Classique & Lyrique : événements à venir

François Mardirossian

Pour ce concert en solo, le pianiste monte sur scène pour une série de quatre concerts invitant à contempler toutes les nuances de douceur, par les grands classiques, les berceuses et les répertoires plutôt contemporains.

Notre avis : Pianiste hors pair, François Mardirossian ravit depuis des années les habitués du festival Superspectives et de l'Opéra Underground. Ses concerts s'apparentent à des expériences d'intenses découvertes, alliant rigueur et poésie, surprise et méditation. La soirée du jeudi 11 juillet sera en trois temps, avec un récital entièrement consacré au génie de Keith Jarrett avant de laisser la place à l'univers d'Emahoy Tsegué-Maryam Guèbrou, pianiste éthiopienne pour se compléter d'un hommage à Éric Morin aka Sebastian Gandera, gymnopédiste raffiné à l'univers contemplatif.

Le Petit Prince

Direction musicale de Marc-Olivier Dupin, par l'Orchestre national de Lyon, 1h. Si l'année dernière c'était un petit ensemble instrumental qui interprétait ce spectacle, c'est maintenant au tour de l'orchestre symphonique qui illustrera le conte d'Antoine de Saint-Exupéry dans une version moderne, colorée et dynamique mêlée aux dessins de Joann Sfar et portée par la voix de Benoît Marchand.

Virtuose Italie

Accompagnés de l'ensemble de cordes de l’orchestre de l’Opéra de Lyon, le violoniste Nicolas Gourbeix et le contrebassiste Cédric Carlier rendront hommage à la contrebasse, l'une des voix graves de l'orchestre à travers des compositions de Gioachino Rossini, Giovanni Bottesini et Giuseppe Verdi.

Concert d'hiver

Direction musicale de Clément Brun, par la maîtrise de l'Opéra de Lyon 1h, dès 6 ans. Pour célébrer la fin de l’année et la venue de l’hiver, la maîtrise de l'Opéra de Lyon se dévoile dans son tout nouveau concert avec, au programme, un ensemble de pièces vocales sur des textes de poètes et poétesses français, anglais ou encore chiliens, parmi lesquels Victor Hugo, Kathleen Raine ou encore Gabriela Mistral.

Georges Perros, quelques notes en passant

La cellule de création de l’Opéra Underground rend un hommage poétique et musical à l’écrivain Georges Perros, en s'inspirant de la démarche de l'artiste et de son œuvre aussi minérale qu’humaniste.

L'art de toucher le clavecin

À l’occasion des quatre cents ans de la naissance du compositeur Louis Couperin, le pianiste Jean Rondeau se plonge dans l’intégrale de l'artiste. À travers ses Suites et quelques Préludes, il lui rend hommage en l’accompagnant d’autres œuvres de son neveu François Couperin, de Jean-Philippe Rameau et de Pancrace Royer.

Les musiques de la nuit

Par les musiciennes et musiciens de l’ONL, 1h. Au total, huit instrumentalistes (hautbois, clarinette, basson et cor) issus de l'ONL interprèteront tout un récital composé de l'Octuor op. 103 de Beethoven, de l'Octanphonie de Bozza et de la Sérénade n° 12 de Mozart, en préparation de la Septième Symphonie, «Chant de la nuit» de Mahler et du Petit Concert d’orgue qui l’accompagne.

Quatuor Béla

Originaire de Lyon, le quatuor Béla s'invite à l'opéra pour un récital articulé autour d’un quatuor inédit de Moondog, mettant à l’honneur une Amérique non-conformiste et assoiffée d’inouï, de Morton Feldman à Meredith Monk en passant par Frank Zappa, John Zorn et Ruth Crawford Seeger.

Pop Choirs

Direction musicale de Dany Landry par les chœurs de l’Inspé de Lyon, 1h30. De Zaho de Sagazan à Barbara Pravi, de Radiohead à Scorpions, les chœurs pop rock de l’Inspé de Lyon proposent de plonger dans les plus grands tubes pop et rock revisités sous forme de chorale, le tout accompagné de musiciens pop professionnels.

Mahler, Symphonie n° 7

Direction musicale de Nikolaj Szeps-Znaider, par l'Orchestre national de Lyon, 1h30. Également appelée Chant de la nuit, la Symphonie n° 7 de Mahler est considérée comme l'une de ses plus rares, avec deux musiques nocturnes symétriquement disposées en deuxième et quatrième position des cinq mouvements. Lors de cette soirée, l’Orchestre national de Lyon et Nikolaj Szeps-Znaider éclaireront d’une lumière nouvelle ces scènes d’amour et de féerie.

Notre avis : Les symphonies de Mahler sont toujours des œuvres-mondes échevelées, proposant des facettes musicales des plus hétérogènes (contrastes, changements de tonalités.)... La septième est un véritable tourbillon spiralé de contradictions, passant d'une atmosphère sombre aux rondes festives, du jour à la nuit, de la danse à l'immobilité, de l'amour à la féerie... Composée entre 1904 et 1905, nommée aussi « Le chant de la nuit », cette œuvre constitue pour beaucoup l'un des points d'orgue de la modernité musicale.

Petit concert d'orgue #3

Le jeune organiste Thibault Fajoles s'est fait inviter par l'Auditorium de Lyon pour profiter de son orgue. Au programme de ce récital, des mélodies de Richard Wagner, Louis Vierne, Camille Saint-Saëns, Pierre Cochereau et Max Reger.

Les Chrysanthèmes : cordes et piano

Dans un diptyque regroupant deux œuvres pour quatuor à cordes de la musique de chambre du XIXe siècle, les musiciens et musiciennes de l’orchestre de l'Opéra de Lyon interprèteront à la Salle Molière Les Chrysanthèmes de Puccini et le Quintette pour piano et quatuor à cordes de Schumann.

Sabine Devieilhe et Mathieu Pordoy

En compagnie du pianiste Mathieu Pordoy, la soprano Sabine Devieilhe révèlera toute la beauté de l'art vocal en interprétant des pages de Liszt, Boulanger, Strauss, Chaminade, Tailleferre, Poulenc, Milhaud et Édith Piaf.

Militarie Gun + Spite House

Entre voix vulnérable, basse distordue et batterie fulgurante, le nouvel album de Militarie Gun,  God save the gun, est un témoignage rock et humain sur le pire de soi-même. Trois mois après sa sortie, le groupe montera sur la scène de la Marquise, accompagné des Montréalais de Spite House et leur post-hardcore viscéral.

Notre avis : Avec God save the gun, Ian Shelton nous livre un document empli de pathos, une confession émotionnelle où l'autodestruction, omniprésente, ne triomphe pourtant pas, laissant affleurer un espoir irréductible. Hésitant entre rage et vulnérabilité, les textes s'incarnent dans un large panorama sonore qui transforme les fondations hardcore en formes plus ouvertes, mélodiques et immédiatement accrocheuses. Ici, la catharsis ne passe plus par la seule violence frontale, mais par un élargissement assumé du spectre musical, flirtant avec une sensibilité pop sans jamais renier l'urgence ni l'intensité.

Concert Express

Dans un dispositif au plus près des artistes, la salle Molière propose une heure de musique parmi les plus grands classiques du registre. Cette fois-ci, les musiciens interprèteront le quatuor à cordes Les Chrysanthèmes de Puccini et la Quintette pour piano et quatuor à cordes en mi bémol majeur de Schumann.

Trio Courtois/Erdmann/Fincker + Louis Sclavis

Pour fêter comme il se doit sa quinzaine d’années d’existence, le trio composé de Vincent Courtois, Daniel Erdmann et Robin Fincker, qui se démarque par son instrumentation et par la force de ses personnalités, invite à l’Opéra de Lyon le clarinettiste Louis Sclavis pour revisiter l’ensemble des répertoires du trio.

Les musiques de Joe Hisaishi en concert symphonique

Avec sa centaine de musiciens dirigés sur scène par Aurélien Azan Zielinski, le Yellow Socks Orchestra reprendra pendant plus de deux heures les plus grands titres de Joe Hisaishi, compositeur phare du studio Ghibli.

Nuits lyriques

Direction musicale de Simone Young, par l'Orchestre national de Lyon, 1h30. La cheffe d'orchestre australienne Simone Young revient à l'Auditorium de Lyon en s'attaquant à la Nuit transfigurée d'Arnold Schönberg et la Symphonie lyrique d'Alexander von Zemlinsky. Pour ce challenge, elle disposera de deux chanteurs dont elle a déjà pu apprécier le talent sur les plus grandes scènes, Maria Bengtsson et Bo Skovhus.

Carte blanche à András Schiff

L'Auditorium de Lyon invite le pianiste hongrois András Schiff sur sa scène pour un récital en solo au programme surprise, qu'il présentera au fil de la soirée.

Dvořák par les cordes

Du vaste répertoire de Dvořák, les musiciens et musiciennes des pupitres de cordes de l’orchestre de l’Opéra de Lyon s’emparent de deux partitions lumineuses mais rarement jouées : un trio pour deux violons et alto, et un quintette pour quatuor à cordes et contrebasse.

Tango & Co

Le duo formé par la trompettiste Lucienne Renaudin Vary et l'accordéoniste Félicien Brut rejoint l’organiste Grégoire Rolland pour un programme mi-slave mi-argentin avec des airs de Dvořák, Piazzolla, Aroutiounian, Borodine, Galliano et bien d'autres.

Hommage à Weinberg

Les musiciens et musiciennes de l'ONL accueillent le violoniste Linus Roth et le pianiste José Gallardo pour faire (re)découvrir au public les travaux du compositeur polonais Mieczysław Weinberg.

Louise

De Gustave Charpentier, direction musicale de Giulio Cilona, mise en scène de Christof Loy, 3h. En 1900, dans le cadre de l’exposition universelle, Gustave Charpentier offre au nouveau siècle Louise, une œuvre qui sera jouée avec un succès constant sur toutes les scènes françaises dès lors. Aujourd'hui très rarement donné, cet opéra réunit l’héritage de Wagner autant que de Massenet, retraçant la quête de liberté d’une ouvrière prisonnière de son milieu social et de sa famille possessive.

Notre avis : Créé en 1900, ce roman musical emblématique du naturalisme français conjugue prose chantée, leitmotive et vastes scènes collectives pour suivre l'itinéraire brisé d'une jeune ouvrière en quête d'émancipation. La mise en scène de Christof Loy, dévoilée lors du dernier Festival d'Aix-en-Provence, en révèle la face sombre : l'élan vers Paris devient dérive intérieure, marquée par l'emprise familiale et le fantasme. La scénographie épurée de Étienne Pluss dissout le pittoresque au profit d'un espace mental unique, tandis que la direction de Giulio Cilona promet d'en épouser la complexité.

Glassworks

La chapelle de la Trinité accueille une représentation des musiques de l'album Glassworks de Philip Glass, son onzième travail avec le Philip Glass Ensemble sorti en 1981. Ce soir-là, François Mardirossian au piano et Alexis Paul à l'orgue de Barbarie revisiteront cette œuvre, accompagnés de Lionel Palun à la vidéo.

Notre avis : Dans le majestueuse discographie du compositeur états-unien, Glassworks représente à la fois un tournant majeur et un geste de démocratisation de sa musique. Sans modifier son langage, Philip Glass en ajuste les conditions d'accès, ouvrant la modernité musicale à un public non spécialiste, à l'instar de Jarrett avec The Köln concert ou Reich avec Music for 18 musicians. Afin de célébrer cette œuvre phare du vingtième siècle, La Trinité propose une soirée immersive, entre vidéo et son, piano et orgue de barbarie.

Schubert, quintette

Par les musiciens de l'ONL, 1h10. Pour cette soirée célébrant les ensembles à quatre et cinq joueurs, l'Auditorium de Lyon accueillera les musiciens de l'ONL qui interprèteront le Quatuor à cordes n° 12 et le Quintette à cordes en do majeur de Franz Schubert.

Notre avis : Les musiciens de l'ONL s'aventurent dans la musique de chambre de Schubert avec deux œuvres contrastées du compositeur romantique : le Quatuor à cordes n°12 composé à 23 ans, tout en frémissements et alternance d'élans et de retenues, mêlant aussi fougue et colère, et le Quintette pour cordes en do majeur qui a été, lui, composé à l'été 1828, deux mois avant la mort de Schubert. Le second violoncelle apporte une tonalité grave et dialogue avec les quatre autres instruments, pour, une œuvre dense et sous tension, l'une des plus belles de la musique de chambre dit-on.

Manon Lescaut

De Giacomo Puccini, direction musicale de Sesto Quatrini, mise en scène d'Emma Dante, 2h45, dès 15 ans. Le Chevalier des Grieux et la jeune Manon tombent amoureux au premier regard, et s'enfuient ensemble. Mais Manon abandonne le jeune Chevalier pour le riche Géronte. Lorsque ce dernier comprend qu'elle aime toujours des Grieux, il dénonce les amants et la jeune femme est condamnée à l'exil.

Notre avis : À 34 ans, Giacomo Puccini signe l'un de ses plus beaux opéras avec Manon Lescaut d'après un roman de l'abbé Prevost. Manon veut jouir de la vie et entame une passion déchirante et désespérée avec Des Grieux. Les voix de Chiara Isotton et de Ricardo Massi s'entremêleront aux couleurs envoûtantes d'un orchestre omniprésent, Puccini réussissant ici à synthétiser son héritage de Verdi avec Wagner ou même... Bizet ! La Sicilienne Emma Dante signera la mise en scène, avec son goût prononcé pour une poésie brute et des images scéniques puissantes.

Quatuor Belcea

Composé de Corina Belcea, Suyeon Kang violon, Krzysztof Chorzelski et Antoine Lederlin, le quatuor Belcea montera sur la scène de l'Auditorium de Lyon pour un récital mettant à l'honneur les dissonances viennoises avec des airs d'Anton Webern, Brett Dean et Mozart.

Notre avis : La musique contemporaine est tellement rare dans la programmation de l'Auditorium qu'on se réjouit de la venue du Quatuor à cordes Belcea, spécialiste de la musique du 20e Siècle. On pourra ainsi découvrir les Cinq mouvements pour quatuor à cordes d'Anton Webern datant de 1909. Le compositeur y déploie les possibilités nouvelles de la musique atonale et n'hésite pas à créer les sonorités les plus étranges. Cerise sur le gâteau : notre compositeur australien fétiche, Brett Dean, dévoilera avec le Quatuor Belcea une nouvelle création !

Nuit blanche minimaliste

De Philip Glass à Moondog en passant par Aphex Twin et Brian Eno, le pianiste François Mardirossian proposera un marathon de douze heures dédié à la musique minimaliste, avec des œuvres de compositeurs connus ou non.

Notre avis : La nuit du 7 mai à la chapelle de la Trinité se propose comme un rite minimaliste, une traversée de douze heures orchestrée par François Mardirossian, où le tempus nocturnum cesse d'être simple absence de lumière pour devenir l'espace même de l'écoute. Ce temps étendu, à la fois collectif et singulier, devient le refuge des gestes en spirale de Glass et des miniatures disloquées d'Aphex Twin, du lyrisme contemplatif de Hovhaness et du folklore urbain de Moondog. Pour se conclure avec les frémissements sonores de Lawalrée, dernier geste de sensibilité discrète.

Honda Romance

Mise en scène de Vimala Pons, 1h15, dès 14 ans. Après Le Périmètre de Denver, spectacle en forme de Cluedo grinçant, Vimala Pons revient à Lyon avec sa première pièce de groupe, regroupant dix performeurs et performeuses qui sillonnent le plateau dans un mouvement perpétuel, précis, féroce, fragile et drôle.

Notre avis : Une première image saisissante : une femme, écrasée par un satellite, tente de se relever. Cette femme, c'est la circassienne, metteuse en scène et comédienne Vimala Pons. Après son très remarqué Périmètre de Denver, elle a livré il y a quelques mois le spectacle-performance Honda Romance dans lequel elle secoue son corps, livré au tourbillon des émotions, avant d'être rejointe par neuf chanteuses et chanteurs. Et, comme Joris Lacoste, de diviser le public avec cette proposition radicale.