise en mouvement d’une rébellion, à travers la liberté de trois danseurs en quête de sens et de vérité. La 5e Colonne par la Cie Ballet 21, le 21 janvier 2022 au Théâtre du Parc (Andrézieux-Bouthéon) et le 5 mars 2022 à l'Echappé (Sorbiers)

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Une vie de reine

Règne | 3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Une vie de reine

3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui l’attend après la prise de la Bastille et l’envahissement de Versailles, Marie-Antoinette revit sous la houlette de Thierry Malandain et du ballet de Biarritz, toute en finesse, en toilettes et en éventails. S’appuyant sur trois symphonies de Haydn, appelées Le Matin, Le Midi et Le Soir, le chorégraphe révèle la joie de vivre, la frivolité, l’insouciance mais aussi le désespoir d’une femme délaissée par un mari peu aimant. Marie Antoinette, le 18 novembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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J’suis dans mon cube

Haïku | Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

J’suis dans mon cube

Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce spectacle, les deux créateurs Claire Bardainne et Adrien Mondot l’ont conçu comme un solo dansé en forme de haïku visuels, un enchaînement de tableaux, à l’intérieur d’un cube de tulle blanche, dans lequel des images sont animées en direct. A mi-chemin entre danse et arts numériques, cette performance plonge le spectateur entre rêve et réalité, dans un ballet de lumières et de mouvements. Hakanaï, le 9 octobre au Sou à La Talaudière

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Ensemble

Danse | Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Ensemble

Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - réunit sept danseurs issus du hip hop, de la danse traditionnelle marocaine, et du cirque contemporain. Sur un rythme continu, incessant et obsédant, la danse et les mouvements se font intenses, parfois acrobatiques, exaltant la puissance collective, révélant, à travers cette folle ébullition, l’universalité des dynamiques de groupe. Une fureur de vivre, à la frontière entre le rituel et l’urbain. Naäs, le 29 septembre au théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Performances !

Théma | À l’aube d’une rentrée cinématographique qui s’annonce particulièrement dense, l’exploit et le dépassement de soi s’invitent sur les écrans en empruntant des chemins (ou des visages) fort différents…

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

Performances !

« Il faut souffrir pour être belle » serinait-on autrefois aux petites filles pour légitimer toutes les tortures quotidiennes que la coutume leur imposaient. Ce dicton suranné conserve une pleine actualité dans le vase-clos des Petites Danseuses filmées dans le très édifiant documentaire d’Anne-Claire Dolivet (25 août) : ces (parfois très) jeunes ballerines issues de bonnes familles se soumettent à des emplois du temps et des exercices démesurés pour préparer des concours, satisfaisant à la douce pression parentale tout en reproduisant, consciemment ou non, un certain formatage social. Pour elles, le plaisir de danser et le scène passe après la discipline de l’art. Souffrir, être gracieuses, mais ne jamais avoir le temps d’être petites… À quoi bon ? Autre troupe, autre scène : celle d’Un triomphe d’Emmanuel Courcol (1er/09), titre ô combien casse-gueule car il se doit doit d’être à la hauteur de sa promesse programmatique. Tiré de faits réels scandinaves, cette histoire d’un comédien au chômage montant une pièce avec de

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Jingle bells

Noël jazzy | Frank Sinatra et Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Nat King Cole, Duke Ellington et jusqu’à Jamie Cullum, de tout temps le jazz a célébré Noël. (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Jingle bells

Frank Sinatra et Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Nat King Cole, Duke Ellington et jusqu’à Jamie Cullum, de tout temps le jazz a célébré Noël. Accompagnée par ses fidèles sidemen, The True Tones, la chanteuse néerlandaise Michelle David s’y colle à son tour avec une belle aisance, tant vocale que scénique. Au cours des cinq dernières années, le groupe a embrassé avec succès diverses influences allant du gospel traditionnel à l'afrofunk, de la soul au rhythm and blues, de la calypso au gnawa marocain. Michelle David and The True Tones, It's A Soulful Christmas, samedi 4 décembre à 20h au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Nature

Arts visuels | Puisant son inspiration dans la nature qui l’entoure, l’illustrateur Romain Lubière allie techniques traditionnelles (crayon ou aquarelle) et (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Nature

Puisant son inspiration dans la nature qui l’entoure, l’illustrateur Romain Lubière allie techniques traditionnelles (crayon ou aquarelle) et outils numériques. Formé à l’École des Beaux Arts de Saint-Étienne, il explore les thèmes récurrents du voyage ou de la relation qui lie l’humain aux éléments naturels. Une fleur, un caillou, une couleur, une lumière, un détail insignifiant peuvent être le point de départ d’un projet. Les illustrations de Romain Lubière parlent aux enfants autant qu’aux adultes, laissant à chacun sa part d’interprétation. Romain Lubière, du 16 octobre au 19 novembre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Havana

Photo | Auteur et photographe ligérien, Arnaud Rodamel rapporte de chacun de ses voyages des images empreintes d’humanité. Débarqué presque par hasard sur l’île de Cuba (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Havana

Auteur et photographe ligérien, Arnaud Rodamel rapporte de chacun de ses voyages des images empreintes d’humanité. Débarqué presque par hasard sur l’île de Cuba en janvier 2019, il s’est alors laissé porter par l’ambiance singulière des quartiers populaires de La Havane, flânant avec son appareil à portée d’œil, ouvert aux rencontres. En trente portraits, Arnaud tente de restituer l’âme de ces Cubanos dont il a croisé le chemin au gré de ses déambulations. Une exposition les yeux dans les yeux. Cubanos, Arnaud Rodamel, du 19 octobre au 23 novembre à la médiathèque de l’Espace Culturel La Buire à L’Horme

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Sous le masque, un grand souBuire

Lieu | Ces dernières semaines, la structure l’hormoise a rouvert ses portes au grand public, et surtout, aux, scolaires… Non sans euphorie.

Cerise Rochet | Mercredi 23 juin 2021

Sous le masque, un grand souBuire

C’était le mercredi 19 mai, en début d’après-midi. Alors que dans les centres-villes, les terrasses commençaient à se remplir de leurs clients impatients, à l’Horme, dans les bureaux de l’Espace culturel La Buire, on poursuivait le travail consciencieusement. Ici, malgré la non présence du grand-public, l’activité ne s’était jamais vraiment arrêtée… Et le moral avait toujours été plutôt au beau fixe. « On n’a jamais flanché », soufflait alors Caroline Agher, responsable des affaires culturelles de la ville, dont on devinait facilement le sourire sous le masque. Forte d’un « climat politique permettant de travailler sereinement » - entendons par là, une augmentation du budget alloué par la municipalité à la culture -, la structure a ainsi accueilli, plus de six mois durant, des résidences de toutes sortes, y compris certaines choses… « Surprenantes », dont la responsable avait alors envie de se faire l’écho. « Des décors et des costumes » « Nous nous sommes ouverts à des esthétiques très différentes, poursuivait-elle. A La Buire, l’accueil en résidence n’est pas nécessairement conditionné par le fait de devoi

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Au bon moment, au bon endroit

Danse | Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Au bon moment, au bon endroit

Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être saisie. Surtout quand elle entre en résonance avec l'exposition d'Hassan Sharif dans l'écrin du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne. Madoka Kobayashi aura tout le loisir de dialoguer avec les oeuvres plastiques de l'artiste du Moyen-Orient. Kaïros, samedi 12 juin à 11h et 14h au Musée d'art moderne et contemporain (spectacle reportée en 2022)

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Au Parc, une reprise en spectacle et en vidéos

Lieu | A Andrézieux, l’équipe du théâtre du Parc ne s’est jamais arrêtée de travailler. De rangements en nouveau projets, de bilan en nouvelle programmation, elle est plus que jamais sur le pont pour la réouverture qui s’annonce.

Cerise Rochet | Mardi 18 mai 2021

Au Parc, une reprise en spectacle et en vidéos

La porte est fermée à clé, mais il y a de la lumière et du monde, à l’intérieur. Durant ces longs mois sans public, ils n’ont d’ailleurs jamais arrêté complètement de venir ici. Faire et défaire, parfois refaire la programmation, en fonction, ci, d’un couvre-feu, là, d’une fermeture, un peu plus loin, d’un projet de réouverture, finalement tombé à l’eau… Profiter de l’arrêt de l’activité pour faire tout ce qu’ils n’ont absolument pas le temps de faire en temps normal. Rangement, bilan, questionnements : une remise à niveau qui permet aujourd’hui à l’équipe du théâtre du Parc à Andrézieux d’aborder la reprise avec envie, confiance et bonnes perspectives. « Attention, on ne peut pas dire non plus que nous sommes contents des mois qui viennent de s’écouler, tempère Patrice Melka, directeur de la structure. En revanche, il est vrai que nous avons mis ce temps à profit, que nous sommes toujours restés en exercice, que nous avons décidé de faire de cet arrêt forcé une opportunité… Et que le fait d’avoir été présents, contrairement au premier confinement, nous a permis de nous demander quoi faire… Et de faire ». Des vidéos-tutos Comme

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Slalom : Sortie de piste

Drame | ★★★☆☆ Un film de Charlène Favier (Fr-Bel, 1h30) avec Noée Abita, Jérémie Renier, Marie Denarnaud…

Vincent Raymond | Mercredi 2 juin 2021

Slalom : Sortie de piste

Lyz, 15 ans, intègre une classe de ski-études. Délaissée par ses parents, l’adolescente douée va rapidement passer sous la coupe d’un entraîneur abusif… À l’instar de la pratique du ski, le traitement de certains sujets sensibles réclame du tact et de l’équilibre ; le moindre faux-pas entraînant une chute fatale. Celui dont Charlène Favier s’empare à beau croiser une double actualité — la mise au jour de scandales dans l’univers des sports de glace en particulier et l’avénement du mouvement #MeToo en général —, il n’était pas exempt d’un risque de manichéisme, en (sur)chargeant facilement le coupable, ou en édulcorant ce qu’elle représente. Au contraire a-t-elle choisi de montrer la construction d’une mécanique d’emprise dans son détail, dans la complexité de son irrésistible déploiement, ne cachant pas l’existence d’une responsabilité collective — un “terreau favorable” pour un prédateur. En découle l’apparente acceptation de la victime, son mutisme malgré les appels à l’aide. Admirablement servi par le duo Noée Abita-Jérémie Renier, duo qui ne s’épargne rien dans

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Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Article partenaire | L’habitat participatif n’est pas une simple mode mais un réel nouveau mode de vie et une aventure collective passionnante. Un concept qui mêle lien social, écoresponsabilité, cadre de vie de qualité, humanité et accessibilité. A Saint-Etienne, les projets de ce type fleurissent sous l’impulsion de l’EPA Saint-Etienne. On vous explique.

Article Partenaire | Mardi 9 mars 2021

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Eco-habitat, habitat partagé ou écogéré… autant de termes qui définissent le même concept : celui d’habitat participatif. Véritable projet de vie, l’habitat participatif est un levier d’innovations sociétales. Favorisant la création et le maintien de lien social, cette forme d’habitat rencontre un franc succès un peu partout. Il permet d’impliquer les futurs habitants dans l’ensemble de la démarche, depuis la conception du projet à la vie future de la construction mais également parfois dans la réalisation. Un idéal qui devient réalité en quelque sorte. A Saint-Etienne, ça existe et ça marche ! Les projets d'habitats participatifs prennent essor dans la France entière. Et Saint-Etienne ne fait pas exception. Le projet des « Castors », dans l' ÉcoQuartier Desjoyaux, inauguré en 2015, inspire l'EPA Saint-Étienne qui souhaite développer cette forme d'habitat à Saint-Étienne. Car ce type de projets est particulièrement intéressant ici, pour la qualité d'usages et la qualité environnementale qu'ils permettent de développer. Et contrairement aux id

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Le design domestiqué

Expo | André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Le design domestiqué

André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà quelques-uns des grands noms que l'on trouve dans l'exposition Déjà-vu. Le design dans notre quotidien. Avec sa sélection de 300 œuvres tirées des collections du Musée d'art moderne et contemporain, cette proposition nous embarque dans un parcours qui nous démontre la place que le design a eu sur les objets qui ont peuplé notre quotidien depuis le milieu du XXe siècle. Petit plus, l'expo ne se contente pas d'être un reflet du passé, mais permet, grâce à la mise en place d'ateliers au fil de la visite et d'un laboratoire de création en fin de parcours, de préparer le monde de demain, celui post-crise sanitaire. Tout un programme qui trouvera un écho avec la prochaine Biennale du design (28 avril au 22 août 2021) dont le thème annoncé est Bifurcations. Déjà-vu. Le design dans notre quotidien, du 16 décembre 2020 au 22 août 2021 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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"Slalom" : Sortie de piste

ECRANS | ★★★☆☆ De Charlène Favier (Fr.-Bel., 1h30) avec Noée Abita, Jérémie Renier, Marie Denarnaud… sortie le 16 décembre

Vincent Raymond | Mardi 8 décembre 2020

Lyz, 15 ans, intègre une classe de ski-études. Délaissée par ses parents, l’adolescente douée va rapidement passer sous la coupe d’un entraîneur abusif… À l’instar de la pratique du ski, le traitement de certains sujets sensibles réclame du tact et de l’équilibre ; le moindre faux-pas entraînant une chute fatale. Celui dont Charlène Favier s’empare a beau croiser une double actualité — la mise au jour de scandales dans l’univers des sports de glace en particulier et l’avénement du mouvement #MeToo en général —, il n’était pas exempt d’un risque de manichéisme, en (sur)chargeant facilement le coupable, ou en édulcorant ce qu’elle représente. Au contraire a-t-elle choisi de montrer la construction d’une mécanique d’emprise dans son détail, dans la complexité de son irrésistible déploiement, ne cachant pas l’existence d’une responsabilité collective — un “terreau favorable” pour un prédateur. En découle l’apparente acceptation de la victime, son mutisme malgré les appels à l’aide. Admirablement servi par le duo Noée Abita-Jérémie Renier, duo qui ne s’épargne rien dans l’épreuve, ce film va au-delà du “dossier“ en offra

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Cécile Laloy – In/danse/ité

Portrait | La chorégraphe et danseuse Cécile Laloy fait vivre son art au sens premier du terme, avec fragilité et humanité. Une artiste également attachée au territoire ligérien dans lequel elle évolue et créé depuis 2013. La preuve avec sa dernière production IE [famille] qui verra le jour en mai 2021 en primeur à la Comédie de Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Cécile Laloy – In/danse/ité

Dès qu’on évoque son travail, Cécile Laloy a les yeux qui s’illuminent. On y perçoit une passion et un engagement total, qui collent bien à son parcours artistique et aux créations qu’elle a déjà proposées au public au cours des dernières années. Née en région parisienne, Cécile Laloy a beaucoup voyagé avec sa famille via des déménagements successifs en Auvergne et Rhône-Alpes. « J’ai un parcours assez conventionnel, explique-t-elle. J’ai fait de la danse classique petite mais c’est au lycée que j‘ai eu envie de pousser un peu en allant dans un lycée aux horaires aménagés. Nous avions école le matin et danse l’après-midi. Puis j’ai intégré le CNSMD, Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon. » «Les arts martiaux possèdent un rapport au concret, ce qui me manquait parfois dans la danse. » Kung fu, clown et fragilité humaine Un parcours en effet assez classique, mais finalement pas tant que ça, puisque la chorégraphe ne s’est pas seulement nourrie des pas chassés et d’arabesques. « Parallèlement à ce cursus, j’ai fait beaucoup d’arts martiaux (notamment du kung f

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5 pas de danse

Panorama danse 20/21 | Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

5 pas de danse

Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude Pietragalla, seule en scène, livre sa vie, son rapport à la scène, aux personnages qu’elle a incarnés, à la musique, à ses partenaires, au public… Voyage intime autobiographique, cette expérience sensorielle unique, presque totale, mêle le travail du corps à des textes inédits et dévoile, tout en poésie, l’empreinte inaltérable que laisse la danse derrière son passage. La Femme qui danse, le 6 octobre à l’Opéra de Saint-Etienne Hallelujah Il avait donné son accord, à la création de ce programme. 4 ans après sa disparition, sans doute l’immense Leonard Cohen tirerait-il son chapeau à ceux qui aujourd’hui lui rendent hommage. Conçu comme un portrait de l’artiste découpé en 5 saisons, telles les 5 cycles de l’existence, Dance me s’apprécie comme un dialogue entre la voix grave du maître, et la technicité des 15 danseurs virtuoses du BJM. So artistic, so chic, so iconic… So Cohen. Dance me, vendredi 4 décembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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"Les Joueuses #paslàpourdanser" : Les yeux dans les rouges-et-bleues

ECRANS | ★★★★☆ Documentaire de Stéphanie Gillard (Fr., 1h28) avec Wendie Renard, Ada Hegerberg, Delphine Cascarino…Sortie le 9 septembre 2020

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Saison 2018-2019. L’équipe féminine de l’OL est en lice pour un triplé : Championnat et Coupe de France, Championnat d’Europe. Des entraînements aux vestiaires, des terrains aux victoires, le portrait d’un groupe bâtissant sa légende autant qu’il popularise son sport… On pèse nos mots en parlant d’un documentaire historique. Parce que Stéphanie Gillard montre le labeur quotidien de ces pionnières perfectionnistes (« Ce qu’il faut de sanglot pour un air de guitare », dirait Aragon) mais aussi leur enthousiasme à vivre de leur passion — si elles remercient volontiers le Président Aulas, elles le titillent toujours un peu quant à l’écart abyssal entre filles et garçons. Investies sur le terrain comme le prouvent de spectaculaires mais rares images de matches (question de droits, sans doute), les joueuses le sont aussi en faveur de la relève : l’iconique équipe se trouve en effet à un moment charnière où les “aînées“ (Renard, Fischlock, Bouhaddi…) guident avec bienveillance les nouvelles recrues (Bacha…). D’autant plus précieux à voir que la couverture médiatique dont ces athlètes bénéficient demeure insuffisan

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Une aussi longue absence

Panorama ciné septembre 2020 | Comédies, documentaires, animation, expérimental ? Tout à la fois, et à profusion ! Et sans blockbuster ni films primés dans les festivals pour capter tous les regards, il faut laisser libre cours à sa curiosité histoire de multiplier les expériences, les sensations, les découvertes…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Une aussi longue absence

Non fiction L’aventure intérieure du confinement aura-t-elle rendu plus perméable à l’écoute du monde ? Idéal pour voyager en conscience à travers l’histoire et le temps — y compris ici et maintenant —, le documentaire étend le périmètre de nos terræ cognitæ. Et nous conduit entre le Mali et Cuba à la rencontre des survivants d’un orchestre de world music avant l’heure dans Africa Mia de Richard Minier & Edouard Salier (16 septembre), sorte de Buena Vista Social Club marqué par la poisse et la mélancolie. En Macédoine, à la découverte de l’ultime apicultrice traditionnelle du pays se faisant parasiter par une famille tuyau-de-poêle s’installant à côté de chez elle dans l’intrigant Honeyland de Tamara Kotevska & Ljubomir Stefanov (même date). À Lyon, dans les coulisses d’une équipe de talents hauts : les footballeuses de l’OL raflant tous les titres de leur saison et créant leur légende devant la caméra de Stéphanie Gillard pour Les Joueuses #paslàpourdanser (depuis le 2 septembre). À Brive-la-Gaillarde, avec le

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Fauve

Peintures & sculptures | Chacune des toiles et des sculptures de Chantal Longeon raconte une histoire inédite et fait naître une émotion nouvelle. Le plus souvent tout commence par (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Fauve

Chacune des toiles et des sculptures de Chantal Longeon raconte une histoire inédite et fait naître une émotion nouvelle. Le plus souvent tout commence par des taches de couleur, donnant peu à peu naissance à un thème qui surgit de lui-même, entraînant l'artiste vers des lieux insoupçonnés, au gré de voyages à la fois poétiques et mystiques. Des accidents picturaux qui se jouent parfois entre le pigment qui jaillit et le trait qui s'improvise, donnant soudainement une force et une énergie inattendues à l'oeuvre en gestation. Chantal se laisse guider par l'instant, par la vibration émotionnelle qui l'a lie au geste, entre aplats et griffures, au support et à la matière. La plasticienne met en résonance l'acrylique (sa technique favorite), les encres, les huiles et quelques matières additionnelles au service d'une évocation qui, une fois l'oeuvre achevée, la surprend elle-même. La peinture est donc ici un espace de questionnement, une quête de sens dans laquelle l’œuvre vit finalement du regard qu’on lui porte. Entre abstraction fauviste et figuration éthérée, l'univers de Chantal Longeon se décline en plusieurs séries d'oeuvres parmi lesquelles femmes du monde, enfance, states ur

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Trois moments de la vie d'une reine

Danse | Après une "Cendrillon" d'anthologie suivie de "La Belle et La Bête" et "Noé", Thierry Malandain nous offre sa dernière création, le sublime ballet "Marie-Antoinette" qui raconte à sa façon la vie incroyable de cette reine venue d'Autriche.

Monique Bonnefond | Mercredi 4 mars 2020

Trois moments de la vie d'une reine

Thierry Malandain pouvait-il retracer la totalité du destin de Marie-Antoinette ? « Pour entamer ce pan de l'histoire, dit-il sur le site concertclassic.com, j'aurais dû toucher au politique et cela devenait trop énorme, trop complexe. » Le chorégraphe a donc choisi de se concentrer sur différents moments qui ont marqué le quotidien de la reine à Versailles. Il dresse en 14 tableaux émouvants et délicats une fresque qui va de son arrivée à la cour à 14 ans où, un soir d'orage, est célébré son mariage avec le futur Louis XVI âgé de 15 ans, à l'envahissement de Versailles par des "gilets jaunes" de l'époque et à l'échafaud. Pour la musique qui permet de cerner l'héroïne, Haydn, que Marie-Antoinette affectionnait particulièrement, s'est imposé. Malandain, qui a "'art de mettre au diapason les entrechats et les coups d'archets", a choisi trois de ses symphonies intitulées n.6 Le Matin, n.7 Le Midi, n.8 Le Soir, faisant parfaitement écho au destin de Marie-Antoinette. Versailles, les fastes d'un monde enfui Thierry Malandain ne prétend pas faire revivre le destin de la dernière reine de France. « Transcri

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"Jojo Rabbit" : J’avais deux camarades

Raté | Un garçonnet dont le confident imaginaire est Hitler, se retrouve à sauver des nazis une orpheline juive. Taika Waititi s’essaie au burlesque dans une fable maladroite ne sachant jamais quel trait forcer. Une déception à la hauteur du potentiel du sujet.

Vincent Raymond | Mercredi 29 janvier 2020

Allemagne, années 1940. Tête de turc de sa section des Jeunesses hitlériennes, le malingre et craintif Jojo trouve du réconfort auprès d’un ami imaginaire, Adolf en personne. Tout s’embrouille lorsqu’il découvre une adolescente juive cachée dans les murs de sa maison… L’accueil enthousiaste rencontré par Jojo à Toronto, doublé d’un Prix du Public, en a fait l’un des favoris dans la course à l’Oscar. Sur le papier, le postulat du film a de quoi susciter la curiosité tant il semble cumuler les transgressions volontaires. Résumons : Jojo conte tout de même la fin de la Seconde Guerre mondiale côté allemand du point de vue d’un jeune féal du Führer en adoptant un registre absurdo-burlesque avec des stars populaires, le tout sous la direction de Taika “Ragnarok” Waititi qui s’adjuge de surcroît le rôle d’Hitler. Ça fait beaucoup, mais pourquoi pas si une cohérence supérieure gouverne les choses. Ce n’est malheureusement pas le cas. Hitler ? Connais pas… Waititi ne sachant pas quel ton maintenir, son film apparaît violemment hétérogène. Taillant sur mesure ses séquences aux pr

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Partager nos différences

Danse | Le thème de la différence ne cesse d'alimenter la réflexion et de susciter de vives réactions. Le spectacle Entité(e)s s'empare de ce thème délicat et questionne notre besoin d'être différents, uniques.

Monique Bonnefond | Mercredi 8 janvier 2020

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Que serait un monde uniforme, monochrome, peuplé d'individus identiques impossibles à différencier ? La création Entité(e)s d'Anne-Charlotte Schoepfer, jeune chorégraphe à la forte personnalité, est née de la constatation sur les réseaux sociaux que tout le monde se ressemblait sous la pression de la société contemporaine de surconsommation, de diktat de l'image. Nous sommes invités "à consommer les mêmes produits", à fréquenter les mêmes lieux où il faut être. À travers son expérience de danseuse, Anne-Charlotte s'est rendu compte que les danseurs se voient aussi, parfois, forcés d'entrer dans un moule imposé par un chorégraphe dont ils deviennent le moyen de communication. Au début d'Entité(e)s, les trois danseuses, parfaitement ensemble, explorent de manière identique, l'espace entre terre et ciel dans une gestuelle contemporaine qui s'alimente de l'énergie du mouvement. La musique originale créée spécialement pour le spectacle, donne le tempo et les danseuses le suivent fidèlement. Pendant douze minutes, chaque chose est à la place indiquée. Puis... Un spectacle toujours différent L'une des danseuses, mue par un impérieux besoin d'exis

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Monochrome

Photos | Au-delà de son travail en couleur autour des animaux africains, on ressent chez le photographe Sylvain Rolhion un vrai goût pour le noir et blanc. (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Monochrome

Au-delà de son travail en couleur autour des animaux africains, on ressent chez le photographe Sylvain Rolhion un vrai goût pour le noir et blanc. L'artiste met habilement en lumière des lieux dans lesquels nous passons sans toujours prendre le temps de bien regarder. Ses images sont comme des fenêtres posées sur le paysage urbain, le cadrage est millimétré, les cieux volontairement très contrastés. On découvre notamment sous un angle nouveau quelques spots stéphanois historiques tels que la place Neuve dans le quartier Saint-Jacques, la montée du Crêt de Roch avec une vue imprenable sur le terril, les arches de la Cité du design, l’inévitable Puit Couriot sous un étonnant ciel noir, la façade décrépite de la salle du Jeu de l’Arc, le monumental Hôtel des Ingénieurs ou encore la Droguerie de la Tour, vestige des anciens remparts à l’angle Nord-Ouest de la place du Peuple. Sylvain Rolhion n’en est pas moins indifférent aux formes épurées des constructions plus contemporaines, comme en témoigne cette très belle photographie de la Cité Grüner, dans laquelle une petite silhouette humaine vient discrètement habiter l’espace intérieur du bâtiment, zébré de lignes géométriques entrelac

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Juste un échange

Danse | Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 4 décembre 2019

Juste un échange

Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la somptueuse pièce Dans la solitude des champs de coton où se rencontrent deux hommes que rien ne réunit sinon un accord tacite entre un client qui cherche une chose qu'il n'a pas et un dealer qui la possède, le spectacle Deal repose sur ce prétexte à la discussion et à la confrontation. Les deux circassiens-danseurs Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde investissent les figures du client et du dealer, se livrant à des variations inouïes dans un duo tout en échanges, en jeux d'équilibre de forces, en mouvements croisés. Deal se situe à mi-chemin entre la danse et le cirque et se donne à voir dans un corps à corps chorégraphié où la beauté du geste le dispute à l'intensité des présences. Topons là ! Deal, du mardi 10 au samedi 14 décembre à La Comédie de Saint-Étienne

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À fleur de peau

Peinture | La peinture contemporaine a cette particularité de pouvoir emprunter des chemins aussi nombreux que les artistes qui s’y frottent, s’y piquent ou s’en (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

À fleur de peau

La peinture contemporaine a cette particularité de pouvoir emprunter des chemins aussi nombreux que les artistes qui s’y frottent, s’y piquent ou s’en réclament. Dans son atelier à Villerest, Chris Clavier vit ardemment sa pratique picturale dans une démarche aussi charnelle qu’instinctive. Développant un rapport tactile avec la matière, l’artiste peint comme on compose une musique, entre quiétude et tension, dans l’émotion du moment et bien souvent, avec ses tripes. Lorsque l’inspiration est au rendez-vous, le geste suspend le temps dans le silence de la création et l'intensité du lâcher prise. Chris travaille par étapes successives, jetant tout d’abord son enduit sur ses pièces posées au sol. Puis, sur chevalet, elle joue avec les couleurs, l’huile ou les pigments, triture la matière, recherche le geste juste, questionne l’instant, pour finalement capturer l’espace et tout ce qui le constitue. Depuis la toute première en 1992, l'artiste enchaîne les expositions dans toute la France jusqu’en outre-mer, notamment à Saint-Barthélémy. Suspendre le temps par Chris Clavier, jusqu’au 18 décembre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Faire danser le théâtre

Danse | Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Daniel Mesguich se lancent dans une aventure osée en adaptant Lorenzaccio, le drame romantique bien connu (...)

Monique Bonnefond | Mardi 1 octobre 2019

Faire danser le théâtre

Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Daniel Mesguich se lancent dans une aventure osée en adaptant Lorenzaccio, le drame romantique bien connu de Musset qui nous plonge dans la Florence débauchée du 16e siècle, sous le joug du tyran Alexandre de Médicis. Pourquoi faire danser le théâtre ? En quoi la danse peut-elle enrichir le théâtre et qu'a-t-elle à lui dire ? Du texte dit (admirablement, par 11 interprètes aussi bons acteurs que stupéfiants danseurs) ou des moments de danse, lesquels vont plus loin ? La danse insuffle son énergie, son érotisme à un texte lui-même bouillonnant. Elle magnifie les mots par sa présence sensuelle, très charnelle. Chaque réplique est suivie d'un geste chorégraphié. Ainsi, les scènes d'orgies inhérentes au pouvoir du duc Alexandre et les scènes de combats ne sont pas seulement dites mais vigoureusement dansées en d'étourdissants tableaux. Ces noces du théâtre et de la danse culminent dans la scène de l'assassinat d'Alexandre par Lorenzaccio. Un spectacle unique, hors normes, alliant subtilement danse et théâtre et où les images en 3D habillent la façade du château de vraies fééries lumineuses. Magique ! Lorenz

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Toujours plus grand

SCENES | "L'effet domino", cette particularité qu'ont les dominos à pouvoir tomber en chaîne linéaire, interroge chacun sur sa responsabilité dans la chaîne. Un seul (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Toujours plus grand

"L'effet domino", cette particularité qu'ont les dominos à pouvoir tomber en chaîne linéaire, interroge chacun sur sa responsabilité dans la chaîne. Un seul domino pouvant engendrer le meilleur ou le pire, comme le monstre de plastique qui dérive dans le Pacifique. Très préoccupée par l'état de la planète, Virginie Barjonet, danseuse, spécialiste de danse voltige et chorégraphe, propose un spectacle qui évolue entre la terre et l'air, tout de légèreté et de poésie, de doux envols, qui veut mener à la réflexion sur un monde qui déraille. MonDomino, vendredi 4 octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Danser la joie

SCENES | Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Danser la joie

Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du hip-hop français. Une danse qu'il a voulue joyeuse, légère, cherchant la poésie « partout où elle se trouve-dans le corps des danseurs, dans le quotidien, mais aussi dans la violence du monde actuel ». Avec une nouvelle écriture, toujours virtuose mais teintée parfois de tendresse et de mélancolie, Kader Attou raconte « avec légèreté ce qui se passe de grave dans le monde » qui est peut-être sa façon à lui de le refaire. Allegria, mardi 1er octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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S'ouvrir à l'autre

SCENES | La jeune compagnie stéphanoise Sans lettres avait fortement marqué les esprits avec le solo Le dernier qui s'en souvienne parlant de (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

S'ouvrir à l'autre

La jeune compagnie stéphanoise Sans lettres avait fortement marqué les esprits avec le solo Le dernier qui s'en souvienne parlant de l'inexorabilité de l'oubli. Et le mur fut ma porte mêle danse, théâtre, musique et arts numériques pour aborder cette fois la question de l'altérité et des difficultés à rencontrer l'autre. Un comédien et un danseur enfermés dans deux espaces parallèles étriqués se heurtent au mur de l'incommunicabilité. Mais une brèche se creuse et la porte s'ouvre sur un monde onirique plein de beauté. Et le mur fut ma porte, Vendredi 11 octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Le théâtre qui danse

SCENES | Une danseuse splendide, Pietragalla, un danseur-acteur, Julien Derouault et l'homme de théâtre par excellence, Daniel Mesguich, unissent leur expérience (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Le théâtre qui danse

Une danseuse splendide, Pietragalla, un danseur-acteur, Julien Derouault et l'homme de théâtre par excellence, Daniel Mesguich, unissent leur expérience artistique au service d'une œuvre majeure, Lorenzaccio. Cette création à six mains répond au même désir de faire danser le théâtre, de chercher du sens à travers le corps et les mots « pour dire le refoulé du texte ». Un subtil mélange très réussi de théâtre, de danse, d'images 3D et de musique électro qui efface la frontière entre les arts vivants. Lorenzaccio, vendredi 11 octobre à l'Opéra de Saint-Étienne

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Dans la boîte

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Dans la boîte

Photographe touche-à-tout mué par l'envie de découvrir de nouveaux horizons, Sylvain Rolhion shoote indifféremment ses sujets de prédilections en couleur ou en noir et blanc : portraits, paysages, scènes de rue ou musique live, avec un faible tout particulier pour les photos rapprochées d'animaux africains, gorilles, lions, éléphants, rhinocéros... Après un parcours dans le négoce et la grande distribution, Sylvain s'est laissé envahir par sa passion pour la photographie, devenant passeur d'images. Sylvain Rolhion, du 23 janvier au 21 février 2020 au Théâtre du Parc, Andrézieux-Bouthéon

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Adrien Marty, seul maître à board

GUIDE URBAIN | Tout sourire au milieu de ses boards, sweats et autres équipements pour skateurs, Adrien Marty a fait son bout de chemin dans les rues de Sainté. Et depuis qu'il a ouvert l'Appart Skateshop il y a douze ans et demi, tout roule pour lui !

Antoine Desvoivre | Mardi 20 août 2019

Adrien Marty, seul maître à board

Pour beaucoup c'est un hobbie, lui, il en a fait sa vie. Tout en tenant sa boutique l'Appart Skateshop, Adrien Marty trouve le temps d'organiser des concerts, des contests (compétitions NDLR) de skateboard et de sillonner les rues de Sainté sur sa planche, plus que sur ses pieds. Voilà un skateur aux nombreuses casquettes ! C'est dans sa Villefranche-sur-Saône natale, qu'il a découvert ce sport qu'il n'a plus jamais lâché. « J'ai commencé à rouler à quatre ans, et c'est vers quinze ans que j'ai commencé à faire des tricks (figures NDLR) » explique le jeune homme. Pour lui, le skate devient, dès lors, une véritable passion. « quand je me suis mis vraiment à skater à fond, je savais que je voulais vivre de ça » se souvient-il. Sa première envie est de devenir prof de skate au Club Med mais « être prof de skate, ça n’existait pas vraiment à l'époque. » Loin de se laisser décourager, il trouve rapidement un boulot dans une boutique de Tassin-la-Demi-Lune. C'est en 2005 qu'il emménage à Saint-Étienne où, après deux ans, il se met à son compte en ouvrant l'Appart Skateshop. Nouveau terrain de jeu

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Connaissez-vous l'EPASE ?

Vie urbaine | Les nombreux projets portés par l'EPA de Saint-Étienne (Établissement Public d'Aménagement) font partie du paysage urbain. Commerces et quartiers d'affaires ou ancien, où que l'on passe, ils ont laissé leur trace. Mais alors que l'on observe tous les jours son impact sur notre cité, son existence et son rôle restent souvent bien obscurs. Pour faire la lumière sur l'Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne, son directeur général, Jack Arthaud, répond à nos questions.

Antoine Desvoivre | Mardi 1 octobre 2019

Connaissez-vous l'EPASE ?

L'EPASE, qu'est-ce-que c'est ? L’Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne a été créé en 2007 d'une volonté conjointe entre l'État et les collectivités. Parmi ces dernières, on retrouve bien sûr la Ville de Saint-Étienne, Saint-Étienne Métropole, le Département de la Loire et la Région. Ils sont tous partenaires de l'EPASE, avec une double vocation, qui est, d'une part, de conforter l'attractivité économique et résidentielle du centre de Saint-Étienne avec ses quartiers anciens, mais aussi de tous les secteurs Nord-Est. L'objectif est de faire en sorte de maintenir Saint-Étienne en tant que métropole d'équilibre par rapport à Lyon, tout en formant un grand ensemble de quasiment deux millions d'habitants. Cela correspond à la vocation essentielle, ce qui fonde le travail de l'établissement sur ce territoire et donc l'intervention très importante de l'État, puisque aujourd’hui ce dernier finance 50 % des projets que nous portons (20 % viennent de la Ville, 10 % de la Métropole, 10 % du Département & 10 % de la Région, NDLR) Pouvez-vous nous en dire davantage sur la structure de l'EPASE ? L'EPASE

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Myriam Peres, de l'idée à l'objet

Design | Le concours "révélateur de talents", organisé par la marque Cinna, récompense chaque année les meilleurs jeunes créateurs du moment. En 2019, c'est Myriam Peres, une Parisienne tout juste diplômée de l'ESADSE (École supérieure d'art et design de Saint-Étienne), qui a remporté le premier prix de la catégorie "outdoor" avec son "Jardin d'hiver".

Antoine Desvoivre | Mardi 23 juillet 2019

Myriam Peres, de l'idée à l'objet

« Je pense qu'il ne faut pas faire du design pour soi. » Pour Myriam, la lauréate du concours Cinna 2019, le travail d'un designer est avant tout de créer un objet destiné à l'usage des autres. « Nos créations ne doivent pas être des gadgets. Elles doivent être légitimes, avoir leur place dans le monde réel » explique-t-elle. Si créer comporte son lot de responsabilités, Myriam s'est formée à les endosser aussi bien au cours de son cursus qu'au travers de sa passion pour le dessin. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours eu la fibre créatrice. « J'ai commencé à gribouiller à deux ans, puis j'ai dessiné, dessiné, dessiné tout le temps... j'adore ça ! » Mais ce format présente rapidement pour elle certaines limitations. « Quand tu dessines, explique-t-elle, c'est forcément en 2D et moi je voulais donner du volume à tout ça. Le design d'objet répond à cette envie. » Dessiner le réel Le "déclic", elle l'a eu en visitant l'école ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle) à Paris. Elle se rappelle de « l'odeur du bois et des ateliers de menuiserie. Il y avait tous ces gens qui

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Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

Littérature | La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 18 juillet 2019

Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à best-sellers Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015). Indissociable de l’événement, le festival Les Mots en Scène, sera quant à lui, parrainé par Anne-Goscinny dont les sept romans et récit ont été publiés par Grasset et Nil Édition. L'occasion rêvée d'apporter les plaisirs de la lecture, au cœur de notre cité. La Fête du Livre, 17 au 20 octobre 2019 Saint-Étienne

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Encré dans la mémoire

ARTS | C'est une ode à la mémoire collective des peuples que l'artiste Saïd Atek couche sur ses toiles. Tantôt à la pointe de son pinceau, tantôt à celle de son stylo, il réinterprète à l'encre ou en peinture les images d'archives qui ont façonné notre histoire.

Antoine Desvoivre | Mercredi 10 juillet 2019

Encré dans la mémoire

« Avant mes archives étaient intérieures, elles étaient le fruit de ma mémoire. Maintenant je me sers de la mémoire universelle. » C'est ainsi que Said Atek explique son choix de prendre des images d'archives comme inspiration pour ses œuvres. Il se prête à cet exercice depuis maintenant six ans et a réalisé ainsi de nombreuses séries de tableaux. Certains sont basés sur les portraits de femmes algériennes prises par le photographe Marc Garanger, d'autres sur les femmes tondues à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De l'apartheid aux camps de concentration, le peintre traite de toutes les meurtrissures de l'humanité. Les instants chargés d'émotions et d'histoire, qu'il revisite par son travail, interrogent également notre présent. « Ce qui était hier ressemble beaucoup à ce qui se passe aujourd'hui. C'est exactement les mêmes choses, seul le contexte change », explique le quinquagénaire, diplômé de l'École des Beaux-Arts d'Alger. Il a trouvé une source quasi inépuisable d'inspiration dans l'iconographie historique, qu'il traduit en dessins ou en peintures, par des procédés aussi variés que les supports qu'il utilise. « Utiliser tous

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Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

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Des étoiles et un lapin

Les Kiosques à Musique | Immuable rendez-vous musical de l'été ardéchois depuis plus de trente ans, les Kiosques à Musique proposent cette année encore une foisonnante programmation (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Des étoiles et un lapin

Immuable rendez-vous musical de l'été ardéchois depuis plus de trente ans, les Kiosques à Musique proposent cette année encore une foisonnante programmation balayant de nombreux styles, du rock à la chanson en passant par la sono mondiale des quatre coins du globe. Voici nos trois coups de cœur... La pop indonésienne de Stars and Rabbit est à découvrir absolument ! Leur univers à la fois solaire et psychédélique, doux et chaotique, ne peut laisser indifférent : on adore ou on passe son tour. Ce duo connaît un succès exponentiel en Indonésie où il multiplie les passages très remarqués sur les plus grands festivals (vendredi 26 juillet à 22h)... Nous retrouverons également avec plaisir l'afrobeat contagieux du combo parisien des Frères Smith. Leur dernier album en date, Free to go, est le fruit d'un travail collectif comportant de nombreux featurings avec notamment la présence de la chanteuse malienne Mamani Keita ou du chanteur-guirariste-koriste guinéen Djeli Moussa Condé (vendredi 9 août à 22h)... Enfin, forts d'un tout nouvel album, les sept musiciens lyonnais de The Fat Bastard Gang Band seront dans la place avec leur musique kaléidoscopique et leur présence scénique

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Le jeu des rois et des autres

GUIDE URBAIN | Arrivé en Europe pendant la période médiévale, le jeu d'échecs a su s'imposer comme le jeu de tactique et de réflexion par excellence. Des générations de joueurs ont raffiné la théorie du jeu et ont parfait ses techniques et ses stratégies. La manière de pratiquer les échecs est désormais si codifiée que les observateurs extérieurs considèrent cette discipline comme trop complexe pour le commun des mortels. Et pourtant...

Antoine Desvoivre | Jeudi 27 juin 2019

Le jeu des rois et des autres

Le jeu d'échecs, reconnu comme une discipline sportive depuis janvier 2000, est basé sur un affrontement, de deux joueurs, qui s'écharpent par pièces interposées. La pratique est donc, par essence, empreinte d'un fort esprit de compétition. « Un club d'échecs n'est viable que tant qu'il fait de la compétition. Autrement les membres vont vite s'ennuyer. Il leur faut un challenge », explique François Trottet, président du club de Saint-Just Saint-Rambert. Ce challenge, certains l'ont cherché très tôt. C'est le cas de Laurent Cursoux : « ma première compétition je l'ai faite à 10 ans » raconte-t-il. « C'est quand même beaucoup l'envie de gagner qui motive à jouer. » Et depuis, de la "compète" il en a connu ! Il participe au championnat de France jeunes puis adultes, à des tournois internationaux et intègre l'équipe de France militaire. Pour autant, il ne perçoit pas le jeu comme étant élitiste. « Pas besoin d'être un génie pour jouer. La marche des pièces, elle s'apprend en cinq minutes » avance-t-il. Pour lui, il n'y a pas de secrets : « il y a des gens qui seront plus cartésiens, plus réfléchis et ils progresseront plus vite, ma

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Heureux élus

SCENES | Le hip-hop stéphanois est mis à l'honneur par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Les auteurs-chorégraphes et fondateurs de la (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 18 juin 2019

Heureux élus

Le hip-hop stéphanois est mis à l'honneur par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Les auteurs-chorégraphes et fondateurs de la compagnie Dyptik, Souhail Marchiche et Mehdi Meghari, ont été sélectionnés, ce lundi 17 juin 2019, dans la catégorie "Nouveau talent, chorégraphie". Une jolie récompense pour les deux artistes stéphanois qui se sont rencontrés et ont appris la danse dans le même quartier.

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En-chanter au château

Festival celtique | Les murailles du Château de Rochetailliée s’apprêtent à vibrer au rythme des tambours, des cornemuses et des pas de danses irlandaises. C'est au au (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

En-chanter au château

Les murailles du Château de Rochetailliée s’apprêtent à vibrer au rythme des tambours, des cornemuses et des pas de danses irlandaises. C'est au au sein ce lieu historique, que les artistes des Roches Celtiques vont, à nouveau, poser leurs valises. Sur ce festival Stéphanois se retrouvent et se découvrent des artistes de tous horizons. Ils arrivent de toute la France ainsi que d'Écosse, d'Irlande, de Hongrie et même de Pologne et d'Italie. Avec 22 concerts programmés, dont deux premières françaises, la fête va battre son plein aux abords du château. Mais les scènes rupisciennes n'ont pas le monopole du festival, qui s'aventurera jusqu'au cœur de Saint-Étienne. Menées par Alberto Massi, les cornemuses de The Heart of Italy Pipe band sonneront, le long des arches de l'Hôtel de Ville, pour le plaisir des passants. Les artistes se mêleront ensuite au public lors de ''masterclass'' qu'ils animeront eux-même au gymnase des Condamines à Saint-Victor. « L'idée, c'est de privilégier la rencontre des musiciens qui viennent au festival avec les Stéphanois et les Ligériens », explique Djamel O'Touïl, directeur artistique du festival. Après une initiation aux tambours écossais, aux

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Une société qui danse

Festival danse & ciné | Le festival DesArts//DesCinés laisse cette année sa place à DAN.CIN.FEST. Un rassemblement qui met à l'honneur un genre cinématographique à part entière et qui a le vent en poupe : le film dansé sociétal. Explications.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Une société qui danse

Exit DesArts//DesCinés, bienvenue à DAN.CIN.LAB. L'association Stéla, après avoir été porteuse entre 2010 et 2018 du festival DesArts//DesCinés à propos des relations entre danse et cinéma, a décidé de réorienter légèrement son action. Depuis la rentrée 2018, c'est une nouvelle plateforme qui permet à l'association de structurer son action autour de différents pôles de travail de projets mêlant danse et image. Ainsi, ce sont quatre activités qui se retrouvent engagées dans ce nouveau projet : DAN.CIN.FILMS pour la production de projets de danse pour l’écran, DAN.CIN.PASS. pour l’accompagnement d’équipes chorégraphiques professionnelles en France et à l’étranger, DAN.CIN.PROD. pour la conception et la production d’événements et DAN.CIN.FEST qui remplace le précédent festival. « L'idée était de regrouper les différentes activités de Stéla autour d'une structure porteuse, avec une concentration sur le film dansé sociétal qui est un genre cinématographique à part, explique Anna Alexandre, directrice de la structure. Il est important de distinguer la vidéodanse qui correspond à de la danse pour l'écran comme les vidéoclips, du film dansé sociétal qui utilise la danse po

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Cosaques toujours

Festival folklore | Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 juin 2019

Cosaques toujours

Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement artistique, économique, social, individuel et collectif ; une véritable ouverture aux autres, à la tolérance, à la citoyenneté. Bref, d'un ensemble de vecteurs de cohésion sociale. Tel est le projet mis en œuvre par le festival Chants Danses et musiques du monde créé en 2005 par l'association Festi' Roche, composée de bénévoles passionnés et dévoués, travaillant inlassablement pour faire découvrir des artistes talentueux dignes des plus grandes scènes. Cette 14e édition sera marquée, entre autres, par la présence exceptionnelle d'un Ballet Russe à Veauche qui accueillera à l'Escale le 14 juin le théâtre de danse d'état "Cosaques de Russie", l'une des principales compagnies de danse professionnelles qui donnera un spectacle unique de très haut niveau. Composée de danseurs bondissants, de musiciens et choristes professionnels à la voix puissante, la troupe fera découvrir un large éventail du folklore russe et la richesse des traditions des cosaques, ces hommes libres des steppes russes. Festival Festi' Roche, vendredi

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Saint-Étienne traite bien ses chiens

Info insolite | Chaque année, le mensuel 30 Millions d'Amis publie son classement des villes « où il fait bon vivre avec les chiens ». Pour son édition 2019, la (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 mai 2019

Saint-Étienne traite bien ses chiens

Chaque année, le mensuel 30 Millions d'Amis publie son classement des villes « où il fait bon vivre avec les chiens ». Pour son édition 2019, la publication place Saint-Étienne à la 5e place sur 42 dans la catégorie villes de plus de 100 000 habitants. La ville gagne ainsi quatre places par rapport au classement de 2018. Le podium étant cette année occupé par Montpellier suivie de Toulouse et de Toulon alors que Saint-Paul (La Réunion), Argenteuil et Saint-Denis ferment la marche. Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne « se félicite » de cette nouvelle tout en poursuivant : « ce nouveau classement positif démontre que depuis 2014, nous avons pris à bras-le-corps ce dossier de la place de l'animal dans la ville. Et cela porte ses fruits. » Plusieurs critères sont retenus pour définir ce classement. On retrouve dans la grille d'évaluation l'accessibilité (aux espaces verts, aux aires d'ébats, aux transports), la propreté (équipements, outils de nettoyage), la sensibilisation et l'engagement (élu délégué, éducation canine, prévention des morsures auprès des enfants, fête de l'animal, campagnes de stérilisation, etc.) ainsi que la médiati

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Fièvre latine

Hip hop latino US | Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Fièvre latine

Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera le cas en ce mois de mai avec la venue de Delinquent Habits au Fil. Leur hip hop latino piochant dans les codes rock, a construit leur réputation. Originaire de L.A., le groupe a connu son apogée dans les années 90 et continue de bousculer les scènes qu'il visite. Car ils connaissent un joli regain depuis la sortie d'un nouvel album en 2017, It Could Be Round Two. S'en suit une belle tournée les menant à se produire pour quelques dates en France cette année, dont celle de Saint-Étienne. Salué par beaucoup, le retour de Delinquent Habits nous ramène forcément vers l'indémodable titre Tres Delinquentes, sorti en 1996, avec lequel ils avaient marqué un grand coup. Mais réduire l'influence du trio à ce seul titre serait bien malvenu. "Los Tres", Ives Irie, Kemo The Blaxican et DJ Invincible, sont aussi forts que Cypress Hill et tout aussi inusables. Delinquent Habits, samedi 25 mai au Fil

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"Les Crevettes pailletées" : Homos au bain

ECRANS | De Cédric Le Gallo & Maxime Govare (Fr., 1h40) avec Nicolas Gob, Alban Lenoir, Michaël Abiteboul…

Vincent Raymond | Jeudi 2 mai 2019

Parce qu’il a lâché une insulte homophobe à un journaliste, la Fédération de Natation oblige Mathias à redore son image en l’envoyant entraîner d’une équipe de water-polo gay. L’objectif ? La qualifier pour les Gay Games. Le problème ? Ils sont très mauvais et Mathias peu motivé… Un merveilleux hasard fait succéder ce film au Grand Bain dont le succès, à la façon d’un Moïse des bassins chlorés, est susceptible de faciliter l’existence dans les salles de ces Crevettes pailletées. Tant mieux pour elles, même s’il n’y a pas de quoi plonger du tremplin des 10m : cette gentille fable célébrant la tolérance à coup de déhanchés suggestifs, de moues mutines et d’exubérance glitter à la Liberace (vous avez dit “cliché ?“) semble bien terne comparée à Priscilla folle du désert, douche australienne maniant le show et froid de la dérision… sans pour autant donner l’impression d’illustrer une version aquatique de Comme ils disent. Le public

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13 bulles d'amour

Danse | Non ! Piaf n'est pas morte. Traversant le temps, toutes générations confondues, son hymne à l'amour s'exprime avec la même force dans l'une des 13 bulles (...)

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

13 bulles d'amour

Non ! Piaf n'est pas morte. Traversant le temps, toutes générations confondues, son hymne à l'amour s'exprime avec la même force dans l'une des 13 bulles chorégraphiques qui constituent la belle promenade dansée imaginée par Yan Raballand, dans les allées du parc du château de Bouthéon. Il fallait bien ce magnifique décor bucolique pour servir d'écrin aux 13 petites formes qui font circuler la danse contemporaine dans un lieu chargé d'histoire que le public est invité à redécouvrir. Insolite, émouvante, légère, chaque bulle a sa vie propre mais toutes sont reliées par un florilège de quelques unes des plus belles chansons d'amour qui renvoient à ce thème éternel. De Piaf, bien sûr, à Léo Ferré, en passant par Gainsbourg, Juliette Gréco, les Platters, Benjamin Biolay et même Schubert, ces bulles nous emmènent dans une promenade à travers les siècles et les styles. De petites bulles pour de grosses bulles d'amour « le temps d'une chanson ». Les Bulles chorégraphiques, dimanche 19 mai à 17h au parc du château de Bouthéon

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