Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Photo : Le Magasin


« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique.

C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien.

Fenêtre sur l'art

Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène.

Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces villes qui se vident de leurs commerces. » L'idée est vendeuse et elle s'exporte hors des frontières ligériennes, notamment avec l'ouverture prochaine d'un autre "magasin" à Cognac.

Qu'ils soient chorégraphes, artistes plasticiens, photographes, philosophes, cartographes ou musiciens, pour fonctionner, Le Magasin a besoin de ses "épiciers". C'est ainsi que sont appelés ceux qui assurent l'animation de ce laboratoire de permanence chorégraphique. « L'idée, c'est que des artistes soient là quotidiennement, pour faire de la recherche sur les idées profondes qui traversent leur travail d'artiste », explique Mathieu. Il ne leur est pas demandé d'aboutir à un spectacle durant cette période. Leur mission est d'être présents sur cet espace, d'accueillir les éventuels curieux et d'assumer une ouverture quotidienne. Cette dernière peut prendre la forme d'un atelier participatif, comme une récolte de témoignage, d'une simple invitation à boire le café pendant que l'artiste explique son projet et parfois la présentation se mue performance.

Des créations à partager

Les chorégraphes-épiciers, ont tout un stock de propositions d'activités pour les spectateurs.À partir de la rentrée, Le Magasin proposera, deux fois par semaine, des siestes chorégraphiques et sonores ainsi qu'un laboratoire chorégraphique mensuel pour les enfants. Sur le modèle de l'université populaire, des doubles conférences seront également proposées. « L'idée c'est de faire une rencontre entre un sachant, qui travaille sur un sujet universitaire et un artiste, qui traite du même sujet mais pas de la même façon », détaille le danseur.

Dans ce lieu de découverte et d'invention, se tisse un lien direct entre l'art et l'espace urbain. Pour les habitants du quartier, c'est la promesse de surprises journalières au coin de leur rue. Quant aux épiciers, pour eux, « le projet est d'être perturbés, dans le bon sens du terme, par le passage et les questions des gens. Car devoir parler de son projet, permet de mieux cerner soi-même ce que l'on est en train de faire. »

Le Magasin, laboratoire de permanance chorégraphiques, 20 rue honoré de Balzac

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Un Stéphanois en finale d'un concours de création de jeux de société

ACTUS | Axel Deruyck a 26 ans et travaille dans un escape game stéphanois. Au-delà de son boulot, le jeune homme n'arrête pas de penser à créer des conditions de jeux (...)

Nicolas Bros | Mardi 11 mai 2021

Un Stéphanois en finale d'un concours de création de jeux de société

Axel Deruyck a 26 ans et travaille dans un escape game stéphanois. Au-delà de son boulot, le jeune homme n'arrête pas de penser à créer des conditions de jeux pour autrui. La preuve avec sa création : un jeu de société où les couleurs se mélangent. Ce dernier s'appelle Méli Colors. Avec 4 autres finalistes, la création du Stéphanois a été retenue parmi les 110 jeux reçus pour le concours organisé par la maison d'édition Widyka dont le vainqueur verra sa proposition éditer. Si jamais, si le jeu d'Axel n'est pas choisi, il n'abandonnera pas pour autant.« S'ils ne choisissent pas mon jeu, explique-t-il, je ferai en sorte que ce projet voit le jour d'une manière ou d'une autre. » Le public est appelé à voter avant le 12 mai à 11h sur ce site.

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Quartier Latin-tement

Librairie | Après plusieurs mois de fermeture suite au décès de son ancien propriétaire, la librairie stéphanoise a réouvert ses portes ce mardi.

Cerise Rochet | Vendredi 7 mai 2021

Quartier Latin-tement

Lycéen, Daniel Damart voulait être libraire. Un rêve de gosse, rapidement mis de côté au profit d’une carrière dans l’univers industriel, faîte de nacelles et de tractopelles. 40 ans plus tard, pourtant, l’envie de jeunesse se concrétise enfin. Passionné de bouquins et ancien fidèle client, le Stéphanois vient en effet de reprendre la librairie Le Quartier Latin, rue Georges Teissier. « Je n’ai pas d’expérience dans ce domaine, non. J’ai surtout une formation de lecteur », confiait-il à quelques jours de l’ouverture officielle, caché derrière des piles de livres, et fréquemment interrompu par les toc-toc réguliers de quelques habitués des lieux, impatients de pouvoir de nouveau en franchir le seuil. Aidé de Magali, sa nouvelle employée, Daniel Damart espère ainsi redonner vie à ce lieu si emblématique de la ville, fort de son impressionnant stock, dont tous deux devront avant toute chose prendre connaissance : « ici, il y a environ 20 000 bouquins. Autant dire qu’il va nous falloir un peu de temps. Nous allons rester sur la même ligne que celle qui était déjà en place, avec, entre autres, un stock très important en littérature étrangère. Pour le dire vite,

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Le Département de la Loire dégage 100 000 € pour le spectacle vivant

Politique | En marge de la dernière Assemblée Départementale de lundi 3 mai, le Département de la Loire a annoncé débloquer une enveloppe de 100 000 euros à destination du (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 mai 2021

Le Département de la Loire dégage 100 000 € pour le spectacle vivant

En marge de la dernière Assemblée Départementale de lundi 3 mai, le Département de la Loire a annoncé débloquer une enveloppe de 100 000 euros à destination du secteur du spectacle vivant. Ce dispositif d'aide exceptionnelle intervient en plus des subventions habituelles et s'adresse aux associations ligériennes détentrices d’une licence d’entrepreneur du spectacle. Ces dernières peuvent solliciter une aide allant jusqu'à 2 500 euros via une demande à effectuer auprès du Département avant le 30 juin 2021. Cette aide est destinée à : soutenir la reprise des temps de répétition accompagner la diffusion des spectacles faciliter la reconquête des publics pour les organisateurs. D'autre part, la collectivité a validé 11 subventions pour un total de 200 000 euros dans le cadre des aides aux résidences et scènes départementales et des aides aux festivals. Ces soutiens financiers sont destinés à la Limace (association gestionnaire du Fil à Saint-Etienne), la ville d’Andrézieux-Bouthéon pour le Théâtre du Parc, la ville de Montbrison pour le Thé

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Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Article partenaire | L’habitat participatif n’est pas une simple mode mais un réel nouveau mode de vie et une aventure collective passionnante. Un concept qui mêle lien social, écoresponsabilité, cadre de vie de qualité, humanité et accessibilité. A Saint-Etienne, les projets de ce type fleurissent sous l’impulsion de l’EPA Saint-Etienne. On vous explique.

Article Partenaire | Mardi 9 mars 2021

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Eco-habitat, habitat partagé ou écogéré… autant de termes qui définissent le même concept : celui d’habitat participatif. Véritable projet de vie, l’habitat participatif est un levier d’innovations sociétales. Favorisant la création et le maintien de lien social, cette forme d’habitat rencontre un franc succès un peu partout. Il permet d’impliquer les futurs habitants dans l’ensemble de la démarche, depuis la conception du projet à la vie future de la construction mais également parfois dans la réalisation. Un idéal qui devient réalité en quelque sorte. A Saint-Etienne, ça existe et ça marche ! Les projets d'habitats participatifs prennent essor dans la France entière. Et Saint-Etienne ne fait pas exception. Le projet des « Castors », dans l' ÉcoQuartier Desjoyaux, inauguré en 2015, inspire l'EPA Saint-Étienne qui souhaite développer cette forme d'habitat à Saint-Étienne. Car ce type de projets est particulièrement intéressant ici, pour la qualité d'usages et la qualité environnementale qu'ils permettent de développer. Et contrairement aux id

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Médiathèque Numérique de la Loire : gratuite, illimitée et à volonté !

ACTUS | Le Département de la Loire a ouvert à tous les Ligériens, gratuitement et sans condition, la Médiathèque Numérique de la Loire. La culture, c’est pour tous et maintenant. Pour se divertir, se cultiver, apprendre, s’informer, se détendre, comprendre, découvrir, se former, s’émerveiller, … Pour vivre mieux, ensemble !

Article Partenaire | Vendredi 18 décembre 2020

Médiathèque Numérique de la Loire : gratuite, illimitée et à volonté !

Parce que Le Département de la Loire s’engage pour un accès à tous, partout, à la culture et aux savoirs, la Médiathèque Numérique de la Loire ouvre ses ressources à tous ! Méditation, stretching, code de la route, soutien scolaire, vidéos (films et documentaires), découvrez une large gamme de titres de presse et de livres à consulter en ligne. Pour vous inscrire et profiter de l’ensemble des ressources numériques disponibles rendez-vous sur

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Le design domestiqué

Expo | André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Le design domestiqué

André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà quelques-uns des grands noms que l'on trouve dans l'exposition Déjà-vu. Le design dans notre quotidien. Avec sa sélection de 300 œuvres tirées des collections du Musée d'art moderne et contemporain, cette proposition nous embarque dans un parcours qui nous démontre la place que le design a eu sur les objets qui ont peuplé notre quotidien depuis le milieu du XXe siècle. Petit plus, l'expo ne se contente pas d'être un reflet du passé, mais permet, grâce à la mise en place d'ateliers au fil de la visite et d'un laboratoire de création en fin de parcours, de préparer le monde de demain, celui post-crise sanitaire. Tout un programme qui trouvera un écho avec la prochaine Biennale du design (28 avril au 22 août 2021) dont le thème annoncé est Bifurcations. Déjà-vu. Le design dans notre quotidien, du 16 décembre 2020 au 22 août 2021 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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"Sacrées sorcières" : Sourissez !

ECRANS | ★★★☆☆ De Robert Zemeckis (É.-U., 1h45) avec Anne Hathaway, Octavia Spencer, Stanley Tucci… Sortie le 23 décembre

Vincent Raymond | Mardi 8 décembre 2020

Orphelin recueilli par sa grand-mère, le jeune Bruno commence juste à s’acclimater qu’il doit affronter l’arrivée d’horribles sorcières. Pensant les fuir en se rendant dans un hôtel, le garçon et sa grand-mère plongent en fait entre leurs griffes. Bruno sera même changé en souris… En dépit de sa faculté à traiter des syncrétismes historico-culturels américains, de traiter des icônes ou d’en forger par son cinéma, Robert Zemeckis demeure un des réalisateurs étasuniens contemporains parmi les plus sous-estimés ; son principal tort étant d’appartenir à la génération du totem Spielberg. S’emparant ici un conte du non moins iconique auteur Roald Dahl, il signe une transposition logique, imprégnée de folklore sudiste, où la dimension horrifique et le burlesque fusionnent aussi logiquement que dans des cauchemars d’enfant — le fait que Cuarón et Del Toro figurent à la coproduction n’y est sans doute pas étranger. Poussant parfois l’extravagance vers la frénésie ou le grotesque, Zemeckis renoue avec l’esprit délicieusement amoral de La Mort vous va si bien, mâtiné d’éclats gothiques à la Tim Burton

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Résilience

ARTS | Le confinement contraint les galeries à baisser temporairement leur rideau, mais certaines d’entre elles proposent des solutions afin que que les (...)

Niko Rodamel | Lundi 16 novembre 2020

Résilience

Le confinement contraint les galeries à baisser temporairement leur rideau, mais certaines d’entre elles proposent des solutions afin que que les expositions restent visibles pour les amateurs d’art. C’est par exemple le cas de la galerie Art Pluriel Rive Droite qui a décidé d’enrichir son site web d’une façon assez complète, mettant en ligne des vues d’ensemble de l’accrochage ainsi qu’une photo de chaque œuvre exposée. Virginie Remillieux fait partie des quinze artistes permanents qui travaillent dans les locaux de la galerie Rive Droite Art Pluriel. L’artiste y expose actuellement des toiles récentes dont la série Faces, de troublants portraits de 50 x 65 cm mettant en jeu pigments, fusain et huile sur papier. L’aspect sériel de ces tableaux très proches les uns des autres évoque les tentatives d’approche d’un sujet qui fuit sans cesse, probablement inatteignable. On retrouve aussi quelques diptyques et triptyques, des linogravures, ou encore de remarquables toiles qui évoquent insidieusement la chute. La palette se resserre autour des gris, des noirs et de l’ocre, avec une quasi omniprésence de rouges écarlates. Dès la première approche, on comprend que l’univers de

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Ça matche !

ARTS | Approcher les œuvres du Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+) de manière ludique, c'est le but du nouveau jeu mobile "Trouve ton œuvre sœur". Un bon moyen de découvrir les collections du musée de manière originale, qu'on soit petit ou grand.

La rédaction | Mercredi 21 octobre 2020

Ça matche !

Développant des outils destinés à amener le plus grand nombre à découvrir ses collections, le MAMC propose un nouveau jeu mobile : "Trouve ton œuvre sœur" ! Ce dernier vient compléter l’appli mobile du musée disponible depuis 2017. Avec "Trouve ton œuvre sœur", on est invité à effectuer une visite de manière interactive en répondant à une quinzaine de questions qui permettent de définir notre profil, comme dans un test de personnalité. À la fin du questionnaire "Trouve ton œuvre sœur" nous fait matcher avec une œuvre présentée au MAMC+. Un indice visuel apparaît sur l'écran. À nous ensuite de nous promener dans les salles du musée pour retrouver notre œuvre sœur ! Créer le selfie le plus réussi Une fois l’œuvre retrouvée, le jeu nous donne la révélation, explique pourquoi ce tableau, cette sculpture ou cet objet nous correspond et nous propose ensuite de nous prendre en selfie avec elle. Un concours Instagram permet ensuite de désigner

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La vie de château

Expo historique | La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 octobre 2020

La vie de château

La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les domaines de la métallurgie, la rubanerie et l’armement, Saint-Étienne faisait figure de capitale industrielle française. Durant cette époque où l’économie prospère, plus de 200 châteaux sont construits par les industriels de la région entre 1850 et 1930. L’exposition Châteaux de l’Industrie propose de replonger dans ce patrimoine architectural et paysager unique jusqu’au 3 novembre. S’étalant sur trois lieux de présentation entre Sorbiers, Saint-Chamond et Rive-de-Gier, Châteaux de l’industrie permettent de resituer les édifices selon leurs caractéristiques : château d’usine (construit à proximité de l’unité de production), château de ville, maison de plaisance, domaine agricole ou château historique. Des visites guidées et des conférences sont aussi programmées. Exposition Châteaux de l’industrie jusqu’au 2 novembre, à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle 42290 Sorbiers, à la Médiathèque de Rive-de-Gier, 10 Square Marcel Paul, 42800 Rive-de-Ger et au Château du Jarez, 11 Rue Beno

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CARBONE, bis repetita

ARTS | Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures (...)

Niko Rodamel | Mercredi 21 octobre 2020

CARBONE, bis repetita

Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures qui œuvrent au quotidien au sein de leur territoire. Sous la direction de Akim Pasquet, Léa Cotart-Blanco et Linda Roux, la seconde édition de cette Biennale de collectifs et lieux d'artistes met ainsi en lumière comme en résonance des plasticiens et des réseaux qui conservent un lien étroit avec leur quartier, leur ville, leur région et les habitants qui y vivent. Qu’elles soient internationales, nationales ou régionales, les structures invitées forment une communauté d'esprit dans laquelle, chacune à leur manière, toutes s'engagent avec force en faveur des arts plastiques. Le programme promet un riche télescopage d'expositions, des performances et des conférences, un peu partout dans la ville : galeries, librairies, magasins en stand by ou encore dans l’espace urbain. Dix jours de rencontres et d'aventures artistiques hors normes qui forment le précieux reflet d'une création prospective nationale et internationale, à la fois exigeante et populaire. Parmi la trentaine de propositions, le run-space Greenhouse accueillera

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Les jeunes prennent le pouvoir

Contemporain | C'est une première ! Sur plus de 2 400 m² répartis entre la Cité du design et le Musée d'art moderne et contemporain, Saint-Étienne accueille sa première Biennale dédiée à de jeunes artistes issus d'écoles d'art françaises. Son nom : Biennale artpress. Son programme : 36 artistes qui proposent des oeuvres singulières et dotées d'un parti pris certain. Un événement qui confirme la position forte de Saint-Étienne dans l'art contemporain français.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Les jeunes prennent le pouvoir

C'est un choix osé que nous proposent la Cité du design et le MAMC - Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne en partenariat avec le magazine artpress : construire une biennale destinée à promouvoir le travail de jeunes artistes, fraîchement diplômés et déjà engagés dans une voie pro. Le résultat s'appelle Après l'école - Biennale artpress des jeunes artistes et la 1ere édition vient d'ouvrir ses portes et dure jusqu'au 22 novembre. Au programme, 36 artistes formant la relève de l'art français qui, avec un parti pris certain, proposent des oeuvres de techniques très diverses, formant une sorte d'état de la création d'une scène de créateurs en perpétuel renouvellement. Pas un panorama, mais une sélection Si cette biennale réunit bon nombre de jeunes talents fraîchement émoulus de différentes écoles d'art françaises, les deux commissaires de l'événement, Étienne Hatt et Romain Mathieu, tiennent à préciser un point. « Ce n'est pas le panorama d'une génération d'artistes, mais bien une sélection », expliquent-ils. Un comité présidé par le curateur Robert Storr (directeur de la Biennale de Venise en 2007 et conservateur en chef du d

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​La bossa, c’est beau ça

MUSIQUES | Digne héritier des Tropicalistes (avec en tête Caetano Veloso et Gilberto Gil qui durent fuir la dictature militaire dans les années 60), Lucas (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

​La bossa, c’est beau ça

Digne héritier des Tropicalistes (avec en tête Caetano Veloso et Gilberto Gil qui durent fuir la dictature militaire dans les années 60), Lucas Santtana chante de façon habile et sarcastique le Brésil d’aujourd’hui, dénonçant le grotesque d’un président qui exacerbe les frontières sociales et bafoue l’écologie. Après une période de samba symphonique gorgée de samples, l’artiste revient à l’essentiel et se concentre aujourd’hui sur la voix comme pour mieux nous parler à l’oreille, entre héritage et hommage à Joao Gilberto disparu l’an passé. Lucas Santtana, samedi 10 octobre à 20h30, Théâtre Quarto à Unieux

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"Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary" : La rouée vers l’Ouest

Animation dès 6 ans | ★★★☆☆ de Rémi Chayé (Fr.-Dan., 1h24) avec les voix de Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian… ​Sortie le 14 octobre

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Tolérée dans un convoi de pionniers rigoristes, la famille Cannary fait désordre. Quand le père malchanceux se blesse, sa fille Martha Jane choque en prenant les rênes, puis en s’habillant en garçon. Injustement accusée d’un vol, la pré-ado rebelle quitte cette horrible compagnie et part à l’aventure… Cette évocation romancée et héroïque de la future Calamity Jane, légende du Far West dont elle constitue l’une des rares icônes féministes/féminines, est moins une biographie qu’une chronique de cette époque de toutes les fortunes ou l’occasion d’en revisiter les codes : caravanes, ville-champignon avec saloon, régiment de cavalerie, trappeurs, mine d’or, aiglefins, Indiens… C’est un concentré du mythe fondateur de l’Amérique que Chayé nous offre, avec en sus cet art poétique de la couleur n’appartenant qu’à lui, et dont on avait pu profiter dans Tout en haut du monde. Ses jeux d’aplats et son flat design créent, étonnamment, une grande profondeur à ses images. Plus haute distinction pour un long métrage au Festival d’Annecy, le Cristal qu’il a décroché est largement mérité.

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Animé ou contaminé ?

Panorama ciné octobre | Au moment où nous écrivons ces lignes, l’on ignore si de nouvelles mesures restrictives vont toucher les salles ; elles méritent d’être épargnées, eu égard à la drastique réglementation sanitaire qu’elles respectent déjà. Ironie des choses, l’épidémie pourtant présente à l’écran. Mais moins représentée que l’animation — proximité des vacances de la Toussaint oblige…

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Animé ou contaminé ?

Pour un peu, la défection des blockbusters hollywoodiens affolant certaines gazettes passerait inaperçue. Voyez les affiches aux frontons de vos salles : nulle pénurie, le choix s’offre à tous les âges, y compris au rayons animation. Pour les tout-petits, on restera en territoire de connaissance avec des programmes de moins d’une heure très animalier. La nouvelle collection de courts métrages La Chouette en toque (14 octobre), autour de la thématique de l’alimentation, un poil (ou une poêle ?) plus appétissante que la précédente, revisitant notamment la chanson dame Tartine en l’allégeant en sucres pour la bonne cause. Autre réussite, le lumineux conte La Baleine et l'Escargote et ses deux mini films d’avant-programme) narrant l'amitié improbable de deux voyageuses dans une réalisation somptueuse (le 21) ; ou encore le plus décalé — mais normal car co-signé Aubier & Patar, les papas de Pic Pic André Show, ici rejoints par Davy Durand —, Chien Pourri, la vie à Paris ! (le 7) Cette irrésistible adaptation d’une série parue à l’Éco

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Marol’s Royce

Art dans la nature | Perché sur son druidique balcon forézien, le "village d’artistes" de Marols vibre d’un tellurisme très "connecté". Devant un parterre d’élus prestigieux, (...)

Alain Koenig | Lundi 14 septembre 2020

Marol’s Royce

Perché sur son druidique balcon forézien, le "village d’artistes" de Marols vibre d’un tellurisme très "connecté". Devant un parterre d’élus prestigieux, rivalisant de dithyrambes sur la beauté quasi mystique du lieu, s’ouvrait sous un ciel provençal, le nouveau parcours d’artistes Racine & liberté s’étirant sur une balade de 9 km : sculptures pérennes, peintures ou art de la photographie, tout est prétexte à prendre son bâton de pèlerin et à déambuler autour d’un village, décidément pas comme les autres... Parcours d'Artistes Marols 2020, Racine & Liberté : oeuvres de Georges Bruchet, Martine Pluchon et Vincent Kra, Bétina Broussaud (photo), Sylvain Rolhion et Sébastien Chartier. Parcours de 9km (Marols, La Citre, Chossy, Le Villard, Ronchevoux)

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Cécile Laloy – In/danse/ité

Portrait | La chorégraphe et danseuse Cécile Laloy fait vivre son art au sens premier du terme, avec fragilité et humanité. Une artiste également attachée au territoire ligérien dans lequel elle évolue et créé depuis 2013. La preuve avec sa dernière production IE [famille] qui verra le jour en mai 2021 en primeur à la Comédie de Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Cécile Laloy – In/danse/ité

Dès qu’on évoque son travail, Cécile Laloy a les yeux qui s’illuminent. On y perçoit une passion et un engagement total, qui collent bien à son parcours artistique et aux créations qu’elle a déjà proposées au public au cours des dernières années. Née en région parisienne, Cécile Laloy a beaucoup voyagé avec sa famille via des déménagements successifs en Auvergne et Rhône-Alpes. « J’ai un parcours assez conventionnel, explique-t-elle. J’ai fait de la danse classique petite mais c’est au lycée que j‘ai eu envie de pousser un peu en allant dans un lycée aux horaires aménagés. Nous avions école le matin et danse l’après-midi. Puis j’ai intégré le CNSMD, Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon. » «Les arts martiaux possèdent un rapport au concret, ce qui me manquait parfois dans la danse. » Kung fu, clown et fragilité humaine Un parcours en effet assez classique, mais finalement pas tant que ça, puisque la chorégraphe ne s’est pas seulement nourrie des pas chassés et d’arabesques. « Parallèlement à ce cursus, j’ai fait beaucoup d’arts martiaux (notamment du kung f

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En plein dans le mille !

Bang ! Bang ! | Le Musée d’art et d’industrie stéphanois ouvre la rentrée 2020 avec une expo qui fait mouche. Armes pour cibles, 1820/2020 entre répulsion et fascination, peut se targuer de proposer d’un côté une qualité de pièces exposées et de l’autre une profondeur de visite avec un questionnement permanent sur le rapport armes/société.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

En plein dans le mille !

Proposer une exposition sur l’angle de l’usage de l’arme, voici un parti pris osé mais juste proposé par les équipes du Musée d’art et d’industrie (MAI) de Saint-Étienne. Ce dernier qui peut se targuer de constituer le deuxième musée français consacré à l’arme, juste derrière le musée de l’armée, fait de l’arme, au même titre que le cycle ou le ruban, un de ses thèmes phares de son exposition permanente. Avec Armes pour cibles, 1820/2020 entre répulsion et fascination, l’institution stéphanoise va plus loin et sort du simple cadre technique et historique. « L’idée générale de cette nouvelle exposition est de donner les clés au visiteur afin qu’il puisse avoir un regard objectivé sur l’arme, explique Marie-Caroline Janand, directrice du MAI mais également commissaire de cette nouvelle expo. Nous ne prenons pas parti mais nous montrons aussi que l’arme constitue une industrie qui a eu et a encore de l’importance pour le territoire stéphanois. » Au-delà du côté technique et historique Au cours de son parcours, le visit

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5 pas de danse

Panorama danse 20/21 | Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

5 pas de danse

Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude Pietragalla, seule en scène, livre sa vie, son rapport à la scène, aux personnages qu’elle a incarnés, à la musique, à ses partenaires, au public… Voyage intime autobiographique, cette expérience sensorielle unique, presque totale, mêle le travail du corps à des textes inédits et dévoile, tout en poésie, l’empreinte inaltérable que laisse la danse derrière son passage. La Femme qui danse, le 6 octobre à l’Opéra de Saint-Etienne Hallelujah Il avait donné son accord, à la création de ce programme. 4 ans après sa disparition, sans doute l’immense Leonard Cohen tirerait-il son chapeau à ceux qui aujourd’hui lui rendent hommage. Conçu comme un portrait de l’artiste découpé en 5 saisons, telles les 5 cycles de l’existence, Dance me s’apprécie comme un dialogue entre la voix grave du maître, et la technicité des 15 danseurs virtuoses du BJM. So artistic, so chic, so iconic… So Cohen. Dance me, vendredi 4 décembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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"Les Joueuses #paslàpourdanser" : Les yeux dans les rouges-et-bleues

ECRANS | ★★★★☆ Documentaire de Stéphanie Gillard (Fr., 1h28) avec Wendie Renard, Ada Hegerberg, Delphine Cascarino…Sortie le 9 septembre 2020

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Saison 2018-2019. L’équipe féminine de l’OL est en lice pour un triplé : Championnat et Coupe de France, Championnat d’Europe. Des entraînements aux vestiaires, des terrains aux victoires, le portrait d’un groupe bâtissant sa légende autant qu’il popularise son sport… On pèse nos mots en parlant d’un documentaire historique. Parce que Stéphanie Gillard montre le labeur quotidien de ces pionnières perfectionnistes (« Ce qu’il faut de sanglot pour un air de guitare », dirait Aragon) mais aussi leur enthousiasme à vivre de leur passion — si elles remercient volontiers le Président Aulas, elles le titillent toujours un peu quant à l’écart abyssal entre filles et garçons. Investies sur le terrain comme le prouvent de spectaculaires mais rares images de matches (question de droits, sans doute), les joueuses le sont aussi en faveur de la relève : l’iconique équipe se trouve en effet à un moment charnière où les “aînées“ (Renard, Fischlock, Bouhaddi…) guident avec bienveillance les nouvelles recrues (Bacha…). D’autant plus précieux à voir que la couverture médiatique dont ces athlètes bénéficient demeure insuffisan

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Rive droite

Galerie | C’est la rentrée et la galerie Art Pluriel reprend du service avec une généreuse triple exposition. Aux côtés des sculptures en fragile équilibre de Gérard (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Rive droite

C’est la rentrée et la galerie Art Pluriel reprend du service avec une généreuse triple exposition. Aux côtés des sculptures en fragile équilibre de Gérard Tivert-Gilleman et les toiles du peintre et illustrateur drômois Louis Neyret, sont à découvrir les étonnants dessins polychromiques de Michel Smekens. Installé en France depuis une poignée d’années, le peintre belge compte en quinze ans plus de trente expositions outre-Quiévrain. À la surface de ses toiles rageusement expressionnistes, l’artiste fait jaillir pigments, encre Ecoline, gouache, encre de Chine, aquarelle et craies grasses et fusain, donnant naissance à des visages intranquilles où le trait et la couleur se chevauchent nerveusement, interrogeant au passage les dérives de notre société. Michel Smekens, Gérard Tivert-Gilleman et Louis Neyret, du 1er au 19 septembre, galerie Art Pluriel Rive Droite à Saint-Etienne

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Une aussi longue absence

Panorama ciné septembre 2020 | Comédies, documentaires, animation, expérimental ? Tout à la fois, et à profusion ! Et sans blockbuster ni films primés dans les festivals pour capter tous les regards, il faut laisser libre cours à sa curiosité histoire de multiplier les expériences, les sensations, les découvertes…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Une aussi longue absence

Non fiction L’aventure intérieure du confinement aura-t-elle rendu plus perméable à l’écoute du monde ? Idéal pour voyager en conscience à travers l’histoire et le temps — y compris ici et maintenant —, le documentaire étend le périmètre de nos terræ cognitæ. Et nous conduit entre le Mali et Cuba à la rencontre des survivants d’un orchestre de world music avant l’heure dans Africa Mia de Richard Minier & Edouard Salier (16 septembre), sorte de Buena Vista Social Club marqué par la poisse et la mélancolie. En Macédoine, à la découverte de l’ultime apicultrice traditionnelle du pays se faisant parasiter par une famille tuyau-de-poêle s’installant à côté de chez elle dans l’intrigant Honeyland de Tamara Kotevska & Ljubomir Stefanov (même date). À Lyon, dans les coulisses d’une équipe de talents hauts : les footballeuses de l’OL raflant tous les titres de leur saison et créant leur légende devant la caméra de Stéphanie Gillard pour Les Joueuses #paslàpourdanser (depuis le 2 septembre). À Brive-la-Gaillarde, avec le

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Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

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5 premiers noms pour les Arts Burlesques

Festival d'humour | Le festival d'humour stéphanois Les Arts Burlesques vient de dévoiler 5 premiers noms de la programmation de sa 18ème édition qui aura lieu (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 juillet 2020

5 premiers noms pour les Arts Burlesques

Le festival d'humour stéphanois Les Arts Burlesques vient de dévoiler 5 premiers noms de la programmation de sa 18ème édition qui aura lieu du 10 au 20 février 2021. On retrouve Tom Villa, l'éternel beauf Benjamin Tranié qui nous emmène dans un relais routier, Tom Wiesel, Arnaud Demanche et une soirée spéciale intitulée Please stand-up concoctée par Nicole Ferroni. Notons qu'en before du festival, Guillaume Meurice viendra retourner le Fil le 5 décembre avec son groupe de rock, The Disruptives, décrit comme suit : « quatre ex-étudiants d’HEC, anciennement membres du collectif « les Jeunes avec Jean-Pierre Raffarin », décident de se retrouver pour créer le premier groupe de rock macroniste de l’Histoire » Tout un programme ! 18e festival des Arts Burlesques, du 10 au 20 février 2021 dans Saint-Étienne et sa métropole

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"Just Kids" : Seuls les mômes

ECRANS | De Christophe Blanc (Fr.-Sui., 1h43) avec Kacey Mottet Klein, Andrea Maggiulli, Anamaria Vartolomei…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Après la mort accidentelle de leur père, Mathis 10 ans retrouve sous la responsabilité de Jack, 19 ans. Une charge bien lourde pour les deux : le cadet ne tient guère en place, et le jeune adulte adulte espère un miracle en reprenant les combines louches et foireuses du paternel… Comment totalement détester ce film sur la trajectoire de gamins livrés à eux-mêmes, en manque de père et de repères, hésitant entre suivre les traces d’un défunt peu reluisant ou créer de nouvelles attaches ? Mais comment totalement aimer ce film aux criants airs de déjà-vu chez Téchiné, Kahn, Bercot ou Doillon, entre autres cinéastes plutôt fréquentables par ailleurs ? Le road movie familial initiatique, les jeunes fratries confrontées ensemble et individuellement à des problématiques de deuil, l’incorporation d’une sous-trame noire sont censés apporter un chaos supplémentaire à la situation instable des personnage, et donc de la surprise. Mais ces relances narratives procèdent dans ce contexte de la simple logique, pour ne pas dire de la convention. Sinon, il y a quelques beaux plans du Grenoblois, po

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"Le Défi du champion" : Chaque bac doit être un but

ECRANS | De Leonardo D'Agostini (It., 1h45) avec Stefano Accorsi, Andrea Carpenzano, Ludovica Martino…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Joueur vedette de l’AS Roma, Christian se comporte comme un ado attardé capricieux sur le terrain comme à la ville. Excédé, le président du club exige qu’il se discipline et passe le bac. Prof au chômage, Valerio est engagé pour le remettre à niveau. Il va avoir du boulot… Construit sur le principe des vases communicants comme l’était Intouchables (ou la fable de L’Aveugle et du Paralytique, si l’on voulait être taquin), cette comédie-tendresse à gros crampons est aussi prévisible qu’une blessure de Neymar avant le Carnaval de Rio : oui, Christian n’est pas l’atrophié du bulbe caricatural que tout les parasites (son père, sa blonde-trophée, ses potes campant chez lui…) voient en lui ; oui Valerio l’intello hirsute en velours côtelé cache une blessure intime secrète. Et oui, les deux caractères opposés vont s’assembler pour “se réparer“ l’un l’autre. C’est vendu sous le vocable de feel good movie, c’est gentil, ça ne mérite pas de sortir un carton ; de là à en faire un en salle…

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"Madre" : Vacances aux bords de la mère

Drame | D’un court métrage multi-primé, Rodrigo Sorrogoyen fait le point de départ d’un long homonyme captivant, dérangeant et violemment psychologique. Une histoire de mère orpheline et d’une ado en rupture de famille, une histoire d’amour raccommodé…

Vincent Raymond | Mercredi 8 juillet 2020

Dix ans après la disparition subite de son fils sur une plage des Landes, Elena a quitté l’Espagne et sa vie ancienne pour travailler dans un restaurant sur cette maudite plage. Un jour, elle aperçoit Jean, ado dont l’âge et le physique lui évoquent son enfant. Elle le suit ; il s’en rend compte… L’exercice consistant à dilater un court métrage en un long est souvent l’apanage des débutants pour qui le format bref constitue, aux yeux des producteurs, une promesse. Mais les deux disciplines étant ontologiquement différentes — autant que le demi-fond l’est du marathon —, l’entreprise s’avère souvent un redoutable casse-gueule. Pour y échapper, certains optent pour une simple prolongation de leur court à l’instar de Xavier Legrand (avec Avant que de tout perdre, puis Jusqu’à la garde dont on connaît le double succès) ou ici Rodrigo Sorogoyen. Le très expérimenté réalisateur avait signé en 2017 entre

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Moi je n'ai pas changé d'adresse...

Soirées spectacles | L'originalité, c'est leur créneau. L'asso La Laverie a l'habitude de surprendre son monde. Une fois encore, le pari est réussi avec le programme Est-ce que (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Moi je n'ai pas changé d'adresse...

L'originalité, c'est leur créneau. L'asso La Laverie a l'habitude de surprendre son monde. Une fois encore, le pari est réussi avec le programme Est-ce que tu viens pour les vacances ? Trois soirées-spectacles dans un lieu tenu secret jusqu'à réservation sont proposées pour réveiller votre début d'été. Au programme, on trouve le joliment nommé Marc Prépus et son théâtre de rue / hip hop "électroménager", le solo clown Frigo de la compagnie Dis bonjour à la dame ou encore le théâtre d'objets [Un]fidele de la compagnie Madam'Kanibal. Tout cela se déroule les8, 9 et 10 juillet. Infos et réservations par mail : lalaverie.association@gmail.com ou par téléphone : 06 98 15 70 57

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Musclez vos zygomatiques cet été

Café-théâtre | Si les conditions d'accueil dans les salles de spectacles sont encore d'actualité, les "petits" théâtres peuvent quand même s'en donner à coeur joie depuis (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Musclez vos zygomatiques cet été

Si les conditions d'accueil dans les salles de spectacles sont encore d'actualité, les "petits" théâtres peuvent quand même s'en donner à coeur joie depuis quelques semaines. C'est le cas dans la Loire où les spectacles reprennent de plus belle et font souvent le plein. KFT à Saint-Galmier, Quai des Artistes et Agapes et Spectacles à Montbrison ou Comédie Triomphe à Saint-Étienne, autant d'établissements qui ont décidé d'accueillir à nouveau les spectateurs dès cet été. Au programme des comédies sans prise de tête mais aussi des spectacles étonnants, comme les Folies du Lac à l'étang des Boirons de Saint-Romain-le-Puy le 28 août, la dernière création dumagicien Thibaut del Corral mêlant french cancan, magie et musique. Plus d'infos sur les sites des salles KFT, Quai des Artistes, Agapes et Spectacles et Comédie Triomphe.

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L'art au naturel

Art actuel dans la nature | Vous balader en plein nature et tomber tout à coup sur une oeuvre d'art. Tel est le concept qui prend place tous les deux ans du côté de Riorges, le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

L'art au naturel

Vous balader en plein nature et tomber tout à coup sur une oeuvre d'art. Tel est le concept qui prend place tous les deux ans du côté de Riorges, le long du Renaison et dans la plaine de la Rivoire. L'événement s'appelle À Ciel Ouvert, dure trois mois et en est déjà à sa sixième édition. Cette année, les marcheurs auront le droit de découvrir une oeuvre d'Erwan Sito, le président du jury, sept oeuvres d'artistes pros (dont Francine Garnier, Olivier Toulemonde ou Tom Sénécal), une oeuvre participative mais aussi quatre oeuvres issues des éditions passées à redécouvrir. Signalons que le festival avait reçu 178 candidatures d'artistes, nombre démontrant la renommée du rendez-vous nord-ligérien. À Ciel Ouvert, du 18 juillet au 18 octobre, à Riorges (départ du parc Beaulieu) Plus d'infos sur cette page

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Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Art contemporain | Alors qu’il réouvre ses portes après 3 mois et demi de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne présente une nouvelle expo dédiée à l’artiste américain Robert Morris, coorganisée avec le Mudam Luxembourg. "The Perceiving body", une véritable expérience immersive.

Cerise Rochet | Mercredi 8 juillet 2020

Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Deux décennies, 14 œuvres, sept espaces, pour une constellation plutôt qu’une rétrospective. Puiser dans l’œuvre colossale de Morris, et exposer les exemples les plus éclairants de son travail sur la perception, et le rapport entre le corps et l’art. Pas de cheminement chronologique donc, mais une déambulation à travers le parcours intellectuel de l’artiste durant les années 60 et 70, ses certitudes, ses doutes, ses remises en question… Ses nouvelles certitudes. Neutralité et permutation Première salle, première création, comme un point de départ. Ici, Morris déboulonne les principes même de l’art sculptural, et s’inscrit avec force dans le courant minimaliste. Œuvre composée de trois formes en L identiques, faites de contreplaqué et peintes en grises, Untitled (3Ls) expérimente le concept de répétition modulaire, et celui de permutation. Morris, lui, n’a fait que les dessiner, avant de déléguer leur réalisation, sur le modèle industriel. Le L, pensé comme la forme la plus simple et la plus neutre possible, annule de fait la notion de composition, au profit d’une duplication et d’une disposition en station « couché », « assis », debout ». Il invite

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"Lands of Murders" : Allemagne année 2

ECRANS | De Christian Alvart (All., 2h09) avec Felix Kramer, Trystan Pütter, Nora von Waldstätten…

Vincent Raymond | Jeudi 23 juillet 2020

Allemagne de l’Est, 1992. Deux policiers sont envoyés dans une petite bourgade pour enquêter sur la disparition de deux adolescentes. Le contexte de la chute du Mur, l’hostilité ambiante, la découverte de trafics connexes et leurs méthodes divergentes rendent leur mission très difficile… Outre un goût du lucre et de la facilité conjugué à un manque d’esprit d’initiative, on se demande souvent ce qui motive, chez un producteur, la mise en œuvre d’un remake. En général, la nouvelle version se contente de toiletter l’original (ou de la “rebooter“) en l’accommodant au parfum du moment ; plus rares sont les propositions singulièrement alternatives, ou les variations pertinentes — on se souvient (ou pas, si l’on peut) de l’inutile Fonzy, décalque sans intérêt du Québécois Starbuck. Lands of Murders est heureusement pour lui et nous d’une autre étoffe. Transposition du polar d’Alberto Rodríguez Las Isla Minima, le film de Christian Alvart démontre par l’exemple l’universalité de la tr

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Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

Visites | Ce début d’été se place sous le signe du retour à la normale pour le milieu de la culture. Après la réouverture des bars, des restaurants et des salles de concert, les visites du patrimoine stéphanois, organisées par le service Ville d’art et d’histoire, peuvent reprendre leur programme estival.

Antoine Desvoivre | Mercredi 8 juillet 2020

Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

De la place Jean-Jaurès au tracé du Furan (affluent de la Loire qui traverse Saint-Étienne, NDLR), le patrimoine stéphanois révèle ses secrets. Sous l’impulsion du service Ville d’art et d’histoire de Saint-Étienne (VAH), la capitale ligérienne propose au public, visites et ateliers pour (re)découvrir l’histoire de Sainté. Un patrimoine labellisé Le label Ville d’Art et d’Histoire, décerné par le ministère de la culture, reconnaît « les collectivités qui mettent en avant leur patrimoine et qui le font découvrir aux habitants, aux jeunes publics et aux touristes » explique Grégory Charbonnier, animateur de l'architecture et du patrimoine. « Ce ne sont pas forcément des régions avec un patrimoine impressionnant et monumental » ajoute-t-il, « mais ce sont des collectivités volontaristes, qui essayent de faire comprendre et découvrir ce que l’on peut voir aux alentours. » Afin de promouvoir la culture et l’architecture stéphanoise, « on crée un service avec des guides conférenciers, des auteurs et des personnels dont le métier est d’expliquer l’histoire et le patrimoine local. » La Ville d’art et d’histoire prop

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"Midnight Runner" : La course à l’abîme

ECRANS | De Hannes Baumgartner (Sui., 1h32) avec Max Hubacher, Annina Euling, Sylvie Rohrer…

Vincent Raymond | Mardi 30 juin 2020

Champion de course, Jonas s’entraîne avec une ombre au-dessus de la tête : celle de son frère mort, qui jadis le soutenait. Déséquilibré par son absence, il se met à agresser des femmes nuitamment. Le jour, il donne le change : personne ne réalise vraiment la gravité de son état… Froid, clinique, sec… Tel semble Jonas, tel paraît être le film. Voudrait-on appuyer sur des clichés que l’on incriminerait en sus la rugosité du dialecte suisse-allemand, l’ambiance hivernale des entraînements dans les forêts boueuses ou sur le pavé bernois et l’image bleuâtre ! Nul besoin d'ajouter que Baumgartner s’est inspiré d’un fait divers pour charger la barque de ce douloureux long métrage peu bavard, et cependant fascinant dans sa limpidité : le mal-être de Jonas évident, dévorant, obsédant et antérieur à la disparition de son frère — on découvrira qu’ils ont tous deux été placés dans une famille d’accueil — n’est plus apaisé par la pratique hypnotique du fond. Il a trouvé un dérivatif plus puissant dans la transgression d’un interdit ; une décharge d’adrénaline supérieure aux endorphines. Une pulsion contre la raison.

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Baignades & musées dès cette semaine à Sainté

Bonne nouvelle | En attendant les prochaines annonces gouvernementales prévues le 22 juin, la Ville de Saint-Étienne a décidé de rouvrir les musées d'Art et d'Industrie et de (...)

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

Baignades & musées dès cette semaine à Sainté

En attendant les prochaines annonces gouvernementales prévues le 22 juin, la Ville de Saint-Étienne a décidé de rouvrir les musées d'Art et d'Industrie et de la Mine dès ce mardi 9 juin, le tout « en respectant les conditions de régulation, les indications données à l'entrée de chaque structure, et les gestes barrières. » Quant au musée d'Art moderne et contemporain, il ouvrira ses portes le 1er juillet avec l'expo consacrée à l'artiste américain Robert Morris. Parallèlement, le plan d'eau de Saint-Victor sera ouvert les mercredis, samedis et dimanches de juin. La baignade y sera autorisée, avec une surveillance assurée de 11h à 19h par les sapeurs-pompiers de la Loire. Il faudra respecter les règles sanitaires en vigueur pour rester sur la plage.

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Dans ta rue

Art urbain | La vie normale reprend prudemment son cours. Les hôpitaux reprennent leur souffle, l’économie balbutie un timide redémarrage et le monde de la culture se réveille d’un sommeil profond. Puisque les lieux d’expression artistique ne rouvriront leurs portes que très progressivement, voilà peut-être l’occasion de regarder avec une plus grande attention l’art qui s’offre à nos yeux, à ciel ouvert dans la ville… Le temps de prendre des nouvelles de la planète street art auprès de quelques créateurs locaux, nous avons concocté pour vous une balade stéphanoise en mode art urbain. Alors sortez dans la rue et ouvrez grand les yeux.

Niko Rodamel | Mardi 9 juin 2020

Dans ta rue

Drôle d’époque. Né aux confins de la Chine sous les écailles d’un malheureux pangolin qu’on ne reprendra plus à fricoter avec les chauve-souris, un virus-grippette devenu pandémie vient secouer la planète. Crise sanitaire puis économique en cascade. L’effet Eyjafjallajökull (toujours imprononçable depuis son éruption en 2010), mais cette fois-ci poussé à son paroxysme. Et patatras, un strict confinement nous prive soudain de tout, de nos familles, de nos amis et de culture partagée. Les visites virtuelles proposées par les plus grands musées, les rediffusions de spectacles ou encore les surréalistes visio-apéros n’y feront rien ou pas grand-chose. Huit semaines de blackout. Marasme total. Nulle part où se retrouver, pas un bar ouvert, aucun restaurant, pas même un stade. Au moment où l’assourdissante nouvelle du confinement tombait, deux campagnes d’affichage semblaient se répondre dans les rues de Saint-Étienne. D’une part, la mise en scène très réglementée des affiches électorales, alignant côte à côte huit candidats et candidates, bien identifiés puisque soumis au suffrage universel. D’autre part, la série (en)Regards de la plasticienne stéphanoise MS Nourdi

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"Mon Nom est Clitoris" : Lèvres écloses

Documentaire | De Daphné Leblond & Lisa Billuart Mone (Bel., 1h28)…

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Devant la caméra et le micro de Daphné Leblond & Lisa Billuart Mone, des jeunes femmes évoquent sans tabou leur rapport à la sexualité : découvertes et expériences précoces, règles, premières fois, poils, orgasme, masturbation, vie amoureuse au quotidien… Des féminités plurielles se retrouvant autour d’un constat commun : la description du plaisir et de l’anatomie féminines est encore trop souvent méconnue. Tout comme le clitoris… Pertinence du fond, faiblesse de la forme… Le genre documentaire est malade de ces films qui se bornent à documenter en empilant, compilant les témoignages ; pensant que recueillir des tombereaux de paroles est suffisant — suffisant pour un tract, oui, s’il s’agit de prêcher pour sa paroisse de converti·es et demeurer entre convaincu·es. En oubliant de se forcer à “faire du cinéma“, une grande partie de ces causes se coupent d’un public utile. Tantôt à l’image en train d’interviewer leurs participantes, tantôt hors champ, Daphné Leblond & Lisa Billuart Mone semblent avoir écrit a posteriori leur dispositif en comptant sur le montage pou

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Solstice d’été : à la découverte du ciel nocturne 

Culture scientifique | Laurent Asselin, médiateur scientifique du Planétarium de Saint-Étienne, nous emmène plus haut que les nuages, découvrir ce que recèle le ciel d'été. Levez la tête et les yeux, vous risquez d'être surpris.

La rédaction | Mardi 9 juin 2020

Solstice d’été : à la découverte du ciel nocturne 

Après une agréable journée de juin, alors que le Soleil se couche de plus en plus tardivement et qu'aucun nuage ne l'accompagne pour débuter sa courte nuit, quoi de mieux qu'une nuit sous les étoiles. Fuir pour quelques heures la ville, ses bruits et ses lampadaires et s'installer paisiblement au détour d'un chemin de campagne. Seuls quelques grillons stridulent aux portes de la nuit. Si le coucher du Soleil nous réserve parfois de belles teintes chaudes, dues aux particules présentent dans l'atmosphère de notre planète, c'est à l'opposé du soleil qu'il peut être intéressant d'aller jeter un œil. Un phénomène tout aussi fréquent qu'inconnu du grand public s'y déroule régulièrement. On notera que le ciel, au ras de l'horizon Est-Sud-Est, prendra une teinte bleue soutenue surmontée d'une bande rosée se fondant vers le haut avec le bleu du ciel. Ce phénomène est appelé poétiquement la ceinture de Vénus (et beaucoup plus techniquement l'arche anti crépusculaire !). La partie bleu sombre correspond à l'ombre de notre planète qui se projette sur les basses couches de l'atmosphère. La zone rose, encore éclairée par le Soleil, diffuse sa lumière. Puis, en quelques minutes, toutes ses te

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Ouvrez la "Parenthèse"

Initiative locale - vente aux enchères d'artistes stéphanois | Depuis le 15 mai et jusqu'au 30 mai, vous avez la possibilité de participer à une vente aux enchères digitales au profit de plusieurs artistes stéphanois. (...)

Nicolas Bros | Lundi 25 mai 2020

Ouvrez la

Depuis le 15 mai et jusqu'au 30 mai, vous avez la possibilité de participer à une vente aux enchères digitales au profit de plusieurs artistes stéphanois. Cette initiative s'appelle "Parenthèse" et a été pensée à l'initiative de l'association Escap'art en collaboration avec Christian Jeanpierre et l'étude de Maître Brossat. Les oeuvres proposées ont toutes été réalisées sur support papier et au format A4, permettant un envoi postal. Les organisateurs précisent que « l'ensemble des oeuvres est mise aux enchères sur le site Drouot Online Brossat (inscription gratuite) à hauteur de 50 euros en prix de départ. L'enchère se clôturant le 30 mai à minuit. Bien entendu, aucun bénéfice ne sera réalisé sur cette vente. Sous le contrôle de Maître Brossat, l'ensemble des sommes collectées sera redistribué à part égale aux participants que leur oeuvre ai trouvé preneur ou non et quelque soit le montant final de l'enchère. » Vous pouvez retrouver cette vente aux enchères comptant 139 lots sur

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Les festivals d'humour rient jaune

Humour noir | Par le biais de leur fédération, 50 festivals d'humour appellent à l'aide pour leur pérennité.

Nicolas Bros | Lundi 18 mai 2020

Les festivals d'humour rient jaune

C'est par le biais d'un communiqué envoyé par la Fédération des festivals d'humour, que 50 festivals d'humour (FFH) dont le célèbre Festival des arts burlesques stéphanois, appellent à leur tour à l'aide après la crise Covid-19. « Très impactée par le Coronavirus et la crise sanitaire, et ayant dû faire face à des dizaines d’annulations, la FFH et les festivals qu’elle représente alertent l’État et le secteur culturel sur les menaces qui pèsent sur ses adhérents et sur la pérennité de ces rassemblements culturels, assure l'organisme. Comme pour l’ensemble du Spectacle Vivant, l’organisation de nos festivals repose sur tout un maillage d’intervenants et professionnels, également fragilisés, qui ne relève pas forcément de l’intermittence : le réseau des salles de spectacles bien sûr, mais aussi prestataires techniques, attachés de presse, catering, sécurité et prévention, billetterie, promotion, affichage etc. » Le secteur du spectacle vivant qui produit le plus de représentations par an L'humour, notamment en France, est un des pans les plus dynamiques du spectacle vivant, drainant de nombreux spectateurs lors de multiples représentations d

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Vise un peu ça

Art urbain | L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 mai 2020

Vise un peu ça

L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous pouvez découvrir en illustration de cet article. L'artiste précise que « cette fresque n'est pas forcément un hommage aux soignants comme j'ai pu le voir sur différents post mais plutôt un marqueur de la période que nous sommes en train de traverser et qui a bouleversé nos vies. Après chacun est libre de se l'approprier comme il le souhaite...

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142 festivals demandent une visibilité sur leur avenir

Festivals x Confinement | À travers une lettre ouverte adressée au gouvernement, 142 festivals dont La Rue des Artistes (Saint-Chamond) et le Foreztival (Trelins), via le SMA (Syndicat des musiques actuelles) demandent une clarification sur leur avenir.

Nicolas Bros | Mercredi 8 avril 2020

142 festivals demandent une visibilité sur leur avenir

« Nous avons [...] besoin de visibilité afin d’engager nos manifestations dans ce contexte international inédit. Nos festivals sont indépendants et un « faux pas » pourrait être fatal à l’existence-même de nos projets à l’avenir. » C'est par ces mots que les festivals de musiques actuelles ont exprimé leur inquiétude au gouvernement, via une lettre ouverte envoyé mardi 7 avril par l'intermédiaire du SMA (Syndicat des musiques actuelles). « La grande majorité de nos manifestations se déroule au printemps ou à l’été et devrait donc se tenir ces prochains mois » poursuit le syndicat dans sa lettre. Avant de demander un délai raisonnable afin de s'organiser en cas de maintien ou non de leurs événements : « Afin de pouvoir agir à bon escient pour accueillir les parties impliquées (publics, artistes, salariés, prestataires, etc.) en cas de maintien avec de nouvelles normes sanitaires ou d’incapacité d’ouverture, nous vous demandons d’informer les organisateurs a minima 2 mois avant les manifestations. » Une demande de garanties En outre, le SM

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Flânez, écoutez, regardez

S'occuper pendant le confinement / Initiatives autres | Après quelques idées locales, voici une sélection d'autres occupations, principalement en ligne, dont vous pourrez profiter pendant votre confinement.

La rédaction | Jeudi 2 avril 2020

Flânez, écoutez, regardez

Visiter les plus beaux musées du monde Plus de 500 musées et galeries dispatchés dans le monde entier sont entièrement visitables depuis votre fauteuil ! Ce concept, c'est encore une fois le géant du Net Google qui l'a lancé avec Google Arts & Culture, plateforme créée en 2011. Furetez dans les couloirs du Musée d'Orsay, découvrez les collections de The National Gallery de Londres ou encore allez faire un coucou à La Laitière de Vermeer dans les salles du Rijksmuseum d'Amsterdam... Alors poussez les portes des musées et laissez-vous émerveiller par tant de splendeurs ! Pour accéder aux salles d'expos, c'est par ici que ça se passe. Signalons également les musées de la Ville de Paris (dont Carnavet ou Bourdelle) qui permettent de consulter gratuitement plus de 324 000 œuvres sur leur site, le Metropolitan Museum de New York (MET) qui a mis en ligne toutes ses oeuvres ou encore le MoMa, toujours à NYC, et ses

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Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Confinement Covid19 / Idées culture | Que faire pendant le confinement ? Chaque jour, nous essaierons, dans la mesure du possible, de vous fournir quelques idées pour vous divertir, apprendre ou partager de bons moments dans cette période compliquée.

Nicolas Bros | Mardi 17 mars 2020

Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Vous retrouverez également sur notre page Facebook du contenu complémentaire. N'hésitez pas également à nous donner vos conseils culture sur cette même page Facebook : Le Petit Bulletin Saint-Étienne. Des films à profusion et pas seulement... Il existe de nombreuses plateformes payantes pour "streamer" de nombreux films ou séries ou encore lire romans, BD... Mais revenons un instant sur Open Culture, un site gratuit qui porte très bien son nom propose 1 150 films mis à disposition gratuitement. Une aubaine en cette période de restriction de déplacement et de confinement à la maison. Des longs, des courts, des films cultes, des moins vus, dessins animés, classiques... de nombreux choix sont disponibles sur cette plateforme "éducative" qui convient aussi bien aux cinéphiles qu'à celles et ceux qui souhaitent découvrir des images nouvelles. Educative, car ce site n'est pas seulement une énorme base de données de films car elle propose également des MOOC ou cours en ligne, des livres, des audio-livres...

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Juliette Binoche : « Il y a une rebelle chez moi »

La Bonne épouse | Alors que sa sortie a été courageusement maintenue sur les écrans malgré l’ombre du Covid-19, et que des affiches ont été indûment taguées en marge des cortèges du 8-mars, Martin Provost et Juliette Binoche reviennent sur la genèse de ce film qui, bien qu’il use du second degré, n’en est pas moins féministe.

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Juliette Binoche : « Il y a une rebelle chez moi »

Juliette, êtes-vous une “bonne épouse“ ? Juliette Binoche : Je suis parfaite : je fais la cuisine, je repasse, je couds (rires) Martin Provost : J’en sais quelque chose : sur le plateau, c’était un régal… JB : Sinon il ne m’aurait pas castée ! (rires) Heureusement que c’est un film… Vous connaissiez le cinéma de Martin ? JB : Oui ! Il a une façon d’aimer les personnages qu’il filme et d’avoir un sens du féminin. Et d’aborder les thèmes que je trouve importants comme l’artiste et la création : dans Séraphine, je trouve ça passionnant. Martin est quelqu’un qui aime la vie. On rit et on s’entend souvent sur les mêmes choses. Notre rencontres était évidente, je dirais. Martin, comment êtes-vos tombé sur l’existence de ces “écoles ménagères” ? MP : Par une amie

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"La Bonne Épouse" : L’école des femmes

ECRANS | La brutale disparition de son époux oblige Paulette Van Der Beck à prendre les commandes de l’école ménagère familiale en déclin qu’il était censé diriger. Mais en (...)

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

La brutale disparition de son époux oblige Paulette Van Der Beck à prendre les commandes de l’école ménagère familiale en déclin qu’il était censé diriger. Mais en cette veille de mai-68, les jeunes élèves ne tiennent plus à devenir des fées du logis soumises en tout point à leur mari… Sortant avec une certaine malice quelques jours après que l’on a célébré la Journée internationale des droits des femmes, La Bonne Épouse rappelle avec un second degré évident les vertus et commandements jadis prodigués aux jeunes filles ; le hiatus entre les us de l’époque patriarcale serinés par une institution vitrifiée dans la tradition et l’éclosion d’une nouvelle société n’en paraît que plus comique ! Dans cette ambiance provinciale patinée façon Choristes, Martin Provost bénéficie de surcroît d’un trio féminin de choc : Juliette Binoche (apprêtée et maniérée comme Micheline Presle dans Les Saintes Chéries) en directrice prenant la vague de l’émancipation féminine, Yolande Moreau en vieille fille éberluée par ces c

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Fabien Olicard : « J’ai d’abord voulu monter sur scène pour faire rire les gens »

Humour x Mentalisme | Mentaliste et YouTubeur incontournable, Fabien Olicard aime surprendre, apprendre et expliquer quelques clés de la puissance possédé par notre cerveau, le tout avec humour. Pour son passage au festival des Arts burlesques, nous avons échangé sur cette discipline et sur son spectacle.

Nicolas Bros | Jeudi 5 mars 2020

Fabien Olicard : « J’ai d’abord voulu monter sur scène pour faire rire les gens »

Tu passes dans un festival d’humour, donc même si tu es mentaliste, tu as un spectacle basé sur le rire ? Oui, c’est ça. Le fond du spectacle se base sur le mentalisme mais oui c’est bien un spectacle d’humour. C’est bien de le préciser, car c’est finalement notre plus grand combat en communication de rappeler que c’est un spectacle d’humour avant tout. Pourquoi il n’existe pas de définition claire du mot mentalisme. La série Mentalist a démocratisé le mot, mais beaucoup ne savent pas ce que c’est exactement… C’est un bon résumé de la situation. C’est utilisé comme un « mot-valise ». La véritable définition du mentalisme se poserait en opposition au matérialisme. Cela dit beaucoup et pas grand-chose en même temps… Du coup, comme ce n’est pas une spécialisation mais une généralisation de plein de choses, il ne peut y avoir par essence de définition claire de ce mot. On peut avoir un comportementaliste qui ne travaille que sur le comportement des gens, un hypnotiseur ou hypnothérapeute, un mnémoniste qui travaille sur la mémoire… mais ces personnes-là se spécialisent au point qu’il va y avoir des

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Coronavirus : le festival des arts burlesques pas impacté

ACTUS | Par communiqué, l'équipe organisatrice du Festival des arts burlesques, assure qu'aucun spectacle du festival n'est annulé suite aux mesures prises par le (...)

Nicolas Bros | Lundi 2 mars 2020

Coronavirus : le festival des arts burlesques pas impacté

Par communiqué, l'équipe organisatrice du Festival des arts burlesques, assure qu'aucun spectacle du festival n'est annulé suite aux mesures prises par le gouvernement contre le Coronavirus : « Le gouvernement a annoncé des mesures de prévention concernant le risque de propagation du Coronavirus. Ces mesures concernent seulement les salles de spectacles de plus de 5 000 spectateurs, le festival des arts burlesques n'est pas concerné par ces directives, donc les spectacles programmés ont bien lieu comme prévu jusqu'au 8 mars 2020. Nous pouvons continuer à donner du rire »

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La Rotonde, 20 ans de curiosités

Culture scientifique | Saint-Étienne possède une force en matière de sciences, tant dans la recherche que dans la transmission. Université, grandes écoles mais aussi lieux de diffusion ouverts à tous comme son Planétarium. De l’autre côté, du Cours Fauriel, la Rotonde de l’École des Mines travaille depuis 20 ans dans ce sens avec expos, ateliers, rencontres… Une aventure qui va également se poursuivre avec l’ouverture d’Explora en septembre prochain. Décryptage.

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

La Rotonde, 20 ans de curiosités

Si la « soucoupe » (surnom du bâtiment qui abrite La Rotonde) est un édifice circulaire, emblématique du Cours Fauriel, c'est aussi un lieu qui empêche les Stéphanois de tourner en rond depuis maintenant 20 ans. « Laboratoire d'idées et d'expérimentations », le CCSTI (cf. bas de page) La Rotonde de l'École des Mines de Saint-Étienne a accueilli depuis 1999 de nombreux curieux en culottes courtes ou possédant des cheveux un peu plus salés... Une belle aventure que cet établissement et son équipe de 10 personnes poursuivent vaillamment, avec une mission simple : permettre à toutes et tous de venir découvrir, expérimenter, s'émerveiller, donner du sens à tout ce qui nous entoure. Tout en s'appuyant sur des savoirs et travaux scientifiques reconnus et vérifiés. Ici, on éloigne les fake news et on combat les a priori. Une mission d'utilité et de salubrité publiques en quelque sorte. Un grand bol de curiosité Si La Rotonde accueille chaque année de plus en plus de monde (43 000 visiteurs en 2019), c'est surtout grâce à la qualité de sa programmation. Climat, archéologie, rire, supraconductivité, intelligence artificielle...

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Poudre aux yeux

Dessins | Avec Artifices, le plasticien Rémy Jacquier présente une série inédite de trente dessins au fusain et poudres pigmentaires, présentés sur une unique cimaise (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Poudre aux yeux

Avec Artifices, le plasticien Rémy Jacquier présente une série inédite de trente dessins au fusain et poudres pigmentaires, présentés sur une unique cimaise qui traverse l'espace de la galerie telle une longue balafre multicolore. Derrière la suggestion pyrotechnique se dessine pourtant en filigrane une mélancolie ambiguë, car l'explosion des couleurs cache une toute autre réalité. Rémy Jacquier, jusqu'au 11 avril à la galerie Ceysson et Bénétière

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