Jackie - Andy Warhol

À la découverte des collections du Musée de Grenoble | [14/ 16] Nos coups de cœur issus des collections permanentes du Musée de Grenoble

Laetitia Giry | Mercredi 17 juillet 2013

Nom de l'artiste : Andy Warhol (1928-1987)

Titre de l'œuvre : Jackie

Date de création : 1963

Médium : Photo et peinture

Mouvement auquel l'intégrer : Pop art

Analyse : En 1986, l'actuel directeur du Musée de Grenoble Guy Tosatto dirige le musée d'art contemporain de Rochechouart. C'est alors que germe dans son esprit l'idée (et surtout l'envie) d'acquérir une œuvre de Warhol. Ainsi commande-t-il un portrait de l'artiste allemand Beuys, que la mort subite de Warhol en février 1987 rend impossible, laissant le goût amer de la frustration au directeur…

Arrivé à Grenoble, son idée s'est affirmée et confirmée : il veut une œuvre pop de ce génie ! Le portrait de Jackie Kennedy acquis en 2004 lui semble remplir les conditions parfaites pour représenter l'œuvre de Warhol, évoquant le rapport aux médias et aux icônes people, tout en ayant un lien direct avec "la grande histoire" (l'assassinat de son président de mari). Le portrait incarne à la fois le glamour et la vanité, il rappelle à quel point les choses sont fugitives… Et concentre en cela les forces les plus vives de la pop culture.

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"Jackie" : queen Kennedy, queen Portman

ECRANS | de Pablo Larraín (E.-U., 1h40) avec Natalie Portman, Peter Sarsgaard, Greta Gerwig…

Vincent Raymond | Mardi 31 janvier 2017

Novembre 1963. JFK vient d’être assassiné et sa désormais veuve Jackie Bouvier-Kennedy reçoit un journaliste dans sa résidence glacée pour évoquer l’attentat de Dallas, mais aussi son avenir. Au fil de la discussion, elle se remémore pêle-mêle les jours heureux à la Maison-Blanche, les préparatifs des obsèques et la journée fatale… À l’instar de Neruda sorti il y a un mois, Jackie est un biopic transgressif où le sujet principal ayant la pleine conscience de sa future place dans l’Histoire se permet d’en soigner les contours en abrasant la moindre irrégularité apparente : la si lisse Mrs. Kennedy affirme ainsi ne pas fumer… en écrasant une de ses innombrables cigarettes ; la si droite Jackie tient debout… gavée de calmants et d’alcool. Dans la famille Kennedy, l’apparence prime sur l’expression publique d’un quelconque affect privé ; qu’importent les circonstances, Jackie se doit de participer à l’écriture de la glorieuse geste de cette dynastie. La construction achronologique du fi

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Soirées pré-Oscars avec "La La Land" et "Jackie"

Avant-premières | Deux gros événements cinéma à venir : samedi 21 janvier, "La La Land" sera en avant-première dans plusieurs cinémas de la ville. Et le mardi 24 janvier, c'est "Jackie" que les spectateurs du Club pourront découvrir avant sa sortie officielle. De quoi se préparer en beauté pour la cérémonie du 26 février.

Vincent Raymond | Mardi 17 janvier 2017

Soirées pré-Oscars avec

À présent que les Golden Globes ont été remis, couronnant d'un septuor inédit de statuettes la comédie musicale La La Land de Damien Chazelle (réalisateur du fameux Whiplash), la cote du film pour les Oscars monte plus haut que le contre-ut de la Reine de la Nuit. Et le désir pour nous public de le voir avant sa sortie prévue la semaine prochaine, le mercredi 25 janvier, également. Le distributeur SND l'a bien compris ; aussi a-t-il consenti à programmer une batterie d'avant-premières un peu partout en France, histoire d'étancher les impatiences et d'alimenter davantage le bouche à oreille. Détail amusant : elles ont toutes lieu au même moment, samedi à 19h30. Quant à Jackie de Pablo Larrain, biopic de Mme Bouvier-Kennedy-Onassis, il a déjà fait forte impression à Venise, et pourrait valoir selon les échotiers un second trophée à Natalie Portman après celui remporté pour The Black Swan. Quoi qu’il en soit, le public hexagonal pourra se faire sa propre opinion avant la cérémonie prévue le 26 février,

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The Voices

ECRANS | Marjane Satrapi s’exile aux États-Unis pour s’approprier une commande de film d’horreur à petit budget qu’elle transforme en comédie sanglante et cinglante à l’esprit très 80’s. Sympathique même si l’affaire peine à tenir la longueur. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 10 mars 2015

The Voices

Il faut imaginer ce que The Voices aurait pu être si Marjane Satrapi ne s’en était emparé pour lui faire subir une torsion toute personnelle : un de ces films d’horreur pour ados comme il s’en produit à la pelle, où l’esprit de sérieux n’est qu’une façade pour masquer le cynisme mercantile. Le film raconte comment un schizophrène tout juste sorti de l’asile, suivi de près par sa psychiatre et tenu en laisse par une puissante camisole chimique, finit par craquer son vernis de ravi de la crèche et retomber dans ses pulsions homicides. D’entrée, Satrapi repeint son univers aux couleurs irréelles d’un arc-en-ciel de bonheur, quand bien même celui-ci napperait un paysage d’usines et de banlieues branlantes ; l’effet Prozac contamine une mise en scène qui choisit l’option humour noir et transforme le minet Ryan Reynolds en une parodie de lui-même, sourire extatique figé perpétuellement sur son visage de puceau imberbe. Lorsqu’il rentre chez lui après une journée à bosser et à tenter de séduire la belle secrétaire de son entreprise (Gemma Arterton, parfaite incarnation du charme canaille de la "girl next door british") plutôt que de nourrir son cha

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