Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Photo : Le Magasin


« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique.

C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien.

Fenêtre sur l'art

Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène.

Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces villes qui se vident de leurs commerces. » L'idée est vendeuse et elle s'exporte hors des frontières ligériennes, notamment avec l'ouverture prochaine d'un autre "magasin" à Cognac.

Qu'ils soient chorégraphes, artistes plasticiens, photographes, philosophes, cartographes ou musiciens, pour fonctionner, Le Magasin a besoin de ses "épiciers". C'est ainsi que sont appelés ceux qui assurent l'animation de ce laboratoire de permanence chorégraphique. « L'idée, c'est que des artistes soient là quotidiennement, pour faire de la recherche sur les idées profondes qui traversent leur travail d'artiste », explique Mathieu. Il ne leur est pas demandé d'aboutir à un spectacle durant cette période. Leur mission est d'être présents sur cet espace, d'accueillir les éventuels curieux et d'assumer une ouverture quotidienne. Cette dernière peut prendre la forme d'un atelier participatif, comme une récolte de témoignage, d'une simple invitation à boire le café pendant que l'artiste explique son projet et parfois la présentation se mue performance.

Des créations à partager

Les chorégraphes-épiciers, ont tout un stock de propositions d'activités pour les spectateurs.À partir de la rentrée, Le Magasin proposera, deux fois par semaine, des siestes chorégraphiques et sonores ainsi qu'un laboratoire chorégraphique mensuel pour les enfants. Sur le modèle de l'université populaire, des doubles conférences seront également proposées. « L'idée c'est de faire une rencontre entre un sachant, qui travaille sur un sujet universitaire et un artiste, qui traite du même sujet mais pas de la même façon », détaille le danseur.

Dans ce lieu de découverte et d'invention, se tisse un lien direct entre l'art et l'espace urbain. Pour les habitants du quartier, c'est la promesse de surprises journalières au coin de leur rue. Quant aux épiciers, pour eux, « le projet est d'être perturbés, dans le bon sens du terme, par le passage et les questions des gens. Car devoir parler de son projet, permet de mieux cerner soi-même ce que l'on est en train de faire. »

Le Magasin, laboratoire de permanance chorégraphiques, 20 rue honoré de Balzac

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La Rue des Artistes : une prog pour bouncer

Festival | Le festival de Saint-Chamond vient de dévoiler la programmation de sa 25e édition, qui aura lieu les 17, 18 et 19 juin prochain. Ça va chauffer dans les chemises et les bermudas.

Cerise Rochet | Lundi 17 janvier 2022

La Rue des Artistes : une prog pour bouncer

15 jours qu’on est bien assis, un mois et demi qu’on n’a carrément plus le droit de danser…Forcément, à un moment donné, il faudra bien s’étirer un peu. Ça tombe bien (et ça donne un petit coup d’oxygène rien qu’en y pensant) : les beaux jours 2022 s’annoncent d’ores et déjà plein de lever de genoux bien haut et de petits sautillons. A Saint-Chamond, l’équipe de La Rue des Artistes vient de dévoiler la programmation de sa 25e édition tout en rythmes entrainants. Aller, encore un peu de patience, la piste n’est plus très loin. Vendredi 17 juin, les festivités démarreront par un plateau partagé entre le reggae-français-toujours-plebiscité- de Danakil, et la voix chaude sur beats hypnotiques de Karimouche. De quoi transpirer ferme et se laisser aller en douceur à un lâcher prise bienvenu, appelant irrémédiablement à revenir le lendemain soir pour continuer à se trémousser… Sur les titres phares de l’icone reggae Tikken Jah Fakoly ( cette fois ci, c’est la bonne, après plusieurs reports pour cause de contexte sanitaire), et sur la cumbia made by les 7 nanas de Las Gabachas. Dimanche 19 juin, en version entrée gratuite, rendez-vous aux pieds de la grande scène po

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Lyon : 2022, tous les âges de la danse contemporaine

Danse | L’année 2022 sera l’occasion de réviser ses classiques de la danse contemporaine : Maguy Marin, Jiří Kylián, Ohad Naharin, Pina Bausch… Et entre deux révisions, de découvrir aussi nombre de jeunes talents internationaux.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 12 janvier 2022

Lyon : 2022, tous les âges de la danse contemporaine

L’année chorégraphique commence dans un grand souffle signé Mourad Merzouki. Avec sa nouvelle pièce Zephyr, la figure de proue du hip-hop français lance dix interprètes dans les turbulences d’un vent bien concret sur scène, avec lequel et contre lequel il s’agit de danser, sur une musique signée Armand Amar et au travers d'une scénographie riche en objets divers et étonnants (à la Maison de la Danse du 11 au 21 janvier). Des tourbillons qui se poursuivront avec le Ballet de Genève qui vient à Lyon danser une pièce d’Andonis Fondianakis, Paron, sur un concerto pour violon de Philip Glass, véritable vertige de mouvements calés sur le tempo accéléré de la musique (du 26 au 30 janvier à la Maison de la Danse). Le hip-hop fera son retour à la Maison de la Danse (du 23 au 26 mars) avec deux compagnies, dont une 100% féminine Femme fatale, et Mazelfreten qui hybride hip-hop et électro. Il y aura encore de l’électricité dans l’air avec la dixième édition du festival Sens Dessus Dessous (à la Maison de la Danse en mars), consacré aux talents émergents de la danse contemporaine, avec par exemple le Flamand Jan Martens et son d

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Idée week-end : Villa Glovettes, résidence d'artistes en Vercors

Balade artistique | Aux Glovettes, à Villard-de-Lans, énorme complexe résidentiel typique des stations de ski, la majorité de l’année les appartements sont vides. Une association créée par quatre femmes fait vivre le bâtiment en dehors de la saison des neiges en le transformant en résidence d’artistes et en proposant des actions culturelles aux habitants du Vercors.

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

Idée week-end : Villa Glovettes, résidence d'artistes en Vercors

En cette fin d'automne, le lieu est fantomal. Silence de forêt au milieu de ces énormes bâtiments de béton qui serpentent au creux d'un vallon, en surplomb de Villard-de-Lans. Au pied des immeubles, le télésiège est à l'arrêt, le court de tennis vieillit. Sorti de terre à la fin des années 1970, dans la ruée sur l'or blanc, le complexe des Glovettes peut accueillir, au cœur de l'hiver, jusqu'à 5000 vacanciers skieurs. Le reste de l'année, quarante personnes s'y croisent de loin. Parmi elles Agathe Chion, metteuse en scène qui après avoir bourlingué dans les théâtres de Berlin et Bruxelles, a pris un virage radical avec conjoint, enfants et chien pour s'installer dans l'appartement familial des Glovettes. Au vert. Rapidement elle s'est liée avec trois comparses vertacomicoriennes, Adrianna Wallis, artiste plasticienne, Hélène Fournié, illustratrice médicale, et Célia Vaudaine, professionnelle de l'édition. 935 copropriétaires éloignés À force d'arpenter, pour le compte des copropriétaires absents (ils sont 935 au total, une foule), ces longs couloirs habillés de bois brut, avec écorce et nœuds apparents, l'idée a germé : plutôt que de laisser vacan

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Une exposition sur les vanités d'hier et d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts

Arts | Rapprochant art ancien, art moderne et art contemporain, l’exposition À la mort, à la vie ! s’empare du thème de la vanité dans toutes ses dimensions. Et s’avère bien davantage une ode au vivant qu’un constat morose ou morbide sur la vanité de nos existences.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 janvier 2022

Une exposition sur les vanités d'hier et d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts

L'ouverture de l'exposition À la mort, à la vie claque ! On y est accueilli par une famille sculptée du Nigéria, toute d'os de bois composée. Une famille mi-rigolarde mi-inquiétante, où les parents squelettes portent leurs petits squelettes sur les épaules, où l'on danse et grimace, où l'on se fige et regarde vers le néant… Autour de ces sculptures, le peintre Erro compose ses farandoles de squelettes goguenards (années 1950), et des gravures du XVIe au XVIIe siècle représentent le Triomphe de la Mort, l'Allégorie de la Mort, la Mort victorieuse, les danses macabres ! Vertiges de la mort donc, où ça danse parmi les époques, du XVIe siècle à nos jours, des débuts des vanités au Moyen Âge à leurs relectures et à leurs réappropriations tout au long de l'histoire de l'art. De la peste au Covid-19, les savoirs et les regards évoluent, mais pas la finitude humaine ni les questions existentielles. Et c'

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Changements au Musée d’Art et d’Industrie

CONNAITRE | « Dépoussiérer l’image du musée » ? Sûrement pas. Car un musée n’est jamais (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Changements au Musée d’Art et d’Industrie

« Dépoussiérer l’image du musée » ? Sûrement pas. Car un musée n’est jamais poussiéreux. C’est un lieu qui vit, qui grouille, dans lequel les gens travaillent et les visiteurs passent, repassent, découvrent, s’intéressent, apprennent. Comme d’autres structures pourtant, le Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne se doit d’aller de l’avant, pour coller à son époque, quand bien même ses collections sont liées au passé. « Ces 20 dernières années, notre public a beaucoup changé, souligne la directrice Marie-Caroline Janand. Il est aujourd’hui à l’image d’un monde qui a muté économiquement, qui est attaché à l’univers numérique, et dans lequel les gens sont beaucoup plus mobiles qu’avant. Notre volonté est donc de nous adapter à ce monde ». Une salle immersive Dans cette adaptation, le musée a ainsi d’ores et déjà franchi une première

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Insoumis

Danse | Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 janvier 2022

Insoumis

Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la compagnie stéphanoise Ballet21 plonge le public dans une société orwellienne du contrôle, étouffante, mais dans laquelle, pourtant, la population semble vivre heureuse et sereine. On suit alors la mise en mouvement d’une rébellion, à travers la liberté de trois danseurs en quête de sens et de vérité. La 5e Colonne par la Cie Ballet 21, le 21 janvier 2022 au Théâtre du Parc (Andrézieux-Bouthéon) et le 5 mars 2022 à l'Echappé (Sorbiers)

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MURmure

Street | Absolument imprévisible et vaguement waterproof, le MUR stéphanois continue de surprendre le passant dès le premier samedi de (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

MURmure

Absolument imprévisible et vaguement waterproof, le MUR stéphanois continue de surprendre le passant dès le premier samedi de chaque mois, lorsqu'à l’issue de la session de collage se dévoile une nouvelle œuvre. Un rendez-vous mensuel que ne manqueraient pour rien au monde les fidèles, sous l’œil étonné des néo-halleux qui, un verre de vin dans une main et un macaron dans l’autre, sortent griller une clope sur le parvis du bâtiment Mazerat. C’est Sainté, t’sais, le mélange des genres dans ce grand village où le street art a toute sa place ! Ce sera avec Victor Cadoret, jeune sortant de l’ESADSE (section Art), que l’année 2022 débutera sur le MUR. « J’ai eu envie de produire un dessin à l’encre, superposé à un dégradé coloré et fluo. Réalisé en trois jours, carré après carré, ce dessin évoque une sorte de ruban ou de drapé qui semble flotter dans un univers numérique épuré, presque lunaire. Ce

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Confusion

Huiles | Encore une chouette occasion de passer chez TAG : la galerie accueille une série d’œuvres récentes de Catherine (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Confusion

Encore une chouette occasion de passer chez TAG : la galerie accueille une série d’œuvres récentes de Catherine Haro. La peintre présente une quinzaine d’huiles, dont trois grands formats, pour la plupart inédites. Chaque toile raconte une histoire en soi, plaçant des personnages féminins dans un intérieur vide de décor. Des êtres fragiles qui peinent à trouver leur place, empêtrés dans des situations frisant parfois le grotesque. Empreints d’un univers singulier où règne une grinçante confusion, les tableaux de Catherine Haro sont autant de petits théâtres du quotidien qui mettent en scène des individus en prise avec leurs doutes et leurs peurs, engoncés dans des costumes trop grands pour eux. Catherine Haro, du 6 au 28 janvier à la galerie TAG à Saint-Étienne

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Un tiers-lieu pour les quartiers sud-est

A travers la ville | Après de nombreux mois de réflexion, réunions, concertations, la création d’un tiers-lieu à l’endroit de l’ancien Nouveau Théâtre Beaulieu est désormais actée. Si nombre de questions restent encore en suspens, on en sait plus sur les activités qu’abritera ce nouvel équipement, qui pourrait entrer en service d’ici trois ans.

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Un tiers-lieu pour les quartiers sud-est

C’était en juin 2017. Ravagé par les flammes, le Nouveau Théâtre Beaulieu, équipement culturel des quartiers sud-est de Saint-Etienne qui abritait alors la MJC du même nom, était presque entièrement détruit. Depuis, les visites des responsables politiques se sont succédé, les concertations se sont enchaînées en même temps que les réflexions sur la reconstruction du bâtiment et ses futures activités. Et puis, plombée par des finances fragiles et la suppression d’une subvention, l’entité MJC a dû se résoudre à mettre la clé sous la porte. Une page s’était ainsi tournée, laissant une feuille blanche à remplir de bonnes idées susceptibles d’entrer en résonnance avec les besoins du quartier. Les habitants impliqués Assez flou durant de longs mois, le projet a finalement pris forme. Coconstruit avec les habitants, grâce à des ateliers et à de multiples réunions publiques, il a finalement été décid

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Dernière danse

Soirées | Suite aux dernières annonces gouvernementales, les boîtes de nuit fermeront leurs portes ce vendredi au petit matin, pour 4 semaines. Une dernière soirée entre tristesse, amertume, et joie d’être ensemble une dernière fois avant 2022.

La rédaction | Mercredi 8 décembre 2021

Dernière danse

5 mois et puis s’en re-va. Après 16 mois de fermeture, les boîtes de nuit et lieux nocturnes stéphanois avaient retrouvé depuis l’été (ou la rentrée) leur public aficionado de la fête, de la danse, du plaisir d’être ensemble. Les réjouissances auront finalement été assez brèves, puisque le gouvernement vient de prendre la décision de refermer tous ces établissements à compter de ce vendredi, pour une durée minimale de 4 semaines, afin de tenter d’enrayer la circulation du virus. Rester confiant Une décision accueillie avec une certaine philosophie par les patrons du Disorder à Saint-Etienne, qui ont posté un message sur leurs réseaux presqu’immédiatement après les annonces de Jean Castex, lundi soir : « On ne va pas vous mentir, même si on pensait que cette fermeture arriverait un peu plus tard, on l'avait tout de même senti venir. Nous n'allons pas verser dans le fatalisme et le désespoir. Bien sûr, il sera dur de voir les portes du Disorder se fermer à nouveau. Toutefois, après tout ce que nous avons vécu, après toutes ces épreuves, après toutes ces incertitudes, nous voulons rester confiants et croire en l'avenir. » Eux qui étaient passé tout pr

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Boîtes de nuit : the last one

Dancefloor | Suite aux dernières annonces gouvernementales, les boîtes de nuit fermeront leurs portes vendredi au petit matin, pour 4 semaines. Une ultime soirée entre tristesse, amertume, et joie d’être ensemble une dernière fois avant 2022.

La rédaction | Mercredi 8 décembre 2021

Boîtes de nuit : the last one

5 mois et puis s’en re-va. Après 16 mois de fermeture, les boîtes de nuit et lieu nocturnes stéphanois avaient retrouvé depuis l’été (ou la rentrée) leur public aficionado de la fête, de la danse, du plaisir d’être ensemble. Les réjouissances auront finalement été assez brèves, puisque le gouvernement vient de prendre la décision de refermer tous ces établissements nocturnes à compter de ce vendredi, pour une durée minimale de 4 semaines, afin de tenter d’enrayer la circulation du virus. Rester confiant Une décision accueillie avec une certaine philosophie par les patrons du Disorder à Saint-Etienne, qui ont posté un message sur leurs réseaux presqu’immédiatement après les annonces de Jean Castex, lundi soir : « On ne va pas vous mentir, même si on pensait que cette fermeture arriverait un peu plus tard, on l'avait tout de même senti venir. Nous n'allons pas verser dans le fatalisme et le désespoir. Bien sûr, il sera dur de voir les portes du Disorder se fermer à nouveau. Toutefois, après tout ce que nous avons vécu, après toutes ces épreuves, après toutes ces incertitudes, nous voulons rester confiants et croire en l'avenir. » Eux qui étaient passé tou

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Statut : en couple

Donation | Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole présente actuellement une nouvelle expo dédiée à la donation récente du couple de galeristes Durand-Dessert, qui entre en dialogue avec la collection du musée.

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Statut : en couple

Extraordinaire, et tout à la fois totalement cohérente. Reçue récemment, la donation du couple de galeristes parisiens et collectionneurs Liliane et Michel Durand-Dessert au MAMC+ est de celles qui s’expliquent tout à fait logiquement… Même si son envergure revêt un caractère assez exceptionnel : 180 œuvres et une cinquantaine d’éditions, qui reflètent le parcours fou de deux amoureux des Arts au sens large du terme. De la part des Durand-Dessert, dont l’activité parisienne s’est étirée de 1975 à 2004, le soutien au Musée d'Art Moderne et Contemporain n’est pas nouveau : déjà, dans les années 80, le couple offrait au musée Le Crâne, de Gerhard Richter et L’Œil de Dieu, de Luciano Fabro, par engagement au profit d’une reconnaissance de ces artistes et de leurs courants artistiques, alors très largement sous-évalués en France. Passerelles Rien d’étonnant, donc, à ce que cet Œil et ce Cr&ac

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Vin donc prendre un verre !

Guide urbain | De la brouillasse à couper au hachoir, un froid gla-glaçant surtout si on a oublié ses gants, mais des loupiotes et des chants de Noël à tous les coins de rue : ambiance parfaite pour aller se faire un petit verre de vin chaud. Allez viens, on t’emmène (au vent).

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Vin donc prendre un verre !

Pour démarrer ce parcours stéphanois, rendez-vous sur le marché de Noël et son petit côté tradi (voire kitsch), qu’on aime aimer à cette période de l’année. Des Jingle Bells et des Douces Nuits qui sortent des transistors, des gaufres ou des sandwichs raclette, une grande roue, un traineau et du papier brillant… Toute une ambiance qui ne serait pas la même sans un arrêt au stand pour recharger ses batteries. Servi dans des gobelets en carton, le vin chaud ici n’est généralement pas le meilleur du monde, peut même être un brin tiédasse selon que l’on arrive au début ou sur la fin de la marmite… Mais présente tout de même l’avantage de coller parfaitement au cadre. Atout numéro 2 : les échoppes éphémères de la place Jean-Jaurès et de la place de l’Hôtel-de-Ville proposent un choix entre vin chaud blanc, rouge ou rosé. Bon, pour tout vous dire, nous, on n’a jamais trop senti la différence au goût, mais c’est peut-

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Neuvième art

BD | Festival ripagérien entièrement dédié à la bande dessinée, BD'ART s’apprête à vivre sa (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Neuvième art

Festival ripagérien entièrement dédié à la bande dessinée, BD'ART s’apprête à vivre sa 23ème édition avec toujours autant de passion. Les bédéphiles pourront approcher une quarantaine d’auteurs, dont l’invité d’honneur Nicolas Barral (Fluide Glacial, Nestor Burma…). Quatre maisons d’édition seront également de la partie, Sarbacane, Mosquito, Une Idée Bizarre et Jarjille, la stéphanoise de l’étape, qui sera représentée par plusieurs de ses autrices et auteurs : Ulric, Mikael Mignet, Zelba, Armelle, Half Bob, Anjale, Max Lewko et bien sûr Deloupy. Ce dernier viendra défendre ses deux dernières bédés, Impact (avec Gilles Rochier chez Casterman) et l’excellente dystopie collective Le monde d’après (Komics Initiative). Après une première journée réservée aux scolaires la veille, le salon grand public se tiendra toute la journée du samedi 4 décembre, de 10 heures à 18 heures. Au pr

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Express Yourself

Secrets | Deux sœurs et un frère se rejoignent au bord de la mer, après l’enterrement de leur père. 3 jours. 3 jours pour se (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Express Yourself

Deux sœurs et un frère se rejoignent au bord de la mer, après l’enterrement de leur père. 3 jours. 3 jours pour se retrouver après une longue absence, 3 jours pour faire éclater de lourds secrets de famille, 3 jours pour redessiner la place de chacun au sein de la fratrie, 3 jours pour faire corps malgré les différences. Un jeu vif, rythmé par une écriture ardente, « sur la crête des mots », qui amène le spectateur dans une possibilité de coexistence des contraires… Le tout, bercé par une icone pop des 90’s. Into the groove (écorchés mais heureux) par la cie Supernovae, du mardi 14 au jeudi 16 décembre à la Comédie de Saint-Etienne

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Ville au passé

Street walk | Des statuettes, des balcons, des corbeaux… Des façades venues du passé, des rues et des vitrines décorées, le tout, (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Ville au passé

Des statuettes, des balcons, des corbeaux… Des façades venues du passé, des rues et des vitrines décorées, le tout, illuminé de la féérie de Noël… Durant les vacances, Saint-Etienne Ville d’Art et d’Histoire propose de redécouvrir le centre-ville lors de deux courtes balades à la tombée de la nuit. La première reviendra sur l’histoire de l’avenue de la Libération, percée au début du XXe siècle pour aérer la ville, l’orner d’un certain prestige, et également conçue comme une ouverture vers la vallée du Rhône en supplément de l’étroite rue de Lyon. Encadrée par des bâtiments institutionnels et plusieurs immeubles bourgeois, l’avenue s’est tout d’abord appelée avenue du Président Faure, puis avenue du Maréchal Pétain, et enfin, avenue de la Libération. Deuxième date, deuxième remontée dans le temps, avec une balade au cœur du quartier Saint-Jacques, développé au prof

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La Comète en mode fête

ACTUS | Après près d’un an d’exercice, la Comète ouvre ses portes au grand public ce week-end, pour 3 jours d’animations et de spectacles gratuits et accessibles à tous.

La rédaction | Mercredi 3 novembre 2021

La Comète en mode fête

Elle a ouvert ses portes en janvier en 2021, en catimini, alors que la pandémie contraignait le public à rester hors des salles et les structures culturelles à slalomer entre les interdictions pour accueillir ci, des artistes en résidence, là, des scolaires, là-bas, des élèves amateurs mineurs. 11 mois plus tard, la Comète a trouvé son petit rythme de croisière. Pépinière artistique installée en lieu et place de l’ancienne Comédie de Saint-Etienne, le lieu accueille ainsi deux salles de spectacles, mais également 5 salles de répétitions, et 5 structures permanentes : Le Solar (scène de jazz), la Fabrique musicale, la spécialité théâtre du conservatoire Massenet, l’Ecole de l’Oralité, et l’Espace info jeunes. Objectif de ce lieu multi-casquette : créer des ponts entre les différentes pratiques artistiques, pour, in fine, ouvrir la culture a un plus large public. Suivant cette vision populaire de ce que peut être la culture, la Comète organise ce week-end sa première fête, ouverte à tous et gratuite*. Au programme, en vrac : spectacles, ateliers, concerts, déambulations, photo, projections : une cinquantaine d’animations tout public sur trois jours, da

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Ensemble

édito | Et si nous avions un besoin urgent d’humain ? A l’approche de l’hiver, tandis que les premiers froids nous saisissent, que l’on fait craquer (...)

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

Ensemble

Et si nous avions un besoin urgent d’humain ? A l’approche de l’hiver, tandis que les premiers froids nous saisissent, que l’on fait craquer les feuilles mortes sous nos pas, et que dans d’autres sphères, certains se déchirent déjà en vue de ce qui se passera au printemps… Ici, tout autour de nous, beaucoup cherchent plutôt à nous réunir, coûte que coûte, dans un partage d’émotions unique. Les bonnes vibes de Positive Education, la nostalgie des Magnétiques, la poésie de 7 Collines… Les histoires d’amour, la musique festive, les cris du c(h)œur, les œuvres qui nous bousculent, les chansons drôles, les chansons qui nous remuent et celles sur lesquelles on se remue, les expos qui nous questionnent, l’art qui nous interroge… La culture qui nous submerge, qui créé le débat sain, libre, ouvert, ni téléguidé ni clivant, mais rassembleur. « Divertissement », dirait-on un peu rapidement. Sauf que, face au piètre spectacle offert actuellement par le débat public, ce spectacle-là, celui des scènes, celui des salles ou des écrans, celui d’un inviolable vivre ensemble représente bien plus que cela, si féérique soit-il. Alors plus que jamais : merci à ces rassembleurs.

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Quel art est-il ?

Outsiders | C’est un appel à décentrer le regard. Une volonté de déconstruire une certaine idée de l’art. Peut-être aussi, une envie d’exprimer son envie de voir la frénésie du (...)

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

Quel art est-il ?

C’est un appel à décentrer le regard. Une volonté de déconstruire une certaine idée de l’art. Peut-être aussi, une envie d’exprimer son envie de voir la frénésie du marché ralentir un peu. Avec l’Enigme Autodidacte, Charlotte Laubard, professeure à la HEAD-Genève et commissaire de cette exposition, propose de réfléchir à ce que l’art peut-être lorsqu’il ne s’apprend pas sur les bancs des écoles spécialisées. Peut-on mettre sur le même plan des œuvres « brutes », fruits d’ « outsiders », et des œuvres conceptualisées et créées par des professionnels, alors même que l’intention de départ n’est pas la même ? Ces œuvres brutes fascinent pourtant, au point de voir quelques fois leur cote et leur popularité s’envoler, et d'in fine faire oublier que leurs auteurs étaient souvent bien autre chose que des artistes avant que la passion ne devienne dévorante. Ben, Ferdinand Cheval, Christian Boltanski, Yves Klein… L’Enigme Autodidacte emmène le visiteur en balade, sur un chemin jalonné de 200 œuvres pour, finalement, nous rappeler que l’art ne peut exister que si nous acceptons de remettre sans cesse en cause la conception que nous en avons.

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Vieilles pierres d’argent

Précieux | Un village parmi les plus beaux de notre territoire, comme posé sur la Loire, d’aspect médiéval et orné de vieilles pierres – griffé Village de caractère, s’il (...)

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

Vieilles pierres d’argent

Un village parmi les plus beaux de notre territoire, comme posé sur la Loire, d’aspect médiéval et orné de vieilles pierres – griffé Village de caractère, s’il vous plait. Autour : des vignes, qui produisent du Côte Roannaise dorénavant prisé des belles tables d’ici comme d’ailleurs. Et dedans : La Cure, une pépinière d’entreprises dédiées aux métiers d’art. 12 ans après l’inauguration de la structure, l’engouement du site auprès des visiteurs ne cesse de se renforcer… Notamment grâce à un événement automnal et national organisé tous les deux ans. Salon établi dans les ruelles de Saint-Jean-Saint-Maurice, la biennale des Bijoutiers créateurs célèbrera cette année sa 7e édition, et proposera aux curieux ou amateurs de partir à la découverte du bijou fait-main, grâce à des rencontres et à des démonstrations. Une raison de plus d’aller faire un petit tour dans ce joli lieu du Roannais. Biennale des Bijoutiers créateurs, du vendredi 26 au dimanche 28 novembre à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire.

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L'Evénement : La peur au ventre

Lion d'Or | Mûrie de longues années par Audrey Diwan, cette adaptation d’Annie Ernaux saisit l’ascèse et la précision de l’autrice, pour la transmuter en portrait dépourvu de pathos d’une éclaireuse engagée malgré elle dans une lutte à la fois intime et secrète. Un souffle de vivacité autour d’un sujet toujours brûlant — l’avortement. Un Lion d’Or à la clef.

Vincent Raymond | Vendredi 29 octobre 2021

L'Evénement : La peur au ventre

Brillante élève, Anne ambitionne de suivre des études de lettres et de devenir écrivaine. La découverte d’une grossesse totalement inattendue menace ses plans, mais dans la France provinciale de 1963, avorter est un crime passible de prison pour qui le commet et qui le facilite. Entre secret, honte, et résolution, Anne tente de trouver des informations, de l’aide, des solutions… Tout pour que son avenir ne soit pas obéré par un événement non désiré… Trente-trois ans plus tard, un même regard. Qui interpelle et prend à témoin le public. Deux femmes, comme deux faces d’une même pièce, liées par leur “condition” et singulièrement par une postérité comparable. Deux affiches de films distingués à Venise qui se répondent en nous tendant un miroir. Et résonne en sourdine la terrible mise en garde de Simone de Beauvoir : « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant » En 1988, Une affaire de femmes de Claude Ch

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Des étoiles dans la ville

Arts numériques | Après une première édition montée à la hâte peu après l’épisode des Gilets Jaunes, le festival Pléiades déploie ses ailes pour investir différents lieux du centre-ville de (...)

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

Des étoiles dans la ville

Après une première édition montée à la hâte peu après l’épisode des Gilets Jaunes, le festival Pléiades déploie ses ailes pour investir différents lieux du centre-ville de Saint-Etienne. Durant 5 jours, commerces, espace public, établissements culturels et monuments du patrimoine de la ville accueilleront une multitude d’œuvres numériques, et mettront en scène la vitalité artistique du territoire. Interactives pour certaines, immersives pour d’autres, ces créations ont pour la plupart été conçues par des mains (et des cerveaux !) locaux et régionaux. Parce qu’art et numérique vont parfois très bien ensemble… Festival Pléiades, du 9 au 14 novembre à travers la ville

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Le compas dans l'oeil

Expo | Installée depuis vingt ans sur la commune de La Talaudière, la Maison du Patrimoine et de la Mesure ne cesse d’enrichir ses collections qui écrivent (...)

Niko Rodamel | Vendredi 29 octobre 2021

Le compas dans l'oeil

Installée depuis vingt ans sur la commune de La Talaudière, la Maison du Patrimoine et de la Mesure ne cesse d’enrichir ses collections qui écrivent l’histoire locale à travers le patrimoine minier, ou plus universelle, avec l’évolution des systèmes de mesure depuis l’Antiquité à la Révolution française. L’établissement propose également une exposition temporaire atypique, invitant à observer de plus près différents courants artistiques par le prisme de la géométrie. De l’art antique aux cubistes, de Mondrian et Kandinsky aux calligrammes d’Apollinaire en passant par l’origami et le pop-up, l’art s’est abondamment nourri de formes géométriques, laissant polygones, cercles, cylindres, cônes ou sphères s’assembler, s’encastrer et se colorer pour donner naissance à des œuvres majeures. A découvrir en famille. Arts de formes, formes d’art, jusqu’au 25 juillet, Maison du Patrimoine et de la Mesure à La Talaudière

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Novembre 2021 : L’embarras du choix

Panorama | Traditionnellement d’une haute densité qualitative, cette fin d’année bat des records en accueillant des films bloqués depuis… début 2020 ! Une aubaine pour le public, mais un risque non négligeable pour des œuvres qui risquent de se dévorer les unes les autres…

Vincent Raymond | Vendredi 29 octobre 2021

Novembre 2021 : L’embarras du choix

Abondance de biens (culturels) nuit-elle ? Espérons que non, car l’affiche de novembre est plus que prometteuse. Semaine après semaine, feuilletons ce calepin ayant des faux-airs de pré calendrier de l’avent chargé jusqu’à la gueule. Ça voyage ferme dès le 3 novembre avec Compartiment N°6. Ce rail movie de Juho Kuosmanen (dans lequel une archéologue finlandaise rallie Moscou à Mourmansk en train et se lie d’amitié avec son compagnon de voyage aux abords rustauds, après avoir brisé la glace — ha ha), peut se voir comme un mode d’emploi pour apprivoiser l’âme russe rugueuse mais chaleureuse, cordiale mais volage. La faute sans doute à l’antigel englouti par litres à l’écran… Plus proche de nous, My Son se déroule dans les froides landes d’Écosse où Christian Carion transpose le dispositif de son thriller Mon garçon : ici, c’est James McAvoy qui, sans connaître l’intrigue, lance son personnage à la poursuite des ravisseurs de son fils. Carion évite la redite inhérente à l’auto-remake grâce à un dénouement plus musclé et une micro variation finale qui ajoute en tension. Rayon po

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Le Peuple Loup : Rameutez-vous au ciné !

Dès 8 ans | ★★★★☆ De Tomm Moore & Ross Stewart (Irl.-É.-U.-Lux., 1h43) avec les voix de Lévanah Solomon, Lana Ropion, Serge Biavan…

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Le Peuple Loup : Rameutez-vous au ciné !

Irlande, au Moyen Âge. Son père ayant été chargé par le fourbe seigneur local d'exterminer les loups de la forêt voisine, la jeune et intrépide Robyn rêve de l’aider. Au cours d’une promenade, elle fait la connaissance de Mebh, mi-fillette, mi-louve, qui lui fera changer d’avis… Dire qu’on a failli manquer ce joyau ! Un bruit (heureusement démenti par les faits) laissa un temps croire que Le Peuple Loup annoncé il y a tout juste un an sur les écrans (!) rejoindrait Mulan ou Soul sur une plateforme SVOD sans passer par la case grand écran. C’eût été un incommensurable gâchis car comme tous les films d’animation ouvragés par Tomm Moore, sa magnifique singularité mérite de se déployer en salle. Celui-ci reviste la légende du loup-garou (devenant ici des Wolfwalkers) autant qu’il s’approprie l’imagerie graphique celtico-médiéval pour concevoir une esthétique audacieusement rétro et spectaculairement lisible dans son design. Cette fusion spectaculaire, déjà explorée dans Brendan et le Livre de Kells et Le C

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​Le sacre du tympan

Boucan | Barouf : nom masculin, familier, issu de l'italien baruffa, désigne le bruit, le vacarme, le tapage. Synonymes : boucan, raffut, tintamarre. "Cette année, le Rhino Jazz(s) va faire un barouf du tonnerre à Saint-Étienne." Vous voilà prévenus !

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

​Le sacre du tympan

Le jazz reste l’un des courants musicaux les plus inventifs à l’image d’un fleuve impétueux qui a traversé les époques et les paysages, s’enrichissant et se métissant de mille influences, sublimant ses interprètes et accouchant de multiples rejetons répondant aux doux prénoms de Rock, Soul, Funk et autre Rap. Le jazz, c’est la liberté incarnée, une libération, un ensemble de codes que tous les jazzmen ne cessent de réinventer, cherchant, détournant et improvisant pour mieux retomber sur leurs pattes. Une liberté revendiquée, viscérale, intrinsèque, mais toujours exigeante. C’est sans doute de cet esprit de liberté dont souhaite se nourrir la 43ème édition du Rhino Jazz(s) Festival en proposant son Grand Barouf : une liberté créative retrouvée à partager de nouveau. Car c’est bien en live, en concert, en chair et en notes, que le jazz prend tout son sens, celui du partage. Jazz à tous les étages En complément au modèle historique du festival (60 concerts dans 26 villes partenaires), le Rhino propose cette année un parcours musical et iconographique sur le site de la Grande Usine Créative à Saint-Étienne. Comme ce fut le cas lors des deux dernière

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Rhino Jazz(s) : nos 3 coups de cœur

Corne |

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

Rhino Jazz(s) : nos 3 coups de cœur

Ses mains sur ses anches Rien de moins que le Théâtre Massenet pour accueillir le clarinettiste et saxophoniste Michel Portal dans l’écrin qu’il mérite. Infatigable défricheur de sonorités, à 85 printemps le musicien ne cesse de défier le temps et les étiquettes, du classique au contemporain en passant par la grande chanson française et bien sûr le jazz, dont il demeure l’un des monstres sacrés depuis un demi-siècle. Avec Bojan Z au piano, Bruno Chevillon à la contrebasse, Lander Gyselinck à la batterie et Nils Wogram au trombone, les astres sont alignés. Michel Portal Quintet, samedi 9 octobre à 20h au Théâtre Massenet de l'Opéra de Saint-Étienne Bleu nuit Immuable et immanquable rendez-vous du Rhino pour les amateurs du genre, la nuit du blues promet d’être longue et belle avec au programme trois formations complémentaires. Le guitariste-chanteur Louis Mezzasoma ouvrira les festivités avec son dirty-old-blues authentique et sensible, précédant l’harmoniciste britannique Giles Robson dans un style Chicago blues très personnel. Phénomène venu d’Hawaï à découvrir, le guitariste Ron Artis II prolongera la soirée entre blues, fun

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Du lourd

Blues | Depuis son premier enregistrement en 2004, la chanteuse canadienne Samantha Martin a fait un sacré bout de chemin, avec notamment ce virage brillamment (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

Du lourd

Depuis son premier enregistrement en 2004, la chanteuse canadienne Samantha Martin a fait un sacré bout de chemin, avec notamment ce virage brillamment négocié en 2012 et la formation de Delta Sugar. Portée par une voix puissante et une présence scénique bluffante, la musique de Samantha incarne les racines, le blues teinté de rock, la soul infusée de gospel et le R&B aux accents funk. Servi par des musiciens et des choristes survitaminés, le set prend parfois des allures de show TV époque Motown. Jouissif. Samantha Martin & Delta Sugar, le samedi 16 octobre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs et le dimanche 17 octobre au Pax à Saint-Etienne

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Les asso pointent le bout de leur nez

Dossier : soirées | Après un an et demi d’inactivité, les associations sortent de leur sommeil ou, selon les cas, suivent les caps lancés pendant la crise. À commencer par le (...)

Léa Dusson | Mardi 5 octobre 2021

Les asso pointent le bout de leur nez

Après un an et demi d’inactivité, les associations sortent de leur sommeil ou, selon les cas, suivent les caps lancés pendant la crise. À commencer par le F2, rue de la Ville à Saint-Etienne. Après avoir grimpé deux étages, Romain Lepers nous accueille dans un appartement au plancher qui craque… c’est ici qu’il a exploité à fond sa passion pendant le confinement en créant F2 radio, au-dessus du club. Une webradio qui retransmet interviews et DJ set, dont les live reprendront en octobre. Un «rêve gosse» avec «une ambiance maison» qui se poursuivra donc dans le temps : «Je ne voulais pas un projet de confinement» souligne le gérant, qui compte aussi sur un studio de production dans ses locaux. Reprise enjouée aussi du côté de Poto Feu Events : l’association a profité de ces derniers mois pour se mettre à jour et être reconnue d’intérêt général. Un statut qui ouvre la porte «à plus de partenaires » comme l'explique Florian Noir, le responsable artistique et du label : « grâce à ça, on sera plus à l’aise sur les soirées ». Une grosse date est d'ores et déjà prévue au Ninkasi Kao (Lyon

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dé ou ré générescence du vivant

Expo | Pour sa toute dernière exposition, le Musée d’art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole a offert une carte blanche à Lionel Sabatté, qui propose une cinquantaine d’œuvres spécialement conçues pour l’occasion.

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

dé ou ré générescence du vivant

Lorsqu’on lui a proposé de créer de toute pièce une exposition pour le MAMC, Lionel Sabatté s’est précipité pour découvrir Saint-Etienne et ses environs, en prendre le pouls, ressentir, jusqu’à faire naître son inspiration. Touché par l’importance de la forêt pour la ville, et dans la lignée de sa série d’œuvres intitulées Printemps, l’artiste, installé entre Paris et Los Angeles, a jeté son dévolu sur un ancien châtaigner du château de la Perrotière n’ayant pas survécu aux derniers épisodes de sécheresse. Au bout des branches mortes, Lionel Sabatté est alors venu déposer de jolies fleurs, reconstituées à partir de petites peaux de plantes de pieds, récupérées chez des podologues de la Loire : « Elles sont faites de rebus, de petits déchets, alors même que les fleurs sont peut-être ce qu’il y a de plus classieux au monde. Transformer quelque chose en son extrême inverse, ça m’intéresse beaucoup », souffle le plasticien tandis que l’arbre ainsi ressuscité est désormais installé dans le hall du musée, en préambule de l’exposition qui s’étire ensuite sur 5 salles. Le cycle du vivant Plus qu’une visite, Eclosion est un

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Perseverance analyse "Rochette"

Culture scientifique | Par le médiateur scientifique du Planétarium

La rédaction | Vendredi 15 octobre 2021

Perseverance analyse

Lors de son 185e jour martien, le 27 août 2021, le rover américain Perseverance a photographié avec une caméra de navigation (Hazard Avoidance camera : caméra d'évitement des dangers) cette roche surnommée "Rochette". Celle-ci présente une marque d'abrasion de 10mm de profondeur et 50mm de large réalisée par le rover. Ce dernier étudie la géologie martienne ainsi que le climat passé de la planète. Durant sa mission, il va collecter des échantillons de roches qui devaient être rapportés sur Terre ultérieurement. Rappelons qu'une des missions clés de Perseverance est la recherche de traces de vie microbienne ancienne. Pour en savoir plus sur le ciel et ses mystères, rendez-vous au Planétarium de Saint-Etienne, 28 rue Pierre et Dominique Ponchardier ou sur planetarium.saint-etienne.fr

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Trou noir

Science-Fiction | Un vaisseau spatial, au beau milieu d’un immense rien, dans un univers dont il ne reste plus que des trous noirs qui fusionnent et s’évaporent. A bord, (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Trou noir

Un vaisseau spatial, au beau milieu d’un immense rien, dans un univers dont il ne reste plus que des trous noirs qui fusionnent et s’évaporent. A bord, un adulte, un enfant, et une voix, peut-être celle de l’ordinateur embarqué. Nous sommes dans le futur, à la toute fin des temps, au précipice d’un gigantesque et ultime trou noir. Ici, dans cette dernière ère que l’on nomme Le Royaume, le relationnel demeure… Mais un changement se profile. Depuis quelques temps, l’enfant fait des cauchemars. Bientôt, tout pourrait ne plus jamais être comme avant… Ne plus jamais être tout court. Théâtre cinématographique Avec cette fable d’anticipation, le Collectif X (Cannibale, Une Femme sous influence…), habitué des propositions oniriques, embarque le public dans un voyage spatial et métaphysique, donnant à voir simultanément le passé et le futur, la création et la fin. Hautement cinématographique, Le Royaume fait appel à nos sensations et nos intuitions pour, peut-être, tenter de répondre à la question qui depuis toujours taraude l’humanité toute entière : pourquoi sommes-nous ? Une évocation de l’éternel recommencement… Jusqu’à ce que tout s’a

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Danse toi-même !

Bal | Parce que sur le papier, la danse contemporaine pourrait faire peur ; parce qu’on s’imagine déjà assis dans une salle obscure, à ne rien comprendre à (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Danse toi-même !

Parce que sur le papier, la danse contemporaine pourrait faire peur ; parce qu’on s’imagine déjà assis dans une salle obscure, à ne rien comprendre à ce que l’on voit, quand bien même on admirerait la performance des danseurs, la compagnie Pernette réinvente la forme même du spectacle, en proposant au spectateur d’y prendre part. Avec Le Bal des sortilèges, il sera ainsi question de magie, de sorcellerie, de ronde, de potion magique, de philtre d’amour, et surtout… De suivre le mouvement, même en décalé ! Alors, prêt à lever la patte ? Le Bal des sortilèges, par la compagnie Pernette, le samedi 9 octobre au théâtre du Parc

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Le Saint-Etienne du rire

Humour | A Saint-Etienne, les vacances de la Toussaint seront placées sous le signe de l'humour, grâce au festival Arcomik...

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Le Saint-Etienne du rire

C’est une édition pour laquelle il aura fallu patienter un bon moment. Initialement prévue en février comme à son habitude, la 18e du festival d’humour Arcomik (anciennement Arts Burlesques) avait tout d’abord été reportée en avril, avant d’être finalement décalée au mois d’octobre, en pleines vacances de la Toussaint. Une attente qui a occasionné quelques réaménagements de plateaux, sans néanmoins altérer la qualité du menu proposé : forte d’avoir glané au passage une notoriété nationale, cette édition sera pour le festival du rire stéphanois celle de la maturité… Offrant ses différentes scènes à quelques un(e)s des humoristes les plus en vue du moment. Humour grinçant cache tendresse Au programme de cette semaine de poilade, on retrouvera ainsi l’un des plus grands agitateurs des ondes, bien aimé des auditeurs de Nova, attaché aux personnages de beaufs auxquels il fait débiter un bon gros paquet de cochonneries… Et néanmoins élu humoriste le plus drôle de France en 2020 par le mainstream GQ. Au volant de son spectacle Le Dernier Relais, Benjamin Tranié campera ici tous les personnages d’un restaurant autoroutier

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Danse la vie

SCENES | Bientôt trentenaire, le théâtre du Parc d’Andrézieux-Bouthéon ouvre sa saison avec un temps fort dédié à la danse. Zoom sur des spectacles fondés sur le jeu, le songe ou encore l’engagement.

Cerise Rochet | Mardi 21 septembre 2021

Danse la vie

A destination des plus jeunes ou des adultes, transportant de chorégraphies en chorégraphie, de compagnie en compagnie, d’univers en univers, la programmation danse du Théâtre du Parc est devenue ces dernières années l’une des références du territoire pour les amateurs d’allegros, de balancés, de battements ou de chassés. A l’aune de son trentième anniversaire, rien de moins surprenant donc, de voir sa saison 2021-2022 s’ouvrir sur un temps fort en danse… Avec pas moins de 6 spectacles à l’affiche en trois semaines. Tour d’horizon. Ensemble Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - réunit 7 danseurs issus du hip-hop, de la danse traditionnelle marocaine, et du cirque contemporain. Sur un rythme continu, incessant et obsédant, la danse et les mouvements se font intenses, parfois acrobatiques, exaltant la puissance collective, révélant, à travers cette folle ébullition, l’universalité des dynamiques de groupe. Une fureur de vivre, à la frontière entre le rituel et l’urbain. Naäs, par la compagnie Massala, le

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Candyman : Double crochet du droit

Ecrans | À la fois suite, reboot et extension de l’univers du Candyman originel de Bernard Rose (1992), ce nouveau chapitre signé Nia DaCosta utilise avec intelligence et efficacité les codes du genre, pour s’emparer d’un thème toujours d’actualité dans cette Amérique où suffoque George Floyd : la discrimination raciale/sociale, ainsi que les violences associées. Pointu.

Vincent Raymond | Lundi 20 septembre 2021

Candyman : Double crochet du droit

Chicago, de nos jours. Artiste peintre en mal d’inspiration, Anthony McCoy vient d’emménager dans le quartier de Cabrini Green autrefois ghetto noir, désormais gentrifié. Découvrant la “légende urbaine” de Candyman, le tueur au crochet ayant jadis sévi dans les environs, il va s’en inspirer pour ses nouvelles toiles… et provoquer la résurrection sanglante de ce vengeur des Noirs opprimés… Un même titre pour une autre histoire ? Disons plutôt une prolongation, offrant une lecture politique actualisée, de surcroît par des auteurs afro-américains. En cela, il ne s’agit pas d’une nouveauté : souvenons-nous du précédent que constitue l’excellent The Birth of a Nation (2016) de Nate Parker, ce nécessaire contrepoint au sinistre long métrage homonyme signé Griffith en 1915. Las, Parker et son œuvre primée à Sundance se trouvent actuellement au purgatoire car une

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Le ciné est-il dans son assiette ?

Panorama ciné septembre | De la guerre, de l’exil, de la lutte, de l’oppression et de la mort au programme du mois de septembre. Oui, mais on se met aussi à table ; alors ça va…

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Le ciné est-il dans son assiette ?

Résonance En entrée, ça commence fort : candidat malheureux à l’Oscar du film étranger au printemps dernier, La Voix d'Aida de Jasmila Žbanić (22/09) va trouver dans l’actualité afghane un stupéfiant écho dramatique. Le film se déroule en effet lors de la chute de Srebrenica en 1995, quand l’ONU laisse la ville aux mains de Mladic. On y suit la course folle d’Aida, interprète pour les Casques Bleus, tentant d’exfiltrer son mari et ses fils alors que la milice se rapproche. Le film glace les sangs, par son tragique (et hélas historique) suspense, transmettant l’étouffement progressif saisissant Aida. Respectueux des victimes, il rappelle la réalité des épurations ethniques comme la fragilité de la paix. Sur une thématique voisine mais dans un traitement fort différent, La Traversée de Florence Miailhe (22/09) relate sous forme de conte atemporel l'exil de Kyona et Adriel, sœur et frère tentant de gagner un pays plus tolérant. Une route semée d’embûches, inspirée par l’histoire familiale de la réalisatrice et mise en images

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Virginie Tournebise, Auteure stéphanoise

Article Partenaire | Ancienne joueuse de tennis professionnelle, la Stéphanoise Virginie Tournebise a entamé à l’aune de ses 40 ans une formation en ferronnerie d’art et coutellerie, à l’atelier Foultier de Pont-Salomon. Un apprentissage dont elle tire aujourd’hui un ouvrage photographique accompagné de textes en fragments, Traverser. Elle signera lors de la prochaine Fête du Livre sur l'Espace Littérature locale et régionale à la Bourse du Travail, tout nouveau site de l’événement. Là-bas, on pourra découvrir chaque auteur grâce à une lecture et un entretien. L'ambiance y sera très amicale, le lieu jouxtant les Halles Mazerat, qui proposeront elles aussi de l'excellence, mais en nourritures terrestres. En référence au fil rouge design de l’édition 2021 et à quelques semaines de la Fête du Livre, rencontre, avec une sportive qui exprime ce qu’elle a dans le cœur.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Virginie Tournebise, 

Auteure stéphanoise

Virginie, pouvez-vous nous expliquer comment on passe du tennis à la forge et à la coutellerie ? Cela paraît surprenant… En réalité, ça ne l’est pas tant que ça. Lorsque j’ai quitté les courts, j’ai intégré le monde salarial, mais en travaillant toujours en lien avec le tennis : j’étais directrice d’une société de construction et d’entretien de terrain de tennis. Puis, j’ai eu envie d’être à mon compte, et j’avais besoin de quelque chose de manuel. Les sportifs ont besoin de beaucoup de choses je crois, ils sont curieux. En tout cas, moi, je le suis ! J’ai choisi la forge parce que je voulais créer, et puis pour le geste. Comme dans le tennis, ce métier sollicite le bras, la main, je savais que je pourrais retrouver des sensations assez proches de ce que j’avais connu comme joueuse de tennis. Mais j’ai aussi le sentiment que ce métier est venu à moi, au moins autant que je ne suis venue à lui. Il s’agit également d’un métier ancestral, et, on peut le dire, en voie de disparition. Est-ce que ce facteur a joué dans votre décision ? Il est vrai que d’une certaine manière, à 40 ans, j’avais envie d’un certain retour a

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Enrubanné

Expo | L'intime a pris place au cœur du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne. Avec les Rubans de l'intime, le MAI pose ici une exposition où la (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Enrubanné

L'intime a pris place au cœur du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne. Avec les Rubans de l'intime, le MAI pose ici une exposition où la délicatesse valse avec la technicité et l'histoire patrimoniale locale. Sylvain Bois, commissaire général, et Sylvain Besson, commissaire scientifique de cette expo ont poursuivi un objectif triple avec cette présentation. « Tout d'abord montrer ce fonds méconnu et peu valorisé que nous possédons ici, ensuite montrer comment le ruban a contribué à façonner le corps de l'homme et de la femme et enfin exposer comment le corps féminin a été jugé dans la société. » Ainsi, plusieurs salles se succèdent, mettant en avant bien entendu des créations où la production stéphanoise est ainsi mise en valeur mais Les rubans de l'intime va plus loin. Cette dernière donne à voir le rapport au corps par le biais du sous-vêtement, du ruban et de leurs manières d'en dire un peu sur l'intimité et la personnalité de la personne qui les porte. Bref, une exposition très riche qui se visite dans la longueur pour en apprécier toutes les subtilités. Les rubans de l'intime, prologation jusqu'au 2 janvier, au Musée d'art et d'ind

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Un festival à pi-choré

Danse | Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Un festival à pi-choré

Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand nombre, soutien à la création émergente : cette année comme les précédentes, l’événement portera haut ses valeurs à travers différents temps forts dédiés à la danse contemporaine. Parmi eux, 2 spectacles de la compagnie stéphanoise Dyptik, un spectacle de la compagnie Racines Carrées, mais aussi un plateau partagé entre la compagnie Diving Leaf et Yohann Hebi Daher, un concours de création chorégraphique, et un masterclass. Festival Trax par la compagnie Dyptik, du 28 septembre au 2 octobre au stade Peyrard, à l’Usine, à la Comète, dans les studios Dyptik et au Parc Couriot à Saint-Etienne. Spectacles en plein-air gratuits.

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Avignon vs Saint-Étienne

Scènes | A l’invitation du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, une quinzaine de compagnies de théâtre se sont retrouvées en Avignon, pour le festival auquel quelques-unes d’entre elles prenaient part. L’occasion de dresser ensemble un état des lieux et de se projeter dans la nouvelle saison.

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Avignon vs Saint-Étienne

Depuis Jean Dasté, Saint-Étienne demeure une ville de théâtre, mais chaque été Avignon en est la Mecque incontestable. Après l’annulation du festival l’an passé, l’édition 2021 était pour les artistes celle de la résistance. Pour sa 75ème édition dans la cour d’honneur du Palais des Papes, la programmation officielle (45 pièces et 300 levés de rideau) intronisait notamment Tiago Rodrigues, lequel mettait en scène Isabelle Huppert dans La Cerisaie de Tchekhov et prendra la place d’Olivier Py en 2023 à la tête de l’institution. Côté OFF, les dédales de la cité papale accueillaient cette année pas moins de 1070 spectacles, joués par 752 compagnies françaises et 66 compagnies étrangères, présentés dans 116 lieux du 7 au 31 juillet. Des chiffres impressionnants, pourtant en légère baisse. Pour les compagnies stéphanoises, jouer en Avignon représente tout autant un passage obligé qu’une vitrine à ne pas négliger, avec son effet tremplin, son bouche-à-oreille et surtout la présence de très nombreux programmateurs venus faire leur marché pour plusieurs saisons à venir. Cet été, quelques-unes d’entre elles prenaient part au OFF, à l’image de l’ensemble Cappella Forens

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Cluedo

Danse | Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Cluedo

Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. Indice : au cours des sept tableaux qui se succèdent, seul le coupable reproduit invariablement les mêmes gestes. Signé par Denis Plassard et imprégné d’une forte théâtralité, Dans le détail se joue de notre œil, pour notre plus grand plaisir… Alors, à vos lunettes ! Dans le détail, le 7 octobre au théâtre du Parc ; le 8 octobre à la Maison de la Culture de Firminy

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Insoumis

Danse | Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Insoumis

Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la compagnie stéphanoise Ballet21 nous plonge dans une société orwellienne du contrôle, étouffante, mais dans laquelle, pourtant, la population semble vivre heureuse et sereine. On suit alors la mise en mouvement d’une rébellion, à travers la liberté de trois danseurs en quête de sens et de vérité. La 5e Colonne par la Cie Ballet 21, le 21 janvier 2022 au Théâtre du Parc (Andrézieux-Bouthéon) et le 5 mars 2022 à l'Echappé (Sorbiers)

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Une vie de reine

Règne | 3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Une vie de reine

3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui l’attend après la prise de la Bastille et l’envahissement de Versailles, Marie-Antoinette revit sous la houlette de Thierry Malandain et du ballet de Biarritz, toute en finesse, en toilettes et en éventails. S’appuyant sur trois symphonies de Haydn, appelées Le Matin, Le Midi et Le Soir, le chorégraphe révèle la joie de vivre, la frivolité, l’insouciance mais aussi le désespoir d’une femme délaissée par un mari peu aimant. Marie Antoinette, le 18 novembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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J’suis dans mon cube

Haïku | Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

J’suis dans mon cube

Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce spectacle, les deux créateurs Claire Bardainne et Adrien Mondot l’ont conçu comme un solo dansé en forme de haïku visuels, un enchaînement de tableaux, à l’intérieur d’un cube de tulle blanche, dans lequel des images sont animées en direct. A mi-chemin entre danse et arts numériques, cette performance plonge le spectateur entre rêve et réalité, dans un ballet de lumières et de mouvements. Hakanaï, le 9 octobre au Sou à La Talaudière

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Ensemble

Danse | Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Ensemble

Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - réunit sept danseurs issus du hip hop, de la danse traditionnelle marocaine, et du cirque contemporain. Sur un rythme continu, incessant et obsédant, la danse et les mouvements se font intenses, parfois acrobatiques, exaltant la puissance collective, révélant, à travers cette folle ébullition, l’universalité des dynamiques de groupe. Une fureur de vivre, à la frontière entre le rituel et l’urbain. Naäs, le 29 septembre au théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Dub de chambre

Dub | Le dub n’a cessé d’envahir la planète, depuis ses balbutiements sur les sound systems jamaïcains à la fin des années 60, donnant naissance, trente ans plus (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Dub de chambre

Le dub n’a cessé d’envahir la planète, depuis ses balbutiements sur les sound systems jamaïcains à la fin des années 60, donnant naissance, trente ans plus tard sur les scènes françaises, aux premiers lives stratosphériques joués sur des machines modernes. Depuis plus de vingt ans, Brain Damage s’emploie à donner sa version du genre en participant pleinement à son évolution, à grand renfort de fructueuses collaborations. Marquant une pause à la maison au beau milieu d’une tournée qui visite les six coins de l’hexagone, Martin Nathan propose un set taillé sur mesure pour découvrir en live son nouvel album, Brain Damage meets Big Youth. Brain Damage, Little Big sessions (masqué, assis et en petit comité), du vendredi 10 au dimanche 12 septembre à 18h30, au Fil à Saint-Étienne

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Performances !

Théma | À l’aube d’une rentrée cinématographique qui s’annonce particulièrement dense, l’exploit et le dépassement de soi s’invitent sur les écrans en empruntant des chemins (ou des visages) fort différents…

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

Performances !

« Il faut souffrir pour être belle » serinait-on autrefois aux petites filles pour légitimer toutes les tortures quotidiennes que la coutume leur imposaient. Ce dicton suranné conserve une pleine actualité dans le vase-clos des Petites Danseuses filmées dans le très édifiant documentaire d’Anne-Claire Dolivet (25 août) : ces (parfois très) jeunes ballerines issues de bonnes familles se soumettent à des emplois du temps et des exercices démesurés pour préparer des concours, satisfaisant à la douce pression parentale tout en reproduisant, consciemment ou non, un certain formatage social. Pour elles, le plaisir de danser et le scène passe après la discipline de l’art. Souffrir, être gracieuses, mais ne jamais avoir le temps d’être petites… À quoi bon ? Autre troupe, autre scène : celle d’Un triomphe d’Emmanuel Courcol (1er/09), titre ô combien casse-gueule car il se doit doit d’être à la hauteur de sa promesse programmatique. Tiré de faits réels scandinaves, cette histoire d’un comédien au chômage montant une pièce avec de

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Le Tour du Forez jette l'éponge

ACTUS | C'est une immense déception. Alors que le festival Le Tour du Forez affichait il y a seulement quelques jours de très beaux résultats de fréquentation à (...)

Nicolas Bros | Jeudi 15 juillet 2021

Le Tour du Forez jette l'éponge

C'est une immense déception. Alors que le festival Le Tour du Forez affichait il y a seulement quelques jours de très beaux résultats de fréquentation à mi-parcours, le voilà contraint de stopper l'aventure. « Suite aux annonces d'Emmanuel Macron du lundi 12 juillet, nous sommes démunis, atterrés, épuisés, écœurés... explique par communiqué l'association FZL, organisatrice de l'événement. Ce lundi 12 juillet, on nous laisse 9 jours pour modifier toute la philosophie d'un projet que nous avons construit depuis 9 mois. On nous laisse 9 jours pour réussir l'impossible. Comment pouvons-nous imaginer qu'en 9 jours nous puissions réunir la force humaine, financière et logistique pour la mise en œuvre de ces conditions inadaptées et incohérentes... » L'équipe rappelle également que le festival est porté notamment grâce à un investissement en fonds propres de l'association à

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“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

ECRANS | Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, (...)

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, un scénariste, un comédien paraplégique ainsi que son épouse, actrice à la mémoire défaillante. Leur haine routinière est perturbée par l’irruption d’admirateurs : des agents immobiliers désireux de faire main basse sur leur bâtisse. Mais on ne s’attaque pas si aisément à des experts en construction dramatique… Jadis lauréat d’un Oscar pour un thriller politico-sentimental — Dans ses yeux — et vieux routier des plateaux étasuniens où il a tourné bon nombre de séries, Juan José Campanella concocte ici un délice de manipulation auto-réflexive et métafilmique jouant autant avec les règles du genre policier qu’avec le public. En découle une comédie noire sardonique très Sunset Boulevard sur les vieilles peaux encapsulées dans leur passé, une réflexion mélancolique sur l’éphémère de la séduction (et à ses faux-semblant troubles), ainsi qu’un éloge vachard et jouissif du pouvoir absolu de la création artistique,

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