45 occasions de sourire

Théâtre | Avec la pièce écrite par Tanguy Viel pour la promotion 27 de la Comédie, on est transportés dans l’ambiance de tournage d’un film d’action. Des scènes truculentes mêlant auto-dérision et sensibilité poétique.

Houda El Boudrari | Mardi 6 juin 2017

Photo : © DR


Vous n'étiez pas à Cannes ? La Comédie vous offre une séance de rattrapage avec une montée des marches à l'Usine. L'occasion de faire des adieux grandioses à la salle avenue Emile Loubet avant l'inauguration de la nouvelle Comédie à la rentrée. Écrite pour la promotion 27 par Tanguy Viel et mise en scène par Pierre Maillet, 45 possibilités de rencontres raconte l'histoire d'un tournage. Et de l'envers du décor...

Une équipe de cinéma séjourne dans un hôtel en Bretagne pour un projet ambitieux mené par un jeune réalisateur en vogue : un film d'action en forme de comédie musicale, adaptée d'un roman policier (L'absolue perfection du crime d'un certain Tanguy Viel). L'argument du film : une famille mafieuse, un braquage, une trahison, une poursuite.

Cascadeuse philosophe

La pièce raconte la vie commune de l'équipe entre le plateau et l'hôtel. Dans une mise en perspective inversée, le tournage en arrière-plan sert l'action qui se passe dans les coulisses. Une manière de mettre en lumière ces personnages de l'ombre : les petites mains du monde du spectacle. Où l'on découvre la voix intime de la maquilleuse (Elsa Verdon), dont la profondeur tranche avec la superficialité de la starlette qu'elle pouponne (Margaux Desailly). Ou la personnalité excentrique et hilarante de la doublure, qui avant de faire des cascades dans les films d'action, se cognait aux thèses de philo (« Hiegel, Kant et Platon dans la même phrase, un triple saut périlleux »). Avec un accent du Sud et une diction à la "Nicole Ferroni", Maybie Vareilles qui campe la prof de philo reconvertie en cascadeuse est proprement désopilante. Pierre Maillet, un artiste associé à la Comédie de Saint-Etienne qui a notamment mis en scène La Cuisine d'Elvis en octobre dernier, se joue de ce thème autocentré pour faire ressortir les tics narcissiques et les sensibilités à fleur de peau de ces personnalités si fragiles du monde du spectacle. Avec mordant et tendresse.

45 possibilités de rencontres de Tanguy Viel, du jeudi 8 au mercredi 14 juin à la Comédie de Saint-Étienne


45 possibilités de rencontres

Spectacle de sortie de la promo 27 de l'École de la Comédie
La nouvelle Comédie de Saint-Étienne rue Houdin - site Manufacture Plaine-Achille Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Y'a de la joie !

Théâtre | La Comédie de Saint-Etienne finit sa saison sur une bonne note. Le tout avec coup sur coup deux belles signatures internationales. D'un côté, la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 23 juin 2021

Y'a de la joie !

La Comédie de Saint-Etienne finit sa saison sur une bonne note. Le tout avec coup sur coup deux belles signatures internationales. D'un côté, la chanteuse, danseuse et chorégraphe rwandaise Dorothée Munyaneza qui viendra présenter Mailles. Un spectacle choral de femmes où chacune propose son parcours en mouvements et en paroles. Leurs points communs ? Être toutes Africaines ou "afro-descendantes", engagées et avoir eu une vie parfois semée d'embûches à surmonter. Une proposition artistique intense, condensée en une heure. De l'autre côté, sûrement l'un des metteurs en scène et acteurs italiens les plus importants du théâtre contemporain : Pippo Delbono. Avec La Gioia, ce dernier parle également d'un combat, celui de parvenir à maintenir un peu de joie dans nos existences. Un spectacle où dix interprètes viennent participer à une gigantesque conjuration de la tristesse. Une pièce écrite aussi pour l'acteur fétiche de Delbono, Bobo, décédé en 2019 à l'âge de 82 ans. Et donc un moment de poésie en son honneur.

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Au bercail

Théâtre | Une maison. Des femmes, artistes, qui en font leur abri, leur atelier, leur lieu de création. D’autres femmes, qui l’entretiennent. Et 3 époques, qui se (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Au bercail

Une maison. Des femmes, artistes, qui en font leur abri, leur atelier, leur lieu de création. D’autres femmes, qui l’entretiennent. Et 3 époques, qui se succèdent. À chaque période, un papier peint différent, des personnages différents, des aspirations différentes…. Dans Les Femmes de la Maison, seul l’homme, propriétaire, silencieux, collectionneur à sa manière, est toujours là. Il vieillit mais ne bouge pas, témoin du temps qui passe, des femmes qui défilent, de leurs œuvres, de leurs questionnements, de leurs relations à l’autre et à leur travail. Des carcans bouillonnants des années 50 à l’incertitude et aux mutations des années 2020, en passant par le souffle de liberté émancipateur des années 70, les questions restent les mêmes… Mais sans doute, les réponses diffèrent. Que sont ces femmes en tant qu’artistes, ou en tant que femmes de ménage ? En tant que femmes tout court ? En tant que féministes ? Par quelle voie s’émanciper, et le font-elles seules, ou en s’appuyant sur les autres, parfois sans même s’en apercevoir ? Avec sa nouvelle création, Pauline Sales interroge à la fois le patriarcat et le féminisme, les notions de classe et d’origine, de sorori

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Benoît Lambert : « Saint-Étienne, une ville qui possède une histoire forte avec le théâtre »

Rencontre | Benoît Lambert vient d'être nommé directeur de La Comédie de Saint-Étienne et de son école attenante. Nous nous sommes entretenus avec lui pour en savoir davantage sur la vision qu'il porte sur Saint-Étienne mais également sur ses projets à venir pour le Centre dramatique stéphanois. Échanges.

Nicolas Bros | Mardi 2 février 2021

Benoît Lambert : « Saint-Étienne, une ville qui possède une histoire forte avec le théâtre »

Pourquoi avoir fait le choix de candidater pour la direction de La Comédie de Saint-Étienne ? J’ai candidaté à Saint-Étienne, c’est important de le dire. Ce n’est pas un hasard. Je dirige actuellement le théâtre de Dijon pour lequel j’avais candidaté il y a 8 ans pour des raisons très précises. C’est la même situation avec Saint-Étienne. D’abord, La Comédie de Saint-Étienne est une maison que je connais pour l’avoir fréquentée. Arnaud Meunier m’avait demandé d’être le parrain de la promo 25, la première qu’il avait recrutée à son arrivée. Cela m’a permis de travailler à La Comédie, avec les élèves… Mes spectacles y ont également été accueillis. J’ai passé du temps dans la ville, une ville que j’apprécie beaucoup. Donc la question de cette candidature n’était pas simplement de venir travailler mais de venir vivre à Saint-Étienne, ce qui correspond à un enjeu important pour moi. Ce théâtre a également un tel essor sous l’impulsion d’Arnaud Meunier, qu’il est devenu un des plus beaux théâtres de France. Ce n’est pas de la flagornerie. Ce nouveau bâtiment, le développement de l’école, … c’est un rêve. Et je dois dire aussi que je suis un héritier idéologiq

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Benoît Lambert est le nouveau directeur de la Comédie

Mercato | Suite au départ d'Arnaud Meunier de la direction de La Comédie de Saint-Étienne en ce début d'année, c'est Benoît Lambert qui vient d'être désigné pour sa (...)

Nicolas Bros | Vendredi 29 janvier 2021

Benoît Lambert est le nouveau directeur de la Comédie

Suite au départ d'Arnaud Meunier de la direction de La Comédie de Saint-Étienne en ce début d'année, c'est Benoît Lambert qui vient d'être désigné pour sa succession. Ce metteur en scène est directeur du Théâtre Dijon Bourgogne depuis janvier 2013. Il a été élève à l'École Normale Supérieure avant de suivre des cours de théâtre avec Pierre Debauche au début des années 90. Du côté de la scène, il a notamment créé trois pièces de François Bégaudeau : La Grande Histoire en 2014, La Devise  en 2015 et La Bonne Nouvelle en 2016. Il a toujours la volonté de mettre la jeunesse en avant comme le prouve sa mise en scène de Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux en 2017, où il dirige quatre jeunes acteurs en contrat de professionnalisation. Enfin, Saint-Étienne n'est pas

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Arnaud Meunier : « Je vois la MC2 comme une locomotive »

Mercato | On a appris cet été que le 1er janvier 2021, le metteur en scène Arnaud Meunier succédera à Jean-Paul Angot à la tête de la MC2, l’une des plus importantes scènes nationales de France. On l’a rencontré début septembre alors qu’il se rendait à ses premiers rendez-vous grenoblois (on passait juste avant la Ville de Grenoble) pour en savoir un peu plus sur son projet et ses envies.

Aurélien Martinez | Vendredi 4 décembre 2020

Arnaud Meunier : « Je vois la MC2 comme une locomotive »

Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat au poste de directeur de la MC2 ? Arnaud Meunier : Il y a plusieurs raisons. D’abord, ça fait maintenant dix ans que je suis dans la région comme je dirige la Comédie de Saint-Étienne. Une région que je connaissais mal avant d’y arriver mais que j’ai appris à découvrir et dans laquelle je me sens aujourd’hui très bien, d’où l’envie très forte d’y rester. Ensuite, après dix ans d’aventure heureuse à Saint-Étienne, je voulais un nouveau défi tout aussi excitant. Dans le paysage régional, la MC2 me semblait passionnante, tant du point de vue historique que dans ses enjeux en 2020. C’est l’une des institutions françaises les plus richement dotées, elle a donc un rôle important dans l’économie du spectacle vivant et de la création. Et puis il y a Grenoble en tant que telle, qui me paraît elle aussi passionnante. C’est, par exemple, une ville qui concentre une moyenne de CSP+ plus importante que d’autres, et qui en même temps a des quartiers parmi les plus difficiles de France. Pour quelqu’un comme moi qui œuvre à la mixité des publics, à faire se rencontrer des gens d

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La Comédie cherche sa direction

SCENES | Nouvelle directrice ou nouveau directeur ? En tout cas, ce sera une ou un artiste pour diriger La Comédie de Saint-Étienne après le départ d'Arnaud Meunier (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 septembre 2020

La Comédie cherche sa direction

Nouvelle directrice ou nouveau directeur ? En tout cas, ce sera une ou un artiste pour diriger La Comédie de Saint-Étienne après le départ d'Arnaud Meunier en fin d'année à Grenoble. Une annonce a été postée par la structure d'art dramatique stéphanoise. Avis aux intéressés ! Nous en profitons pour vous rappeler que la saison 20/21 débutera dès le 17 septembre prochain avec le spectacle Angels in America. Toutes les dates sont à retrouver sur cette page.

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La Comédie en l'honneur des soignants

Lectures | Après avoir rouvert ses portes vendredi 3 juillet pour le "spectacle de fin d'année" de la promo 29 de son école, La Comédie de Saint-Étienne propose un (...)

Nicolas Bros | Lundi 6 juillet 2020

La Comédie en l'honneur des soignants

Après avoir rouvert ses portes vendredi 3 juillet pour le "spectacle de fin d'année" de la promo 29 de son école, La Comédie de Saint-Étienne propose un spectacle inédit, offert au public de ce soir jusqu'à mercredi soir. Trois soirées en l'honneur des soignantes, soignants et des fameuses "premières lignes". Ca s'appelle Nous y voilà et c'est un condensé de lectures et de poésies mis en musique et déclamé par Philippe Torreton, Richard Kolinka et Aristide Rosier. Il vous faudra réserver et venir avec votre masque pour assister à une de ces représentations. Nous y voilà !, lundi 6, mardi 7 et mercredi 8 juillet à 20h à La Comédie de Saint-Étienne Infos et résas : 04 77 25 14 14 ou billetterie@lacomedie.fr

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Arnaud Meunier : "Ne mettre personne sur la paille"

Point de vue | Le confinement touche l'activité du spectacle vivant de plein fouet. Notamment l'activité théâtrale et les créations. Arnaud Meunier, directeur de La Comédie, nous explique comment il tente de gérer la situation.

Nicolas Bros | Jeudi 2 avril 2020

Arnaud Meunier :

Y-a-t-il encore un peu d’activité à La Comédie, malgré le confinement ? Les activités administrative et comptable se poursuivent de manière numérique et digitale. Concernant l’École, nous avons trouvé un programme pédagogique qui fonctionne par Skype et Internet, donc les élèves sont maintenus au travail. En revanche, le reste de l’activité du Centre dramatique national est à l’arrêt, tout ce qui était répétitions, spectacles… Pour une institution telle que La Comédie de Saint-Étienne, qu’est-ce que cette crise va changer ? Ce que j’espère, c’est qu’il y aura un avant et un après. Cette épreuve mondiale est inédite et elle nous amène à nous poser des questions sur ce qu’est une société et sur ce qui nous paraît essentiel et important. Par rapport à La Comédie, nous avons écrit une lettre aux spectateurs pour les tenir informés de ce qu’il se passait et nous avons eu de nombreux retours et c’est très émouvant. Il est beau de se rendre compte qu’un théâtre est un endroit où l’on se regroupe avant tout. Dans une période de mise à distance sociale, c’est vraiment ce qu’il nous manque finalement. Le théâtre a

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La Rotonde, 20 ans de curiosités

Culture scientifique | Saint-Étienne possède une force en matière de sciences, tant dans la recherche que dans la transmission. Université, grandes écoles mais aussi lieux de diffusion ouverts à tous comme son Planétarium. De l’autre côté, du Cours Fauriel, la Rotonde de l’École des Mines travaille depuis 20 ans dans ce sens avec expos, ateliers, rencontres… Une aventure qui va également se poursuivre avec l’ouverture d’Explora en septembre prochain. Décryptage.

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

La Rotonde, 20 ans de curiosités

Si la « soucoupe » (surnom du bâtiment qui abrite La Rotonde) est un édifice circulaire, emblématique du Cours Fauriel, c'est aussi un lieu qui empêche les Stéphanois de tourner en rond depuis maintenant 20 ans. « Laboratoire d'idées et d'expérimentations », le CCSTI (cf. bas de page) La Rotonde de l'École des Mines de Saint-Étienne a accueilli depuis 1999 de nombreux curieux en culottes courtes ou possédant des cheveux un peu plus salés... Une belle aventure que cet établissement et son équipe de 10 personnes poursuivent vaillamment, avec une mission simple : permettre à toutes et tous de venir découvrir, expérimenter, s'émerveiller, donner du sens à tout ce qui nous entoure. Tout en s'appuyant sur des savoirs et travaux scientifiques reconnus et vérifiés. Ici, on éloigne les fake news et on combat les a priori. Une mission d'utilité et de salubrité publiques en quelque sorte. Un grand bol de curiosité Si La Rotonde accueille chaque année de plus en plus de monde (43 000 visiteurs en 2019), c'est surtout grâce à la qualité de sa programmation. Climat, archéologie, rire, supraconductivité, intelligence artificielle...

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« De la radio en 3D »

Théâtre | Éteignez votre poste de radio et venez plutôt vivre la "Radio live" avec la journaliste de France Culture Caroline Gillet et ses quatre jeunes invités qui vous conteront leur histoire au micro. Un projet unique de radio sur scène, un prolongement de documentaire sonore comme vous n'en avez sûrement jamais encore vu. On vous en dit davantage.

Nicolas Bros | Mercredi 19 février 2020

« De la radio en 3D »

Créé en 2013 à Marseille, le projet Radio Live est une invention de deux journalistes du groupe Radio France, Aurélie Charon et Caroline Gillet. Après avoir été envoyées en Algérie pour réaliser une série de reportages sur la jeunesse, elles se sont vite rendues compte de tenir là un sujet qui mériterait encore davantage de mise en avant. « Nous avons rencontré de nombreux jeunes de 20 à 30 ans qui avaient la même volonté de changer les choses, explique Caroline Gillet. Nous avons eu envie d’aller plus loin que les reportages radio en transposant ce travail sur la scène avec des interventions en direct des jeunes. » Très vite, elles sont rejointes par l’illustratrice Amélie Bonnin qui sera chargée d’ « habiller » le tout avec des images, des montages vidéos reprenant des archives fournies par ces jeunes, leurs clips musicaux préférés… « Nous faisons en quelque sorte de la radio en 3D » assure Caroline. Les deux journalistes poursuivent parallèlement leurs pérégrinations dans d’autres pays d’Afrique ou d’Asie pour d’autres reportages et rencontrent au fil des années de nombreuses personnalités attachantes et parmi celles-ci des jeunes qui p

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On air

Théâtre | Sur scène, Aurélie Charon et Caroline Gillet au micro, Amélie Bonnin à l’image réalisée en direct. Le live peut commencer. Pour cette vraie-fausse (...)

Cerise Rochet | Mercredi 5 février 2020

On air

Sur scène, Aurélie Charon et Caroline Gillet au micro, Amélie Bonnin à l’image réalisée en direct. Le live peut commencer. Pour cette vraie-fausse émission de radio, de jeunes activistes du monde viennent prendre les micros restants. Ils sont l’avenir et l’espoir, ils parlent de leurs combats et de leurs convictions, ils ont décidé de ne pas baisser les bras, d’agir… Et de ne plus attendre que l’on parle à leur place. Radio Live, mercredi 19 et jeudi 20 à la Comédie de Saint-Étienne

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Plouf

Théâtre | Avec "Piscine(s)", François Bégaudeau signe une critique acerbe de notre société consumériste, nous renvoyant à notre incapacité à faire mieux.

Cerise Rochet | Mercredi 5 février 2020

Plouf

Elles ont toujours été comme ça, les piscines. Autour d’elles, se scellent les destins. Romy Schneider et Alain Delon. Ludivine Sagnier et Charlotte Rampling. Finat Ayverdi et Vincent Lindon. Burt Lancaster et le vide de sa vie. Et maintenant, Paul. Paul et ses amis. Faire péter le couvercle Autour de cette piscine-là, gigantesque, qui mange tout l’espace scénique, François Bégaudeau nous propose de plonger au cœur d’une bande de potes, qui aiment y partager leurs moments de vie : fêtes, apéros, siestes, anniversaires… Tout a toujours été prétexte à se foutre en maillot de bain. Jusqu’à ce que Paul, quadra en pleine crise, ne vienne les bousculer. La société déconne, il faudrait faire quelque chose. Invitant ses amis bourgeois au réveil, au sursaut, à faire péter le couvercle d’un monde anesthésié, l’homme prend l’envie de convaincre, sans se douter que ses secousses pourraient lui revenir en pleine gueule. Car qui est-il, lui, pour se permettre de critiquer ses proches et leur comportement ? Est-il mieux que les autres ? Fait-il tout bien comme il faut ? Ou doit-on lui rappeler qu’il est au moins aussi bourgeois que ceux à qui il s’en prend ? Que lui aussi

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On se Serre en 2020

Jeune création contemporaine | La Serre, lieu d'expression artistique dédié à la jeune création contemporaine de la Ville de Saint-Étienne, lance sa nouvelle saison 2020 dès le 24 (...)

Nicolas Bros | Mercredi 22 janvier 2020

On se Serre en 2020

La Serre, lieu d'expression artistique dédié à la jeune création contemporaine de la Ville de Saint-Étienne, lance sa nouvelle saison 2020 dès le 24 janvier avec une exposition programmée de Camila Ragonese, intitulée Un endroit super heureux. Visible jusqu'au 29 février, cette première exposition personnelle de l'artiste diplômée de l'ESADSE (École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne) et née en 1994, sera suivie de cinq autres expositions inédites installées tout au long de l'année. Avec des modes d'expression très variés tels que peinture, dessin, sculpture, installation, design, photographie ou arts numériques. L'occasion de découvrir le travail de jeunes artistes qui font et feront la fierté de notre territoire, démontrant également le dynamisme de cette nouvelle génération de créateurs. Un endroit super heureux de Camila Ragonese, expo du 24 janvier au 29 février à La Serre Entrée libre du jeudi au samedi de 15h à 19h / Vernissage le jeudi 23 janvier à 18h La Se

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Tous ensemble, tous ensemble !

Théâtre | C'est un projet d'ampleur orienté sur la lutte contre toutes les formes de discrimation auquel s'est attelée La Comédie de Saint-Étienne pendant sa (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 janvier 2020

Tous ensemble, tous ensemble !

C'est un projet d'ampleur orienté sur la lutte contre toutes les formes de discrimation auquel s'est attelée La Comédie de Saint-Étienne pendant sa saison 19/20. Son nom ? Ensemble. Ses parrains ? Rachida Brakni et Éric Cantona. L'idée ? Proposer 14 spectacles "fil rouge" dans la programmation de La Comédie, construire un projet de transmission avec une jeunesse « très éloignée socialement des lieux de création » au cours de pratiques théâtrales coorganisées avec diverses structures, une commande de textes courts sur le thème de la discrimination à 10 autrices et 10 auteurs, mais également deux temps forts les 15 et 16 janvier. Ces derniers se traduisent par la présence des deux parrains pour deux soirées de lecture dans les murs de la Comédie de Saint-Étienne. Brakni et Cantona ont pour l'occasion sélectionné 10 textes existants ou provenant de la commande citée ci-dessus. On y retrouve des oeuvres de Léopold Sédar Senghor, Edgar Morin mais également Marion Aubert, Riad Gahmi ou encore Maïlys De Oliveira. Ces lectures sont accompagnées d'une performance en direct du duo stéphanois Ella & Pitr et d'une musique signée par le

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Juste un échange

Danse | Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 4 décembre 2019

Juste un échange

Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la somptueuse pièce Dans la solitude des champs de coton où se rencontrent deux hommes que rien ne réunit sinon un accord tacite entre un client qui cherche une chose qu'il n'a pas et un dealer qui la possède, le spectacle Deal repose sur ce prétexte à la discussion et à la confrontation. Les deux circassiens-danseurs Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde investissent les figures du client et du dealer, se livrant à des variations inouïes dans un duo tout en échanges, en jeux d'équilibre de forces, en mouvements croisés. Deal se situe à mi-chemin entre la danse et le cirque et se donne à voir dans un corps à corps chorégraphié où la beauté du geste le dispute à l'intensité des présences. Topons là ! Deal, du mardi 10 au samedi 14 décembre à La Comédie de Saint-Étienne

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L'absurdité soviétique

Théâtre | C'est à une oeuvre magistrale que s'attaque le metteur en scène Emmanuel Meirieu avec La Fin de l'homme rouge ou le temps du désenchantement. Cet écrit de (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

L'absurdité soviétique

C'est à une oeuvre magistrale que s'attaque le metteur en scène Emmanuel Meirieu avec La Fin de l'homme rouge ou le temps du désenchantement. Cet écrit de l'auteure biélorusse Svetlana Alexievitch, prix nobel de littérature en 2015, condense une série de témoignages poignants et bouleversants à prospos de ce qu'a pu être l'absurdité de l'URSS et de ce qui constitue le post-soviétisme entre déshérance et perdition. Un morceau d'Histoire et de ces effets notoires sur les femmes et les hommes qui ont vécu dans ce pays hors du commun. Après Stéphanie Loïk, c'est donc au tour de Meirieu, habitué des adaptations de romans (on pense à À tombeau ouvert de Joe Connelly en 2010 ou à Mon traître de Sorj Chalandon en 2013), de se lancer dans une mise en scène où sept comédiens viennent tour à tour déclamer un de ces témoignages, au micro, dans un décor de désolation. Intensité et profondeur, pour un spectacle qui permet d'entrer dans ce livre parmi les plus forts de ce début de siècle. La fin de l'homme rouge, du mercredi 13 au vendredi 15 novembre à 20h à La Comédie de Saint-Étienne

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La Comédie en fête

ACTUS | La Comédie de Saint-Étienne s'associe au Petit Bulletin Saint-Étienne pour vous proposer une soirée de rentrée un peu spéciale ce vendredi 13 septembre. L'entrée (...)

La rédaction | Mercredi 11 septembre 2019

La Comédie en fête

La Comédie de Saint-Étienne s'associe au Petit Bulletin Saint-Étienne pour vous proposer une soirée de rentrée un peu spéciale ce vendredi 13 septembre. L'entrée sera libre. Programme de la soirée : 19 h | Répétition ouverte au public de "Candide" Voltaire / Arnaud Meunier | durée 45 min dès 19 h | "Pinocchio", Feuilleton radiophonique raconté par les élèves de la CPI durée 20 min | en continue jusqu’à 21 h 19 h et 19 h 30 | "Théâtrogammes" Gérald Chevrolet | Cécile Vernet Dans cette petite forme théâtrale, Cécile Vernet (comédienne de l’ensemble artistique) explore avec légèreté les codes du théâtre à travers un extrait du texte de Gérald Chevrolet | durée 20 min 20 h et 20 h 30 | Visites express de La Comédie de Saint-Etienne durée 30 min | inscription sur place le soir même 20 h | "Le Freaks c’est chic" par Olivier Martin-Salvan avec les élèves comédien.ne.s de la promotion 30 de L’École de la Comédie | durée 45 min 21 h |

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Julien Devillers dans l'Oeil du Petit Bulletin #29

Fête de rentrée de La Comédie | La Comédie de Saint-Etienne & Le Petit Bulletin Saint-Étienne vous attendent le vendredi 13 septembre à 19h pour la Fête de rentrée (...)

Nicolas Bros | Lundi 9 septembre 2019

Julien Devillers dans l'Oeil du Petit Bulletin #29

La Comédie de Saint-Etienne & Le Petit Bulletin Saint-Étienne vous attendent le vendredi 13 septembre à 19h pour la

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L'École-Musée Chappe, l'enfance de l'art

Art urbain / Lieu | Une fois n'est pas coutume c'est d'un lieu, non pas d'une personne, dont nous dressons ce mois-ci le portrait. Septembre oblige, c'est la rentrée, à la fois celle des classes et celle de la culture. Nous sommes donc allés visiter une école stéphanoise plutôt atypique, l'École-Musée Chappe. Nous y avons rencontré le jeune directeur de "la maternelle", Jérémy Rousset, pilote d'un projet aussi original qu'audacieux.

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

L'École-Musée Chappe, l'enfance de l'art

Nous sommes bien ici dans une école publique. Les frères Chappe qui donnent leur nom à l'école n'étaient pas des religieux, mais une fratrie de cinq frangins à l'origine du télégraphe. Dont acte. C'est dans la salle des profs commune, entre le photocopieur et la cafetière, que Jérémy Rousset nous reçoit, tout sourire, à quelques jours de la rentrée. Enseignant depuis 2007, Jérémy a presque toujours travaillé en réseau d'éducation prioritaire (REP), avec une petite parenthèse australienne. Il est arrivé dans cette école en 2013 où il assure la direction de l'école maternelle tout en ayant lui-même la charge d'une classe à mi-temps. « L'école maternelle compte sept classes et l'école élémentaire 17 classes, pour un total d'environ 500 élèves. Nous avons une vraie mixité sociale, à l'image du centre-ville de Saint-Étienne et plus précisément du Crêt de Roch, avec à la fois des familles parfois en grande précarité et d'autres plus middle class, voire favorisées. » Une mixité dont on fait ici une richesse, grâce à un projet novateur qui permet de rassembler tout le monde autour d'une culture commune. L'élément déclencheur fut sans doute la venue à l'école du couple de stree

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Et pourtant, elle tourne !

SCENES | C'est l'histoire de la raison face à la croyance, de la résistance face à l'ordre établi, de la vérité face à l'obscurantisme. En 1938, alors qu'il est en exil au (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

Et pourtant, elle tourne !

C'est l'histoire de la raison face à la croyance, de la résistance face à l'ordre établi, de la vérité face à l'obscurantisme. En 1938, alors qu'il est en exil au Danemark, Bertolt Brecht démarre l'écriture de La Vie de Galilée, biographie théâtrale du célèbre savant éclairé qui, de sa lunette astronomique, fit vaciller l'Église et le monde au début du XVIIe siècle. Non, la terre n'est pas au centre de l'univers. Non, le ciel n'est pas simplement au-dessus de nos têtes. Mais alors, où donc est Dieu ? Un combat héroïque, narré avec brio par le célèbre auteur allemand, mis en scène par Claudia Stavisky, et interprété avec force par l'audacieux Philippe Torreton. La Vie de Galilée, du 8 au 10 janvier à 20 heures à la Comédie de Saint-Étienne

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Hey, t'en veux ?

SCENES | À gauche un dealer. À droite, un client. Autour d'eux : un espace clos, dont ils ne pourront s'échapper avant d'avoir conclu. Entre eux, une (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

Hey, t'en veux ?

À gauche un dealer. À droite, un client. Autour d'eux : un espace clos, dont ils ne pourront s'échapper avant d'avoir conclu. Entre eux, une latitude restreinte. À peine celle d'une discussion. Chacun détient ce que l'autre veut, et chacun d'eux le sait. Mais jusqu'où sont-ils prêts à aller, pour obtenir leurs dus ? L'équilibre est précaire, l'accord doit être trouvé. Inspirée par Dans la solitude d'un champs de coton, de Bernard-Marie Koltès, Deal se situe à mi-chemin entre la danse et le cirque, là où le corps à corps chorégraphié tend vers la théâtralité. Un ballet commercial. Deal, du 10 au 14 décembre à 20 heures (sauf le 14 à 17 heures) à la Comédie de Saint-Étienne

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Le meilleur des mondes... ou pas

SCENES | Voltaire : polémique, rhétorique, ironie, sarcasme, insolence. Lumières. Liberté. Voltaire, où l'un des plus grands auteurs de tous les temps. En cette (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

Le meilleur des mondes... ou pas

Voltaire : polémique, rhétorique, ironie, sarcasme, insolence. Lumières. Liberté. Voltaire, où l'un des plus grands auteurs de tous les temps. En cette rentrée, Arnaud Meunier s'attaque à du lourd, en revisitant le célèbre voyage initiatique du jeune Candide au cœur d'un ancien monde qui déjà se déséquilibre... Sur scène, huit comédiens et deux musiciens, qui s'emploient à restituer l'humour grinçant de l'auteur, dans un méli-mélo à la fois festif et piquant. Ça fait rire là où ça fait mal... C'est comme ça que ça fait du bien. Candide, du 2 au 11 octobre à 20 heures (sauf le 5 à 17 heures) à la Comédie de Saint-Étienne

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La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Cirque québécois | Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La (...)

Nicolas Bros | Mercredi 26 juin 2019

La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La Comédie de Saint-Etienne pour le Festival des 7 Collines. En bonus, ils nous chantent aussi un peu de Gilles Vigneault à l'occasion de la La Fête nationale du Québec !

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Arnaud Meunier / Une vie en actes

Portrait | Depuis janvier 2011, Arnaud Meunier dirige La Comédie de Saint-Étienne. Avec pour ligne de mire permanente la création et la transmission, le metteur en scène poursuit son travail mêlant ouverture du théâtre au plus grand nombre, mise en avant d'oeuvres contemporaines et en valeur de la cité stéphanoise.

Nicolas Bros | Mercredi 6 février 2019

Arnaud Meunier / Une vie en actes

Arnaud Meunier est un homme qui semble tout avoir pour être heureux. À la tête de La Comédie de Saint-Étienne, une des plus belles institutions théâtrales de France - n'ayons pas peur des mots - , le metteur en scène met tout en œuvre pour faire rayonner la capitale ligérienne à travers cet art noble qu'est le théâtre. Mais diriger un tel vaisseau artistique tout en continuant son travail de scène accapare beaucoup... La preuve, le matin où nous le rencontrons dans son bureau, situé à l'étage de "la nouvelle Comédie" dans ce bâtiment industriel entièrement rénové du quartier créatif, entre le Zénith et le Fil. Le temps presse car il est en pleine répétition de sa dernière pièce J'ai pris mon père sur mes épaules, écrite par Fabrice Melquiot avec Rachida Brakni et Philippe Torreton au plateau. Un succès public et critique annoncé d'avance, confirmé dès la générale. Couverture presse nationale, retours positifs, cette épopée comique et tragique ne fait que confirmer le talent d'Arnaud Meunier pour transcender les acteurs et les œuvres auxquelles il s'attaque. Mais ce matin-là, malgré le travail de scène à accomplir, il prend le temps de nous expliquer son parcours en dé

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#BalanceTonVieuxPorc

Théâtre | Avec son "École des Femmes", Stéphane Braunschweig envoie valser les codes du théâtre classique, rappelant à quel point Molière est sans nul doute un génie intemporel.

Cerise Rochet | Mardi 5 février 2019

#BalanceTonVieuxPorc

« Le petit chat est mort ». Il est mort, mais est-ce bien là le plus grave pour la jeune Agnès ? Certainement non. Enfermée au couvent à l’âge de quatre ans par le vieil Arnolphe qui projette de l’épouser, elle est depuis lors élevée à l’écart du monde, éduquée selon les préceptes du vieux bougre « pour la rendre idiote autant qu’il se pourrait ». Devenue jeune femme, ignorant qu’elle est sur le point d’être unie à celui qu’elle considère comme un père, Agnès s’entiche d’Horace, volage, frivole et un brin idiot. Incestueux ? Grotesque ? Inquiétant, terrible, soutiendrait-on s’il ne s’agissait pas d’une fable imaginée par Molière il y a plus de trois siècles. Mise en scène résolument moderne Mais que dire de cette pièce, à l’aune de la lutte nouvelle pour les droits des femmes ? Que dire également de la mise en scène résolument moderne, imaginée par Stéphane Braunschweig, à qui l’on doit déjà d’excellents Tartuffe et Misanthrope ? Que l’une et l’autre rivalisent de justesse, voire d’intelligence. Qu’elles plongent le spectateur dans une fiction qui pourrait ne pas en être une. Qu’elles cachent sous des traits comiques des tragédies

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À la dérive

Théâtre | 2025. Tandis qu’en Europe la guerre fait rage et que le réchauffement climatique a finalement eu raison des quelques bonnes volontés, le Groenland et ses (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 février 2019

À la dérive

2025. Tandis qu’en Europe la guerre fait rage et que le réchauffement climatique a finalement eu raison des quelques bonnes volontés, le Groenland et ses réserves de gaz, de pétrole et d’uranium sont devenus le nouvel d’Eldorado. En mer, l’Arctic Serenity, ancien navire de croisière, est remorqué pour être transformé en hôtel de luxe. À bord, 6 inconnus embarqués clandestinement, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi. Alors que ce petit monde est en route, le remorqueur abandonne le navire, au beau milieu des eaux glacées internationales. Les passagers vont-ils pouvoir sauver leur peau ? À mi-chemin entre le polar nordique, le thriller politique et la comédie futuriste, Arctique entraîne le spectateur dans une fiction écolo-prémonitoire qui parvient à le tenir en haleine durant près de deux heures et demie. Un huis-clos maritime, des révélations à tiroir, et un travail scénique absolument remarquable mêlant théâtre, musique et vidéo dans un champ/hors champ captivant. Arctique, jeudi 14 et vendredi15 février à 20 heures à la Comédie de Saint-Etienne

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Alexandre Saffre dans l'Oeil du Petit Bulletin

Culture scientifique | Deuxième épisode de "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec l'interview d'Alexandre Saffre, chargé de médiation scientifique à La Rotonde. Ne vous inquiétez pas, il nous explique ce que c'est La Rotonde...

Nicolas Bros | Jeudi 17 janvier 2019

Alexandre Saffre dans l'Oeil du Petit Bulletin

Alexandre Saffre, chargé de médiation scientifique au CCSTI La Rotonde - École des Mines de Saint-Étienne est venu se prêter au jeu de l'interview pour parler entre autres de l'expo Rires qui se déroule jusqu'à fin janvier 2019.

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Bien s'orienter

O21 Le Monde / RDV orientation pour les 16/25 ans | Le Monde Campus organise une étape de son circuit O21 à la Comédie de Saint-Étienne ce jeudi. Cet événement, destiné aux 16/25 ans, propose des débats, rencontres, ateliers et même une soirée afin de mieux réfléchir à son orientation et prendre les bonnes décisions pour son avenir.

Nicolas Bros | Mercredi 16 janvier 2019

Bien s'orienter

La Comédie de Saint-Étienne accueille ce jeudi 17 janvier de 9h à 21h une étape du circuit O21 - s'orienter au 21e siècle. Organisé par l'organe Campus du groupe Le Monde, ce rendez-vous, créé en 2017, mixe débats interactifs, rencontres, ateliers ainsi qu'une soirée spéciale tout au long d'une journée dans une ville. En 2018, Saint-Étienne fait partie de la sélection des cinq villes retenues pour accueillir l'événement au même titre que Marseille, Paris, Nantes et Nancy. « L'événement se distingue des autres événements consacrés à l'orientation et entend faire réfléchir les jeunes, leur donner de l'énergie, provoquer des déclics » précise le communiqué de presse. Les conseils de Rachida Brakni, Thierry Mandon & co Ce jeudi à la Comédie, les 16/25 ans auront l'occasion de suivre plusieurs intervenants tels que la comédienne Rachida Brakni (actuellement en répétition de la pièce J'ai pris mon père sur mes épaules de Fabrice Melquiot, mis en scène par Arnaud Meunier), Thierry Mandon le direc

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Dire ou ne pas dire, telle est la question

Théâtre | Avec Les Juré.e.s, le théâtre redevient à la fois politique et support de réflexion.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Dire ou ne pas dire, telle est la question

7 Janvier 2015. Paris. Charlie Hebdo. Attentats. La France et le monde sont sous le choc. La peur s’empare du pays… En même temps que les débats passionnés. Qu’est-ce que la liberté d’expression ? Peut-on tout dire ? Doit-on tout dire, tout laisser dire ou à l’inverse censurer certaines pensées ? Au sein de la compagnie Tire pas la Nappe, on se met à réfléchir. Il est urgent de ralentir, de prendre le temps de poser ces questions, sans en précipiter les réponses. À la plume, Marion Aubert, dont le travail est bouleversé par les événements, se lance ainsi dans l’écriture d’une pièce. Ou plutôt d’une pièce dans la pièce. Juger ses propres comportements Les Juré.e.s donne à voir une troupe d’acteurs, qui se jette à corps perdus dans la création d’un spectacle autour du procès d’une œuvre condamnée pour avoir dépassé les limites de la liberté d’expression. Tantôt au plateau, cherchant le matériau de leur création, tantôt à la table, interrogeant leur travail, explorant toutes les questions qui se bousculent, les personnages construisent, déconstruisent, se mettent en quête des frontières de cette liberté, que les lois ont tant de mal à encadrer… Jusqu’

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Les jeunes invités à découvrir la Comédie et le théâtre

Théâtre | Vous avez entre 13 et 18 ans, vous habitez dans la Loire et vous ne savez pas quoi faire de vos journées pendant les vacances de la Toussaint. Les équipes (...)

Nicolas Bros | Mardi 16 octobre 2018

Les jeunes invités à découvrir la Comédie et le théâtre

Vous avez entre 13 et 18 ans, vous habitez dans la Loire et vous ne savez pas quoi faire de vos journées pendant les vacances de la Toussaint. Les équipes de la Comédie de Saint-Étienne ont pensé à vous et vous proposent un stage de 5 jours (du 22 au 26 octobre), gratuit, afin de découvrir le théâtre et cet équipement culturel "dernier cri" que sont les nouveaux bâtiments de la Comédie. Au programme de cette semaine intitulée Terrain de jeux, six metteurs en scène et comédiens encadrent ce stage et vous feront travailler expression corporelle, voix, écoute... Mais le programme prévoit également des visites de l'envers du décor et des rencontres avec des techniciens, costumiers, chargés de production, de communication. Signalons également que l'espace Boris Vian met en place également un stage pour les 14/18 ans, du 29 octobre au 3 novembre dans les locaux de la Comédie, autour de l'autofiction et de l'écriture au plateau. Intitulé LOVE#2, ce projet est la suite logique du premier volet #LOVE, initié en 2017. Cette année, les jeunes sont encadrés par les metteurs en scène Gabriel F. et Cécile Vernet ainsi que par le musicien Simon Chomel.

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Vincent Dedienne : « Ervart, c’est un shot de Tequila »

Rencontre | De retour dans la ville qui l’a formé à l’art de la scène, Vincent Dedienne campe actuellement Ervart dans la pièce d’Hervé Blutsch, mise en scène par Laurent Fréchuret à la Comédie. Rencontre.

Cerise Rochet | Mardi 2 octobre 2018

Vincent Dedienne : « Ervart, c’est un shot de Tequila »

Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche... Ca a l’air un peu barré cette histoire ! Carrément oui ! Il serait même difficile de raconter l’histoire. C’est une pièce où il y a énormément de rythme, moi je la compare à un shot de tequila. C’est une grande farce, mais pas que, puisqu’il s’agit quand même de l’histoire tragique d’un homme qui sombre dans la folie à cause de sa jalousie. Qu’est-ce que ça fait de retrouver une aventure collective après un seul-en-scène ? J’adore. Déjà, ça me repose un peu, je ne suis plus seul à porter un spectacle. Et puis, le one man show, c’est assez solitaire. Le soir, on se retrouve seul devant sa bière alors que là, je suis avec des gens vraiment drôles, et on a hâte de partir en tournée. C’est un peu la colo ! Le grand public vous a découvert un brin timide aux côtés de Maïtena Biraben dans Le Supplément. Aujourd’hui vous êtes hyper-aimé du public… Ca vous aide à vous sentir plus légitime ? Je pensais que j’aurais moins peur. Mais en fait pas du tout ! J’ai bien plus de press

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C'est la fête !

Fête de rentrée ! | Demain, vendredi 14 septembre dès 18h30, nous fêtons la rentrée à la Comédie de Saint-Étienne avec un gros programme. Le tout est gratuit. Programme de cette (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 septembre 2018

C'est la fête !

Demain, vendredi 14 septembre dès 18h30, nous fêtons la rentrée à la Comédie de Saint-Étienne avec un gros programme. Le tout est gratuit. Programme de cette soirée spéciale : - 18 h 30 : Répétition publique de Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche d'Hervé Blutsch, mise en scène de Laurent Frechuret / Théâtre de l’Incendie (30 min.) - dès 18 h 30 : Diffusion de fictions radiophoniques Into the little hill de Martin Crimp/Lélio Plotton/Cécile Bournay, avec les élèves de la Classe préparatoire intégrée 2017/2018 de l'École de la Comédie de Saint-Étienne (diffusion en boucle) - 19 h et 20 h : Projection du film Omerta de la réalisatrice stéphanoise Raphaelle Bruyas, avec les élèves de la promo 28 de l'École de la Comédie (58 min.) - 19 h, 19 h 30 et 20 h : Visites de La Comédie (30 min.) - 20 h : Et le loup continue de courir dans les forêts d’Alaska, un seul en scène de Valentin Clerc (1 h 20) - 20 h : Apéro festif avec Le Turak

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Découverte

Danse | Découverte de soi. Découverte de l'autre. Découverte de sensations, d'émotions proches de ces amours enfantines fraîches comme une bulle par deux êtres innocents, (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 septembre 2018

Découverte

Découverte de soi. Découverte de l'autre. Découverte de sensations, d'émotions proches de ces amours enfantines fraîches comme une bulle par deux êtres innocents, vierges de tout sentiment, qui vont explorer leur rapport au corps et à l'autre. Second volet du diptyque formé avec Duo, L'autre, créé à partir du journal d'Adam et du journal d'Eve de Marc Twain, prolonge la recherche chorégraphique de Cécile Laloy sur la relation amoureuse. L'autre, en tournée du 18 janvier au 7 février 2019 dans le cadre de La Comédie itinérante

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Liberté, je ne dis pas ton nom

SCENES | Il est baratineur, égoïste, menteur. Il n’a ni foi ni loi. Anti-héros que l’on aime détester, Peer Gynt veut accomplir de grandes choses… Et pour cela, tout (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 septembre 2018

Liberté, je ne dis pas ton nom

Il est baratineur, égoïste, menteur. Il n’a ni foi ni loi. Anti-héros que l’on aime détester, Peer Gynt veut accomplir de grandes choses… Et pour cela, tout est permis. Fuir son village, sa mère veuve, sa vie de paysan, ses responsabilités, son amour. Partir défier le vaste monde quitte à rater tout ce qu’il entreprend. Une quête de soi, un questionnement sur l’existence. Avec cette pièce fantasque d’Ibsen, David Bobée interroge les grands bouleversements de notre monde. Peer Gynt, du 28 au 30 novembre à la Comédie de Saint-Etienne

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Ô rage, ô désespoir

SCENES | Après s’être attaqué à Shakespeare, Thomas Jolly transporte les amoureux des grands auteurs dans l’Antiquité romaine, en mettant en scène la tragédie la plus (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 septembre 2018

Ô rage, ô désespoir

Après s’être attaqué à Shakespeare, Thomas Jolly transporte les amoureux des grands auteurs dans l’Antiquité romaine, en mettant en scène la tragédie la plus sombre de Sénèque. Un combat fratricide, de la tromperie et du cannibalisme… L’horreur absolue. Destin tragique, que celui de Thyeste, par lequel Jolly dissèque l’instinct animal qui, en chaque homme, peut parfois mener aux violences les plus abominables. Thyeste, du 16 au 19 octobre à 20 heures à la Comédie de Saint-Étienne

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Tel cocu qui croyait prendre

SCENES | Ervart se pense cocu, sa paranoïa le pousse à faire n’importe quoi… Jusqu’à rendre chèvre son propre psychanalyste. Sa femme Philomène ne parvient pas à le (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 septembre 2018

Tel cocu qui croyait prendre

Ervart se pense cocu, sa paranoïa le pousse à faire n’importe quoi… Jusqu’à rendre chèvre son propre psychanalyste. Sa femme Philomène ne parvient pas à le raisonner. Maurice, l’agent secret zoophile, est quant à lui chargé de démanteler un sombre réseau terroriste. Enfin, Anastasia Zilowski, comédienne bilingue, cherche désespérément du boulot… Une immense dinguerie, réinvention de la farce contemporaine, notamment campée par un Vincent Dedienne aussi loufoque qu’on le connaît. Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche, du 2 au 5 octobre à la Comédie de Saint-Etienne

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Ça pulse pour la promo 28

Théâtre | Le spectacle de sortie des élèves de la Comédie, écrit par Pauline Sales et mis en scène par Arnaud Meunier, raconte l’histoire d’une bande d’ados à dix ans d’intervalle. Dans une atmosphère de légèreté estivale, le destin de ces jeunes adultes bascule dans une gravité dictée par un événement imprévu.

Houda El Boudrari | Mardi 5 juin 2018

Ça pulse pour la promo 28

Une bonne fée s’est penchée sur le berceau de la promo 28 de l’école de la Comédie de Saint-Étienne en leur offrant comme marraine Pauline Sales, co-directrice depuis 2009 du Préau (centre dramatique national de Normandie-Vire). Pour leur spectacle de fin d’études, les dix jeunes comédiens (dont six filles) ont eu droit à un texte sur-mesure de la plume incisive de cette talentueuse dramaturge qui dissèque avec minutie, mais non sans humour, les états d’âmes de ses contemporains. « Pas une pièce pour ados à l’américaine » Il y a trois ans, le public de la Comédie de Saint-Étienne avait découvert son art du dialogue dans le truculent feuilleton théâtral Docteur Camiski ou l’esprit du sexe, et les fidèles auront eu l’occasion d’apprécier à nouveau sa plume désopilante cette saison lors de l’excellente pièce J’ai bien fait ?. Cette fois-ci, exit les tribulations d’un sexologue tourmenté et la crise existentielle d’une quadra bobo, c’est sur un tout autre registre que l'institution théâtrale stéphanoise e a convoqué le talent de Pauline Sales : une histoire d’ados pour des ados, programmée d’ailleurs au festival d’Ados de Vire qui s’est tenu

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La dose d'hémoglobine

Théâtre | Dans une maison pavillonnaire, un couple découvre une jeune femme cachée dans le jardin. Elle semble égarée et paniquée. L’intrusion de ce mystérieux personnage (...)

Houda El Boudrari | Mercredi 4 avril 2018

La dose d'hémoglobine

Dans une maison pavillonnaire, un couple découvre une jeune femme cachée dans le jardin. Elle semble égarée et paniquée. L’intrusion de ce mystérieux personnage va faire basculer leur vie dans le fantastique. Après avoir revisité dans Vanishing Point les codes du "road movie" en entremêlant sur scène musique live et tournage en direct, l’auteur-metteur en scène Marc Lainé se penche cette fois-ci sur l’esthétique du cinéma "d’horreur". Par les moyens du théâtre, il désire interroger au plateau la figure du loup-garou. Contrairement au cinéma qui privilégie souvent le spectaculaire à la réflexion, Marc Lainé, pour sa part, choisit de questionner tous les trucages. Par un dispositif "home made", il nous permet d’assister en direct à la transformation de la comédienne, par le jeu du maquillage et l’utilisation de prothèses. Loin de tout réalisme, Hunter se revendique comme « un conte contemporain radicalement pop », puisant dans les références cinématographiques et dans lequel il est question de désir. Du désir le plus destructeur et de ses représentations les plus monstrueuses. Hunter, du mardi 24 au jeudi 26 avril à 20h à La Co

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Au musée des vieilles !

Théâtre | Catherine Hiegel et Tania Torrens exhibent les affres de l’âge dans "La nostalgie des blattes", spectacle "beckettien" signé Pierre Notte. Une comédie qui donne un peu le cafard, avouons-le.

Houda El Boudrari | Mardi 6 mars 2018

Au musée des vieilles !

C’est un monde sans gluten, ni détritus, ni champignons, ni moucherons, ni sucre, ni cigarettes, un monde idéalisé, aseptisé, blanc, débarrassé enfin de tout ce qui pourrait faire tache. Dans ce monde parfait, elles, les deux vieilles, elles en viennent à regretter les abeilles, le miel, les vins, le roquefort, les pigeons et les rats, elles ont parfois la nostalgie des blattes. Concours des signes de la vieillesse : taches sur les mains, rides au front, paupières tombantes. Elles exhibent dans cette fête foraine désertée les effets du temps sans collagène, ni bistouri, ni Botox. Elles sont les seules, les ultimes vraies vieilles d’un monde où rôde une brigade sanitaire. Elles attendent un passant, un client, un sauveur. Rien ne vient. Elles se foutent sur la gueule au moindre centimètre carré volé par l’autre. « Il est bâclé votre Alzheimer » L’une, Tania Torrens, mime un parfait Parkinson dans un art consommé de la main branlante… L’autre, Catherine Hiegel, surjoue un Alzheimer que sa comparse juge peu crédible : « Il est bâclé votre Alzheimer. » Ces deux anciennes de la Comédie-Française ont sollicité Pierre Notte pour imaginer une pièc

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Variations

Danse | Les photographes, cinéastes, chorégraphes... tous les professionnels des arts visuels connaissent bien l'importance du regard dans l'échange qui (...)

Monique Bonnefond | Mardi 6 février 2018

Variations

Les photographes, cinéastes, chorégraphes... tous les professionnels des arts visuels connaissent bien l'importance du regard dans l'échange qui s'établit avec le modèle. Changer un élément, la prise, l'angle de vue modifie la perception initiale et la renouvelle. C'est cette notion de "variation" qui a amené Loïc Touzé, dans Forme Simple, à s'emparer d'une œuvre immense appartenant au panthéon de la musique classique : les Variations Goldberg de Bach, remarquablement interprétées par la prestigieuse claveciniste Blandine Rannou. Pour Loïc Touzé, cette oeuvre offre « un inépuisable territoire d'investigation pour le mouvement ». Le danseur et chorégraphe donne à voir ce qui, dans le même geste reproduit autrement, va créer un mouvement inédit et ouvrir de nouvelles perceptions. Ce spectacle propose une riche exploration visuelle tout en réconciliant geste et musique. On voudrait ainsi arrêter l'instant et la ligne au moment de la plus haute perfection. Forme Simple, du lundi 26 au mercredi 28 février, à La Comédie de Saint-Étienne Forme Simple, du lundi 26 au mercredi 28 février à La Comédie de Saint-Étienne

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La fin du salon russe

Théâtre | Dans "Un mois à la campagne", Alain Françon nous offre un condensé du théâtre émotionnel de Tourgueniev, dans une mise en scène au plus près du texte écrit en 1850, serti dans l’écrin d’une nouvelle traduction de Michel Vinaver.

Houda El Boudrari | Mercredi 3 janvier 2018

La fin du salon russe

L’engouement que suscite le théâtre russe sur les planches françaises a gagné la Comédie de Saint-Etienne qui a programmé cette saison une étonnante adaptation des 3 sœurs de Tchekhov par la metteure en scène brésilienne Christiane Jatahy (What if they went to Moscow ?), suivie de la fusion de ces mêmes Trois sœurs avec Ivanov sous la talentueuse direction de Julie Deliquet (Mélancolie(s) ). Cette fois-ci, retour au classique, à la place du texte et au respect du contexte historique avec Un mois à la Campagne de Tourgueniev mis en scène par Alain Françon. Dans ce "récit dramatique" écrit en 1850, Ivan Tourgueniev explore les conduites amoureuses de ses contemporains. La paisible vie de famille des Islaïev est bousculée par l’arrivée de Beliaev, étudiant moscovite engagé pour l’été comme précepteur. Le côté rustique du jeune russe tranche avec la sophistication vaine et les conventions corsetées de cette aristocratie en déclin. « Cette pièce raconte la fin du salon, un peu comme dans le théâtre d’Ibsen » résume Alain Françon. On découvre chez Tourgueniev une imbrication entre désir amoureux et

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La Comédie recherche des figurants

Appel à participation | Dans le cadre de sa campagne de communication réalisée par Jean-Antoine Raveyre de la saison 18/19, La Comédie de Saint-Étienne recherche des (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 décembre 2017

La Comédie recherche des figurants

Dans le cadre de sa campagne de communication réalisée par Jean-Antoine Raveyre de la saison 18/19, La Comédie de Saint-Étienne recherche des figurants pour une photo de groupe réunissant 100 à 140 personnes. La séance se déroulera dimanche 19 décembre de 9h30 à 12h à la Bourse du travail de Saint-Étienne, dans le quartier des Ursules. Pour participer, il faudra s'habiller en vêtements contemporains dans les gammes couleurs énoncées haut : chemise, pull, t-shirt : brun, gris, ocre, marron, jaune (non vif) et vert (non vif) bas : un jean bleu ou noir, pantalon gris ou noir. Au préalable à la séance, il faut également envoyer un mail à dvallon@lacomedie.fr

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L'École de la vie : Entre deux

ECRANS | de Maite Alberdi (Fr.-Chi-.P.-B., 1h32) documentaire…

Vincent Raymond | Mercredi 15 novembre 2017

L'École de la vie : Entre deux

La vie quotidienne dans une école chilienne spécialisée accueillant des adultes atteints du syndrome de Down (la Trisomie 21) : le travail à l’atelier gastronomie, l’amitié et les histoires de cœur minées par les décisions des tuteurs légaux… Maite Alberdi cadre les élèves serrés, dans une très grande proximité, à l’extrême limite parfois de l’intimité gênante (sans franchir la ligne jaune de l’obscénité), gardant parents et éducateurs dans un flou visuel volontaire. Ce dispositif tranché facilitant la focalisation sur ses héros — Rita, au régime, qui tente de soustraire du chocolat en cachette, Anita et Andrés désireux de se marier malgré l’opposition parentale…—, et permettant d’adopter plus aisément leur point de vue, est sans doute la meilleure idée de ce documentaire. L’École de la vie laisse en effet une impression mitigée, découlant pour partie des méthodes en apparence paradoxales de l’école. Certes, les élèves semblent disposer d’une liberté d’action complète et s’épanouir lorsqu’ils préparent de la pâtisserie, mais ils sont étrangement infantil

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Horizon voilé

Théâtre | En adaptant le puissant roman du Prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, Neige, Blandine Savetier met en scène une lecture subtile des tiraillements de la société turque entre laïcité et islamisme, traditions et modernité

Houda El Boudrari | Mardi 3 octobre 2017

Horizon voilé

Le poète Ka, revenu de son exil à Francfort, est recruté par un journal stambouliote pour enquêter sur des suicides de jeunes filles voilées à Kars, ville de l’extrême est de la Turquie et suivre les élections municipales qui vont s’y dérouler. Dans cette ville frontière coupée du monde par une tempête de neige et en pleins troubles liés à cette élection à haut risque, il se retrouve pris entre les autorités kémalistes laïques et les islamistes, qui tous veulent instrumentaliser les filles voilées, les suicides et le poète qu’il est. Ka est venu aussi à Kars pour retrouver la belle Ipek, jadis connue à l’université. La neige qui nimbe la ville lui confère une poésie mélancolique, propre aux lieux oubliés du monde, où se répondent avec une intensité fiévreuse le vide existentiel et la recherche du sens. Ka y retrouve surtout son inspiration poétique perdue. Il traverse comme un "derviche" les évènements extraordinaires qui secouent la ville, la roue de l’histoire se met en branle et finit par le happer à son tour. Deux thèmes, deux mouvements Le travail dramaturgique de la metteure en scène Blandine Savetier, artiste associée au Théâtre National de

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La ministre de la Culture à Saint-Étienne

Info | Mme Françoise Nyssen, actuelle ministre de la Culture, a confirmé au maire de Saint-Étienne, M. Gaël Perdriau sa participation à l'inauguration de la (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 août 2017

La ministre de la Culture à Saint-Étienne

Mme Françoise Nyssen, actuelle ministre de la Culture, a confirmé au maire de Saint-Étienne, M. Gaël Perdriau sa participation à l'inauguration de la nouvelle Comédie, le 16 octobre prochain. Situé dans le quartier Manufacture/plaine Achille, à proximité du Fil et d'une surface totale de 8 000 m2, cet équipement culturel accueille notamment deux salles de spectacles avec des capacités de 700 et 300 places. L'après-midi, elle rendra visite à l'équipe du Nouveau Théâtre Beaulieu, qui a subi un incendie de leurs locaux en juin dernier.

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Dedienne, trois fois plutôt qu'une

Humour | Vincent Dedienne, qui a (presque) débuté avec Le Petit Bulletin à Grenoble et passé par l'École de la Comédie de Saint-Étienne, revient en terres stéphanoises cette (...)

Nicolas Bros | Vendredi 24 février 2017

Dedienne, trois fois plutôt qu'une

Vincent Dedienne, qui a (presque) débuté avec Le Petit Bulletin à Grenoble et passé par l'École de la Comédie de Saint-Étienne, revient en terres stéphanoises cette année avec son seul-en-scène S'il se passe quelque chose. Déjà complets le 14 avril à La Ricamarie et le 18 octobre à la salle Jeanne d'Arc, une nouvelle date vient d'être programmée le lundi 18 septembre dans cette même salle. Vincent Dedienne dans S'il se passe quelque chose, vendredi 14 avril au Centre culturel de La Ricamarie (complet), mercredi 18 octobre à 20h30 (complet) et lundi 14 septembre à 20h, à la salle Jeanne d'Arc à Saint-Étienne

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L'horloge tourne

Culture scientifique | Le koala qui dort 20 heures par jour, est-il paresseux ? Un bébé a-t-il la même respiration qu'un adulte ? Comment font les chauve-souris pour rester (...)

Nicolas Bros | Mercredi 1 mars 2017

L'horloge tourne

Le koala qui dort 20 heures par jour, est-il paresseux ? Un bébé a-t-il la même respiration qu'un adulte ? Comment font les chauve-souris pour rester perchées par leurs pattes ? Voilà quelques-unes des questions qui trouveront leurs réponses dans l'exposition Clock - Les horloges du vivant qu'abrite La Rotonde - CCSTI (ou Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de l'École des Mines) avec le collectif Art'M, Science by Art. Jacques Roux, commissaire de l'exposition et président de ce dernier, a conçu un balade passionnante au coeur des horloges biologiques humaines, animales et végétales. Après deux ans de travail de conception, Clock propose aux petits comme aux grands en 60 activités interactives (jeux, tablettes numériques, sons, quizz...) réparties sur 5 espaces (le végétal, l'animal, le corps humain, les horloges et le sommeil) de s'éveiller à des problématiques scientifiques du quotidien. Tout en vulgarisant de manière ludique, l'équipe d'Art'M a réussi le tour de force de conserver le fonds scientifique de l'exposition intacte, grâce notamment à la caution apportée par André Klasfeld et Claude Gonfrier, chercheurs au CNRS, à l'INSERM et membres de

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Le club des 5

Naming du site de la future ex-Comédie | Le départ de la Comédie de Saint-Étienne de son site historique de Loubet va laisser place à un nouveau pôle culturel. Mais ce dernier n'a pas encore de nom (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 février 2017

Le club des 5

Le départ de la Comédie de Saint-Étienne de son site historique de Loubet va laisser place à un nouveau pôle culturel. Mais ce dernier n'a pas encore de nom définitif. Après avoir lancé un appel à participer à la population stéphanoise pour le choix de l'appellation de ce futur équipement, la Ville de Saint-Étienne a retenu cinq propositions : Les Tréteaux, La Comète, La Scène, Le Panassa et L'Alpha. Dès le 16 février et jusqu'au 31 mars, les Stéphanois sont appelés à voter pour leur nom favori en se connectant sur le site de la municipalité (www.saint-etienne.fr). Pour rappel, le calendrier des travaux prévoit une démolition du coeur de l'îlot concerné de mai à juillet 2017, puis une préparation et un début des travaux en octobre 2017 pour une ouverture du nouvel équipement prévue au cours du premier semestre 2019. Le budget total du projet est de 7, 64 M€ (dont 4, 85 M€ de travaux HT), cofinancé par la Ville de Saint-Étienne et la Région Auvergne-Rhô

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L’argent et Moi

Théâtre | Dans Mon Fric, David Lescot écrit le récit d’une vie, celle de Moi, à travers le prisme de son rapport à l’argent, entre 1972 et 2040. Un Moi, auquel on (...)

Houda El Boudrari | Mardi 10 janvier 2017

L’argent et Moi

Dans Mon Fric, David Lescot écrit le récit d’une vie, celle de Moi, à travers le prisme de son rapport à l’argent, entre 1972 et 2040. Un Moi, auquel on s’identifie très vite. L'enfance, avec les premières étrennes, encore empreinte d’URSS, de culture marxiste, d’argent de poche et de rock. L'âge des possibles, où l'on apprend à dépenser l’argent qu’on n’a pas toujours, avec les copains ; y défilent le chanteur Renaud, l’Inde, Darty. Enfin, le fric qu’on gagne vraiment, pour assurer son ménage, une enfant, c’est l’avènement du libéralisme sauvage. Puis le divorce, les pensions alimentaires, l’espoir des économies alternatives, et avec l’âge, un certain détachement. Mon Fric balaie ces soixante-dix ans d’existence, à cheval entre deux siècles, durant lesquels les paradigmes changent à l’instar de la monnaie, avec une belle énergie, et semble nous raconter notre histoire intime, tant l’argent nous révèle aussi. Mon Fric est une épopée musicale, chorale, drôle et légère. Après nous avoir enchanté la saison dernière avec Les glaciers grondants, comédie scientifico-romantique sur le climat, David Lescot signe encore une fois un texte

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Un nouveau pôle culturel à Saint-Étienne

ACTUS | Après le futur déménagement de la Comédie de la rue Emile Loubet vers le quartier de Manufacture/Plaine Achille au printemps 2017, les locaux occupés actuellement par l'institution théâtrale seront requalifiés en pôle culturel. Un projet massif, d'une enveloppe totale de 7, 64 M€, destiné à proposer aux artistes locaux un lieu qu'ils pourront s'approprier.

Nicolas Bros | Vendredi 4 novembre 2016

Un nouveau pôle culturel à Saint-Étienne

« Une maison des pratiques amateurs et de l'émergence du spectacle vivant », voilà le projet souhaité par la Ville de Saint-Étienne et sa délégation culturelle, en lieu et place de la future ex-Comédie de Saint-Étienne. Situé en plein coeur du quartier Beaubrun-Tarentaize, à deux pas de la CPAM, ce bâtiment historique de la culture stéphanoise va donc rester un lieu de pratiques culturelles malgré le départ de l'institution théâtrale. Après des travaux conséquents qui devraient débuter en octobre 2017, le lieu aura plusieurs fonctions. Tout d'abord, il accueillera les écoles de musique du centre-ville et Massenet fusionnées ainsi que le département théâtre et la spécialité musique du Conservatoire Massenet (uniquement pour les actions de médiations de type orchestre à l'école ou les répétitions d'ensembles). D'autre part, les activités de diffusion de la salle Jeanne d'Arc, notamment les concerts de fin d'année d'ensembles amateurs, seront également accueillis dans cet espace. Tout comme l'école de l'oralité, projet social et culturel mené par l'ensemble de musiques anciennes Canticum Novum. De la formation, des ateliers et toujours deux salles de spectacles

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