Le Méliès rebat les cartes

ACTUS | Le samedi 23 juin, veille de la fête du cinéma, ouvrira le nouveau Méliès, qui abandonnera ainsi son unique écran rue de Strasbourg pour trois salles spacieuses en pleine Caserne de Bonne. Un déménagement et un agrandissement attendus de longue date, qui vont quelque peu redéfinir le paysage du cinéma d’art et d’essai à Grenoble.

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Quartier de Bonne, entre Championnet et les Grands boulevards. Ce qui n'était encore il y a dix ans qu'une caserne à l'abandon est aujourd'hui une mini-ville un peu Playmobil, avec ses immeubles flambant neufs, son centre commercial lounge, son parc design... Et maintenant son cinéma art et essai doté de trois salles ; soit le Méliès, cinéma associatif situé auparavant rue de Strasbourg.

Un projet de déménagement et d'agrandissement dans les cartons depuis un petit bout de temps, comme l'explique Bruno Thivillier, directeur des lieux. « On avait besoin de grandir, nous qui avions un outil un peu obsolète, datant de 1967, avec une seule salle de 96 fauteuils... L'idée est née en 2002. La première venue sur le site, c'est 2003. À l'époque, c'était encore vraiment la Caserne de Bonne, avec des bâtisses militaires, des écuries... C'était sauvage, il y avait un terrain de foot, plein d'herbes folles. J'ai alors rédigé un projet d'agrandissement, que l'on a présenté aux élus de Grenoble, et au directeur de l'entreprise qui avait la maîtrise du site. La Ville a alors pris du temps pour le valider et le lancer [la première pierre a été posée à l'été 2010 – NDLR], même si très vite, les élus nous ont apporté leur soutien, en expliquant avoir envie de faire de la Caserne de Bonne une sorte d'étirement du centre-ville, et un véritable poumon culturel. »

« Un obstacle à franchir »

2002 – 2012 : dix ans. C'est long, très long. Le projet a ainsi été retardé pour de nombreuses raisons, allant de la redéfinition du parc immobilier environnant (le nouveau Méliès est situé sous des appartements qui, du fait de la crise immobilière, ont été transformés en logements pour personnes âgées), aux différents blocages émanant de la chaîne de décision. Notamment une grosse épreuve à surmonter en 2008.

« On a été confrontés au refus de la commission d'aide sélective du Centre national du cinéma de nous accompagner financièrement. Ça a été un vrai coup de frein – nous tablions sur quelque 500 000 euros tout de même ! –, que l'on a néanmoins vécu comme un obstacle à franchir, en se disant que le cinéma art et essai avait quand même toute sa place dans des villes de la taille de Grenoble. »

Car derrière la simple transformation d'un cinéma de quartier se cachent d'autres enjeux économiques, comme l'analyse Bruno Thivillier. « La commission expliquait que l'on proposait un projet trop ambitieux – le passage de une à trois salles –, et surtout que l'on allait faire concurrence à Pathé, qui à l'époque détenait le Club. Ce qui apparaît clairement, c'est que dans ces commissions, il y a une force de lobby très grande. On sait qu'il y a eu des pressions pour que ce projet ne voie pas le jour. Ce qui était assez incroyable, puisqu'à l'époque, Pathé détenait Échirolles, mais aussi déjà Chavant, qu'il avait racheté à la Nef [les propriétaires de la Nef et des 6 Rex détenaient à l'époque ce qui s'appelait encore la Nef Chavant – NDLR] et le Club... Ce qui en faisait un protagoniste qui était en situation de quasi monopole sur la ville ! »

« Être intelligent »

Mais aujourd'hui, la donne a quelque peu changé, le Club s'étant affranchi du groupe Pathé, ce dernier ne voyant pas d'un bon œil l'agrandissement du Méliès (Patrick Ortega, le directeur, a racheté les lieux avec deux associés). Un agrandissement qui va forcément redéfinir le paysage local des salles de cinéma, déjà tendu du fait de la concurrence entre établissements privés (les cinémas traditionnels) et les associatifs (comme le Méliès, qui perçoit des subventions), sans forcément créer de conflit comme l'explique à tour d'interviews Eliane Baracetti, l'adjointe à la culture de Grenoble. Comprendre qu'il ne faut pas s'énerver, il y aura de la place pour tout le monde.

Pourtant, avec ce nouveau Méliès, des chevauchements seront possibles. L'ouverture des bâtiments neufs se fera ainsi samedi soir avec la projection d'Holy Motors, dernier film de Leos Carax : une opération qui n'aurait pas pu se faire dans les anciens locaux, trop exigus pour ce genre d'évènements attirant pas mal de spectateurs. Et donc une opération qui, en l'absence de nouveau Méliès, se serait sans doute déroulée dans un autre cinéma grenoblois...

Le Méliès souhaite aussi se positionner clairement sur des films art et essai plus grand public, comme peut le faire le Club par exemple. « Les premiers films de Ken Loach ont été montrés au Méliès rue de Strasbourg dans les années 1980, les premiers Lynch aussi, Almodóvar... Et forcément, par besoin et nécessité d'exposition des films, on a perdu ces auteurs puisque l'on n'avait pas la capacité de les accompagner. Maintenant, on va poursuivre cet axe de découverte, en programmant des premiers films, mais on va aussi profiter des fruits du travail en proposant les films d'auteurs que l'on suit et que l'on apprécie. Des auteurs que l'on va se partager avec d'autres : avec le Club bien entendu, l'autre lieu labélisé art et essai à Grenoble ; avec la Nef en partie, qui est en dessous de 70% de séances art et essai, ce qui ne lui permet pas d'obtenir le label... On a conscience d'être dans un contexte concurrentiel, à deux, voire trois, voire quatre maintenant que Chavant se met à la VO... La donne va être modifiée. Il s'agit d'être intelligent de part et d'autre, et de partager un peu mieux les films et les auteurs. Ça va prendre du temps, ça va être tendu au début, mais il est normal que l'on puisse nous aussi avoir accès à un travail que l'on ne pouvait plus faire depuis longtemps. »

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Cinémas : chronique d’une reprise espérée

ECRANS | Comme si de rien n’était, ou presque… La 93e cérémonie des Oscar s’est tenue le 25 avril, avec deux mois de retard par rapport aux années précédentes. Pendant ce temps, la planète cinéma demeure encore et toujours suspendue à l’évolution favorable d’une cohorte d’indicateurs, espérant une réouverture pérenne des salles. Résumé des épisodes précédents et état des lieux avant un retour (incertain) mi-mai.

Vincent Raymond | Mercredi 28 avril 2021

Cinémas : chronique d’une reprise espérée

La fermeture des salles de cinéma s’est désormais installée dans le paysage culturel et économique : à la différence de la période mars-juin 2020, elle constitue depuis fin octobre une parenthèse qui n’en finit plus de se refermer. Et les rebondissements incessants de la crise sanitaire, dignes d’un film catastrophe à l’issue incertaine, comme sa gestion internationale cacophonique, rendent le futur immédiat illisible. Partout dans le monde. Ainsi, si l’on jette un coup d’œil aux pays limitrophes de la France, seule l’absence d’harmonisation fait figure de cohérence : si la Belgique n’envisage pas de réouverture avant début juin (avec une jauge limitée à 200 personnes), l’Allemagne la retarde encore en envisageant d’exiger la présentation d’un test Covid négatif de moins de 24h. Les salles sont en revanche ouvertes au Luxembourg (depuis janvier avec distanciation et couvre-feu à 23h), en Espagne (suivant les restrictions locales des régions), en Suisse (depuis le 19 avril avec masque, distanciation et jauge), en Italie (depuis le 26 avril, avec couvre-feu à 22h)… Et la France ?

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Un Atelier Méliès pour « une éducation populaire au cinéma »

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Alice Colmart | Lundi 10 juin 2019

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Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d'enfant au Méliès

Festival | Le cinéma grenoblois propose du mercredi 14 au dimanche 25 février la sixième édition de son incontournable festival dédié au jeune public. On détaille le programme.

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

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C’est peu dire que le cinéma le Méliès fait ce qu’il faut pour mériter son label "jeune public". Par exemple, tout au long de l’année, il accueille dans ses salles les enfants (et leurs parents) pour des séances suivies d’un débat. Et, surtout, lorsqu’arrivent les vacances de février, il organise Voir Ensemble, festival avec une trentaine de films pour jeunes spectateurs et spectatrices. Lors de cette sixième édition, où onze films tenteront de décrocher le Prix du public, neuf avant-premières seront projetées. Parmi elles, le célèbre classique américain Croc-Blanc (photo) de Jack London pour la première fois dans une adaptation animée, en présence de son réalisateur Alexandre Espigares (le film sortira fin mars). Certaines séances seront suivies d’ateliers, d’autres accompagnées par des cinéastes – comme Jean-Michel Bertrand, auteur du documentaire en compétition La Vallée des loups sorti il y a un an. Un hommage sera également rendu à la société de distribution jeune public Les Films du préau, qui

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Deux anniversaires pour le prix d’un au Méliès

ECRANS | Du mercredi 28 juin au dimanche 2 juillet, le cinéma fête ses cinq ans d'installation dans le quartier de la Caserne de Bonne ainsi que ses 50 ans d'existence. On détaille le programme des festivités.

Aurélien Martinez | Lundi 26 juin 2017

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Il y a cinquante ans, le cinéma le Méliès ouvrait à Grenoble, rue de Strasbourg. Une petite salle de 96 places à la programmation exigeante. Il y a cinq ans, le cinéma le Méliès déménageait à la Caserne de Bonne et s’installait dans des locaux flambant neufs de trois salles qui lui donnent aujourd’hui un petit côté multiplexe art et essai. D’où l’idée de fêter ça sur cinq jours, avec notamment un documentaire sur les deux Méliès (Le Nouveau monde, jeudi 29 juin à 20h30) ou encore une conférence intitulée « la ligue de l’enseignement et le cinéma : une histoire de l’éducation par et au cinéma » (vendredi 30 juin à 18h). Car le Méliès est un cinéma qui fait partie de cette association d’éducation populaire et qui, à ce titre, défend « des valeurs de citoyenneté, d’engagement, de laïcité, de pluralité » comme nous l’assure son directeur Bruno Thivillier. Un anniversaire « pour ne pas oublier le passé » donc, même s’il sera surtout tourné vers l’avenir « pour faire un point d’étape après cinq ans d’activité ». Plusieurs avant-premières de films très attendus seront proposées comme le documentair

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Le Méliès baisse certains prix

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Vincent Raymond | Mardi 13 septembre 2016

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Voilà une initiative louable méritant d’être soulignée : Le Méliès concède une réduction tarifaire aux adultes "captifs" – c’est-à-dire à ceux qui accompagnent les enfants pour les films jeune public de moins d’une heure (ces programmes sont fréquents pour les spectateurs dès 3 ans). Désormais, les grands paieront 5 euros au lieu de 7. Autant d’économies qui pourront être investies dans le goûter ou, pourquoi pas, une prochaine place de cinéma…

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Le Professeur Foldingue lance les cours du Méliès

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Vincent Raymond | Lundi 21 septembre 2015

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Si Le Méliès effectue une rentrée décalée (et tardive), il la fait sous la houlette d’un sacré professeur : Jerry Lewis. C’est en effet avec Docteur Jerry et Mister Love (1963), variation burlesque et bariolée sur le roman de Stevenson avec Jekyll et Hyde, que débutent (le 23 septembre) les cours de cinéma du matin à destination des adultes. Un mercredi par mois à 9h, une œuvre est projetée puis « disséquée » par un spécialiste avant qu’un échange avec la salle ait lieu. Dix films variés composent la saison 2015-2016, formant un cycle titré Les temps changent (1963-1983), dans lequel la fantaisie fantastique de Jerry Lewis a toute sa place ! Car au-delà de la métamorphose de son personnage de Julius Kelp (savant contrefait et inventeur d’une potion le transformant en séducteur), le cinéaste adresse une mise en garde très lucide à ses contemporains, alors au plus chaud de la Guerre froide. Derrière son maquillage, ses irrésistibles pitreries et sa mise en scène impeccable empruntant ses cadrages à l’expressionnisme, Lewis réactualise

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Awards 2012 cinéma

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Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

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L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement décevant. La surprise a donc été de taille lorsqu’on a découvert ce rêve éveillé qu’est Holy Motors, où Denis Lavant se promène à l’intérieur d’un monde qui ressemble à un film (de Carax), incarnant une dizaine de personnages devant des caméras invisibles, passant de l’un à l’autre grâce à une limousine blanche qui, elle-même, finira au garage comme une antiquité d’un autre siècle. Mélancolique et désenchanté dans son projet, Holy Motors est joyeux et gourmand dans son appétit de filmer, sa manière de réinvestir tous les genres pour en livrer des visions uniques, sa façon de réfléchir les grands sujets du moment par la poésie pure et l’évocation inspirée. Une œuvre unique qui a trouvé des défenseurs inattendus (de Jan Kounen à Richard Kelly, et jusqu’aux critiques de Los Angeles qui l’ont élu meilleur film étranger de l’année).   L’award du flop de l’année :

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Aurélien Martinez | Mercredi 10 octobre 2012

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Grenoble est deuxième ! Pas pour la qualité de son air, ni pour ses facilités de circulation. Mais elle est douée dans l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. L’Association des paralysés de France l’a classée juste derrière Nantes, où l’on respire mieux d’ailleurs. Beaucoup d’efforts ont été réalisés sur les lieux culturels. Pour Hervé Buissier, responsable du service Déplacement-Accessibilité de la Ville, le point fort reste la MC2 : « En 2003, les travaux entrepris à la Maison de la culture ont permis de rendre plus accessible le site. » Ces aménagements ont même valu à la capitale de l’Isère le prix "vivons ensemble la cité". Au "paquebot", on sort donc vraiment ensemble. L’ambiance "chacun de son coté" a disparu, mettant fin à la frustration que pouvaient ressentir deux amis séparés lors d’un spectacle, par le simple fait que l’un marche et l’autre non. Du côté des concerts et des bibliothèques Que les mélomanes qui préfèrent bières et décors moins feutrés se rassurent, les salles de concerts de la Ville sont aussi très bien équipées. La Bobine dispose d’un accès à 100%. Toilettes comprises. Même un de leur studio d’enregistrement est acc

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Christophe Chabert | Lundi 17 septembre 2012

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C’est ce week-end l’inauguration officielle du nouveau Méliès, après une ouverture remarquée avec l’avant-première d’Holy Motors (film étendard de sa programmation, toujours à l’affiche en cette rentrée !). D’ailleurs, le programme de ces trois jours (21, 22 et 23 septembre) se veut le reflet de sa politique axée sur l’art et essai, le cinéma de recherche, le cinéma de patrimoine et les films jeune public. Ainsi, dès vendredi, ce sont les troisièmes aventures de Kirikou (Kirikou et les hommes et les femmes) qui seront projetées en avant-première et en présence de Michel Ocelot. Suivront, toujours à destination des plus jeunes spectateurs, l’avant-première du Jour des corneilles, film d’animation français sous influence Miyazaki et qui est aussi la dernière prestation (vocale) de l’irremplaçable Claude Chabrol, et 10, 11, 12 Pougne, recueil de courts-métrages présentés au Méliès par son co-réalisateur Antoine Lanciaux. Le dimanche matin, le Méliès proposera un cours de cinéma autour du chef-d’œuvre "indien" de Jean Renoir, Le Fleuve

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Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

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« Depuis les débuts du Méliès en 67/68, les films à destination des enfants étaient déjà là. Il y a depuis toujours cet ancrage du côté de l’éducation au cinéma, de l’éveil à un cinéma différent... Au fil du temps, il a pris des formes variées, le côté patrimonial est devenu aussi très important. Et c’est au milieu des années 80 qu’il a pris appui sur un cinéma plus directement dans le champ commercial, du côté du cinéma art et essai. » Voilà comment Bruno Thivillier évoque la ligne éditoriale de son cinéma. Un cinéma doté de trois labels de qualité : recherche et découverte, jeune public, et patrimoine et répertoire. Des labels qui concordent avec l’esprit de la Ligue française de l’enseignement, qui porte le projet du Méliès (tous les employés du cinéma – même le directeur – sont salariés de l’association). La Ligue a ainsi vu le jour en 1866, avec le but de lutter pour une école gratuite, laïque et obligatoire. En 1925, le projet est redéfini, autour de l’idée de l’éducation des individus tout au long de leur vie. La Ligue française de l’enseignement crée alors des sections spécialisées dans tous les domaines des loisirs : le sport, les vacances, et donc la culture.

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Le Méliès, un cinéma « du voir et du faire »

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Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

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Lorsque nous avons visité le chantier la semaine dernière, une dizaine de jours avant l’ouverture, tout n’était pas prêt (les fauteuils devaient ainsi être rapidement livrés), mais l’ambiance était bel et bien posée : le nouveau Méliès est spacieux et classieux, avec un hall gigantesque, un espace bar cosy, un kiosque-librairie, et de nombreuses baies vitrées donnant sur l’extérieur. De quoi changer diamétralement des anciens locaux rue de Strasbourg, et même des autres cinémas grenoblois à taille humaine, plus labyrinthiques et usés (des travaux de rénovations sont ainsi prévus au Club). Ce nouveau Méliès est doté de trois salles de cinéma. Une de 133 places, baptisée En attendant le bonheur (film d’ Abderrahmane Sissako). Une de 150 places, s’autoproclamant fièrement Le Nouveau monde, à l’image du long-métrage de Terrence Malick. Et enfin, une plus grande de 241 places, logiquement prénommée Le Voyage dans la Lune, œuvre phare de Méliès. Des salles pour deux d’entre elles doublement équipées en 35 mm et en numérique, pour pouvoir diffuser tout type de film – notamment ceux du répertoire qui n’ont pas de copie numérique. À noter au

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Un ciné-concert pour l'ouverture du nouveau Mélies

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Aurélien Martinez | Mercredi 25 avril 2012

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Mi-juin (la date sera précisée plus tard), le cinéma Le Méliès de Grenoble, labellisé art & essai, déménagera de la rue de Strasbourg pour passer d’une salle unique à trois salles, quartier de Bonne. Et l'on connaît déjà l'un des évènements d'inauguration du nouveau bâtiment: le 20 juin, on pourra assister à un ciné-concert exceptionnel avec le groupe H-Burns, sur le film BadLands de Terrence Malick. Ça donne envie!  

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