Chez Pimousse, partage et beaujolais

Restaurant | Un bistrot à partager, en bord de Saône : Pierre-Michaël Martin régale chez Pimousse.

Adrien Simon | Lundi 5 juillet 2021

Photo : © Chez Pimousse


Il naviguait jusqu'à présent pour la flotte de Floriant Remont, Pierre-Michaël Martin a désormais accosté en bord de Saône, au pied de La Croix-Rousse. Ses cookies garnissaient les tables des Bistrots du Potager, Pimousse en reprend les codes : un intérieur soigné (ici blanc, bois clair, verre et lumière) pour des tables à partager et des magnums de beaujolais.

Après quelques tapas — jambon noir de Bigorre, burrata (petits pois et fèves) ou thon rouge et pequillos (16€) —, de vrais plats : de pigeon (artichaut et figues), de bœuf (raturé), de cabillaud.

Et surtout, les ris de veau (anchois et escargots) servis fumants à même la poêle (25€). En plus des cookies, une cave sans fond, dans laquelle piocher du Champagne Drappier (brut nature, 64€), un brouilly de Lapalu (46€), ou un mythique Silex de Dagueneau (148€).

Chez Pimousse
27 quai Saint-Vincent, Lyon 1er
Midi et soir ; fermé le week-end

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Food Traboule ou la Tour Rose rebootée

Food Court | L'institution gastronomique du Vieux Lyon, franchement rajeunie, se transforme en festival permanent de street food.

Adrien Simon | Jeudi 16 janvier 2020

Food Traboule ou la Tour Rose rebootée

Les petits panneaux destinés aux touristes perdus indiquent encore La Tour Rose. Il faudra bientôt rajouter "2.0" : l'institution prestigieuse n'est plus. Depuis le départ de Philippe Chavent, qui fit beaucoup dans les 90's pour ne pas laisser la gastronomie lyonnaise s'encroûter, elle allait de mal en pis. Mais la voilà rénovée ! Et scindée en deux entités : MiHotel gérant 14 suites, à mi-chemin entre l'appart' et l'hôtel, et donc le Food Traboule. Qu'est-ce ? Un food court, une "aire de restauration", comme on en trouve dans la plupart des grandes métropoles (genre le Mercado da Ribeira de Lisbonne ou le Grand Central Market de L.A.), habituellement dans d'anciennes halles ou hangars. Ici c'est un food court "à la Lyonnaise" donc fier de son passé. Notez : on est à la fois en plein cœur du quartier Unesco, dans les murs d'un ancien étoilé Michelin, lui-même dans la rue (du Bœuf) la plus étoilée de France. L'Ovni a été baptisé en grande pompe ce mardi 14 janvier. On aurait dit qu'on inaugurait la Cité de la Gastronomie, la vraie — celle de l'Hô

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Des papilles ouvertes sur le monde

Refugee Food Festival | Pour la troisième fois, des restos lyonnais invitent des chefs réfugiés à partager leur cuisine.

Adrien Simon | Mardi 11 juin 2019

Des papilles ouvertes sur le monde

C'était en février et vous êtes certainement passés à côté, malgré la retransmission télé, le tapis rouge, les enveloppes et De Caunes : le monde de la gastronomie se dotait d'un nouveau classement mondial, encore un, les World Restaurant Awards, créé par Joe Warwick et le Lyonnais Andrea Petrini, tous deux échappés de l'organisation du plus fameux des classements, le 50 Best. Ces Awards, dont le jury était composé de grands noms de la cuisine mondiale (René Redzepi, David Chang ou Alex Atala, par exemple), sut à la fois récompenser de petits nouveaux très cools (comme Wolfgat et ses vingt couverts sur une plage d'Afrique du Sud) et ménager ceux qui font encore la pluie et le beau temps dans l'univers gastronomique (Ducasse ou Passard). Et applaudir des initiatives rappelant que les restaurateurs ont aussi d'autres ambitions que de nourrir Instagram et monter dans les classements internationaux. Par exemple, Food for Soul, l'association du chef étoilé italien Massimo Bottura qui cuisine des invendus pour les offrir à des gens dans le besoin dans des lieux rénovés par des artistes. Ou enfin, le Refugee Food Festival qui a reçu le prix de l'événe

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Le Bistrot du Potager Gerland : ça déménage !

Restaurant | Cette quasi institution de la rue de la Martinière se téléporte du côté de Gerland. Le voyage lui a fait un bien fou.

Adrien Simon | Mardi 17 octobre 2017

Le Bistrot du Potager Gerland : ça déménage !

Depuis la cour du Croiseur, salle de spectacle du 7e, on observait l'année dernière de grandes grues s'affairer au sein d'un chantier monstre. C'était durant le Salon des Débouchées, hommage de novembre aux vins propres (nous en reparlerons). Quant au projet immobilier en question, il s'agissait de Gerland 75, réhabilitation, en logements et bureaux, des anciens Magasins Généraux de la Mouche. L'année dernière, la petite halle en pierres du XIXe se tenait toute seule au milieu d'un terrain vague. Aujourd'hui, même si elle attend toujours les parcs paysagers qui devraient l'entourer, la voilà habitée par un tout neuf Bistrot du Potager. Rappel : il y a presque douze ans, Franck Delhoum ouvrait le Potager des Halles, à la Martinière (dans le 1er), avant de lui adjoindre un bistrot à tapas. Or, Franck a mis les voiles, direction Gerland. Un quartier plein d'avenir si l'on en croit la Métropole, qui vante à grand renfort de plaquettes chics, un « territoire » en « métamorphose », attirant de « nouvelles énergies créatrices »

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