Anciens et modernes

MUSIQUES | Des jeunes, des vieux, des stars, des quasi inconnus, des idoles, des têtes à gifles, des révélations, il y aura de tout à Lyon en ce début d'année 2013. Et surtout le meilleur. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Dimanche 30 décembre 2012

Young Marble Giants à A Vaulx Jazz (16 mars), Dead Can Dance à Fourvière (27 juin), Christophe au Radiant-Bellevue (12 et 13 janvier), Gallon Drunk au Clacson (14 février), Bad Religion au Transbordeur (25 juin), Swans à l'Epicerie Moderne (27 mars), Rammstein à la Halle Tony Garnier (24 avril). Pour les moins de, disons 40, allez, 35 ans (et on est gentils), la collection hiver-printemps-début d'été 2013 a toutes les chances de sentir un peu la naphtaline, voire dans certains cas le carbone 14, si tant est que le carbone 14 ait une odeur (il a un numéro, c'est déjà ça). On calmera toute cette fougueuse jeunesse en lui répondant d'abord d'aller moucher son nez (à 34 ans, c'est quand même un minimum) et en précisant que derrière, ça bouillonne de jeunesse, de découvertes à faire ou à confirmer.

Passons directement sur ceux dont le talent n'a d'égal que leur personnalité agaçante – du point de vue des jaloux, du moins : Camille (19 février, Bourse du travail), M (Fourvière, déjà complet, parce que "ça, c'est le mojo") ou Benjamin Biolay (22 mai), tous un poil plus tranquilles depuis l'arrivée dans le métier de Lou Doillon (7 février à l'Epicerie Moderne), qui a réussi le prodige de faire à la fois l'unanimité des critiques et celle des haters. On notera également, dans la catégorie, «les gens qui nous font peur, du coup on en parle», la venue de ce drôle de mélange de Rick Astley et d'un phasme épileptique qu'est Willy Moon (23 avril, le Marché Gare).

Incontournables

A ne pas rater (non qu'il faille rater le reste, entendons nous bien) : le Suédois Peter Von Poehl qui, un an après son lumineux concert au Temple Lanterne, revient le 25 mars (à l'Epicerie Moderne) avec un nouvel album ; les folkeux d'Elliott Brood en tête d'affiche de l'excellent festival de poche Plug & Play du Kraspek (12 au 27 février) ; les très sombres russes Motorama (9 février, Marché Gare) ; Eugene McGuinness, futur roi d'Angleterre, même endroit, deux jours avant ; et enfin Foals, autre joyau de la couronne britannique, qui risque fort de concourir dans les catégories album et concert de l'année (23 mars, Transbo).

Pour rester dans l'indé et même y plonger on pourra jouer à "connais-tu ce groupe ou artiste au nom bizarre ?" avec Great Mountain Fire et Funeral Suits, Tweak Bird, Don Nino, La Femme, Saez, Wave Machines, The Heavy, Mono, Crystal Castles, Local Natives... Non ? Eh bien, il faudra aller les voir quand même (sauf Saez, c'était un piège, préférez lui Mathieu Boogaerts, le 23 mars au Marché Gare). Et puisqu'on parlait de jeunesse, on glissera un coup de cœur qui en est plein : "ils sont responsables d'un des tubes de 2012 – lire avec la voix de Michel Drucker (ou de Nagui, si vraiment ça vous amuse) –, ils sont probablement la plus belle exportation musicale islandaise depuis longtemps et occuperont la scène du Transbordeur le 26 juin, mesdames messieurs, Of Monsters & Men". On vous garantit la cure de jouvence qui vous fera paraître dix ans de moins cet été sur la plage.

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Y a plus de saisons !

ECRANS | Qu’on se le dise : les quatre prochains mois dans les salles obscures vont être riches de films attendus, de cinéastes majeurs et de découvertes passionnantes. En gros, il va falloir trouver de la place dans ses emplois du temps. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 2 janvier 2013

Y a plus de saisons !

Avant, l’année d’un cinéphile était simple à organiser : de janvier à février, reprise des hostilités après les agapes familiales avec flopée de films à oscars ; en mars et avril, petit coup de mou avant Cannes, qui occupe ensuite les esprits jusqu’à fin juin ; en été, c’est la saison des blockbusters puis les auteurs reviennent faire l’événement à la rentrée de septembre. Mais en 2013, il y a comme un dérèglement climatique qui fait ressembler le calendrier cinéma à un continuum ininterrompu de films qui font saliver et de cinéastes dont on ne raterait pour rien au monde le nouvel opus. Juste pour le mois de janvier : les nouveaux Paul Thomas Anderson, Quentin Tarantino, Kathryn Bigelow (Zero dark thirty, sur la traque de Ben Laden) et Steven Spielberg, tous à une semaine d’intervalle ; en février, ce sera au tour de Zemeckis, De Palma (Passion, remake du Crime d’amour de Corneau) et Walter Hill (Du plomb dans la tête, avec Stallone !) ; et pour le seul 6 mars, Terrence Malick, Bryan Singer, Harmony Korine et le fabuleux No de Pablo Larraín, outsider qui pou

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