Nuits de Fourvière : triple M en juin prochain

Stéphane Duchêne | Lundi 11 octobre 2021

Photo : © DR


Il vous a manqué, M ? Voilà en tout cas deux ans que l'homme-lettre n'est pas monté sur scène — la dernière fois c'était en décembre 2019 — et le connaissant ça doit autant le démanger que ça démange ses fans. Qu'on se rassure, voici le grand retour en live de l'avatar de Mathieu Chedid qui dans la foulée de l'annonce de la tournée de son nouveau spectacle vient d'annoncer trois dates consécutives — pour éponger l'appétit des M-ophiles — aux prochaines Nuits de Fourvière. C'est pour les 20, 21 et 22 juin au Théâtre Antique, donc — ou d'autre ? Ne nous précipitons pas, l'ouverture des réservations attendra le 11 mars 2022.

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"Le Peuple Loup" de Tomm Moore : rameutez-vous au ciné !

Dès 8 ans | Irlande, au Moyen Âge. Son père ayant été chargé par le fourbe seigneur local d'exterminer les loups de la forêt voisine, la jeune et intrépide Robyn rêve de (...)

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Irlande, au Moyen Âge. Son père ayant été chargé par le fourbe seigneur local d'exterminer les loups de la forêt voisine, la jeune et intrépide Robyn rêve de l’aider. Au cours d’une promenade, elle fait la connaissance de Mebh, mi-fillette, mi-louve, qui lui fera changer d’avis… Dire qu’on a failli manquer ce joyau ! Un bruit (heureusement démenti par les faits) laissa un temps croire que Le Peuple Loup annocé il y a tout juste un an sur les écrans (!) rejoindrait Mulan ou Soul sur une plateforme SVOD sans passer par la case grand écran. C’eût été un incommensurable gâchis car comme tous les films d’animation ouvragés par Tomm Moore, sa magnifique singularité mérite de se déployer en salle. Car il reviste la légende du loup-garou (devenant ici des Wolfwalkers) autant qu’il s’approprie l’imagerie graphique celtico-médiévale pour concevoir une esthétique audacieusement rétro et spectaculairement lisible dans son design. Cette fusion spectaculaire, déjà explorée dans Brendan et le Livre de Kells et Le Cha

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David Kimelfeld : « il est encore temps de revenir sur votre décision ! »

Fagor-Brandt | L'ancien président de la Métropole, David Kimelfeld, désormais dans l'opposition, ne digère pas la décision de son successeur Bruno Bernard de mettre fin à l'expérience Fagor-Brandt, lui qui a initié un véritable élan métropolitain autour de l'urbanisme transitoire.

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

David Kimelfeld : « il est encore temps de revenir sur votre décision ! »

Comment avez-vous pris la décision de Bruno Bernard de mettre fin à l'aventure Fagor-Brandt ?David Kimelfeld : D'abord, ce que je ne comprends pas dans cette décision, c'est cette façon de fouler au pied ce qu'est l'urbanisme transitoire. Sur certaines choses, j'ai été dans la continuité de ce que faisait Gérard Collomb ; mais l'urbanisme transitoire, c'est un dossier qui n'existait pas quand je suis devenu président de la Métropole, en 2017. On le met alors au-dessus de la pile. Et s'il y a un dossier sur lequel je n'étais pas inquiet pour sa continuité avec les Verts, c'était bien celui-là ! Je me disais au moins, l'urbanisme transitoire — je ne me faisais aucune illusion sur l'attractivité par exemple —, ils vont s'en saisir et ils vont même l'intensifier. Résultat : le premier acte qu'ils posent, c'est pour fermer un lieu. Pour le transformer, en plus, en quelque chose qui n'amène pas de service, pas de vie, pas de mixité : qui n'amène rien aux habitants. Quelle vision le présiden

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Franck Roger, l'esthète à L'Ambassade

Deep House | Toute juste de retour dans le paysage nocturne lyonnais après une trop longue absence, L'Ambassade accueille une figure de la deep house française : Franck Roger, auteur d'un récent album étonnant de diversité.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 octobre 2021

Franck Roger, l'esthète à L'Ambassade

Franck Roger n'est pas un nom qui rayonne sur les line-up de festivals où jeunes stars éphémères aux milliers de suiveurs Instagram et vieilles légendes d'une techno de hangars plus adaptée au masses règnent en maîtresses. D'ailleurs DJ Deep, un proche de Franck, a trouvé place sur ces gros raouts des années 2010 quand il a troqué sa house soyeuse pour des kicks et des ambiances plus lourdes venues tout droit du Berghain, à Berlin. Franck Roger, lui, n'a pas dévié de sa ligne : celle d'un esthète, pour qui les racines soul et gospel de la house sont indissociables de cette musique de club avant tout, faite pour l'intimité et la danse all night long, s'inscrivant dans le sillage du disco façon Paradise Garage, un DJ pour qui Larry Levan et David Mancuso sont des mythes et pour qui le BPM reste le plus souvent aux alentours de 120, là où il colle au cœur. Lancée vers la fin des années 90 (1997 côté DJ, deux ans plus tard pour ses premiers disques), sa carrière aux platines, en tant que compositeur mais aussi de label manager (Real Tone, c'est son label pour ses propres sons mais aussi plus tard un lieu

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Richard Powers dévoile "Sidérations", son nouveau roman

Roman | Dans une Amérique au bord du chaos et de la dictature, Theo, un astrobiologiste, tente d'élever son fils de 9 ans Robin, en proie à des troubles psychiques, (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 octobre 2021

Richard Powers dévoile

Dans une Amérique au bord du chaos et de la dictature, Theo, un astrobiologiste, tente d'élever son fils de 9 ans Robin, en proie à des troubles psychiques, et de le consoler de la mort de sa mère Alyssa comme de l'extinction de masse qui a cours. D'une rare intelligence, le garçon est hypersensible et sujet à des accès de rage. Refusant les traitements chimiques, Theo préfère apaiser Robin en l'emmenant observer la nature dans la forêt et lui raconte des histoires de planètes inconnues aux formes de vie farfelues. Puis tente l'aventure d'une thérapie comportementale expérimentale faisant appel à l'intelligence artificielle, aux résultats spectaculaires. C'est avec une maîtrise toujours aussi impressionnante que Richard Powers continue de jongler dans Sidérations avec sa passion pour les sciences et un sens de la narration terriblement poétique ; sa propension à prédire le réel — l'Amérique qu'il décrit est la même que celle qui a envahi le Capitole en janvier dernier, alors qu'il avait achevé son roman — et à composer des mondes enchantés — sublimes interludes consacrés à la vie sur des exoplanètes. Powers poursuit

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Richard Powers : “Nous devons remettre le “plus qu'humain” au coeur de l'histoire”

Littérature | Après L'Arbre-monde, prix Pulitzer 2019, qui marqua un tournant dans une oeuvre qui mêle érudition scientifique et puissance poétique de la fiction, l'Américain Richard Powers, de passage à Mode d'emploi le 29 octobre, revient avec Sidérations. Dans une Amérique (pas si) dystopique, le romancier met en scène Theo Byrne, un astrobiologiste attaché à élaborer des modèles sur la possibilité de la vie dans l'univers, embarquant son fils “neurodivergent”, Robin, hypersensible à l'éco-drame qui vient, dans une fascinante expérience neuroscientifique. Et questionne notre rapport au vivant.

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 octobre 2021

Richard Powers : “Nous devons remettre le “plus qu'humain” au coeur de l'histoire”

L'état de la planète et de la démocratie américaine, l'amour paternel, la question de la vie sur terre et dans l'univers, la volonté de poursuivre ce que vous aviez commencé d'explorer avec L'Arbre-monde, notamment la question de la transformation de la conscience... Qu'est-ce qui a fait naître l'étincelle de ce livre ? Richard Powers : Un peu tout cela en même temps. Et le fait que j'ai commencé à penser à comment raconter une version intime de cette transformation de la conscience loin de l'exceptionnalisme humain et vers un état d'"inter-être" quand je travaillais sur L'Arbre-monde. À cette période je me demandais à quoi cela ressemblerait pour un individu d'avoir ce genre de changement de conscience individuelle. En 2013, j'ai entendu parler de cette thérapie qu'on appelle "neurofeedback décodé". Une personne apprend à imiter les schémas céréb

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Week-end d’automne en Isère

ESCAPADES | Vous faites quoi ce week-end ? Voici quelques idées pour profiter des belles couleurs de la nature, sans oublier de goûter les spécialités locales dans les plus jolis coins d’Isère : aventure et réconfort à seulement quelques kilomètres de Lyon ! L’automne est arrivé, les feuilles rougissent et l’air se rafraîchit… mais ce n’est pas une raison pour rester enfermé ! Pour changer des balades en forêt à la recherche des châtaignes et champignons (pour les plus connaisseurs) on vous propose quelques idées d’excursions à quelques kilomètres de Lyon, pour le week-end ou la journée !

Article Partenaire | Samedi 16 octobre 2021

Week-end d’automne en Isère

©Jocelyn Chavy Rando avec vue Rien de tel que la rando en automne ! Fini les grosses chaleurs, on s’équipe d'un bon bonnet, thermos et pique-nique aux petits oignons ! A cette époque, les panoramas valent le détour grâce au manteau doré que revêt la végétation. Au-dessus du lac de Paladru (à 1h de Lyon) l’itinéraire de la Pierre de Libre Soleil est le paradis des traileurs mais convient aussi très bien aux balades familiales. Pour une balade entre nature et pierres anciennes, le château de Bressieux (1h15 de Lyon) en Nord-Isère fait voyager dans le temps mais aussi dans le parc naturel de Chambaran. Pour passer la nuit sur place et profiter à fond, rendez-vous au gîte de la Tour

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Avec le Nimis Groupe, l'humanitaire face business au Théâtre de la Croix-Rousse

Sens Interdits | Le Franco-Belge Nimis Groupe explore la façon dont la gestion des migrants en Europe est aussi un business. Très documenté, leur travail était consacré aux frontières en 2015. Ils reviennent à Sens Interdits en explorant la question de l’enfermement. Rencontre avec une des membres du collectif avant la création de Portraits sans paysage.

Nadja Pobel | Jeudi 21 octobre 2021

Avec le Nimis Groupe, l'humanitaire face business au Théâtre de la Croix-Rousse

Est-ce qu’en créant Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu il y a six ans, vous saviez que vous prolongeriez ce travail ? Anne-Sophie Sterck : Non. Le processus de Ceux que j’ai rencontrés… nous a surpris. C’est la rencontre avec des demandeurs d’asile qui a fait que nous sommes allé au bout d’un spectacle, mais il n’y avait pas l’idée formulée collectivement de s’inscrire dans une continuité. Pourtant, il y avait déjà une séquence sur l’enfermement, l’équivalent des centres de rétention en France (il y avait 50 000 personnes enfermées par an avant le Covid et entre 8000 et 10 000 en Belgique). On ne l’avait pas développé mais ce sujet nous avait touchés et impactés parce qu'une des comédiennes, pendant la création, avait été arrêtée et placée en centre fermé. Ça avait été un choc. Cinq ans de travail en amont de la création de Ceux… : c’est colossal. Y a-t-il eu le même travail d’enquête pour Portraits sans paysage ? Oui, nous avons commencé les recherches pour ce spectacle il y a quatre ans. Assez rapidement on s’est dit qu’on voulait être plus vite au plateau, tester d

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Images migrantes au Théâtre de l'Élysée

Cinéma | Dans la foulée immédiate de la Semaine de l’Hospitalité de la Métropole, les Rencontres Cinéma et Migrations en Auvergne Rhône-Alpes effectuent leur escale (...)

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Images migrantes au Théâtre de l'Élysée

Dans la foulée immédiate de la Semaine de l’Hospitalité de la Métropole, les Rencontres Cinéma et Migrations en Auvergne Rhône-Alpes effectuent leur escale lyonnaise au Théâtre de l’Élysée. Au riche programme de leur six jours, des thématiques quotidiennes (“traversée des frontières“ ; “déplacements, allers-retours et déchirements” ou encore “travailleuses immigrées”…) illustrées à chaque fois par des documentaires et des débats. Parmi la foule des œuvres présentées, on notera notamment deux réalisations d’Alice Diop : Vers la tendresse (2016) jeudi 28 à 22h30 et Nous (2020) dimanche 31 à 21h, en clôture. La journée du samedi 30 baptisée “Des migrations à la radio”, en cette année marquant les 40 ans de la libération des ondes, donnera également l’occasion de découvrir à 21h Les Femmes immigrées de Gennevilliers (1984) signé par la cinéaste féministe Carole Roussopoulos, en prélude à une nuit de la radio. Le Festival est largement ouvert puisque les prix sont libres.

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DJ Pone, capitaine du mix dans la capitale des Gaules

Hip-Hop | DJ Pone (à ne pas confondre avec Pone de la Fonky Family) sera à la Maison M ce vendredi 22 octobre : une valeur sûre des platines à savourer en configuration club.

Alpha Saliou Diallo | Mercredi 20 octobre 2021

DJ Pone, capitaine du mix dans la capitale des Gaules

Bien plus que le “quart de Birdy Nam Nam”, DJ Pone est un pan de l’histoire du hip-hop de par ses performances au sein du Double H, des Svinkels, de son parcours en championnats DMC/ITF et des tournées avec des légendes telles que le Suprême NTM. Un pilier qui fait partie de ces rares artistes au nom établi, tant dans les faces visibles qu'immergées de cet iceberg que l’on appelle "culture hip-hop française". Un de ces artistes complets qui va là où son inspiration l'emmène, hors des catégorisations opaques par genre et tranche d'âge. Un consensus artistique vivant, auteur d’une vaste discographie qui a ratissé large sans rien concéder côté créativité. Que ce soit via les line-up de festivals, les compilations cassette/CD/minidisc de notre jeunesse ou logés dans la surabondance de playlists en streaming, les faits d’arme de DJ Pone traversent les générations et les programmations, avec comme

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Les annulations se suivent sans se ressembler aux Célestins

Théâtre | Après avoir appris que Outside n’aurait pas lieu (du 22 au 24 octobre) car les équipes de Kerill Serebrennikov n’ont pas obtenu de laissez-passer des autorités françaises, c’est au tour de Habiter le temps de Michel Didym d’être annulé.

Nadja Pobel | Jeudi 14 octobre 2021

Les annulations se suivent sans se ressembler aux Célestins

Prévu du 16 au 20 novembre, le spectacle Habiter le temps de Michel Didym ne se jouera pas aux Célestins, suite à l’ouverture d’une enquête préliminaire pour viol par le parquet de Nancy et à la publication d’une enquête dans le journal Libération du 1er octobre au sujet du comportement du metteur en scène envers de jeunes comédiennes depuis une dizaine d’années. Si le Théâtre des Célestins dit « respecter le travail en cours de la justice — à ce jour, l’enquête préliminaire se poursuit et Michel Didym reste présumé innocent », la direction affirme ne pouvoir « rester sourde aux nombreuses voix qui se sont exprimées, ni assurer auprès de l’auteur, de

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Renée Fleming chante Messiaen

Classique | L’Auditorium accueille l’orchestre de la Philarmonie de l’Elbe, une formation pour le moins réputée, avec Alan Gilbert à la baguette. Ils joueront la (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 21 octobre 2021

Renée Fleming chante Messiaen

L’Auditorium accueille l’orchestre de la Philarmonie de l’Elbe, une formation pour le moins réputée, avec Alan Gilbert à la baguette. Ils joueront la Quatrième Symphonie, dite Romantique, de Anton Bruckner ce qui, déjà, n’est pas une mince affiche ! Mais l’événement de la soirée sera la présence de la soprano Renée Fleming pour l’interprétation des Poèmes pour Mi d’Olivier Messiaen. Star américaine de la musique classique, Renée Fleming (née en 1959) est capable de chanter au Metropolitan Opera de New York comme à l’occasion du Super Bowl ou encore au jubilé de la reine Elizabeth II, et de passer de Mozart au jazz ou à la pop avec Elton John ! À Lyon, elle se lancera plus prosaïquement dans l’ode à l’amour conjugal composée par Olivier Messi

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Amala Dianor, trois pièces à la Maison de la Danse

Danse | Un solo (Wo-man), un duo (Extension) et un trio (Point zéro), tel est le programme concocté (en deux temps, le solo étant joué séparément dans une petite salle en (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 20 octobre 2021

Amala Dianor, trois pièces à la Maison de la Danse

Un solo (Wo-man), un duo (Extension) et un trio (Point zéro), tel est le programme concocté (en deux temps, le solo étant joué séparément dans une petite salle en début de soirée) par le chorégraphe Amala Dianor, artiste associé à la Maison de la Danse. Soit la triple occasion idoine pour découvrir son univers encore méconnu du grand public. Après avoir débuté dans le hip-hop, Amala Dianor a suivi une formation en danse contemporaine à Angers puis, pendant une dizaine d’années, a dansé pour des chorégraphes de renom aux styles très différents (Emmanuel Gat, Régis Obadia, Abou Lagraa…). À travers toutes ses expériences, il a peu à peu forgé sa propre écriture transdisciplinaire (entre hip-hop, néo-classique, danse afro et danse contemporaine), marquée par la virtuosité, le dépouillement de toute recherche spectaculaire, l’exploration de la matière fondamentale du mouvement et du cops. Sa première pièce date de 2012 et son trio présenté à Lyon est sa dernière création. Point Zéro est dansé par le chorégraph

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Une Biennale sur la fragilité

Art Contemporain | Décalée d’un an en raison du Covid, la 16e Biennale d’Art Contemporain aura lieu du 14 septembre au 31 décembre 2022. Les deux commissaires invités Sam (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 21 octobre 2021

Une Biennale sur la fragilité

Décalée d’un an en raison du Covid, la 16e Biennale d’Art Contemporain aura lieu du 14 septembre au 31 décembre 2022. Les deux commissaires invités Sam Bardaoui et Till Fellrath (tous deux fondateurs en 2009 de la plateforme Art Reoriented) imaginent l’événement comme "Un manifeste de la fragilité", avec une approche résolument transhistorique quant aux œuvres (de l’art le plus ancien à la création contemporaine) et la plus ouverte possible à un large public. « Notre fragilité est universelle – elle est ressentie partout et par tous, quel que soit le contexte dans lequel elle se révèle. Le corps en porte l’illustration » écrivent les commissaires en avant-propos.

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Kommet déménage à la Guillotière

Galerie | Après une première vie sur les pentes de la Croix-Rousse, le lieu d’art contemporain Kommet (dirigé par Émilie d’Ornano) vient de rejoindre le quartier de la (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 20 octobre 2021

Kommet déménage à la Guillotière

Après une première vie sur les pentes de la Croix-Rousse, le lieu d’art contemporain Kommet (dirigé par Émilie d’Ornano) vient de rejoindre le quartier de la Guillotière. La galerie s’est établie au sein de l’espace associatif Montebello qui, depuis avril 2021, réunissait déjà dix ateliers d’artistes (designers, plasticiens, réalisatrice de films d’animation…) et le Studio Ganek (société de production d’événements artistiques originaux). Sur deux niveaux, l’espace compte deux cents mètres carrés, avec une galerie aux vitrines ouvertes sur un quartier vivant. À terme, l’association prévoit d’organiser des événements publics : ouvertures d’ateliers, projections, lectures… Mais, pour l’instant, seule la galerie Kommet est ouverte au public dans son bel espace lumineux. Actuellement, c’est

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Netflix à la CinéFabrique de Lyon

Éducation | Grosse rentrée pour la CinéFabrique ! Le 2 septembre dernier, le chef de l’État en personne annonçait lors de sa (...)

Vincent Raymond | Mercredi 13 octobre 2021

Netflix à la CinéFabrique de Lyon

Grosse rentrée pour la CinéFabrique ! Le 2 septembre dernier, le chef de l’État en personne annonçait lors de sa visite à Marseille l’ouverture prochaine dans la cité Phocéenne d’un second établissement pour l’école de cinéma, fondée et dirigée par Claude Mouriéras à Lyon. Vendredi 8 octobre, Ted Sarandos, l’un des patrons de Netflix, profitait de sa présence au Festival Lumière — où la plateforme présente quatre films et réseaute à pleins tuyaux pour espérer infléchir la chronologie des médias en France, voire obtenir de figurer dans la sélection compétitive en Cannes… — pour rencontrer les étudiants de la CinéFabrique et annoncer soutenir des bourses scolaires dans le cadre du programme “Éducation à l’image”. Ce partenariat s’ajoute &agra

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Rémy Jacquier prend son temps à l'URDLA

Art Contemporain | Difficile d’enclore Rémy Jacquier dans une catégorie, et c’est… très bien ainsi ! L’artiste dessine, fabrique des objets, grave, organise des (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 21 octobre 2021

Rémy Jacquier prend son temps à l'URDLA

Difficile d’enclore Rémy Jacquier dans une catégorie, et c’est… très bien ainsi ! L’artiste dessine, fabrique des objets, grave, organise des performances... Ses œuvres hétéroclites ont souvent comme point de départ une procédure précise, en lien avec la musique, les sciences, la littérature. Mais laissent aussi une grande place au hasard. Dans le train entre Lyon et Saint-Étienne, Rémy Jacquier a laissé son crayon se déplacer sur une feuille au gré des vibrations et des secousses du train. S’emparant de partitions de Beethoven ou de Messiaen, il en fait bouger les lignes jusqu’à les rendre plastiques et explosives. Pour son exposition à l’URDLA, Rémy Jacquier présente notamment une série d’eaux fortes destinées à illustrer le singulier journal du non moins singulier écrivain Marc Pierret (1929-2017), intitulé La Vie hors sac (éditions Hippocampe). L’arti

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Visiter Turin, en voisin

Italie | Grande cité étrangère la plus proche de Lyon (hors Genève), Turin vaut tellement mieux que l’image industrieuse qu’elle véhicule dans nos contrées. Entre la flamboyance de ses avenues napoléoniennes à arcades, la réfection de l’immeuble des usines FIAT et sa Mole Antonelliana, c’est aussi une capitale de la gastronomie au pied du Pô et en bordure des Alpes.

Nadja Pobel | Jeudi 21 octobre 2021

Visiter Turin, en voisin

Il faut à peine cinq heures pour joindre Torino depuis Lione. On traverse le Fréjus, le Val d’Aoste et voici la capitale du Piémont qui vaut que Milan, deux heures plus loin, puisse attendre — les deux cités nourrissent une rivalité féroce (un Lyon / Saint-Étienne en plus coriace). Quatrième cité la plus peuplée d’Italie (850 000 habitants), Turin est un étonnant condensé d’Histoire qui ne s’enferme pas sur ses lauriers de Savoie (à laquelle elle fut liée durant quatre siècles) ni sur celui d’avoir été la première capitale d’un pays réuni (de 1861 à 1865) — elle abrite un immense musée du Risorgimento pour mémoire. Le cœur de la ville regorge de bâtiments somptueux et d’églises (ah, le vrai faux Saint-Suaire dans la Cattedrale !) et les salons du Palazzo Madame, médiéval à l’arrière, baroque au devant, romain sur les côtés de la porte centrale. Mais Turin est aussi une ville à vivre et à regarder d’en haut — du toit du Mole comme du circuit d’essais du Lingotto, temple reconverti de l’Avvocato Giovanni Agnelli. Un quartier : le Balôn Et si Turin était avant tout un marché ? Celui qui chaque jour sauf le dimanche se tient

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Halloween avec Carpenter et Dante au Lumière Terreaux

Midnight Movies | Les choses sont bien faites : le dimanche 31 octobre, on peut à la fois se coucher tard ET faire sa misère à son réveil puisque c’est la nuit du changement (...)

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Halloween avec Carpenter et Dante au Lumière Terreaux

Les choses sont bien faites : le dimanche 31 octobre, on peut à la fois se coucher tard ET faire sa misère à son réveil puisque c’est la nuit du changement d’heure et que le lendemain a la bonne idée d’appartenir à l’espèce des jours fériés. Cerise sur le caveau, c’est aussi Halloween et pour l’occasion, le Lumière Terreaux programme à 20h30 un double bill pas piqué des asticots, avec en hors d’œuvre les loups-garous de Hurlements de Joe Dante (1981) suivis par l’incarnation démoniaque du Prince des ténèbres telle qu’imaginée par le prolifique John Carpenter (1987). Deux bonnes raisons de frissonner si le temps est encore trop clément ; deux excellentes machines à engendrer du cauchemar carabiné…

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Les Toiles des Mômes, toujours plus innovant

Jeunesse | Outre le fait que sa programmation est exclusivement constituée d’œuvres d’art et d’essai qualitatives — quinze au total pour cette édition — adaptées à tous (...)

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Les Toiles des Mômes, toujours plus innovant

Outre le fait que sa programmation est exclusivement constituée d’œuvres d’art et d’essai qualitatives — quinze au total pour cette édition — adaptées à tous les âges, l’irremplaçable qualité (et l’une des originalités) du festival jeune public Les Toiles des Mômes tient dans son art à accompagner les films d’activités et d’animations éclectiques, toujours plus innovantes. Et qui laissent souvent aux salles du GRAC organisatrices une grande latitude pour “customiser” leurs séances. Cette année, parmi la foule des propositions (en plus des traditionnels ciné-goûters ou ciné-quiz), gros plan sur quelques événements notables. Tel le ludique atelier pixilation animé par Sophie Bataille (mercredi 3 novembre à 16h au Cinéma Jean-Carmet de Mornant), ou le ciné-concert Animalia proposé par le Waterzoï Cinéma, échappés des Barbarins Fourchus, le vendredi 29 octobre à 11h et 16h30 au Périscope. Ou encore l’atelier Fermez les yeux, on va au cinéma animé par l’autrice audiodescription Sandrine Dias permettant de découvrir une nouvelle maniè

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Lyon : les films à voir au cinéma du 20 octobre au 2 novembre 2021

En salles | « Le cinéma, c’est filmer la mort au travail » disait Cocteau. Soit, mais avant le grand saut, d’autres étapes s’écoulent, que les films se plaisent à illustrer. Dont vivre et devenir…

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Lyon : les films à voir au cinéma du 20 octobre au 2 novembre 2021

Grandir, c’est chouette ! Pour devenir, il faut grandir. Et Grandir, c’est chouette ! (le 20 octobre) rappelle le volatile du même nom, de retour avec un programme de court-métrages animés jeune public réunis autour des perceptions enfantines (peur du noir, solitude, jalousies entre sœurs, etc.) et des moyens d’y remédier. Zébulon et les médecins volants Bien fait, mais sacrément classique si l’on compare avec Zébulon et les médecins volants (le 20 octobre) visant le même âge, intégrant des courts russes absolument désopilants — dont Vive les mousquetaires ! d’Anton Dyakov qui évoque l’esthétique et l’humour absurde de Mordillo. Ron débloque De l’enfance à l’adolescence, il n’y a qu’un pas… pas toujours aisé à franchir, surtout quand on se ressent différent des autres. Dans Ron déb

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Le Comœdia fait L’Événement

Avant-Première | La Forme de l’eau, Roma, Nomadland… Depuis 2017, l’avant-première lyonnaise de la projection du Lion d’Or de Venise prenait place dans la programmation (...)

Vincent Raymond | Lundi 11 octobre 2021

Le Comœdia fait L’Événement

La Forme de l’eau, Roma, Nomadland… Depuis 2017, l’avant-première lyonnaise de la projection du Lion d’Or de Venise prenait place dans la programmation du Festival Lumière. Cette année, elle a bien lieu pendant ledit festival mais en marge de la manifestation et à l’initiative du Comœdia : en effet, l’adaptation d’Annie Ernaux par Audrey Diwan, L’Événement, vient d’être programmée pour ce samedi 16 octobre à 19h en présence de la réalisatrice également récipiendaire du Grand Prix de Saint-Jean-de-Luz. Un événement dans l’événement, dont l'annonce est survenue la veille de l'annonce de la non-retenue du film pour représenter la France dans la course à l'Oscar du film étranger (Titane lui a été préféré…) et l'avant-veille de sa sélection au Festival de Sarlat du 9 au 13 novembre prochain. On en reparlera bien évidemment.

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Saint-Jean, la lumière vient de l’intérieur avec Damien Fontaine

Mapping | Cette fois c’est immersif et en intérieur ! Damien Fontaine est l'un des grands habitués de la Fête des Lumières qui aura lieu cette année du 8 au 11 (...)

Nadja Pobel | Jeudi 21 octobre 2021

Saint-Jean, la lumière vient de l’intérieur avec Damien Fontaine

Cette fois c’est immersif et en intérieur ! Damien Fontaine est l'un des grands habitués de la Fête des Lumières qui aura lieu cette année du 8 au 11 décembre (les chevaux qui courent dans les amphithéâtres gallo-romains en 2017 c’est lui, la colline de Fourvière l’année d’après aussi comme la place des Terreaux en Prince des Lumières 2013 et Bellecour l’année suivante). Ici, organisation privée et ce n'est pas gratuit (12€/18€). Du vendredi 22 octobre au jeudi 11 novembre, Lyon née de la lumière est une projection à 360° dans la cathédrale Saint-Jean, consacrée au Temps des bâtisseurs. À voir tous les jours, durant 1h20, à 18h30 et 21h. Réservations sur https://lyonneedelalumiere.com

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"Mourir peut attendre", un dernier James Bond pour Daniel Craig : mourir et laisser vivre

Espionnage | Sorti de sa retraite pour contrer une pandémie terroriste (et se venger de Blofeld), Bond se découvre de nouveaux ennemis… et des alliés et alliées inattendues. Retardé depuis 18 mois, l’ultime épisode interprété par Daniel Craig clôt par un feu d’artifice inédit son cycle d’aventures dans la peau de l’agent britannique. Défense de spoiler !

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Après avoir porté un sérieux coup à l’organisation criminelle Spectre et capturé son chef Ernst Stavro Blofeld, James Bond s’octroie une escapade italienne en compagnie de Madeleine Swann. Leur tête-à-tête romantique va être contrarié par plusieurs fantômes de leurs passés respectifs, les contraignant à une rupture brutale. Cinq ans plus tard, Bond est tiré de sa retraite par son ami Felix Leiter de la CIA, après qu’un savant russe retourné par le MI6 a été enlevé avec une redoutable arme biologique de sa confection… Tourné et finalisé avant la pandémie, retardé à cause d’icelle, Mourir peut attendre traite donc d’une… pandémie. Ou du moins du combat de James Bond contre une puissance terroriste cherchant à déclencher une attaque bactériologique (pour faire simple) à l’échelle planétaire. Un argument réactualisant celui de Au Service Secret de Sa Majesté (1969) de Peter Hunt, lui-même produit au moment de l’épidémie de grippe de Hong Kong. La fatalité a de ces ironies… Seul épisode interprété pa

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Sylvain Vallée et Mark Eacersall dédicacent "Tananarive" ce week-end à Lyon

Bande Dessinée | L'illustre Sylvain Vallée s'associe au scénariste Mark Eacersall pour un premier roman graphique réjouissant et drôle, Tananarive : en dédicaces à Lyon ce week-end.

Sébastien Broquet | Jeudi 7 octobre 2021

Sylvain Vallée et Mark Eacersall dédicacent

Sylvain Vallée fait partie des héritiers de la ligne claire classique dont il a su s'extraire pour la faire évoluer au plus proche de ses sujets, souvent portés par la grande Histoire, comme avec Il était une fois en France — meilleure série à Angoulême en 2011 — qui évoquait l'occupation et la collaboration durant la Seconde guerre mondiale. Il était alors en tandem avec Fabien Nury, il s'associe cette fois avec Mark Eacersall (également primé à Angoulème avec GoSt 111 en 2020) pour un roman graphique (sa première incursion hors d'une série) au scénario beaucoup plus léger : l'histoire d'une vie pépère qui bascule dans le road trip, d'un notaire à la retraite nommé Amédée qui s'offre un premier voyage au volant d'un coupé dépucelé pour l'occasion. Héros sur le retour L'ouvrage se nomme Tananarive, et à la base, ce devait être un film avec Jean-Pierre Marielle — qui n'aura, vous l'avez compris, jamais vu le jour. C'est drôle, enlevé, rebondissant et plaira aux amateurs de buddy movie comme aux lecteurs des Vieux Fourneaux — les héros so

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Ne jetez plus : donnez avec Solid’aire

ACTUS | Vous les avez peut être aperçu sillonnant les rues du 7e et 3e arrondissements : ces drôles de vélos bleus aux allures de camionnettes du futur ont été acquis par le Foyer Notre Dame des Sans Abri qui lance son dispositif Solid’aire, un service de collecte de dons en triporteur électrique.

Louise Grossen | Jeudi 7 octobre 2021

Ne jetez plus : donnez avec Solid’aire

L’association Notre Dame des Sans Abri qui a pour devise "Accueillir – Héberger – Accompagner – Insérer" poursuit sa lutte contre la précarité en développant un réseau de commerçants se portant volontaires pour être récipendiaires de dépôts de dons de petits volumes : vêtements, livres, jouets, petit électroménager, vaisselle, outils etc… Le but ? Encourager la revalorisation de petits objets et créer de l’emploi. Comment ? Les structures partenaires se voient attribuer des caisses dans lesquelles n’importe qui peut déposer des objets dont il souhaite se séparer. « Les dons sont ensuite collectés en triporteur et redistribués aux personnes accompagnées par l’association, ou remis en vente dans nos Bric à Brac. Ce nouveau dispositif est avant tout un excellent prétexte de support à l’insertion professionnelle des employés de l’atelier » nous explique Vincent Chevallier, coordinateur du dispositif. L’atelier Si l’on connait bien ses actions d’accueil, d’accompagnement ou même son bric à brac, l’atelier vélo du Foyer Notre Dame des Sans Abri reste parfois méconnu des habitants et habitantes.

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Bulle Ogier : « Maîtresse est le film le plus joyeux que j’ai fait »

Festival Lumière | Discrète et indispensable égérie du cinéma de la fin des années 1960 à nos jours, Bulle Ogier figure parmi les invitées d’honneur de cette 13e édition du Festival Lumière. Sa présence, et celle de tous les personnages féminins libres qu’elle a incarnés, relève d’une évidence à quelques jours de la remise du Prix Lumière à Jane Campion, dont Bulle Ogier peut être considérée comme une inspiratrice et précurseuse. Conversation avec une idole…

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Bulle Ogier : « Maîtresse est le film le plus joyeux que j’ai fait »

Trois films dans lesquels vous jouez vont être présentés durant le Festival Lumière. Avez-vous participé au choix de leur programmation ? Bulle Ogier : Thierry Frémaux et Maelle Arnaud ont choisi La Salamandre d’Alain Tanner et Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette. Même si je considère que c’est plutôt le film de Juliet Berto et de Dominique Labourier, je suis très contente de le présenter pour Juliet, Jacques et d’autres qui ne sont plus là comme Suzanne Schiffman qui a travaillé au scénario. Et parce que c’est un film joyeux de Rivette — peut-être même le seul qui soit joyeux. Un film d’été alors que Le Pont du Nord est un film d’hiver. Ils avaient aussi choisi La Vallée parce qu’ils disaient que c’était un tournant de la fin des années 1960-début des années 1970 ; à la place j’ai pris Maîtresse. J’ai appris après qu’il passait à la télé — ce que je ne pouvais pas imaginer, étant donné qu’on est dans une période de régression un peu puritaine — alors que

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"Le Dernier Duel" de Ridley Scott : boucherie à l’arène

Drame | Une querelle entre nobliaux moyenâgeux se transforme en duel judiciaire à mort quand l’un des deux viole l’épouse de l’autre. Retour aux sources pour Ridley Scott avec ce récit où la vérité comme les femmes sont soumises au désir, à l’obstination et à la vanité des hommes.

Vincent Raymond | Lundi 11 octobre 2021

France, fin du XIVe siècle. Tous deux écuyers au service du comte d’Alençon, Jean de Carrouges et Jacques Le Gris présentent des tempéraments opposés : quand le premier — un va-t-en-guerre impulsif — agace, le second obtient par son esprit en cour les bonnes grâces de son seigneur. Une rivalité va sourdre entre les deux hommes, s’amplifiant avec les années pour atteindre son sommet lorsque Marguerite, l’épouse de Jean, accuse Jacques de l’avoir violée pendant que son mari était à la guerre. Devant le roi et devant Dieu, Jean demande réparation lors d’un duel… Selon un adage bien connu, un auteur aura beau faire (ou contrefaire), il écrira toujours le même livre. D’une simple pelote de laine, l’on peut également tricoter toutes les formes que l’on désire, en variant les points… Puis défaire et refaire son ouvrage à l’envi tant que le fil ne rompt pas. On ignore si Ridley Scott taquine l’aiguille ; ce dont est sûr, c’est qu’il ferraille depuis toujours avec certaines obsessions. Dont la figure “matricielle“ du duel — e

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Thugs Life à l'Aquarium avec Patrick Foulhoux

Documentaire Rock | Dans sa belle série de soirées docu-rock à l'Aquarium, le Marché Gare propose Come On People ! (2009) qui revient sur la trajectoire du meilleur groupe de rock français que personne ne connaît, Les Thugs d'Angers, chouchous du label Sub Pop de l'apogée grunge, un quatuor de moines-soldats que la postérité n'a jamais intéressé.

Stéphane Duchêne | Jeudi 7 octobre 2021

Thugs Life à l'Aquarium avec Patrick Foulhoux

« Bonsoir, on est Les Thugs, on vient d'Angers ! ». Quiconque a eu la chance de voir Les Thugs en concert dans leurs fastes années peut témoigner du fait que sur scène vous aviez là, avec cette petite dizaine de mots, l'intégralité du discours dispensé dans la soirée par Éric Sourice, préposé au crachoir. Introduction lapidaire avant un set sans temps morts, déroulé pied au plancher et donc sans paroles. D'aucuns diraient qu'il en va alors des Thugs comme de Maxwell qualité filtre : ce n'est pas la peine d'en rajouter. Les titres joués et l'énergie dispensée parlant pour eux-mêmes, et pour l'esprit punk des origines, célébré pendant vingt ans dans une explosion de décibels. C'est émus par le do it yourself de 1977, révélé dans la chambre angevine par les Sex Pistols et son sorcier aux dents vertes Johnny Rotten, que les frères Sourice, Éric (guitare) et Christophe (batterie), à peine sortis de l'adolescence, commencent à brutaliser des instruments électrifiés sur fonds d'accords chiches (mi, la, ré, pas plus), font et défont leurs armes dans les sous-sols d'un HLM parfumés à la mort aux rats. En 1983, naisse

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Déportation : le dernier convoi

Histoire | C’est le rappel de ce qu’a été le jusqu’auboutisme de la répression et de l’horreur nazie qui s’expose en quatorze panneaux dans la cour de la prison – (...)

Nadja Pobel | Jeudi 7 octobre 2021

Déportation : le dernier convoi

C’est le rappel de ce qu’a été le jusqu’auboutisme de la répression et de l’horreur nazie qui s’expose en quatorze panneaux dans la cour de la prison – désormais mémorial national – de Montluc à Lyon. De là, environ 500 personnes, Juifs et résistants, hommes et femmes, montent dans des camions. Direction Lyon Perrache. Le train 14 166 démarre le 11 août 1944, alors que le débarquement allié avait eu lieu deux mois plus tôt en Normandie. Mais dès lors, nous est-il rappelé, « la police allemande déchaîne une violence qui franchit un nouveau seuil ». Au cours des divers textes donnés à lire, ces douze jours sont reconstitués en égrenant le temps, l’horreur de l’attente : « l’embarquement s’étire durant des heures, sous une chaleur écrasante — il fait 37 degrés à Lyon ». Le train — de voyageurs et non de marchandises comme la Gestapo de Klaus Barbie en utilisent habituellement — devait se rendre dans différents camps de la région parisienne. Face aux sabotages des résistants et à la Libération imminente de Paris (le 25 août), il ira à Natzweiler-Struthof, Ravensbrück et Auschwitz-Birkenau. La liste des victimes,

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Eliz Murad : l'Arabe du turfu

Portrait | Rangée du duo Teleferik avec lequel elle officia pendant dix ans, la chanteuse-musicienne-autrice-compositrice Eliz Murad, Franco-libanaise, désormais installée et travaillant entre Lyon et Saint-Étienne, vient de publier son premier EP solo, Apocalypsna, qui marque un virage musical dans sa carrière mais prolonge une constante : allier le bon vieux rock au chant en arabe.

Stéphane Duchêne | Jeudi 7 octobre 2021

Eliz Murad : l'Arabe du turfu

La grande légende du rock raconte que les Happy Mondays, cette bande de zinzins primo-délinquants ayant conquis Manchester puis la planète indé avec un futé mélange de soul-dance queutarde et d'indie-rock dessalé en traînant — avant une épiphanie en vendant des saloperies stupéfiantes — dans les escaliers des boîtes "deux salles deux ambiances". La fusion de danse et de rock aurait alors fait masse dans les cervelles à rude épreuve de Shaun Ryder & friends qui en auraient tiré leur joyeux gloubiboulga pour party people exigeants et désinvoltes. Tout cela n'a pas grand-chose à voir avec Eliz Murad qui vient de produire depuis Lyon son premier EP solo, Apocalypsna, après dix ans passés au sein du duo parisien Teleferik, et pourtant. Franco-libanaise née à Paris de parents exilés, Eliz a grandi en écoutant Nirvana et consorts dans sa chambre auxquels venaient se superposer en arabe les voix de Fairuz, légende libanaise, ou d'Oum Kalthoum, mythe égyptien, qu'écoutait sa mère. Une collision qui dans l'esprit mixte fait très tôt germer l'idée, l'envie, d'entendre du r

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Philippe Le Guay : « on a tous en nous des choses que l’on refoule »

L’Homme de la cave | Décrivant la mécanique du complotisme et du harcèlement, le nouveau Philippe Le Guay éclaire le présent par le passé et met en lumière les penchants sinistres de l’âme humaine. Conversation avec le cinéaste et ses interprètes, François Cluzet et Jérémie Renier.

Vincent Raymond | Mercredi 13 octobre 2021

Philippe Le Guay : « on a tous en nous des choses que l’on refoule »

D’où vient cet “homme de la cave” ? Est-il une métaphore ?Philippe Le Guay : Absolument. C’est la conjonction de plusieurs choses. D’abord une histoire, et puis un thème autour d’une sorte de fléau contemporain qui est le complotisme — ces gens capables de dire inlassablement : « est-ce que la vérité est vraiment la vérité ? Il faut se méfier des vérités officielles, on va poser des questions… », non pas pour arriver à une vérité plus haute comme ça doit être le cas pour les savants et les historiens, mais pour brouiller la vérité. Enfin, avec le fait que le personnage de Françoise Cluzet est dans une cave, il y a quelque chose de beaucoup plus émotionnel, d’angoissant, qui se rattache à la grande tradition du thriller. Cette conjonction a été un détonateur. Un tel film, qui explore des zones sombres de la nature humaine comme les souterrains d&

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Institut Lumière : Irène Jacob est la nouvelle présidente

Cinéma | Avec la disparition de Bertrand Tavernier au printemps dernier, l’Institut Lumière avait non seulement perdu son cofondateur, mais aussi le président de (...)

Vincent Raymond | Jeudi 30 septembre 2021

Institut Lumière : Irène Jacob est la nouvelle présidente

Avec la disparition de Bertrand Tavernier au printemps dernier, l’Institut Lumière avait non seulement perdu son cofondateur, mais aussi le président de son association. Le conseil d’administration s’est donc réuni pour pourvoir à non à son remplacement, mais à sa succession. Et c’est une présidente qui a été élue à l'unanimité, la comédienne et romancière Irène Jacob. Révélée au grand public par sa prestation dans La Double Vie de Véronique (1991) de Krzysztof Kieślowski qui lui valut le Prix d’interprétation féminine à Cannes, Irène Jacob mène depuis une carrière internationale et éclectique, préférant l’exigence et à la fantaisie aux contraintes du star system. Si elle née à Paris en 1966, elle possède des attaches lyonnaises d’où était originaire son père, le physicien Maurice Jacob (1933-2007). Elle débutera son mandat avec le temps fort de l’année pour l’Institut : le Festival Lumière du 9 au 17 octobre prochains, qui remettra son prix homonyme à Jane Campion.

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Ridley Scott : « tous les personnages sont importants pour moi »

Le Dernier Duel | Boulimique de films, féru d’histoires et d’Histoire, jamais à court d’expérimentations, Ridley Scott reprend les armes et les routes de France pour dépeindre un crime moyenâgeux. Propos rapportés lors de sa conférence de presse parisienne.

Vincent Raymond | Lundi 11 octobre 2021

Ridley Scott : « tous les personnages sont importants pour moi »

Votre premier long-métrage s’appelait Les Duellistes et celui-ci, Le Dernier Duel. Qu’est-ce qui vous fascine tant dans les duels ? Ridley Scott : Mais… chaque jour de ma vie est un duel ! Je suis en duel avec les studios, ou avec les uns ou avec les autres… Si vous ne pouvez pas supporter le stress, ne faites pas le même métier que moi ! (sourire) Quand j’ai tourné Les Duellistes, j’avais 40 ans et déjà pas mal réussi dans le domaine de la publicité. Du fait de cette réussite, je craignais de perdre l’envie de faire des films. Comme j’étais allé partout en France pour les pubs, pour le livre transformé en scénario, je ne pouvais penser qu’à la Dordogne. Du côté de Sarlat, sur le lieu où l’on souhaitait tourner, j’ai dû aller à la mairie avec le script du film pour validation. La mairie m’avait demandé : « hum… vous voulez faire un film ici ? — oui. — portant sur des affaires sexuelles ? — non. — avec Brigitte Bardot ? — dans le genre Michael Winner ? — non. — OK, c’est bon. » Comment avez-vous procédé pour la reconstitution, extrê

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Alex Vizorek : « je ne m’attendais pas à ce que l’humour soit ma meilleure facette »

Humour | À quelques jours de son nouveau spectacle au centre culturel Charlie Chaplin à Vaulx-en-Velin le samedi 9 octobre, rencontre avec celui qui a choisi de se rire de la mort : l'humoriste / journaliste / animateur télé / animateur radio / comédien, Alex Vizorek.

Louise Grossen | Mercredi 6 octobre 2021

Alex Vizorek : « je ne m’attendais pas à ce que l’humour soit ma meilleure facette »

Télévision, radio et nouveau spectacle : vous dormez parfois ? Peu. Tout le monde voulait faire les choses en septembre à cause de cette angoisse de devoir refermer. J’ai fait des dates de report, la rentrée radio et la télévision… Ce rythme, je ne pourrai pas le tenir sur la longueur, c’est clair. Et pourtant, vous avez fait un billet sur le sommeil pendant le confinement ? Putain de sa mère… c’est vrai, il faudrait sans doute que je me réécoute. Je me suis rendu compte que jusqu’en juin 2022, j’ai deux week-ends de libres. Tout le reste, c’est le boulot. Mais j’adore ça ! Je suis l'héritier d’un patronyme polonais de mineur… Moi, je ne descends pas à la mine. Je monte sur scène et c’est plutôt joyeux. Présentez-nous Ad vitam, votre nouveau spectacle... La thématique, c’est la mort. Dans toutes ses nuances. Je parle du comportement aux enterrements, de la vie, de la mort en philosophie, de la petite mort — le cul — et je parle de la mort dans l’art qui a inspiré énormément d’artistes. Ça fait un

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"L'Homme de la cave" de Philippe Le Guay : le démon intérieur

Thriller | Un négationniste s’installe dans la cave d’une famille juive et lui pourrit la vie tout en faisant croire qu’elle le persécute. Aidé par un François Cluzet effrayant, Philippe Le Guay renoue avec l’acuité mordante à laquelle il avait depuis longtemps renoncée dans cette illustration de la perverse religion du complotisme et de la manière dont ses apôtres fidélisent, en flattant leurs plus bas instincts ou les brossant dans le sens du poil, de nouveaux séides.

Vincent Raymond | Mercredi 13 octobre 2021

Paris, de nos jours. Parce qu’il n’en a pas l’usage, Simon Sandberg vend la cave de l’appartement familial. Parce qu’il a confiance, il accepte l’offre de Jacques Fonzic, prof grisonnant et plaintif en quête d’un local pour entreposer les affaires de sa défunte mère. L’affaire conclue, Fonzic va habiter le réduit et révéler son vrai visage : celui d’un négationniste, instillant son venin partout dans l’immeuble et surtout dans la famille Sandberg, rescapée de la Shoah. L’enfer commence… N’était la traditionnelle mention figurant au générique indiquant que l’argument est tiré de faits réels, l’on pourrait croire à un conte philosophique tant il y a d’études de caractères, de portraits sociologiques, d’interprétations métaphoriques et/ou psychanalytique et de morales à tirer dans cette histoire. À bien des égards, elle est exemplaire : contemporaine et universelle, &eacut

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Cinq expos à voir en octobre à Lyon

Bons Plans | Notre sélection d’octobre est comme à l’accoutumée hétéroclite, tant en ce qui concerne les lieux que les genres artistiques, mais fait ce mois-ci la part belle aux jeunes artistes.

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 11 octobre 2021

Cinq expos à voir en octobre à Lyon

Simon Lazarus La galerie Kommet inaugure son nouvel espace d’exposition dans le quartier de la Guillotière en y invitant Simon Lazarus. Venant du graffiti et de l’univers du design graphique, l’artiste s’intéresse ici aux rapports que nous entretenons avec les technologies récentes, les nouveaux matériaux, les utopies architecturales. Il présente un ensemble d’œuvres aux formes variées qui dialoguent les unes avec les autres, dont une impressionnante architecture imaginaire, entre cathédrale, ruine industrielle et grille abstraite… Simon Lazarus, T/IMBER ! À la galerie Kommet jusqu’au 20 novembre Silène Audibert, Handan Figen et Jeanne Held Pendant une quinzaine de jours seulement, vous pourrez découvrir à l’Orangerie les travaux de trois jeunes artistes vivant à Lyon, mais peu exposées dans cette ville. Toutes les trois expérimentent des formes nouvelles et singulières, que ce soit à travers le dessin et l’influence de la nature (chez Silène Audibert), l’aquarelle et le hasard (

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Guillaume Canet, Nicole Garcia : les avant-premières en présence de l'équipe à découvrir cette quinzaine à Lyon

Cinéma | Avant, pendant et après le Festival Lumière, les avant-premières se poursuivent. Sur un mode militant d’abord avec l’insubmersible Gilles Perret pour Debout (...)

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Guillaume Canet, Nicole Garcia : les avant-premières en présence de l'équipe à découvrir cette quinzaine à Lyon

Avant, pendant et après le Festival Lumière, les avant-premières se poursuivent. Sur un mode militant d’abord avec l’insubmersible Gilles Perret pour Debout les femmes ! (qu’il a à nouveau coréalisé avec François Ruffin) au Comœdia le vendredi 8 à 20h ; ce même Comœdia qui accueillera Nicole Garcia pour une séance exceptionnelle de sa nouvelle réalisation, Amants, le lundi 11 à 20h — qu’elle présentera sans ses comédiens Pierre Niney et Stacy Martin. Enfin, c’est Lui qui bouclera la boucle. Lui ? C’est Guillaume Canet, à la fois auteur, réalisateur et interprète du film tourné pendant l’entre-deux confinement (et l’arrêt de la production de son Astérix), à découvrir au Pathé Bellecour le mardi 19 à 20h.

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Vincent Maël Cardona présente "Les Magnétiques" dans les salles du GRAC

Avant-Première | On parle régulièrement dans ces colonnes du programme Ciné Collection des salles du GRAC qui propose chaque mois sur les écrans de ce groupement régional de (...)

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Vincent Maël Cardona présente

On parle régulièrement dans ces colonnes du programme Ciné Collection des salles du GRAC qui propose chaque mois sur les écrans de ce groupement régional de salles indépendantes de (re)voir des copies restaurées de films du patrimoine à travers des programmes thématiques éclectiques et de qualité. L’actualité du Festival Lumière, gigantesque coup de rétro-projecteur sur l’Histoire du 7e Art — nous incite à mettre le focus sur une autre démarche du GRAC, tout aussi précieuse : ses “tournées“ visant à soutenir un film d’actualité (avant ou juste après sa sortie), promenant son réalisateur ou un membre de son équipe à la rencontre des publics de son vaste réseau. Du dimanche 17 au vendredi 22 octobre, c’est à un petit marathon que va se plier Vincent Maël Cardona en escortant son premier long-métrage Les Magnétiques, retraçant sous forme romancée l'épopée des radios libres et de la libération des ondes en 1981. Une formidable incarnation de ces années de son et d

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Festival Lumière : les grandes projections

Classiques du Cinéma | La taille compte au cinéma. Pour d’évidentes raisons d’homothétie et de proportionnalité : plus l’écran sera grand, plus l’œuvre pourra l’investir et restituer (...)

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Festival Lumière : les grandes projections

La taille compte au cinéma. Pour d’évidentes raisons d’homothétie et de proportionnalité : plus l’écran sera grand, plus l’œuvre pourra l’investir et restituer d’émotion, de plaisir… La section Grandes projections offre à TOUS les films cette seconde, troisième, millième occasion de renaître à leur dimension originelle, dans une salle. Populaires, spectaculaires, noirs ou introspectifs, les huit titres de cette édition font voyager dans l’immensité galactique du patrimoine. Au rayon western, on aura le choix entre l’école “néo-trad” incarnée par Impitoyable de Clint Eastwood (1992), la tendance philosophique représentée par Jeremiah Johnson de Sydney Pollack (1972) ou bien la parodie italienne incarnée par On l’appelle Trinita d’Enzo Barboni (photo, 1970). Pour le versant épique, on hésitera (ou pas) entre le Saladin de Youssef Chahine (1963), Out of Africa de Sydney Pollack (1985), voire avec Outrages de Brian De Palma (1989)

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Festival Lumière : silence, on ouvre !

Cinéma | Renouveler la cérémonie d’ouverture d’un festival dédié au cinéma de patrimoine tient à la fois de l’oxymore et du mythe de Sisyphe puisqu’il faut (...)

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Festival Lumière : silence, on ouvre !

Renouveler la cérémonie d’ouverture d’un festival dédié au cinéma de patrimoine tient à la fois de l’oxymore et du mythe de Sisyphe puisqu’il faut sempiternellement refaire du neuf avec de l’ancien… tout en maintenant les plaisante traditions — notamment, la déclamation solennelle par le chœur des talents présents mâchouillant dans un sabir incompréhensible et désynchronisé le sésame lançant officiellement les festivités : « nous déclarons ouvert Lumière 2021 etc. ». Bien sûr, il faut s’attendre à des hommages à celles et ceux qui ne sont plus, aux devancières et devanciers de Jane Campion ; des surprises sans doute, mais aussi une prometteuse création originale conjuguant hier et aujourd’hui : un ciné-concert autour du Caméraman de Buster Keaton et Edward Sedgwick (1928), accompagné en direct au piano par Vincent Delerm. On peut difficilement trouver plus parfait symbole d’amour, de cinéma et d’amour du cinéma jusque dans la liturgie obstinée de sa fabrication que cette virevoltante comédie sentimentale où le héros, en se positionnant face à l’

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Unis par la vie : les sorties cinéma du 6 et du 13 octobre à Lyon

En salles | Nul besoin d’être marié pour voguer dans un même bateau et partager les pires tempêtes : ancêtres et descendants, frère et sœur, amis et amies, collègues… Peu importent les équipiers, du moment qu’on arrive à bon port…

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Unis par la vie : les sorties cinéma du 6 et du 13 octobre à Lyon

En règle générale, c’est vers la famille qu’on se tourne pour trouver du secours en cas de pépin. De préférence, la sienne. Sauf dans Tralala (le 6 octobre) des frères Larrieu où, sur un quiproquo, un chanteur vagabond est pris pour le fils prodigue d’une lignée d’hôteliers de Lourdes… On aurait bien aimé aimer la comédie musicale composée par le duo Cherhal/Belin. À demi Demy, cette histoire de double s’avère hélas bancale ; en cause, des numéros chantés-dansés manquant de fluidité ainsi qu’une intrigue éparpillée faisant regretter le visionnaire Les Derniers Jours du monde. Une fin vécue dans Petite Sœur (le 6 octobre) de Véronique Reymond & Stéphanie Chuat suivant la relation entre un comédien gravement malade et sa jumelle, dramaturge persuadée qu’un retour sur scène aura des bienfaits thérapeutiques. La distribution étourdissante (les fusionnels Nina Hoss-Lars Eidinger, enfants d’une Marthe Keller azimutée, Thomas Ostermeier en bonus…) tempère la gravité de ce drame suisse intime où le deuil se fabrique en direct. On tient là un film précieux, d’une douloureuse beaut

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Le long des lônes

Rhône | Elles ne sont pas spectaculaires mais les lônes du Rhône sont un paysage apaisant entre la route très fréquentée et le fleuve qui les ceinturent. De quoi aussi aller s’élever sur les coteaux viticoles tout proches. Île du Beurre, de la Platière, Condrieu et Malleval. En route sur les abords plein est du parc régional du Pilat.

Nadja Pobel | Jeudi 7 octobre 2021

Le long des lônes

Long de 813 km, au tiers situé dans sa patrie de naissance, la Suisse, le Rhône a été dompté notamment par la CNR, Compagnie Nationale du Rhône dans les années 50 avec la mise en eau du barrage de Génissiat, le deuxième sur le fleuve après celui de Cusset en 1899. Ces aménagements de l’humain pour ses besoins ont fait des lônes, ses bras secondaires, un havre de paix pour la nature, calmes et stagnantes. Les Lônes Île du Beurre Rien à voir avec ce qui se tartine au petit matin, mais avec un dérivé du mot "bièvre" ancien nom du castor, principal habitant du lieu qui sort de ses planques surtout vers 20h car cette masse animale (entre 25 et 30 kg et de 100 à 130 cm dont 20 à 30 cm de queue !) est dit crépusculaire et nocturne. Pour les autres espèces, il faudra vous armer de jumelles et de patience et il est fort possible que vous découvriez des castors donc, ou de nombreux oiseaux comme le pic vert, le pic noir ou ses confrères plus petits pic épeiche et pic épeichette. Ces indications sont simplement documentées dans les observatoires, cabanes en bois où chacun peut s’approcher au plus près de l’eau sans être vu des anima

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Bruno Bernard transforme Fagor-Brandt en entrepôt TCL, les Biennales, Lyon Street Food et Nuits sonores sont SDF

Politique Culturelle | La Biennale de la Danse et celle d'Art Contemporain, Nuits sonores et le Lyon Street Food Festival : quatre institutions culturelles de grande envergure se retrouveront SDF en 2023 et sont à l'heure actuelle sans solution de repli, suite à la décision du président de la Métropole Bruno Bernard de transformer Fagor-Brandt en entrepôt TCL, sans concertation préalable avec les occupants culturels pour les reloger ailleurs.

Sébastien Broquet | Jeudi 30 septembre 2021

Bruno Bernard transforme Fagor-Brandt en entrepôt TCL, les Biennales, Lyon Street Food et Nuits sonores sont SDF

Les anciennes usines Fagor-Brandt transformées en local technique du Sytral, afin de stocker les tramways, entre autres. C'est ce qui va se passer à horizon début 2023. Mauvaise nouvelle pour le milieu culturel et événementiel lyonnais, qui avait posé son empreinte sur ce lieu immense depuis quelques années maintenant : Nuits sonores, Lyon Street Food Festival et les Biennales de la Danse et d'Art Contemporain se déroulaient là-bas. Bien sûr, la réhabilitation de Fagor-Brandt, qui est une friche industrielle, était dans l'esprit de tous. Mais pas si vite. Et pas sans concertation préalable. Surtout en ce qui concerne les Biennales, qui avaient investi financièrement pour réhabiliter les lieux et pensaient rester quelques années sur place. C'est une surprise Isabelle Bertolotti, directrice du Musée d'Art Contemporain et de la Biennale d'Art Contemporain, est très claire lorsque nous lui posons la question : « nos bureaux sont là-bas, pas seulement nos événements. La Biennale d'Art Contemporain se déroulera bien en 2022 à Fagor-Brandt, mais pour la Bienn

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La Halle Tony Garnier reprend vie avec la musique de Hans Zimmer

Concert | On ne l'attendait pas si tôt : la Halle Tony Garnier a pu réouvrir ses portes le mardi 21 septembre, à l'occasion d'un concert consacré aux reprises des thèmes (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 23 septembre 2021

La Halle Tony Garnier reprend vie avec la musique de Hans Zimmer

On ne l'attendait pas si tôt : la Halle Tony Garnier a pu réouvrir ses portes le mardi 21 septembre, à l'occasion d'un concert consacré aux reprises des thèmes de Hans Zimmer (non présent) par un orchestre dirigé par son collaborateur Gavin Greenaway. Qui marquait aussi le retour de la société de production lyonnaise Eldorado & co, elle aussi contrainte à l'arrêt depuis mars 2020. Si le public a répondu présent — 6000 personnes —, les divers contrôles à l'entrée ont provoqué un afflux de spectacteurs à la dernière minute ; et le début du concert s'en est ressenti : peu d'ambiance à l'arrivée des musiciens, deux premiers morceaux passés un peu inaperçus alors que les retardataires s'installaient. Le show a ensuite pu prendre toute sa mesure : thèmes célèbres réarrangés pour la scène, tel The Dark Night. Et puis, d'un coup, s'insèrent des vidéos grand format de Zimmer lui-même, commentant les morceaux, saluant le public en version enregistrée, confortablement installé dans son studio, conversant avec Ron Howard avant

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Rencontre avec André Dussollier et François Ozon : « j’aime les défis, les choses un peu extrêmes »

Tout s’est bien passé | Comme toujours impressionnant dans le rôle d’un vieil homme diminué par un AVC (et odieux) demandant à sa fille de l’aider à mourir, André Dussollier est au centre du nouveau film de François Ozon. Tout sauf mortifère, ce voyage au cœur d’une pure névrose familiale traversé d’éclats franchement burlesques, est adapté du récit d’une ancienne coscénariste du cinéaste, Emmanuèle Berhneim. Rencontre avec le réalisateur et son acteur.

Vincent Raymond | Vendredi 24 septembre 2021

Rencontre avec André Dussollier et François Ozon : « j’aime les défis, les choses un peu extrêmes »

Vous avez hésité avant d’adapter le livre d’Emmanuèle Bernheim… François Ozon : En 2013, elle m’avait envoyé les épreuves son livre en me demandant si ça m’intéressait parce que plusieurs réalisateurs voulaient l’adapter. Je l'ai lu et l’ai trouvé très beau — elle m’avait raconté un peu l’histoire de son père. Mais je lui avais que je me sentais pas capable de raconter son histoire : c’était tellement personnel, tellement intime… Et la connaissant, je ne voyais pas trop où trouver ma place. J’ai passé mon tour. Là-dessus, Alain Cavalier a voulu faire un film avec elle (comme Pater avec Vincent Lindon) où elle jouait son propre rôle, elle a dit OK, et là elle a développé un cancer assez fulgurant dont elle est décédée. Le film de Cavalier s’est alors transformé en documentaire, Être vivant et le savoir. Après sa mort, j’ai relu le livre et tout d’un coup, je n’ai plus vu ce m’avait fait peur en 2013 — le sujet, la fin de vie, le suicide assisté — mais autre chose : la famille, son rapport à son père, la responsabilité d’organiser quelque chose comme ça et le poids que ça avait a

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Thomas Dossus : « les musiques électroniques ne sont pas acceptées au sein du ministère de la Culture et c'est un vrai problème »

Politique | Un sénateur qui cite Laurent Garnier, qui défend au fil des mois et de ses interventions le monde de la nuit et les musiques électroniques, y compris les raves ? Ce discours est encore peu fréquent. On en discute avec l'intéressé, Thomas Dossus, étiquetté EELV et ancien DJ amateur.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Thomas Dossus : « les musiques électroniques ne sont pas acceptées au sein du ministère de la Culture et c'est un vrai problème »

Vous êtes intervenu plusieurs fois ces derniers mois au sujet des musiques électroniques et de la vie nocturne au Sénat, à propos de la crise Covid au départ, mais en allant plus loin ensuite, en défendant l'aspect culturel des clubs. C'est un combat mené en particulier par le collectif Bar-Bars. Qu'est-ce qui vous a amené à les suivre ? Thomas Dossus : Quand je suis arrivé au Sénat [NdlR : en 2020], j'ai tout de suite dit : on étudie le budget de la culture. On s'est aperçu que nous sommes sur une culture très institutionnelle, que la culture que moi je vis, que je pratique, n'est pas du tout reconnue par le ministère. J'ai trouvé ça décalé. J'ai commencé à creuser le sujet, à me rendre compte qu'il y avait à Lyon et ailleurs une envie de faire reconnaître la culture club, celle des musiques électroniques, je suis tombé évidemment sur la tribune publiée par Laurent Garnier. Je me suis saisi du sujet. Au fur et à mesure des confinements, on s'est rendu compte que ces établissements allaient être les premiers à fermer et les derniers à rouvrir. Il y avait donc un véritable enjeu pour t

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Nettoyons Lyon : « on a sorti 60 tonnes de déchets »

Écologie | Modèle d'initiative citoyenne, Nettoyons Lyon, association fondée par deux amis — Nicolas Navrot et Maximilien Bouffard-Roupé —, fête sa première année d'actions concrètes, consistant à nettoyer fleuve, parcs ou places de tous leurs déchets. Tout en sensibilisant.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Nettoyons Lyon : « on a sorti 60 tonnes de déchets »

Comment est né Nettoyons Lyon ? Nicolas Navrot : Avec un petit groupe d'amis. On était trois. Au bout de deux semaines, dix. Des potes. On s'est concentrés à la base sur la pêche à l'aimant. Je suis photographe, j'étais souvent dehors. Durant les pauses de midi, quand la lumière n'était pas propice à la photographie, on s'est dit avec mon ami et cofondateur, Maximilien Bouffard-Roupé, tiens qu'est-ce qu'on peut faire ? On avait chacun dans nos placards un aimant, issu d'une petite mode de quelques mois ayant suivi la mise en avant par un YouTubeur de la pêche à l'aimant. Tout le monde s'était dit que ce serait génial de trouver des choses historiques en jetant un aimant dans un fleuve. Nous, ce n'était pas du tout notre cas : on remontait une quinzaine de trottinettes électriques par jour... Des scooters, parfois. Pas ce que l'on attendait, du tout ! Donc, prise de conscience. Au début, on allait ramasser dans les fleuves avec ce petit groupe d'amis, même à la main, sous les ponts : pneus, fours, trottinettes, etc. Moi, réseaux sociaux oblige, j'ai une grosse communauté en tant que photographe

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Aux Clochards Célestes, variations sur le même t’aime pour Joséphine Chaffin et Clément Carabédian

Théâtre | Au Théâtre des Clochards Célestes, une radiographie douce-amère des couples d’artistes par deux comédiens et metteurs en scène : Joséphine Chaffin et Clément Carabédian.

Nadja Pobel | Vendredi 24 septembre 2021

Aux Clochards Célestes, variations sur le même t’aime pour Joséphine Chaffin et Clément Carabédian

La profession de son épouse ? « Me rendre heureux » confie Gustav Mahler au micro de la radio imaginaire concoctée par l’autrice Joséphine Chaffin et le comédien (notamment pour Christian Schiaretti) Clément Carabédian. Durant une heure, ce duo signe aussi la mise en scène et explore de façon ludique, parfois légèrement didactique (comme durant le passage sur la féminisation des noms de métier) mais surtout habile la place de la créatrice en couple avec un créateur. Dans la peau de l’intervieweuse, Joséphine Chaffin ne questionne à son micro que des hommes. Malher voit en son épouse celle qui lui permet de se construire et non la compositrice qu’elle est aussi, Chopin s’agace : c’est lui qui a fait George Sand. Francis Scott Fitzgerald signe seul ce qu’il co-écrit avec son épouse Zelda. Niki de Saint-Phalle et Jean Tiguely établissent, eux, un rapport d’égalité. Dans un rythme enlevé (Beyoncé et Jay-Z passent aussi par ici, ainsi que Burton / Taylor, Varda / Demy…), les deux fondateurs de la compagnie Superlune maitrisent très bien la joute oratoire et la narration induite par la radio — passage d’an

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Outsiders, la nouvelle galerie street art de Lyon

Galerie | Le réseau des galeries lyonnaises continue de s’étendre avec la réouverture d’Outsiders, qui convie Onemizer pour une exposition solo. Après une année semée d’empêchements et d’incertitudes, la troisième galerie du nom est pressée de mettre en mouvement ses différents projets notamment à destination de la création émergente lyonnaise.

Sarah Fouassier | Jeudi 23 septembre 2021

Outsiders, la nouvelle galerie street art de Lyon

Peut-être avez-vous aperçu de votre œil aguerri le changement de propriétaire du 24 rue des Remparts d’Ainay. Anciennement Galerie SBK, c’est aujourd’hui Outsiders qui a installé ses toiles depuis octobre 2019 dans un quartier où l’on croise une galerie d’art à peu près tous les 50 mètres. Si se lancer dans l’ouverture d’un lieu marchand d’art semble risqué en 2021, à l’heure où beaucoup ferment, il l’est sans doute moins pour des galeries orientées vers les arts urbains qui déchaînent quelques passions déraisonnables — on pense évidemment à l’autodestruction de la Petite Fille au ballon rouge de Banksy qui sera remise en vente aux très chères enchères le 14 octobre prochain chez Sotheby’s. Onemizer, le street artiste convié pour cette première exposition de l’année chez Outsiders fait d’ailleurs référence à l’œuvre du plus célèbre vandale de Bristol dans l’une de celles qu’il présente jusqu’au 2 octobre. Cyril Valade de son identité civile fait partie de l’écurie Outsiders au milieu d'une petite vingtaine d’artistes urbains représentés par la galerie. On y trouve les inévitables Keith Haring, Shepard Fairey o

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Célestins : "Skylight" de Claudia Stavisky, bataille rangée

Théâtre | Les acteurs ne peuvent pas tout. Si bons et engagés soient Patrick Catalifo et Marie Vialle dans la dernière création de Claudia Stavisky, Skylight, ils ne parviennent pas à gommer le simplisme du texte de David Hare.

Nadja Pobel | Mercredi 22 septembre 2021

Célestins :

« T’aurais pu réussir comme moi » lui lance-t-il au visage, le mépris en bandoulière qui ne le quittera pas. Tom, costard-cravate, la cinquantaine, vient de faire irruption chez Kira, vingt ans de moins. Durant six ans, elle fut son amante avant que l’épouse officielle — désormais défunte — du premier, amie de la seconde, ne découvre tout. Ils ne se sont pas revus depuis. Elle était serveuse puis gérante dans l’un de ses nombreux restaurants, la voici devenue prof auprès des gosses difficiles d’une banlieue londonienne. Elle aime écouter les gens dans son long trajet quotidien en bus pour prendre le pouls de la société post-thatchérienne ; lui s’énerve que ses nouveaux collègues, ces « petits cons formés en école de commerce », portent une Rolex. À chacun sa sensibilité. Jamais l’auteur David Hare ne cite l’ancienne Dame de fer dans ce texte dont la première a eu lieu en 1995 au National Theater de Londres, cinq ans après qu’elle a quitté le pouvoir. À cette époque, l’écrivain a perdu de sa verve passée, sa radicalité s’est émoussée. En 1970, il créé Slag

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