Mû, douceur brutale

Charline Corubolo | Mercredi 12 novembre 2014

Photo : Pierre Salomé


Rêvant d'un monde utopique, le groupe Mû nous amène dans de nouvelles contrées lointaines. Mélange hybride de rock, de trip hop et de rap, le duo présentera son nouvel EP nommé Emerillon mercredi 19 novembre à l'Ampérage. Prolongeant l'ambiance onirique bucolique des débuts, les titres ouvrent des envolées lyriques à coups de claviers mélodiques appuyées par une voix douce, en la présence de Cécile. Des envolées soudainement ramenées sur terre par un passage de beatbox enragé balancé par David.

Voilà ce qui caractérise la musique de Mû : un délicat mariage entre des voix aiguës et graves, la délicatesse d'un clavier rompue par un rythme haché. On se laisse alors porter vers les cieux pour retomber avec frénésie sur le bitume. Ce nouvel EP distille des sons plus électroniques mais toujours aussi envoûtants et dynamiques. Un voyage non sans turbulence mais tellement plaisant.

Charlien Corubolo


1e partie : Sarah Mikovski
L'AmpéRage 163 cours Berriat Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le souvenir des danseurs d'hier

Mémoire | Le Musée de la Résistance et de la Déportation, à Grenoble, se tient prêt à ouvrir sa nouvelle exposition, consacrée aux bals clandestins pendant la Seconde guerre mondiale. En attendant le feu vert, il poursuit sa collecte participative lancée fin janvier.

Martin de Kerimel | Vendredi 9 avril 2021

Le souvenir des danseurs d'hier

Alice Buffet, directrice de l’établissement de la rue Hébert, l’assure : c’est une coïncidence, si, à l’heure où les lieux de culture et de spectacle sont fermés partout en France, son équipe et elle espèrent bientôt montrer qu’entre mai 1940 et avril 1945, les Françaises et Français se sont vus interdire de danser. On se souviendra que, frustrés, certains décidèrent d’organiser ou de participer à des bals clandestins. Une expo sur ce thème devait débuter vendredi 9 avril : il faudra attendre que le Musée rouvre pour la voir – elle est programmée jusqu’au 3 janvier prochain. « Inédite, elle est le fruit d’un travail partagé avec des partenaires comme le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains de l’Université Paris 1 Sorbonne, l’INA et le Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne ». Alice Buffet explique que danser était très populaire avant-guerre, avec l’arrivée de nouveaux styles et un développement des danses de couple. « Ce sera ensuite jugé comme contraire à la morale et allant à l’encontre du redressement national ». Et puni comme tel. « Paperasserie » Alice Buffet annonce une exposition visuelle et sonore.

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Musilac tombe à l’eau

Festival | La nouvelle est tombée vendredi 2 avril, à midi pile : l’édition 2021 du festival, censée se dérouler du 8 au 11 juillet, est complètement annulée. Un terrible coup d’arrêt pour un événement qui va connaître une seconde année blanche consécutive.

Martin de Kerimel | Vendredi 2 avril 2021

Musilac tombe à l’eau

Quel choc ! C’est officiel : il n’y aura donc pas de Musilac pour animer les soirées du début de l’été prochain. La longue incertitude qui planait sur l’événement a pris fin vendredi 2 avril, à l’heure du déjeuner. On savait évidemment que la jauge limitée à 5 000 personnes, assises et distanciées, compliquait sévèrement l’organisation du festival, de même que la probable impossibilité d’y proposer une offre de buvette et de restauration – la source habituelle d’une bonne partie des recettes utiles. Un sondage laissait entendre que le public restait solidaire avec l’équipe, mais réfractaire à une formule de ce type. C’est-à-dire prêt à accepter des contraintes, mais presque unanimement hostile à l’idée d’un festival assis. Une étude était cependant encore en cours pour valider (ou non) la tenue d’un événement sous une autre configuration. Désormais, c’est sûr : rien ne sera possible. « La situation intenable pour nous » Les organisateurs se sont expliqués par le biais d’un communiqué : « Comme il y a un an, trop de choses sont contre nous : la situation sanitaire, tout d’abord, qui reste l’essentiel et dont nous comprenons bien à quel point elle est dif

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Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Musée imaginaire des étudiants | Cette année, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble prend la forme d’un jeu vidéo immersif accessible pendant plusieurs soirées. Les projets artistiques sont mis en scène dans un espace muséographique inédit que le visiteur peut parcourir à loisir depuis son ordinateur.

Hugo Verit | Mardi 23 mars 2021

Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Décidément, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble sait se réinventer en ces temps de pandémie. Après une édition 2020 numérique diffusée en streaming le 7 octobre dernier, les organisateurs creusent encore plus le concept de virtualité cette année en proposant, les 24, 25, 26 et 30 mars de 18h à 23h, le Musée imaginaire des étudiants (MIE). Le principe de la Nocturne reste le même : des étudiants grenoblois volontaires élaborent et présentent au public un projet artistique (danse, musique, théâtre, etc.) en lien avec une œuvre du Musée. En revanche, les spectacles s’intègrent cette fois-ci dans un jeu vidéo immersif inspiré de Second Life. Les équipes de la Nocturne travaillent depuis janvier avec l’entreprise Immersive CoLab qui met à leur disposition une plateforme virtuelle nommée Calypso 3D. « Cette société développe ce type d’outil collaboratif dans le domaine de l’éducation et de la formation. Ils n’avaient pas encore de projet artistique. Ils ont tout de suite été conquis par notre idée », raconte Alexis Chareyre, chargé de relation

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Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

MUSIQUES | Roselyne Bachelot a tranché : pour la ministre de la Culture, les festivals estivaux ne pourront accueillir que 5 000 personnes assises et distanciées, dans le respect des gestes barrières. Les organisateurs sauront-ils s’adapter ? Certains d’entre eux ont déjà renoncé. D'autres nous ont répondu et fait part de leurs difficultés.

La rédaction | Mercredi 3 mars 2021

Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

Magic Bus en format réduit En novembre dernier, l’association Retour de Scène se voulait optimiste (on ne sait plus trop, mais il y avait peut-être de quoi, à l’époque !) et annonçait des dates pour son prochain festival Magic Bus. La 20ème édition devait se tenir du 6 au 8 mai, avec une programmation presque bouclée. Aujourd’hui, l’équipe du festival est largement revenue sur ces projets initiaux, mais elle ne s’en démène pas moins pour maintenir un événement adapté aux contraintes sanitaires annoncées. Damien Arnaud, coordinateur de l’association grenobloise, nous explique tout : « On est en cours de réflexion pour proposer un format assis en jauge réduite (pas plus de 500 personnes) courant juin. Ce ne sera pas à l’Esplanade, mais on cherche tout de même un lieu en plein air. La programmation sera axée sur la découverte de la scène locale avec, tout de même, un ou deux artistes d’envergure nationale en tête d’affiche. Certaines esthétiques, comme l’électro, ne seront malheureusement pas représentées. Ce sera une autre approche, plus tranquille. Ce que je peux d’ores et déjà annoncer, c’est que le Student Groove Orchestra, en partenariat avec le Crous

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Morandi en (future) prolongation

Exposition | Le Musée de Grenoble l’a confirmé : sa grande exposition consacrée au peintre italien, qui devait ouvrir en décembre dernier et reste actuellement portes closes, verra sa date de clôture reportée.

Martin de Kerimel | Mardi 2 mars 2021

Morandi en (future) prolongation

Cela fera bientôt trois mois que le Petit Bulletin a, comme d’autres médias, eu la chance de découvrir le nouvel accrochage du Musée de Grenoble. Cette mise à l’honneur de Giorgio Morandi, maître italien méconnu et spécialiste des natures mortes, nous avait emballés. On imagine volontiers le désarroi de l’équipe du Musée face à l’impossibilité de la présenter au grand public, crise sanitaire oblige, et alors même que l’ouverture officielle de l’événement était prévue le 12 décembre dernier. On est donc ravi d’apprendre que la date de clôture a pu être reportée : alors que tout devait s’achever le 14 mars, c’est finalement jusqu’au 4 juillet que le Musée pourra jouer les prolongations. Un rappel : c’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs que l’exposition entend proposer une introduction intimiste à l’univers de l’artiste bolonais. Aux cinquante pièces prêtées par la Fondation italienne Magnani-Rocca s’en ajoutent d’autres conservées en France. Reste en suspens la question du premier jour d’ouverture. C’est aussi parce que l’événement est double – et propose une section Italia Moderna, autour de la présentation d’une soixantaine d’œuvres de la co

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Un musée vu de l'intérieur

ARTS | Si le public devra encore attendre quelques mois pour y être convié, le Musée Champollion rythme la vie de nombreuses personnes depuis déjà un bon moment ! Nous avons rencontré deux des parties prenantes d'un chantier plein de surprises, impatientes, elles aussi, de voir l'établissement ouvrir enfin.

Martin de Kerimel | Vendredi 26 février 2021

Un musée vu de l'intérieur

Caroline Dugand, conservatrice du Musée Champollion : « Nous allons passer à une phase concrète » L’équipe du Musée Champollion va désormais s’installer en ses murs. Comment cela va-t-il se passer ? Cela va représenter un grand changement pour nous ! Jusqu’à présent, nous préparions le projet scientifique et culturel, autour des demandes de prêt d’œuvres et de la restauration de certaines d’entre elles, ainsi que l’installation de la muséographie. Nous allons désormais passer à une phase concrète, en nous installant dans nos bureaux. Il faut faire revenir sur site le fonds Champollion, actuellement dans des réserves externalisées, sortir les œuvres des conditionnements où elles attendent depuis plusieurs années pour les préparer à l’accrochage dans le musée. Il faut également accueillir les dépôts des autres musées, en coordonnant l’arrivée des œuvres et en organisant un planning des taches pour leur installation. Un travail à mener dans une maison qui ne sera pas strictement identique à celle que les frères Champollion ont connue… En effet. Le bâtiment est ici classé au titre des monuments historiques. Il a f

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Ouverture programmée chez Champollion !

Musée | Du neuf au sujet du Musée Champollion de Vif : toujours en chantier, l’établissement a reçu la visite d’élus conduits par Jean-Pierre Barbier, président du Conseil départemental de l’Isère, venu annoncer une ouverture possible le 29 mai prochain. Nous étions là aussi pour en savoir plus.

Martin de Kerimel | Vendredi 26 février 2021

Ouverture programmée chez Champollion !

Impossible d’y échapper : à l’entrée du vaste domaine qui accueillera bientôt le Musée Champollion, une pancarte signalait encore, jeudi 25 février, une livraison du bâtiment… au printemps 2020 ! La crise sanitaire est passée par là et a retardé le chantier de ce qui sera prochainement le onzième Musée du Département de l’Isère. Vous êtes impatients de le visiter et de mieux connaître le parcours de Jean-François Champollion, qui déchiffra les hiéroglyphes de l’Égypte antique en 1822 ? Ce devrait être possible dans un peu plus de trois mois. En fixant au 29 mai la date d’ouverture au public, le président du Conseil départemental de l’Isère est resté prudent derrière son masque et a aussitôt précisé que cette échéance serait tenue si les conditions sanitaires le permettaient. En réponse à l’une de nos consœurs, il s’est fait une joie de préciser que l’accès au Musée serait gratuit pour tout le monde, que ce soit pour l’exposition permanente ou les expositions temporaires qui rythmeront la vie de ce nouvel établissement. Une longue histoire à raconter Pour l’heure, le chantier est encore en cours, mais le plus gros du travail est achevé. Au total, pas moins d

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Les vélos devront attendre

Exposition | Elle aurait dû être inaugurée le mois dernier, mais "Un amour de vélo", la nouvelle expo du Musée dauphinois, ne peut encore ouvrir ses portes. Le président du Conseil départemental de l’Isère était toutefois sur place, mardi 9 février, en milieu d'après-midi. Nous aussi.

Martin de Kerimel | Mercredi 10 février 2021

Les vélos devront attendre

Cela semble un drôle d’endroit pour une rencontre par les temps qui courent, mais le choix reste finalement très logique : c’est bien au Musée dauphinois que Jean-Pierre Barbier a donné rendez-vous à la presse mardi 9 février. Objectif, selon son expression : offrir « un teaser » de l’exposition à venir. Ne pouvant que traverser les couloirs rapidement, on n’en a pas vu grand-chose, si ce n’est quelques photos et objets rassemblés dans une première salle. L’élu avait un message à faire passer : comme d’autres, il ne comprend pas pourquoi le gouvernement maintient l’obligation de laisser les musées fermés au public. Lui aussi fait un parallèle entre la situation des transports publics et des supermarchés, restés accessibles, et met au défi quiconque d’expliquer en quoi la différence de traitement est pertinente. Jean-Pierre Barbier n'a toutefois pas souhaité passer en force, au risque de placer ses agents « dans une situation d'illégalité », comme a pu le faire le maire de Perpignan en décidant de rouvrir quatre musées. Ce mardi, il est venu au Musée accompagné d'autres personnalités : deux de ses vice-présidents, Martine Kohly et Patrick C

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Le Musée de la Résistance espère des dons

Mémoire | L’établissement grenoblois lance, auprès du grand public, une grande collecte d’objets et documents. Son objectif : enrichir et développer ses collections. Chacun peut aussi proposer ses services pour participer à cette démarche historique en tant qu’ambassadeur. On vous explique.

Martin de Kerimel | Samedi 30 janvier 2021

Le Musée de la Résistance espère des dons

Le saviez-vous ? Le Musée de la Résistance et de la Déportation, rue Hébert, à Grenoble, n’expose généralement qu’une petite partie des quelque 8 000 objets et documents en sa possession. On pourrait dès lors s’étonner qu’il espère en obtenir d’autres aujourd’hui dans le cadre d’une collecte participative, ouverte à toutes et tous. Ce serait oublier que l’établissement n’a pas pour seule vocation de présenter ses trésors au plus grand nombre : en coulisse, il mène aussi des missions de conservation et de recherche historique. La plus grosse partie de la collection grenobloise actuelle concerne l’histoire de la Résistance combattante et celle des déportations. L’équipe du Musée espère pouvoir élargir le spectre et recherche donc des objets et documents illustratifs de la vie quotidienne, de l’histoire des prisonniers de guerre, des premières années du conflit (1939-1942) et de ce qui se passait en Nord-Isère. Sans exclusive : toute proposition de don sera étudiée. La campagne de communication autour de la collecte donne une (petite) idée d’objets déjà présents dans les collections : un ours en peluche offert à une petite fille au matin de Noël 1943, une paire de chaussu

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Remobilisation festivalière

ACTUS | Vie culturelle / Les très lourdes conséquences de la crise sanitaire ne laissent pas les organisateurs de festivals indifférents. Aujourd’hui, beaucoup réagissent publiquement et témoignent de leur détermination pour 2021. Explications.

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Remobilisation festivalière

Agir pour ne pas connaître une deuxième saison blanche consécutive : c’est la volonté de quelque 200 événements musicaux partout en France, qui viennent de cosigner une tribune. Un texte au titre explicite – « Festivals 2021, Pourquoi on y croit ! » – comme pour mieux secouer le cocotier. Le ton est déterminé. Extraits : « En tant qu’organisateurs de festivals, rien ne nous interdit d’y croire. Optimistes de nature, entrepreneurs de métier, nous sommes engagés pleinement dans la préparation de nos prochaines éditions (…). Nos équipes sont déjà au travail. Les artistes se préparent. Le public nous attend ». « Un message positif » Rémi Perrier, le big boss du festival Musilac, prévu du 8 au 11 juillet prochain à Aix-les-Bains, fait partie des initiateurs de cette démarche. « On avait envie de délivrer un message positif, sans pour autant s’abandonner à la politique de l’autruche, indique-t-il. Petits et grands, on est tous touchés et on sait bien que tous les scénarios restent possibles pour l’an prochain, mais on se dit que le pire n’est jamais certain. » D’où cette intention de s’adresser à tous : artistes, public, parten

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Morandi comme espéré

ARTS | Peinture. C'est LE grand événement du Musée de Grenoble prévu pour la fin de l'année : une grande exposition consacrée au peintre italien Giorgio Morandi doit ouvrir ses portes le 16 décembre. Et ce n'est pas tout...

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Morandi comme espéré

Le prochain grand événement du Musée de Grenoble approche à grand pas : du 16 décembre au 14 mars prochain, l’établissement mettra à l’honneur le grand peintre et graveur italien Giorgio Morandi (1890-1964). De quoi surprendre les visiteurs du Musée des deux précédentes expositions temporaires, consacrées à Pablo Picasso et aux artistes grenoblois du XIXe siècle. Les esthètes apprécieront cette diversité thématique, mais on veut croire que les profanes seront eux aussi intéressés par les œuvres de ce spécialiste des natures mortes. Une précision issue du dossier de presse : « C’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs, Luigi Magnani, que l’exposition se propose d’aborder l’univers du maître bolonais. Grâce au prêt généreux consenti par la Fondation Magnani-Rocca de 50 œuvres de l’artiste, complété par celles conservées dans les musées français, le parcours se veut avant tout une introduction intimiste à l’univers de Morandi. » Le Musée parvient à faire coup double, en organisant – aux mêmes dates – une exposition en contrepoint : Italia Moderna, autour d’une sélection d’une soixantaine d’œuvres de sa collection d’art italien du XXe siècle. On a h

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Des prolos aux aristos

ARTS | Sculpture. Le Musée Hébert devrait rouvrir prochainement avec son exposition consacré à Jean-Baptiste Carpeaux. L'occasion de redécouvrir cet artiste important de la seconde moitié du XIXe siècle.

Benjamin Bardinet | Mardi 8 décembre 2020

Des prolos aux aristos

Si Jean-Baptiste Carpeaux est surtout connu pour avoir réalisé le fameux Génie de la danse qui orne la façade de l’Opéra Garnier à Paris, ce n’est pas un hasard : il a toujours excellé à retranscrire en sculpture l’énergie propre au mouvement qui traverse les corps. Consacrée à ses années de pensionnaire de l’Académie de France à Rome (la fameuse Villa Médicis), la première partie de l’exposition conçue par le musée Hébert (en partenariat avec le musée d’Orsay) permet d’en prendre la pleine mesure. On y découvre l’esprit frondeur de l'artiste qui, refusant les sujets historiques ou bibliques imposés par l’Académie, s’autorise à remettre des œuvres d’inspiration libre, dont le Pêcheur à la coquille présenté dans la première salle est un bel exemple. Plus intéressé par les sujets contemporains que par l’Antiquité, Carpeaux se nourrit de l’observation de la vie dans les quartiers populaires et les campagnes romaines. Il y croise de pittoresques paysans, des danseurs de tarentelle et surtout Barbara Pasquarelli dont la beauté du visage le hantera toute sa vie – une série de bustes en témoigne. Enfin, consacrée aux relations qu’entretenait l’artist

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Pour Halloween, ce sera sorcières, robots et chaos avec l'asso grenobloise ARCAN

CONNAITRE | Déjà à l’origine de plusieurs évènements de grande ampleur dédiés à la découverte des arts numériques dans des cadres insolites, la jeune association ARCAN remet le couvert samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre avec l’intrigante proposition "Rituels + Machines + Fossiles" au Musée archéologique. On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 20 octobre 2020

Pour Halloween, ce sera sorcières, robots et chaos avec l'asso grenobloise ARCAN

"Arts numériques" : comme beaucoup de termes dans l’air du temps, l’expression peut sembler un peu vague pour le commun des mortels, simple à définir mais nettement plus complexe à décrire et encore plus à circonscrire. Contre toute attente, pourtant, cette dimension un peu floue, un peu flottante, l’Association Ressource pour la Création Artistique Numérique (ARCAN) s’en accommode très bien, comme l’expliquent sans ambages Jérôme Villeneuve, James Leonard et Clara Girousse. « Dans les arts numériques, le pluriel est très important : on a souvent tendance à réduire ça une scénographie mêlant VJ et DJ alors que le terme recouvre des approches artistiques très diverses qui vont de la musique au spectacle vivant en passant par les arts visuels. Et ce qui est intéressant, c’est de confronter des formes qui ne sont justement pas forcément cohérentes entre elles. » Paradoxalement, pourtant, si l’adjonction d’une dimension technologique ouvre de nouvelles perspectives excitantes à chacune de ces disciplines, elle restreint aussi souvent leur portée à un public particulier dans des lieux très spécifiques, créant

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"Tibet minéral animal" : pantois face aux panthères

ARTS | Organisée par le Muséum de Grenoble, l’exposition de l’Espace Prémol (Village Olympique) nous invite à découvrir le bestiaire tibétain à travers l’œil (et l’objectif) de l’un des photographes animaliers les plus palpitants qui soit : Vincent Munier.

Benjamin Bardinet | Mardi 20 octobre 2020

Chaque photographie de l'exposition Tibet minéral animal, à la recherche de la panthère des neiges est une révélation. On y trouve des animaux connus, comme des yacks ou des lapins dans des situations peu familières : en furie, fonçant droit sur l’objectif ou en pleine course tentant d’échapper à la mort. Dans des catégories plus exotiques, on pourra s’amuser du Chat Pallas dont la forme du visage évoque celui d’Alice au pays des merveilles, ou être intrigué par le regard menaçant légèrement bridé du renard tibétain qui n'est pas sans rappeler celui des effrayants Gardiens de la doctrine issus du bouddhisme tibétain. Mais bien sûr, par dessus tout, celle qui intrigue et que le photographe Vincent Munier a passé des semaines à guetter, c’est la fameuse panthère des neiges. Fascinante, elle adopte tour à tour des attitudes de fière impératrice, de Sphinx imperturbable, d’habile acrobate ou de gros chat trop mignon. Au regard de ces photographies, on imagine les heures d’attente interminable passées à l'affut tant le félin semble jouer à cache cache avec les roches – il nous faut en effet parfois plusieurs minu

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"Le cèdre et le papyrus" : Flandres désertiques

ARTS | Rassemblant une diversité d’œuvres étonnante, l’exposition du Musée de Saint-Antoine-l’Abbaye propose une exploration des paysages de la Bible qui réjouira même le plus athée des esthètes.

Benjamin Bardinet | Mardi 20 octobre 2020

Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de contempler de magnifiques manuscrits enluminés ou de subtiles peintures du XVe siècle. C’est pourquoi nous nous sommes risqués à nous aventurer hors de la cuvette, en zone rurale, pour vous dire deux mots sur l’exposition Le cèdre et le papyrus visible au Musée de Saint-Antoine-l’Abbaye. Et s’il fallait prendre cette expression au pied de la lettre, nous nous contenterions d’écrire : « Allez-y ! » En choisissant comme sujet les paysages de la Bible, l’exposition pointe du doigt les tensions entre les réalités géographiques, les conventions culturelles et les fantasmes pétris d’exotisme qui transparaissent dans les représentations inspirées par l’Ancien et le Nouveau Testament. Ainsi il n’est pas rare que, dans plusieurs œuvres, les paysages de la Mésopotamie aient d’étranges allures flamandes, offrant une luxuriance par forcément très raccord avec l’aspect a priori désertique des espaces géographiques évoqués. Heureusement pour les artistes férus de botanique, les représentations du jardin d’Eden sont une belle occasion de témoigner de leur sens aigu de l’observation et d’as

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Avis aux amateurs !

MUSIQUES | Accompagnement / C’est dans une atmosphère de doutes mêlés d’espoir que Retour de Scène-Dynamusic lance son traditionnel appel à candidature pour la Cuvée grenobloise 2021.

Hugo Verit | Mardi 8 septembre 2020

Avis aux amateurs !

Ce dispositif de valorisation et d’accompagnement de la scène locale est lui aussi impacté par la crise sanitaire : « Notre objectif premier est de diffuser les artistes en organisant des événements donc tout reste incertain sur ce point. Mais l’idée est aussi de communiquer régulièrement et de proposer des formations, d’organiser des rencontres avec des professionnels », rappelle Pascal Souvignet, chargé de l’accompagnement artistique. En plus de l’épidémie, la 20e édition de la Cuvée grenobloise est surtout marquée par un changement majeur : la disparition de la compilation habituelle qui sortait en format physique et numérique. Une grande première : « Sortir une compilation implique une forte exigence sur la qualité de réalisation des morceaux. On avait donc tendance à sélectionner des groupes déjà bien avancés dans leur développement. Cette année, on s’ouvre plus vers une sphère d’amateurs très motivés qui ont besoin de soutien. On s’intéresse à la globalité du projet. » À la place de la compilation, Retour de Scène promet « une campagne de diffusion plus régulière et plus interactive, en publiant plusieurs playlists numériques au c

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Au Bon Label, cuisine éthique et musique chic

GUIDE URBAIN | Café-restaurant / Avec l’ouverture du Bon Label, le quartier Championnet s’enrichit d’un lieu de vie à l’éthique affirmée. Au menu : cafés d’excellence, plats locaux et de saison, sonorisation de haute-qualité et playlists faites maison (comme la cuisine). Le succès est indéniable, et mérité.

Jérémy Tronc | Mardi 8 septembre 2020

Au Bon Label, cuisine éthique et musique chic

Légende photo : Trois associés et un projet de reconversion réussi. Mick, Émilie et Sylvain, les trois associés du Bon Label, sont à la fois heureux et surpris du succès éclair de leur café-restaurant. Il fait le plein tous les midis. La réussite est d’autant plus goûteuse que leur aventure aurait pu tourner court. Deux semaines après l’ouverture du Bon Label et un début encourageant, Emmanuel Macron annonçait à la télévision le confinement total du pays. Donc la fermeture de l’établissement pour une durée indéterminée. « Nous avons eu besoin de nous réunir tous les trois pour encaisser la nouvelle. Heureusement nous avions prévu un coussin financier en cas d’aléas, coussin qui nous a servi plus vite que prévu ! », raconte Mick Bertrand, l’expert café du Bon Label. Avec son copain d’études Sylvain Bofelli, ils ont réfléchi pendant 3 ans à leur projet de reconversion. « Après quelques années dans l'électro-mécanique, on souhaitait se reconvertir, chacun de notre côté. Mais on a fini par s’arrêter sur ce projet commun qui réunissait deux de nos centres d’intérêt : moi le café et Sylvain la cuisine. On a mis au point le concept et on s’est aperçu

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"Honeyland" : elle en connaît un rayon

ECRANS | ★★★☆☆ De Tamara Kotevska & Ljubomir Stefanov (Mac., 1h26) avec Hatidze Muratova, Nazife Muratova, Hussein Sam…

Vincent Raymond | Mardi 8 septembre 2020

Ultime apicultrice traditionnelle des montagnes macédoniennes, Hatidze vit isolée en compagnie de sa vieille mère impotente. Sa relation apaisée à la nature est chamboulée par l’installation à côté de chez elle d’une smala folklorique et inconséquente qui va parasiter ses ruches… Ce documentaire étonne à plus d’une enseigne. Par son esthétique, tout d’abord : miracle d’une photographie parfaitement composée et contrastée, capable de magnifier l’âpreté des décors, la misère des intérieurs, l’ingratitude des physiques. Par sa forme, ensuite : si l’on sait qu’un documentaire est souvent scénarisé, celui-ci présente une construction dramatique d’une impeccable linéarité pouvant rivaliser avec nombre de fictions (dont celles de Kusturica, pour rester dans l’ambiance et la proximité géographique ; mais sans la musique) tant la caméra sait anticiper certaines séquences-clefs, tant les rebondissements sont variés. Un hymne à l’or liquide des travailleuses du miel, à une lisière aussi flou que troublante entre cinéma et réel.

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Écosystème graphique

ARTS | Graphisme / Éric Alibert livre, au musée de l’Ancien Évêché, une séduisante exposition, Calligraphies alpines, dans laquelle son habile coup de pinceau nous brosse dans le sens du poil.

Benjamin Bardinet | Mardi 8 septembre 2020

Écosystème graphique

Ce qui frappe d’emblée le visiteur, c’est à quel point chacune de ses compositions se présente comme une vision où sa sensibilité d’artiste résonne harmonieusement avec la nature dans laquelle il s’immerge. « Les montagnes sont autant devant nos yeux que dans nos âmes », déclare-t-il, et il est vrai que ce qui nous est offert au regard témoigne autant d’une observation aiguë de l’environnement que d’une mémoire imprégnée de la fugacité des manifestations naturelles. Ainsi, évoluant dans ce subtil équilibre entre ce qu’il a vu et ce qu’il a ressenti, Éric Alibert produit-il des petits miracles alchimiques pour chacun desquels il excelle à jouer de ce que la technique picturale lui impose. « Il y a ce qu’on veut peindre et ce que la peinture vous invite à peindre », explique-t-il. En effet, avec l’encre de Chine, pas question de repentir ni de retouche, l’impermanence de l’eau l’oblige à développer un geste prompt et déterminé qui fait de la composition une sorte de précipité de l’instant de création. À cette stimulante tension entre le geste de l’artiste et les réactions physiques de l’eau répond le mouvement des animaux dont il parvient merveilleusement à saisi

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"Lands of Murders" : Allemagne année 2

ECRANS | De Christian Alvart (All., 2h09) avec Felix Kramer, Trystan Pütter, Nora von Waldstätten…

Vincent Raymond | Mardi 7 juillet 2020

Allemagne de l’Est, 1992. Deux policiers sont envoyés dans une petite bourgade pour enquêter sur la disparition de deux adolescentes. Le contexte de la chute du Mur, l’hostilité ambiante, la découverte de trafics connexes et leurs méthodes divergentes rendent leur mission très difficile… Outre un goût du lucre et de la facilité conjugué à un manque d’esprit d’initiative, on se demande souvent ce qui motive, chez un producteur, la mise en œuvre d’un remake. En général, la nouvelle version se contente de toiletter l’original (ou de la "rebooter") en l’accommodant au parfum du moment ; plus rares sont les propositions singulièrement alternatives, ou les variations pertinentes. On se souvient (ou pas, si l’on peut) de l’inutile Fonzy, décalque sans intérêt du Québécois Starbuck. Lands of Murders est heureusement pour lui et nous d’une autre étoffe. Transposition du polar d’Alberto Rodríguez Las Isla Minima, le film de Christian Alvart démontre par l’exemple l’universalité de la tra

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Les artistes de Saint-Roch

Visite guidée | Après le Musée de Grenoble, le cimetière Saint-Roch est un bon endroit pour découvrir les artistes grenoblois du XIXe siècle. Une association assure la visite. Explications.

Nathalie Gresset | Mardi 23 juin 2020

Les artistes de Saint-Roch

Et si vous prolongiez la visite de l’exposition temporaire “Grenoble et ses artistes au XIXe siècle”, visible en ce moment au Musée de Grenoble, en déambulant… au milieu des sépultures ? Depuis sa création en 2004, l’association “Saint-Roch ! Vous avez dit cimetière ?” s’attache à faire découvrir la richesse patrimoniale, historique, culturelle et artistique du cimetière éponyme. En juin, et certainement aussi cet été, la structure propose aux visiteurs d’aller à la rencontre des artistes grenoblois du XIXe dans ce lieu particulier. « Victor Sappey, Aimé-Charles Irvoy, Jean Achard, Henriette Deloras… Beaucoup de sculpteurs et peintres de cette époque ont été inhumés ici, explique Marie-Claire Rivoire, présidente de l’association. Certains sculpteurs ont également laissé leur empreinte dans ces allées en érigeant des stèles et monuments funéraires pour des familles grenobloises aisées ou pour leurs amis peintres. Ce sont des œuvres remarquables qui sont souvent méconnues du public. » Menée par Mao Tourmen, guide-conférencière, cette visite « très accessible », d’environ 1h30, « rend vie au cimetière en évoquant l’histoire des personnages en

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M-O-R-S-E, paysages émotionels

Ambient progressif | Présentation d'albums (2/3) : Le Petit Bulletin vous propose une mini-sélection de disques à conseiller à vos oreilles. Parmi nos coups de coeur : la nouvelle livraison de M-O-R-S-E.

Damien Grimbert | Mardi 9 juin 2020

M-O-R-S-E, paysages émotionels

La dernière fois qu’on vous avait parlé de M-O-R-S-E, projet artistique du Grenoblois Gabriel Hernandez, c’était à l’automne 2018 à l’occasion de la sortie d’Apathique, « premier album très intime où s’entremêlent pop 80’s en français, complaintes sous autotune et spleen ultra-contemporain » (on s’auto-cite). Après avoir sorti dans l’intervalle un projet reggaeton (nouveau perreo), suivi d’un EP baroque (prélude au ciel) et d’une cassette de musique expérimentale (Vanités), le voilà de retour avec un nouvel album, Bâtard, sorti sur son propre label Musique Dramatique, qui fait cette fois la part belle à l’ambient. Mais si depuis la naissance du projet en 2013, la forme et les sources d’inspiration n’ont jamais ou presque cessé d’évoluer chez l’artiste, adoptant un goût affirmé pour les fluctuations stylistiques somme toute très contemporain, de nombreuses constantes n’en perdurent pas moins. La mélancolie rémanente et les émotions douces-amères constituent ainsi de véritables fils conducteurs dans l’œuvre de M-O-R-S-E, assurant d’un projet à l’autre une cohérence inégalée. Album sublime, ouaté et éthéré, hanté et halluciné,

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Nouveau chapitre

Lectures | La lecture a été pour beaucoup un moyen d’évasion pendant le confinement. Aujourd’hui, la réouverture des bibliothèques et librairies enthousiasme de nombreux lecteurs. Ces structures nous en disent plus sur leurs conditions de reprise.

Nathalie Gresset | Mardi 9 juin 2020

Nouveau chapitre

« Beaucoup de personnes sont venues à la librairie depuis le 12 mai. Elles étaient contentes de nous retrouver et certaines avaient choisi d’attendre qu’on rouvre pour acheter des livres chez nous. C’était très émouvant. » Cet enthousiasme des lecteurs que constate Gaëlle Partouche, gérante des Modernes, a aussi été observé par d’autres libraires de la ville. « Les clients nous ont communiqué leur joie de revenir dans un lieu qui leur est cher et dont on mesure d’autant plus l’importance après une période de privation. Le fait que les librairies soient l’un des premiers lieux de culture à rouvrir participe à cette impression d’engouement », note Claire Criscuolo, directrice de la librairie Arthaud. Pendant le confinement, certaines boutiques avaient mis en place un système de retrait de livres, réservés en amont, et pouvaient déjà constater la très grande attente des lecteurs. «Quand on a instauré ce dispositif fin avril, la queue des personnes venant chercher leur commande faisait presque 100 m, remarque Nicolas Trigeassou, à la tête de la librairie Le Square.On a réalisé à quel point on était attendu. On a aussi reçu de nombreu

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Le Périscope : « On se tient prêt à redémarrer »

Interview | Connu des Grenoblois comme l’organisateur des festivals Holocène et Musée électronique et comme le producteur de tournées de Trois Cafés Gourmands ou de Jérémy Frérot, Le Périscope a lui aussi vu son activité fortement déstabilisée par le covid-19. Sylvain Nguyen, gérant de la structure, nous en dit plus sur qu’elle a vécu et comment elle entrevoit l’avenir.

Nathalie Gresset | Mardi 9 juin 2020

Le Périscope : « On se tient prêt à redémarrer »

« J’ai du mal à mesurer toutes les conséquences que le covid a et aura sur notre activité, constate amèrement Sylvain Nguyen, l’un des deux fondateurs et gérants du Périscope. Le printemps et l’été, nos deux plus grosses saisons en tant que producteur de tournées et organisateur de festivals, sont annulés. Économiquement, c’est évidemment catastrophique. » Reports en cascade, annulations, chômage partiel pour les membres de l’équipe… Comme bon nombre d’acteurs du secteur culturel, l’entreprise grenobloise d’une dizaine de salariés n’est pas épargnée par les répercussions de la crise sanitaire. « Au début du confinement, on avait tout autant de travail car il fallait gérer les reports/annulations, rapatrier le matériel sur la route… Puis ça s’est calmé. Pendant le deuxième mois, on s’est concentré sur la communication envers le public et nos équipes. » Musée électronique reporté, Holocène annulé Côté concerts, Le Périscope a pour l’instant trouvé de nouvelles dates pour la totalité de ses événements. Les prestations de Gauvain Sers et d’Oldelaf prévues en mars à la Belle Électrique ont ainsi été décalées respectivement au 24 septem

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Rémi Perrier : « Aujourd'hui, je ne peux pas dire si Musilac est annulé ou ne l’est pas »

Festival | Du samedi 11 au mardi 14 juillet devrait se tenir à Aix-les-Bains (Savoie) le festival Musilac, avec des têtes d’affiche françaises et internationales comme PNL, Iggy Pop, Lenny Kravitz, Angèle, -M-, Metronomy, Lomepal, Niska… Sauf que Rémi Perrier, le producteur de spectacle basé à Grenoble qui gère l’événement, ne sait pas si cette dix-neuvième édition pourra avoir lieu. On lui a passé un coup de fil pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Vendredi 10 avril 2020

Rémi Perrier : « Aujourd'hui, je ne peux pas dire si Musilac est annulé ou ne l’est pas »

Pouvez-vous nous dire aujourd’hui si la dix-neuvième édition du festival Musilac aura bien lieu mi-juillet ? Rémi Perrier : Non, car on a plusieurs problèmes. Le premier est que ça va commencer à péter du côté des artistes avant même que le gouvernement français et les préfectures ne se prononcent sur des décisions territoriales. Il y a des Américains, des Anglais, des Africains qui nous disent qu’ils ne seront sans doute pas en Europe cet été, ne sachant pas s’ils seront autorisés à bouger ou, si jamais c’est possible, s’il y aura des avions pour les transporter. Des problèmes concrets pour un organisateur de festival ! Un autre problème, c’est la billetterie : en ce moment, on ne vend quasiment plus de place pour Musilac, ce qui est aisément compréhensible. Mais ce qu’on ne vend pas maintenant, on sait que ce sera irrattrapable pour la suite. Si suite il y a… Vous semblez donc vous préparer à une annulation… À mesure que des festivals s’annulent autour de la France – Glastonbury, Bayreuth, Roskilde… –, je ne vois pas comment un préfet ou un gouvernement autoriseraient des rassemblements

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Une journée au Musée

Exposition | C'est un avant-goût de la grande exposition du Musée de Grenoble consacrée aux artistes du XIXe siècle : dimanche 15 mars, l'association Musée en musique organise une journée découverte. On vous en donne les détails...

Nathalie Gresset | Mardi 10 mars 2020

Une journée au Musée

À chaque nouvelle exposition au Musée de Grenoble, Musée en musique propose une journée spéciale en trois temps, ponctuée de deux concerts et d’une présentation illustrée des nouvelles œuvres accueillies dans l’enceinte du bâtiment. Dimanche 15 mars, c’est autour de l’expo temporaire “Grenoble et ses artistes au XIXe siècle”, qui succède à celle de Picasso, que l’association consacre sa Journée au musée. Avec en ouverture et en fermeture, un concert mettant à l’honneur des artistes isérois des XIXe et XXe siècles : Ninon Vallin, cantatrice, et Hector Berlioz, compositeur. Entre temps, une présentation illustrée sera donnée dans l’auditorium par Candice Humbert, assistante de conservation au musée et docteure en histoire de l’art, et Bernadette Lespinard, musicologue. Grâce à elles, les visiteurs auront toutes les clés nécessaires pour appréhender l’exposition et les concerts.

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Marjane Satrapi : « L’art est une recherche de la vérité à travers le prisme de la beauté »

Interview | On ne peut s’empêcher de voir des similitudes entre la figure de Marie Curie et celle de Marjane Satrapi. La cinéaste bouscule l’image d’Épinal en signant un portrait non pas de la seule scientifique, mais également du rayonnement de ses découvertes. Entretien exclusif.

Vincent Raymond | Mardi 10 mars 2020

Marjane Satrapi : « L’art est une recherche de la vérité à travers le prisme de la beauté »

À l’instar de Flaubert parlant de Madame Bovary, pouvez vous dire que cette Madame Curie, c’est un peu vous ? Marjane Satrapi : C’est un génie auquel je ne peux me comparer, mais que je comprends très bien. On est arrivées à Paris au même âge pour pouvoir réaliser ce que l’on ne pouvait pas faire chez nous. Je comprends donc sa difficulté d’être une immigrée parlant français avant de venir en France. Comme elle, aussi je ne cherche pas à plaire à tout le monde — je m’en fous, en fait. J’apprécie tout particulièrement ça chez elle, et le fait qu’elle ne soit pas quelqu’un de parfait. Je n’ai pas voulu en faire une héroïne, c’est-à-dire l’image parfaite de la femme merveilleuse, parce qu’elle n’était pas toujours commode. C’était un être humain avec ses imperfections ! Au-delà de l’album de Lauren Redniss, comment avez-vous déterminé ses contours ? Il y avait évidemment les biographies, les historiens, mais chacun donne son interprétation de l’histoire. Pour moi, on a la perception la plus corre

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"Radioactive" : brillante fusion

ECRANS | Évocation indirecte des lois de l’attraction et du magnétisme, "Radioactive" dépeint simultanément les atomes crochus entre Pierre et Marie Curie, ainsi que les propriétés de ceux qu’ils mirent en évidence. De la science, des frictions et le regard de Marjane Satrapi.

Vincent Raymond | Mardi 10 mars 2020

Paris, aube du XXe siècle. Jeunes scientifiques assoiffés de savoir, Marie Skłodowska et Pierre Curie s’allient au labo comme à la ville pour percer le mystère de la radioactivité. De cette union naîtront deux enfants et d’inestimables découvertes, des Prix Nobel, ainsi qu’une certaine jalousie teintée de haine xénophobe et machiste, Marie étant polonaise… Aux premières images de Radioactive montrant Madame Curie au soir de sa vie s’effondrant et se remémorer son existence par flash-back façon Les Choses de la vie, on s’inquiète un peu. Marjane Satrapi aurait-elle succombé à cette facilité du biopic hagiographique, ces chromos animés surglorifiant des célébrités ? Heureusement, non : la Madame Curie dont elle tire ici le portrait en s’inspirant du roman graphique de Lauren Redniss va se révéler bien différente des images déjà connues : moins fofolle que celle vue par Jean-Noël Fenwick (Les Palmes de M. Schutz), plus nuancée que la Femme honorable de Françoise Giroud ; bref, complexe et vivante, loin de la statufication. Têtue et pa

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Félins d’ici et d’ailleurs

Museum | Le Museum de Grenoble propose une grande exposition sur ces animaux captivants. On y découvre leur histoire, mais aussi les risques qui pèsent sur leur survie aujourd'hui. Didactique et très intéressant.

Nathalie Gresset | Mardi 18 février 2020

Félins d’ici et d’ailleurs

Tigre du Bengale, panthère des neiges, léopard de Perse, chat sylvestre… L’exposition Fascinants Félins du Museum de Grenoble rassemble de captivants félidés, de toutes tailles et d’origines éclectiques, sous leur forme taxidermique. En pénétrant dans l’orangerie, le visiteur se retrouve tout d’abord nez à nez avec des félins… de nos contrées. De riches panneaux d’information lui apprennent ainsi que le lynx, qui a fait l’objet d’une chasse importante, avait complètement disparu du territoire français à la fin du XIXe siècle, avant de réapparaître au cours des années 1980 dans le Jura, via la Suisse. Plus cocasse, il découvre également qu’il y a plusieurs centaines de milliers d’années, il aurait pu croiser un lion des cavernes ou un jaguar européen lors d’une rando dans le Vercors. La suite du parcours permet aux curieux de rencontrer des félins vivant sur tous les continents (excepté l’Antarctique), à des altitudes et sous des climats variés. Cette seconde partie délivre, à l’image de la première, bon nombre de données intéressantes sur l’histoire et les caractéristiques individuelles et communes de ces félidés : le sommeil occupe la principale partie de leu

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"Tu mourras à 20 ans" : la vie et rien d’autre

ECRANS | De Amjad Abu Alala (Sou.-Fr.-Ég.-All.-Nor.-Qa., 1h45) avec Mustafa Shehata, Islam Mubarak, Mahmoud Elsaraj…

Vincent Raymond | Mardi 11 février 2020

Soudan. Alors que se tient devant l’ensemble du village une cérémonie célébrant la naissance de Muzamil, le chef religieux prophétise que l’enfant succombera à 20 ans. Consterné, le père s’enfuit travailler à l’étranger et la mère élève Muzamil dans cette unique perspective funeste… Régulièrement dépeint sur nos écrans, le déterminisme social minant l’Occident possède un double maléfique dans les pays où la tradition/l’obscurantisme/la religion (rayez la mention inutile) fait la loi. Cette fable moderne l’illustre, qui fait froid dans le dos par sa gravité réaliste. Et serre le cœur, à moins d’être totalement dépourvu d’empathie. Car Amjad Abu Alala montre les effets pervers de la malédiction inaugurale : un conditionnement généralisé biaisant toute destinée. Ainsi, sa mère porte le deuil de Muzamil dès le jour de sa naissance et lui interdit quasiment tout contact avec l’extérieur (incitant de fait les autres enfants à l’affubler du charmant sobriquet de Fils-de-la-Mort), ne lui laissant pour seules occupation que la fréquentation de l’école coranique où il pourra enfin bénéficier d’une attention positive après avoir appris par cœur tous les textes sacrés. P

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Rendez-vous à Prémol

Débats | Des MJC et plusieurs associations socio-culturelles de Grenoble se mobilisent pour interpeller les candidats à l'élection municipale. Un rendez-vous est prévu au Théâtre Prémol le 26 février.

Martin de Kerimel | Mardi 4 février 2020

Rendez-vous à Prémol

Entendre les propositions des candidats : c’est également l’intention d’un collectif réunissant les MJC et plusieurs associations grenobloises. Ces structures viennent de publier un manifeste de 17 pages « pour dresser un bilan de leurs actions, témoigner de leurs difficultés et émettre des propositions pour améliorer leur impact, leurs conditions de travail et la relation partenariale avec la Ville ». Une base de travail qui doit nourrir une rencontre le mercredi 26 février, au Théâtre Prémol, à laquelle le collectif invite toutes les listes en lice. Christine Alofs, éducatrice spécialisée et porte-parole du collectif, affiche une volonté de co-construction entre les acteurs. Elle estime important, après l’élection, de partir sur de bonnes bases, la taille d’une collectivité publique pouvant compliquer les ajustements politiques opérés au cours du mandat. « Ce qui est important pour nous, c’est de ne pas sacrifier l’avenir de nos enfants, indique-t-elle. Il y a urgence à agir face à l’individualisation de la société et il faut notamment résister afin qu’ils ne passent pas toute leur vie devant un écran. Nous défendons donc l’éducation populaire,

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Soir de débat à l’Ampérage

Municipales | Un mois et demi avant le premier tour, la salle du cours Berriat a accueilli, mardi 29 janvier, sept des candidats à l’élection. Une soirée qui a permis aux intéressés d’évoquer, deux grosses heures durant, leur programme culturel, à partir de questions posées par les professionnels.

Martin de Kerimel | Mardi 4 février 2020

Soir de débat à l’Ampérage

L’invitation émanait de l’Ampérage, au nom du collectif Résonance et de Cap Berriat. Avec une entrée libre (dans la limite de la jauge habituelle), la salle était déjà presque remplie quand les discussions ont commencé. On y a vu des représentants de la Bobine et de l’association Retour de Scène, l’ancien directeur du Centre chorégraphique national… En tout, une centaine de personnes intéressées. Côté candidats, Éric Piolle, le maire sortant, était présent, face à six de ses adversaires – représentant cinq listes – : Alain Carignon, Émilie Chalas, Raphaël Juy, Olivier Noblecourt, Lisa Poget et Kévin Duval. Le compteur de décibels, lui, est resté sage : les rares applaudissements et huées n’ont pas perturbé le public debout, à l’écoute de ce que les uns et les autres avaient à dire. Même si ça n’a pas toujours été rock’n’roll… Questions de terrain Que retenir de cette soirée ? Que la campagne sera disputée à couteaux tirés, les candidats s’écartant parfois du sujet des débats pour échanger des piques sur d’autres thématiques (ou sur leur CV). Que la définition même d’une bonne politique municipale en matière de culture divise. Et qu’elle reste un sujet impor

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Muriel Robin : on ne demande qu’à en rire encore

Humour | Avec "Et pof ! ", la comédienne reprend ses sketchs cultes coécrits avec Pierre Palmade il y a 30 ans, et c’est une excellente idée, tant elle a marqué le monde de l’humour avec ces véritables petites pièces hilarantes et magistralement interprétées. Elle sera mardi 18 février sur la scène du Summum.

Aurélien Martinez | Mardi 11 février 2020

Muriel Robin : on ne demande qu’à en rire encore

Pierre Palmade, Zabou Breitman, Dany Boon, Jérôme Commandeur, Vincent Dedienne : fin septembre, lors des premières représentations de son spectacle best-of Et pof ! dans le très feutré Théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris), Muriel Robin s’est offert des premières parties de luxe. Chacune de ces stars de l’humour français rejouait l’une des partitions cultes de la patronne, avant qu’elle-même n’interprète les autres. Classe. Mais, contre toute attente, c’est ni plus ni moins qu’Isabelle Huppert qui fut sa chauffeuse de salle le soir de la toute première. Un mariage étrange sur le papier : mais pourquoi donc l’une des plus grandes figures du cinéma d’auteur français pour jouer une partition comique – le fameux sketch La Solitude ? Et qui dit pourtant tout de ce qu’est devenue Muriel Robin au fil des ans : une référence qui dépasse largement le monde des fans de franche rigolade, et qui lui vaut même un retour de hype bienvenu (dans les médias notamment) qu’elle ne se prive pas de savourer. En 30 ans de carrière, Muriel Robin s’est transformée en l’une des respectables taulières de l’humour français à saynètes, si ce

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"L’Œil égaré" : Hugo délire

Théâtre | Les spectacles qui portent de la poésie sur le plateau ne sont pas les plus faciles à appréhender pour le public, même s’ils peuvent parfois offrir de forts (...)

Aurélien Martinez | Mardi 11 février 2020

Les spectacles qui portent de la poésie sur le plateau ne sont pas les plus faciles à appréhender pour le public, même s’ils peuvent parfois offrir de forts chocs émotionnels à celles et ceux qui en acceptent les codes – notamment le fait qu’il ne faut pas chercher à tout comprendre. La metteuse en scène Muriel Vernet de la compagnie Choses Dites (basée à Meylan) apporte sa pierre à l’édifice poétique avec L’Œil égaré, proposition qui « interroge devant l’infini, questionne sur le sens d’Être au monde » (extrait de la note d’intention). Soit un montage de fragments poétiques peu connus de Victor Hugo, écrits lors de sa période d'exil, que le comédien Sébastien Depommier, souvent vu sur les scènes de l'agglo il y a quelques années, fait sien. En découle un seul-en-scène intense (à la base créé en extérieur, face à l’océan, mais également présenté dans des théâtres comme ce sera le cas à Grenoble – au Théâtre 145, samedi 15 février) dans lequel on se perd souvent, à l'image du Hugo en plein doute, en pleine introspection métaphysique, qui a couché ces mots sur le papier. Vertige de la poésie...

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Chloé et Vassilena Serafimova, collaboration organique

Concert | L'une vient du classique, l'autre de la musique électro : leur combinaison étonne et séduit à la fois. Vassilena Serafimova et Chloé sont en concert à la Source mardi 28 janvier. Une découverte.

Damien Grimbert | Mardi 21 janvier 2020

Chloé et Vassilena Serafimova, collaboration organique

Soyons honnêtes : on éprouve toujours un peu de méfiance à l’évocation d’une collaboration entre un artiste de la scène électronique et un autre venu de la musique classique. Recherche de crédibilité pour l’un, volonté de rester au goût du jour pour l’autre, les (mauvaises) raisons de travailler ensemble sont en effet légion. De temps à autre, pourtant, de petits miracles se produisent, et on n’a pas de meilleur qualificatif en tête pour définir le fruit de l’alliance entre la percussionniste de formation classique Vassilena Serafimova (au marimba) et la musicienne électronique Chloé (aux machines), savante et séduisante alliance de percussions organiques élégiaques et boisées et de sonorités électroniques aériennes et subtiles. Plutôt que de simplement "confronter" leurs univers musicaux, les deux artistes ont en effet préféré les accorder pour mieux rendre hommage à la splendide pièce Music For 18 Musicians de Steve Reich, le marimba, déjà présent dans l’œuvre originelle, jouant ici le rôle de point de convergence. Un point de départ, initié en 2017 par le collectif Sourdoreille, dont les artistes se sont ensuite progressivement émancipées au fil de leur collaboration

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Le Musée à l’heure musicale viennoise

Concerts | Une intense fin de semaine musicale attend les mélomanes au Musée de Grenoble, vendredi 17 et samedi 18 janvier : c'est la "Folle nuit à Vienne" !

Nathalie Gresset | Mardi 14 janvier 2020

Le Musée à l’heure musicale viennoise

Mozart, Beethoven, Strauss, Schubert, Haydn… Leur point commun ? Tous ces grands compositeurs ont marqué de leurs œuvres la musique classique et romantique et ont vécu à Vienne, point de passage incontournable pour percer à l’époque dans ce milieu. C’est donc cette ville, souvent érigée comme capitale mondiale de la musique classique, que l’association Musée en musique a décidé de mettre à l’honneur cette année pour la 6eédition de sa Folle nuit, qui se déroule les 17 et 18 janvier dans l’enceinte du Musée de Grenoble. Rythmé par huit concerts de musique de chambre, une conférence, un bal de clôture ainsi que des interludes musicaux, cet événement « festif et ludique » a pour ambition « d’attirer et d’élargir le public de la musique classique et de faire passer aux spectateurs le bonheur et l’émotion que procurent ces airs-là », explique Pascale Galliard, présidente et directrice artistique de Musée en musique. Si elle souffre parfois d’une image élitiste, « la musique classique a cependant traversé les siècles et reste très populaire aujourd’hui. Beaucoup d’artistes de variété s’en inspirent ». Réunis pour l’occasion, de nombreux musiciens,

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La Croatie à l'honneur

Concert | L'association grenobloise Musée en musique fait sa rentrée et donne rendez-vous aux mélomanes pour une rencontre avec un pianiste croate.

Martin de Kerimel | Mardi 7 janvier 2020

La Croatie à l'honneur

Pas question de perdre le rythme : aussitôt après les Fêtes, l’association grenobloise Musée en musique reprend ses activités jeudi 9 janvier, à l’occasion d’un concert de Goran Filipec à l’auditorium du Musée de Grenoble. Le pianiste croate fera la part belle aux compositeurs de son pays, en interprétant la Sonate op. 20 en fa majeur de Blagoje Bersa et des morceaux d’Ivo Maček. Un programme original, auquel l’artiste a ajouté des extraits d’œuvres du Hongrois Franz Liszt. Après cette belle ouverture musicale, la journée toute entière sera consacrée à la Croatie, pays en charge pour six mois de la présidence tournante de l’Union européenne. Un déjeuner convivial au Caffè Forté, place Lavalette, est proposé aux gourmands, avant un débat organisé en partenariat avec l’ambassade de Croatie en France et placé sous le patronage du Parlement européen. Musée en musique reconduit ainsi une opération qui avait déjà connu un beau succès avec d’autres pays. L’association se montrera très active en janvier, avec – toujours à l’auditorium du Musée de Grenoble – la sixième édition de la Folle Nuit à Vienne : une série de huit concerts complétée d’une

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"It Must Be Heaven" : l’endroit vaut l’Enfer

Cinema | De la Palestine à Paris et à New York, rêveries éveillées et contemplations interloquées d’un promeneur particulier, Elia Suleiman, observant l’absurdité d’un monde à peine exagéré, où la surenchère de bêtise humaine l’emporte sur la bonne intelligence et la tolérance. Inclassable et Mention spéciale à Cannes en 2019.

Vincent Raymond | Mardi 3 décembre 2019

Le film s’ouvre sur une procession religieuse entravée par de mauvais plaisants, sans doute avinés, retranchés dans une église. Leur obstination oblige le prêtre à les déloger manu militari, avant de reprendre le cours de ses récitatifs. Avec ce prologue évoquant, par son irrespect bon enfant, un épisode contemporain d’un Don Camillo palestinien inédit et apocryphe, Suleiman (absent de la scène) donne le ton : à force de prendre les rites, règlements politico-administratifs et autres commandements religieux au sérieux, les hommes ont oublié leur sens de l’humour autant que de la poésie. Maudits mots dits Chaque film de Suleiman peut s’appréhender comme un nouveau tome de son bloc-notes d’observateur mutique nous donnant à le voir en train de contempler le monde ; comme la revue de presse d’un Guy Bedos pince-sans-rire qui aurait choisi le silence, usant des armes burlesques de Keaton, Tati ou Iosseliani. Notons que le regard n’est pas exempt d’auto-ironie : dans un fragment parisien le mettant en présence avec le producteur Vincent Maraval, celui-ci le renvoie à sa situation caricaturale de cinéaste palestinien e

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"Made In Bangladesh" : in Fabric

ECRANS | De Rubaiyat Hossain (Ben.-Fr.-Dan.-Port.) avec Rikita Shimu, Novera Rahman, Parvin Paru…

Vincent Raymond | Mardi 3 décembre 2019

Ouvrière dans une usine textile de Dacca, au Bangladesh, Shimu travaille comme une forcenée dans des conditions déplorables pour un patron esclavagiste. Lorsqu’elle se résout à monter une section syndicale avec quelques collègues, ses chefs et son mari lui rendent la vie impossible… Hasard ou coïncidence ? La veille d’une grève générale en France motivée par des revendications sociales – le rejet du projet de réforme des retraites – sort sur nos écrans un film rappelant à quel point les droits se conquièrent toujours de haute lutte. Certes, le contexte bangladais n’est (heureusement) pas comparable à celui en vigueur dans l’Hexagone, mais la propension à niveler par le bas les filets de protection sociale des classes laborieuses semble une aspiration commune à tous les gouvernements d’inspiration libérale, d’où qu’ils soient. Déjà autrice d’un film se déroulant à Dacca – l’excellent Les Lauriers-roses rouges (2017), son deuxième long métrage –, Rubaiyat Hossain complète sa gale

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Femmes dans la tourmente

Exposition | Plus que de simplement s'intéresser au sort des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale, l’exposition "Femmes des années 40" au musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère nous donne leur point de vue. Un parcours historique, aussi passionnant que nécessaire !

Benjamin Bardinet | Mardi 3 décembre 2019

Femmes dans la tourmente

Cet automne, les femmes sont à l'honneur dans les musées départementaux. Après Rose Valland au musée dauphinois et Vivian Maier au musée de l’Ancien Évêché, voici que le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère nous invite à nous pencher sur leur vie et leur rôle pendant la seconde Guerre mondiale. Souvent perçue comme une affaire d’hommes, cette guerre a en effet largement concerné les femmes, ce que le parcours chronologico-thématique de l’exposition a le mérite de mettre en avant à travers quatre sections : "Vivre et survivre", "Résister et combattre", "Les femmes déportées", "Les femmes et la Libération". L’exiguïté de l’espace d’exposition temporaire ne permettant pas de tergiverser, le visiteur est immergé, dès le début du parcours, dans une cuisine vintage foisonnante de documents propices à révéler l’esprit d’une époque. On décernera la palme à l’affiche de l’Union française pour le suffrage des femmes qui nous rappelle qu'en 1940, à l’instar des voleurs et des assassins, elles n’avaient alors pas le droit de vote. Cela donne une idée de la considération qui leur était portée et de la place qui était la leur dans la société française !

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"Gloria Mundi" : un monde immonde

Cinema | Portrait par Robert Guédiguian d’une famille de la classe moyenne soumise au déclassement moyen dans la France contemporaine, où certains n’hésitent pas à se faire charognards pour ramasser les miettes du festin. Un drame noir et lucide. Coupe Volpi à Venise pour Ariane Ascaride.

Vincent Raymond | Mercredi 27 novembre 2019

Autour de Mathilda, qui vient d’accoucher d’une petite Gloria, le cercle de famille s’agrandit mais ne se réjouit pas trop : les jeunes parents peinent à joindre les deux bouts, le père de Mathilda (qu’elle connaît à peine) sort de prison ; quant à sa mère et son nouvel homme, ils ne roulent pas sur l’or. Seuls sa sœur et son compagnon s’en sortent grâce à une boutique de charognards… Est-ce ainsi que les Hommes vivent ? Citer Aragon, l’aède communiste par excellence, a quelque chose d’ironique accentuant la désespérance profonde dont ce film est imprégné. Gloria Mundi s’ouvre certes par une naissance, mais ne se reçoit-il pas comme un faire-part de décès dans l’ambiance mortifère d’un deuil, celui des illusions collectives et de la foi en l’avenir ? Triste est l’époque que Robert Guédiguian nous montre en miroir, où sa génération (celle des actifs usés, sur le point de partir à la retraite, incarnés par l’épatant trio Meylan/Ascaride/Darroussin) ne peut plus transmettre le flambeau de la lutte ni des solidarités généreuses à sa progéniture. Cette dernière, hypnotisée par les chimères libérales, s’est muée en soldate

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Robert Guédiguian : « Les idées des dominants sont devenues dominantes »

Cinema | Une famille déchirée par l’argent, fléau social gangrenant âmes, cœurs et corps… Dans Gloria Mundi, Robert Guédiguian tend un miroir sans complaisance à sa génération, épuisée d’avoir combattu, et à la suivante, aveuglée par les mirages. Mais ne s’avoue pas vaincu. Entretien exclusif.

Vincent Raymond | Mercredi 27 novembre 2019

Robert Guédiguian : « Les idées des dominants sont devenues dominantes »

Dans la mesure où vous travaillez en troupe, mais aussi où un lien très privilégié vous unit à Ariane Ascaride, comment avez vous reçu la Coupe Volpi qui lui a été remise à la Mostra de Venise ? Robert Guediguian : Je crois que tous les gens qui travaillent ensemble depuis toujours, dont moi, ont pris ce prix pour eux, disons-le. Et l’on trouve juste et justifié ce rapport qui a été fait entre Ariane (qui est d’origine italienne), ses rôles dans le cinéma que je fais et les grandes références comme Anna Magnani. Un prix à Venise oblige à penser à tout le cinéma italien des années 1970 qu’on aime beaucoup et qui nous a grandement frappés : dans notre adolescence, c’était le plus fort du monde. On a plus de références avec le cinéma italien qu’avec le cinéma français ou américain. C’est un peu une transmission, un passage de témoin magnifique. Gloria Mundi est un film sur les valeurs. Mais ce mot a des acceptions différentes selon les générations : pour les aînés, il s’agit de valeurs humaines, alors que les enfants les considèrent sur le plan économique… Je crois, oui. C’est ce

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Jean-Louis Murat : Stakhanov à la Bourboule

Concert | Á peine livrés les actes de son séminaire scénique post-"Il Francese", Jean-Louis Murat reprend du service live comme pour teaser l'avènement de sa future production, troisième volet promis d'une trilogie du pas de côté entamée avec "Travaux sur la N89", sans doute déjà dans les tuyaux.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 novembre 2019

Jean-Louis Murat : Stakhanov à la Bourboule

On connaît la verve impatiente du Stakhanov arverne. Mais au vrai, si elle n'étonne plus personne, elle épate toujours un peu. Comme fascine le torrent ininterrompu de sève poétique débordant par tous les temps les flancs offerts à la muse de cet incorrigible graphomaniaque, seul véritable specimen d'authentique artisan capable d'aligner sa production dans des proportions industrielles. Le tarif est immuable : un album par an les années ingrates, deux quand les semailles ont été généreuses et le tempérament clément. Cette année, à peine avait-il entamé la tournée consécutive à la publication d'Il Francese, deuxième étage d'une fusée exploratrice dont le premier lancement - un Travaux sur la N89 à la facture destructurée, éparpillée, expérimentale jusqu'à la désinvolture, forcément deconcertant - que le passant du (Mont) Sans-Souci en livrait une capture live immortalisée au Toboggan de Décines : Innamorato. Où, dans une dérive tout neilyoungienne, supportée par la complicité de l'hydre

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Vivian Maier, cette illustre inconnue

Exposition | Gardienne d’enfants, photographe autodidacte et parfaite inconnue de son vivant, Vivian Maier est devenue en quelques années une figure mythique de la photographie. Le musée de l’Ancien Évêché lui consacre une exposition, "Vivian Maier, street photographer", tirant profit du fait qu’originaire du Champsaur, elle est passée dans la région au tout début des années 1950.

Benjamin Bardinet | Mardi 19 novembre 2019

Vivian Maier, cette illustre inconnue

Ce qui est sidérant avec Vivian Maier, c’est qu’on ne se lasse pas de découvrir ses photographies. On a beau savoir qu’elles sont plutôt réussies, on est perpétuellement émerveillé par l’exigence du regard qu’elle porte sur l’Amérique urbaine des années 1950-1960. Ses clichés ne sont clairement pas le fait d’un coup de chance : les planches-contacts présentées dans l’exposition permettent de s’en assurer. Elle ne tergiverse pas, va droit au but, consacre à tout casser deux photos à un même sujet – on est loin de la surenchère de clichés à laquelle le numérique nous a désormais habitués. Bien que déterminée lors de ses prises de vues, l'Américaine navigue entre différents styles. Tout à fait à l’aise dans une approche formaliste valorisant des compositions éminemment graphiques qui confinent à l’abstraction, elle peut aussi bien se revendiquer d’un certain "style documentaire", frontal, direct et sans effets de cadrage, ou d’une photographie plus humaniste, valorisant les individus. L’exposition présente par ailleurs une série remarquable de photographies couleur qui révèle sa capacité à tirer parti de ce procédé à une époque où le monde de la photographie considérait que

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"Julien Santini s'amuse" : va, vis et rigole

Humour | L'humoriste sera à la Basse cour du 7 au 16 novembre. On vous dit ce qu'on a pensé de son spectacle.

Aurélien Martinez | Mardi 5 novembre 2019

Julien Santini s'amuse et nous aussi, mais en décalant l’exercice comique. Le public se retrouve ainsi face à un curieux énergumène (faussement ?) peu à l’aise, et face à un spectacle qui n’est ni une suite classique de sketches ni un flux de paroles ininterrompu façon stand-up. Car ce Corse installé à Lyon habite un univers à part, le sien. Sur le plateau, il parle donc de lui, de sa vie, et « comme personne vu qu'il se pratique depuis longtemps » – extrait de la note d’intention qui annonce également certains temps forts, et notamment « une course-poursuite, au bureau, entre Martine et Bibou le pervers, qui deviendra culte ». Faire rire avec les travers du quotidien, beaucoup le font – plus ou moins bien d’ailleurs, et souvent moins que plus. Ici, il s’agit de sublimer le quotidien a priori tristement banal que vivait cet ex-fonctionnaire (la séquence évoquée plus haut est intervenue dans le cadre professionnel) devenu humoriste – et imitateur de Christophe Maé, mais là c’est une autre histoire (qui parlera surtout aux jeunes adultes qui ont regardé le dessin animé Boumbo), développée également sur scène. Le décale

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Un Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas pour « offrir à Grenoble un lieu dédié aux musiques de création »

ACTUS | Récemment nommé par la Ville de Grenoble pour gérer le Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas, le Centre international des musiques nomades (CIMN), qui organise chaque printemps le festival Les Détours de Babel, vient tout juste de démarrer sa saison. Son directeur Benoît Thiebergien nous éclaire sur la singularité du projet culturel qu’il a imaginé pour ce lieu qui sera désormais destiné à faire dialoguer les musiques et les cultures.

Benjamin Bardinet | Mardi 1 octobre 2019

Un Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas pour « offrir à Grenoble un lieu dédié aux musiques de création »

Vous venez de prendre la direction du Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas. Comment avez-vous imaginé la programmation de ce lieu ? Benoît Thiebergien : Le projet que j’ai proposé à la Ville reste le même que celui du Centre international des musiques nomades qui est la structure porteuse du festival Les Détours de Babel. Il s’agit donc d’offrir à la ville un lieu dédié aux musiques de création, à la croisée des formes contemporaines, improvisées et traditionnelles et surtout à la richesse de leur dialogue. Il n’y avait jusqu’à présent pas vraiment de lieu dédié à ces esthétiques. Cela vient donc combler un manque et surtout enrichir l’offre musicale grenobloise. Quels seront les temps forts et les singularités de votre programmation ? Le théâtre va devenir un lieu de fabrique, d’élaboration, un espace qui donne le temps aux artistes de construire leurs projets. Il y aura donc une permanence artistique à travers des résidences qui vont s’enchaîner presque toutes les semaines et dont le public sera invité à découvrir le travail à l’occasion des soir

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Murcof et Vanessa Wagner : piano magique

Concert | Il va se passer de grandes choses musicalement parlant vendredi 4 octobre au Déclic de Claix.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 octobre 2019

Murcof et Vanessa Wagner : piano magique

Le spécialiste ou amateur avisé de musique exigeante et laborantine sait combien le label InFiné aime à fouiner dans tout ce que cet art compte d'hybridation audacieuse et savante (souvent à la croisée de l'innovation et du classicisme). Et à provoquer des rencontres inattendues dont les étincelles accouchent de formes inédites. Il en est ainsi de la rencontre entre l'électronicien atmopshérique mexicain Murcof (vu un temps aux côtés d'Erik Truffaz) et de la pianiste classique française Vanessa Wagner. Cette rencontre a rapidement attrapé le goût de l'évidence, d'abord sur scène puis en studio avec Statea en 2016, où le duo s'attelle à revisiter les standards du minimalisme (Cage, Glass, Feldman – Morton, pas François –, Pärt) et même le fou génial Aphex Twin pour livrer un ensemble qui se présente comme une esthétique de la douceur et de l'angoisse. Le duo sera sur la scène du Déclic à Claix, vendredi 4 octobre, pour faire vivre aux curieux cette drôle d'expérience aussi sensuelle que cérébrale.

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Musique classique : une saison, huit étapes

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Avec des stars, des jeunes pousses, des compisteurs d'hier comme d'aujourd'hui...

La rédaction | Jeudi 19 septembre 2019

Musique classique : une saison, huit étapes

Camille et Julie Berthollet Le 27 décembre 2014, pour la première édition de Prodiges sur France 2 (une émission consacrée aux jeunes talents du classique), quatre millions et demi de téléspectateurs suivirent les mouvements d’archet de Camille Berthollet. Une virtuose de quinze ans qui, dans une robe rouge coquelicot, réchauffa l’hiver par son interprétation fougueuse de L’Eté des Quatre saisons de Vivaldi. Un choix gagnant qui lui assura un début de carrière fulgurant, mais pas solitaire. Sur son premier opus bientôt disque d’or, elle associa ainsi sa sœur aînée Julie, également violoniste. Depuis, la surprenante paire construit des aqueducs où Schubert et Brahms côtoient Stromae et Nino Ferrer. Un programme cosmopolite qui, en dehors de refléter des goûts éclectiques, aspire en douce à faire venir les plus jeunes au classique. Au Grand Angle (Voiron) mardi 8 octobre Joachim Horsley Auteur de musiques pour le cinéma et pianiste dans l’ombre des succès de John Legend et Mich

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Théâtre : quinze pièces pour une saison parfaite

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Des créations très attendues, des succès enfin à Grenoble, des découvertes... Suivez-nous dans les salles grenobloises et de l'agglo.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Théâtre : quinze pièces pour une saison parfaite

La Buvette, le tracteur et le curé Et voici la nouvelle pièce de l’inénarrable humoriste dauphinois Serge Papagalli, qui sera créée début octobre et tournera ensuite dans pas mal de villes autour de Grenoble. Avec toujours cette fameuse famille Maudru, dont Aimé, le chef de famille (Papagalli lui-même, parfait), et Désiré, le neveu un peu attardé (Stéphane Czopek, grandiose). Où cette fois, visiblement, il sera question d’une énième reconversion de cet agriculteur à la retraite, mais aussi d’un curé un peu strict nouvellement venu. Vivement les retrouvailles ! À partir d’octobre dans de nombreuses villes de l’Isère Tournée complète sur www.papagalli.fr Incertain Monsieur Tokbar

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Humour : nos huit temps forts de la saison

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Avec des têtes d'affiche, des stars sur le retour ou encore des humoristes à découvrir.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Humour : nos huit temps forts de la saison

Didier Super Si nous n’avons pas vu cette nouvelle livraison de Didier Super intitulée tout de même Didier Super est beaucoup plus marrant que tous ces comiques de merde, on en attend beaucoup comme au PB, nous adorons ce personnage fort en gueule, aussi bien comédien, chanteur que plein d’autres choses, qui propose des spectacles dans lesquels il prend plaisir à mettre le public mal à l’aise pour mieux le faire rire. « Ça y est ! Après avoir été pendant 15 ans l’égérie à l’arôme gauchisant d’un public allant de l’altermondialiste post-ado au retraité bobo sous perfusion intellectuelle de France Inter, Didier s’est enfin mis en marche » nous annonce le programme. OK ! À la Salle noire mercredi 9 et jeudi 10 octobre Julien Santini On qualifie de "pince-sans-rire" la façon qu’a Julien Santini de pratiquer l'humour et c'est idiot car, pour le coup, on rit beaucoup à l'écoute des bassesses et envies de grandeur de ce Corse installé à Lyon à l'apparence mi-professorale mi-patraque (

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