Recherchez
Espace Perso

Pseudo
Passe


Retrouvez nous
 
GibertJosephJuincin
 

Another happy day

Critique publiée le Mercredi 25 janvier 2012 par Dorotée Aznar Petit Bulletin n°652 consulté 556 fois

De Sam Levinson (ÉU, 1h55) avec Ellen Barkin, Ellen Burstyn, Ezra Miller…

 • Another Happy Day • Sam Levinson • Ellen Barkin • Ellen Burstyn • Ezra Miller • Demi Moore

Le mariage et la famille sont des institutions américaines ; suffit-il de les transformer en jeu de massacre pour être impertinent et politiquement incorrect ? C’est visiblement ce que pense Sam Levinson avec cette comédie chorale complètement cynique qui ressemble à du Altman revisité par ses détracteurs. Les stéréotypes sont légions : l’ado camé, la belle-mère arrogante, le grand-père sénile, la mère dépressive, les tantes hystériques, la sœur suicidaire, etc. Ce petit manège s’ébroue dans un scénario laborieux, et l’ensemble trouve son apogée dans l’horripilant cabotinage d’Ellen Barkin (coproductrice, ceci expliquant cela), à côté duquel les acteurs à la fin des Petits mouchoirs paraissent sobres et retenus. D’ailleurs, depuis la sortie du navet de Canet, ce cinéma américain «indépendant» a pris un sacré coup de vieux : aujourd’hui, en France, on fait aussi mauvais, mais avec plus de pognon.
Christophe Chabert


À lire aussi :

 

Bande Annonce du film Another happy day

Another happy day
sortie nationale : Mercredi 1 février 2012

► VOIR LES SALLES ET HORAIRES

Film De Sam Levinson (ÉU, 1h55) avec Ellen Barkin, Ezra Miller...
Lynn débarque chez ses parents pour le mariage de son fils aîné, Dylan. Elle est accompagnée de ses deux plus jeunes fils, Ben et Elliot. La propension de ce dernier à mélanger alcool, drogues et médicaments ne le prive (...)


| |



VOS COMMENTAIRES (2)

  • Merci Bernard (publié le Jeudi 2 février 2012)
    Dis donc ! ça méritait au moins un blog ! c'est très intéressant et là, du coup un peu dur à lire sous forme de commentaire. En tous cas chapeau ! ce film t'a inspirée !!
  • Saya (publié le Jeudi 2 février 2012)
    « ANOTHER HAPPY DAY » Recording session : le ton est lancé, on est à la comédie ironique et sarcastique ce soir. Deux adolescents, un visiblement plus âgé et chétif que le second, sont adossés à un mur d’une station essence miteuse. Ils nous emmènent faire un tour en voiture, leur mère au volant ; ils marquent des points et amorcent une explication de la situation, ce qui finalement semble voué au carambolage. C’est dit, les personnages, jeunes, vieux, entre deux âges sont tous paumés et incroyablement maladroits. La petite famille recomposée se rend au mariage d’un fils né de l’ancien lit. Personne ne semble les connaitre vraiment, on évoque simplement, trop peut-être. Seulement, pendant les repas ou non, ils ne mâchent pas leurs mots. Dans cette maison, chacun a son syndrome : en allant de l’hystérie à l’autisme en passant par l’autodestruction ; bref, un rendez-vous bien actuel dans une grande famille américaine. C’est effectivement ce que l’on peut souligner dans cette première œuvre de Sam Levinson, il touche aux clichés, mais il faut bien admettre que chacun d’entre nous s’est vu apparaitre à l’écran au moins une fois pendant la projection ! Le réalisateur opte pour un filmage léger, voire zig-zagant ; mais ce qui d’habitude dénature un peu les propos d’un film a ici un véritable enjeu : coller parfaitement au thème et à la psychologie des personnages. Comme dit plus tôt, ils sont tous maladroits, la caméra nous entraine donc aussi dans un mouvement de doutes et de perdition. L’image est bien conduite et douce de par la lumière tour à tour éblouissante ou carrément inexistante. Les scènes se suivent sans accroc avec un cadrage calculé et artistique, les raccords sont pertinents, lorsque les personnages sont en perpétuel questionnement. Mais que serait le film sans scénario, sans comédiens ? Il mérite sans aucun conteste sa nomination au Sundance de 2011 ! Le jeune Elliott, a trouvé l’interprète qui lui fallait : Ezra Miller, déjà remarqué dans « We need to talk about Kevin ». Comme quoi, son rôle d’adolescent à problème semble lui coller tellement bien à la peau, qu’il passe les 2h du film en compagnie médicamenteuse doublée du rouquin enivrant qu’est Mr Jack Daniels (qu’il tente désespérément d’obtenir malgré son jeune âge à coup de réplique cinglante « This is my family and this is hell, please ! »). Si bien d’ailleurs, que l’on a tendance à partir avec lui ; tout comme son petit frère, Ben (Daniel Yelsky ) qui reste spectateur de ses délires et l’encourage même à philosopher. Il semblerait que dans cette famille, personne ne soit véritablement ouvert à la discussion, malgré leur gros tempérament de commère. Là-bas, « on parle de tout le monde, on ne peut pas se détacher de l’image qu’ils ont de nous, mais c’est tout ce qu’ils ont. Au fond, ils ne nous connaissent pas. ». Malheureux pour une soi-disant grande famille. Car il ne faut pas l’oublier, on est spectateur d’un drame, seulement, nous nous situons dans une sorte de balançoire qui suscite larmes ou fou rire dans un laps de temps presque impertinent. Cela joue en sa faveur, car les films à pulsions lacrymales ne sont pas dans les meilleurs répertoires ; ici, on jongle avec la profondeur des mots et le stand up (la mère et la fille dissertent tout de même sur le sens même de la vie ; le fils semble lutter contre l’hypocrisie des retrouvailles familiales derrière ses rhétoriques hilarantes ; la belle-mère (Demi Moore) est une bimbo qui se croie dans les Feux de l’amour etc…). Parlons maintenant du personnage au centre de l’histoire : Lynn, la mère, interprétée par Ellen Barkin. Elle suscite un peu toutes les réactions et émotions à la fois. Elle passe son temps à épuiser ses yeux de larmes, cherche réconfort et explications (entre son ex mari et sa mère), mais finit par se voir tout remettre sur le dos. Le mariage sensé raviver des souvenir et réunir les émotions les plus positives, se trouve être le théâtre des règlements de comptes, et personne ne veut mettre des gants ! Elliot dit d’ailleurs justement que l’on a tendance à renouer avec sa famille lors d’événements tragiques, comme un enterrement, et non lorsque l’on est sensé être très heureux. Il semble d’ailleurs nous narguer avec le plan final : lui, nous fixant, comme pour dire «je vous l’avais dit. Welcome in my head » Romane K
 

Vous devez être connecté à votre compte pour poster un commentaire

Pas encore inscrit ? créez facilement votre compte en cliquant ici !



Theme :
Date

Film:
Salle:
Mot-clé:
Notre selection
Avant premiere
en V.O en 3D
 
 

 

Le Choix de la rédaction

 

Cours et Stages 1

Atelier populaire d'art plastique

Atelier populaire d'art plastique

Atelier

Vous recherchez un lieu, un environnement propice à la libre expression de votre créativité ? ...

De l'atelier photo au cours de didgeridoo... toutes les disciplines que vous recherchez sont représentées sur Cours & Stages.

Films à l'affiche


Le film de la semaine

Agenda du jour


Petites annonces culturelles

publier une annonce - voir toutes les annonces

 
Petit Bulletin 1

Retrouvez le n°717 en PDF
VOIR NOS ARCHIVES

Nos suppléments
Où s'inscrire

L’annuaire des activités culturelles et sportives 2012

> Voir les archives

Cahier formation

Le supplément formation & emploi du Petit Bulletin

> Voir les archives

Jazz à Vienne

Le supplément Jazz à Vienne du Petit Bulletin

> Voir les archives

Contact Rédaction Lyon

Tel : 04 72 00 10 20
Fax : 04 72 00 08 60
Tous les contacts sur cette page