La Côte d'Amour

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Photo : Sir John Eliot Gardiner © Chris Christodoulou


Comme tous les ans, les grands noms du classique se donnent rendez-vous au pied des Alpes, pour célébrer l'alpha et l'oméga du romantisme français, le père de l'orchestration moderne, l'emblématique isérois : Hector Berlioz. Les grandes pointures essaieront toutes la pantoufle de vair : Daniel Kawka, François-Xavier Roth, les iconiques Valery Gergiev et John Eliot Gardiner ou encore David Reiland, pour ne citer que les chefs. La galerie des interprètes ne sera pas en reste : Sophie Koch, Jean-Marc Luisada, Stéphanie d'Oustrac, Renaud Capuçon, Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude, une liste digne des grands soirs des Victoires de la Musique. On retrouvera, dans la programmation, les grands "tubes" du maître des lieux. La Symphonie fantastique ou Les Nuits d'été. L'édition 2019 réserve, en point d'orgue, deux exécutions exceptionnelles, deux œuvres rarement jouées dans leur intégralité : Benvenuto Cellini et surtout, La Damnation de Faust, chefs d'œuvres, oserait-on dire, "immortels" ?

Festival Berlioz, du 17 août au 1er septembre à La Côte-Saint-André (Isère)

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24 heures chrono

MUSIQUES | Passionnante rentrée pour le SyLF... Amusant la gaga-lerie avec son spectacle musical Le Coissou dans les Cordes au Festival Montrond' n dièse, (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

24 heures chrono

Passionnante rentrée pour le SyLF... Amusant la gaga-lerie avec son spectacle musical Le Coissou dans les Cordes au Festival Montrond' n dièse, l'orchestre « truculera » entre les interventions de Gil Chauvet, Jean-Luc Epalle ou Jean-Christophe Treille. Le ton se fera moins léger avec 24 heures de la Vie d'une femme de Stefan Zweig. Ce fulgurant récit, entrecoupé de musiques de Brahms, Schubert ou Tchaïkovski sera mis en scène par Laurent Fréchuret. Invitée d'honneur, Emmanuelle Bertrand ponctuera le récit de « l'insoutenable humanité » de son violoncelle. Le Coissou dans les Cordes, dimanche 3 octobre à 15h, dans le cadre du Festival Montrondn' dièse ; 24 heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig, les 19 et 20 novembre à 20h à l' Espace Culturel de la Ricamarie à 20h ; le 26 novembre à 20h à La Passerelle de Saint Just-Saint-Rambert

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Soulève ta paupière close...

MUSIQUES | Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

Soulève ta paupière close...

Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. L’affiche cette année, relève de la « fête étoilée », du grand « Hector »… Trois récitals de Jean-François Heisser consacrés aux trois « Grands d’Espagne » (De Falla, Granados, Albeniz), un feu d’artifice signé Saint-Saëns avec les enchanteurs Bertrand Chamayou et Renaud Capuçon, ou la Cantate Herminie magnifiée par l’immense voix de Sophie Koch. L’intimité de l’admiration mutuelle entre Flaubert et Berlioz sera en d’excellentes mains avec Véronique Gens et le très talentueux David Reiland, tandis que l’Enfance du Christ sera dirigée par John Nelson, la Damnation de Faust par Valery Gergiev à la tête de l’exceptionnel Orchestre du Marinsky de Saint-Petersbourg. Beaucoup d’autres dates d’exception… On ne saura où donner de l’oreille à la Côte-Saint-André. Festval Berlioz, la Côte-Saint-André (Isère), du 17 au 30 août 2021

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Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

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5 grands classiques

Panorama classique/lyrique 20/21 | Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

5 grands classiques

Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond en 1938, qu'il est « sur le point d'entrer dans les ordres ». Pour Pascal Descamps, la spiritualité, consubstantielle et libératrice de la condition humaine, le délivre de son carcan terrestre. Créé en 2014 aux Invalides, son bouleversant Requiem, interprété par quatre merveilleux solistes (Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanik, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin), apportera l'apaisement au doute spirituel de son célébrissime aîné. Seule certitude : les étoiles seront visibles depuis la nef de la cathédrale. "Fraternités", Concerto pour orgue de Francis Poulenc et Requiem de Pascal Descamps, dir. Jingkaï Sun, le 17 octobre 2020 à 20h, à la Cathédrale Saint-Charles. *"SDG" ou "Soli Deo Gloria" était un sigle utilisé par JS Bach pour signer ses œuvres signifiant: "à Dieu seul la gloire". Je suis resté fidèle... Bruno Mantovani, désormais à la tête de l'EOC, dirige son premier concert à l'Op

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Bach to basics...

MUSIQUES | Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

Bach to basics...

Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait venir en aide aux programmateurs de ce délicieux festival d'altitude ? En gage d'éternelle reconnaissance, Florent Mayet collectionnera les pépites, grand public (Passion selon Saint-Jean le 11 octobre ou Suites pour violoncelle par Emmanuelle Bertrand le 10 octobre à Saint-Bonnet-le-Château), ou plus intimes, dépouillées (Variations Goldberg le 5 octobre à Marols, Sonates pour violon et continuo le 5 octobre à Périgneux, Fantaisies et Partitas le 7 octobre à Margerie-Chantagret). L'érudition se mettra au service et à la portée d'un public toujours plus avide de sens, avec les interventions du très compétent et sympathique Julien Garde. Soli Deo Gloria... Festival Baroque en Forez, du 3 au 11 octobre dans divers lieux du Forez (Monbrison, Saint-Bonnet-le-Château) Plus d'infos sur www.baroque-en-forez.fr

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Un certain regard sur l’Isère

Festival pluridisciplinaire | Organisé par le Conseil départemental, Paysage>Paysages déboule en Isère pour une quatrième édition estivale durant tout l’été – et même un peu plus. L’occasion de (...)

Martin de Kerimel | Mercredi 8 juillet 2020

Un certain regard sur l’Isère

Organisé par le Conseil départemental, Paysage>Paysages déboule en Isère pour une quatrième édition estivale durant tout l’été – et même un peu plus. L’occasion de faire le plein de culture avec en tout une grosse centaine de propositions artistiques, déclinées sur cinq territoires : dans l’agglomération grenobloise, d’abord, mais aussi en Trièves, dans le Sud Grésivaudan, dans le Haut-Rhône dauphinois et en Bièvre-Valloire. Expositions, spectacles, promenades avec des musiciens, poètes et conteurs, animations, visites, projections, (re)découvertes des sites… il y en a vraiment pour tous les goûts et les événements sont souvent gratuits ! Paysage>Paysages, pendant tout l'été en Isère Programme complet disponible sur www.paysage-paysages.fr

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Les "joujoux" du jubé

Festival de La Chaise-Dieu | Fier et altier, le promontoire de l'Abbatiale Saint-Robert domine le granit alentour. Par son imposante stature, musicale et symbolique, le phare de cet estuaire spirituel évoque la traversée de noirs rivages de l'Antiquité.

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Les

Jean-Sébastien Bach, encore et toujours, convoquera les anges et démons de sa fulgurante Passion selon Saint-Jean. Le pathos, le symbolisme des nombres, l'envoûtant ostinato des cordes du chœur d'ouverture, la troublante sensualité de Jésus ou de la mort (Ruht wohl), l'efficacité et la concision du chef d'œuvre éblouissent autant qu'ils perturbent. Damien Guillon n'a de leçon à recevoir de personne. Il naviguera au sextant dans ce pacifiste océan, épaulé du chœur de chambre Mélisme(s) et de son toujours "Céleste Banquet". Les "Anges Musiciens" l'auront précédé en la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château - une première - juchée sur son piton exposé au septentrion. Josquin, Tallis ou Gibbons auront ainsi pavé la voie à cette édition 2019. Éclectisme et fondamentaux Si la musique sacrée reste l'acrotère du Festival de la Chaise-Dieu (Scarlatti, Haendel, Bach ou Brahms), les ornements viendront cette année du répertoire symphonique, jouissant en 2019, d'une "tribune" digne des orgues de l'abbatiale. La toujours grandiose Neuvième Symphonie de Beethoven dirigée par Jérémie Rhorer, l'inoxydable 40e Symphonie de Wolfgan

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Si tu vas à Riom...

Festival des Monts de la Madeleine | Des prairies d'altitude des Monts de la Madeleine s'élèvent de bucoliques arpèges, tandis que coule l'hydromel bio, patiemment macéré chez l'habitant. Tous (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Si tu vas à Riom...

Des prairies d'altitude des Monts de la Madeleine s'élèvent de bucoliques arpèges, tandis que coule l'hydromel bio, patiemment macéré chez l'habitant. Tous les ans, décor et musique forment un anneau symbiotique, au détour d'improbables chapelles ou d'une cour de ferme. L'édition 2019 égrène son organique chapelet : à défaut de pouvoir être exhaustif, on notera la floraison de la musique de chambre (le duo SVP, Cordes en duo avec Louis-Jean Perreau et Lyuba Zhecheva, le Quatuor Bellefeuille, le trio WAO, un trio à vents, un très beau duo de flûtes, entre autres). Les voix solistes de Rémy Poulakis, Ainhoa Zuazua Rubira, Chloé Jacob ou Céline Arnaud anticiperont sur les choristes de la Petite Messe Solennelle de Rossini ou du Requiem de Mozart, tandis que le piano et le violon, rois des instruments, obtiendront une vitrine digne de leur rang. Les musiques actuelles ou latino auront aussi leur tribune, et viendront faire souffler un doux zéphyr sur des contrées au climat capricieux. Festival des Monts de la Madeleine, du 13 juillet au 11 août

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Le festival du Forez passe un pallier

Classique & jazz | Le Festival du Forez, emmené par les frères Adrien (altiste) et Christian-Pierre (violoncelliste) La Marca, aborde une septième édition tout feu tout flamme avec toujours de grands noms de la musique classique & jazz mais aussi davantage de concerts et de nouveaux lieux (20 événements dans sept lieux différents). Le but étant de « valoriser le patrimoine, tout en construisant une programmation très ouverte, permettant une expérience de tous les sens »

Nicolas Bros | Jeudi 6 juin 2019

Le festival du Forez passe un pallier

C'est à une 7e édition revue et augmentée que les frères Adrien et Christian-Pierre La Marca convient les spectateurs cet été. Le festival dont ils ont en charge la direction artistique, le Festival du Forez, prend une nouvelle dimension cette année. Déjà remarquable par les noms imposants et ronflants qu'ils font venir chaque été dans le Forez (on pense à Philippe Jarrousky, Karine Deshayes, Adam Laloum, Michel Portal...), les deux musiciens augmentent la cadence cette saison. Tout d'abord par la durée de leur festival, qui passe de deux à trois week-ends de fêtes musicales, s'étalant du 9 juillet au 4 août. C'est ensuite le nombre de lieux qui se voit multiplié. En 2019, ce seront sept lieux qui accueilleront des concerts : depuis le château d'Andrézieux-Bouthéon, jusqu'à la Collégiale de Montbrison, en passant par l'hôtel-de-ville et le Théâtre de Roanne, le prieuré et l'église de Pommiers, le prieuré de Champdieu et enfin, l'église Saint-Philibert de Charlieu. Renaud Capuçon, Quatuor Ébène, Véronique Gens et consorts Si le festival change d'envergure par son extension géographique, un budget revu à la hausse et un nombre plus important de propositions

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BerliOse !

Classique | C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

BerliOse !

C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, construite autour de l'emblématique Symphonie Fantastique d'Hector Berlioz, marque d'un même temps, le cent cinquantenaire de la mort de ce dernier ainsi que de la naissance d'Albert Roussel. Concert #1 Fantastic Tour par l'Ose !, jeudi 13 juin à 20h30 au Scarabée à Riorges Daniel Kawka : « Refaire un point sur l'oeuvre de grands compositeurs comme Berlioz » Le chef d’orchestre Daniel Kawka dirige les 100 jeunes musiciens de l'orchestre symphonique Ose ! depuis qu'il l'a créé en 2013. Ce passionné de romantisme allemand, de Wagner et de Strauss, de l’univers de Mahler et de la musique française de Berlioz à nos jours, est régulièrement invité à la tête des plus grandes formations. Il a notamment dirigé l’Orchestre national d’Islande, le London Sinfonietta, l’Orchestre national de France, l’Orchestre Philharmonique de Saint Petersburg, l’Orchestre national Russe et l’Orchestre national de Séoul. Votre orchestre s'appelle "Ose !" (en rappor

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C'est arrivé près de chez vous

Classique | En 2014, la réhabilitation de la médiathèque du Conservatoire Massenet fit resurgir d'intrigants manuscrits : quintettes, pièces pour piano, œuvres chorales (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juin 2019

C'est arrivé près de chez vous

En 2014, la réhabilitation de la médiathèque du Conservatoire Massenet fit resurgir d'intrigants manuscrits : quintettes, pièces pour piano, œuvres chorales (Avril, Le Repos en Egypte), un fragment symphonique, ponctués d'un illisible paraphe. Un travail de détective réattribua ces partitions à Gaston Rumeau (1898-1926), talentueux compositeur et ancien élève de la maison. Un an plus tard, le programme d'un festival qui lui fut consacré, daté de 1929, était retrouvé dans un carton. Les précieux manuscrits furent déposés aux Archives Municipales et, cinq ans plus tard, porté par un grand élève, Sébastien Espesson, étudiant en Master II de musicologie, le projet de rejouer ses œuvres put enfin voir le jour. Après un silence de presque un siècle, ce jeune prodige, élève de composition du Conservatoire de Paris, foudroyé par la maladie à 28 ans, retrouvera sa terre natale. Résurgence du foisonnement musical de la grande cité industrieuse et industrielle, au tournant du siècle dernier, ce concert-conférence mettra professeurs solistes, élèves, choristes sur le pont du grand navire Cochereau. Saint Étienne et la composition musicale, une belle histoire d'amour… À suivre donc.

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Double entente

Classique | C'est dans l'écrin magique du château de Goutelas que sera conservé le secret de cette résidence, clôturée par un concert dirigé par François Bernard à Boën. Au programme (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Double entente

C'est dans l'écrin magique du château de Goutelas que sera conservé le secret de cette résidence, clôturée par un concert dirigé par François Bernard à Boën. Au programme deux chefs d'œuvre du romantisme allemand : la bouleversante et trop rare 4e Symphonie de Schumann ainsi que le Double Concerto Op.102 de Brahms. Orchestre Symphonique Musica, dimanche 12 mai 2019 à 16h à l'Église Saint-Jean-Baptiste de Boën

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Fruits de "Saisons"

Classique | Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Fruits de

Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le « plus grand musicien vivant » peut-on lire. Pourtant le vieux "Papa Haydn", comme le nomment avec tendresse ses musiciens, affaibli par la maladie, répugne aux mondanités. Sous couvert d'un "pseudo-bucolisme", mal négocié avec son très accaparant librettiste von Swieten, le chef d'œuvre ne se décrypte que par le prisme du symbolisme. Le prélude de l'hiver est une des plus belles pages du maître, tout comme l'arrivée délicate et progressive du printemps, le stupéfiant orage de chaleur en été, ou la titanesque et sublime fugue finale, décrivent une humanité en proie aux questionnements, mais guidée, in fine, vers le sommet de la montagne sacrée. Génie et humilité concourent à l'édification de ce que Haydn pressentait être son dernier voyage musical. Pour interpréter le chef d'œuvre, Symphonia et l'Ensemble Telemann (aidé du SyLF) seront placés sous la fédératrice baguette de Florent Mayet. « Uns leite deine Hand, O Gott ». Choeur Symphonia, Orchestre Telémann et orchestre Sylf, samedi 18 m

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Les festivals musicaux se dévoilent

Programmation festival | Les jolis noms affluent pour les festivals musicaux ligériens et extra-ligériens au printemps-été. Sélection.

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Les festivals musicaux se dévoilent

Les différentes programmations des festivals d'été se dévoilent au fur et à mesure. Du côté du Foreztival de Trelins, on prépare une grosse édition du 2 au 4 août 2019. Se succéderont sur scène pendant le week-end Ska-P, Thérapie Taxi, Vald, Goran Bregovic, Feu ! Chatterton, Tiken Jah Fakoly, Raggasonic, Calypso Rose, The Inspector Cluzo et autres Zoufris Maracas. À Saint-Chamond, le festival La Rue des Artistes prévoit du 14 au 16 juin une édition teintée de reggae avec notamment Groundation et Broussaï, mais également Sinsemilia, les locaux Tit'Nassels ou encore l'artiste de hip hop Tracy de Sá. Le même week-end, à Saint-Étienne, le nouveau format de Paroles & Musiques, désormais intitulé

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Saint-Louis... à pied d'œuvre

Classique | Traditionnel rendez-vous des amoureux de bombarde et larigot, l'association Renaissance de l'Orgue de Saint-Louis propose tous les ans une saison (...)

Alain Koenig | Lundi 25 mars 2019

Saint-Louis... à pied d'œuvre

Traditionnel rendez-vous des amoureux de bombarde et larigot, l'association Renaissance de l'Orgue de Saint-Louis propose tous les ans une saison liturgique étoffée, digne des grandes boutiques. L'année 2018-2019 s'achève en apothéose – s'il est permet de risquer ce substantif - avec les œuvres du Cantor et de son maître Buxtehude. Les solistes du Centre de Musique Sacrée du Puy-en-Velay s'attaqueront à l'immense corpus de sept cantates du maître de Lübeck Membra Jesu Nostri. L'écriture inspirée de ce cycle justifie à elle seule les quelques 400 kms que Bach effectua à pied, pour le rencontrer. L'excellent ensemble Alcina nous gratifiera pour sa part, de deux très belles cantates Mein Herz scwhimmt im Blut et Weichet nur, betrübte Schatten BWV199 et 202 pour soprano et orchestre, miracle de piété sensuelle. Enfin, le grand Choeur de Musicologie de l'U.J.M., dirigé par Fabien Houlès interprètera le très énigmatique, symbolique, minimaliste et spirituel Magnificat d'Arvö Pärt. Un concert très "planant" pour le profane. Les cantates Membra Jesu nostri de Buxtehude, samedi 30 mars à 15h; Grand Choeur de Musicologie de l

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Aragon et Castille

Classique | Balade sur la Carte du Tendre au pays de Cervantès, le Choeur de Chambre Sinfonietta traverse des siècles de musique espagnole, accompagné à la guitare par (...)

Alain Koenig | Mardi 2 avril 2019

Aragon et Castille

Balade sur la Carte du Tendre au pays de Cervantès, le Choeur de Chambre Sinfonietta traverse des siècles de musique espagnole, accompagné à la guitare par Rémi Cortial. Des maîtres anciens (Guerrero, El Encina) aux contemporains (Castelnuovo-Tedesco, Oltra), la talentueuse phalange sera votre guide pour un séjour ibérique "all inclusive". Soleil d'Espagne, à l'Église Saint-Laurent de Villars vendredi 5 avril 2019 à 20h30 et au château de Goutelas dimanche 7 avril à 16h

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Tout un plat

Classique | C’est à l’hiver de sa vie, en Bretagne, qu’Alexandre Dumas père rédige ce condensé d’imaginaire hypergueusique et d’autobiographie culinaire, le Grand (...)

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

Tout un plat

C’est à l’hiver de sa vie, en Bretagne, qu’Alexandre Dumas père rédige ce condensé d’imaginaire hypergueusique et d’autobiographie culinaire, le Grand Dictionnaire de Cuisine. Chien, autruche, kangourou, baleine ou dauphin, tout se rôtit ou se mitonne à l’escabèche ou à la Dugléré… Dumas s’y insurge aussi contre la « pratique barbare » du gavage des oies, combat prémonitoire de la "bien-pensance" contemporaine. On rit beaucoup, on salive -ou pas- en lisant la recette du "lapin cuit dans sa peau". Alors qu’on attendait naturellement la toque croustillante d’un Rossini, pour mettre en musique cet ana hors du commun, c’est vers un autre bon-vivant que Philippe Forget dirige le mélomane. Dans la Cuisine d’Offenbach, le spectacle musical étoilé au Guide Michelin, déglace le génial talent du Quatuor Debussy, effile les solistes chanteurs de la Compagnie Orphéon et fait monter au beurre la tension zygomatique : Orphée aux Enfers, Les Brigands, La Vie Parisienne ou La Périchole, bottes secrètes d’un spectacle haut en saveurs du génial marmiton, du Mozart des Champs-Elysées, du délicieux juif errant (ne dirait-on pas

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Design-moi un demi-ton !

Classique | Ayant longtemps réchauffé le coeur des amoureux, littéralement, "transis" de musique de chambre, la Petite Saison du SyLF pose ses bagages dans la très (...)

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

Design-moi un demi-ton !

Ayant longtemps réchauffé le coeur des amoureux, littéralement, "transis" de musique de chambre, la Petite Saison du SyLF pose ses bagages dans la très "conceptuelle" et bien chauffée Cité du design, ce dont vos membres inférieurs, assurément, vous sauront gré. Troquant l’autel de la consumation pour celui de la consommation, ce nouvel écrin conserve pourtant en lieu sûr, l’éclat de la gemme. Le brunch se met, lui aussi, au "goût" du jour. Il gagne en appétence conceptuelle ce qu’il perd en "agapes uderziennes ". Dans ses quartiers d’hiver, le concert intitulé Les grands designers de la musique établira les parallèles entre design et musique classique, où les précurseurs établissent un standard dans lequel s’engouffre l’armée des "suiveurs", créant ainsi modes et styles… La démonstration s’appuiera sur les célèbres trend setters incarnés en leur temps par Mozart, Haydn, Vivaldi ou Schubert. Dans leur sillon, les spin off d’antan furent légion, et leur musique, sans toujours atteindre le pinacle, mérite une ré-écoute attentive, dans sa forme comme son esthétique. Vous prendrez bien une petite coupe de Corelli ou de Salieri avant le brunch ?

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To be or not be

Classique | Lorsqu’il succombe au subtil Je ne sais quoi de l’actrice Harriet Smithson, l’impétueux Berlioz se doute-t-il qu’il s’engage dans un cycle romantico - (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

To be or not be

Lorsqu’il succombe au subtil Je ne sais quoi de l’actrice Harriet Smithson, l’impétueux Berlioz se doute-t-il qu’il s’engage dans un cycle romantico - narcissique dont il aura du mal à s’extraire ? Il incombera à Pierre Bleuse, jeune chef et lui-même compositeur, de résoudre cette insondable énigme. On ne présente plus La Mer de Debussy, à l’impressionnisme figuratif, dont les embruns remonteront, en ce début d’année, les courbes du Furan Un concert augurant d’une nouvelle année symphonique pleine d’épistémè. Hommage à Debussy, vendredi 11 janvier 2019 à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne

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L'eau, l'air, la terre, le feu

Classique | Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

L'eau, l'air, la terre, le feu

Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo de l'Orchestre de Saint-Étienne-Loire et Cyril Goujon, chef de chant et pianiste soliste aux inépuisables talents. Le programme, comme le duo, laisse opérer tous les charmes du Romantisme, et semble consciemment (ou pas) convoquer en musique les quatre éléments. L'air, tout d'abord, avec la célèbre Sonate n°14 de Beethoven « Clair de lune », dont tous les virtuoses appréhendent le presto agitato, ainsi que la Première Ballade de Chopin, à la mélancolie subversive et langoureuse. C'est avec la terre, celle du sombre Schleswig-Holstein, des paysages de Mer du Nord, que se poursuit l'itinérance avec la Sonate pour violoncelle et piano en mi mineur Op.38 de Brahms, aux puissantes fragrances terriennes. L'évocation de l'eau se fera par le truchement de Liszt avec la très mystique Légende de Saint-François de Paule marchant sur les Flots. C'est également à Liszt que reviendra l'incantation du feu avec sa célèbre Méphisto-Valse. Aucune série télé ne vous dispense

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Alchimie

Symphonie poétique | Depuis la création de sa compagnie Nomade in France, Abdel Sefsaf ne cesse de donner naissance à des spectacles alliant brillamment musiques métissées, (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Alchimie

Depuis la création de sa compagnie Nomade in France, Abdel Sefsaf ne cesse de donner naissance à des spectacles alliant brillamment musiques métissées, formes théâtrales et profonde réflexion sur un monde où les peuples s’échinent à trouver leur place par-delà les frontières ou les murs qui se dressent entre eux. En attendant sa prochaine création à l'automne 2019, la compagnie fait tourner des pièces qui ont déjà connu un vrai succès auprès de publics nombreux, comme Si loin si proche ou Médina Mérika. Pour Symbiose, Abdel s’est associé à l’Orchestre Symphonique Ose ! que dirige Daniel Kawka depuis 2013. Ce spectacle poético-symphonique pour voix et orchestres mêle la parole de grands poètes de la Méditerranée aux musiques plurielles de compositeurs des deux rives, avec pas moins de cinquante musiciens sur scène et la participation du oudiste Grégory Dargent. Symbiose nous embarque dans un périple entre Orient et Occident, véritable plongée dans cette mer intérieure où sont nées nos identités culturelles. La poésie crée ici le lien entre les différentes pièces qui constituent ensemble un univers global. Symbiose, v

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Bowie revient

Jazz | Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Bowie revient

Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de Daniel Yvinec. Après un volet acoustique où l’on retrouvera notamment la chanteuse Sandra Nkaké (le 4 octobre au Fil), le volet symphonique rassemblera quant à lui un casting de luxe avec le pianiste Eric Legnini et le trompettiste Erik Truffaz, les chanteuses Ala.Ni et Krystle Warren, mais aussi l’ensemble OSE ! dirigé par Daniel Kawka. Énorme ! Bowie Symphonic, samedi 6 octobre à 20h, Opéra de Saint-Étienne, dans le cadre du Rhino Jazz(s)

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« Toutes les mamas…

MUSIQUES | ... des Antilles, d’Afrique ou Cuba ont de l’or dans la voix » chantait la regrettée Maurane. Le SyLF, pour son traditionnel concert de Noël, (...)

Alain Koenig | Mardi 4 septembre 2018

« Toutes les mamas…

... des Antilles, d’Afrique ou Cuba ont de l’or dans la voix » chantait la regrettée Maurane. Le SyLF, pour son traditionnel concert de Noël, s’offre une vraie tête d’affiche : Dominique Magloire ! Soprano exceptionnelle, à la sensualité " caribéenne " unique, signature vocale identifiable entre mille, elle jouera à la " mama " surdouée, entourée de nos têtes chantantes du conservatoire Massenet, d'autres écoles, lycées et choeurs du territoire. Un moment de partage, d’émotion, de transmission. Il flottera, sur la cathédrale, une douce fragrance de vin chaud à la cannelle. Concert Carols-Chants de Noël avec le SyLF, dimanche 16 décembre à 14h30 et à 17h00

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Cordes à gogo

Cordes en ballade (Ardèche) | Cordes en ballade, 20e édition ! Toute en joie, en étonnements multiples, en convivialité : le pari initial a dépassé les espérances.

Pascale Clavel | Mardi 3 juillet 2018

Cordes à gogo

Depuis 20 ans, Cordes en Ballade est devenu une référence auprès des amoureux d’une musique exigeante, diverse et subtile. La direction artistique, menée depuis l’origine par le Quatuor Debussy, reste terriblement inventive. Douze jours de balades en Ardèche au cœur d’une programmation en forme de patchwork élégant, où chaque festivalier part à la rencontre de musiques improbables. Le Teil, Viviers, Antraigues-sur-Volane, Cruas, Alba-la-Romaine, Privas… partons flâner ! Cette 20e édition s’ouvre à la cathédrale Saint-Vincent-de-Viviers avec un hommage appuyé à Claude Debussy pour le centenaire de sa mort. Suit une programmation riche en expériences décalées : nous entrons de plain-pied dans la cuisine d’Offenbach, avec un concert de parodies d’opérettes où le Quatuor Debussy et les chanteurs solistes d’Orphéon la Compagnie Vocale s’associent pour interpréter ses plus grands tubes. Pour fêter les 20 ans du festival, le Quatuor Léonis se lâche dans un spectacle fou : Éclisse totale. Les musiciens déroulent une musique dans tous ses états, passent du rock psychédélique le plus dingue aux mélodies de Gainsbourg les plus suaves. Les mélodies irlandais

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« Ce soir, j'entends Madeleine »

Festival des Monts de la Madeleine (Loire) | Lovés dans leurs sombres forêts de sapins, les Monts de la Madeleine, abritent depuis plus de dix ans, un "modeste mais vaillant" festival, assez (...)

Alain Koenig | Mardi 3 juillet 2018

« Ce soir, j'entends Madeleine »

Lovés dans leurs sombres forêts de sapins, les Monts de la Madeleine, abritent depuis plus de dix ans, un "modeste mais vaillant" festival, assez jouissif, suffisamment intime, pour proposer des spectacles chez l'habitant, mais, désormais, suffisamment mature pour étoffer son offre à des ouvrages plus "fournis". Le concert de clôture illustre parfaitement cet équilibre, avec en dégustation, le 2nd Concerto pour piano de Chostakovitch, et la Misa Buenos Aires de Palmeri pour choeur et orchestre, sous l'attentive direction de Louis-Jean Perreau. D'autres très bonnes surprises cette année, comme La Passion Carmen, avec Catherine Séon (Carmen) et le très talentueux Philippe Bourlois, restituant, de son accordéon, toute la palette orchestrale de la fosse, ou encore, une réduction pour piano à quatre mains de la Symphonie Fantastique de Berlioz, par les mains "hyperagiles" de Mathieu Grégoire et Mickaël Bardin. Une édition ouvrant d'enthousiasmantes perspectives, à savourer au frais, vêtu d'une réconfortante pèlerine. Festival des Monts de la Madeleine, du 6 juillet au 12 août (Loire)

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Un prophète en son pays

Festival Berlioz (Isère) | Laurence Equilbey, Nicole Corti, Roberto Fores-Veses, Daniel Kawka et l’OSE, François-Xavier Roth ; il ne s’agit pas du programme de la (...)

Alain Koenig | Mardi 3 juillet 2018

Un prophète en son pays

Laurence Equilbey, Nicole Corti, Roberto Fores-Veses, Daniel Kawka et l’OSE, François-Xavier Roth ; il ne s’agit pas du programme de la Chaise-Dieu, mais du festival Berlioz 2018 … Quelques belles surprises aussi : la Compagnie "La Tempête" de Simon-Pierre Bestion dans les sublimes Vêpres de Monteverdi, et le retour, comme tous les ans, du plus français des britanniques, un musicien qui aura marqué de son empreinte les grandes scènes mondiales, mais aussi, contribué à glorifier l’héritage musical d’Hector Berlioz : John Eliot Gardiner. Affublé de ses deux "casquettes", il oscillera, avec égal bonheur, entre les deux hommes de sa vie (!) - les géniaux Bach et Berlioz, passant de l'English Baroque Soloists à l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique, deux phalanges qui, avec le Monteverdi Choir, forment la divine trinité du mélomane engagé, et demeurent l’étalon-or d’enregistrements à couper le souffle (Les Troyens, Le Messie, La Saint-Jean par exemple). Faisons de chacune de ses visites chez nous, une fête, une vraie ! Thank you so very much, Sir. Festival Berlioz, du 18 août au 2 septembre, à La Côte Saint-André (Isère)

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Une création mondiale à l'Opéra

Lyrique | En ce début du mois de mai, l'Opéra de Saint-Étienne accueille une création mondiale contemporaine : Fando & Lis, opéra en 3 actes du compositeur Benoît Menut sur un livret de Kristian Frédric, à partir de l'oeuvre de l'Espagnol Fernando Arrabal, initiateur du mouvement "Panique". Un pari pour l'institution stéphanoise.

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Une création mondiale à l'Opéra

Proposer une création est toujours un risque pour une maison d'opéra. À Saint-Étienne, Éric Blanc de la Naulte, directeur du théâtre situé sur la colline de Villeboeuf, tente le coup, en cette fin de saison, avec Fando & Lis, un ouvrage issu de la pièce de théâtre de l'Espagnol Fernando Arrabal. Initiateur du mouvement artistique Panique, aux côtés d'Alejandro Jodorowsky et Roland Tapor, Arrabal garnit du refus de toute règle préétablie ses oeuvres, à l'image du dadaïsme, du surréalisme ou du postisme. Fando & Lis s'inscrit totalement dans cette ligne artistique, mettant en scène un couple - Fando & Lis - parti à la recherche d'un monde fantasmé, la cité de Tar. De cette pièce, un opéra en trois actes a été composé par le Brestois Benoît Menut, récipiendaire du Grand Prix Sacem 2016 de la musique symphonique (jeune compositeur), sur un livret de Kristian Frédric. La direction musicale sera assurée à Saint-Étienne par le chef ligérien Daniel Kawka (connu par le biais de l'EOC Ensemble Orchestral Contemporain). Une fable cruelle et "buñueliste" En tant que pièce de théâtre, Fando & Lis n'était donc pas desti

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Classe-noisette 

Classique & Jazz | Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 avril 2018

Classe-noisette 

Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet et le SyLF, coche toutes les cases d'un projet pédagogique à faire rougir de plaisir Edmond Maurat, illustre statue du commandeur (1910-1941) de ce noble établissement. En proposant en une même soirée, deux versions de la célébrissime Suite, extraite du ballet de Tchaïkovsky Casse-Noisette, le élèves musiciens font d'une pierre deux coups : chaque mouvement est interprété en version "symphonique", chaque pupitre étant "encadré" par un mentor professionnel du SyLF (Symphonie Loire Forez) ; le même mouvement est, ensuite, rejoué dans la version Jazz Band de Duke Ellington ! D'autres pièces bénéficieront d'une "jazzification à la Gordon Goodwin" : une des naturellement très jazzy Inventions à deux voix de "Jib" - Jean-Sébastien Bach pour les intimes- ou la Rhapsody in blue de Gershwin. Un beau projet fédérateur, comme on les aime, où se mêlent styles, âges, mentors et élèves dans un même élan contagieux. Une poussée de sève collective pour combattre le veau d'or, l'individualisme

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Céladon...du ciel

Classique | Paul Bündgen, contre-ténor d'excellence, à la tête de l'Ensemble Céladon, relève un autre défi : exhumer des partitions montbrisonnaises de Gaspard Paparin, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Céladon...du ciel

Paul Bündgen, contre-ténor d'excellence, à la tête de l'Ensemble Céladon, relève un autre défi : exhumer des partitions montbrisonnaises de Gaspard Paparin, datant de 1562. Naissance d'un œcuménisme en langue française, adaptation d'airs célèbres de la Renaissance, l'expérience se vivra dans la salle héraldique de la Diana. Magique. Ensemble Céladon - À la Muse Céleste, samedi 10 mars à 19h à la salle héraldique de la Diana à Montbrison

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Les nuits sans Kim

Classique | Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Les nuits sans Kim

Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, interprètes fétiches de votre discothèque idéale. Mozart et Ravel ("Who else ?") au menu de cette rencontre au sommet, portée à la baguette par un autre Roi...David. Concertos pour piano / Mozart, Ravel, jeudi 29 mars à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

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A bout de "brass"

MUSIQUES | L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, (...)

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

A bout de

L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, bien sûr ! Didier Martin, Jérôme Princé, Thierry Gaillard, Nicolas Vazquez et Joël Castaingts, seront vos compagnons, dans un wagon-restaurant très "cuivré".

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Aimons-nous vivants !

Festival classique | Depuis son austère belvédère de granit, sépulture d'intrigantes momies, la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château redevient l'épicentre de l'incontournable Baroque en Forez. Jean-Pierre Menuge y célèbre, cette année, "le vivant".

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Aimons-nous vivants !

Que les bacchantes chenues de Jean-Pierre Menuge, tirage sépia d'un vieux daguerréotype, n'abusent pas le chaland ! Ce directeur artistique, ainsi que toute son équipe, connaît la musique... baroque, tout particulièrement. Cet ornement pileux tout acadien, trompeusement débonnaire, cache un redoutable virtuose de la flûte à bec, comme peut en témoigner le festivalier de 2016. « L'art baroque se définit comme un art du mouvement et de l'illusion, qui emprunte son langage à celui des émotions et des passions, des "affetti", comme disent les italiens », rappelle-t-il très justement. Et de citer Le Bernin : « L'homme n'est jamais plus semblable à lui-même que lorsqu'il est en mouvement. ». En mouvement, le festival le sera, qui investira les trésors patrimoniaux de la superbe "Route des balcons" : Montarcher, Marols, Saint-Jean-Soleymieux, Chazelles-sur-Lavieu, et Saint-Bonnet-le-Château. L'Orfeo di Cracovia, phalange ad hoc de talentueux instrumentistes d'époque, sera cette fois encore, bien vivant, assumant les programmes avec orchestre. Beau monde aux balcons Ce dernier accompagnera Bruno Cocset, violoncelliste de talent,

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Un coup de Mayet

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Placé sous la direction du très talentueux Florent Mayet, l'Ensemble amateur Telemann s'autorise quelques audaces de programmation en cette rentrée. Le (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Un coup de Mayet

Placé sous la direction du très talentueux Florent Mayet, l'Ensemble amateur Telemann s'autorise quelques audaces de programmation en cette rentrée. Le délicieux Concertino pour flûte de Cécile Chaminade, interprété par Marianne Sabatier, bénéficie avec bonheur, de la vague de réhabilitation des compositrices du passé. De son côté, le soliste Louis-Jean Perreau, fera pleurer son archet, aux accents bouleversants du Concerto russe d'Edouard Lalo. Un concert très haut de gamme qui mérite assurément le déplacement ! Ensemble Telemann, samedi 30 septembre, à Saint-Didier-en-Velay

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Rubans bissés

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Après le Musée d'Art et d'Industrie, c'est au Conservatoire Massenet d'accueillir cette très belle initiative : le revival des chansons de tisserands (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Rubans bissés

Après le Musée d'Art et d'Industrie, c'est au Conservatoire Massenet d'accueillir cette très belle initiative : le revival des chansons de tisserands du "Siècle d'Or" stéphanois, tirées de poèmes de chansonniers de la "capitale du ruban". Les mélodies de Benjamin Ledin, Henri Chausson ou "Babochi", harmonisées par les élèves des classes de composition du conservatoire, seront interprétées par le choeur Unacorda, et, cette fois-ci, illustrées et étayées par des documents d'archives (photos d'époque, vidéos). Ensemble Unacorda, Chansons de tisserands, lundi 2 octobre à 17h30 au Conservatoire Massenet

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Adriana 42

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Engoncé entre d'illustres figures de proue du mouvement "vériste", Cilea aurait pu tomber aux oubliettes, si son Adriana Lecouvreur n'était passée au (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Adriana 42

Engoncé entre d'illustres figures de proue du mouvement "vériste", Cilea aurait pu tomber aux oubliettes, si son Adriana Lecouvreur n'était passée au répertoire des plus grandes maisons d'opéra de la planète. Sombre histoire de rivalité entre actrices à l'ego un peu exalté, grande interprète des œuvres de Corneille, la tragédienne Adrienne, égérie de Voltaire, meurt empoisonnée par des fleurs... L'opéra, malgré le kitsch de l'intrigue est un chef d’œuvre musical à découvrir absolument, particulièrement si cet art vous paraît extra-terrestre ! Adriana Lecouvreur, opéra de Cilea, du 24 au 28 janvier 2018 à l'Opéra de Saint-Etienne

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Messe du couronnement

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Bouleversant, envoûtant, éblouissant pour certains, grandiloquent et bruyant pour ses détracteurs, le Requiem de la dernière époque du grand Verdi ne laisse (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Messe du couronnement

Bouleversant, envoûtant, éblouissant pour certains, grandiloquent et bruyant pour ses détracteurs, le Requiem de la dernière époque du grand Verdi ne laisse personne indifférent, embrasant tous les superlatifs. La postérité de l'oeuvre, écrite en mémoire de son grand ami Manzoni, a porté au Parnasse ce chef d’œuvre absolu de la musique. D'un lyrisme épique, à couper le souffle, il s'agit assurément là du plus bel opéra, oups, pardon, ouvrage sacré, du maestro. Qu'importe ! Requiem de Verdi, du 8 au 12 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne

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Match point

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Quelques mesures suffisent à repérer les troublantes similitudes qui unissent la Première Symphonie d’Étienne Nicolas Méhul et la Cinquième Symphonie de (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Match point

Quelques mesures suffisent à repérer les troublantes similitudes qui unissent la Première Symphonie d’Étienne Nicolas Méhul et la Cinquième Symphonie de Beethoven. L'intérêt musicologique est évident, à l'occasion du bicentenaire de la mort du compositeur-vedette de la Révolution Française. Pourtant, quelques cruelles minutes suffisent aussi à réattribuer la fulgurance du génie musical. La passion enivrante de David Reiland pour Beethoven, donne des ailes à l'orchestre, et fait de cette Cinquième"un moment de pure grâce. Concert d'ouverture de saison, mardi 3 octobre à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne

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Tous les blues sont dans la nature

Grésiblues (Isère) | Du dimanche 2 au vendredi 7 juillet, la vallée du Grésivaudan sonnera blues avec plusieurs concerts gratuits ici et là. On vous en dit plus.

Nicolas Joly | Mardi 4 juillet 2017

Tous les blues sont dans la nature

Entre les rives du Mississipi et la vallée du Grésivaudan, il n’y a a priori que peu de points communs. Toutefois, grâce aux efforts des bénévoles de l’association Grésivaudan blues festival, on peut entendre à Crolles, Montbonnot et ailleurs la même musique que dans les clubs de Memphis. Du 2 au 7 juillet, le festival Grésiblues invite ainsi des artistes de blues à se produire gratuitement et en plein air dans des communes de la vallée. Fidèles à leur volonté de faire découvrir le blues sous toutes ses formes, les organisateurs ont concocté pour cette 18e édition une programmation pour le moins éclectique. Par exemple, les amateurs de ballades traditionnelles apprécieront la retenue du classieux Luke Winslow-King, qui sillonne les routes étatsuniennes depuis plus de 10 ans. Quant aux afficionados de blues/rock plus musclé, ils apprécieront le côté sauvage des Miss America et du Quintana Dead Blues eXperience, le nouveau projet de l’électrique Piero Quintana. À noter que plusieurs des formations programmées sont des projets récents, voire carrément inédits. L’occasion de montrer que malgré so

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Bruno Messina : « Berlioz était un punk ! »

Festival Berlioz (Isère) | Cela fait maintenant 24 ans que La Côte-Saint-André accueille un festival dédié au compositeur français Hector Berlioz (1803 – 1869). D’année en année, l’événement prend de l’ampleur, à tel point qu’il est aujourd’hui l’un des plus grands festivals de musique classique de la région. Pour Bruno Messina, son directeur artistique depuis 2009, un tel rassemblement est un hommage logique pour celui qui, de son temps, a toujours vu les choses en grand.

Nicolas Joly | Mardi 4 juillet 2017

Bruno Messina : « Berlioz était un punk ! »

Grâce à vous, Berlioz est un véritable un globe-trotter : après l’Italie en 2012 et l’Amérique en 2014, il se rend cette fois en Angleterre (le sous-titre de cette nouvelle édition est "Berlioz à Londres au temps des expositions universelles"). Pourquoi ce choix ? Bruno Messina : En réalité Berlioz était un vrai voyageur. Au XIXe siècle, il fut l’un des premiers compositeurs à connaître plus de succès à l’étranger qu’en France, et notamment en Angleterre. Mais surtout, la musique classique est quelque chose qui peut tenir à l’écart les gens qui ne la connaissent pas. C’est donc plus facile d’amener le public à s’y intéresser en lui racontant une histoire, qui est celle de l’aventurier qu’était Berlioz. D’autant plus que Berlioz vouait un amour profond à l’Angleterre, un amour de cœur. Il découvrit Shakespeare à 24 ans, qui le fascina, et se découvrit en même temps une passion pour une actrice irlandaise, Harriet Smithson, qui sera le deuxième grand coup de foudre de sa vie et pour laquelle il écrira la Symphonie fantastique. C’est aussi cette histoire que l’on va raconter. Son voyag

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Mouvement de greffe

Festival BWd12 (Loire) | Une gageure que ce festival Bwd12, perché sur son piton, dans un méandre de la Loire. Aujourd'hui installé dans ses enceintes pour sa treizième édition, les (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juillet 2017

Mouvement de greffe

Une gageure que ce festival Bwd12, perché sur son piton, dans un méandre de la Loire. Aujourd'hui installé dans ses enceintes pour sa treizième édition, les programmateurs ont choisi cette année, le thème du mouvement. Explorant la relation ludique entre le corps, la danse, les arts du cirque et la musique, chaque concert fait l'objet d'une présentation « pleine d'humour et d'érudition », comme l'expliquent les organisateurs. Recourant souvent à la transcription pour adapter les œuvres à un format de chambre, les festivités s'ouvriront sur le Concerto pour trois claviers BWV1063 de JS Bach, transcrit pour trois violons. Éclectique par choix, autant que par essence, la thématique du mouvement appréhendera la transversalité des styles musicaux autant que des genres. De grands classiques seront à l'affiche, dans leur format originel ou, revisités pour les forces en présence : le Quintette avec clarinette KV 581, les Sonates pour violoncelle et piano de Chopin ou Chostakovitch, la Valse des Fleurs de Tchaïkovsky, le célèbre Boléro de Ravel, revus et corrigés par Yves Marie, seront autant d'invitations à la convivialité d'après c

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Des fifres et des maîtres

Festival de la Chaise-Dieu (Haute-loire) | Épicentre de la planète classique, la Casa Dei, enchâssée dans sa froidure de granit, retrouve une altitude de croisière, après un millésime 2016 à couper le (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juillet 2017

Des fifres et des maîtres

Épicentre de la planète classique, la Casa Dei, enchâssée dans sa froidure de granit, retrouve une altitude de croisière, après un millésime 2016 à couper le souffle. Oubliant le prophétique destin de Snegourotchka (La Reine des Neiges !), la petite-fille de Cziffra réserve cette année, deux ou trois pépites : Damien Guillon et son Banquet (vraiment) Céleste embraseront la sublime partition d'Antonio Caldara : Madeleine au pied du Christ. Souvent méconnue du public, la musique du maître vénitien impacta fortement le style de quelques saltimbanques jouissant d'une petite notoriété, comme Jean-Sébastien Bach ou Telemann ! Quittant leur Oxfordshire natal, les Tallis Scholars viendront émollier l'air mordant du Velay. On ne présente plus le célèbre ensemble de musique ancienne : son directeur musical, Peter Philips, égrènera les joyaux d'une couronne sans épines : Allegri, Monteverdi, Lotti, Palestrina, laissant présager d'une canicule spontanée en Haute-Loire. Enfin, puisqu'il faut trancher dans le vif argent, le Requiem du sublime tchèque Zelenka (1704), par le fleuron de ses interprètes nationaux (Vaclav Luks), permettra d'élargir, si

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Fais-moi un cygne

Lyrique | Sous l'énigmatique blancheur du cygne, Lohengrin aime, sur terre, la belle et courageuse Elsa. Il doit taire son nom, comme le fit Calaf avec la (...)

Alain Koenig | Mercredi 7 juin 2017

Fais-moi un cygne

Sous l'énigmatique blancheur du cygne, Lohengrin aime, sur terre, la belle et courageuse Elsa. Il doit taire son nom, comme le fit Calaf avec la cruelle, mais "convertible" Turandot. Le faix d'Elsa, lesté par l'intrigante et perverse Ortrud, ne fond que dans la symbiose entre le masculin et le féminin, bien sûr "complémentaires". Daniel Kawka, qui nous téléportera musicalement à Bayreuth, précise aussi : « Toute la phraséologie d'Elsa est une carrure par quatre avec une cohérence dans la ligne, dans le registre, vers les climax. Celle d'Ortrud est en carrures irrégulières, qui font qu'à la fois il y a une confiance, mais aussi une hystérie. Ce qui, chez Elsa, conduit toujours vers les climax de l'amour, Ortrud ne les atteint jamais ». "Théâtre total", ouvrage hypnotique et personnel, Lohengrin fascine autant musicalement que symboliquement. Louis Désiré en fait une lecture scénographique dépoussiérée mais fidèle. Cécile Perrin, vocalement transfigurée, incarne avec sa ténébreuse contrepartie, Catherine Hunold, un idéal duo clair-obscur, tandis que le rôle de Lohengrin exige un Heldentenor en titane. Le choeur partira en quête de son propre Graal dans u

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Daniel Kawka, le contemporain qui "Ose"

Portrait | Éclectique et passionné, le célèbre chef d'orchestre aux modestes origines, moissonne aujourd'hui ses blés. Graal du sage ou désarmant truisme, ses rêves aujourd'hui reviennent à lui, tout naturellement ! Un labeur acharné et de belles cartes postales plein son viatique : Oural ou Toscane, Tibre ou Néva sont pour lui, autant de sensations à revisiter... en musique !

Alain Koenig | Mardi 2 mai 2017

Daniel Kawka, le contemporain qui

Toujours ponctuel, un physique imposant emplit l'entrebâillement de la porte. Les retrouvailles avec Daniel Kawka sont toujours précédées du petit pincement au cœur qui sied aux grands rendez-vous. Après les civilités d'usage, la tonalité passe très vite en ré majeur, avec une infinie simplicité. Ayant quitté deux postes de Premier Chef Invité, et pas des moindres, voici l'enfant du pays de retour dans l'Hexagone, où ses projets se concrétisent les uns après les autres. De son long séjour en Italie, à la tête de l'Orchestre de la Toscane, il a le sentiment d'avoir effectué ce qu'il nomme très justement ses « humanités », ce qui en langage " chef d'orchestre " signifie : jouer le grand répertoire du XIXe siècle : les Schumann, Mendelssohn, Beethoven... Un passage obligé pour ne pas être catalogué jusqu'à la fin de ses jours " Monsieur musique d'aujourd'hui " ! Daniel Kawka est un homme libre, et revendique ses choix musicaux sur une échelle de Richter, graduée de Wagner à Jimmy Hendrix. « À l'origine, j'ai fait ce métier parce que j'avais entendu Parsifal de Wagner à Orange. Je suis un amoureux fondamental de la musique ! » Dans une corporation, où l'on

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Verse-moi l'ivresse...

MUSIQUES | Florilège d'airs consacrés, mais aussi, pépites à découvrir... C'est à une grande pyrotechnie que nous convie le choeur Symphonia, avec ce (...)

Alain Koenig | Mercredi 5 avril 2017

Verse-moi l'ivresse...

Florilège d'airs consacrés, mais aussi, pépites à découvrir... C'est à une grande pyrotechnie que nous convie le choeur Symphonia, avec ce spectacle-évocation : Opéra en folie. Temple de la séculaire saison lyrique de Firminy, le Majestic servira d'écrin aux plus beaux moments de Carmen, Lakmé, Mignon, La Traviata, Norma, Don Giovanni entre autres. Dirigés par Yannick Berne et accompagnés par maestro Laurent Touche en personne, les tableaux mis en scène par Frédéric L'huillier dérouleront le tapis rouge à un chapelet de superbes solistes : Élisabeth Aubert, Amandine Perret, Sébastien Gabillat, Olivier Heyte, Philippe Béranger et Catherine Séon. Cette dernière nous confiait au sujet de ce spectacle : « Entre Dalila, grande séductrice perverse, Carmen, femme fatale, Siebel, jeune garçon vivant ses premiers émois, c'est drôle d'incarner à la scène ce que l'on ne peut être à la ville ». Puissant stimulant pour de futures vocations, à n'en point douter ! Opéra en folie, jeudi 13 avril à 20h30 au Majestic à Firminy

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Bach-élite

Classique | Atypiques, authentiques, intuitifs... Les deux guest stars de la Petite Saison du SyLF se soustraient délibérément au culte du superlatif médiatique. Purs (...)

Alain Koenig | Mardi 31 janvier 2017

Bach-élite

Atypiques, authentiques, intuitifs... Les deux guest stars de la Petite Saison du SyLF se soustraient délibérément au culte du superlatif médiatique. Purs parmi les purs, ils s'apprécient et se connaissent : Mathieu Névéol maîtrise son instrument sur le bout des doigts, pas de doute ! Violoniste-concertiste de talent, il est aussi luthier. Cette double carte de visite a de quoi intriguer dans une époque où le cloisonnement phagocyte l'artisan-musicien, rêveur ardent et passionné. Promoteur inlassable de son instrument, il le met au service des patrimoines architecturaux en détresse, ou des répertoires traditionnels sous-représentés sur la « planète classique ». Philippe Bourlois, quant à lui, donne à l'accordéon, un peu "boudi-boudé" pour ses effluves prolétaires, ses lettres de vraie noblesse. Le SyLF nous enjoint une nouvelle fois, à troquer l'onirisme dominical de notre couette pour celui du grand Jean-Sébastien ! Qu'il en soit remercié. Dans cette transcription, le sublime Concerto en fa mineur se rajoutera à l'inventaire des ébouriffantes prestations de Philippe Bourlois. Autres biscuits apéritifs: du Piazzola, bien sûr, des œuvres et arrangements de Mathieu Névéol

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Classique/Lyrique : 5 concerts d'exception

Panorama 16/17 | Hymne à la JOA Après avoir fait reprendre du service au juke-box, grâce aux concerts « à la criée », l'orchestre SyLF, décidément le plus inventif pour reconquérir (...)

Alain Koenig | Mardi 6 septembre 2016

Classique/Lyrique : 5 concerts d'exception

Hymne à la JOA Après avoir fait reprendre du service au juke-box, grâce aux concerts « à la criée », l'orchestre SyLF, décidément le plus inventif pour reconquérir avec panache le public populaire, ressort de sa manche une arme d'effusion massive ! Le Violon Magique est un programme (gratuit) articulé autour des plus belles pages du répertoire consacrées à cet instrument. Le festival Montrond'n dièse donnera aussi sa soirée de gala au Casino JOA, avec l'immense violoncelliste Emmanuelle Bertrand, une vraie magicienne ! AK Emmanuelle Bertrand & l'Ensemble SyLF, mercredi 14 septembre à 20h30, au Casino Joa, dans le cadre du festival Montrond'n dièse Haute saison C'est sur un vol Venise-Buenos Aires que David Reiland nous propose d'embarquer avec ce premier volume de la saison symphonique de l'OSSEL. L'écossais post-minimaliste Max Richter, adepte du déphasage, revisite le tube mondial des Quatre Saisons pour en donner une version aux séquences répétitives hypnotiques. Un habile transit à Mar del Plata permettra d'entendre trois pièces du « bandonéoniste qui voulait être Bach », Astor Piazzola. Une s

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Les Spectres et la Rose

MUSIQUES | Épicentre de la " berliozerie " mondiale, la Côte-Saint-André, accueille le Gotha musical européen, pour une autre édition " dorée sur tranche ". Fuyant le (...)

Alain Koenig | Mardi 5 juillet 2016

Les Spectres et la Rose

Épicentre de la " berliozerie " mondiale, la Côte-Saint-André, accueille le Gotha musical européen, pour une autre édition " dorée sur tranche ". Fuyant le stérile brouhaha du Brexit, le franglais John Eliot Gardiner, écrira, une nouvelle page de l'histoire de la bourgade. Armé de son Orchestre Révolutionnaire et Romantique, il fixera une nouvelle " norme européenne " avec un Roméo et Juliette de légende ! On ne peut évoquer Les Nuits d'été, sans mentalement entendre la version " étalon-or " d'Anne Sofie von Otter. Sa Majesté soi-même fera le voyage: « soulève ta paupière close qu'effleure un songe virginal », vers quasiment indissociable de cette voix unique. D'autres gemmes enchâsseront le diamant : une Symphonie Fantastique étonnante avec cors des Alpes (certains mesurent 10 à 15 mètres) ou bien l'intégrale des Trios avec piano de Beethoven. Enfin, le grand Abdel Rahman El Bacha remettra les pendules à l'heure de Greenwich avec une intégrale de l'œuvre pour piano seul de Chopin. Alain Koenig Festival Berlioz, à la Côte-Saint-André (38), du 19 au 30 août

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La "retraite" a 50 ans !

MUSIQUES | Voici tout juste un demi-siècle que la célèbre " retraite " bénédictine de La Chaise-Dieu, picotée par le zéphyr du septentrion, enivre esthètes et mélomanes. Pas du tout l'âge de la retraite...

Alain Koenig | Mardi 5 juillet 2016

La

Une édition 2016 en forme de pèlerinage, pour ce doyen des festivals, toujours rafraîchissant, ne serait-ce que par sa météo. Reconstitution historique du premier concert donné par Gyorgy Cziffra en 1966, Pascal Amoyel, son disciple, reprend le tabouret du maître, et diffuse son philtre pianistique à l'Orchestre National d'Île-de-France. La suite du programme donne le vertige. Cette année encore, on ne saura où donner de l'oreille : Hervé Niquet et Le Concert Spirituel, les sœurs Labèque, La Grande Écurie et La Chambre du Roy et J.-C. Malgoire, L'Orchestre National de Lorraine, Vaclav Luks et le Collegium vocale 1704, le Concert de la Loge (toujours dans une forme " olympique ", malgré l'inculte lobby, fossoyeur de l'idéal de paix portant son nom), l'Ensemble Pygmalion et Raphaël Pichon, toujours aussi magiques, l'Ensemble Clément Janequin, Renaud Capuçon, Vincent Larderet, le Gabrieli Consort et Paul McCreesh, Canticum Novum, sans oublier le trublion Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances, l'Orchestre National de Lyon, le Banquet Céleste du pléonastique Damien Guillon, Raphaël Sévère et le Quatuor Prazak, le Berliner Symphoniker, Alexander Ghindin, la Maîtrise de la Ca

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Fleurs de Liszt...

MUSIQUES | Bling-Bling et Lang-Lang n'ont qu'à bien se tenir ! C'est un "sacre du printemps" pour Pascal Amoyel, grand félin du clavier : un CD des Polonaises de Chopin, un nouveau spectacle musical, une actualité préfigurant une hausse du mercure dans la Loire, voire en Haute-Loire.

Alain Koenig | Mardi 31 mai 2016

Fleurs de Liszt...

Après Cziffra, son mentor, Pascal Amoyel esquisse un nouveau portrait : autre Hongrois, autre immense virtuose, le plus grand peut-être... Avec Le jour où j'ai rencontré Franz Liszt, ce nouveau "voyage en musique" trouvera une étrange résonance personnelle par l'aspect spirituel et ascétique de ce qu'il qualifie de « période du retrait de la gloire et des paillettes » de Liszt. Chaîne invisible et intemporelle, le plus racé des pianistes français actuels incarnera cet artiste auréolé, adulé, séducteur, ayant pourtant su faire taire son ego, et renoncer aux vanités terrestres, « après avoir connu un succès équivalent à celui d'une rock star aujourd'hui ! » explique-t-il. Du grain à moudre... Fil rouge dans l'actualité de l'artiste, comment ne pas évoquer Chopin lorsqu'on incarne Liszt, fût-ce sur scène ? Les intersections de ces deux vies méritaient bien un nouvel enregistrement. Voilà qui est fait, avec la sortie sous le label Dolce Vita du CD Polonia. Fuyant la Pologne envahie par les russes, Chopin évoque à travers ses Polonaises son amour du pays natal. Contrairement aux Nocturnes, enreg

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L'E.O.C. fait un Mahler !

MUSIQUES | Mahler pourrait être à l'Ensemble Orchestral Contemporain ce que Clément Janequin est au Philharmonique de Berlin. Pourtant, l'anachronisme académique de (...)

Alain Koenig | Mardi 3 mai 2016

L'E.O.C. fait un Mahler !

Mahler pourrait être à l'Ensemble Orchestral Contemporain ce que Clément Janequin est au Philharmonique de Berlin. Pourtant, l'anachronisme académique de surface ne résiste pas à l'analyse, tant les musiciens de la talentueuse phalange sont aguerris à tous les répertoires de la frise chronologique. Troquant leurs coutumières créations pour un grand cru du plus célèbre directeur de l'Opéra de Vienne, l'E.O.C. se lance, avec cette 4e Symphonie, dans les grandes boutiques. Daniel Kawka, de retour de Nantes, revisitera ses classiques, puisque c'est la transcription d'Erwin Stein qu'il nous livrera pour ce concert exceptionnel. Achevée par Mahler pendant l'été 1900, l'étonnante mais très respectueuse orchestration de Stein voit le jour en 1921. Soucieuse de respecter les lignes mélodiques, cette dernière réduit l'effectif au quatuor à cordes, contrebasse, flûte, hautbois, clarinette, piano, harmonium et percussions. Gageons que l'ouvrage, fils spirituel des Knaben Wunderhorn du tourmenté maître autrichien, dégagera à l'Hôtel du Département, le grand lyrisme de ses premières symphonies ! Alain Koenig Mahler, Symphonie n°4 (transcription d'E.Stein),

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