L'été des festivals autour de Grenoble

ACTUS | Certes, on a sorti fin juin notre supplément consacré au festivals en Rhône-Alpes, mais ce n’est pas une raison pour ne pas reparler de ceux prévus autour de Grenoble en juillet et août ; qu’ils soient branchés musique, spectacle vivant ou les deux ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 7 juillet 2015

Photo : Jessica Calvo (Les Rencontres Brel)


10 – 12 juillet

Le Vercors Music Festival

Pour la première édition de ce nouveau festival prévu à Autrans, les organisateurs (et notamment le programmateur Jean-Philippe Bruttmann, compositeur et guitariste de son état) se sont offert quelques têtes d'affiche, sans doute pour marquer les esprits. Les excellents Moriarty, groupe au folk tendrement barré et bricolé, et la pimpante Yael Naim seront de la partie. Tout comme l'Américaine Ilene Barnes, à la voix impressionnante, et le guitariste américain de jazz fusion Al Di Meola. « Toutes les esthétiques musicales seront présentes autour des deux scènes du festival, mais auront toutes pour point commun de placer la guitare au centre des attentions. » Ça se tient.

15 – 19 juillet

Merci, Bonsoir !

Encore un nouveau festival ! Dans le cadre de la première édition de l'événement spectacle vivant (versant arts de rue) et musique Merci, Bonsoir ! organisé à Grenoble (à la Bifurk et au parc Flaubert) par l'association Mix'Arts, on croisera le trublion Didier Super, chanteur barré et, cette fois-ci, cascadeur pour « un spectacle de rue sur vélo ». Ça s'appelle Les Têtes de vainqueurs, et connaissant le bonhomme, ça risque d'être furieusement décalé (les vidéos font penser à deux Pouf le Cascadeur en mode punk) et, surtout, très politiquement incorrect.

Mais ce n'est pas tout : le Super présentera aussi son one-man-show comédie musicale Ta vie sera plus moche que la mienne, qui part véritablement dans toutes les directions – c'est un « conte moderne pour adultes » où un chômeur rencontre une fée. Un spectacle véritablement irrésistible pour peu que l'on accepte de rentrer dans le monde sans limites de son concepteur.

20 – 25 juillet

Le Cabaret frappé

Programmation comme toujours de haut niveau au Cabaret frappé, avec du lourd sous chapiteau tous les soirs dès 21h pour les concerts payants (les électro-pop WhoMadeWho et les deux DJs d'Acid Arab le même soir, ça claque) et des affiches non moins attrayantes à 19h pour les concerts gratuits sous le kiosque (ah, la sublime pop en français de Baden Baden).

Mais le Cabaret, c'est aussi une ambiance au top chaque soir au Jardin de Ville, qui en fait l'événement de l'été grenoblois. Un événement brassant d'ailleurs plus large que le seul public de mélomanes – il y a aussi des lectures, des jeux, une projection... À noter également plusieurs concerts autour du festival, comme celui d'H-Burns le dimanche 26 juillet au Ciel, juste après la clôture gratuite du samedi – le gros show réunissant Ayo et Sax Machine.

Compte-rendu quotidien sur notre site pendant la période du festival

21 – 26 juillet

Les Rencontres Brel

Oui, une fois de plus, le festival de Saint-Pierre-de-Chartreuse a lieu en même temps que le Cabaret frappé, ce qui est fort dommage pour ceux, comme nous, non pourvus du don d'ubiquité… Pourtant, là-haut dans la montagne, dans un cadre splendide, les Rencontres Brel ont vite su dépasser le simple hommage au grand Jacques en se tournant vers ceux qui font la musique aujourd'hui.

La preuve une nouvelle fois cette année avec une programmation on ne peut plus éclectique, convoquant la pop joyeusement sucrée et en français du duo Brigitte (leur dernier tube À bouche que veux-tu est une merveille), le spoken word un temps très hype de Fauve, le reggae de Groundation, la chanson plus que réaliste de Bénabar ou encore celle, poétique, de Pierre Perret. À noter aussi un dimanche tout public avec spectacles, animations, expositions…

22 – 26 juillet

Textes en l'air

Il y a embouteillage de festivals fin juillet en Isère. Même si, là, on est plutôt sur du théâtre. Ainsi, tous les étés depuis 2004, les veilles pierres du village médiévale de Saint-Antoine-l'Abbaye (classé, au passage, parmi les plus beaux villages de France) côtoient tout un tas d'artistes contemporains. Une aventure louable et nécessaire qui démontre chaque année à quelque 4000 spectateurs que le théâtre, ce n'est pas que des mots et des textes venus de temps forcément très reculés.

Au programme cette année, pas mal de compagnies grenobloises ou assimilées : les Gentils d'Aurélien Villard avec une alléchante nouvelle création baptisée Le Crépuscule des somnambules ; les Mangeurs d'étoiles de Tristan Dubois avec La Vie d'artiste, « dernière pièce de l'histoire-puzzle des établissements forains Granvuoto » ; le Festin des Idiots avec La Livreuse du boucher, seul-en-scène sur une chanteuse lyrique barrée (et campée par un comédien) ou encore Les Veilleurs d'Émilie Le Roux avec la reprise de leur pertinente mise en scène du Tabataba de Bernard-Marie Koltès.

À noter aussi que le comédien et auteur Karim Demnatt, qui a beaucoup travaillé avec le metteur en scène Laurent Pelly pendant ses années grenobloises, dévoilera sa pièce L'Odyssée d'un homme au bord du monde, dont la dramaturgie a été faite par Nasser Djémaï

03 – 08 août

Mens alors

Le festival de l'été dans le Trièves (à Mens – logique) avec « six jours de promenade d'un bout à l'autre du village, dans la montagne, au château d'à côté, pour découvrir plus de 80 musiciens, comédiens, danseurs, plasticiens au sommet de leur art et là juste pour vous ». Cette année, on notera notamment la présence du troubadour vocalchimiste André Minvielle avec le chanteur Loïc Lantoine. Même si le reste de la programmation nous intrigue fortement.

19 – 29 août

Le festival de la cour du vieux temple

C'est le temps fort de la fin de l'été grenoblois, organisé à la fraîche dans une jolie cour du centre-ville. Cette année, pour le quinzième anniversaire du festival, le thème choisi est « De cape et d'épée », avec la « création phare » El Zorro par Petit Bâtons Production et la compagnie Attrape-Lune, tous deux organisateurs de la manifestation. La fameuse cour sera donc décorée pour l'occasion. Sur le reste de la programmation (du théâtre, de la musique, des propositions jeune public…), on ne peut pas dire grand-chose vu qu'on n'a rien pu voir en amont. Rendez-vous sur place donc.

20 – 30 août

Festival Berlioz

On termine l'été festival sereinement avec l'incontournable événement musique classique de l'Isère (voire plus), dédié au compositeur Hector Berlioz qui naquit à la Côte-Saint-André. Quelques chiffres : l'an passé, le festival a accueilli 1 000 musiciens pour plus de 50 concerts. Quelques infos : cette nouvelle édition sera très branchée Napoléon, à l'occasion du bicentenaire de sa marche entre Elbe et Paris qui, justement, passa par l'Isère (voir notre supplément Culture et Patrimoine sur le sujet). Et qui bien sûr accordera une large part à Berlioz, qui fut justement fasciné par Napoléon.

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Le Grand Son : « Annuler le festival a été une décision douloureuse à prendre mais c’était sûrement la plus sage »

ACTUS | Le Grand Son tire sa révérence. Le festival, qui se tenait chaque été depuis 1988 dans la commune de Saint-Pierre-de-Chartreuse, n’aura pas lieu du 18 au 21 juillet comme prévu. En cause : les difficultés financières de l’Éphémère, l’association porteuse de l’événement qui a tenu une assemblée générale extraordinaire samedi 22 juin. On l’a contactée, ainsi que la société grenobloise le Périscope qui coorganisait la manifestation.

Nathalie Gresset | Lundi 24 juin 2019

Le Grand Son : « Annuler le festival a été une décision douloureuse à prendre mais c’était sûrement la plus sage »

À quelques semaines du festival, la décision est tombée et en a surpris plus d’un. La 32e édition du festival Le Grand Son (Les Rencontres Brel jusqu’en 2017) n’aura pas lieu du 18 au 21 juillet à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Pourtant, avec des artistes comme Deluxe, Cats on Trees, Jérémy Frérot, Trois Cafés Gourmands ou encore Oldelaf, le casting 2019 avait de quoi attirer un public large. Tout s’est plutôt joué en coulisse. Car depuis plusieurs mois, l’association l’Éphémère, créatrice et porteuse de l’événement, est confrontée à des difficultés financières. « En novembre, nous nous sommes engagés dans une procédure de redressement judiciaire pour essayer de sauver l’association et le festival » explique Jean-Pierre Godefroy, président de la structure. « Après six mois d’observation, nous avons eu une nouvelle audience avec la juge et le procureur de la République, qui ont constaté que notre dette était conséquente : elle s’élevait à plus de 260 000 euros. » Liquidation judiciaire de l’Éphémère Ne pouvan

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Mens, une Limousine !

Festival | Entre concerts et ateliers, le festival Mens alors !, bien entré dans l'adolescence (on en est à la 16e édition), continue de faire voyager son public dans un mélange d'insouciance et d'exigence. L'occasion cette année, surtout, de s'offrir un chouette tour en Limousine, du nom du projet post-jazz mené par l'omnipotent Laurent Bardainne, l'une des rutilantes calandres de l'édition.

Stéphane Duchêne | Mercredi 19 juin 2019

Mens, une Limousine !

Peut-être n'avez-vous jamais entendu parler de Laurent Bardainne, claviériste, saxophoniste et compositeur de jazz (du moins sur le papier) particulièrement demandé sur la place française. Pourtant, vous l'avez forcément déjà entendu, au mieux parce que vous suivez l'un des nombreux projets musicaux dont il est l'indispensable homme de l'ombre ou le cerveau discret (de Rigolus à l'excellent Poni Hoax, l'une des plus belles inventions de la scène française, en passant par Lost avec Camélia Jordana), au pire malgré vous en écoutant Doux Tam-Tam, le touchant album de reprises publié par Dave en 2004, Château Rouge d'Abd al Malik, Soft Power de Chilly Gonzales (2008), Bichon de Julien Doré (2011), Film of Life de Tony Allen (2014) ou les albums (et concerts) du Supersonic de Thomas de Pourquery. Mais si vous aimez le jazz, du genre qui dépoussière le genre justement, vous connaissez sûrement Limousine, cet engin formidable qui se fait le véhicule de toutes les idées brillantes de Bardainne, qui a cofondé le quatuor en 2005 avec Maxime Delpierre du groupe VKNG. Bonjour tristesse

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Un Festival Berlioz tout en majesté

Festival | Pour l’acte 2 du 150e anniversaire de la mort du fameux compositeur français, le Festival Berlioz nous annonce "Le roi Hector". L’an passé, l’acte 1 nous avait montré un "sacré Berlioz". In fine, on célèbre chaque année à La Côte-Saint-André un sacré roi Hector Berlioz par toutes ses facettes, dans tout son génie. La preuve une nouvelle fois cet été.

Pascale Clavel | Mercredi 19 juin 2019

Un Festival Berlioz tout en majesté

Hector Berlioz (1803 – 1869), compositeur si singulier dans l’histoire de la musique, est chaque année fêté en grande pompe en Isère, et toujours avec de la démesure, du faste, du grandiose mais aussi beaucoup d’émotions. Car il ne faut jamais oublier que si Berlioz fut un immense compositeur, cela ne peut le résumer entièrement, lui qui était aussi chef d’orchestre, écrivain, journaliste, grand voyageur, amoureux transi, visionnaire fou… Et surtout autodidacte talentueux. Pour cette édition 2019 du Festival Berlioz, clin d’œil appuyé au roi Hector (le compositeur) donc, doublé d’un autre clin d’œil au fameux roi Hector de L’Énéide (la fameuse épopée de Virgile écrite entre 29 et 19 av. J.-C.) tué par Achille au cours de la guerre de Troie. Cette programmation a ainsi été tricotée à partir de cette histoire et de ce que Berlioz en a fait. Ouverture en fanfare De la démesure pour l’ouverture samedi 17 août, puisqu’un village troyen sera installé au cœur même de La Côte-Saint-André (dans lequel on pourra notamment se prendre au jeu du tir à l’arc – encore un clin d’œil, pauvre Achille !) ; de la démesure en

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Berlioz, un sacré musicien ; et ce n'est pas le Festival Berlioz qui va dire le contraire !

Festival | Chaque fin d’été à La Côte-Saint-André, Berlioz renaît. Le Festival est ainsi devenu un événement musical incontournable pour les amoureux d’une musique française romantique inclassable. 2018, un cru prestigieux.

Pascale Clavel | Mardi 19 juin 2018

Berlioz, un sacré musicien ; et ce n'est pas le Festival Berlioz qui va dire le contraire !

Après le succès d'une édition 2017 "so british", le Festival Berlioz se tourne cette année vers les œuvres sacrées de Berlioz et, en même temps, annonce l'acte 1 des commémorations du 150e anniversaire de la mort du compositeur (disparu en 1869). Par son ambiguïté, le thème "Sacré Berlioz" résume bien l’homme à la personnalité singulière : compositeur romantique avant-gardiste, écrivain, poète, orchestrateur hors cadre, maître de l’idée fixe (ce thème principal obsessionnel qui ne vous lâche jamais…), Berlioz poussa l’écriture de ses mélodies comme personne : des phrases fiévreuses, des envolées charnelles, jamais décoratives, des thèmes qui vous collent aux oreilles, absolument. Il fallait oser, sacré festival ! Un festival qui s’ouvrira, samedi 18 et dimanche 19 août à Saint-Pierre-de-Bressieux, sur une grande fête des moissons avec musiques et métiers d’antan. On y retrouvera la folle ambiance d’un village dauphinois comme on y vivait au XIXe siècle : les batteuses,

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Le Grand Son dévoile sa programmation 2018

Festival | Le festival de Saint-Pierre-de-Chartreuse, ex-Rencontres Brel, vient de lâcher les seize noms que l’on pourra découvrir sous chapiteau entre le jeudi 19 et le dimanche 22 juillet.

Aurélien Martinez | Jeudi 29 mars 2018

Le Grand Son dévoile sa programmation 2018

Le Grand Son, on le rappelle pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi, c’est la nouvelle appellation du festival Les Rencontres Brel, effectif depuis l’an passé. Un changement de nom lié à des questions pratiques (la famille Brel le détenait) qui n’a pourtant pas fondamentalement modifié l’esprit très ouvert et éclectique du festival d’été de Saint-Pierre-de-Chartreuse. Comme le prouvera la 31e édition prévue entre le jeudi 19 et le dimanche 22 juillet et dont la programmation on ne peut plus variée vient d’être dévoilée. Soit, pendant quatre soirs (et non plus cinq comme précédemment), quatre artistes à découvrir sous chapiteau, avec une alternance de genre. Le jeudi et premier jour sera ainsi plus chanson, avec la tête d’affiche Grand Corps Malade (photo), la future tête d’affiche Gauvain Sers (sorte de Renaud des années 2010) et les deux nouveaux Caruso et Pomme

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Bruno Messina : « Berlioz était un punk ! »

Festival | Cela fait maintenant 24 ans que La Côte-Saint-André accueille un festival dédié au compositeur français Hector Berlioz (1803 – 1869). D’année en année, l’événement prend de l’ampleur, à tel point qu’il est aujourd’hui l’un des plus grands festivals de musique classique de la région. Pour Bruno Messina, son directeur artistique depuis 2009, un tel rassemblement est un hommage logique pour celui qui, de son temps, a toujours vu les choses en grand.

Nicolas Joly | Mardi 27 juin 2017

Bruno Messina : « Berlioz était un punk ! »

Grâce à vous, Berlioz est un véritable un globe-trotter : après l’Italie en 2012 et l’Amérique en 2014, il se rend cette fois en Angleterre (le sous-titre de cette nouvelle édition est "Berlioz à Londres au temps des expositions universelles"). Pourquoi ce choix ? Bruno Messina : En réalité Berlioz était un vrai voyageur. Au XIXe siècle, il fut l’un des premiers compositeurs à connaître plus de succès à l’étranger qu’en France, et notamment en Angleterre. Mais surtout, la musique classique est quelque chose qui peut tenir à l’écart les gens qui ne la connaissent pas. C’est donc plus facile d’amener le public à s’y intéresser en lui racontant une histoire, qui est celle de l’aventurier qu’était Berlioz. D’autant plus que Berlioz vouait un amour profond à l’Angleterre, un amour de cœur. Il découvrit Shakespeare à 24 ans, qui le fascina, et se découvrit en même temps une passion pour une actrice irlandaise, Harriet Smithson, qui sera le deuxième grand coup de foudre de sa vie et pour laquelle il écrira la Symphonie fantastique. C’est aussi cette histoire que l’on va raconter. Son voyag

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Et Le Grand son partit à la conquête du « public jeune »

Festival | 3000 participants par soir, 330 bénévoles et, surtout, 30 ans d’existence : on croit deviner le chiffre porte-bonheur du festival Le Grand son – anciennement Les Rencontres Brel. Cette année encore il convie tous les styles musicaux (Vianney, Trust, Hugues Aufray, Debout sur le zinc, La Maison Tellier...) à Saint-Pierre-de-Chartreuse, sur une semaine (du 18 au 22 juillet). Pour rester dans le thème, nous avons posé trois questions à Jean-Pierre Godefroy, président de l’Éphémère, l’association qui organise le festival.

Nicolas Joly | Mardi 27 juin 2017

Et Le Grand son partit à la conquête du « public jeune »

Pourquoi avoir abandonné le nom de Rencontres Brel pour celui du Grand son ? Jean-Pierre Godefroy : La principale raison est que la famille Brel nous avait donné jusqu’aux 30 ans du festival pour nous appeler Rencontres Brel. Nous avons donc mis en place un groupe de réflexion l’année dernière pour trouver ce nouveau nom [une référence au Grand Som, sommet du massif de la Chartreuse – NDLR], en accord avec le public jeune que nous souhaitons toucher. D’autant plus que le public plus âgé, qui venait écouter du Brel, n’était pas forcément satisfait de notre programmation éclectique. Aujourd’hui, nous essayons de satisfaire tant les personnes qui souhaitent écouter de la chanson française comme Vianney, que celles qui souhaitent écouter du rock avec Trust. Les festivals, ce n’est pas ce qui manque dans la région. En quoi Le Grand son se démarque-t-il ? Malgré notre importance dans la sphère des festivals de l’Isère, nous ne sommes pas un gros festival. Notre jauge maximum étant de 3000 personnes par jour, nous avons une dimension bien plus intimiste. Le slogan que je donne souvent c’

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PB d'or 2016 : musique

C'était 2016... | Avec du changement côté Cabaret frappé, des images fortes ou encore une confirmation.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : musique

Le PB d’or de la bonne surprise : la nouvelle configuration du Cabaret frappé En janvier 2016, la Ville de Grenoble convoquait la presse pour annoncer un changement de taille : le Cabaret frappé, festival musical qu’elle organise chaque été au Jardin de Ville, passerait en gratuité totale – contre, auparavant, une première partie sous le kiosque en accès libre et, ensuite, une série de concerts payants sous chapiteau. Une décision politique motivée par un souci de faire évoluer le festival né en 1999, mais surtout par des considérations financières, cette gratuité permettant paradoxalement de réduire pas mal de coûts – plus de chapiteau par exemple. Pourquoi pas, même si, du coup, nous pouvions craindre une édition 2016 au rabais… Sauf que ça ne s’est pas produit, grâce justement à cette nouvelle organisation qui a redonné du souffle au dispositif. Le Jardin de Ville fut ainsi judicieusement repensé par l’équipe organisatrice autour d’une grande scène et d’un bar sous le kiosque, ce qui ne donnait

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Festival : Les Rencontres Brel deviennent Le Grand Son

ACTUS | Chaque été à Saint-Pierre-de-Chartreuse, et ce depuis 1988, a lieu le festival Les Rencontres Brel. Un événement musical qui va continuer l’an prochain, mais sous un nouveau nom comme l’ont annoncé les organisateurs lors de l'édition qui vient de s'achever. D'accord, mais pourquoi ?

Aurélien Martinez | Lundi 25 juillet 2016

Festival : Les Rencontres Brel deviennent Le Grand Son

En 2017, les Rencontres Brel en seront à leur trentième édition, ce qui n’est pas rien. Une date clé qui sera aussi celle du changement de nom. « Plusieurs facteurs expliquent et motivent ce changement, au premier rang desquels l’évolution de la ligne artistique du festival. L’œuvre et l’héritage de Jacques Brel y apparaissent toujours en filigrane, de même que la dimension chanson, mais l’équipe du festival a souhaité depuis quelques années faire évoluer sa grille de programmation en l’ouvrant aux musiques actuelles et aux musiques du monde. » Voilà le pourquoi du comment selon l’organisation : elle a communiqué sur cette modification pendant la 29e édition du festival qui s’est tenue du mardi 19 au dimanche 24 juillet et a rassemblé 14 000 spectateurs selon le communiqué de presse. Un communiqué qui continue ainsi : « Le nom de Brel n’est plus un marqueur majeur dans la construction et la promotion de l’événement. Si pour la jeune génération l'évocation de Brel ne s'impose pas, pour les plus anciens spectateurs du festival l’artiste et sa création n'apparaissent plus comme d

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Le Festival Berlioz, les sorcières et les loups-garous

Festival | La Côte-Saint-André se prépare : fin août, l’incontournable Festival Berlioz va résonner dans tous les contreforts de l’Isère. Une nouvelle programmation qui a une couleur toute particulière : les sorcières seront au rendez-vous, les monstres et les diables vont sortir du bois.

Pascale Clavel | Lundi 18 juillet 2016

Le Festival Berlioz, les sorcières et les loups-garous

Berlioz : un romantique génial, un orchestrateur hors-norme, un chef d’orchestre impétueux, un compositeur rare écrivant avec autant de brio une symphonie qu’un oratorio. Il a composé des mélodies sublimes, des opéras grandioses, a été nourri aux œuvres de Shakespeare et de Virgile, s’est immergé dans les légendes les plus énigmatiques. La musique de Berlioz reste unique. C’est logiquement dans sa ville natale que s’est installé depuis longtemps un festival qui lui rend un vibrant hommage. Pour cette nouvelle édition s'invitent du décalage, de l’humour, du grand, du beau, un brassage d’ingrédients subtils, des chemins musicaux de traverse. Une recette succulente à faire pâlir les chefs les plus étoilés ; et dans la marmite, un mélange plutôt original avec du cinéma, une intégrale pour piano de Chopin, des monuments de la musique berliozienne, de la poésie de Baudelaire, de la danse et d’autres joyeuses surprises. Recette gagnante L'ouverture est en forme de bizarrerie, le public étant invité à se rendre au château et, devant, à se laisser surprendre : ici des contes et des légendes, là une dégustation de produits du terroir, là-bas des concerts,

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Rencontres Brel : « Ne pas courir après les têtes d’affiche »

MUSIQUES | Pour leur 39e édition prévue du mardi 19 au dimanche 24 juillet, les Rencontres Brel de Saint-Pierre-de-Chartreuse donnent une nouvelle couleur à leur programmation. Et réservent quelques surprises musicales. Alexis Petit, directeur du festival, nous en livre certaines.

Charline Corubolo | Mardi 5 juillet 2016

Rencontres Brel : « Ne pas courir après les têtes d’affiche »

Comment vous positionnez-vous dans le paysage des festivals isérois ? Alexis Petit : On essaie d’être en complémentarité avec les autres. On discute pas mal entre nous, il y a une assez bonne entente. Cette année, on a réussi à s’entendre avec le Cabaret frappé sur nos dates, c’est très important comme on se partage les publics. Avec des dates décalées, c’est mieux pour nos fréquentations respectives et pour le public. Comment élaborez-vous la programmation du festival ? C’est un travail d’équipe dans lequel il faut prendre en compte la tournée des artistes, les budgets et nos goûts artistiques. La particularité de cette année, c’est qu’on fait venir des artistes qui ne sont pas passés dans la région depuis longtemps, par exemple Alborosie. On souhaite aussi présenter plus de groupes locaux émergents et ne pas courir après les têtes d’affiche. C’est une volonté politique. L’autre particularité, c’est qu’il y a trois soirées av

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Août dans le Trièves avec le festival Mens alors

CONNAITRE | Entre le 8 et le 13 août, on croisera notamment le duo Arlt ou encore le spectacle "Le Petit cirque" de Laurent Bigot. Deux grands moments.

Aurélien Martinez | Lundi 18 juillet 2016

Août dans le Trièves avec le festival Mens alors

Treizième édition pour Mens alors, festival « d’échange et de création » situé à Mens (forcément), au sud de Grenoble. Et une édition qui, comme toujours, va sur plusieurs terrains, dont des passionnants. Ainsi du duo (et couple) Arlt, qu’on pourrait négligemment ranger dans la boîte chanson française, mais qui est plutôt à rapprocher de la famille des déglingueurs de langue. Arlt, ce sont ainsi des jongleries poétiques frémissantes voire bondissantes, lorgnant vers le folk, livrées en toute intimité, en mode trio pour leur concert du mercredi 10 août. À noter que d’autres beaux noms de la musique d’aujourd’hui (le bluesman suédois Bror Gunnar Jansson, le flûtiste Joce Mienniel en mode quartette, le trio du très jazzy François Raulin...) se côtoieront pendant la semaine de festivités. Côté spectacles, entre un ciné-concert pour orgue et une fantaisie théâtrale tout public, on aura notamment droit le vendredi 12 aoû

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Cabaret frappé : « On présente les têtes d’affiche de demain »

MUSIQUES | Pour sa dix-huitième édition, le Cabaret frappé, incontournable temps fort musical de l’été grenoblois, change de peau en devenant 100% gratuit. Pourquoi ? On est allés poser la question (et d’autres) à Loran Stahl, responsable du festival depuis 2004.

Aurélien Martinez | Lundi 20 juin 2016

Cabaret frappé : « On présente les têtes d’affiche de demain »

Grand changement cette année : le festival abandonne ses soirées en deux temps (première partie gratuite sous le kiosque et concert payant sous le chapiteau) pour des soirées toutes gratuites. Pourquoi ce choix ? Loran Stahl : C’est la volonté de la Ville de Grenoble. Comme le Cabaret frappé est un événement municipal, il est tributaire de la politique de la Ville. En dix-huit ans, il en a d’ailleurs vu passer des municipalités ! Après, cette gratuité est un choix tout à fait cohérent avec le projet de la municipalité actuelle ; comme il est cohérent que, pour harmoniser les propositions sur le territoire, la Ville ait demandé que le festival ait lieu une semaine plus tôt [pour notamment ne pas se retrouver sur la même semaine que les Rencontres Brel – NDLR]. Même si on joue maintenant sur la semaine la plus chère de tous les festivals de France ! Forcément, le travail du programmateur que vous êtes doit être différent… L’équation

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Les Rencontres Brel ont dévoilé leur programmation

MUSIQUES | Rendez-vous du mardi 19 au dimanche 24 juillet 2016, à Saint-Pierre de Chartreuse.

Aurélien Martinez | Mercredi 13 avril 2016

Les Rencontres Brel ont dévoilé leur programmation

Bonne nouvelle : cette année, le festival ne subira pas la concurrence du Cabaret frappé, qui lui a été avancé d’une semaine. Le public grenoblois pourra donc prendre la Chartreuse pendant six jours pour aller écouter les trois filles de la sensation internet L.E.J (mais si, écoutez leur tube Summer 2015), les revenants de La Rue Ketanou, les bruyants Tambours du Bronx, le très world-jazz Manu Dibango, le très salsa Yuri Buenaventura, les fameux Chico & The Gypsies ou encore le touchant Dick Annegarn. La billetterie est ouverte : rendez-vous sur le site des Rencontres. La prog complète est bien sûr dispo.

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Le PB au Cabaret frappé

MUSIQUES | Le fameux festival musical de l'été grenoblois aura lieu du lundi 20 au samedi 25 juillet, au Jardin de ville. L'équipe du Petit Bulletin vous le fera vivre en ligne.

Aurélien Martinez | Jeudi 16 juillet 2015

Le PB au Cabaret frappé

On a déjà dit dans notre numéro festivals en Rhône-Alpes tout le bien que l'on pensait de la programmation de cette nouvelle édition du Cabaret frappé. Ces six jours de concerts débuteront officiellement ce lundi 20 juillet avec le Grenoblois Lakay de l'écurie Hadra et son « dub - dubstep - jungle psychédélique - downtempo - psytrance » (à vos souhaits) comme il le dit lui même. Ce sera sous le kiosque du Jardin de ville, et ce sera gratuit comme tous les soirs à 19h. L'occasion donc de découvrir des artistes dans un cadre agréable, une bière (ou autre) à la main, entouré de plein de monde, du mélomane chevronné au simple passant : c'est ça l'esprit Cabaret frappé.

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Cabaret frappé : notre sélection

MUSIQUES | Les choses ont pas mal bougé à Grenoble ces derniers mois depuis l'élection d'un maire vert. Mais pas Cabaret frappé, festival d'été de la ville, si éco-citoyen que sa programmation semble être le fruit d'un tri de talents hautement sélectif. Exemples. La rédaction

Stéphane Duchêne | Mercredi 24 juin 2015

Cabaret frappé : notre sélection

Sallie Ford Avec Slap Back (littéralement "gifler en retour" ou "rendre une gifle"), la rockeuse vintage à lunettes Sallie Ford a laissé de côté le revival rock fifties et ses oripeaux de Buddy Holly 2.0 à chromosomes XX pour un garage rock à fort effet décapant sur lequel elle a entièrement pris les rênes après la séparation d'avec The Sound Outside – remplacé par un groupe 100% féminin. Et c'est un peu des Breeders – et même des Pixies parfois – en mode psychédélique que l'on entend au détour de ces pop songs cinglantes. SD Mardi 21 juillet, sous le chapiteau Vieux Farka Touré Digne fils de son père, la légende Ali Farka Touré, Vieux Farka Touré est davantage célébré aux États-Unis où l'on sait mieux que tout vient de là et donc du blues que dans nos contrées. Son album The Secret y avait fait un carton quand, sur Mon Pays, il célèbre tout à la fois son Mali natal – se désolant de ce qui s'y passe – en une approche transversale du blues que

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Le Festival Berlioz surprend encore !

MUSIQUES | Pas facile d’imaginer été après été un festival dédié à un même compositeur sans risquer de tourner en rond. Le Festival Berlioz réussit pourtant à surprendre avec un (...)

Philippe Yves | Mercredi 24 juin 2015

 Le Festival Berlioz surprend encore !

Pas facile d’imaginer été après été un festival dédié à un même compositeur sans risquer de tourner en rond. Le Festival Berlioz réussit pourtant à surprendre avec un programme à l’inspiration chaque fois renouvelée, grâce à une maline approche thématique. Sans oublier les tubes berlioziens tels la Symphonie Fantastique, le festival nous emmène cette année sur la route Napoléon (qui relie les Alpes et la Côte d’Azur) et sous la figure impériale de… Napoléon. Bonaparte est au centre des choix musicaux des invités, dont le chef Daniel Kawka avec trois évocations napoléoniennes (Schönberg, Castérède, Honegger), ainsi que d’une création mêlant les polyphonies corses d’A Filetta et un orchestre signée Bruno Coulais. Et comme on ne saurait fêter Berlioz sans ses œuvres XXL pour masses orchestrales et chorales, le festival investira le Théâtre antique de Vienne pour une nuit autour du monumental Te Deum dirigé par François-Xavier Roth réunissant près de 1000 pros et amateurs. Une nuit symboliquement ouverte aux jeunes et clôturée par une relecture jazz avec Louis Sclavis, Vincent Segal et l’Arfi. Excusez du peu. Philippe Yves

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Harold en Amérique

MUSIQUES | Après les Bleus, c’est au tour du Festival Berlioz de s’envoler pour l’Amérique du Sud à l’occasion de sa vingt-et-unième édition, ordonnée par Bruno Messina sous l’intitulé imaginaire “Berlioz en Amérique au temps de la révolution industrielle”. En point de mire : le Brésil et la ville de Rio de Janeiro, dont Hector Berlioz fut membre correspondant de l’Académie impériale des Beaux-Arts. Régis Le Ruyet

Régis Le Ruyet | Mardi 24 juin 2014

Harold en Amérique

Ça commencera fort : lors de sa journée inaugurale, le jeudi 21 août, le Festival Berlioz reprendra le concert monstre qu’Hector Berlioz échafauda à Paris le 1er août 1844 dans le cadre de l’Exposition de l’Industrie. Ce jour-là, devant un parterre de 8 000 spectateurs, le fils du docteur de la Côte-Saint-André mobilisa l’essentiel des forces musicales de la capitale dans une grande œuvre qu’il dirigea pour mille exécutants. Un désir que Berlioz caressa d’abord comme un rêve, mais qu’il put répéter à quatre reprises dans la salle du vaste Cirque Olympique. Afin de réitérer cet exploit, le festival se déploiera à grande échelle et investira l’Usine-pensionnat Girodon. Cité ouvrière édifiée à Saint-Siméon-de-Bressieux dans les années 1870, l’établissement réunissait, dans un même espace, lieu de production et d’habitation. Pour cette odyssée monumentale, le jeune chef français Nicolas Chalvin (photo) dirigera, outre son Orchestre des Pays de Savoie, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, le Chœur Emelthée et les amateurs rhône-alpins ayant voulu souscrire à cette aventure. Escale transatlantique Admiré par Berlioz, à qui il succéda en 1869 à l’Institut de F

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Du côté des festivals

MUSIQUES | Les gros festivals musicaux de la région ont dévoilé leur prog, parfois au compte-gouttes pour faire le max de bruit possible. On fait le point afin d’y voir plus clair et cocher les bons jours sur le calendrier.

Aurélien Martinez | Jeudi 22 mai 2014

Du côté des festivals

Le Cabaret frappé Du 21 au 26 juillet, à Grenoble Frànçois and The Atlas Mountains, l’un des meilleurs groupes de pop made in France, mais aussi le vétéran Tricky (ancien membre fondateur, et démissionnaire, de Massive Attack), le masqué Cascadeur, le Français Fakear et son électro, ou encore le mariage attendu entre Moriarty et Christine Salem : une poignée de noms nous donne bien envie. À noter que les dates de chaque concert seront précisées plus tard.   Les Rencontres Brel

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Berlioz à la Côte

MUSIQUES | Du 22 août au 1er septembre, le Festival Berlioz fêtera ses vingt ans avec "L'homme-orchestre", programme anniversaire en l'honneur du fils du pays né le (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 20 juin 2013

Berlioz à la Côte

Du 22 août au 1er septembre, le Festival Berlioz fêtera ses vingt ans avec "L'homme-orchestre", programme anniversaire en l'honneur du fils du pays né le 11 décembre 1803 à la Côte-Saint-André. Un sous-titre qui nous rappelle une caricature anonyme de 1850 dépeignant le compositeur affublé d'un tambour et portant dans le dos un instrument à vent plus proche du tromblon que du trombone. Maître des expériences orchestrales et des effectifs géants, Hector Berlioz consigna ses études et pratiques dans deux livres : un Traité de l'instrumentation et de l'orchestration moderne, suivi de l'essai Le Chef d'orchestre : théorie de son art, recherches que certains considérèrent en leur temps comme des extravagances. À l'exemple de la symphonie Harold en Italie, qui sera donnée le 25 août par la Chambre philharmonique d'Emmanuel Krivine (photo), où sur un sujet emprunté au poète anglais Byron, le maestro développe une ballade symphonique tracée comme un chemin d'honneur pour le violon alto. Autre orfèvre des masses musicales, Ludwig von Beethoven, que Berlioz considérait à la fois comme un génie, un bienfaiteur et un ami, sera présent chaque jour p

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Berlioz à la Côte

MUSIQUES | C’est traditionnellement fin août que la Côte-Saint-André honore Hector Berlioz, le fils prodige né dans la capitale de la Bièvre le 11 décembre 1803. Régis Le Ruyet

Régis Le Ruyet | Vendredi 22 juin 2012

Berlioz à la Côte

Niché au milieu des terres froides, le village de la Côte-Saint-André voit grandir Hector Berlioz jusqu’à ses dix huit ans. L’âge du départ pour Paris, où un Bac es lettres en poche, le côtois se destine à faire médecine comme papa. Mais rapidement, les études du carabin se voient contrariées, celui-ci préférant la musique à la thérapie. Inscrit au Conservatoire de Paris, il se consacre alors exclusivement à sa muse, jusqu’à obtenir en 1831 un premier prix de Rome en récompense de sa cantate Sardanapale. Protégé de l’Académie de France, il quitte dès lors la capitale pour mettre pied à terre à la Villa Médicis, « palais » d’attache des lauréats. Nuits romaines Après les nuits fantasmagoriques de Berlioz Liszt et le Diable, c’est la période italienne du compositeur que s’attache à faire vivre Berlioz et l’Italie, un carnaval romain. Du 22 août au 2 septembre et aux quatre coins du village, l’évocation du voyage transalpin de Berlioz imaginé par Bruno Messina, directeur de l’agence iséroise de diffusion artistique, donnera lieu à plus de cinquante événements. Onze soirées orchestrales se dérouleront dans la cour du

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Grenoble rocks

MUSIQUES | L’été, à Grenoble, c’est Cabaret frappé, et on ne discute pas. Chaque mois de juillet, le traditionnel festival de musiques actuelles investit, sur une (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 21 juin 2012

Grenoble rocks

L’été, à Grenoble, c’est Cabaret frappé, et on ne discute pas. Chaque mois de juillet, le traditionnel festival de musiques actuelles investit, sur une semaine depuis quelques temps, le Jardin de Ville, avec de nombreux concerts, certains gratuits (en première partie de soirée), d’autres non (sous le chapiteau). Et il faut le rappeler aux non autochtones sarcastiques, on a bel et bien affaire ici à un excellent festival, qui a su habilement conjuguer têtes d’affiche et découvertes, le tout dans une ambiance conviviale et apaisée que l’on ne retrouve pas forcément dans tous les grands raouts de ce type. Au programme cette année, niveau noms qui claquent, on a rendez-vous avec les Rémois de The Shoes, et leur pop dansante à l’efficacité redoutable qui usera à coup sûr les semelles des festivaliers – pas grave, ils sont programmés le dernier soir ! On croisera aussi le monumental Tony Allen, co-fondateur du style Afrobeat, avec son intriguant projet Black series from Lagos to Detroit ; le classieux Rover, sorte de Bowie des années 2000 ; les folkeux d’Ewert And The Two Dragons ; ou encore l’écrivain et musicien Theo Hakola. Mais force est de constater que la plus belle pri

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The Shoes au Cabaret Frappé (entre autres)

MUSIQUES | Les premiers noms de la prog du Cabaret Frappé (la quatorzième édition, du 23 au 28 juillet au Jardin de ville) sont sortis. Avec notamment la venue des Rémois de The Shoes. Et ça, c’est une excellente nouvelle !

Aurélien Martinez | Jeudi 12 avril 2012

The Shoes au Cabaret Frappé (entre autres)

The Shoes donc, que l'on aurait déjà dû apercevoir à Grenoble en septembre dernier s'ils n'avaient pas annulé leur venue. Du pop-rock tubesque à mort, à l'efficacité redoutable en live. Le duo rémois, au sommet de la hype en ce moment, s'est même offert les services de Jake Gyllenhaal pour sa dernière vidéo Time to dance (que l'on vous a mise en bas de l'article). Bret Easton Ellis adore. Nous aussi! On retrouvera aussi Tony Allen, co-fondateur du style Afrobeat, qui présentera Black series from Lagos to Detro

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Rock star classique

MUSIQUES | Cette année, le plantureux Festival Berlioz consacre une part non négligeable de sa programmation au contemporain hongrois d’Hector, le compositeur et (...)

François Cau | Vendredi 8 juillet 2011

Rock star classique

Cette année, le plantureux Festival Berlioz consacre une part non négligeable de sa programmation au contemporain hongrois d’Hector, le compositeur et pianiste virtuose Franz Liszt. Mieux : dans le cadre du Château de la Côte-Saint-André sera projetée une œuvre à même de secouer violemment le public, Lisztomania (1975) de Ken Russell. Ce réalisateur anglais malheureusement trop méconnu (seulement deux de ses films, Tommy et Le Repaire du Ver Blanc, sont édités en DVD chez nous) procède ici comme dans toutes ses biographies cinématographiques. A l’instar de ses films consacrés à Mahler, Tchaïkovski ou encore Rudolph Valentino, le cinéaste, profondément iconoclaste, ne se soucie pas vraiment de coller stricto sensu aux grandes étapes de la vie de son sujet (la relation “vampirique“ entre Liszt et Richard Wagner est ainsi totalement fantasmée), mais livre sa propre interprétation de son œuvre, à travers une imagerie très – d’aucuns diront trop – baroque. Au gré d’une mise en scène évoquant la frénésie d’Andrzej Zulawski, Ken Russell transforme Franz Liszt (campé par Roger Daltrey, chanteur des Who) en véritable rock star de son temps, notamment lors d’une scène de concert éloquente. E

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L’influence shakespearienne

MUSIQUES | Cinés concerts classiques / Deux semaines de programmation, 18 000 spectateurs et pas moins de 16 éditions, le festival Berlioz de la Côte-Saint-André (qui (...)

François Cau | Mercredi 8 juillet 2009

L’influence shakespearienne

Cinés concerts classiques / Deux semaines de programmation, 18 000 spectateurs et pas moins de 16 éditions, le festival Berlioz de la Côte-Saint-André (qui n’est autre que la ville natale du compositeur Hector Berlioz) est aujourd’hui un rendez-vous estival très prisé des amateurs de musique classique de la région Rhône-Alpes. Loin de s’enterrer dans un processus de programmation « facile » et convenue, le festival s’attache plutôt à développer les sens et la réflexion de son auditoire. La preuve en image cette année avec les cinés concerts, qui seront à l’honneur les 19, 21 et 23 août au sein du cinéma le Club de la Côte-Saint-André. Trois films seront ainsi projetés et mis en musique par l’Ensemble Carpe Diem, dirigé par Jean-Pierre Arnaud : deux productions d’Orson Welles, MacBeth (1948) et Othello (1952), puis une version de Falstaff réalisée pour le festival par l’Ensemble Carpe Diem lui-même. Point commun, ces trois projections se voient réunies sous la musicalité de Verdi, le cinéma d’Orson Welles (qui avait réalisé son propre Falstaff - Chimes at Midnight en 1965) et la littérature de Shakespeare. Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que les travaux respectifs de Ve

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