Verse-moi l'ivresse...

Alain Koenig | Mercredi 5 avril 2017

Photo : Catherine Séon © Stéphane Raveyre


Florilège d'airs consacrés, mais aussi, pépites à découvrir... C'est à une grande pyrotechnie que nous convie le choeur Symphonia, avec ce spectacle-évocation : Opéra en folie. Temple de la séculaire saison lyrique de Firminy, le Majestic servira d'écrin aux plus beaux moments de Carmen, Lakmé, Mignon, La Traviata, Norma, Don Giovanni entre autres. Dirigés par Yannick Berne et accompagnés par maestro Laurent Touche en personne, les tableaux mis en scène par Frédéric L'huillier dérouleront le tapis rouge à un chapelet de superbes solistes : Élisabeth Aubert, Amandine Perret, Sébastien Gabillat, Olivier Heyte, Philippe Béranger et Catherine Séon. Cette dernière nous confiait au sujet de ce spectacle : « Entre Dalila, grande séductrice perverse, Carmen, femme fatale, Siebel, jeune garçon vivant ses premiers émois, c'est drôle d'incarner à la scène ce que l'on ne peut être à la ville ». Puissant stimulant pour de futures vocations, à n'en point douter !

Opéra en folie, jeudi 13 avril à 20h30 au Majestic à Firminy


Opéra en folie

Par l'Ens. Vocal Symphonia (dir. Y. Berne), piano L. Touche, solistes : E. Aubert, C. Séon, A. Perret, S. Gabillat, O. Heyte, P. Béranger; ms F. L'Huillier
Le Majestic 1 place Voltaire Firminy
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Soulève ta paupière close...

MUSIQUES | Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

Soulève ta paupière close...

Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. L’affiche cette année, relève de la « fête étoilée », du grand « Hector »… Trois récitals de Jean-François Heisser consacrés aux trois « Grands d’Espagne » (De Falla, Granados, Albeniz), un feu d’artifice signé Saint-Saëns avec les enchanteurs Bertrand Chamayou et Renaud Capuçon, ou la Cantate Herminie magnifiée par l’immense voix de Sophie Koch. L’intimité de l’admiration mutuelle entre Flaubert et Berlioz sera en d’excellentes mains avec Véronique Gens et le très talentueux David Reiland, tandis que l’Enfance du Christ sera dirigée par John Nelson, la Damnation de Faust par Valery Gergiev à la tête de l’exceptionnel Orchestre du Marinsky de Saint-Petersbourg. Beaucoup d’autres dates d’exception… On ne saura où donner de l’oreille à la Côte-Saint-André. Festval Berlioz, la Côte-Saint-André (Isère), du 17 au 30 août 2021

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La marque « La Marca »

Festival classique | Mobilisant les forces vives départementales, la délocalisation estivale des frères La Marca en terre ligérienne enfièvre, tous les ans, le monde de la musique classique.

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

La marque « La Marca »

Si la plaquette décline les superlatifs - prix, récompenses, salles prestigieuses -, les objectifs affichent désormais un intérêt appuyé pour notre territoire : concerts en EHPAD, prisons, hôpitaux, répétitions ouvertes aux scolaires, ainsi que la valorisation du patrimoine de notre département. Ce recentrage portera aux confins de la Loire les artistes les plus en vue du moment, issus de la sphère artistique des deux frères. L’Académie Musicale Philippe Jarrousky, préparant les « stars de demain », sera sollicitée pour cette édition, symbole de renaissance après quatorze mois d’hibernation. Les « graines de stars » assureront les « promenades musicales », comme autant de « schubertiades », hors d’œuvres d’emblématiques prestations. Les stars d’aujourd’hui - Julie Depardieu, Jean-François Zygel, André Manoukian, les chocolatiers Pralus père et fils, Kévin Amiel - additionneront leur notoriété à celle des frères La Marca, investissant prieurés, cloîtres, châteaux ou églises. Roanne sera particulièrement choyée : au menu, Chocolat Pralus, Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, celui pour Clarinette de Mozart, Debussy et Chopin, les gra

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Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

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5 grands classiques

Panorama classique/lyrique 20/21 | Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

5 grands classiques

Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond en 1938, qu'il est « sur le point d'entrer dans les ordres ». Pour Pascal Descamps, la spiritualité, consubstantielle et libératrice de la condition humaine, le délivre de son carcan terrestre. Créé en 2014 aux Invalides, son bouleversant Requiem, interprété par quatre merveilleux solistes (Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanik, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin), apportera l'apaisement au doute spirituel de son célébrissime aîné. Seule certitude : les étoiles seront visibles depuis la nef de la cathédrale. "Fraternités", Concerto pour orgue de Francis Poulenc et Requiem de Pascal Descamps, dir. Jingkaï Sun, le 17 octobre 2020 à 20h, à la Cathédrale Saint-Charles. *"SDG" ou "Soli Deo Gloria" était un sigle utilisé par JS Bach pour signer ses œuvres signifiant: "à Dieu seul la gloire". Je suis resté fidèle... Bruno Mantovani, désormais à la tête de l'EOC, dirige son premier concert à l'Op

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Bach to basics...

MUSIQUES | Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

Bach to basics...

Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait venir en aide aux programmateurs de ce délicieux festival d'altitude ? En gage d'éternelle reconnaissance, Florent Mayet collectionnera les pépites, grand public (Passion selon Saint-Jean le 11 octobre ou Suites pour violoncelle par Emmanuelle Bertrand le 10 octobre à Saint-Bonnet-le-Château), ou plus intimes, dépouillées (Variations Goldberg le 5 octobre à Marols, Sonates pour violon et continuo le 5 octobre à Périgneux, Fantaisies et Partitas le 7 octobre à Margerie-Chantagret). L'érudition se mettra au service et à la portée d'un public toujours plus avide de sens, avec les interventions du très compétent et sympathique Julien Garde. Soli Deo Gloria... Festival Baroque en Forez, du 3 au 11 octobre dans divers lieux du Forez (Monbrison, Saint-Bonnet-le-Château) Plus d'infos sur www.baroque-en-forez.fr

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Pierre... d'étoile

Classique | Est-ce la mémoire du solstice d'hiver, ou la promesse d'un regain de lumière qui donneront à Pierre Badol sa carte d'embarquement pour les étoiles ? Les (...)

Alain Koenig | Mercredi 5 février 2020

Pierre... d'étoile

Est-ce la mémoire du solstice d'hiver, ou la promesse d'un regain de lumière qui donneront à Pierre Badol sa carte d'embarquement pour les étoiles ? Les choeurs Symphonia et Sinfonietta s'y emploieront, en créant l'une de ses dernières pièces L'ombre d'une étoile. Une élévation spirituelle bienvenue dans un monde sans repères. Voyages d'hiver, Purcell, Brahms, Rheinberger, Badol par le Choeur Symphonia, dir. Yannick Berne, dimanche 16 février à 17h, église de Villars

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Fashionably late

Classique | De Till l'Espiègle, il a hérité le sac à malices. Ou bien est-ce le contraire ? Sacré Jakob ! Mieux connu dans sa "version française" christianisée de (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 décembre 2019

Fashionably late

De Till l'Espiègle, il a hérité le sac à malices. Ou bien est-ce le contraire ? Sacré Jakob ! Mieux connu dans sa "version française" christianisée de Jacques Offenbach. Le plus génial des pasticheurs du grand opéra français s'offre le luxe d'être convié pour le Concert du Nouvel An... un 3 janvier. Peut-être n'avait-il pas le choix de la date ? Peut-être un dernier pied de nez au calendrier du mutin Janus que de se présenter 48 heures en retard, « fashionably late », jouissive expression d'Outre-Manche ? Le plaisir de revoir Laurent Touche diriger un répertoire qu'il connaît par cœur dégrisera les gueules de bois les plus récalcitrantes. Ses acolytes du jour (Lucie Roche, Camille Tresmontant et Marc Scoffoni) ressusciteront l'univers magique de La Périchole, de la Vie Parisienne et autres « Orphée » ou « Hélène ». Les chœurs de l'Opéra de Saint-Étienne ne seront pas en reste pour sabrer les fines bulles de cette festive et lyrique occasion, devenue trop rare. Le retour de la musique (pas si) légère et de l'opérette pendant les fêtes de fin d'année serait-il dans les cartons pour la saison prochaine ? Le public l'appelle - semble-t-il

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Kaffee Sacher

Classique | Non, ce n'est pas au Sacher que vous convie l'Opéra de Saint-Étienne, mais bien au Novotel, pour y déguster sa célèbre spécialité... musicale. Catherine Séon, (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 décembre 2019

Kaffee Sacher

Non, ce n'est pas au Sacher que vous convie l'Opéra de Saint-Étienne, mais bien au Novotel, pour y déguster sa célèbre spécialité... musicale. Catherine Séon, toujours parfaite au pays de Sissi, conjuguera sa voix « flûtée au champagne » à celle de Philippe Noncle, pour ce délicieux apéritif de l'Avent viennois. Café viennois, jeudi 12 décembre dès 18h30 au Novotel de Saint-Étienne

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Pascal Descamps dans l'Oeil du Petit Bulletin #33

Musique classique | Dans l'Oeil du Petit Bulletin, on s'attarde ce coup-ci sur de la musique classique "made in Sainté" avec le compositeur Pascal Descamps qui (...)

Nicolas Bros | Jeudi 10 octobre 2019

Pascal Descamps dans l'Oeil du Petit Bulletin #33

Dans l'Oeil du Petit Bulletin, on s'attarde ce coup-ci sur de la musique classique "made in Sainté" avec le compositeur Pascal Descamps qui vient de sortir un nouveau disque "Poèmes étoilés" où l'on retrouve l'Ensemble SyLF, Aude Extrémo ou encore Amélie Grillon.

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La Côte d'Amour

Festival Berlioz | Comme tous les ans, les grands noms du classique se donnent rendez-vous au pied des Alpes, pour célébrer l'alpha et l'oméga du romantisme français, le père de (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

La Côte d'Amour

Comme tous les ans, les grands noms du classique se donnent rendez-vous au pied des Alpes, pour célébrer l'alpha et l'oméga du romantisme français, le père de l'orchestration moderne, l'emblématique isérois : Hector Berlioz. Les grandes pointures essaieront toutes la pantoufle de vair : Daniel Kawka, François-Xavier Roth, les iconiques Valery Gergiev et John Eliot Gardiner ou encore David Reiland, pour ne citer que les chefs. La galerie des interprètes ne sera pas en reste : Sophie Koch, Jean-Marc Luisada, Stéphanie d'Oustrac, Renaud Capuçon, Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude, une liste digne des grands soirs des Victoires de la Musique. On retrouvera, dans la programmation, les grands "tubes" du maître des lieux. La Symphonie fantastique ou Les Nuits d'été. L'édition 2019 réserve, en point d'orgue, deux exécutions exceptionnelles, deux œuvres rarement jouées dans leur intégralité : Benvenuto Cellini et surtout, La Damnation de Faust, chefs d'œuvres, oserait-on dire, "immortels" ? Festival Berlioz, du 17 août au 1er septembre à La Côte-Saint-André (Isère)

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Les "joujoux" du jubé

Festival de La Chaise-Dieu | Fier et altier, le promontoire de l'Abbatiale Saint-Robert domine le granit alentour. Par son imposante stature, musicale et symbolique, le phare de cet estuaire spirituel évoque la traversée de noirs rivages de l'Antiquité.

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Les

Jean-Sébastien Bach, encore et toujours, convoquera les anges et démons de sa fulgurante Passion selon Saint-Jean. Le pathos, le symbolisme des nombres, l'envoûtant ostinato des cordes du chœur d'ouverture, la troublante sensualité de Jésus ou de la mort (Ruht wohl), l'efficacité et la concision du chef d'œuvre éblouissent autant qu'ils perturbent. Damien Guillon n'a de leçon à recevoir de personne. Il naviguera au sextant dans ce pacifiste océan, épaulé du chœur de chambre Mélisme(s) et de son toujours "Céleste Banquet". Les "Anges Musiciens" l'auront précédé en la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château - une première - juchée sur son piton exposé au septentrion. Josquin, Tallis ou Gibbons auront ainsi pavé la voie à cette édition 2019. Éclectisme et fondamentaux Si la musique sacrée reste l'acrotère du Festival de la Chaise-Dieu (Scarlatti, Haendel, Bach ou Brahms), les ornements viendront cette année du répertoire symphonique, jouissant en 2019, d'une "tribune" digne des orgues de l'abbatiale. La toujours grandiose Neuvième Symphonie de Beethoven dirigée par Jérémie Rhorer, l'inoxydable 40e Symphonie de Wolfgan

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Si tu vas à Riom...

Festival des Monts de la Madeleine | Des prairies d'altitude des Monts de la Madeleine s'élèvent de bucoliques arpèges, tandis que coule l'hydromel bio, patiemment macéré chez l'habitant. Tous (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Si tu vas à Riom...

Des prairies d'altitude des Monts de la Madeleine s'élèvent de bucoliques arpèges, tandis que coule l'hydromel bio, patiemment macéré chez l'habitant. Tous les ans, décor et musique forment un anneau symbiotique, au détour d'improbables chapelles ou d'une cour de ferme. L'édition 2019 égrène son organique chapelet : à défaut de pouvoir être exhaustif, on notera la floraison de la musique de chambre (le duo SVP, Cordes en duo avec Louis-Jean Perreau et Lyuba Zhecheva, le Quatuor Bellefeuille, le trio WAO, un trio à vents, un très beau duo de flûtes, entre autres). Les voix solistes de Rémy Poulakis, Ainhoa Zuazua Rubira, Chloé Jacob ou Céline Arnaud anticiperont sur les choristes de la Petite Messe Solennelle de Rossini ou du Requiem de Mozart, tandis que le piano et le violon, rois des instruments, obtiendront une vitrine digne de leur rang. Les musiques actuelles ou latino auront aussi leur tribune, et viendront faire souffler un doux zéphyr sur des contrées au climat capricieux. Festival des Monts de la Madeleine, du 13 juillet au 11 août

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Le festival du Forez passe un pallier

Classique & jazz | Le Festival du Forez, emmené par les frères Adrien (altiste) et Christian-Pierre (violoncelliste) La Marca, aborde une septième édition tout feu tout flamme avec toujours de grands noms de la musique classique & jazz mais aussi davantage de concerts et de nouveaux lieux (20 événements dans sept lieux différents). Le but étant de « valoriser le patrimoine, tout en construisant une programmation très ouverte, permettant une expérience de tous les sens »

Nicolas Bros | Jeudi 6 juin 2019

Le festival du Forez passe un pallier

C'est à une 7e édition revue et augmentée que les frères Adrien et Christian-Pierre La Marca convient les spectateurs cet été. Le festival dont ils ont en charge la direction artistique, le Festival du Forez, prend une nouvelle dimension cette année. Déjà remarquable par les noms imposants et ronflants qu'ils font venir chaque été dans le Forez (on pense à Philippe Jarrousky, Karine Deshayes, Adam Laloum, Michel Portal...), les deux musiciens augmentent la cadence cette saison. Tout d'abord par la durée de leur festival, qui passe de deux à trois week-ends de fêtes musicales, s'étalant du 9 juillet au 4 août. C'est ensuite le nombre de lieux qui se voit multiplié. En 2019, ce seront sept lieux qui accueilleront des concerts : depuis le château d'Andrézieux-Bouthéon, jusqu'à la Collégiale de Montbrison, en passant par l'hôtel-de-ville et le Théâtre de Roanne, le prieuré et l'église de Pommiers, le prieuré de Champdieu et enfin, l'église Saint-Philibert de Charlieu. Renaud Capuçon, Quatuor Ébène, Véronique Gens et consorts Si le festival change d'envergure par son extension géographique, un budget revu à la hausse et un nombre plus important de propositions

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BerliOse !

Classique | C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

BerliOse !

C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, construite autour de l'emblématique Symphonie Fantastique d'Hector Berlioz, marque d'un même temps, le cent cinquantenaire de la mort de ce dernier ainsi que de la naissance d'Albert Roussel. Concert #1 Fantastic Tour par l'Ose !, jeudi 13 juin à 20h30 au Scarabée à Riorges Daniel Kawka : « Refaire un point sur l'oeuvre de grands compositeurs comme Berlioz » Le chef d’orchestre Daniel Kawka dirige les 100 jeunes musiciens de l'orchestre symphonique Ose ! depuis qu'il l'a créé en 2013. Ce passionné de romantisme allemand, de Wagner et de Strauss, de l’univers de Mahler et de la musique française de Berlioz à nos jours, est régulièrement invité à la tête des plus grandes formations. Il a notamment dirigé l’Orchestre national d’Islande, le London Sinfonietta, l’Orchestre national de France, l’Orchestre Philharmonique de Saint Petersburg, l’Orchestre national Russe et l’Orchestre national de Séoul. Votre orchestre s'appelle "Ose !" (en rappor

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C'est arrivé près de chez vous

Classique | En 2014, la réhabilitation de la médiathèque du Conservatoire Massenet fit resurgir d'intrigants manuscrits : quintettes, pièces pour piano, œuvres chorales (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juin 2019

C'est arrivé près de chez vous

En 2014, la réhabilitation de la médiathèque du Conservatoire Massenet fit resurgir d'intrigants manuscrits : quintettes, pièces pour piano, œuvres chorales (Avril, Le Repos en Egypte), un fragment symphonique, ponctués d'un illisible paraphe. Un travail de détective réattribua ces partitions à Gaston Rumeau (1898-1926), talentueux compositeur et ancien élève de la maison. Un an plus tard, le programme d'un festival qui lui fut consacré, daté de 1929, était retrouvé dans un carton. Les précieux manuscrits furent déposés aux Archives Municipales et, cinq ans plus tard, porté par un grand élève, Sébastien Espesson, étudiant en Master II de musicologie, le projet de rejouer ses œuvres put enfin voir le jour. Après un silence de presque un siècle, ce jeune prodige, élève de composition du Conservatoire de Paris, foudroyé par la maladie à 28 ans, retrouvera sa terre natale. Résurgence du foisonnement musical de la grande cité industrieuse et industrielle, au tournant du siècle dernier, ce concert-conférence mettra professeurs solistes, élèves, choristes sur le pont du grand navire Cochereau. Saint Étienne et la composition musicale, une belle histoire d'amour… À suivre donc.

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Double entente

Classique | C'est dans l'écrin magique du château de Goutelas que sera conservé le secret de cette résidence, clôturée par un concert dirigé par François Bernard à Boën. Au programme (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Double entente

C'est dans l'écrin magique du château de Goutelas que sera conservé le secret de cette résidence, clôturée par un concert dirigé par François Bernard à Boën. Au programme deux chefs d'œuvre du romantisme allemand : la bouleversante et trop rare 4e Symphonie de Schumann ainsi que le Double Concerto Op.102 de Brahms. Orchestre Symphonique Musica, dimanche 12 mai 2019 à 16h à l'Église Saint-Jean-Baptiste de Boën

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Fruits de "Saisons"

Classique | Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Fruits de

Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le « plus grand musicien vivant » peut-on lire. Pourtant le vieux "Papa Haydn", comme le nomment avec tendresse ses musiciens, affaibli par la maladie, répugne aux mondanités. Sous couvert d'un "pseudo-bucolisme", mal négocié avec son très accaparant librettiste von Swieten, le chef d'œuvre ne se décrypte que par le prisme du symbolisme. Le prélude de l'hiver est une des plus belles pages du maître, tout comme l'arrivée délicate et progressive du printemps, le stupéfiant orage de chaleur en été, ou la titanesque et sublime fugue finale, décrivent une humanité en proie aux questionnements, mais guidée, in fine, vers le sommet de la montagne sacrée. Génie et humilité concourent à l'édification de ce que Haydn pressentait être son dernier voyage musical. Pour interpréter le chef d'œuvre, Symphonia et l'Ensemble Telemann (aidé du SyLF) seront placés sous la fédératrice baguette de Florent Mayet. « Uns leite deine Hand, O Gott ». Choeur Symphonia, Orchestre Telémann et orchestre Sylf, samedi 18 m

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Saint-Louis... à pied d'œuvre

Classique | Traditionnel rendez-vous des amoureux de bombarde et larigot, l'association Renaissance de l'Orgue de Saint-Louis propose tous les ans une saison (...)

Alain Koenig | Lundi 25 mars 2019

Saint-Louis... à pied d'œuvre

Traditionnel rendez-vous des amoureux de bombarde et larigot, l'association Renaissance de l'Orgue de Saint-Louis propose tous les ans une saison liturgique étoffée, digne des grandes boutiques. L'année 2018-2019 s'achève en apothéose – s'il est permet de risquer ce substantif - avec les œuvres du Cantor et de son maître Buxtehude. Les solistes du Centre de Musique Sacrée du Puy-en-Velay s'attaqueront à l'immense corpus de sept cantates du maître de Lübeck Membra Jesu Nostri. L'écriture inspirée de ce cycle justifie à elle seule les quelques 400 kms que Bach effectua à pied, pour le rencontrer. L'excellent ensemble Alcina nous gratifiera pour sa part, de deux très belles cantates Mein Herz scwhimmt im Blut et Weichet nur, betrübte Schatten BWV199 et 202 pour soprano et orchestre, miracle de piété sensuelle. Enfin, le grand Choeur de Musicologie de l'U.J.M., dirigé par Fabien Houlès interprètera le très énigmatique, symbolique, minimaliste et spirituel Magnificat d'Arvö Pärt. Un concert très "planant" pour le profane. Les cantates Membra Jesu nostri de Buxtehude, samedi 30 mars à 15h; Grand Choeur de Musicologie de l

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Aragon et Castille

Classique | Balade sur la Carte du Tendre au pays de Cervantès, le Choeur de Chambre Sinfonietta traverse des siècles de musique espagnole, accompagné à la guitare par (...)

Alain Koenig | Mardi 2 avril 2019

Aragon et Castille

Balade sur la Carte du Tendre au pays de Cervantès, le Choeur de Chambre Sinfonietta traverse des siècles de musique espagnole, accompagné à la guitare par Rémi Cortial. Des maîtres anciens (Guerrero, El Encina) aux contemporains (Castelnuovo-Tedesco, Oltra), la talentueuse phalange sera votre guide pour un séjour ibérique "all inclusive". Soleil d'Espagne, à l'Église Saint-Laurent de Villars vendredi 5 avril 2019 à 20h30 et au château de Goutelas dimanche 7 avril à 16h

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Tout un plat

Classique | C’est à l’hiver de sa vie, en Bretagne, qu’Alexandre Dumas père rédige ce condensé d’imaginaire hypergueusique et d’autobiographie culinaire, le Grand (...)

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

Tout un plat

C’est à l’hiver de sa vie, en Bretagne, qu’Alexandre Dumas père rédige ce condensé d’imaginaire hypergueusique et d’autobiographie culinaire, le Grand Dictionnaire de Cuisine. Chien, autruche, kangourou, baleine ou dauphin, tout se rôtit ou se mitonne à l’escabèche ou à la Dugléré… Dumas s’y insurge aussi contre la « pratique barbare » du gavage des oies, combat prémonitoire de la "bien-pensance" contemporaine. On rit beaucoup, on salive -ou pas- en lisant la recette du "lapin cuit dans sa peau". Alors qu’on attendait naturellement la toque croustillante d’un Rossini, pour mettre en musique cet ana hors du commun, c’est vers un autre bon-vivant que Philippe Forget dirige le mélomane. Dans la Cuisine d’Offenbach, le spectacle musical étoilé au Guide Michelin, déglace le génial talent du Quatuor Debussy, effile les solistes chanteurs de la Compagnie Orphéon et fait monter au beurre la tension zygomatique : Orphée aux Enfers, Les Brigands, La Vie Parisienne ou La Périchole, bottes secrètes d’un spectacle haut en saveurs du génial marmiton, du Mozart des Champs-Elysées, du délicieux juif errant (ne dirait-on pas

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Design-moi un demi-ton !

Classique | Ayant longtemps réchauffé le coeur des amoureux, littéralement, "transis" de musique de chambre, la Petite Saison du SyLF pose ses bagages dans la très (...)

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

Design-moi un demi-ton !

Ayant longtemps réchauffé le coeur des amoureux, littéralement, "transis" de musique de chambre, la Petite Saison du SyLF pose ses bagages dans la très "conceptuelle" et bien chauffée Cité du design, ce dont vos membres inférieurs, assurément, vous sauront gré. Troquant l’autel de la consumation pour celui de la consommation, ce nouvel écrin conserve pourtant en lieu sûr, l’éclat de la gemme. Le brunch se met, lui aussi, au "goût" du jour. Il gagne en appétence conceptuelle ce qu’il perd en "agapes uderziennes ". Dans ses quartiers d’hiver, le concert intitulé Les grands designers de la musique établira les parallèles entre design et musique classique, où les précurseurs établissent un standard dans lequel s’engouffre l’armée des "suiveurs", créant ainsi modes et styles… La démonstration s’appuiera sur les célèbres trend setters incarnés en leur temps par Mozart, Haydn, Vivaldi ou Schubert. Dans leur sillon, les spin off d’antan furent légion, et leur musique, sans toujours atteindre le pinacle, mérite une ré-écoute attentive, dans sa forme comme son esthétique. Vous prendrez bien une petite coupe de Corelli ou de Salieri avant le brunch ?

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To be or not be

Classique | Lorsqu’il succombe au subtil Je ne sais quoi de l’actrice Harriet Smithson, l’impétueux Berlioz se doute-t-il qu’il s’engage dans un cycle romantico - (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

To be or not be

Lorsqu’il succombe au subtil Je ne sais quoi de l’actrice Harriet Smithson, l’impétueux Berlioz se doute-t-il qu’il s’engage dans un cycle romantico - narcissique dont il aura du mal à s’extraire ? Il incombera à Pierre Bleuse, jeune chef et lui-même compositeur, de résoudre cette insondable énigme. On ne présente plus La Mer de Debussy, à l’impressionnisme figuratif, dont les embruns remonteront, en ce début d’année, les courbes du Furan Un concert augurant d’une nouvelle année symphonique pleine d’épistémè. Hommage à Debussy, vendredi 11 janvier 2019 à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne

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Prendre le ré à deux

Musique de chambre | Cette absence de frugalité aurait pu laisser présager des pires excès de bouche ! Jugez plutôt : « Heure exquise », « Prendre le thé à (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

Prendre le ré à deux

Cette absence de frugalité aurait pu laisser présager des pires excès de bouche ! Jugez plutôt : « Heure exquise », « Prendre le thé à deux », « Passionnément », « Savez-vous planter les choux ».... C'est de la bouche de la succulente Catherine Séon et du très gouleyant Philippe Noncle, pépites - de chocolat - de l'art lyrique, qu'est née cette surprise musicale. Messager, Offenbach, Audran, Lehar, Legrand, servis par Tigran Toumanian, Agnès Pereira, Geneviève Rigot et Marianne Pey, s'agiteront en cuisine pour honorer nos deux maîtres-queux. Miam ! Miam !, samedi 2 février à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

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L'eau, l'air, la terre, le feu

Classique | Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

L'eau, l'air, la terre, le feu

Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo de l'Orchestre de Saint-Étienne-Loire et Cyril Goujon, chef de chant et pianiste soliste aux inépuisables talents. Le programme, comme le duo, laisse opérer tous les charmes du Romantisme, et semble consciemment (ou pas) convoquer en musique les quatre éléments. L'air, tout d'abord, avec la célèbre Sonate n°14 de Beethoven « Clair de lune », dont tous les virtuoses appréhendent le presto agitato, ainsi que la Première Ballade de Chopin, à la mélancolie subversive et langoureuse. C'est avec la terre, celle du sombre Schleswig-Holstein, des paysages de Mer du Nord, que se poursuit l'itinérance avec la Sonate pour violoncelle et piano en mi mineur Op.38 de Brahms, aux puissantes fragrances terriennes. L'évocation de l'eau se fera par le truchement de Liszt avec la très mystique Légende de Saint-François de Paule marchant sur les Flots. C'est également à Liszt que reviendra l'incantation du feu avec sa célèbre Méphisto-Valse. Aucune série télé ne vous dispense

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« Toutes les mamas…

MUSIQUES | ... des Antilles, d’Afrique ou Cuba ont de l’or dans la voix » chantait la regrettée Maurane. Le SyLF, pour son traditionnel concert de Noël, (...)

Alain Koenig | Mardi 4 septembre 2018

« Toutes les mamas…

... des Antilles, d’Afrique ou Cuba ont de l’or dans la voix » chantait la regrettée Maurane. Le SyLF, pour son traditionnel concert de Noël, s’offre une vraie tête d’affiche : Dominique Magloire ! Soprano exceptionnelle, à la sensualité " caribéenne " unique, signature vocale identifiable entre mille, elle jouera à la " mama " surdouée, entourée de nos têtes chantantes du conservatoire Massenet, d'autres écoles, lycées et choeurs du territoire. Un moment de partage, d’émotion, de transmission. Il flottera, sur la cathédrale, une douce fragrance de vin chaud à la cannelle. Concert Carols-Chants de Noël avec le SyLF, dimanche 16 décembre à 14h30 et à 17h00

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Cordes à gogo

Cordes en ballade (Ardèche) | Cordes en ballade, 20e édition ! Toute en joie, en étonnements multiples, en convivialité : le pari initial a dépassé les espérances.

Pascale Clavel | Mardi 3 juillet 2018

Cordes à gogo

Depuis 20 ans, Cordes en Ballade est devenu une référence auprès des amoureux d’une musique exigeante, diverse et subtile. La direction artistique, menée depuis l’origine par le Quatuor Debussy, reste terriblement inventive. Douze jours de balades en Ardèche au cœur d’une programmation en forme de patchwork élégant, où chaque festivalier part à la rencontre de musiques improbables. Le Teil, Viviers, Antraigues-sur-Volane, Cruas, Alba-la-Romaine, Privas… partons flâner ! Cette 20e édition s’ouvre à la cathédrale Saint-Vincent-de-Viviers avec un hommage appuyé à Claude Debussy pour le centenaire de sa mort. Suit une programmation riche en expériences décalées : nous entrons de plain-pied dans la cuisine d’Offenbach, avec un concert de parodies d’opérettes où le Quatuor Debussy et les chanteurs solistes d’Orphéon la Compagnie Vocale s’associent pour interpréter ses plus grands tubes. Pour fêter les 20 ans du festival, le Quatuor Léonis se lâche dans un spectacle fou : Éclisse totale. Les musiciens déroulent une musique dans tous ses états, passent du rock psychédélique le plus dingue aux mélodies de Gainsbourg les plus suaves. Les mélodies irlandais

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« Ce soir, j'entends Madeleine »

Festival des Monts de la Madeleine (Loire) | Lovés dans leurs sombres forêts de sapins, les Monts de la Madeleine, abritent depuis plus de dix ans, un "modeste mais vaillant" festival, assez (...)

Alain Koenig | Mardi 3 juillet 2018

« Ce soir, j'entends Madeleine »

Lovés dans leurs sombres forêts de sapins, les Monts de la Madeleine, abritent depuis plus de dix ans, un "modeste mais vaillant" festival, assez jouissif, suffisamment intime, pour proposer des spectacles chez l'habitant, mais, désormais, suffisamment mature pour étoffer son offre à des ouvrages plus "fournis". Le concert de clôture illustre parfaitement cet équilibre, avec en dégustation, le 2nd Concerto pour piano de Chostakovitch, et la Misa Buenos Aires de Palmeri pour choeur et orchestre, sous l'attentive direction de Louis-Jean Perreau. D'autres très bonnes surprises cette année, comme La Passion Carmen, avec Catherine Séon (Carmen) et le très talentueux Philippe Bourlois, restituant, de son accordéon, toute la palette orchestrale de la fosse, ou encore, une réduction pour piano à quatre mains de la Symphonie Fantastique de Berlioz, par les mains "hyperagiles" de Mathieu Grégoire et Mickaël Bardin. Une édition ouvrant d'enthousiasmantes perspectives, à savourer au frais, vêtu d'une réconfortante pèlerine. Festival des Monts de la Madeleine, du 6 juillet au 12 août (Loire)

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Classe-noisette 

Classique & Jazz | Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 avril 2018

Classe-noisette 

Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet et le SyLF, coche toutes les cases d'un projet pédagogique à faire rougir de plaisir Edmond Maurat, illustre statue du commandeur (1910-1941) de ce noble établissement. En proposant en une même soirée, deux versions de la célébrissime Suite, extraite du ballet de Tchaïkovsky Casse-Noisette, le élèves musiciens font d'une pierre deux coups : chaque mouvement est interprété en version "symphonique", chaque pupitre étant "encadré" par un mentor professionnel du SyLF (Symphonie Loire Forez) ; le même mouvement est, ensuite, rejoué dans la version Jazz Band de Duke Ellington ! D'autres pièces bénéficieront d'une "jazzification à la Gordon Goodwin" : une des naturellement très jazzy Inventions à deux voix de "Jib" - Jean-Sébastien Bach pour les intimes- ou la Rhapsody in blue de Gershwin. Un beau projet fédérateur, comme on les aime, où se mêlent styles, âges, mentors et élèves dans un même élan contagieux. Une poussée de sève collective pour combattre le veau d'or, l'individualisme

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Céladon...du ciel

Classique | Paul Bündgen, contre-ténor d'excellence, à la tête de l'Ensemble Céladon, relève un autre défi : exhumer des partitions montbrisonnaises de Gaspard Paparin, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Céladon...du ciel

Paul Bündgen, contre-ténor d'excellence, à la tête de l'Ensemble Céladon, relève un autre défi : exhumer des partitions montbrisonnaises de Gaspard Paparin, datant de 1562. Naissance d'un œcuménisme en langue française, adaptation d'airs célèbres de la Renaissance, l'expérience se vivra dans la salle héraldique de la Diana. Magique. Ensemble Céladon - À la Muse Céleste, samedi 10 mars à 19h à la salle héraldique de la Diana à Montbrison

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Les nuits sans Kim

Classique | Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Les nuits sans Kim

Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, interprètes fétiches de votre discothèque idéale. Mozart et Ravel ("Who else ?") au menu de cette rencontre au sommet, portée à la baguette par un autre Roi...David. Concertos pour piano / Mozart, Ravel, jeudi 29 mars à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

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A bout de "brass"

MUSIQUES | L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, (...)

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

A bout de

L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, bien sûr ! Didier Martin, Jérôme Princé, Thierry Gaillard, Nicolas Vazquez et Joël Castaingts, seront vos compagnons, dans un wagon-restaurant très "cuivré".

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Aimons-nous vivants !

Festival classique | Depuis son austère belvédère de granit, sépulture d'intrigantes momies, la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château redevient l'épicentre de l'incontournable Baroque en Forez. Jean-Pierre Menuge y célèbre, cette année, "le vivant".

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Aimons-nous vivants !

Que les bacchantes chenues de Jean-Pierre Menuge, tirage sépia d'un vieux daguerréotype, n'abusent pas le chaland ! Ce directeur artistique, ainsi que toute son équipe, connaît la musique... baroque, tout particulièrement. Cet ornement pileux tout acadien, trompeusement débonnaire, cache un redoutable virtuose de la flûte à bec, comme peut en témoigner le festivalier de 2016. « L'art baroque se définit comme un art du mouvement et de l'illusion, qui emprunte son langage à celui des émotions et des passions, des "affetti", comme disent les italiens », rappelle-t-il très justement. Et de citer Le Bernin : « L'homme n'est jamais plus semblable à lui-même que lorsqu'il est en mouvement. ». En mouvement, le festival le sera, qui investira les trésors patrimoniaux de la superbe "Route des balcons" : Montarcher, Marols, Saint-Jean-Soleymieux, Chazelles-sur-Lavieu, et Saint-Bonnet-le-Château. L'Orfeo di Cracovia, phalange ad hoc de talentueux instrumentistes d'époque, sera cette fois encore, bien vivant, assumant les programmes avec orchestre. Beau monde aux balcons Ce dernier accompagnera Bruno Cocset, violoncelliste de talent,

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Un coup de Mayet

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Placé sous la direction du très talentueux Florent Mayet, l'Ensemble amateur Telemann s'autorise quelques audaces de programmation en cette rentrée. Le (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Un coup de Mayet

Placé sous la direction du très talentueux Florent Mayet, l'Ensemble amateur Telemann s'autorise quelques audaces de programmation en cette rentrée. Le délicieux Concertino pour flûte de Cécile Chaminade, interprété par Marianne Sabatier, bénéficie avec bonheur, de la vague de réhabilitation des compositrices du passé. De son côté, le soliste Louis-Jean Perreau, fera pleurer son archet, aux accents bouleversants du Concerto russe d'Edouard Lalo. Un concert très haut de gamme qui mérite assurément le déplacement ! Ensemble Telemann, samedi 30 septembre, à Saint-Didier-en-Velay

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Rubans bissés

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Après le Musée d'Art et d'Industrie, c'est au Conservatoire Massenet d'accueillir cette très belle initiative : le revival des chansons de tisserands (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Rubans bissés

Après le Musée d'Art et d'Industrie, c'est au Conservatoire Massenet d'accueillir cette très belle initiative : le revival des chansons de tisserands du "Siècle d'Or" stéphanois, tirées de poèmes de chansonniers de la "capitale du ruban". Les mélodies de Benjamin Ledin, Henri Chausson ou "Babochi", harmonisées par les élèves des classes de composition du conservatoire, seront interprétées par le choeur Unacorda, et, cette fois-ci, illustrées et étayées par des documents d'archives (photos d'époque, vidéos). Ensemble Unacorda, Chansons de tisserands, lundi 2 octobre à 17h30 au Conservatoire Massenet

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Adriana 42

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Engoncé entre d'illustres figures de proue du mouvement "vériste", Cilea aurait pu tomber aux oubliettes, si son Adriana Lecouvreur n'était passée au (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Adriana 42

Engoncé entre d'illustres figures de proue du mouvement "vériste", Cilea aurait pu tomber aux oubliettes, si son Adriana Lecouvreur n'était passée au répertoire des plus grandes maisons d'opéra de la planète. Sombre histoire de rivalité entre actrices à l'ego un peu exalté, grande interprète des œuvres de Corneille, la tragédienne Adrienne, égérie de Voltaire, meurt empoisonnée par des fleurs... L'opéra, malgré le kitsch de l'intrigue est un chef d’œuvre musical à découvrir absolument, particulièrement si cet art vous paraît extra-terrestre ! Adriana Lecouvreur, opéra de Cilea, du 24 au 28 janvier 2018 à l'Opéra de Saint-Etienne

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Messe du couronnement

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Bouleversant, envoûtant, éblouissant pour certains, grandiloquent et bruyant pour ses détracteurs, le Requiem de la dernière époque du grand Verdi ne laisse (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Messe du couronnement

Bouleversant, envoûtant, éblouissant pour certains, grandiloquent et bruyant pour ses détracteurs, le Requiem de la dernière époque du grand Verdi ne laisse personne indifférent, embrasant tous les superlatifs. La postérité de l'oeuvre, écrite en mémoire de son grand ami Manzoni, a porté au Parnasse ce chef d’œuvre absolu de la musique. D'un lyrisme épique, à couper le souffle, il s'agit assurément là du plus bel opéra, oups, pardon, ouvrage sacré, du maestro. Qu'importe ! Requiem de Verdi, du 8 au 12 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne

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Match point

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Quelques mesures suffisent à repérer les troublantes similitudes qui unissent la Première Symphonie d’Étienne Nicolas Méhul et la Cinquième Symphonie de (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Match point

Quelques mesures suffisent à repérer les troublantes similitudes qui unissent la Première Symphonie d’Étienne Nicolas Méhul et la Cinquième Symphonie de Beethoven. L'intérêt musicologique est évident, à l'occasion du bicentenaire de la mort du compositeur-vedette de la Révolution Française. Pourtant, quelques cruelles minutes suffisent aussi à réattribuer la fulgurance du génie musical. La passion enivrante de David Reiland pour Beethoven, donne des ailes à l'orchestre, et fait de cette Cinquième"un moment de pure grâce. Concert d'ouverture de saison, mardi 3 octobre à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne

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Mouvement de greffe

Festival BWd12 (Loire) | Une gageure que ce festival Bwd12, perché sur son piton, dans un méandre de la Loire. Aujourd'hui installé dans ses enceintes pour sa treizième édition, les (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juillet 2017

Mouvement de greffe

Une gageure que ce festival Bwd12, perché sur son piton, dans un méandre de la Loire. Aujourd'hui installé dans ses enceintes pour sa treizième édition, les programmateurs ont choisi cette année, le thème du mouvement. Explorant la relation ludique entre le corps, la danse, les arts du cirque et la musique, chaque concert fait l'objet d'une présentation « pleine d'humour et d'érudition », comme l'expliquent les organisateurs. Recourant souvent à la transcription pour adapter les œuvres à un format de chambre, les festivités s'ouvriront sur le Concerto pour trois claviers BWV1063 de JS Bach, transcrit pour trois violons. Éclectique par choix, autant que par essence, la thématique du mouvement appréhendera la transversalité des styles musicaux autant que des genres. De grands classiques seront à l'affiche, dans leur format originel ou, revisités pour les forces en présence : le Quintette avec clarinette KV 581, les Sonates pour violoncelle et piano de Chopin ou Chostakovitch, la Valse des Fleurs de Tchaïkovsky, le célèbre Boléro de Ravel, revus et corrigés par Yves Marie, seront autant d'invitations à la convivialité d'après c

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Des fifres et des maîtres

Festival de la Chaise-Dieu (Haute-loire) | Épicentre de la planète classique, la Casa Dei, enchâssée dans sa froidure de granit, retrouve une altitude de croisière, après un millésime 2016 à couper le (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juillet 2017

Des fifres et des maîtres

Épicentre de la planète classique, la Casa Dei, enchâssée dans sa froidure de granit, retrouve une altitude de croisière, après un millésime 2016 à couper le souffle. Oubliant le prophétique destin de Snegourotchka (La Reine des Neiges !), la petite-fille de Cziffra réserve cette année, deux ou trois pépites : Damien Guillon et son Banquet (vraiment) Céleste embraseront la sublime partition d'Antonio Caldara : Madeleine au pied du Christ. Souvent méconnue du public, la musique du maître vénitien impacta fortement le style de quelques saltimbanques jouissant d'une petite notoriété, comme Jean-Sébastien Bach ou Telemann ! Quittant leur Oxfordshire natal, les Tallis Scholars viendront émollier l'air mordant du Velay. On ne présente plus le célèbre ensemble de musique ancienne : son directeur musical, Peter Philips, égrènera les joyaux d'une couronne sans épines : Allegri, Monteverdi, Lotti, Palestrina, laissant présager d'une canicule spontanée en Haute-Loire. Enfin, puisqu'il faut trancher dans le vif argent, le Requiem du sublime tchèque Zelenka (1704), par le fleuron de ses interprètes nationaux (Vaclav Luks), permettra d'élargir, si

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Daniel Kawka, le contemporain qui "Ose"

Portrait | Éclectique et passionné, le célèbre chef d'orchestre aux modestes origines, moissonne aujourd'hui ses blés. Graal du sage ou désarmant truisme, ses rêves aujourd'hui reviennent à lui, tout naturellement ! Un labeur acharné et de belles cartes postales plein son viatique : Oural ou Toscane, Tibre ou Néva sont pour lui, autant de sensations à revisiter... en musique !

Alain Koenig | Mardi 2 mai 2017

Daniel Kawka, le contemporain qui

Toujours ponctuel, un physique imposant emplit l'entrebâillement de la porte. Les retrouvailles avec Daniel Kawka sont toujours précédées du petit pincement au cœur qui sied aux grands rendez-vous. Après les civilités d'usage, la tonalité passe très vite en ré majeur, avec une infinie simplicité. Ayant quitté deux postes de Premier Chef Invité, et pas des moindres, voici l'enfant du pays de retour dans l'Hexagone, où ses projets se concrétisent les uns après les autres. De son long séjour en Italie, à la tête de l'Orchestre de la Toscane, il a le sentiment d'avoir effectué ce qu'il nomme très justement ses « humanités », ce qui en langage " chef d'orchestre " signifie : jouer le grand répertoire du XIXe siècle : les Schumann, Mendelssohn, Beethoven... Un passage obligé pour ne pas être catalogué jusqu'à la fin de ses jours " Monsieur musique d'aujourd'hui " ! Daniel Kawka est un homme libre, et revendique ses choix musicaux sur une échelle de Richter, graduée de Wagner à Jimmy Hendrix. « À l'origine, j'ai fait ce métier parce que j'avais entendu Parsifal de Wagner à Orange. Je suis un amoureux fondamental de la musique ! » Dans une corporation, où l'on

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Bach-élite

Classique | Atypiques, authentiques, intuitifs... Les deux guest stars de la Petite Saison du SyLF se soustraient délibérément au culte du superlatif médiatique. Purs (...)

Alain Koenig | Mardi 31 janvier 2017

Bach-élite

Atypiques, authentiques, intuitifs... Les deux guest stars de la Petite Saison du SyLF se soustraient délibérément au culte du superlatif médiatique. Purs parmi les purs, ils s'apprécient et se connaissent : Mathieu Névéol maîtrise son instrument sur le bout des doigts, pas de doute ! Violoniste-concertiste de talent, il est aussi luthier. Cette double carte de visite a de quoi intriguer dans une époque où le cloisonnement phagocyte l'artisan-musicien, rêveur ardent et passionné. Promoteur inlassable de son instrument, il le met au service des patrimoines architecturaux en détresse, ou des répertoires traditionnels sous-représentés sur la « planète classique ». Philippe Bourlois, quant à lui, donne à l'accordéon, un peu "boudi-boudé" pour ses effluves prolétaires, ses lettres de vraie noblesse. Le SyLF nous enjoint une nouvelle fois, à troquer l'onirisme dominical de notre couette pour celui du grand Jean-Sébastien ! Qu'il en soit remercié. Dans cette transcription, le sublime Concerto en fa mineur se rajoutera à l'inventaire des ébouriffantes prestations de Philippe Bourlois. Autres biscuits apéritifs: du Piazzola, bien sûr, des œuvres et arrangements de Mathieu Névéol

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Classique/Lyrique : 5 concerts d'exception

Panorama 16/17 | Hymne à la JOA Après avoir fait reprendre du service au juke-box, grâce aux concerts « à la criée », l'orchestre SyLF, décidément le plus inventif pour reconquérir (...)

Alain Koenig | Mardi 6 septembre 2016

Classique/Lyrique : 5 concerts d'exception

Hymne à la JOA Après avoir fait reprendre du service au juke-box, grâce aux concerts « à la criée », l'orchestre SyLF, décidément le plus inventif pour reconquérir avec panache le public populaire, ressort de sa manche une arme d'effusion massive ! Le Violon Magique est un programme (gratuit) articulé autour des plus belles pages du répertoire consacrées à cet instrument. Le festival Montrond'n dièse donnera aussi sa soirée de gala au Casino JOA, avec l'immense violoncelliste Emmanuelle Bertrand, une vraie magicienne ! AK Emmanuelle Bertrand & l'Ensemble SyLF, mercredi 14 septembre à 20h30, au Casino Joa, dans le cadre du festival Montrond'n dièse Haute saison C'est sur un vol Venise-Buenos Aires que David Reiland nous propose d'embarquer avec ce premier volume de la saison symphonique de l'OSSEL. L'écossais post-minimaliste Max Richter, adepte du déphasage, revisite le tube mondial des Quatre Saisons pour en donner une version aux séquences répétitives hypnotiques. Un habile transit à Mar del Plata permettra d'entendre trois pièces du « bandonéoniste qui voulait être Bach », Astor Piazzola. Une s

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Fleurs de Liszt...

MUSIQUES | Bling-Bling et Lang-Lang n'ont qu'à bien se tenir ! C'est un "sacre du printemps" pour Pascal Amoyel, grand félin du clavier : un CD des Polonaises de Chopin, un nouveau spectacle musical, une actualité préfigurant une hausse du mercure dans la Loire, voire en Haute-Loire.

Alain Koenig | Mardi 31 mai 2016

Fleurs de Liszt...

Après Cziffra, son mentor, Pascal Amoyel esquisse un nouveau portrait : autre Hongrois, autre immense virtuose, le plus grand peut-être... Avec Le jour où j'ai rencontré Franz Liszt, ce nouveau "voyage en musique" trouvera une étrange résonance personnelle par l'aspect spirituel et ascétique de ce qu'il qualifie de « période du retrait de la gloire et des paillettes » de Liszt. Chaîne invisible et intemporelle, le plus racé des pianistes français actuels incarnera cet artiste auréolé, adulé, séducteur, ayant pourtant su faire taire son ego, et renoncer aux vanités terrestres, « après avoir connu un succès équivalent à celui d'une rock star aujourd'hui ! » explique-t-il. Du grain à moudre... Fil rouge dans l'actualité de l'artiste, comment ne pas évoquer Chopin lorsqu'on incarne Liszt, fût-ce sur scène ? Les intersections de ces deux vies méritaient bien un nouvel enregistrement. Voilà qui est fait, avec la sortie sous le label Dolce Vita du CD Polonia. Fuyant la Pologne envahie par les russes, Chopin évoque à travers ses Polonaises son amour du pays natal. Contrairement aux Nocturnes, enreg

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« Beauté et clarté riment avec Saint-É »

MUSIQUES | S'offrant un joli pied-de-nez au salmigondis néo-zolien du « Monde », Sandrine Duplat, étudiante en Master 2, réunit quatre immenses ambassadeurs d'une (...)

Alain Koenig | Mardi 29 septembre 2015

« Beauté et clarté riment avec Saint-É »

S'offrant un joli pied-de-nez au salmigondis néo-zolien du « Monde », Sandrine Duplat, étudiante en Master 2, réunit quatre immenses ambassadeurs d'une cité en quête de renouveau, qui, de surcroît, partagent la même inappétence pour le "bling-bling". Niko Rodamel, photographe rare. D'un seul cliché, restituer la quintessence d'un onirisme sensuel, humaniste, tenace est l'apanage des grands. Reflet de la vie ou de sa désertion, le regard de Niko laisse toujours une demi-teinte ambiguë au fond du palais. Primesautière, reine de l'auto-dérision et du boa fluo, la mezzo-soprano Catherine Séon triomphe actuellement dans Ferme la porte quand tu chantes avec François Jacquet et Laurent Touche. Elle troquera à cette occasion, le gaga pour Massenet et sera accompagnée au piano du compositeur Pascal Descamps. dont la puissance lyrique laisse immanquablement l'auditeur bouleversé. Après avoir triomphé avec son Requiem aux Invalides, dans la Loire et bientôt à Montbrison, préparant une nouvelle fresque symphonique et vocale, il (re)donnera la mesure de son immense talent dans une commande de l'ensemble féminin Artmilles. À sa tête, la rigueur bienveillante et juste de Céci

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Classique/Lyrique : Les cinq incontournables

MUSIQUES | Voici la sélection de concerts de musique classique/lyrique de la rédaction du Petit Bulletin Saint-Étienne pour la saison 15/16.

Alain Koenig | Mardi 1 septembre 2015

Classique/Lyrique : Les cinq incontournables

Pourquoi votre fille est muette... C'est au célèbre tandem Barbier-Carré que Carvalho, directeur du Théâtre-Lyrique, confia d'intercaler dans la pièce de Molière, des textes chantés qui pussent rehausser la farce du grand Molière. Comme le fera plus tard Massenet avec sa Cendrillon, les références au 17e siècle sont légion. Empreinte de ce bon sens populaire, dont notre génie national ne se départit jamais, ce Médecin malgré lui, revisité par Gounod est assaisonné à la sauce Rossini et se déguste tel un Beaujolais nouveau. Parfait pour un public familial. AK Le Médecin malgré lui, vendredi 16 et samedi 17 octobre à 20h au Grand Théâtre Massenet de l'Opéra de Saint-Étienne Le chouchou de la Castafiore... Merci à Puccini et à ses deux librettistes d'avoir réussi à faire oublier la naphtaline grandiloquente de la pièce de Victorien Sardou. La postérité n'aura retenu que le chef d'œuvre passionnel et brutal du maître de Lucques, et qui s'en plaindra ? Apogée du vérisme, véritable juke-box de mélodies toutes plus belles les unes que les autres. Comment s'étonner du triomp

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La musique, c'est Brou !

MUSIQUES | A l'écart des flux mélo-migratoires, notre GPS a repéré une oasis, aptement sise dans l'Ain, «number one» des départements français. Et les Estivales de Brou (...)

Alain Koenig | Mardi 30 juin 2015

La musique, c'est Brou !

A l'écart des flux mélo-migratoires, notre GPS a repéré une oasis, aptement sise dans l'Ain, «number one» des départements français. Et les Estivales de Brou n'hésitent pas à planter leur Colonne Maurice à Bourg-en-Bresse ! Après l'intervention décalée du New Lyrique Boys Band, sifflant le coup d'envoi du festival, Laurent Touche mettra sa battue au service de la sagesse du grand Mozart, pour un opéra dont c'est la quintessence: La Flûte Enchantée. Emplie de juvénile maturité, oxymore pertinent tant pour le livret que les voix invitées, la distribution tiendra ses promesses: la Reine de la Nuit de la valeur montante Julie Mathevet, la très belle Pamina de Catherine Bernardini, le très mâle Sarastro de Florian Westphal, l'héroïque Tamino de Richard Bousquet, ou l'éternel teen-ager Papageno de Frédérik Prévault. Un récital de l'excellente soprano Ingrid Perruche, accompagnée par Laurent Touche qui, pour l'occasion, retrouvera ses claviers, prolongera la villégiature lyrique. Enfin, l'épique 8ème Symphonie de Mahler convoquera les moissons de cette 25ème édition, dans un grand éla

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C'est un jardin extraordinaire...

MUSIQUES | Disserter sur l'alchimie de Jean-Sébastien Bach, comme celle de Mozart d'ailleurs, relève toujours de la gageure, un acte d'humilité. Une fois les accords (...)

Alain Koenig | Mercredi 6 mai 2015

C'est un jardin extraordinaire...

Disserter sur l'alchimie de Jean-Sébastien Bach, comme celle de Mozart d'ailleurs, relève toujours de la gageure, un acte d'humilité. Une fois les accords chiffrés, les harmonies analysées, les fugues disséquées, le contrepoint idolâtré, que reste-t-il du grand ouvrage cosmique, sinon un vortex géant ? Mozart après avoir découvert les partitions du Cantor, n'a-t-il pas écrit d'une plume toute neuve sa sublime Messe en ut ? Les Sonates pour flûte et clavecin de Bach ne sont pourtant pas la clef de voûte de quelque puissant chef d’œuvre, comme les Concertos pour deux, trois ou quatre claviers, la Messe en si, une cantate jubilante, ou une bouleversante Passion. Ici, Bach, joue sur la corde intime, comme il le fait avec les miraculeuses Sonates pour violoncelle et clavier. Le contrepoint se met au service d'une méditation intérieure, une spiritualité tout à la fois ludique et contemplative. Faut-il croire au hasard si l'on annonce que le talentueux ensemble de musique ancienne Le Jardin des Délices convoque dans son patronyme le mystérieux triptyque de Jérôme Bosch de 1503, tableau oscillant entre la science fiction et

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J.F. Zygel, pas si classique que ça !

MUSIQUES | Musicien accompli, compositeur atypique et improvisateur aguerri, Jean-François Zygel est l'invité de l'Ensemble Orchestral Contemporain pour une série de concerts dont un à Andrézieux-Bouthéon. Il présentera plusieurs œuvres dont une de ses compositions et des pièces de Karlheinz Stockhausen ou encore de John Adams. Rencontre avec un musicien pas si classique que ça. propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mercredi 25 février 2015

J.F. Zygel, pas si classique que ça !

D'où provient ce projet commun avec l'EOC ? Comment vous êtes-vous rencontrés ? J.F. Zygel : Je connais Daniel Kawka depuis très longtemps, puisque nous avons obtenu ensemble le prix de la Fondation de France... il y a presque trente ans ! Et tout le monde connaît la qualité des musiciens de l'EOC. Pouvez-vous nous parler un peu du programme de ce spectacle et notamment de la pièce Concerto "ouvert" pour piano et ensemble dont vous êtes l'auteur ? A quoi pouvons-nous nous attendre ? C'est une idée un peu délirante ! Comme je suis depuis tout petit improvisateur dans l'âme, et qu'en même temps j'adore l'orchestre, j'ai eu l'idée d'une oeuvre qui allie ces deux passions. L'orchestre jouera donc ma musique sur partition, à la note près, tandis qu'au piano j'aurai toute liberté pour inventer, varier, improviser. Il y a une belle part d'improvisation dans ce spectacle. Quelle en est la raison ? C'est toujours le problème de l'écrit et de l'oral. L'oral, en musique, c'est une forme essentielle de transmission. C'est aussi l'improvisation, le jazz, les musiques populaires... L'écrit permet de

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C'est dans leurs cordes...

MUSIQUES | Etranges noces que celles d'une guitare éclectique et d'un violoncelle acoustique ! C'est pourtant l'improbable union à laquelle le Duo Philéas réserve (...)

Alain Koenig | Mardi 3 mars 2015

C'est dans leurs cordes...

Etranges noces que celles d'une guitare éclectique et d'un violoncelle acoustique ! C'est pourtant l'improbable union à laquelle le Duo Philéas réserve jalousement la quintessence de son répertoire intimiste autant qu'éclectique. Tel un voyage initiatique, les deux complices nous convient à découvrir des facettes musicales méconnues de régions ou pays du monde : Europe Centrale, Espagne, Grèce, Amérique du Sud... France aussi ! Éclectique, le binôme l'est aussi par ses transcriptions de genres musicaux sans passerelles évidentes, que ce soient les styles «classique» ou «romantique», le tango ou le jazz... Pascal Jemain, violoncelliste et Benjamin Thiérot, guitariste, définissent d'ailleurs leur démarche comme «une exploration écarquillée d'un univers de musiques classiques ou atypiques, éternelles ou éphémères, un chemin qui évite soigneusement les trajectoires rectilignes». Tous deux formés dans la plus grande institution musicale de la république, ils ont conservé le goût du voyage en musique. Les compositeurs auxquels ils rendent hommage sont autant de carrousels à bagages d'aéroports : Machado, Gnattali, Zenamon, Bogdanovic, Miteran, Ourkouzounov, Iturralde, peu connus du gr

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L'île de Franz

MUSIQUES | Étymologiquement parlant, peu de destins sont aussi fulgurants que celui du grand Franz Schubert ! Emporté à 31 ans par une subséquence de la maladie dont (...)

Alain Koenig | Mardi 4 novembre 2014

L'île de Franz

Étymologiquement parlant, peu de destins sont aussi fulgurants que celui du grand Franz Schubert ! Emporté à 31 ans par une subséquence de la maladie dont il faut taire le nom, il laisse derrière lui d'innombrables pages, parmi les plus célèbres du répertoire romantique. Vivant dans l'ombre du grand Beethoven, peinant à s'émanciper de cette tutelle imaginaire, il ne lègue pas moins de six cents Lieder, genre dont on lui attribue la paternité, neuf (dix ?) symphonies, quinze œuvres lyriques, de la musique de chambre. Ses poètes de prédilection se nomment Goethe, Rückert, Müller voire Shakespeare. Souvent confinée au cercle intime, dont les Schubertiades sont la quintessence, sa musique explose véritablement à titre posthume. Il faut attendre 1828 - année de sa mort - pour que l'on donne un concert à Vienne intégralement composé de ses œuvres et 1865, pour que l'on joue sa Symphonie inachevée. Pour sa soirée Aimez-vous Schubert ?, l'O.S.S.E.L. demandera à l'excellent pianiste Jamal Moqadem d'accompagner des extraits du glacial cycle du Voyage d'hiver et de l'angoissant Roi des Aulnes. La symphonie Tragique et Inachevée

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