Nuits de Fourvière

Art contemporain et numérique : événements à venir

Entre vos mains

Dans cette exposition-spectacle, Marc Lainé brouille les frontières entre réel et imaginaire et équipe les visiteurices d’un casque audio pour explorer sept installations mystérieuses, convoquant chacune un langage différent entre image, son, danse, sculpture ou écriture pour dialoguer avec l'invisible.

Unis pour la vie

Restitution de la résidence artistique menée par Perrine Lacroix aux Établissements L. Rustin (Sarthe), portée par Les Moulins de Paillard. Projet soutenu par le Ministère de la Culture – DRAC Pays de la Loire dans le cadre du dispositif Résidence artistique en entreprise.

Double jeu

Vernissage le 5 février à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Sabine Leclercq et Guilaume Perez pour une exposition collective de leurs travaux, explorant le portrait, l'archive, les formes et la couleur.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

Matthias Odin

Vernissage le 5 février à partir de 18h. À travers ses œuvres, Matthias Odin explore les thématiques de l'errance, la rencontre, l’égarement, la construction de soi et l’adaptation en s'inspirant de ses expériences quotidiennes pour interroger plus largement le commun, porté par le hasard et la dérive urbaine.

Notre avis : Avec cette exposition, Matthias Odin orchestre un corps-à-corps entre remémoration, création et matérialité du réel. Home again se déploie ainsi comme la transcription d'errances intimes, une archéologie sensible qui se construit dans l'écart, les coïncidences, les jeux de parallaxe et la (re)création mnésique. Ce récit ne saurait s'inscrire dans une linéarité continue : il s'incarne au contraire dans une composition fragmentaire, éprouvant toute narration stable et restituant à l'existence sa discontinuité fondamentale.

Steph Cop

Inspiré par le massif du Morvan, là où il a installé son atelier, Steph Cop donne vie à des sculptures en bois réalisées à partir d'arbres déjà tombés pour leur donner une seconde vie, tantôt sous forme anthropomorphique, tantôt sous des formes plus abstraites.

Notre avis : Steph Cop a installé son atelier au cœur des Noires Montagnes dans le Morvan, un environnement qui inspire la vitalité de ses sculptures sur bois (réalisées à partir d'arbres tombés). Elles donnent comme une seconde vie aux arbres, parfois à travers des formes abstraites, parfois à travers des figures plus anthropomorphes. De petite ou de grande taille, ses œuvres recèlent une puissance poétique et formelle qui nous émeut beaucoup.

Alan Romeira

Vernissage le 31 janvier de 14h à 18h. Troisième lauréat d'Estampes en Région Auvergne-Rhône-Alpes, Alan Romeira vient présenter une exposition monographique des œuvres de son nouveau cycle, consacré à ses origines portugaises dans la région de l’Algarve, à l’extrême sud du pays, à travers l’édition d’un ensemble de lithographies inédites issues de l’album familial et des installations interrogeant le parcours de ses grands-parents.

Tatiana Bailly

Le travail de Tatiana Bailly donne à voir des paysages sensibles et poétiques se construisant au gré des imprévus et de ses rencontres avec les humains, l’environnement et le monde végétal. Sa manière de travailler revêt une dimension intuitive, brute et organique, dans la lignée des artistes féminines des années 1970 qui ont contribué à l’émergence de l’art textile.

40+1

Cette année, le CAP Saint-Fons souffle sa quarantième bougie et convie à cette occasion quarante et un·e artistes de la scène émergente française pour célébrer et de valoriser les artistes d’aujourd’hui, ainsi que celles et ceux qui ont contribué à écrire l'histoire du Centre d’art depuis sa création, avec plus de 80 œuvres réfléchissant sur le thème de l'artiste et sa précarité, ainsi que le centre d'art comme lieu institutionnel.

Delphine Dénéréaz

Dans l’espace de l’artothèque de la Maison du livre, de l’image et du son, Delphine Dénéréaz invite à explorer les vestiges de Delfunland, un monde enfoui, dédié en son temps à l’amour et aux dauphins. Entre Cadillacs, fontaines, façades, boutiques de souvenir et chambres d’hôtel, le décor s’empare du réel pour inventer une expérience sensorielle inédite.

Alan Croissant

La nouvelle exposition d'Alan Croissant, A necessary escape, propose de creuser une brèche dans l’ordinaire pour trouver un passage secret derrière une surface et détourner les signes pour y glisser un souffle neuf à travers un détail, un objet détourné ou une couleur, comme une manière de tenir, de respirer et d’habiter autrement.

Notre avis : A necessary escape incarne l'articulation mouvante, instable, éolienne, d'une réflexion esthétique instiguée par l'expérience d'un travail dans une chocolaterie à la chaîne. À travers la subversion des matériaux présents dans l'environnement productif, l'artiste provoque la circulation du sens dans un espace expositif où la monochromie jaune se manifeste par l'entremise d'un choix précis et ponctuel. L'injonction à « faire du beau » du poste de travail se mue ici en geste libératoire, permettant au bruit de se tisser avec une ancienne comptine anglaise et au convoyeur d'exhiber son inutilité.

Liv Schulman

Vernissage le 19 mars à partir de 18h. Inspiré par des évènements comme l'arrivée du câble en 1990 et le crash financier de 2001, le travail de Liv Schulman prend la forme de fictions filmées, de séries TV, de lectures-performances et d’écriture romanesque, avec en leur cœur des discours portant sur la place de la subjectivité dans l’espace politique et de la difficulté de lui accorder du crédit.

Jeu double

Vernissage le 2 avril à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier pour une exposition collective de leurs travaux explorant le tissu, le passage du temps et le cycle de la vie.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

Encore lui ! Jean-Claude Guillaumon

Avec sa nouvelle exposition, le Musée d'art contemporain de Lyon propose une rétrospective dédiée à l'artiste lyonnais Jean-Claude Guillaumon, qui s'est illustré pendant près de soixante ans à la peinture, puis à l'happening et à l'art environnemental avant de se consacrer à la photographie, le tout avec malice et engagement.

Notre avis : Avec cette rétrospective, le MAC exhume une œuvre qui fait du doute une méthode et du jeu un principe critique. Obstinément rétif aux catégories, Jean-Claude Guillaumon utilise l'image comme un terrain d'essai, non pour s'affirmer, mais pour se dédoubler, se contredire, jusqu'à atteindre le point de dissolution. Entre apparition et effacement, ses expérimentations photographiques interrogent avec ironie la condition même de l'artiste, pris dans le flux ordinaire du monde.

Giulia Andreani

Pendant plus de quatre mois, le Musée d'art contemporain de Lyon accueille l'artiste italienne Giulia Andreani pour une exposition d'une cinquantaine d'œuvres retraçant plus d’une décennie de sa pratique artistique et son évolution. Intitulée Peinture froide, elle explore la représentation des pouvoirs au 20e siècle à travers la guerre, l’art, mais aussi les figures oubliées et leur rôle social majeur.

Regards sensibles - Œuvres vidéo de la collection Lemaître

Pendant plus de trente ans, Isabelle et Jean-Conrad Lemaître ont constitué l’une des plus importantes collections d'art vidéo en mains privées en France. Commissariée par Tasja Langenbach, spécialiste reconnue en la matière, à la tête du festival Videonale – Festival for Video and Time-Based Arts en Allemagne, cette exposition retrace le parcours de leurs découvertes, abordant des enjeux sociaux, politiques et économiques.

Bar CodeX

Fondé par les artistes Kalen Iwamoto et Julien Silvano, le duo Wen New Atelier explore dans ses œuvres le langage comme une matière plastique. Dans cette nouvelle exposition investissant le bar du Musée d'art contemporain, ils transforment le lieu en un dispositif pour inviter le public à participer à la fabrication du sens à travers des œuvres interactives, des protocoles d’écriture et des collaborations inédites.