Myriam Peres, de l'idée à l'objet

Design | Le concours "révélateur de talents", organisé par la marque Cinna, récompense chaque année les meilleurs jeunes créateurs du moment. En 2019, c'est Myriam Peres, une Parisienne tout juste diplômée de l'ESADSE (École supérieure d'art et design de Saint-Étienne), qui a remporté le premier prix de la catégorie "outdoor" avec son "Jardin d'hiver".

Antoine Desvoivre | Mardi 23 juillet 2019

Photo : © Myriam PERES - devant sa création :


« Je pense qu'il ne faut pas faire du design pour soi. » Pour Myriam, la lauréate du concours Cinna 2019, le travail d'un designer est avant tout de créer un objet destiné à l'usage des autres. « Nos créations ne doivent pas être des gadgets. Elles doivent être légitimes, avoir leur place dans le monde réel » explique-t-elle.

Si créer comporte son lot de responsabilités, Myriam s'est formée à les endosser aussi bien au cours de son cursus qu'au travers de sa passion pour le dessin. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours eu la fibre créatrice. « J'ai commencé à gribouiller à deux ans, puis j'ai dessiné, dessiné, dessiné tout le temps... j'adore ça ! » Mais ce format présente rapidement pour elle certaines limitations. « Quand tu dessines, explique-t-elle, c'est forcément en 2D et moi je voulais donner du volume à tout ça. Le design d'objet répond à cette envie. »

Dessiner le réel

Le "déclic", elle l'a eu en visitant l'école ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle) à Paris. Elle se rappelle de « l'odeur du bois et des ateliers de menuiserie. Il y avait tous ces gens qui s'activaient, un véritable lieu de vie. » En prépa artistique à l'époque, elle apprend le dessin, le modèle vivant, le nu et tente, au cours de l'année, 13 concours différents. « J'étais tarée ! » plaisante-t-elle.

J'ai commencé à gribouiller à deux ans, puis j'ai dessiné, dessiné, dessiné tout le temps... j'adore ça !

Mais visiblement, la folie paie. Elle est acceptée au sein de l'École Supérieure d'Art et Design de Saint-Étienne (réputée comme étant la deuxième meilleure école de design de France, NDLR), où elle étudie pendant six ans en "mention objet". Pendant ses études à l'ESADSE, Myriam participe à plusieurs projets d'envergure.

Toujours plus

À l'occasion de la Biennale internationale du design de Saint-Étienne 2017, elle conçoie le banc We need to talk. L'œuvre rend hommage au Pénétrable de Jésus-Rafael Soto et l'adapte au mobilier urbain. « Je voulais recréer à plus petite échelle cette pluie de fils bleu qui nous coupent du monde » précise-t-elle. Avec ces myriades de cordelettes qui cachent l'usager, elle installe dans l'espace public, « un endroit où l'on puisse s'asseoir et parler sans être trop aperçu. »

Elle prend part, en mars dernier, à l'exposition Stefania pendant la Biennale 2019. Cette œuvre, entièrement réalisée par des étudiants de 28 écoles européennes et chinoises, prend la forme d'une ville utopique. Chaque groupe d'étudiants met en forme un bâtiment et ensemble donnent naissance à une véritable cité à l'intérieur-même de la Cité du Design. « Nous, on travaillait sur la mairie, mais il y avait aussi l'école, la serre, le club, la station-service, etc » détaille-t-elle.

C'est également en mars 2019 qu'elle se voit décerner le 1er prix du concours Cinna pour sa création Jardin d'hiver. Un fauteuil qui offre une utilisation adaptée au temps et aux saisons. Une coque en tressage rotin permet de s'isoler des rayons du soleil en créant une alcôve ombragée. « Pour l'outdoor, le rotin ou l'osier correspondaient à des matériaux qui m'intéressaient. C'est quelque chose que j'ai souvent vu en extérieur chez mes parents par exemple » raconte-t-elle avant d'ajouter, « j'ai d'abord cherché des formes, directement à partir du matériau. Je travaille souvent de cette manière. »

Le temps de la réflexion

Pour son travail de recherche, ses influences ont été nombreuses et variées. C'est un fastidieux processus créatif dont Myriam détaille les étapes. « Je me suis intéressée aux anciens couffins pour bébés et pour poupées, ou alors des berceaux faits en osier. Cette forme-là, cet ovale tronqué, je me suis dit que j'allais un peu le détourner, le reprendre et le transformer en réel objet. » Réunir ces idées, pour en faire un concept cohérent, requiert pour elle un certain travail en amont. En début de projet, « j'ai une longue phase de "veille"... parfois trop longue », reconnaît-t-elle volontiers, mais « ce n'est pas de la procrastination », lance la jeune femme.

Trouver un compromis entre ce qui est faisable et ce que l'on a envie de faire. Mais ce qui est intéressant, c'est de relever le défi et de rester fidèle à son dessin, en dépit des difficultés !

C'est pendant cette période que « je vais emmagasiner des textes, aussi bien des romans que des interviews, des images ou des films. Je vais faire un agglomérat, une liste, récolter et collectionner de multiples choses » récapitule-t-elle. « J'accumule plein d'idées, puis je les trie et je les filtre. Enfin, je vais pondre quelque chose qui a un rapport... ou pas. » Elle ne fait pas forcément une synthèse de ses observations. Parfois, cette collecte d'informations constitue pour elle un terreau fertile où germent de nouvelles idées.

Après avoir laissé libre cours à son imagination vient le retour, parfois difficile, à la réalité. Il lui faut, maintenant, composer avec les contraintes techniques de l'objet à créer. Face à l'écueil de la faisabilité, le projet connaît de nombreuses modifications. Au final, pour la jeune designer, le challenge est de trouver « un compromis entre ce qui est faisable et ce que l'on a envie de faire. Mais ce qui est intéressant, c'est de relever le défi et de rester fidèle à son dessin, en dépit des difficultés ! »

Le design de demain

Ayant tout juste décroché son diplôme, Myriam s'apprête à entrer pour de bon dans le monde professionnel. Si elle a gouté à l'exotisme du design "à l'américaine" au cours d'un stage chez Sebastian ErraZuriz, elle souhaite désormais, « aller vers du design objet plus classique, vers une boîte qui est plus petite, peut-être un petit peu plus intime. J'ai quelques idées mais je ne vais évidemment pas name-dropper (littéralement "lâcher des noms", NDLR) ! », déclare-t-elle.

En plus des exigences des commanditaires, des normes de sécurité, des choix esthétiques et des limitations techniques, elle estime qu'il « faut une certaine éthique dans ce métier », notamment dans le choix des matériaux. « Nous humains, on nait, on vit et on redevient poussière. Pour les objets, c'est pareil. Il faut prendre ça en compte quand on crée quelque chose » soutient-elle.

Myriam, ainsi que les autres jeunes créateurs rentrant sur le marché du design, seront amenés à concevoir les objets qui composeront nos villes de demain. Une responsabilité, dont elle a pleinement conscience.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Positive Education : le festival qui fait rayonner Sainté

MUSIQUES | En quelques années à peine, le festival stéphanois a su séduire les oreilles les plus affûtées, bien au-delà des frontières de la ville. Retour sur un pari audacieux... Qui a fini par payer.

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

Positive Education : le festival qui fait rayonner Sainté

Lorsqu’ils se sont lancés dans cette aventure, comme une bande de copains mordue de musique electro, ils n’imaginaient pas qu’ils puissent un jour dépasser les frontières de la région Rhône-Alpes. 10 ans plus tard, à l’aune de l’édition #5, les organisateurs du Positive Education festival tanguent entre surprise, joie, fierté, et certitude d’avoir fait ce qu’il fallait pour porter leur événement là où il est aujourd’hui. En ce mois de novembre 2021, ce sont 12 000 personnes qui sont attendues sur le festival… Dont 8000 ne sont pas stéphanois. « Lorsqu’on a ouvert la billetterie, on a cru à un problème technique, sourit Charles Di Falco, à l’initiative du projet. En 20 minutes, on a vendu tous les pass à tarif préférentiel, et en une journée, le public avait déjà acheté des centaines de places. C’était fou ». Merci Vice ! Tout n’était pas gagné d’avance, pourtant. « En fait, au début, on est un peu passé pour une bande d’arrachés, et puis surtout, beaucoup ne comprenaient pas ce qu’on faisait, poursuit Charles. Il a fallu montrer patte blanche, et bizarrement, c’est la reconnaissance que l’on a pu obtenir hors d

Continuer à lire

145 BPM à la Cité

MUSIQUES | Le soleil qui s’efface derrière les collines stéphanoise, les dernières feuilles rougies par l’automne balayées par le vent frais sur l’esplanade Jacques Bonnaval. 9 novembre, on y est … enfin presque. Dans quelques jours, le Positive Education Festival résonnera à nouveau entre les murs de la Cité du Design. On a hâte.

Léa Dusson | Vendredi 29 octobre 2021

145 BPM à la Cité

Un monde d’après « ouvert et inclusif », voilà ce que promet cette 5ème édition. L’inclusion, on l’aura dès le premier jour, avec des ateliers pour les enfants à la Cité du Design. Certainement bien plus à l’aise que leur parents devant un ordinateur, ces bambins pourront notamment s’exercer à la création de Musique Assistée par Ordinateur (MAO). Quant à l’ouverture d’esprit, on pourra compter sur le live de Shygirl, le mercredi soir. La londonienne au style hip-hop futuriste annoncée comme étant la nouvelle figure de la scène underground bousculera la programmation de ce festival, pourtant très tourné vers la techno. Après une première nuit festive, le lendemain, rien de tel qu’une projection au cinéma Le Méliès à Jean Jaurès pour souffler un peu. Laurent Garnier viendra y présenter « Off The Records », un documentaire qui retrace la carrière d

Continuer à lire

Le Positive lâche son line-up 2021

Festival électro | Le festival de musiques électroniques sans œillères, le Positive Education Festival, a publié les horaires de sa prochaine édition qui se déroulera du 9 au 13 (...)

Nicolas Bros | Vendredi 3 septembre 2021

Le Positive lâche son line-up 2021

Le festival de musiques électroniques sans œillères, le Positive Education Festival, a publié les horaires de sa prochaine édition qui se déroulera du 9 au 13 novembre 2021 du côté de la Cité du design. Nous vous l'avions déjà annoncée, mais la programmation de cette édition met la barre très haut, avec une ribambelle de noms aussi alléchants les uns que les autres, parmi lesquels le rap sautillant et massif de Shygirl, les sets techno bien gras de Anetha, les duos Brodinski & Lowjack ainsi que Ivan Smagghe & Vladimir Ivkovic, ou encore les intemporels Laurent Garnier et Manu le Malin. Positive Education Festival #5, du 9 au 13 novembre

Continuer à lire

Siddhant Malviya reçoit le 2nd prix international recherche design Jacques Bonnaval

Distinction | Il a été choisi parmi 21 candidats. L'ingénieur-designer indien Siddhant Malviya vient d'être désigné lauréat du second Prix international recherche design (...)

Nicolas Bros | Vendredi 9 juillet 2021

Siddhant Malviya reçoit le 2nd prix international recherche design Jacques Bonnaval

Il a été choisi parmi 21 candidats. L'ingénieur-designer indien Siddhant Malviya vient d'être désigné lauréat du second Prix international recherche design Jacques Bonnaval. Créé en 2019 sous l'impulsion de Gaël Perdriau, président de Saint-Etienne Métropole, cette récompense rend hommage au créateur de la Biennale du design stéphanoise, Jacques Bonnaval. Le jury de cette deuxième édition de ce prix a particulièrement apprécié « la double démarche de biodesign et de design participatif, ainsi que les qualités sensibles produites par les images présentes dans le dossier de candidature de Siddhant Malviya, "Now, a performance of the biofuture". » La création du designer indien correspond à « une compilation de créations théâtrales ou cinématographiques qui simulent et interprètent un avenir possible après l’ère du plastique, après l’ère du changement climatique, et représentent une réalité imaginée à travers des actes démocratiques de design discursif. » Siddhant Malviya va désormais pouvoir bénéficier de plusieurs récompenses telles qu'une résidence de trois mois à la Cité du design, la possibilité de mener une expérimentation sur le territoire stéphan

Continuer à lire

Tous en cabane !

Design | Un nouvel espace vient d'ouvrir à la Cité du design : la Cabane du Design. 350 m² afin d'expliquer le design aux enfants mais pas seulement. « La (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Tous en cabane !

Un nouvel espace vient d'ouvrir à la Cité du design : la Cabane du Design. 350 m² afin d'expliquer le design aux enfants mais pas seulement. « La Cabane souhaite toucher des gens qui ne se sentent pas concernés par le design ou qui n’osent pas venir à la Cité du design » explique Sylvie Sauvignet, responsable de la programmation et de la médiation à la Cité du design. Cet espace familial est en accès libre et gratuit. La Cabane du Design à Saint-Etienne, ouverte du mardi au dimanche (de 16h à 18h les mardis, jeudis et vendredis / de 10h à 18h les mercredis, samedis et dimanches)

Continuer à lire

Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Biennale design | Le président de la Cité du design, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge du design et adjoint à la culture de la Ville de Saint-Etienne, Marc Chassaubéné, revient pour nous sur la décision de reporter la Biennale internationale design de Saint-Etienne d'une année.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mars 2021

Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Décaler de quelques mois la tenue de la Biennale n'était pas envisageable ? Cela faisait partie des options qui étaient sur la table, mais il y a plusieurs difficultés. C'est le calendrier des expositions qui s'enchaînent à la rentrée dans les divers lieux de la Biennale, avec des questions de prêts d'œuvres, et des confrontations d'ordre technique. Le report d'un an offre une certaine sérénité par rapport aux conditions sanitaires, même si nous ne sommes plus sûrs de rien malheureusement... La Biennale internationale design de Saint-Etienne devait se dérouler sur 4 mois d'avril à août avec un investissement de 4 M€ et des retombées estimées à hauteur de 8, 5 M€ ? Nous avons donné ce chiffre-là car c'est celui qui était ressorti de l'étude menée à notre arrivée en 2014, avec plus des retombées se situant à plus de deux fois le budget investi dans l'événement. Ensuite, l'ambition de faire se tenir la Biennale sur toute la période estivale correspond à la volonté de donner une dynamique à tout le territoire dans une période de l'année où nous ne sommes pas identifiés jusqu'à aujourd'hui. Le fait d'aller jusqu'à la fin de l'

Continuer à lire

Pas de Biennale en 2021

Report | Longtemps espéré, le maintien de la Biennale internationale design de Saint-Etienne en 2021 ne sera pas. L'événement est reporté d'un an.

Nicolas Bros | Lundi 8 mars 2021

Pas de Biennale en 2021

Le crise sanitaire aura finalement eu raison de la Biennale du design. Nous avons longtemps espéré que cet événement culturel stéphanois majeur puisse se tenir cette année du 28 avril au 28 août. Marc Chassaubéné, président de la Cité du design et Thierry Mandon, directeur de la Cité du design, viennent de doucher ces minces espoirs. « Les incertitudes sanitaires persistantes, portant sur l’ouverture des équipements culturels et l’organisation d’événements réunissant des publics en présentiel, nous conduisent à reporter la Biennale Internationale Design Saint-Étienne d’un an » , indiquent-ils via un communiqué. Avant de donner les dates de report : « La Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2022 se déroulera du mercredi 6 avril au dimanche 31 juillet 2022. » Une période qui selon les deux décideurs pourrait permettre de maximiser l'impact de l'événement sur le territoire et « lui assurer une forte fréquentation locale, régionale, nationale et internationale ». L'événement conservera sa

Continuer à lire

Le design domestiqué

Expo | André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Le design domestiqué

André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà quelques-uns des grands noms que l'on trouve dans l'exposition Déjà-vu. Le design dans notre quotidien. Avec sa sélection de 300 œuvres tirées des collections du Musée d'art moderne et contemporain, cette proposition nous embarque dans un parcours qui nous démontre la place que le design a eu sur les objets qui ont peuplé notre quotidien depuis le milieu du XXe siècle. Petit plus, l'expo ne se contente pas d'être un reflet du passé, mais permet, grâce à la mise en place d'ateliers au fil de la visite et d'un laboratoire de création en fin de parcours, de préparer le monde de demain, celui post-crise sanitaire. Tout un programme qui trouvera un écho avec la prochaine Biennale du design (28 avril au 22 août 2021) dont le thème annoncé est Bifurcations. Déjà-vu. Le design dans notre quotidien, du 16 décembre 2020 au 22 août 2021 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

Continuer à lire

De guingois

Design | L'exposition Flops ! Quand le design s’emmêle passe en revue de façon décomplexée une sélection d'objets franchement improbables, voire (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

De guingois

L'exposition Flops ! Quand le design s’emmêle passe en revue de façon décomplexée une sélection d'objets franchement improbables, voire parfaitement inconfortables tant l'inéquation entre leur forme et leur fonction est criante d'évidence. On croise çà et là des produits hilarants comme un arrosoir qui n'arrose que lui-même, une théière pour masochiste, ou encore des flops retentissants tels que le vélo tout-en-plastique Volvo Itera, les Google Glass ou le Crystal Pepsi. Une expo en trois parties accessible au grand public qui apporte la preuve que le monde sérieux du design est bien heureusement capable d’autodérision. Flops ! Quand le design s’emmêle, du 15 décembre au 21 février, Cité du design à Saint-Etienne

Continuer à lire

Pas de Positive Education Festival en 2020

Electro | Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs (...)

Nicolas Bros | Lundi 12 octobre 2020

Pas de Positive Education Festival en 2020

Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs ont dû se rendre à l'évidence et la tenue d'un tel événement n'est malheureusement pas possible avec les conditions sanitaires actuelles. « Nous avions fait le choix d'un line-up hexagonal en alternative à la programmation de départ, plus internationale, une affiche en défense de nos scènes foisonnantes, prête à braver la tempête des incertitudes et de l'évolution du contexte. Le moment était également propice à repenser ce rendez-vous important à une autre échelle, plus saine et humaine sans la priver de son âme ni de son sel. Pourtant, à l'heure où tout est prêt, programmé, organisé, il nous faut renoncer », expliquent à regret, les organisateurs sur le compte Facebook du festival tout en tem

Continuer à lire

Le rab du futur

Spot resto | La Fabuleuse Cantine est une réussite bien stéphanoise. La structure qui met en avant la cuisine anti-gaspi et zéro-déchet vient de prendre ses nouveaux quartiers dans le Bâtiment des forces motrices au coeur de la cour de l'ancienne Manufacture d'armes de Saint-Etienne. Une belle histoire qui continue et qui se propage.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Le rab du futur

C’est un lieu un peu hors du temps, situé juste derrière la Cité du design. Un espace où l’on fait de la récup’ la base d’un travail de qualité. Ça s’appelle La Fabuleuse Cantine et c’est un projet 100% fièrement stéphanois, initié par Boris Fontimpe, chef de cuisine et Julien Morel, artiste plasticien. Ces deux amis, partis du constat que « chaque minute en France, 20 tonnes de produits alimentaires sont jetées » ont décidé de lancer en 2017 cette « cantine » en forme de lieu de vie, plutôt qu’un énième resto. Installé tout d’abord dans le bâtiment 244 de l’ancienne Manufacture d’armes de Saint-Étienne, la Fabuleuse Cantine vient de s’installer dans “les Forces motrices”, au centre de la cour des “H”. « Un lieu chargé d’histoires et de souvenirs » comme l’explique l’équipe du projet qui sied comme un gant à cette « cantine de quartier ». Un lieu « caméléon » Côté cuisine, la Fabuleuse Cantine propose une cuisine qui s’inscrit plus que jamais dans cette volonté anti-gaspi et zéro déchet, tout en favorisant le bien manger, mieux manger et manger local « pour pas trop cher

Continuer à lire

Les jeunes prennent le pouvoir

Contemporain | C'est une première ! Sur plus de 2 400 m² répartis entre la Cité du design et le Musée d'art moderne et contemporain, Saint-Étienne accueille sa première Biennale dédiée à de jeunes artistes issus d'écoles d'art françaises. Son nom : Biennale artpress. Son programme : 36 artistes qui proposent des oeuvres singulières et dotées d'un parti pris certain. Un événement qui confirme la position forte de Saint-Étienne dans l'art contemporain français.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Les jeunes prennent le pouvoir

C'est un choix osé que nous proposent la Cité du design et le MAMC - Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne en partenariat avec le magazine artpress : construire une biennale destinée à promouvoir le travail de jeunes artistes, fraîchement diplômés et déjà engagés dans une voie pro. Le résultat s'appelle Après l'école - Biennale artpress des jeunes artistes et la 1ere édition vient d'ouvrir ses portes et dure jusqu'au 22 novembre. Au programme, 36 artistes formant la relève de l'art français qui, avec un parti pris certain, proposent des oeuvres de techniques très diverses, formant une sorte d'état de la création d'une scène de créateurs en perpétuel renouvellement. Pas un panorama, mais une sélection Si cette biennale réunit bon nombre de jeunes talents fraîchement émoulus de différentes écoles d'art françaises, les deux commissaires de l'événement, Étienne Hatt et Romain Mathieu, tiennent à préciser un point. « Ce n'est pas le panorama d'une génération d'artistes, mais bien une sélection », expliquent-ils. Un comité présidé par le curateur Robert Storr (directeur de la Biennale de Venise en 2007 et conservateur en chef du d

Continuer à lire

Six expos principales pour la Biennale 2021

Biennale design | La 12e Biennale internationale design 2021 de Saint-Étienne qui se déroulera si tout va bien du 28 avril au 22 août 2021, proposera six expositions (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 octobre 2020

Six expos principales pour la Biennale 2021

La 12e Biennale internationale design 2021 de Saint-Étienne qui se déroulera si tout va bien du 28 avril au 22 août 2021, proposera six expositions principales destinées à « explorer les bifurcations ». "Bifurcations, choisir l’essentiel" étant le thème général de cette Biennale. Ces six expositions sont : Domesticité : vivre les bifurcations chez soi (commissariat : Catharine Rossi, Jana Scholze et Penny Sparke), Automobile : un objet qui questionne (commissariat : Olivier Peyricot), Afriques urbaines et rurales : un design d'influence sociale qui fait bifurquer les territoires (commissariat : Franck Houndégla), Dépliages : le design industriel pense les changements des objets corporels (commissariat : Florian Traullé), Pédagogies : expérimenter aujourd'hui pour apprendre demain (co-commissariat : Sophie Pène / co-commissariat et scénographie : étudiants et enseignants de l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne) et Les façons de produire (exposition-expérimentation proposée par le designer Ernesto Oroza). 12e Biennale du design, du 28 avril au 22 août 2021

Continuer à lire

Du nouveau à la présidence du CA de l'EPCC Cité du design

Nominations | C'est Marc Chassaubéné, adjoint à la culture de la Ville de Saint-Étienne et vice-président de la Métropole chargé du design, qui devient président du (...)

Nicolas Bros | Vendredi 25 septembre 2020

Du nouveau à la présidence du CA de l'EPCC Cité du design

C'est Marc Chassaubéné, adjoint à la culture de la Ville de Saint-Étienne et vice-président de la Métropole chargé du design, qui devient président du conseil d'administration de l'EPCC* Cité du design et École supérieure d'art et de design. Il prend la suite de Gaël Perdriau à ce poste et a exprimé sa joie de prendre la tête de l'EPCC. « C’est l’opportunité pour moi de conduire le projet initié par Gaël Perdriau et mis en œuvre par Thierry Mandon, directeur de la Cité du design et

Continuer à lire

Un premier nom de commissaire d'expo de la Biennale connu

Design | La 12e Biennale internationale design de Saint-Étienne 2021 devrait se tenir sur quatre mois (du 28 avril au 22 août 2021) - sous réserve que la (...)

Nicolas Bros | Vendredi 18 septembre 2020

Un premier nom de commissaire d'expo de la Biennale connu

La 12e Biennale internationale design de Saint-Étienne 2021 devrait se tenir sur quatre mois (du 28 avril au 22 août 2021) - sous réserve que la crise sanitaire ne s'en mêle pas - et aura pour thématique générale Bifurcations. Elle proposera 6 expositions. On connaît désormais le nom d'un des premiers commissaires : Franck Houndégla. Ce dernier invitera « différentes villes et campagnes africaines à exposer des projets » sur 800 m², selon Mélanie Burlet, responsable des contenus de la Biennale 2021. Franck Houndégla se caractérise comme étant un « concepteur spécialisé en scénographie, muséographie, design d'environnement, mise en valeur d’espaces publics et sites du patrimoine en France et à l’étranger. » Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon et doctorant en architecture, il a oeuvré notamment en tant que chef de projet chez l'architecte

Continuer à lire

Design dans la cité

Rentrée design | Après sa récente nomination, le nouveau directeur de l’École supérieure d’art et de design de Saint-Étienne, Eric Jourdan, embraye déjà avec des nouveautés pour (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Design dans la cité

Après sa récente nomination, le nouveau directeur de l’École supérieure d’art et de design de Saint-Étienne, Eric Jourdan, embraye déjà avec des nouveautés pour la rentrée, en lien avec la Cité du design attenante. Parmi les nouveautés marquantes, citons l’ouverture d’une nouvelle salle d’exposition destinée aux étudiants d’ici à la fin de l’année à l’angle de la place Carnot et de la rue Clovis Hugues, la mise en place d’un master design politiques publiques en collaboration avec Sciences-Po Lyon et un double-diplôme avec la Tongji Univerisity de Shanghaï. Autre temps fort de cette fin d’année, la mise en place de l’expo Après l’école, Biennale des jeunes artistes Saint-Étienne 2020 avec le Musée d’art moderne et contemporain du 3 octobre au 22 novembre. Concernant la 12e Biennale du design, elle aura pour thème Bifurcations, choisir l’essentiel, et devrait se tenir, si tout va bien, du 28 avril au 22 août 2021.

Continuer à lire

Marc Chassaubéné : « Les artistes ont une hauteur de point de vue dont nous avons tous besoin »

Politique | À la suite de la réélection en juin dernier de Gaël Perdriau à la mairie de Saint-Étienne puis à la présidence de Saint-Étienne Métropole, Marc Chassaubéné a été conforté en tant qu’adjoint à la culture de la Ville de Saint-Étienne et vice-président de Saint-Étienne Métropole en charge du design et du numérique. En cette rentrée, nous avons voulu en savoir davantage sur les orientations de la politique culturelle stéphanoise pour les mois et années à venir.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Marc Chassaubéné : « Les artistes ont une hauteur de point de vue dont nous avons tous besoin »

À la vue de la situation sanitaire actuelle, où en êtes-vous concernant les structures culturelles municipales et métropolitaines ? Si vous m'aviez posé la question hier [l’entretien a été réalisé le 3 septembre dernier, NDLR], je n’aurais pas été aussi positif. Mais ce matin, je le suis particulièrement car nous avons ouvert hier la billetterie pour les abonnés à l’Opéra et il y avait une file d’attente énorme, qui s’étirait jusqu’au parking. C’était incroyable et nous ne nous attendions pas à cela. On ressent une attente du public alors que jusqu’à présent nous étions inquiets sur ce point. Je ne crois pas que ce soit dû à l’annonce gouvernementale de la fin des distanciations, mais je vois plutôt un besoin de retrouver un lien avec la culture et le monde extérieur. Je crois qu’à force que tout le monde ait un point de vue sur le masque, une potentielle seconde vague, sur le monde d’après… les gens sont un peu fatigués de tout cela et sont par contre prêts à se confronter à des interrogations plus poussées, avec une certaine hauteur. Ce que peuvent porter les artistes. J’y crois beaucoup. Les artistes ont une réaction moins directe et brutale, avec u

Continuer à lire

On en sait plus sur la prochaine Biennale design

Biennale design 2021 | Événement incontournable de la vie culturelle et économique stéphanoise, la Biennale internationale design revient en 2021 pour sa douzième édition. Pour ce (...)

Nicolas Bros | Lundi 29 juin 2020

On en sait plus sur la prochaine Biennale design

Événement incontournable de la vie culturelle et économique stéphanoise, la Biennale internationale design revient en 2021 pour sa douzième édition. Pour ce nouveau cru, sa durée passe d'un mois en 2019 à trois mois en 2021. Elle se déroulera donc du 28 avril au 21 août de 'année prochaine. Concernant le thème, après Me You Nous - trouvons un terrain d'entente en 2019, ce sont les Bifurcations qui ont été retenues. 12e Biennale internationale design de Saint-Étienne, du 28 avril au 21 août 2021

Continuer à lire

Un nouveau directeur pour l'Ecole supérieure d'art et de design de Saint-Étienne

Nomination | Éric Jourdan, designer formé notamment à l'ex École des Beaux-Arts de Saint-Étienne, vient d'être nommé nouveau directeur de l'Esadse (Ecole supérieure d'art et de (...)

Nicolas Bros | Lundi 22 juin 2020

Un nouveau directeur pour l'Ecole supérieure d'art et de design de Saint-Étienne

Éric Jourdan, designer formé notamment à l'ex École des Beaux-Arts de Saint-Étienne, vient d'être nommé nouveau directeur de l'Esadse (Ecole supérieure d'art et de design de Saint-Étienne). Il prendra ses fonctions le 1er juillet prochain en lieu et place de Claire Peillod qui était directrice depuis 2017. Éric Jourdan intervient sur le plan international dans différents champs d'action : objets, scénographie, graphisme. Il collabore régulièrement avec le groupe Roset et travaille actuellement sur un projet de mobilier pour un golf privé situé dans les Hamptons aux États-Unis et sur l’aménagement du Centre des congrès de Saint-Étienne.Il enseigne également dans plusieurs établissements dont l’Esadse depuis 1994. Pour l'Esadse, son intention est de « déployer une stratégie ambitieuse dans les domaines de la pédagogie de l’école au croisement de la création et de l’innovation, de l’interconnexion avec le territoire économique et entend renforcer la dimension internationale de l’Esadse en lien avec le réseau des villes UNESCO Design, auquel Saint-É

Continuer à lire

L'expo "Design-moi un jeu vidéo" prolongée jusqu'au 22 mars

Expo x Jeu vidéo | Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il (...)

Nicolas Bros | Jeudi 20 février 2020

L'expo

Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il était initialement prévu qu'elle se clôture le 8 mars.

Continuer à lire

Entrez dans le game

Jeux vidéo | 200 documents, 30 jeux à tester, 5 espaces, l’expo "Design-moi un jeu vidéo" à la Cité du design est un événement avec d’un côté un contenu fourni permettant de comprendre les étapes de création du jeu vidéo, mais également pour son côté accessible, ludique et une entrée gratuite pour les moins de 25 ans. Une réussite qui met à l'honneur le 10e art, devenu le divertissement préféré au monde.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Entrez dans le game

Un marché mondial de 120 milliards de dollars en 2018 selon les chiffres avancés par Bpifrance (à titre de comparaison, le box-office mondial a généré 41, 7 milliards de dollars de revenus en 2018), un âge moyen de joueurs passés entre 1999 et 2016, de 21 à 34 ans (selon le S.E.L.L.*), 49% des Français y jouant régulièrement… Pas de doute : le jeu vidéo est incontestablement un divertissement incontournable. Mais, là où les coulisses de "fabrication" du cinéma sont connues depuis bien longtemps, le jeu vidéo reste une zone blanche pour de nombreuses personnes. Cette méconnaissance de la création du jeu vidéo fait perdurer des idées reçues sans fondement sur son compte. En mettant en avant le game design, cette discipline ayant connu un boom énorme au cours des dernières décennies avec la demande croissante de jeu vidéo dans le monde entier, la Cité du design essaie ainsi de casser les stéréotypes qui collent à la peau des gamers et de leur activité favorite. En proposant l’exposition Design-moi un jeu vidéo, l’institution stéphanoise œuvre dans le sens d’une meilleure compréhension d’un phénomène mondial qui ne peut être mis de côté plus longtemps. En confiant le commis

Continuer à lire

Le concours commerce design 2019 est lancé

Design | Ils étaient 60 à postuler et ils ne sont plus que 10 en lice pour obtenir le trophée CommerceDesign Saint-Étienne 2019. Après cette présélection, c'est (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 octobre 2019

Le concours commerce design 2019 est lancé

Ils étaient 60 à postuler et ils ne sont plus que 10 en lice pour obtenir le trophée CommerceDesign Saint-Étienne 2019. Après cette présélection, c'est au tour du public de voter pour son commerce favori parmi la liste suivante : Bernadette Éditions, C’est si bon, Cedric Mellado Couture, Cornand, Illusionist concept store, Jeannette, Kitchen Street, la Fée Maraboutée, le Mélièscinéma et Rullière Bernard. Pour voter, rendez-vous sur cette page où vous trouverez également un descriptif de chaque commerce. Pour information, le vote est ouvert jusqu'au 17 novembre 2019, avec un bon d'achat design de 800 € à la clé.

Continuer à lire

Toujours plus Positive

Festival électro | Il est incontournable et attire depuis toutel a France et l'Europe. C'est le Positive Education Festival qui propose pour ses 5 ans d'existence, une édition qui va encore plus loin dans sa programmation avec des grands noms, des découvertes et une implication locale très forte.

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Toujours plus Positive

Qui aurait pensé il y a quelques années de cela encore que Saint-Étienne deviendrait le centre névralgique des musiques électroniques avec la tenue d'un festival tout simplement hors normes ? Oui, des activistes acharnés ont toujours existé dans cette belle ville de Saint-Étienne - à l'insta de 1001 Bass - mais quand on observe l'engouement que génère le Positive Education festival depuis quelques années, on ne peut qu'être admiratif. Avec une programmation toujours aussi pointue, mélangeant des valeurs ultra-sûres (cette année Jeff Mills, Helena Hauff, Dave Clarke, Manu Le Malin aka The Driver ou encore Aux 88) à des jeunes pousses à l'avenir tout tracé (la Tunisienne Deena Abdelwahed, la Hollandais Mad Miran ou encore la bass music des Londoniens d'Overmono), Positive Education creuse chaque année davantage son sillon dans le paysage des festivals de musiques électroniques européennes. Une implication locale pour une affluence européenne Si le festival a attiré plus de 7 000 personnes en 2018, avec "seulement" 20 à 25% de Stéphanois dans l

Continuer à lire

Terminus

Diplômés | Avec Le jour suivant, L’ESADSE expose les travaux d’une quarantaine d’étudiants fraîchement diplômés du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique, (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Terminus

Avec Le jour suivant, L’ESADSE expose les travaux d’une quarantaine d’étudiants fraîchement diplômés du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique, validant un cursus de cinq ans d’études. Nous retrouvons parmi ceux-ci Tom Ouitre (section design) et Célia Descours (section art). Tom propose une réflexion qui s'inspire de son histoire personnelle de footballeur amateur, cherchant notamment à retranscrire plastiquement les émotions générées par un sport populaire lui-même mû par des rituels bien précis. La compétition sportive fait ici du stade le centre d’un monde déconnecté du temps de production et du travail, dont les rouages s’apparentent à la société du spectacle. Quant à Célia, elle met en œuvre des sensations antagonistes, entre attirance et répulsion, au coeur de son travail de sculpture. La plasticienne s’est notamment questionnée à propos de l’ergonomie des objets qu’elle façonne, leur fonctionnalité, voire leur détournement. Elle s’autorise au passage un clin d'oeil à la pratique du tuning (avec l’appropriation d’objets industriels intimisés) ou encore à l’univers du sadomasochisme ! Placée sous le commissariat de Denis Coueign

Continuer à lire

Adrien Marty, seul maître à board

GUIDE URBAIN | Tout sourire au milieu de ses boards, sweats et autres équipements pour skateurs, Adrien Marty a fait son bout de chemin dans les rues de Sainté. Et depuis qu'il a ouvert l'Appart Skateshop il y a douze ans et demi, tout roule pour lui !

Antoine Desvoivre | Mardi 20 août 2019

Adrien Marty, seul maître à board

Pour beaucoup c'est un hobbie, lui, il en a fait sa vie. Tout en tenant sa boutique l'Appart Skateshop, Adrien Marty trouve le temps d'organiser des concerts, des contests (compétitions NDLR) de skateboard et de sillonner les rues de Sainté sur sa planche, plus que sur ses pieds. Voilà un skateur aux nombreuses casquettes ! C'est dans sa Villefranche-sur-Saône natale, qu'il a découvert ce sport qu'il n'a plus jamais lâché. « J'ai commencé à rouler à quatre ans, et c'est vers quinze ans que j'ai commencé à faire des tricks (figures NDLR) » explique le jeune homme. Pour lui, le skate devient, dès lors, une véritable passion. « quand je me suis mis vraiment à skater à fond, je savais que je voulais vivre de ça » se souvient-il. Sa première envie est de devenir prof de skate au Club Med mais « être prof de skate, ça n’existait pas vraiment à l'époque. » Loin de se laisser décourager, il trouve rapidement un boulot dans une boutique de Tassin-la-Demi-Lune. C'est en 2005 qu'il emménage à Saint-Étienne où, après deux ans, il se met à son compte en ouvrant l'Appart Skateshop. Nouveau terrain de jeu

Continuer à lire

Connaissez-vous l'EPASE ?

Vie urbaine | Les nombreux projets portés par l'EPA de Saint-Étienne (Établissement Public d'Aménagement) font partie du paysage urbain. Commerces et quartiers d'affaires ou ancien, où que l'on passe, ils ont laissé leur trace. Mais alors que l'on observe tous les jours son impact sur notre cité, son existence et son rôle restent souvent bien obscurs. Pour faire la lumière sur l'Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne, son directeur général, Jack Arthaud, répond à nos questions.

Antoine Desvoivre | Mardi 1 octobre 2019

Connaissez-vous l'EPASE ?

L'EPASE, qu'est-ce-que c'est ? L’Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne a été créé en 2007 d'une volonté conjointe entre l'État et les collectivités. Parmi ces dernières, on retrouve bien sûr la Ville de Saint-Étienne, Saint-Étienne Métropole, le Département de la Loire et la Région. Ils sont tous partenaires de l'EPASE, avec une double vocation, qui est, d'une part, de conforter l'attractivité économique et résidentielle du centre de Saint-Étienne avec ses quartiers anciens, mais aussi de tous les secteurs Nord-Est. L'objectif est de faire en sorte de maintenir Saint-Étienne en tant que métropole d'équilibre par rapport à Lyon, tout en formant un grand ensemble de quasiment deux millions d'habitants. Cela correspond à la vocation essentielle, ce qui fonde le travail de l'établissement sur ce territoire et donc l'intervention très importante de l'État, puisque aujourd’hui ce dernier finance 50 % des projets que nous portons (20 % viennent de la Ville, 10 % de la Métropole, 10 % du Département & 10 % de la Région, NDLR) Pouvez-vous nous en dire davantage sur la structure de l'EPASE ? L'EPASE

Continuer à lire

Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

Littérature | La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 18 juillet 2019

Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à best-sellers Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015). Indissociable de l’événement, le festival Les Mots en Scène, sera quant à lui, parrainé par Anne-Goscinny dont les sept romans et récit ont été publiés par Grasset et Nil Édition. L'occasion rêvée d'apporter les plaisirs de la lecture, au cœur de notre cité. La Fête du Livre, 17 au 20 octobre 2019 Saint-Étienne

Continuer à lire

Encré dans la mémoire

ARTS | C'est une ode à la mémoire collective des peuples que l'artiste Saïd Atek couche sur ses toiles. Tantôt à la pointe de son pinceau, tantôt à celle de son stylo, il réinterprète à l'encre ou en peinture les images d'archives qui ont façonné notre histoire.

Antoine Desvoivre | Mercredi 10 juillet 2019

Encré dans la mémoire

« Avant mes archives étaient intérieures, elles étaient le fruit de ma mémoire. Maintenant je me sers de la mémoire universelle. » C'est ainsi que Said Atek explique son choix de prendre des images d'archives comme inspiration pour ses œuvres. Il se prête à cet exercice depuis maintenant six ans et a réalisé ainsi de nombreuses séries de tableaux. Certains sont basés sur les portraits de femmes algériennes prises par le photographe Marc Garanger, d'autres sur les femmes tondues à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De l'apartheid aux camps de concentration, le peintre traite de toutes les meurtrissures de l'humanité. Les instants chargés d'émotions et d'histoire, qu'il revisite par son travail, interrogent également notre présent. « Ce qui était hier ressemble beaucoup à ce qui se passe aujourd'hui. C'est exactement les mêmes choses, seul le contexte change », explique le quinquagénaire, diplômé de l'École des Beaux-Arts d'Alger. Il a trouvé une source quasi inépuisable d'inspiration dans l'iconographie historique, qu'il traduit en dessins ou en peintures, par des procédés aussi variés que les supports qu'il utilise. « Utiliser tous

Continuer à lire

Google est votre ami

CONNAITRE | Après avoir installé ses ateliers à Rennes, Montpelier et Nancy, Google continue d'investir la province française. C'est au tour de Saint-Étienne d'offrir au (...)

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Google est votre ami

Après avoir installé ses ateliers à Rennes, Montpelier et Nancy, Google continue d'investir la province française. C'est au tour de Saint-Étienne d'offrir au géant du numérique un nouveau pied-à-terre dans l’hexagone. La plateforme web prend la responsabilité d'apporter l'éducation au numérique chez la population. Le Google Atelier Numérique flambant neuf de Saint-Étienne, propose gratuitement, du lundi au samedi, des conférences et des ateliers de tous les niveaux afin d’enseigner des sujets allant de commentrédiger un e-mailjusqu'à commentcoder avec scratch. Ces 200 m²avec trois espaces modulables sont aussi pour Google l'occasion de mettre en lumière les innovations locales au travers d'une galerie de projets d'entreprises, d'étudiants et de start-up Rhône-Alpines. Google Atelier Numérique, 11 place Jean Moulin, Saint-Étienne.

Continuer à lire

Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

Continuer à lire

Le jeu des rois et des autres

GUIDE URBAIN | Arrivé en Europe pendant la période médiévale, le jeu d'échecs a su s'imposer comme le jeu de tactique et de réflexion par excellence. Des générations de joueurs ont raffiné la théorie du jeu et ont parfait ses techniques et ses stratégies. La manière de pratiquer les échecs est désormais si codifiée que les observateurs extérieurs considèrent cette discipline comme trop complexe pour le commun des mortels. Et pourtant...

Antoine Desvoivre | Jeudi 27 juin 2019

Le jeu des rois et des autres

Le jeu d'échecs, reconnu comme une discipline sportive depuis janvier 2000, est basé sur un affrontement, de deux joueurs, qui s'écharpent par pièces interposées. La pratique est donc, par essence, empreinte d'un fort esprit de compétition. « Un club d'échecs n'est viable que tant qu'il fait de la compétition. Autrement les membres vont vite s'ennuyer. Il leur faut un challenge », explique François Trottet, président du club de Saint-Just Saint-Rambert. Ce challenge, certains l'ont cherché très tôt. C'est le cas de Laurent Cursoux : « ma première compétition je l'ai faite à 10 ans » raconte-t-il. « C'est quand même beaucoup l'envie de gagner qui motive à jouer. » Et depuis, de la "compète" il en a connu ! Il participe au championnat de France jeunes puis adultes, à des tournois internationaux et intègre l'équipe de France militaire. Pour autant, il ne perçoit pas le jeu comme étant élitiste. « Pas besoin d'être un génie pour jouer. La marche des pièces, elle s'apprend en cinq minutes » avance-t-il. Pour lui, il n'y a pas de secrets : « il y a des gens qui seront plus cartésiens, plus réfléchis et ils progresseront plus vite, ma

Continuer à lire

Biennale design : premiers résultats

Design | Thierry Mandon, directeur de la Cité du design, s'est prêté, au lendemain de la clôture de la Biennale, à un « débriefing à chaud » de l'événement.

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Biennale design : premiers résultats

Après avoir qualifié cette édition 2019 de « Biennale engagée mais aussi et surtout engageante », Thierry Mandon, directeur de la Cité du design, estime que l'objectif d'attirer le grand public a été atteint. Même si les chiffres officiels ne sont pas encore sortis, la fréquentation de cette 11e biennale serait à peu près équivalente à celle de 2017 qui se situait à 235 000 entrées. « Malgré le fort impact des manifestations des gilets jaunes, la Biennale a trouvé ses publics » se réjouit Thierry Mandon. Autres points positifs selon lui, le « caractère pédagogique » des expositions situées dans le bâtiment de la Platine (qui devraient rester accessibles encore au moins six mois de plus) et l'exposition Systems, not Stuff de Lisa White qui a permis à Saint-Étienne de « continuer à jouer avec un coup d'avance » en apportant une réponse à plusieurs questions de société. D'autre part, la venue de 250 délégués internationaux originaires de 26 pays, l'annonce par des représentants du ministère de la Culture et du ministère de l'Économie et des Finances de la tenue à la Cité du design des premières assises nationales du design d'ici à décemb

Continuer à lire

Elles illuminent la Biennale

Design | Salomé Desmet et Marjorie Peyre viennent de lancer leur agence de mapping vidéo 3D, d'animation dynamique et de création graphique intitulée : (...)

Nicolas Bros | Jeudi 18 avril 2019

Elles illuminent la Biennale

Salomé Desmet et Marjorie Peyre viennent de lancer leur agence de mapping vidéo 3D, d'animation dynamique et de création graphique intitulée : Lightlab.io. Parmi leurs premières créations, on trouve le mapping destiné à la soirée de clôture de la Biennale internationale design de Saint-Étienne qui se déroule demain, vendredi 19 avril. En voici un extrait :

Continuer à lire

Saint-Étienne accueillera les Assises nationales du design

Design | En décembre 2019, Saint-Étienne accueillera les Assises nationales du design. « L'organisation de ces assises nationales du design démontre, une nouvelle (...)

Nicolas Bros | Vendredi 5 avril 2019

Saint-Étienne accueillera les Assises nationales du design

En décembre 2019, Saint-Étienne accueillera les Assises nationales du design. « L'organisation de ces assises nationales du design démontre, une nouvelle fois, que Saint-Étienne est la référence pour tout ce qui concerne le design en France » précise Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne et président de Saint-Étienne Métropole ainsi que du Conseil d'administration de la cité du design. L'objectif de ce rendez-vous est de « définir une véritable feuille de route en matière de design, mettre en place des actions de coordination de la filière design et développer le design français à l'international. » L'édile stéphanois explique également qu'un plan national d'actions afin d'inscrire le design et les designers comme une filière prioritaire pour la croissance économique du pays devrait déboucher suite à ces assises. Il détaille ensuite : « ces objectifs nous nous les sommes aussi fixés à la métropole et à la cité du design. [...] Nous accompagnons de manière active l'initiative entrepreneuriale dans le domaine du design. D'ailleurs, la cité du design, dirigée par Thierry Mandon, s'inscrit, comme je l'ai souhaité, parfaitement dans cette volonté d'un partenaria

Continuer à lire

Poilades de saison

Impro | La Ligue d’improvisation stéphanoise est bien plus qu'une simple troupe de copains qui kiffent l'impro tous azimuts. Elle est devenue en dix-neuf années (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

Poilades de saison

La Ligue d’improvisation stéphanoise est bien plus qu'une simple troupe de copains qui kiffent l'impro tous azimuts. Elle est devenue en dix-neuf années de bons et loyaux sévices un incontournable agitateur de la culture régionale, avec une programmation happy-healthy-sexy sans cesse renouvelée. Compagnie itinérante, la LISA trimballe ses valises un peu partout dans le département, de Montbrison à Saint-Genest-Malifaux en passant bien sûr par son port d'attache, Saint-Étienne. Investissant tour à tour la Comédie Triomphe, Le Lobster, le Théâtre Libre, le Remue-méninges ou les Ateliers de la Rue Raisin elle y organise d'imparables matchs d'impro, tournois, derbys et autres rencontres internationales. Temps fort de sa dix-neuvième saison, la LISA propose la Semaine de l'Impro (4ème édition), régie par le concept « un soir / un concept » pendant six jours. Après le spectacle d’ouverture qui jettera sur scène l’équipe au grand complet, s’enchaîneront des soirées Impro Design (Biennale oblige), Ding Dong Tour, Impro Contes, Impromix, un après-midi Impro Matrus pour le jeune public, jusqu’au Grand Tournoi final qui opposera Stéphanois, Clermontois et Belges au Casino de Sai

Continuer à lire

La biennale fermée ce samedi

ACTUS | Le Préfet de la Loire, M. Evence Richard, a annoncé des mesures exceptionnelles en vue de « divers mouvements de contestations annoncés le samedi 30 et le (...)

Nicolas Bros | Vendredi 29 mars 2019

La biennale fermée ce samedi

Le Préfet de la Loire, M. Evence Richard, a annoncé des mesures exceptionnelles en vue de « divers mouvements de contestations annoncés le samedi 30 et le dimanche 31 mars 2019 ». Par conséquent, outre l'interdiction de manifester dans deux zones (l'hypercentre de Saint-Étienne et le quartier Cité du design/Verney-Carron), le site principal de la Biennale design (Cité du design et bâtiments H) sera fermé au public ce samedi 30 mars. Pour en savoir davantage sur les mesures prises par la préfecture de la Loire, rendez-vous sur cette page. D'autre part, la Ville de Saint-Étienne a également annoncé différentes décisions : - le Musée d’art Moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, le Musée de la Mine, les médiathèques et les bibliobus municipaux seront fermés ce samedi 30 mars - Le Musée d’art et d’industrie sera fermé le samedi et le dimanche. - La visite guidée de Ville d'Art et d'Histoire prévue ce samedi 30 mars à 14 h 30 (rende

Continuer à lire

Un petit Kahwah ?

Café Biennale | Deux cafés éphémères - pour le moment - ont été conçus par le collectif de designers PALCO pour la période de la Biennale. Un au coeur de l'Office de tourisme - le café éphémère Hors Cadre - et un dans le quartier de Châteaucreux - le café/laverie Tambour Battant. Alors vous sucrez ?

Nicolas Bros | Jeudi 28 mars 2019

Un petit Kahwah ?

À l'occasion de la onzième Biennale internationale Design (du 21 mars au 22 avril), deux initiatives de cafés éphémères ont été lancées par le collectif PALCO. Le premier se trouve au coeur de l'Office de tourisme qui confirme sa métamorphose, initiée à travers le programme Saint-Étienne Hors Cadre. « L'objectif est de tester ce que sera l'Office de tourisme de demain, explique Stéphane Devrieux, directeur de l'Office de tourisme de Saint-Étienne. Nous avons voulu recréer un lieu de vie pour les Stéphanois et les touristes. On voulait y retrouver la convivialité et le sens de l'accueil des Stéphanois. » Léa Pruykemaquere et Charlotte Haefflinger, du collectif PALCO, ont pensé le café en mêlant des savoir-faire locaux (partenariats avec des artisans - fleuristes, magasins de déco, métiers de bouche...) à une construction minimale où l'on se sent bien. On y retrouve une carte de dégustations de produits salés et sucrés, boissons locales. Sur les murs une ex

Continuer à lire

Chine : 1 200 m² en "Équi-Libre"

Biennale design | La Chine est le pays invité d'honneur de la 11e Biennale internationale design de Saint-Étienne. C'est avec l'exposition "Équi-Libre", pensée par Fan Zhe, que le public découvre l'évolution du design en Chine à travers les objets ou encore l'architecture de ville telles que Shanghai ou Shenzhen...

Nicolas Bros | Vendredi 22 mars 2019

Chine : 1 200 m² en

« C'est la première fois que le design chinois est mis en avant dans une exposition dédiée » explique d'emblée avec fierté Fan Zhe, commissaire de l'exposition Équi-Libre, dans l'aile des bâtiments H. Avec enthousiasme, l'artiste chinois a pensé une exposition divisée en trois parties chronologiques, afin de décrire avec précision et éléments formels, l'évolution des objets quotidiens utilisés par la société chinoise à travers l'histoire. En pénétrant dans cette présentation, on débute par le "passé", une époque difficile où les objets se faisaient plutôt sommaires, avec des utilisations simples. « Les objets ont évolué selon les besoins, explique Fan Zhe. L'idée de l'exposition est de créer un chemin du design chinois qui permet de rentrer dans la vie quotidienne des Chinois. » On retrouve dans la partie "passé" des objets au design efficace et épuré, des réveils-matin, des assiettes, une télévision, une machine à coudre... Cette première sélection de 70 objets nous plong

Continuer à lire

Lancement de la Biennale version 2019

Design | Ca y est, nous y sommes ! La Biennale internationale design de Saint-Étienne va ouvrir ses portes ce jeudi 21 mars à 10h. Comme à chaque ouverture de cet (...)

Nicolas Bros | Mardi 19 mars 2019

Lancement de la Biennale version 2019

Ca y est, nous y sommes ! La Biennale internationale design de Saint-Étienne va ouvrir ses portes ce jeudi 21 mars à 10h. Comme à chaque ouverture de cet événement majeur culturel de notre cité, une parade est organisée la veille. Nous vous détaillons ici le parcours de cette "Grande Parade" sur le thème de la Biennale 2019 : Me / You / Nous. 14h place de l'Hôtel de ville : Départ de la grande parade Me / You / Nous en direction de la Cité du design : Un joyeux défilé réunit Stéphanois, familles, associations, etc. Guidé par huit troupes de spectacle vivant, coloré par une kyrielle de parapluies. 15h30 esplanade de la Cité du design - Manufacture : Fête foraine du design avec des stands, un manège, de la barbe à papa et un feu d'artifice... 18h15 esplanade de la Cité du design - Manufacture : Débat inaugural autour de la grande tablée, au milieu du public. 19h30 espaces d'exposition de la Cité du design - Manufacture : Début des visites inaugurales des expositions. 19h30 esplanade de la Cité du desig

Continuer à lire

La Biennale pour les familles et les enfants

CONNAITRE | Loin d’être seulement destinée aux adultes, la Biennale est aussi un moment privilégié pour les enfants et les familles. Plusieurs possibilités sont offertes cette année pour augmenter son expérience de la Biennale.

Article Partenaire | Mardi 19 mars 2019

La Biennale pour les familles et les enfants

Couleurs System : Atelier pour les enfants et les familles d’1h30. Pour l’édition 2019, la Biennale déploie une gamme colorimétrique spécialement conçue pour l’évènement. Venez découvrir vos couleurs et fabriquer vous-même, avec des rubans, un tissage coloré, reflet de votre personnalité ! Réservation sur le site biennaledesign.com LotA : Escape game nouvelle génération intégrant une difficulté modulable en temps réel, un scénario vous tenant en haleine tout au long de la partie, plusieurs protagonistes, des énigmes inédites et aucune clé. Une expérience collaborative à vivre seul, en famille ou entre amis. Réservation sur le site biennale-design.com Minecraft : De la médiathèque à la manufacture : Les médiathèques de Saint-Étienne se meמּent au diapason de la biennale en proposant des quêtes sur le jeu Minecraft. Les enquêteurs devront résoudre des énigmes proposées à la Médiathèque pour ensuite terminer leur quête dans le quartier de la Manufacture. Dès 8 ans.

Continuer à lire

Résonances

ARTS | La Luce / Firminy Exposition des créations de Le Corbusier et Charloמּe Perriand sur le thème de la lumière. Dédiée aux créations de Le (...)

Article Partenaire | Mardi 19 mars 2019

Résonances

La Luce / Firminy Exposition des créations de Le Corbusier et Charloמּe Perriand sur le thème de la lumière. Dédiée aux créations de Le Corbusier et de Charloמּe Perriand, en collaboration avec l’éditeur italien de luminaires NEMO, l’exposition La Luce permet de faire comprendre le travail de recherche et de conception autour de la lumière, cher à ces deux génies de l’architecture et du design qui ont marqué l’histoire du XXe siècle. Créations, documents d’archive, photographies, dessins, esquisses, sont mis en perspective avec le travail architectural des designers. Lieu : Site le Corbusier – église Saint-Pierre 29 rue des noyer, Firminy Dates : du 22/03 au 03/11 Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 10 à 12h30 et de 13h30 à 18h Contact : https://sitelecorbusier.com ou http://www.nemolighting.com La rue de la République des arts / Saint-Chamond Du 21 mars au 21 juillet, la Biennale Internationale Design de Saint-Etienne s’invite à Saint-Cha

Continuer à lire

Bancs d'essai

ARTS | Plébiscité lors de ses précédentes éditions en 2015 et 2017, le dispositif Bancs d’essai a permis au public de la Biennale de tester une quarantaine de (...)

Article Partenaire | Mardi 19 mars 2019

Bancs d'essai

Plébiscité lors de ses précédentes éditions en 2015 et 2017, le dispositif Bancs d’essai a permis au public de la Biennale de tester une quarantaine de nouveaux prototypes d’objets, mobiliers ou services urbains. Le temps de la Biennale, l’espace public stéphanois devient ainsi un véritable showroom pour les entreprises et les concepteurs de mobilier urbain expérimental. Au-delà, l’ambition est de pérenniser la démarche afin que le design entre définitivement dans nos pratiques urbaines et quotidiennes. L’objectif de l’appel à projet Bancs d’essai 2019, est de répondre au besoin croissant de convivialité de nos espaces publics. Les maraîchers, les cafetiers, les entreprises de restauration, les associations de quartier cherchent à investir ces espaces urbains de proximité à partager. Avec des espaces contraints, sur des terrasses entre voirie et places de parking, sur un trottoir large ou exigu, sur le parking un temps privatisé ou la place publique du quartier, comment créer un véritable espace de convivialité confortable, accessible, mobile, modulable et sécurisé, à l’abri du vent et de la pluie, de jour ou de nuit. Les projets proposés sont des prototypes ou de nouv

Continuer à lire

Design Culinaire

CONNAITRE | Design culinaire Le designer culinaire Marc Brétillot est l’invité de la Biennale et propose de travailler avec les métiers de bouche pour créer (...)

Article Partenaire | Mardi 19 mars 2019

Design Culinaire

Design culinaire Le designer culinaire Marc Brétillot est l’invité de la Biennale et propose de travailler avec les métiers de bouche pour créer des menus uniques pendant un mois. Au sein de la Biennale, dans les expositions, il s’associe avec la Fabuleuse Cantine (restaurant du quartier Manufacture de SaintÉtienne) pour proposer aux visiteurs des expériences culinaires aux frontières de l’art contemporain. Il interviendra également dans toute la ville avec les restaurateurs et les traiteurs. Lieu : Cité du design – Manufacture 3 rue Javelin Pagnon, Saint-Étienne Dates : du 21/03 au 22/04 Hopitable Performance culinaire participative avec Marc Brétillot food designer Le CHU de Saint-Étienne dans le cadre du programme « Culture et Santé » a invité Marc Brétillot en résidence artistique sur le thème de l’alimentation en milieu hospitalier. La résidence artistique a lieu dans 5 services du CHU : Unité psychiatrique des troubles du comportement alimentaire, crèche du personnel, cuisine centrale, Unité de soins palliatifs et l’hôpital de jour de Firminy. Les ateliers participatifs ont im

Continuer à lire

Focus Chine

ARTS | Équi-libre Équi-libre, panorama de la situation actuelle du design chinois, présente la naissance d’un design chinois qui accompagne la (...)

Article Partenaire | Mardi 19 mars 2019

Focus Chine

Équi-libre Équi-libre, panorama de la situation actuelle du design chinois, présente la naissance d’un design chinois qui accompagne la croissance de la consommation intérieure du pays. Consciente des enjeux de la société contemporaine, dont l’articulation du développement économique autour des équilibres environnementaux, la nouvelle génération de designers se nourrit des spécificités de la société. Entre histoire, présent et futur, ceמּe exposition témoigne de la période fertile pour les formes et les objets de la culture chinoise, aux prémices de leur émergence sur la scène du design mondial. La route du design chinois Afin de relier le public européen à la culture matérielle chinoise, Fan Zhe propose un parcours à travers une sélection d’objets qui ont marqué la vie quotidienne chinoise depuis la création de la nouvelle Chine et le passage progressif à une économie de marché. Design au présent Le design chinois est en pleine émergence : ceמּe partie recense un ensemble de typologies d’objets (design produit, grands prix du design, arts & c

Continuer à lire

Des expos à la Cité du design

ARTS | Systems, not Stuff Dans un avenir de plus en plus dématérialisé, les systèmes deviendront plus importants que les choses (stuff). Lisa White (...)

Article Partenaire | Mardi 19 mars 2019

Des expos à la Cité du design

Systems, not Stuff Dans un avenir de plus en plus dématérialisé, les systèmes deviendront plus importants que les choses (stuff). Lisa White invite à explorer les terrains communs entre industrie, technologie, nature et design à travers le prisme de l’humain et de son action sur son environnement. Elle propose une réflexion sur les systèmes de production, sur les nouvelles collaborations et les solutions aux grandes questions de société à travers le design, où l’objet n’existe jamais seul, car lié aux systèmes d’esthétique, de fonction, de fabrication ou encore de distribution. Commissariat : Lisa White - Scénographie : François Dumas Resurrecting the Sublime / Humer le passé, ressentir nos actions Pourrions-nous encore sentir le parfum des fleurs exterminées par l’homme ? L’exposition immersive Resurrecting the Sublime (Ressusciter le sublime), proposée par l’artiste Alexandra Daisy Ginsberg, nous invite à sentir les effluves de deux fleurs éteintes, perdues à cause de l’activité coloniale. L’Hibiscadelphus wilderianus se trouvait dans les anciens champs de lave du versant sud du mont Haleakala,

Continuer à lire

What a wonderful world

Design | L'exposition "Design & Merveilleux" se poursuit au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole pendant la Biennale. Une belle occasion de se faire raconter l'histoire du design sous un angle inédit.

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

What a wonderful world

En étroite collaboration avec le Centre Pompidou, le musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole réunit pour l’exposition Design et merveilleux une centaine d’objets issus des collections publiques françaises, racontant une histoire inédite du design où l’ornement ouvre sur la notion de "merveilleux". En dialogue permanent avec la nature depuis l’Antiquité, l’ornement passera sous le rouleau compresseur de la standardisation inhérente aux logiques de production de masse du début du XXème siècle, avant de refaire surface en Italie dans les années quatre-vingt. Mais à l’aube du troisième millénaire, avec son lot de logiciels de simulation, de machines à commande numérique ou d’imprimantes 3D, l’avènement du numérique redistribue les cartes et insuffle à l’ornement une dimension de forme animée, au croisement des sciences informatiques et de la biologie. Au final, l’exposition donne à voir un remarquable cabinet de curiosités dans une ambiance zen et lumineuse étonnamment poétique, au fil des œuvres d’une cinquantaine d’artistes, designers et architectes contemporains. Design et merveilleux / De la nature de l’ornement, jusqu'a

Continuer à lire

Construction déconstruction

Art contemporain | Les expositions sous la Serre se suivent sans se ressembler et celle de Simon Feydieu, calendrier oblige, se voit intégrée à la programmation de la onzième (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

Construction déconstruction

Les expositions sous la Serre se suivent sans se ressembler et celle de Simon Feydieu, calendrier oblige, se voit intégrée à la programmation de la onzième Biennale Internationale Design. Depuis sa sortie en 2007 de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon, l’artiste expose régulièrement ses travaux, multipliant également les résidences, de Clermont-Ferrand à Stuttgart. Dans ses bas-reliefs et autres motifs ornementaux, Feydieu révèle les propriétés picturales inattendues de matériaux habituellement utilisés par l’architecture d’intérieur. Pour cette réalisation in situ, le sculpteur investit la Serre en imaginant jusqu’à l’interaction qui se joue entre ses accrochages et les éléments propres au site, entretenant un rapport de concurrence et de domestication à l'espace. Par une série d’œuvres miroir, la lumière naturelle du lieu et les plantes qui l’habitent entrent alors en dialogue avec les créations du plasticien. Simon Feydieu, Saison 5, du 22 mars au 22 avril à La Serre (15 de la rue Henri Gonnard à Saint-Étienne)

Continuer à lire

Design-moi l’inclusion

Biennale design 2019 | La 11e Biennale Design se tiendra cette année du 21 mars au 22 avril à Saint-Étienne. Après le thème des mutations du travail lors de la précédente édition, place cette fois-ci à l’empathie et à la compassion avec "Me, You Nous - Créons un terrain d'entente".

Cerise Rochet | Mardi 5 mars 2019

Design-moi l’inclusion

Design : anglicisme. Mot masculin un poil galvaudé désignant bien autre chose que ce que l’on croit parfois. Fréquemment entendu dans l’expression « c’est design », qui ne veut finalement pas dire grand-chose; très souvent confondu avec le mot concept, mais aussi avec l’art contemporain... Loin d’être élitiste et réservé à une poignée d’initiés qui préféreraient discuter entre eux, le design est aujourd’hui absolument partout… Et pas seulement dans les expos. D’ailleurs, le design était déjà partout bien avant que l’on décide d’en faire des expos. Le pupitre d’écolier conçu en 1889 par l’ébéniste du coin ? Designé pour que les petits puissent facilement ranger livres et cahiers en soulevant le plateau, sans que l’encrier ne finisse sur le plancher. Le toboggan sur lequel vous glissiez quand vous étiez gamin ? Designé pour vous protéger de la chute de côté grâce aux rambardes de sécurité. Le siège conducteur de votre première auto ? Désigné pour épouser le plus parfaitement possible la forme de votre dos, et vous éviter le lumbago. Et demain ? Demain, le design continuera de remodeler vos objets du quotidien pour les rendre plus pratiques ou p

Continuer à lire

Une Biennale pour tous

Biennale Design 2019 | À travers son programme très fourni, la Biennale design 2019 de Saint-Étienne nous promet de voir, participer et penser avec pour objectif de "proposer à chacun une place à la grande table du monde" selon sa commissaire principale Lisa White. De belles promesses pour l'événement phare de la région stéphanoise qui a, déjà, 20 ans.

Nicolas Bros | Jeudi 17 janvier 2019

Une Biennale pour tous

Me You Nous - Créons un terrain d'entente, voici le thème retenu pour la Biennale internationale design de Saint-Étienne 2019, qui se déroulera du 21 mars au 22 avril. Un fil conducteur qui se veut fédérateur et inclusif pour l'ensemble des acteurs de cet événement incontournable : designers, artistes, chercheurs, entreprises et bien entendu, public invité notamment à participer à de nombreux ateliers cette année. « Par sa thématique, la Biennale va répondre à des interrogations sociétales importantes tout en continuant son rôle de défricheur et en étant tout autant territoriale qu'internationale » assure Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne. Un arc-en-ciel du design actuel et futur Avec la ferme volonté d'ouvrir au maximum ses portes à toutes et tous, la Biennale espère attirer envrion 300 000 visiteurs cette année. « Faire du design un objet grand public » voilà l'ambition affichée d'emblée par Thierry Mandon, le tout nouveau directeur de la Cité du design stéphanoise. Pour y parvenir, les 10 000 m² du site Manufacture seront exploités, avec de nombreuses expositions et rencontres. Sous le commissariat principal de la Franco-a

Continuer à lire

Un Atelier Numérique Google à Saint-Étienne

Numérique | C'est fait, Google France va installer son premier Atelier Numérique d'Auvergne-Rhône-Alpes à Saint-Étienne en 2019. Au programme, des formations gratuite pour tous effectuées par les équipe du géant américain du numérique.

Nicolas Bros | Vendredi 14 décembre 2018

Un Atelier Numérique Google à Saint-Étienne

Google France va installer un de ses Ateliers Numériques à Saint-Étienne en 2019. Tout comme Rennes, Montpellier et Nancy, la cité ligérienne va accueillir un espace physique de formation proposé par l'entreprise américaine. « Les Ateliers Numériques proposent, main dans la main avec les organisations publiques et privées locales, des formations gratuites et sur-mesure pour développer ses compétences numériques », précise Sébastien Missoffe, Vice-Président et Directeur Général de Google France via son blog. Ces sessions sont ouvertes à tous et permettent par exemple de découvrir comment naviguer de manière sécurisée sur le web, améliorer son CV en ligne ou encore découvrir les bases du codage. « Ces villes nous ont convaincus par leur dynamisme et leur forte motivation, assure M. Missoffe. Elles partagent un grand enthousiasme pour le numérique et la volonté d’en saisir toutes les opportunités pour que leurs habitants en bénéficient au quotidien. D’ailleurs, il existe déjà de très belles initiatives autour du numérique dans ces trois villes. [...]

Continuer à lire