Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Photo : Le Magasin


« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique.

C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien.

Fenêtre sur l'art

Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène.

Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces villes qui se vident de leurs commerces. » L'idée est vendeuse et elle s'exporte hors des frontières ligériennes, notamment avec l'ouverture prochaine d'un autre "magasin" à Cognac.

Qu'ils soient chorégraphes, artistes plasticiens, photographes, philosophes, cartographes ou musiciens, pour fonctionner, Le Magasin a besoin de ses "épiciers". C'est ainsi que sont appelés ceux qui assurent l'animation de ce laboratoire de permanence chorégraphique. « L'idée, c'est que des artistes soient là quotidiennement, pour faire de la recherche sur les idées profondes qui traversent leur travail d'artiste », explique Mathieu. Il ne leur est pas demandé d'aboutir à un spectacle durant cette période. Leur mission est d'être présents sur cet espace, d'accueillir les éventuels curieux et d'assumer une ouverture quotidienne. Cette dernière peut prendre la forme d'un atelier participatif, comme une récolte de témoignage, d'une simple invitation à boire le café pendant que l'artiste explique son projet et parfois la présentation se mue performance.

Des créations à partager

Les chorégraphes-épiciers, ont tout un stock de propositions d'activités pour les spectateurs.À partir de la rentrée, Le Magasin proposera, deux fois par semaine, des siestes chorégraphiques et sonores ainsi qu'un laboratoire chorégraphique mensuel pour les enfants. Sur le modèle de l'université populaire, des doubles conférences seront également proposées. « L'idée c'est de faire une rencontre entre un sachant, qui travaille sur un sujet universitaire et un artiste, qui traite du même sujet mais pas de la même façon », détaille le danseur.

Dans ce lieu de découverte et d'invention, se tisse un lien direct entre l'art et l'espace urbain. Pour les habitants du quartier, c'est la promesse de surprises journalières au coin de leur rue. Quant aux épiciers, pour eux, « le projet est d'être perturbés, dans le bon sens du terme, par le passage et les questions des gens. Car devoir parler de son projet, permet de mieux cerner soi-même ce que l'on est en train de faire. »

Le Magasin, laboratoire de permanance chorégraphiques, 20 rue honoré de Balzac

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​Le sacre du tympan

Boucan | Barouf : nom masculin, familier, issu de l'italien baruffa, désigne le bruit, le vacarme, le tapage. Synonymes : boucan, raffut, tintamarre. "Cette année, le Rhino Jazz(s) va faire un barouf du tonnerre à Saint-Étienne." Vous voilà prévenus !

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

​Le sacre du tympan

Le jazz reste l’un des courants musicaux les plus inventifs à l’image d’un fleuve impétueux qui a traversé les époques et les paysages, s’enrichissant et se métissant de mille influences, sublimant ses interprètes et accouchant de multiples rejetons répondant aux doux prénoms de Rock, Soul, Funk et autre Rap. Le jazz, c’est la liberté incarnée, une libération, un ensemble de codes que tous les jazzmen ne cessent de réinventer, cherchant, détournant et improvisant pour mieux retomber sur leurs pattes. Une liberté revendiquée, viscérale, intrinsèque, mais toujours exigeante. C’est sans doute de cet esprit de liberté dont souhaite se nourrir la 43ème édition du Rhino Jazz(s) Festival en proposant son Grand Barouf : une liberté créative retrouvée à partager de nouveau. Car c’est bien en live, en concert, en chair et en notes, que le jazz prend tout son sens, celui du partage. Jazz à tous les étages En complément au modèle historique du festival (60 concerts dans 26 villes partenaires), le Rhino propose cette année un parcours musical et iconographique sur le site de la Grande Usine Créative à Saint-Étienne. Comme ce fut le cas lors des deux dernière

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Rhino Jazz(s) : nos 3 coups de cœur

Corne |

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

Rhino Jazz(s) : nos 3 coups de cœur

Ses mains sur ses anches Rien de moins que le Théâtre Massenet pour accueillir le clarinettiste et saxophoniste Michel Portal dans l’écrin qu’il mérite. Infatigable défricheur de sonorités, à 85 printemps le musicien ne cesse de défier le temps et les étiquettes, du classique au contemporain en passant par la grande chanson française et bien sûr le jazz, dont il demeure l’un des monstres sacrés depuis un demi-siècle. Avec Bojan Z au piano, Bruno Chevillon à la contrebasse, Lander Gyselinck à la batterie et Nils Wogram au trombone, les astres sont alignés. Michel Portal Quintet, samedi 9 octobre à 20h au Théâtre Massenet de l'Opéra de Saint-Étienne Bleu nuit Immuable et immanquable rendez-vous du Rhino pour les amateurs du genre, la nuit du blues promet d’être longue et belle avec au programme trois formations complémentaires. Le guitariste-chanteur Louis Mezzasoma ouvrira les festivités avec son dirty-old-blues authentique et sensible, précédant l’harmoniciste britannique Giles Robson dans un style Chicago blues très personnel. Phénomène venu d’Hawaï à découvrir, le guitariste Ron Artis II prolongera la soirée entre blues, fun

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Du lourd

Blues | Depuis son premier enregistrement en 2004, la chanteuse canadienne Samantha Martin a fait un sacré bout de chemin, avec notamment ce virage brillamment (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

Du lourd

Depuis son premier enregistrement en 2004, la chanteuse canadienne Samantha Martin a fait un sacré bout de chemin, avec notamment ce virage brillamment négocié en 2012 et la formation de Delta Sugar. Portée par une voix puissante et une présence scénique bluffante, la musique de Samantha incarne les racines, le blues teinté de rock, la soul infusée de gospel et le R&B aux accents funk. Servi par des musiciens et des choristes survitaminés, le set prend parfois des allures de show TV époque Motown. Jouissif. Samantha Martin & Delta Sugar, le samedi 16 octobre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs et le dimanche 17 octobre au Pax à Saint-Etienne

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Les asso pointent le bout de leur nez

Dossier : soirées | Après un an et demi d’inactivité, les associations sortent de leur sommeil ou, selon les cas, suivent les caps lancés pendant la crise. À commencer par le (...)

Léa Dusson | Mardi 5 octobre 2021

Les asso pointent le bout de leur nez

Après un an et demi d’inactivité, les associations sortent de leur sommeil ou, selon les cas, suivent les caps lancés pendant la crise. À commencer par le F2, rue de la Ville à Saint-Etienne. Après avoir grimpé deux étages, Romain Lepers nous accueille dans un appartement au plancher qui craque… c’est ici qu’il a exploité à fond sa passion pendant le confinement en créant F2 radio, au-dessus du club. Une webradio qui retransmet interviews et DJ set, dont les live reprendront en octobre. Un «rêve gosse» avec «une ambiance maison» qui se poursuivra donc dans le temps : «Je ne voulais pas un projet de confinement» souligne le gérant, qui compte aussi sur un studio de production dans ses locaux. Reprise enjouée aussi du côté de Poto Feu Events : l’association a profité de ces derniers mois pour se mettre à jour et être reconnue d’intérêt général. Un statut qui ouvre la porte «à plus de partenaires » comme l'explique Florian Noir, le responsable artistique et du label : « grâce à ça, on sera plus à l’aise sur les soirées ». Une grosse date est d'ores et déjà prévue au Ninkasi Kao (Lyon

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dé ou ré générescence du vivant

Expo | Pour sa toute dernière exposition, le Musée d’art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole a offert une carte blanche à Lionel Sabatté, qui propose une cinquantaine d’œuvres spécialement conçues pour l’occasion.

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

dé ou ré générescence du vivant

Lorsqu’on lui a proposé de créer de toute pièce une exposition pour le MAMC, Lionel Sabatté s’est précipité pour découvrir Saint-Etienne et ses environs, en prendre le pouls, ressentir, jusqu’à faire naître son inspiration. Touché par l’importance de la forêt pour la ville, et dans la lignée de sa série d’œuvres intitulées Printemps, l’artiste, installé entre Paris et Los Angeles, a jeté son dévolu sur un ancien châtaigner du château de la Perrotière n’ayant pas survécu aux derniers épisodes de sécheresse. Au bout des branches mortes, Lionel Sabatté est alors venu déposer de jolies fleurs, reconstituées à partir de petites peaux de plantes de pieds, récupérées chez des podologues de la Loire : « Elles sont faites de rebus, de petits déchets, alors même que les fleurs sont peut-être ce qu’il y a de plus classieux au monde. Transformer quelque chose en son extrême inverse, ça m’intéresse beaucoup », souffle le plasticien tandis que l’arbre ainsi ressuscité est désormais installé dans le hall du musée, en préambule de l’exposition qui s’étire ensuite sur 5 salles. Le cycle du vivant Plus qu’une visite, Eclosion est un

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Perseverance analyse "Rochette"

Culture scientifique | Par le médiateur scientifique du Planétarium

La rédaction | Vendredi 15 octobre 2021

Perseverance analyse

Lors de son 185e jour martien, le 27 août 2021, le rover américain Perseverance a photographié avec une caméra de navigation (Hazard Avoidance camera : caméra d'évitement des dangers) cette roche surnommée "Rochette". Celle-ci présente une marque d'abrasion de 10mm de profondeur et 50mm de large réalisée par le rover. Ce dernier étudie la géologie martienne ainsi que le climat passé de la planète. Durant sa mission, il va collecter des échantillons de roches qui devaient être rapportés sur Terre ultérieurement. Rappelons qu'une des missions clés de Perseverance est la recherche de traces de vie microbienne ancienne. Pour en savoir plus sur le ciel et ses mystères, rendez-vous au Planétarium de Saint-Etienne, 28 rue Pierre et Dominique Ponchardier ou sur planetarium.saint-etienne.fr

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Trou noir

Science-Fiction | Un vaisseau spatial, au beau milieu d’un immense rien, dans un univers dont il ne reste plus que des trous noirs qui fusionnent et s’évaporent. A bord, (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Trou noir

Un vaisseau spatial, au beau milieu d’un immense rien, dans un univers dont il ne reste plus que des trous noirs qui fusionnent et s’évaporent. A bord, un adulte, un enfant, et une voix, peut-être celle de l’ordinateur embarqué. Nous sommes dans le futur, à la toute fin des temps, au précipice d’un gigantesque et ultime trou noir. Ici, dans cette dernière ère que l’on nomme Le Royaume, le relationnel demeure… Mais un changement se profile. Depuis quelques temps, l’enfant fait des cauchemars. Bientôt, tout pourrait ne plus jamais être comme avant… Ne plus jamais être tout court. Théâtre cinématographique Avec cette fable d’anticipation, le Collectif X (Cannibale, Une Femme sous influence…), habitué des propositions oniriques, embarque le public dans un voyage spatial et métaphysique, donnant à voir simultanément le passé et le futur, la création et la fin. Hautement cinématographique, Le Royaume fait appel à nos sensations et nos intuitions pour, peut-être, tenter de répondre à la question qui depuis toujours taraude l’humanité toute entière : pourquoi sommes-nous ? Une évocation de l’éternel recommencement… Jusqu’à ce que tout s’a

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Danse toi-même !

Bal | Parce que sur le papier, la danse contemporaine pourrait faire peur ; parce qu’on s’imagine déjà assis dans une salle obscure, à ne rien comprendre à (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Danse toi-même !

Parce que sur le papier, la danse contemporaine pourrait faire peur ; parce qu’on s’imagine déjà assis dans une salle obscure, à ne rien comprendre à ce que l’on voit, quand bien même on admirerait la performance des danseurs, la compagnie Pernette réinvente la forme même du spectacle, en proposant au spectateur d’y prendre part. Avec Le Bal des sortilèges, il sera ainsi question de magie, de sorcellerie, de ronde, de potion magique, de philtre d’amour, et surtout… De suivre le mouvement, même en décalé ! Alors, prêt à lever la patte ? Le Bal des sortilèges, par la compagnie Pernette, le samedi 9 octobre au théâtre du Parc

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Le Saint-Etienne du rire

Humour | A Saint-Etienne, les vacances de la Toussaint seront placées sous le signe de l'humour, grâce au festival Arcomik...

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Le Saint-Etienne du rire

C’est une édition pour laquelle il aura fallu patienter un bon moment. Initialement prévue en février comme à son habitude, la 18e du festival d’humour Arcomik (anciennement Arts Burlesques) avait tout d’abord été reportée en avril, avant d’être finalement décalée au mois d’octobre, en pleines vacances de la Toussaint. Une attente qui a occasionné quelques réaménagements de plateaux, sans néanmoins altérer la qualité du menu proposé : forte d’avoir glané au passage une notoriété nationale, cette édition sera pour le festival du rire stéphanois celle de la maturité… Offrant ses différentes scènes à quelques un(e)s des humoristes les plus en vue du moment. Humour grinçant cache tendresse Au programme de cette semaine de poilade, on retrouvera ainsi l’un des plus grands agitateurs des ondes, bien aimé des auditeurs de Nova, attaché aux personnages de beaufs auxquels il fait débiter un bon gros paquet de cochonneries… Et néanmoins élu humoriste le plus drôle de France en 2020 par le mainstream GQ. Au volant de son spectacle Le Dernier Relais, Benjamin Tranié campera ici tous les personnages d’un restaurant autoroutier

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Danse la vie

SCENES | Bientôt trentenaire, le théâtre du Parc d’Andrézieux-Bouthéon ouvre sa saison avec un temps fort dédié à la danse. Zoom sur des spectacles fondés sur le jeu, le songe ou encore l’engagement.

Cerise Rochet | Mardi 21 septembre 2021

Danse la vie

A destination des plus jeunes ou des adultes, transportant de chorégraphies en chorégraphie, de compagnie en compagnie, d’univers en univers, la programmation danse du Théâtre du Parc est devenue ces dernières années l’une des références du territoire pour les amateurs d’allegros, de balancés, de battements ou de chassés. A l’aune de son trentième anniversaire, rien de moins surprenant donc, de voir sa saison 2021-2022 s’ouvrir sur un temps fort en danse… Avec pas moins de 6 spectacles à l’affiche en trois semaines. Tour d’horizon. Ensemble Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - réunit 7 danseurs issus du hip-hop, de la danse traditionnelle marocaine, et du cirque contemporain. Sur un rythme continu, incessant et obsédant, la danse et les mouvements se font intenses, parfois acrobatiques, exaltant la puissance collective, révélant, à travers cette folle ébullition, l’universalité des dynamiques de groupe. Une fureur de vivre, à la frontière entre le rituel et l’urbain. Naäs, par la compagnie Massala, le

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Candyman : Double crochet du droit

Ecrans | À la fois suite, reboot et extension de l’univers du Candyman originel de Bernard Rose (1992), ce nouveau chapitre signé Nia DaCosta utilise avec intelligence et efficacité les codes du genre, pour s’emparer d’un thème toujours d’actualité dans cette Amérique où suffoque George Floyd : la discrimination raciale/sociale, ainsi que les violences associées. Pointu.

Vincent Raymond | Lundi 20 septembre 2021

Candyman : Double crochet du droit

Chicago, de nos jours. Artiste peintre en mal d’inspiration, Anthony McCoy vient d’emménager dans le quartier de Cabrini Green autrefois ghetto noir, désormais gentrifié. Découvrant la “légende urbaine” de Candyman, le tueur au crochet ayant jadis sévi dans les environs, il va s’en inspirer pour ses nouvelles toiles… et provoquer la résurrection sanglante de ce vengeur des Noirs opprimés… Un même titre pour une autre histoire ? Disons plutôt une prolongation, offrant une lecture politique actualisée, de surcroît par des auteurs afro-américains. En cela, il ne s’agit pas d’une nouveauté : souvenons-nous du précédent que constitue l’excellent The Birth of a Nation (2016) de Nate Parker, ce nécessaire contrepoint au sinistre long métrage homonyme signé Griffith en 1915. Las, Parker et son œuvre primée à Sundance se trouvent actuellement au purgatoire car une

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Le ciné est-il dans son assiette ?

Panorama ciné septembre | De la guerre, de l’exil, de la lutte, de l’oppression et de la mort au programme du mois de septembre. Oui, mais on se met aussi à table ; alors ça va…

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Le ciné est-il dans son assiette ?

Résonance En entrée, ça commence fort : candidat malheureux à l’Oscar du film étranger au printemps dernier, La Voix d'Aida de Jasmila Žbanić (22/09) va trouver dans l’actualité afghane un stupéfiant écho dramatique. Le film se déroule en effet lors de la chute de Srebrenica en 1995, quand l’ONU laisse la ville aux mains de Mladic. On y suit la course folle d’Aida, interprète pour les Casques Bleus, tentant d’exfiltrer son mari et ses fils alors que la milice se rapproche. Le film glace les sangs, par son tragique (et hélas historique) suspense, transmettant l’étouffement progressif saisissant Aida. Respectueux des victimes, il rappelle la réalité des épurations ethniques comme la fragilité de la paix. Sur une thématique voisine mais dans un traitement fort différent, La Traversée de Florence Miailhe (22/09) relate sous forme de conte atemporel l'exil de Kyona et Adriel, sœur et frère tentant de gagner un pays plus tolérant. Une route semée d’embûches, inspirée par l’histoire familiale de la réalisatrice et mise en images

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Virginie Tournebise, Auteure stéphanoise

Article Partenaire | Ancienne joueuse de tennis professionnelle, la Stéphanoise Virginie Tournebise a entamé à l’aune de ses 40 ans une formation en ferronnerie d’art et coutellerie, à l’atelier Foultier de Pont-Salomon. Un apprentissage dont elle tire aujourd’hui un ouvrage photographique accompagné de textes en fragments, Traverser. Elle signera lors de la prochaine Fête du Livre sur l'Espace Littérature locale et régionale à la Bourse du Travail, tout nouveau site de l’événement. Là-bas, on pourra découvrir chaque auteur grâce à une lecture et un entretien. L'ambiance y sera très amicale, le lieu jouxtant les Halles Mazerat, qui proposeront elles aussi de l'excellence, mais en nourritures terrestres. En référence au fil rouge design de l’édition 2021 et à quelques semaines de la Fête du Livre, rencontre, avec une sportive qui exprime ce qu’elle a dans le cœur.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Virginie Tournebise, 

Auteure stéphanoise

Virginie, pouvez-vous nous expliquer comment on passe du tennis à la forge et à la coutellerie ? Cela paraît surprenant… En réalité, ça ne l’est pas tant que ça. Lorsque j’ai quitté les courts, j’ai intégré le monde salarial, mais en travaillant toujours en lien avec le tennis : j’étais directrice d’une société de construction et d’entretien de terrain de tennis. Puis, j’ai eu envie d’être à mon compte, et j’avais besoin de quelque chose de manuel. Les sportifs ont besoin de beaucoup de choses je crois, ils sont curieux. En tout cas, moi, je le suis ! J’ai choisi la forge parce que je voulais créer, et puis pour le geste. Comme dans le tennis, ce métier sollicite le bras, la main, je savais que je pourrais retrouver des sensations assez proches de ce que j’avais connu comme joueuse de tennis. Mais j’ai aussi le sentiment que ce métier est venu à moi, au moins autant que je ne suis venue à lui. Il s’agit également d’un métier ancestral, et, on peut le dire, en voie de disparition. Est-ce que ce facteur a joué dans votre décision ? Il est vrai que d’une certaine manière, à 40 ans, j’avais envie d’un certain retour a

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Des rubans pour l'intimité

Expo | L'intime a pris place au cœur du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne. Avec les Rubans de l'intime, le MAI pose ici une exposition où la (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Des rubans pour l'intimité

L'intime a pris place au cœur du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne. Avec les Rubans de l'intime, le MAI pose ici une exposition où la délicatesse valse avec la technicité et l'histoire patrimoniale locale. Sylvain Bois, commissaire général, et Sylvain Besson, commissaire scientifique de cette expo ont poursuivi un objectif triple avec cette présentation. « Tout d'abord montrer ce fonds méconnu et peu valorisé que nous possédons ici, ensuite montrer comment le ruban a contribué à façonner le corps de l'homme et de la femme et enfin exposer comment le corps féminin a été jugé dans la société. » Ainsi, plusieurs salles se succèdent, mettant en avant bien entendu des créations où la production stéphanoise est ainsi mise en valeur mais Les rubans de l'intime va plus loin. Cette dernière donne à voir le rapport au corps par le biais du sous-vêtement, du ruban et de leurs manières d'en dire un peu sur l'intimité et la personnalité de la personne qui les porte. Bref, une exposition très riche qui se visite dans la longueur pour en apprécier toutes les subtilités. Les rubans de l'intime, jusqu'au 14 novembre au Musée d'art et d'industrie de S

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Un festival à pi-choré

Danse | Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Un festival à pi-choré

Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand nombre, soutien à la création émergente : cette année comme les précédentes, l’événement portera haut ses valeurs à travers différents temps forts dédiés à la danse contemporaine. Parmi eux, 2 spectacles de la compagnie stéphanoise Dyptik, un spectacle de la compagnie Racines Carrées, mais aussi un plateau partagé entre la compagnie Diving Leaf et Yohann Hebi Daher, un concours de création chorégraphique, et un masterclass. Festival Trax par la compagnie Dyptik, du 28 septembre au 2 octobre au stade Peyrard, à l’Usine, à la Comète, dans les studios Dyptik et au Parc Couriot à Saint-Etienne. Spectacles en plein-air gratuits.

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Avignon vs Saint-Étienne

Scènes | A l’invitation du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, une quinzaine de compagnies de théâtre se sont retrouvées en Avignon, pour le festival auquel quelques-unes d’entre elles prenaient part. L’occasion de dresser ensemble un état des lieux et de se projeter dans la nouvelle saison.

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Avignon vs Saint-Étienne

Depuis Jean Dasté, Saint-Étienne demeure une ville de théâtre, mais chaque été Avignon en est la Mecque incontestable. Après l’annulation du festival l’an passé, l’édition 2021 était pour les artistes celle de la résistance. Pour sa 75ème édition dans la cour d’honneur du Palais des Papes, la programmation officielle (45 pièces et 300 levés de rideau) intronisait notamment Tiago Rodrigues, lequel mettait en scène Isabelle Huppert dans La Cerisaie de Tchekhov et prendra la place d’Olivier Py en 2023 à la tête de l’institution. Côté OFF, les dédales de la cité papale accueillaient cette année pas moins de 1070 spectacles, joués par 752 compagnies françaises et 66 compagnies étrangères, présentés dans 116 lieux du 7 au 31 juillet. Des chiffres impressionnants, pourtant en légère baisse. Pour les compagnies stéphanoises, jouer en Avignon représente tout autant un passage obligé qu’une vitrine à ne pas négliger, avec son effet tremplin, son bouche-à-oreille et surtout la présence de très nombreux programmateurs venus faire leur marché pour plusieurs saisons à venir. Cet été, quelques-unes d’entre elles prenaient part au OFF, à l’image de l’ensemble Cappella Forens

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Cluedo

Danse | Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Cluedo

Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. Indice : au cours des sept tableaux qui se succèdent, seul le coupable reproduit invariablement les mêmes gestes. Signé par Denis Plassard et imprégné d’une forte théâtralité, Dans le détail se joue de notre œil, pour notre plus grand plaisir… Alors, à vos lunettes ! Dans le détail, le 7 octobre au théâtre du Parc ; le 8 octobre à la Maison de la Culture de Firminy

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Insoumis

Danse | Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Insoumis

Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la compagnie stéphanoise Ballet21 nous plonge dans une société orwellienne du contrôle, étouffante, mais dans laquelle, pourtant, la population semble vivre heureuse et sereine. On suit alors la mise en mouvement d’une rébellion, à travers la liberté de trois danseurs en quête de sens et de vérité. La 5e Colonne par la Cie Ballet 21, le 21 janvier 2022 au Théâtre du Parc (Andrézieux-Bouthéon) et le 5 mars 2022 à l'Echappé (Sorbiers)

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Une vie de reine

Règne | 3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Une vie de reine

3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui l’attend après la prise de la Bastille et l’envahissement de Versailles, Marie-Antoinette revit sous la houlette de Thierry Malandain et du ballet de Biarritz, toute en finesse, en toilettes et en éventails. S’appuyant sur trois symphonies de Haydn, appelées Le Matin, Le Midi et Le Soir, le chorégraphe révèle la joie de vivre, la frivolité, l’insouciance mais aussi le désespoir d’une femme délaissée par un mari peu aimant. Marie Antoinette, le 18 novembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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J’suis dans mon cube

Haïku | Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

J’suis dans mon cube

Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce spectacle, les deux créateurs Claire Bardainne et Adrien Mondot l’ont conçu comme un solo dansé en forme de haïku visuels, un enchaînement de tableaux, à l’intérieur d’un cube de tulle blanche, dans lequel des images sont animées en direct. A mi-chemin entre danse et arts numériques, cette performance plonge le spectateur entre rêve et réalité, dans un ballet de lumières et de mouvements. Hakanaï, le 9 octobre au Sou à La Talaudière

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Ensemble

Danse | Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Ensemble

Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - réunit sept danseurs issus du hip hop, de la danse traditionnelle marocaine, et du cirque contemporain. Sur un rythme continu, incessant et obsédant, la danse et les mouvements se font intenses, parfois acrobatiques, exaltant la puissance collective, révélant, à travers cette folle ébullition, l’universalité des dynamiques de groupe. Une fureur de vivre, à la frontière entre le rituel et l’urbain. Naäs, le 29 septembre au théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Dub de chambre

Dub | Le dub n’a cessé d’envahir la planète, depuis ses balbutiements sur les sound systems jamaïcains à la fin des années 60, donnant naissance, trente ans plus (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Dub de chambre

Le dub n’a cessé d’envahir la planète, depuis ses balbutiements sur les sound systems jamaïcains à la fin des années 60, donnant naissance, trente ans plus tard sur les scènes françaises, aux premiers lives stratosphériques joués sur des machines modernes. Depuis plus de vingt ans, Brain Damage s’emploie à donner sa version du genre en participant pleinement à son évolution, à grand renfort de fructueuses collaborations. Marquant une pause à la maison au beau milieu d’une tournée qui visite les six coins de l’hexagone, Martin Nathan propose un set taillé sur mesure pour découvrir en live son nouvel album, Brain Damage meets Big Youth. Brain Damage, Little Big sessions (masqué, assis et en petit comité), du vendredi 10 au dimanche 12 septembre à 18h30, au Fil à Saint-Étienne

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Performances !

Théma | À l’aube d’une rentrée cinématographique qui s’annonce particulièrement dense, l’exploit et le dépassement de soi s’invitent sur les écrans en empruntant des chemins (ou des visages) fort différents…

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

Performances !

« Il faut souffrir pour être belle » serinait-on autrefois aux petites filles pour légitimer toutes les tortures quotidiennes que la coutume leur imposaient. Ce dicton suranné conserve une pleine actualité dans le vase-clos des Petites Danseuses filmées dans le très édifiant documentaire d’Anne-Claire Dolivet (25 août) : ces (parfois très) jeunes ballerines issues de bonnes familles se soumettent à des emplois du temps et des exercices démesurés pour préparer des concours, satisfaisant à la douce pression parentale tout en reproduisant, consciemment ou non, un certain formatage social. Pour elles, le plaisir de danser et le scène passe après la discipline de l’art. Souffrir, être gracieuses, mais ne jamais avoir le temps d’être petites… À quoi bon ? Autre troupe, autre scène : celle d’Un triomphe d’Emmanuel Courcol (1er/09), titre ô combien casse-gueule car il se doit doit d’être à la hauteur de sa promesse programmatique. Tiré de faits réels scandinaves, cette histoire d’un comédien au chômage montant une pièce avec de

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Le Tour du Forez jette l'éponge

ACTUS | C'est une immense déception. Alors que le festival Le Tour du Forez affichait il y a seulement quelques jours de très beaux résultats de fréquentation à (...)

Nicolas Bros | Jeudi 15 juillet 2021

Le Tour du Forez jette l'éponge

C'est une immense déception. Alors que le festival Le Tour du Forez affichait il y a seulement quelques jours de très beaux résultats de fréquentation à mi-parcours, le voilà contraint de stopper l'aventure. « Suite aux annonces d'Emmanuel Macron du lundi 12 juillet, nous sommes démunis, atterrés, épuisés, écœurés... explique par communiqué l'association FZL, organisatrice de l'événement. Ce lundi 12 juillet, on nous laisse 9 jours pour modifier toute la philosophie d'un projet que nous avons construit depuis 9 mois. On nous laisse 9 jours pour réussir l'impossible. Comment pouvons-nous imaginer qu'en 9 jours nous puissions réunir la force humaine, financière et logistique pour la mise en œuvre de ces conditions inadaptées et incohérentes... » L'équipe rappelle également que le festival est porté notamment grâce à un investissement en fonds propres de l'association à

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“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

ECRANS | Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, (...)

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, un scénariste, un comédien paraplégique ainsi que son épouse, actrice à la mémoire défaillante. Leur haine routinière est perturbée par l’irruption d’admirateurs : des agents immobiliers désireux de faire main basse sur leur bâtisse. Mais on ne s’attaque pas si aisément à des experts en construction dramatique… Jadis lauréat d’un Oscar pour un thriller politico-sentimental — Dans ses yeux — et vieux routier des plateaux étasuniens où il a tourné bon nombre de séries, Juan José Campanella concocte ici un délice de manipulation auto-réflexive et métafilmique jouant autant avec les règles du genre policier qu’avec le public. En découle une comédie noire sardonique très Sunset Boulevard sur les vieilles peaux encapsulées dans leur passé, une réflexion mélancolique sur l’éphémère de la séduction (et à ses faux-semblant troubles), ainsi qu’un éloge vachard et jouissif du pouvoir absolu de la création artistique,

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La fédé de rando veut sensibiliser les marcheurs

Le tri n'a pas d'âge | Conseils, infos, sacs pour "éco-randonneurs", la FFRandonnée propose plusieurs rendez-vous pendant tout l'été à des points stratégiques de marche dans la Loire. (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 juillet 2021

La fédé de rando veut sensibiliser les marcheurs

Conseils, infos, sacs pour "éco-randonneurs", la FFRandonnée propose plusieurs rendez-vous pendant tout l'été à des points stratégiques de marche dans la Loire. « Depuis le confinement, un nouveau public s’est lancé dans la pratique de la randonnée, explique la fédé. Munis d'un stand et de bénévoles motivés, le comité départemental de la randonnée pédestre va sensibiliser ces nouveaux marcheurs aux bonnes pratiques de la randonnée pédestre. » Lors des neuf points organisés, les bénévoles remettront des sacs conçus à partir de matières recyclées, permettant aux marcheurs de ramasser les déchets qu'ils croiseront sur la route. Les rendez-vous : Dimanche 4 juillet : Château d'Essalois à Chambles en collaboration avec le magasin Picture de Saint-Etienne et à la Chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez Dimanche 11 juillet : Croix de Chaubouret au Bessat et Jasserie de Colleigne à Sauvain Mercredi 14 juillet : Fête de la Tour Matagrin à Violay Dimanche 18 juillet : Forêt de Lespinasse à Vivans et Réserve de Biterne à Arthun Samedi 24 juillet : Forêt de Salvaris à Saint-Étienne Dimanche 25

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Le plein d'idées de randos dans le Forez

Bon plan | L'association Forez Tourisme vient de sortir, pour la deuxième année, sa carte Randonnez en Forez. Une véritable mine d'idées de balades pour tous les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

Le plein d'idées de randos dans le Forez

L'association Forez Tourisme vient de sortir, pour la deuxième année, sa carte Randonnez en Forez. Une véritable mine d'idées de balades pour tous les niveaux avec pour cette seconde version 25 circuits proposés. Petit plus, elle est complètement gratuite. D'autre part, elle permet également de varier les plaisirs. En effet, cette carte a été pensée autour de six thématiques générales : randonnez en nouveautés, seul au monde, tout en fraîcheur, en famille, en vélo ou VTT et en séjour. Autre nouveauté cette année, la possibilité de réserver des séjours tout compris avec guide, hébergement et repas. Et si vous le souhaitez, vous pouvez même faire porter vos bagages. Elle est pas belle la vie dans la Loire ? Carte Randonnez en Forez Vous pouvez vous procurer cette carte en version pdf ici ou bien la demander en version papier.

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Le planétarium en version 4K

Vers l'infini et au-delà | Le Planétarium de Saint-Etienne vient de voir son matériel de projection entièrement revu à la hausse, parallèlement à la mise en place d'un contrat de location-maintenance entre la Ville de Saint-Etienne et RSA Cosmos, entreprise située à Sorbiers et spécialisée dans les technologies de projections pour planétariums.

Nicolas Bros | Mardi 22 juin 2021

Le planétarium en version 4K

Une image qui a gagné en luminosité, en colorimétrie et en résolution. Au Planétarium de Saint-Etienne, ce sont six nouveaux projecteurs laser 4K qui ont pris place derrière l'écran, rendant l'expérience visuelle beaucoup plus immersive - avec une qualité d'image estimée à 7 fois supérieure à avant. Après le dernier investissement dans la 3D qui datait de 2011, la Ville a décidé de donner un nouveau souffle à l'un des outils culturels scientifiques incontournables de Saint-Etienne. « Nous avons passé un contrat location-maintenance avec RSA Cosmos afin de bénéficier d'un matériel à jour et en bon état de fonctionnement, explique Marc Chassaubéné, adjoint à la culture de la municipalité stéphanoise. Le planétarium de Saint-Etienne va constituer un véritable showroom, un démonstrateur pour l'entreprise de Sorbiers. » Avec ce nouveau dispositif de projection, l'infrastructure stéphanoise élimine par la même occasion certaines contraintes techniques. Désormais, les consommables comme les lampes ont disparu et le matériel chauffe beaucoup moins. Ce nouveau matériel de projection a nécessité un investissement compris en 700 000 et 900 000 euros - sans compt

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Mobilisés pour la recherche

RDV | Dans le souvenir d'une maman trentenaire emportée par un sarcome d'Ewing, l'association stéphanoise M la vie avec Lisa poursuit son soutien aux (...)

Niko Rodamel | Vendredi 18 juin 2021

Mobilisés pour la recherche

Dans le souvenir d'une maman trentenaire emportée par un sarcome d'Ewing, l'association stéphanoise M la vie avec Lisa poursuit son soutien aux chercheurs avec la sixième édition de l'Art Cherche. Pas moins de cinquante-huit artistes de la région ont répondu présent pour cette généreuse expo-vente, offrant une partie de leur travail au profit de la recherche médicale sur les sarcomes. L'Art Cherche, 6e édition les 18 et 19 juin 9h/17h au Village Café-Jacques Chapuis, 35 rue des Aciéries à Saint-Etienne

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De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

L'appel du 18 juin | Ce vendredi 18 juin sera une journée placée sous le signe d'un grand hommage au Général de Gaulle. 81 ans après le fameux appel du 18 juin, la cité stéphanoise, qui l'a accueilli à deux reprises, propose différents événements afin de marquer le coup : une exposition inédite, le dévoilement d'un buste du Général en bronze, une rencontre avec Eric Roussel le biographe du Général et un podcast exclusif.

Nicolas Bros | Jeudi 17 juin 2021

De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

Saviez-vous que Charles de Gaulle s'était rendu à deux reprises à Saint-Etienne ? En 1948 et 1959, très exactement. Deux passages qui ont certes marqué la ville ligérienne mais également l'histoire de France, comme en témoignent d'une part l'exposition actuellement visible dans le hall de l'Hôtel-de-ville stéphanois et d'autre part un podcast qui vient de sortir. Une expo inédite Concernant la première, l'exposition proposée par la Ville de Saint-Etienne, intitulée Charles de Gaulle 1948 et 1959, Saint-Etienne a rendez-vous avec l’histoire, permet de retracer l'importance qu'ont revêtu ces deux visites du Général en terres stéphanoises. La présentation de documents iconographiques inédits tels que le livre d'or de la ville de Saint-Etienne, des photographies, des films ou encore des périodiques permettent au visiteur de se plonger au coeur de ces deux moments décisifs. Elle est visible jusqu'au 16 juillet. Présence du biographe du Général Eric Roussel Parallèlement, signalons qu'un buste en bronze du Général de Gaulle sera également dévoilé ce vendredi 18 juin, dans le Grand Escalier de la mairie. Cette sculpture, réalisée p

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Work it harder, make it better

ARTS | Casser la figure est la toute première exposition personnelle de Florian Poulin, un artiste sincère et attachant qui nous a accueilli dans l’étonnant décor de son atelier stéphanois.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Work it harder, make it better

Se frayant patiemment une place plus que méritée dans la jungle du marché de l’art, Florian Poulin est de ces plasticiens stéphanois besogneux, creusant leur sillon à mains nues avec une résilience qui force le respect. Lorsqu’il évoque son parcours ou présente son travail, on devine sans peine les valeurs morales qui animent cet homme plutôt réservé. Comme l’on dit dans la région, c’est un vaillant. Florian ne compte ni ses heures, ni sa sueur, ni les litres de café. Il y a chez cet homme bourré de talent une étonnante humilité et par-dessus tout une intégrité rare. Il faut le voir à l’œuvre, dans son atelier planqué au sous-sol d’un bâtiment industriel de l’ouest stéphanois, assemblant ses éléments un à un tels les pixels d’un tout en gestation, soudant, brossant, martelant, domptant le métal à travers la petite fenêtre du masque de protection, tournant tel un boxeur autour de son ouvrage sur lequel il s’appuie autant qu’il le travaille au corps. « L’acier est un matériau vraiment intéressant, son étonnante malléabilité me permet de construire mes pièces selon l’idée précise que j’ai en tête. C’est incroyable de sentir la matière à l’état liquide au bout de l’él

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Couleur critique

Art contemporain | Après plus de six mois de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole a réouvert ses portes à la mi-mai, proposant pas moins de quatre nouvelles expos à découvrir d’ici à la fin de l’été… Et gratuitement, s’il vous plaît. Tour d’horizon.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Couleur critique

Frapper un grand coup, en présentant quatre expos temporaires pour sa réouverture. Frapper un deuxième grand coup, en proposant une visite libre gratuite pour tous les publics durant tout l’été. Frapper un troisième grand coup, en exposant des artistes aux œuvres remuantes, étonnantes, peut-être même, dérangeantes. À Saint-Étienne, le MAMC a repris du service avec la manière, ouvrant ses portes sur une lecture du monde contemporain en mutation, qui se révèle dans toute sa dureté et parfois même, son absurdité. Peu vue en Europe jusqu’ici, une rétrospective de l’œuvre foisonnante d’Hassan Sharif retrace ainsi en 150 œuvres le parcours engagé et critique de cet artiste émirati, devenu l’un des plus influents du monde arabe. Pionnier de l’art conceptuel au Moyen-Orient, né en Iran, formé à Londres avant de rentrer s’installer à Dubaï et d’y passer la plus longue partie de sa vie, Sharif, plasticien polyvalent, a développé durant quatre décennies un corpus d’œuvres ayant très fortement contribué à changer le paysage artistique de son pays. Hassan Sharif artiste dubaïote polyvalent et critique de la société de consommation L’exposition rétrospective,

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Une tranche de galaxie

Culture scientifique | Par le médiateur scientifique du Planétarium.

La rédaction | Mercredi 9 juin 2021

Une tranche de galaxie

NGC4565 est une galaxie connue sous le nom de galaxie de l'Aiguille en raison de son apparence effilée. Cette image a été prise avec le télescope de 3, 6m du CFHT (Canada France Hawaï Telescope) situé à 4 200m d'altitude au sommet du volcan Mauna Kea. Cette galaxie, située dans la constellation de la Chevelure de Bérénice, présente un noyau central bombé très lumineux et des bandes sombres de poussières qui obscurcissent son plan. Il s'agit cependant d'une galaxie spirale mais vue par la tranche. Située à 40 millions d'années-lumière, NGC 4565 s'étend sur 100 000 années-lumière de diamètre (dimension semblable à notre propre galaxie). On notera à l'arrière-plan la présence de très nombreuses autres galaxies de différents types.

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Quand le ruban fait corps

Expo textile | Pour sa nouvelle exposition Les Rubans de l'Intime, le Musée d'art et d'industrie propose une plongée dans le sublime par le biais du ruban. Ce dernier (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 juin 2021

Quand le ruban fait corps

Pour sa nouvelle exposition Les Rubans de l'Intime, le Musée d'art et d'industrie propose une plongée dans le sublime par le biais du ruban. Ce dernier ayant une place importante dans les secteurs de la lingerie-corseterie et du médical, l'institution stéphanoise a construit une présentation en scènes successives suivant différentes pièces : le bas, le soutien-gorge, la chemise de corps, etc. Plusieurs prêts et pièces d'exception de grandes maisons de couture viennent ponctuer ce parcours à l'instar d'une robe corsetée signée Jean-Paul Gaultier ou encore des guêpières de Chantal Thomass, la marraine de l'exposition. Au-delà des créations, les Rubans de l'Intime propose également de nombreux tableaux, catalogues ou affiches permettant de replacer les pièces présentées dans leur contexte historique, tout en découvrant l'importance des entreprises stéphanoises sur l'évolution de ces produits. Les Rubans de l'Intime, au Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne, jusqu'au 14 novembre 2021 Plus d'infos sur www.musee-art-industrie.saint-etienne.fr

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Au bon moment, au bon endroit

Danse | Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Au bon moment, au bon endroit

Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être saisie. Surtout quand elle entre en résonance avec l'exposition d'Hassan Sharif dans l'écrin du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne. Madoka Kobayashi aura tout le loisir de dialoguer avec les oeuvres plastiques de l'artiste du Moyen-Orient. Kaïros, samedi 12 juin à 11h et 14h au Musée d'art moderne et contemporain (spectacle reportée en 2022)

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Explorer le champ des possibles

Nouveau lieu | Saint-Étienne possède désormais son parc d'activités scientifiques et ludiques ouvert à l'année. La Rotonde de l'Ecole des Mines accueillait déjà expositions et (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Explorer le champ des possibles

Saint-Étienne possède désormais son parc d'activités scientifiques et ludiques ouvert à l'année. La Rotonde de l'Ecole des Mines accueillait déjà expositions et ateliers destinés à vulgariser la science et ses questions, surtout auprès des enfants. Avec l'arrivée d'Explora dans le quartier du Musée de la mine, le Centre culturel et scientifique voit son offre se renforcer sérieusement en matière de possibilités données à tous d'en apprendre davantage sur le monde qui nous entoure. Au programme, un lieu hybride, avec un bâtiment de 300 m² (ExploraLab) et l'ExporaParc de 8 000 m², permettant aux plus de trois ans de venir expérimenter, questionner, tester et s'amuser en fabriquant. À travers cette ouverture la plus large possible et la programmation de nombreuses animations, Explora vise une revalorisation des métiers scientifiques, la promotion de l'égalité des chances mais aussi le renforcement de l'éducation aux sciences pour toute la population. Explora, 8 rue Calixte Plotton à Saint-Etienne Horaires de l'ExploraLab : mardi au samedi 9h/12h et 14h/17h30 Plus d'infos sur explora.sain

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Du soleil plein la rue

Festival musiques & spectacles de rue | Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Du soleil plein la rue

Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes d’affiche, des découverte et une offre garnie de spectacles de rue en parallèle des concerts. Côté gros noms, on retiendra la gouaille de Java dont le rap-musette devrai vaillamment faire oublier l’absence de Tiken Jah Fakoly, Mouss & Hakin (Zebda) qui viendront en mode sound-system pour secouer le parc Nelson Mandela ou encore les régionaux de Wailing Trees qui présenteront leur troisième album au titre prometteur : Insert Sun (sorti en 2020). La Rue des Artistes, du 18 au 20 juin à Saint-Chamond, parc Nelson Mandela Plus d’infos et billetterie sur www.laruedesartistes.fr

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35 15 Vintage

ARTS | Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

35 15 Vintage

Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur processus de création et leur raison d’être en lien avec leurs contextes territoriaux. Nous vivons et grandissons tous avec des objets esthétiques et fonctionnels, sans toujours prendre conscience que le design fait partie de notre quotidien depuis plusieurs générations. Témoins de leur époque, mobilier, appareils ménagers et outils de communication reflètent les évolutions de notre société. Formes, coloris et matières marquent chaque décennie de leur empreinte et s’inscrivent dans notre mémoire collective : la cocotte en fonte Le Creuset, l’iconique tabouret translucide Tam Tam, le kitchissime Minitel aux côtés des premiers Macintosh, la déferlante Tupperware ou encore la saga des appareils électriques de la firme SEB, du moulin à café au grille-pain en passant par la yaourtière ! L’exposition aborde l’évolution de l’habitat par le prisme des expérimentations qu’ont menées designers et architectes qui, dès l’après-guerre, ont souhaité inventer la ville du futur. Les photographies de Jean-Louis Schoellkopf et de It

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Chapeau !

ARTS | ​Dernier témoin de l'activité chapelière de Chazelles-sur-Lyon, l'Atelier-Musée accueille la 13ème édition des Rencontres Internationales des Arts du Chapeau, poursuivant ainsi sa démarche de préservation et de valorisation des savoir-faire liés à la mode et au couvre-chef.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Chapeau !

Le concours porté par l’établissement chazellois récompense cette année 11 créations parmi les 73 chapeaux reçus du monde entier. Sur le thème de la dualité, les œuvres candidates ont été minutieusement scrutées par un jury constitué du grand couturier Franck Sorbier et de trois modistes reconnus. Le palmarès met à l’honneur les Japonaises Svetlana Hattori et Mayumi Takeguchi, la Suissesse Eliane Schneider, les Allemands Felix Weber et Gudrun Sigloch et la Russe Inna Abramkina. Les artistes françaises ne sont pas en reste avec les propositions très remarquées de Béatrice De Beauvoir, Nelly Bichet, Nathalie Ecotière, Shoko Nakamoto et enfin Marion Clément, chapelière modiste stéphanoise qui reçoit le prix de l’innovation pour sa coiffe perruque avec masque intégré en fleurs découpées, réalisé en plastique transparent. Le 5 juin, les défilés chorégraphiés qui précédaient la remise des prix affichaient complets, mais les visiteurs pourront venir admirer les créations jusqu’à l’automne. Un même ticket donne accès à la fois à l'exposition temporaire et à la visite guidée du musée. Magnifiquement restauré dans l'esprit de l'usine, la chapellerie propose de découvrir les étapes de fabr

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Juin : Un été en famille

Théma été 21 | Qui a dit que la saison chaude n’était pas adaptée à la fréquentation des salles obscures ? Sans doute quelqu’un qui n’en a pas été privé six mois, a oublié leur fraîcheur durant la canicule et ignore la tenue de “l’estival de Cannes“ cette année… Allez, tous au cinéma cet été !

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

 Juin : Un été en famille

Bénéfice collatéral de la disette hivernale et printanière : il n’y aura pas de pénurie estivale dans les salles. Et tout particulièrement pour les films parlant des familles ou à leur destination. Cocon surprotecteur, emprisonnant les individualités par ses étouffantes habitudes ou traditions, le désir de s’en libérer rend son emprise tragique, comique… ou les deux. Variation multiple et ludique de Freaky Friday, Le Sens de la famille de Jean-Patrick Benes (30 juin) crée ainsi un chamboule-tout géant, où les esprits des parents, grands-parents et enfants naviguent dans les corps des uns et des autres sans fin pour une raison inconnue. S’ensuivent d’inévitables quiproquos glissant doucement vers un registre trash, changeant agréablement de l’injonction à faire de la comédie aseptisée. Quant à la fin, qui ne résout rien, elle permet (presque) de supporter le jeu de Dubosc — le seul à en faire des tonnes. Plus archaïque est la famille des Croods, de retour avec un second opus, une nouvelle ère,

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Théma : Si loin, si proches

ECRANS | L’époque et la géographie les oppose, mais les protagonistes de Vers la bataille et de Si le vent tombe ont beaucoup en commun. À commencer par le fait d’être des Français temporairement expatriés et irrésistiblement attirés par le souffle de la guerre…

Vincent Raymond | Mercredi 2 juin 2021

Théma : Si loin, si proches

La Guerre et ce qui s’ensuivit, écrivait Aragon. Quelle que soit l’âge du conflit, le déroulement sur le terrain est identique : les corps des belligérants (et des malheureux civils au mauvais endroit, au mauvais moment) finissent hachés par une pluie de boue et de mitraille, après avoir été laminés par l’angoisse d’être touchés. La raison commanderait de fuir à tout prix ces zones de haut péril, mais la raison, on la connaît, a parfois les siennes, hors de toute logique. Pour Louis dans Vers la bataille de Aurélien Vernhes-Lermusiaux, c’est d’aller photographier au plus près l’Expédition du Mexique de 1861 (et sa déroute) à la demande de l’armée française, histoire oublier la mort de son fis. Pour Alain dans Si le vent tombe de Nora Martirosyan, c’est d’aller observer de ses yeux cette ligne de front ayant justifié sa venue au Haut-Karabagh pour inspecter un aéroport afin de lui donner l’autorisation d’ouvrir ; cette même ligne de front exigeant que le rapport soit défavorables pour

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Un Stéphanois en finale d'un concours de création de jeux de société

ACTUS | Axel Deruyck a 26 ans et travaille dans un escape game stéphanois. Au-delà de son boulot, le jeune homme n'arrête pas de penser à créer des conditions de jeux (...)

Nicolas Bros | Mardi 11 mai 2021

Un Stéphanois en finale d'un concours de création de jeux de société

Axel Deruyck a 26 ans et travaille dans un escape game stéphanois. Au-delà de son boulot, le jeune homme n'arrête pas de penser à créer des conditions de jeux pour autrui. La preuve avec sa création : un jeu de société où les couleurs se mélangent. Ce dernier s'appelle Méli Colors. Avec 4 autres finalistes, la création du Stéphanois a été retenue parmi les 110 jeux reçus pour le concours organisé par la maison d'édition Widyka dont le vainqueur verra sa proposition éditer. Si jamais, si le jeu d'Axel n'est pas choisi, il n'abandonnera pas pour autant.« S'ils ne choisissent pas mon jeu, explique-t-il, je ferai en sorte que ce projet voit le jour d'une manière ou d'une autre. » Le public est appelé à voter avant le 12 mai à 11h sur ce site.

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Quartier Latin-tement

Librairie | Après plusieurs mois de fermeture suite au décès de son ancien propriétaire, la librairie stéphanoise a réouvert ses portes début mai.

Cerise Rochet | Vendredi 7 mai 2021

Quartier Latin-tement

Lycéen, Daniel Damart voulait être libraire. Un rêve de gosse, rapidement mis de côté au profit d’une carrière dans l’univers industriel, faite de nacelles et de tractopelles. 40 ans plus tard, pourtant, l’envie de jeunesse se concrétise enfin. Passionné de bouquins et ancien fidèle client, le Stéphanois vient en effet de reprendre la librairie Le Quartier Latin, rue Georges Teissier. « Je n’ai pas d’expérience dans ce domaine, non. J’ai surtout une formation de lecteur », confiait-il à quelques jours de l’ouverture officielle, caché derrière des piles de livres, et fréquemment interrompu par les toc-toc réguliers de quelques habitués des lieux, impatients de pouvoir de nouveau en franchir le seuil. Aidé de Magali, sa nouvelle employée, Daniel Damart espère ainsi redonner vie à ce lieu si emblématique de la ville, fort de son impressionnant stock, dont tous deux devront avant toute chose prendre connaissance : « ici, il y a environ 20 000 bouquins. Autant dire qu’il va nous falloir un peu de temps. Nous allons rester sur la même ligne que celle qui était déjà en place, avec, entre autres, un stock très important en littérature étrangère. Pour le dire vite,

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Le Département de la Loire dégage 100 000 € pour le spectacle vivant

Politique | En marge de la dernière Assemblée Départementale de lundi 3 mai, le Département de la Loire a annoncé débloquer une enveloppe de 100 000 euros à destination du (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 mai 2021

Le Département de la Loire dégage 100 000 € pour le spectacle vivant

En marge de la dernière Assemblée Départementale de lundi 3 mai, le Département de la Loire a annoncé débloquer une enveloppe de 100 000 euros à destination du secteur du spectacle vivant. Ce dispositif d'aide exceptionnelle intervient en plus des subventions habituelles et s'adresse aux associations ligériennes détentrices d’une licence d’entrepreneur du spectacle. Ces dernières peuvent solliciter une aide allant jusqu'à 2 500 euros via une demande à effectuer auprès du Département avant le 30 juin 2021. Cette aide est destinée à : soutenir la reprise des temps de répétition accompagner la diffusion des spectacles faciliter la reconquête des publics pour les organisateurs. D'autre part, la collectivité a validé 11 subventions pour un total de 200 000 euros dans le cadre des aides aux résidences et scènes départementales et des aides aux festivals. Ces soutiens financiers sont destinés à la Limace (association gestionnaire du Fil à Saint-Etienne), la ville d’Andrézieux-Bouthéon pour le Théâtre du Parc, la ville de Montbrison pour le Thé

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Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Article partenaire | L’habitat participatif n’est pas une simple mode mais un réel nouveau mode de vie et une aventure collective passionnante. Un concept qui mêle lien social, écoresponsabilité, cadre de vie de qualité, humanité et accessibilité. A Saint-Etienne, les projets de ce type fleurissent sous l’impulsion de l’EPA Saint-Etienne. On vous explique.

Article Partenaire | Mardi 9 mars 2021

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Eco-habitat, habitat partagé ou écogéré… autant de termes qui définissent le même concept : celui d’habitat participatif. Véritable projet de vie, l’habitat participatif est un levier d’innovations sociétales. Favorisant la création et le maintien de lien social, cette forme d’habitat rencontre un franc succès un peu partout. Il permet d’impliquer les futurs habitants dans l’ensemble de la démarche, depuis la conception du projet à la vie future de la construction mais également parfois dans la réalisation. Un idéal qui devient réalité en quelque sorte. A Saint-Etienne, ça existe et ça marche ! Les projets d'habitats participatifs prennent essor dans la France entière. Et Saint-Etienne ne fait pas exception. Le projet des « Castors », dans l' ÉcoQuartier Desjoyaux, inauguré en 2015, inspire l'EPA Saint-Étienne qui souhaite développer cette forme d'habitat à Saint-Étienne. Car ce type de projets est particulièrement intéressant ici, pour la qualité d'usages et la qualité environnementale qu'ils permettent de développer. Et contrairement aux id

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Médiathèque Numérique de la Loire : gratuite, illimitée et à volonté !

ACTUS | Le Département de la Loire a ouvert à tous les Ligériens, gratuitement et sans condition, la Médiathèque Numérique de la Loire. La culture, c’est pour tous et maintenant. Pour se divertir, se cultiver, apprendre, s’informer, se détendre, comprendre, découvrir, se former, s’émerveiller, … Pour vivre mieux, ensemble !

Article Partenaire | Vendredi 18 décembre 2020

Médiathèque Numérique de la Loire : gratuite, illimitée et à volonté !

Parce que Le Département de la Loire s’engage pour un accès à tous, partout, à la culture et aux savoirs, la Médiathèque Numérique de la Loire ouvre ses ressources à tous ! Méditation, stretching, code de la route, soutien scolaire, vidéos (films et documentaires), découvrez une large gamme de titres de presse et de livres à consulter en ligne. Pour vous inscrire et profiter de l’ensemble des ressources numériques disponibles rendez-vous sur

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Le design domestiqué

Expo | André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Le design domestiqué

André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà quelques-uns des grands noms que l'on trouve dans l'exposition Déjà-vu. Le design dans notre quotidien. Avec sa sélection de 300 œuvres tirées des collections du Musée d'art moderne et contemporain, cette proposition nous embarque dans un parcours qui nous démontre la place que le design a eu sur les objets qui ont peuplé notre quotidien depuis le milieu du XXe siècle. Petit plus, l'expo ne se contente pas d'être un reflet du passé, mais permet, grâce à la mise en place d'ateliers au fil de la visite et d'un laboratoire de création en fin de parcours, de préparer le monde de demain, celui post-crise sanitaire. Tout un programme qui trouvera un écho avec la prochaine Biennale du design (28 avril au 22 août 2021) dont le thème annoncé est Bifurcations. Déjà-vu. Le design dans notre quotidien, du 16 décembre 2020 au 22 août 2021 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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"Sacrées sorcières" : Sourissez !

ECRANS | ★★★☆☆ De Robert Zemeckis (É.-U., 1h45) avec Anne Hathaway, Octavia Spencer, Stanley Tucci… Sortie le 23 décembre

Vincent Raymond | Mardi 8 décembre 2020

Orphelin recueilli par sa grand-mère, le jeune Bruno commence juste à s’acclimater qu’il doit affronter l’arrivée d’horribles sorcières. Pensant les fuir en se rendant dans un hôtel, le garçon et sa grand-mère plongent en fait entre leurs griffes. Bruno sera même changé en souris… En dépit de sa faculté à traiter des syncrétismes historico-culturels américains, de traiter des icônes ou d’en forger par son cinéma, Robert Zemeckis demeure un des réalisateurs étasuniens contemporains parmi les plus sous-estimés ; son principal tort étant d’appartenir à la génération du totem Spielberg. S’emparant ici un conte du non moins iconique auteur Roald Dahl, il signe une transposition logique, imprégnée de folklore sudiste, où la dimension horrifique et le burlesque fusionnent aussi logiquement que dans des cauchemars d’enfant — le fait que Cuarón et Del Toro figurent à la coproduction n’y est sans doute pas étranger. Poussant parfois l’extravagance vers la frénésie ou le grotesque, Zemeckis renoue avec l’esprit délicieusement amoral de La Mort vous va si bien, mâtiné d’éclats gothiques à la Tim Burton

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Résilience

ARTS | Le confinement contraint les galeries à baisser temporairement leur rideau, mais certaines d’entre elles proposent des solutions afin que que les (...)

Niko Rodamel | Lundi 16 novembre 2020

Résilience

Le confinement contraint les galeries à baisser temporairement leur rideau, mais certaines d’entre elles proposent des solutions afin que que les expositions restent visibles pour les amateurs d’art. C’est par exemple le cas de la galerie Art Pluriel Rive Droite qui a décidé d’enrichir son site web d’une façon assez complète, mettant en ligne des vues d’ensemble de l’accrochage ainsi qu’une photo de chaque œuvre exposée. Virginie Remillieux fait partie des quinze artistes permanents qui travaillent dans les locaux de la galerie Rive Droite Art Pluriel. L’artiste y expose actuellement des toiles récentes dont la série Faces, de troublants portraits de 50 x 65 cm mettant en jeu pigments, fusain et huile sur papier. L’aspect sériel de ces tableaux très proches les uns des autres évoque les tentatives d’approche d’un sujet qui fuit sans cesse, probablement inatteignable. On retrouve aussi quelques diptyques et triptyques, des linogravures, ou encore de remarquables toiles qui évoquent insidieusement la chute. La palette se resserre autour des gris, des noirs et de l’ocre, avec une quasi omniprésence de rouges écarlates. Dès la première approche, on comprend que l’univers de

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Ça matche !

ARTS | Approcher les œuvres du Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+) de manière ludique, c'est le but du nouveau jeu mobile "Trouve ton œuvre sœur". Un bon moyen de découvrir les collections du musée de manière originale, qu'on soit petit ou grand.

La rédaction | Mercredi 21 octobre 2020

Ça matche !

Développant des outils destinés à amener le plus grand nombre à découvrir ses collections, le MAMC propose un nouveau jeu mobile : "Trouve ton œuvre sœur" ! Ce dernier vient compléter l’appli mobile du musée disponible depuis 2017. Avec "Trouve ton œuvre sœur", on est invité à effectuer une visite de manière interactive en répondant à une quinzaine de questions qui permettent de définir notre profil, comme dans un test de personnalité. À la fin du questionnaire "Trouve ton œuvre sœur" nous fait matcher avec une œuvre présentée au MAMC+. Un indice visuel apparaît sur l'écran. À nous ensuite de nous promener dans les salles du musée pour retrouver notre œuvre sœur ! Créer le selfie le plus réussi Une fois l’œuvre retrouvée, le jeu nous donne la révélation, explique pourquoi ce tableau, cette sculpture ou cet objet nous correspond et nous propose ensuite de nous prendre en selfie avec elle. Un concours Instagram permet ensuite de désigner

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