Made in Grenoble

Damien Grimbert | Lundi 18 février 2013

25 ans pour le Summum… et bientôt entre 15 et 20 ans d'activité pour les parrains historiques de la scène électronique grenobloise, qui reviennent avec une régularité métronomique sur les devants de la scène à l'occasion de grands raouts techno qui font désormais figure de tradition bien intégrée (et appréciée) dans le paysage local. À l'intention des nouveaux arrivants, récemment convertis aux musiques électroniques, distraits incurables et autres jeunes enfants en bas âge, présentons quand même ces grands anciens qui ont réussi à inscrire le nom de Grenoble sur l'atlas mondial de l'électro.

D'abord Miss Kittin, sans doute la plus éclectique du lot, égérie électro-techno réputée dans le monde entier pour ses sélections irréprochables et ses vocalises glaciales au micro, auteur de deux albums solo, d'une bonne demi-douzaine de mix-CDs, et de deux autres albums encore aux côtés de The Hacker, dont l'inoubliable First Album qui a fait la notoriété du duo. Grand passionné des 80's (versant sombre) devant l'éternel, The Hacker est quant à lui la figure de proue d'une scène techno dark, froide, physique et émotionnelle qui a essaimé dans le monde entier. À son actif, deux album incontournables, Mélodies en sous-sol en 2000 et Rêves mécaniques en 2004. À quand le prochain ?

On continue avec Oxia et Kiko, grandis aux sons des mêmes raves que les précédents, et eux aussi auteurs de deux albums solo, mais chacun travaillés par leurs propres obsessions musicales, la house, le funk et les musiques noires pour le premier et l'italo-disco et la pop synthétique pour le second (on simplifie, bien sûr, mais c'est la règle du jeu…). Pour finir, on n'oubliera évidemment pas Yannick Baudino, autre pilier historique de la scène grenobloise, et enfin l'incontournable Alban, militant bien connu des musiques électroniques de bon goût. La boucle est bouclée !

Damien Grimbert


Nuit électro - 25 ans du Summum

Avec Gesaffelstein, Oxia, The hacker et Miss Kittin
Summum Rue Henri Barbusse Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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La Belle continue en extérieur

MUSIQUES | Concerts / Après une première édition en juillet dernier qui avait rencontré un joli succès, la Guinguette de la Belle Électrique fait son retour du 10 au 20 septembre sur l’esplanade Andry Farcy sous une forme un peu plus ambitieuse. Revue de détail.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

La Belle continue en extérieur

Ç'avait été l’une des surprises bienvenues de juillet dernier : loin de céder au marasme ambiant post-confinement, l’équipe de la Belle Électrique avait retroussé ses manches et organisé, avec les moyens du bord, trois soirs par semaine et pendant trois semaines, une programmation gratuite en plein air réunissant concerts, DJ-sets, bar et food truck sur l’esplanade juste à côté du lieu. Une proposition qui avait su fédérer un large public dans une ambiance très conviviale, sans contrevenir pour autant aux réglementations sanitaires en vigueur. À défaut de pouvoir maintenir l’édition 2020 de leur festival Jour et Nuit, les organisateurs ont donc décidé de remettre le couvert deux semaines durant en septembre, tout en s’offrant le luxe de "booster" un peu l’ampleur de leur programmation par la même occasion. Si la première semaine ne démérite pas, avec notamment un plateau rock/garage le vendredi, une soirée pop/électro le samedi et une jolie proposition afro-caraïbes le dimanche, c’est surtout la deuxième semaine qui retient notre attention en termes d’affinités musicales. On attend en effet beaucoup du retour des talentueux Hollandais du Mauskovic Dance Band, dont le curieux sy

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"La Forêt de mon père" : aux racines de la folie

ECRANS | De Vero Cratzborn (Bel.-Fr.-Sui., 1h31) avec Léonie Souchaud, Ludivine Sagnier, Alban Lenoir…

Vincent Raymond | Mardi 7 juillet 2020

Élagueur, Jimmy vient de se faire licencier parce qu’il agissait bizarrement. À la maison, son comportement lunatique devient difficile à supporter pour sa femme et ses trois enfants. Jusqu’à une crise qui lui vaut d’être interné. Mais Gina, son aînée de 15 ans, ne parvient pas à l’accepter… Censée être vécue à travers les yeux de la grande ado, comme en atteste le possessif au singulier du titre, l’histoire se diffracte un peu pour être vue également à travers les yeux de ses cadets et de sa mère. On perd en pure subjectivité, mais on gagne quelques contrepoints utiles pour composer, avec du recul, un tableau familial plus précis et assembler les pièces du tableau clinique de la maladie psychique de Jimmy. Bien sûr, l’élément végétal est abondant, fondateur, aussi enveloppant qu’inquiétant dans La Forêt de mon père, puisque c’est le territoire dans lequel cet “homme des bois“ évolue, au premier degré. Cette forêt est également mentale, un dédale à l’intérieur duquel il s’égare sans trouver de sortie, où il tente même d’aspirer les siens. Il faut mettre

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"Une belle équipe" : sorties de leur réserve

ECRANS | De Mohamed Hamidi (Fr., 1h35) avec Kad Merad, Alban Ivanov, Céline Sallette…

Vincent Raymond | Mardi 14 janvier 2020

Un seul point. C’est ce qu’il manque à l’équipe de foot de Clourrières pour assurer son maintien. Sauf que les joueurs ont tous été suspendus après une bagarre. Alors, l’entraîneur monte une équipe féminine pour les trois ultimes rencontres. Et se heurte à l’hostilité machiste du village… Alors qu’il s’apprêtait à en débuter le tournage en 2018, Kad Merad prévenait que ce film n’aurait rien à voir avec Comme des garçons, cette comédie-fiction bâtie sur l’histoire de la première équipe de France de football féminine. On le confirme : Mohamed Hamidi ne s’intéresse ni à la romance ni à la reconstitution historique, mais au difficile basculement des mentalités vers une société paritaire, le football étant le symptôme (ou le déclencheur) d'une prise de conscience : troquer le ballon contre la charge domestique ordinairement dévolue à leurs épouses équivaut à une castration pour ces messieurs. Le réalisateur (qui, au passage, remercie ses six sœurs au générique) s’amuse à montrer à quel point la sensibilité masculine est asymétrique : chatouilleux sur leurs "privilèges" envolés, les hommes sont aveugles au fait que les affiches publicitaires utilise

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"Bixa Travesty" : je m’aime moi non plus

ECRANS | De Kiko Goifman & Claudia Priscilla (Bré, 1h15) documentaire

Vincent Raymond | Lundi 24 juin 2019

« Pédale travestie. » C’est ainsi que se proclame avec fierté Linn da Quebrada, vedette brésilienne de la scène musicale LGBT dont les textes volontiers provocateurs affirment la différence et les préférences. Au-delà des shows, Linn raconte dans son intimité sa vie : un combat gay et gai. « On ne naît pas femme, on le devient. » Linn démontre combien la phrase de Simone de Beauvoir est exacte appliquée à son cas, dans la mesure où elle poursuit dans un empirisme globalement joyeux sa construction vers son identité féminine alors qu’elle est née dans un corps de garçon. À l’aise dans son groupe, très complice avec sa mère, Linn effeuille quelques anecdotes en compagnie de ses proches, révèle sans pudeur un événement médical de son passé récent… Affable et extravertie, l’artiste a été depuis longtemps filmée ; les cinéastes disposent donc d’un riche matériel pour documenter ce qui s‘apperente à un manifeste biographique. On pourra toutefois s’étonner qu’il n’aient placé dans ce portrait "affirmatif" (c’est-à-dire revendiquant envers et contre tout le choix d’une identité) aucune réelle figure d’opposition, aucune matérialisat

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"Lourdes" : et le miracle ne fut pas

ECRANS | De Thierry Demaizière et Alban Teurlai (Fr, 1h35) documentaire

Vincent Raymond | Lundi 6 mai 2019

Une semaine au cœur de Lourdes, en compagnie de différents groupes de pèlerins, d’hospitaliers bénévoles assurant leur accueil, devant et derrière les autels, dans les processions. Des paroles, des espoirs, des regards, de la compassion, de la foi… On avait beaucoup apprécié le regard (et le travail) de la paire Thierry Demaizière / Alban Teurlai sur l’édification d’un spectacle chorégraphique par Benjamin Millepied dans Relève : histoire d’une création (2016). En prenant le temps de se focaliser sur cette question, les deux documentaristes révélaient par incidence toutes les coulisses de l’Opéra de Paris en maintenant un suspense au couteau – de la très belle ouvrage. Quelle déception, alors, de les voir s’égarer dans la contemplation vaine et désorientée de leur nouveau sujet selon l’adage tristement connu "qui trop embrasse mal étreint". Lourdes tiendrait plutôt de la galerie d’illuminés ou de malheureux aux existences tourment

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"Les Crevettes pailletées" : homos au bain

ECRANS | De Cédric Le Gallo et Maxime Govare (Fr, 1h40) avec Nicolas Gob, Alban Lenoir, Michaël Abiteboul…

Vincent Raymond | Mardi 30 avril 2019

Parce qu’il a lâché une insulte homophobe à un journaliste, la Fédération de natation oblige Mathias, vice-champion du monde, à redorer son image en l’envoyant entraîner une équipe de water-polo gay. L’objectif ? La qualifier pour les Gay Games. Le problème ? Ils sont très mauvais et Mathias est peu motivé… Un merveilleux hasard fait succéder ce film au Grand Bain dont le succès, à la façon d’un Moïse des bassins chlorés, est susceptible de faciliter l’existence dans les salles de ces Crevettes pailletées. Tant mieux pour elles, même s’il n’y a pas de quoi plonger du tremplin des 10m : cette gentille fable célébrant la tolérance à coups de déhanchés suggestifs, de moues mutines et d’exubérance à la Liberace (vous avez dit "cliché" ?) semble bien terne comparée à Priscilla folle du désert, douche australienne maniant le show et froid de la dérision sans pour autant donner l’impression d’illustrer une version aquatique de Comme ils disent

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"Milagros" : une expo d'Alban de Chateauvieux qui a du chien

Exposition | La preuve au Vog jusqu'au samedi 11 mai

Benjamin Bardinet | Mardi 12 mars 2019

Voilà une exposition plutôt marrante qui pourrait ravir les amis des animaux et les amateurs de kitsch. L'artiste Alban de Chateauvieux recupère ainsi, depuis 2007, les affichettes que les propriétaires d’animaux égarés placardent dans la rue dans l’espoir de les retrouver. Hétéroclite, cette collection assez réjouissante occupe une bonne partie des murs du Vog. Du clin d’œil humoristique au parti pris poétique en passant par le message urgemment écrit à la main, il y a dans l’expression primitive de ces apprentis graphistes une forme d’art brut qui révèle quelque chose de l’ordre de l’inconscient dans la relation Homme-animal. Les surréalistes auraient raffolé de cet assortiment ! Alban de Chateauvieux s’en inspire par ailleurs pour réaliser des ex-voto profanes amplifiant l’espoir du retour miraculeux de ces animaux. Savamment élaborées grâce à des techniques de tissage et de broderie, ces œuvres témoignent d’une affection certaine pour le kitsch, de même que les petits chiens en cire que l’on retrouve disséminés sur une grande carte de l’agglo en fin d’exposition : un hommage aux chiens disparus auxquels la cire donne une apparence presque fantomati

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Kittin : rupture et renouveau

Soirée | Un nom de scène raccourci (aux oubliettes le "Miss"), un nouvel album ("Cosmos") franchement emballant qui tranche radicalement avec ses précédentes sorties discographiques... Autant de raisons de se (re)pencher sur Kittin, de passage ce samedi 16 février à la Belle électrique pour un set longue durée de 4h.

Damien Grimbert | Mardi 12 février 2019

Kittin : rupture et renouveau

Le parcours artistique de Kittin est, aujourd’hui, largement connu – surtout à Grenoble, ville qui l'a vue naître en 1973. La découverte des premières raves à l’orée des années 1990 et le choc émotionnel qui l’accompagne, les premiers pas dans le deejaying alors qu’elle est encore étudiante aux Beaux-Arts, sa collaboration prolongée avec The Hacker (un autre Grenoblois de renom) et leur amour partagé pour les sonorités synthétiques sombres des années 1980… Surtout, en 1998, le duo sort deux morceaux emblématiques, 1982 et Frank Sinatra, qui, aux côtés du classique Space Invaders are Smoking Grass du Hollandais I-F, vont amorcer le phénomène électroclash et assurer aux deux artistes un succès international. Trois ans plus tard, c’est la sortie de leur bien intitulé First Album, et le départ de Kittin pour Berlin. Une période faste pendant laquelle la DJ enchaîne les dates à n’en plus finir, sort un mix-CD hautement acclamé (Radio Caroline Volume 1, en 2002), suivi d’un premier album solo très réussi,

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La Belle électrique lance ses soirées "Let's dance" pour « aller vers plus d’ouverture »

ACTUS | À l’occasion, samedi 20 octobre, de la première édition des soirées "Let’s dance" avec Honey Soundsystem, Alban Sauce, responsable de la programmation musiques électroniques de la Belle électrique, revient avec nous sur ce nouveau concept de soirée et ce qu’il laisse augurer pour la suite, mais aussi plus largement sur ses choix (et contraintes !) de programmation.

Damien Grimbert | Mercredi 17 octobre 2018

La Belle électrique lance ses soirées

Quel est le principe des soirées Let’s dance qui vont débuter samedi 20 octobre avec Honey Soundsystem ? Alban Sauce : L’idée, c’est avant tout d’avoir des événements dédiés aux musiques de groove, aux musiques qui font danser. D’être moins sur un truc très basique techno/house pour aller vers plus d’ouverture, et mettre en lumière des artistes, comme on a pu le faire déjà avec Hunee et comme on va le faire en décembre avec Antal, qui sont hyper transversaux et vont jouer à la fois de la house, du zouk, des trucs complètement différents dans leur set, tout en gardant une cohérence. Bref, des artistes dont le seul objectif est de faire danser les gens. Je pense que pendant de nombreuses années, dans la techno, on a perdu un peu cette notion de groove, et j’ai l’impression qu’aujourd’hui, grâce notamment à ce qui se passe à Amsterdam avec des artistes comme San Prope

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"Gueule d’ange" : gueule de bois

ECRANS | de Vanessa Filho (Fr, 1h48) avec Marion Cotillard, Ayline Aksoy-Etaix, Alban Lenoir...

Vincent Raymond | Vendredi 18 mai 2018

Quelque part, dans le sud. Mère célibataire d’Elli, qu’elle appelle "Gueule d’ange", Marlène tient pour prioritaires sa vie de jeune femme et ses sorties. Un soir, elle prolonge la fête avec un type et laisse sa gamine de 8 ans seule, pour une durée indéterminée. Elli dissimule son absence. Et boit. Gueule d’ange est l’exemple parfait du film avec lequel on peut jouer au bingo : sur la foi de l’affiche et du synopsis, le public peut préparer un carton et cocher les clichés dès qu’ils traversent le champ. Rôle social "de composition" avec mèches blondes et tenue de cagole taillé pour un festival/une nomination au César : bingo, Marion Cotillard. Référent masculin revêche au premier abord cachant sa tendresse sous une (et même plusieurs) blessure intime et vivant dans une caravane : gagné, Alban Lenoir. Gamine-à-z’yeux-bleus-pleine-de-bravitude-grave-dévastée-à-l’intérieur-alors-elle-picole : meilleur espoir pour Ayline Aksoy-Etaix. Décor de station balnéaire avec fête foraine intégrée (pour le côté "ces adultes qui n’ont jamais grandi") : carton plein ! En suresthétisant la misère soc

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20 ans du Vertigo : trois souvenirs de sa jeunesse

MUSIQUES | Zoom sur la programmation des trois soirs de fête qu'organise le club du centre-ville à l'occasion de ses 20 ans.

Damien Grimbert | Mardi 6 juin 2017

20 ans du Vertigo : trois souvenirs de sa jeunesse

Histoire de fêter avec l’emphase qu’il se doit l’anniversaire de ses vingt ans d’existence, le Vertigo a concocté une programmation sur trois soirs qui devrait laisser les noctambules sur les rotules mais avec de beaux sourires sur les lèvres. Le jeudi, c’est la nouvelle génération d’activistes de la scène électronique grenobloise qui sera mise en avant avec pas moins de huit DJs différents au line-up. Tous issus de différents collectifs bien connus des afficionados du clubbing grenoblois (Mouvement Perpétuel, The Dare Night, Groove Jam, La Maiz, Icône, Eddy Rumas et on en passe), mais tous réunis par le même amour du groove et de la house, Amen, Mazigh, Cosmic Clap, Limon, StinkyB, Nikizi, Nemoz et Mendez viendront ainsi faire souffler un vent de fraîcheur bienvenu sur ce premier soir, le tout en entrée libre s’il vous plaît ! Les deux soirs suivants mettront quant à eux à l’honneur plusieurs figures historiques de la scène grenobloise et habitués de longue date du club du centre-ville avec lequel ils entretiennent une histoire

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Et si l’entreprise sauvait la culture?

ACTUS | La crise que connaît depuis des années le monde culturel laisse de la place à de nouvelles initiatives. Start-ups ou financements mixtes naissent à Grenoble pour pallier le manque de soutien des collectivités publiques. Retour sur plusieurs exemples locaux, comme la Belle Électrique ou Short Édition.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 7 février 2017

Et si l’entreprise sauvait la culture?

La situation économique de la culture commence à devenir alarmante en France. Rien qu’à Grenoble, on ne compte plus les festivals qui s’arrêtent (Rocktambule), les salles qui ferment (le Ciel), les assos qui périclitent (Sasfé à la Villeneuve). Certains acteurs de l’agglomération tentent de trouver des solutions comme l’a remarqué Olivier Zerbib, sociologue de la culture et du management de l’innovation à l’IAE (Institut d’administration des entreprises) de Grenoble. « Puisque le ministère de la Culture ne donne pas de direction, puisque la Ville de Grenoble ne diffuse qu’un discours comptable, la culture cherche de nouvelles sources de financement. » La Belle Électrique organisait ainsi en septembre dernier l’événement Culture < > Futur, qui avait lieu au Musée de Grenoble. On y « découvrait et échangeait sur les tendances culture, entrepreneuriat et numérique » nous explique Alban Sauce, de l’association MixLab (qui gère la salle de con

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Surgeon, techno sans concession

MUSIQUES | Samedi soir, la Belle électrique proposera un plateau électro de haut niveau, avec donc Surgeon, mais aussi The Hacker, Lucy et Maxime F.

Damien Grimbert | Mardi 4 octobre 2016

Surgeon, techno sans concession

Si l’on n’aborde pas forcément toutes les soirées techno de la Belle électrique avec le même enthousiasme, force est de reconnaître que celle de ce samedi affiche un line-up absolument irréprochable. En tête d’affiche, le vétéran de la techno britannique Surgeon, 25 ans d’activité au compteur, jouera en format live pour son premier passage à Grenoble. Artiste aux influences versatiles, puisant aussi bien dans la noise et l’indus que l’IDM, l’ambient et la bass music, Anthony Child de son vrai nom affiche depuis ses débuts un amour immodéré pour les sonorités dures, les rythmiques martiales et les expérimentations en tout genre. Père spirituel de toute la nouvelle scène "noise techno" qui sévit en Angleterre depuis cinq ou six ans (Karenn, Truss, Perc…) et première partie improbable de Lady Gaga lors de son dernier passage à Birmingham, il sera en bonne compagnie aux côtés de l’Italien Lucy. Fondateur de l’excellent label Stroboscopic Artefacts en 2009, ce dernier est quant à lui l’auteur d’une techno sombre et rituelle flirtant avec l’expérimental, mêlant influences dub et velléités psychédéliques. Pour compléter ce plateau d

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"Relève : histoire d'une création", le ballet de l'Opéra par Millepied

ECRANS | Benjamin Millepied transmet à de jeunes danseurs du ballet de l’Opéra de Paris son inépuisable enthousiasme et livre, au terme un époustouflant contre-la-montre, sa première création en tant que directeur de la danse à Garnier. Un édifiant et fascinant documentaire.

Vincent Raymond | Mardi 13 septembre 2016

En 2013, la nomination de Benjamin Millepied à la tête du ballet de l’Opéra de Paris avait tout pour éveiller la suspicion. Trentenaire aux allures de gravure de mode, coqueluche des revues depuis son beau mariage avec une actrice à Oscar (Natalie Portman), il ressemblait moins au successeur attendu de la vétérane Brigitte Lefèvre qu’à une concession à l’air du temps – un préjugé emballé dans un tutu rose auquel sa démission expresse donna début 2016 la touche finale… N’en déplaise aux cancaniers, la présence du chorégraphe à ce poste n’avait rien d’usurpée ; et son passage, pour météorique qu’il fût, se révéla tout sauf anecdotique : Relève , documentaire sur les coulisses de la création Clear, Loud, Bright, Forward, démontre en filigrane à quel point Millepied semblait taillé pour y accomplir de nécessaires révolutions. Et Benjamin Millepied opéra… Relève porte ce regard original sur l’élaboration du ballet promis par le titre (de l’esquisse à la première) tout en intégrant des éléments périphériques grappillés dans le quotidien de la vénérable institution : cuisine administrative, obligations protocolaires et promoti

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The Hacker et David Carretta vont souffler les bougies du Vertigo

MUSIQUES | Rendez-vous ce vendredi 3 juin pour la soirée des 19 ans du mythique club grenoblois.

Damien Grimbert | Mardi 31 mai 2016

The Hacker et David Carretta vont souffler les bougies du Vertigo

Histoire de fêter en beauté son 19e anniversaire ce vendredi 3 juin, le Vertigo a fait appel à deux vétérans chevronnés de la scène électronique française : le Grenoblois The Hacker et le Marseillais David Carretta (en photo). Amis de longue date et collaborateurs fréquents, les deux artistes ont émergé à peu près à la même période – deuxième moitié des années 1990 – et sorti leurs premiers EPs sur le même label – International Deejay Gigolo Records, mené de main de maître par l’Allemand DJ Hell. De quoi forger des liens solides, d’autant que leurs principales influences musicales puisent à peu de choses près dans les mêmes sources 80’s : EBM, techno et indus pour la dimension sombre, les atmosphères troubles et les rythmiques martiales, et new wave, él

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Les 3 soirées de la semaine

MUSIQUES | Rendez-vous à la Belle élecrique avec deux grands noms de l'électro, à la Bifurk avec l’association Bakkus et au Drak-Art avec le vétéran Philippe Petit.

Damien Grimbert | Mardi 26 avril 2016

Les 3 soirées de la semaine

samedi 30.04.16 > La Belle électrique Agoria invite Oxia C’est ce que l’on appelle un line-up de tout premier choix : à l’occasion de son premier passage à la Belle électrique, Agoria (en photo), représentant émérite de la scène techno et house hexagonale depuis maintenant plus d’une quinzaine d’années, invite à ses côtés Oxia, figure tutélaire de la scène grenobloise. Un véritable choc des titans en perspective, tant les deux vétérans et amis de longue date ont déjà su prouver à plus d’une reprise leur évidente complémentarité aux platines. samedi 30.04.16 > Bifurk Soirée Bakkus Déjà à l’origine des soirées Balkan Beat Circus et Cumbia vs Balkans à l’Ampérage et au Drak-Art, l’association Bakkus investit cette fois la Bifurk pour un nouveau rendez-vous festif pluridisciplinaire à la croisée des musiques folkloriques balkanique et des bazars forains d’antan... Au programme, DJ-sets balkan beat, cumbia et electro-swing par Balkaliente et Littl

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Hikikomori désincarné

SCENES | C’est l’histoire d’un spectacle qui promettait beaucoup et dont il ne reste que peu de choses. Joris Mathieu, metteur en scène et directeur de l’un deux (...)

Nadja Pobel | Mercredi 9 mars 2016

Hikikomori désincarné

C’est l’histoire d’un spectacle qui promettait beaucoup et dont il ne reste que peu de choses. Joris Mathieu, metteur en scène et directeur de l’un deux Centres dramatiques nationaux dédiés au jeune public (à Lyon en l’occurrence), s’est penché sur le cas aussi passionnant qu’inquiétant des hikikomori, phénomène au départ japonais. Soit des ados qui se cloîtrent dans leur chambre pour fuir une difficulté et n’en sortent plus, pas même pour manger. Afin de raconter ce mal-être, Joris Mathieu a écrit trois versions diffusées au casque en fonction de l’âge des spectateurs. Des spectateurs qui entendent donc les propos du père, de la mère ou de l’enfant. Pourtant, si l’idée qu’en sortie de salle les enfants puissent nouer un dialogue à égalité avec leurs parents est lumineuse, il faut d'abord traverser cette heure de spectacle trop désincarné pour émouvoir, faute d'un récit très parcellaires, avec des paroles rares et éthérées. En avant du plateau, le père et la mère vont et viennent avec une extrême lenteur, jusqu’à glisser comme Alice dans ce terrier que leur fils s’est construit : un dispositif imposant sur lequel sont projetées des images certes très séduisantes mais v

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The Hacker : « On a toujours été un peu à part »

MUSIQUES | À l’occasion de sa soirée carte blanche prévue ce samedi à la Belle électrique, on a été discuter avec le Grenoblois The Hacker de DJ Hell et I-F, les deux artistes qu’il a choisi d’inviter à jouer à ses côtés. Propos recueillis par Damien Grimbert

Damien Grimbert | Mardi 1 décembre 2015

The Hacker : « On a toujours été un peu à part »

À quand remonte votre rencontre avec DJ Hell ? The Hacker : 1997. C’est l'un des premiers DJs que j’ai entendu mélanger pas mal de styles dans ses sets, il ne jouait pas que de la techno ou de la house, mais aussi du disco, de la new wave, des vieux trucs des années 1980… Ça a été une sorte de révélation pour moi, parce qu’en même temps, ça restait vraiment cohérent. Et quand il nous a signés avec Miss Kittin sur International Deejay Gigolo Records, le label qu’il venait de monter, ça a vraiment été un moment décisif pour notre carrière, parce que le mélange d’électro et de new wave qu’on faisait n’était pas du tout à la mode à l’époque. Il a été le premier à croire en nous. C’est quelqu’un qui m’a inspiré musicalement, mais surtout qui m’a permis de gagner en confiance, de me décomplexer en tant que DJ. Et I-F ?

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Dancefloors estivaux

MUSIQUES | Après deux mois particulièrement riches en soirées mémorables, le rythme va commencer à fléchir drastiquement pour les noctambules grenoblois. Raison de plus pour (...)

Damien Grimbert | Lundi 6 juillet 2015

Dancefloors estivaux

Après deux mois particulièrement riches en soirées mémorables, le rythme va commencer à fléchir drastiquement pour les noctambules grenoblois. Raison de plus pour ne pas manquer la dernière soirée du bar de la Belle électrique ce vendredi 10 juillet (avec les collectifs hip-hop Paris Reality Check et Opus Crew) et encore moins la venue du Parisien Timid Boy, de son acolyte Spencer K. et de Kiko le lendemain au Drak-Art, à l’invitation de l’infatigable Mr Cardboard (qui reviendra pour sa part faire un dernier baroud d’honneur avec Agnostic, Sossmi, Apollo Powder et Spacesheep le samedi 25 juillet au même endroit). Pour le reste, outre l’incontournable Cabaret frappé au Jardin de Ville, le festival Merci Bonsoir ! à la Bifurk (qui proposera quelques DJ sets en fin de soirée du jeudi 16 au vendredi 18 juillet) ou encore le Bal des Sapeurs-Pompiers qui fera son grand retour à l’anneau de vitesse le 14 juillet, il faudra se rabattre sur les suspects habituels… En l’occurrence le Mark XIII qui continuera sa programmation nocturne t

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Les belles nuits de la Belle électrique

ACTUS | Le volet club de la nouvelle salle grenobloise de presque 1000 places, inaugurée il y a tout juste six mois, connaît un beau succès. On fait le point avec le responsable de la programmation. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 23 juin 2015

Les belles nuits de la Belle électrique

Presque aussi attendue que l'arrivée de Doc et Marty (prévue le 21 octobre 2015 pour rappel), la Belle électrique, portée par l'association MixLab, s'est dévoilée le 10 janvier dernier. Depuis, la salle n'a de cesse de faire danser et tituber les noctambules de Grenoble et d'ailleurs. À quoi tient ce succès ? Alban Sauce, programmateur des soirées électro, est lui-même un peu surpris par cet engouement. « Le projet de la Belle électrique est centré sur les musiques amplifiées avec un accent sur les musiques électroniques et les arts numériques. L'idée était d'avoir à la fois une salle de concert à la programmation ambitieuse et un club au sens noble du terme comme on peut le voir en Allemagne ou en Angleterre. Dès 2007, avec notre association MixLab, on a fait le pari que les musiques électroniques seraient les musiques populaires de notre siècle. » Pari réussi donc puisque toutes les soirées affichent complet, et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Alors la saison prochaine accordera t-elle autant de place au

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Un Français

ECRANS | De Diastème (Fr, 1h38) avec Alban Lenoir, Samuel Jouy, Patrick Pineau…

Christophe Chabert | Mardi 9 juin 2015

Un Français

Un peu à la manière de La Loi du marché, Diastème s’est emparé d’un sujet hautement abrasif et d’actualité (la mouvance skinhead, des années 80 à aujourd’hui) qu’il approche avec une sècheresse narrative payante : l’itinéraire de Marco (Alban Lenoir, enfin dans un rôle à sa mesure au cinéma) est raconté caméra à l’épaule, sans musique, sans affèterie mais sans masquer non plus la violence de ses actes, puis découpé en blocs séparés par d’énormes ellipses. Le procédé permet au personnage de rester jusqu’au bout une énigme : qu’est-ce qui le fait peu à peu revenir dans le droit chemin ? Une étincelle de conscience ? Son dégoût vis-à-vis des méthodes de ses camarades ? Son envie de devenir un bon père et un bon mari ? Ou sa rencontre avec un pharmacien qui refuse de le juger ? Peut-être rien de tout cela en définitive, et si Marco traverse ainsi 28 années où l’extrême droite est passée de la violence clandestine à une façade de respectabilité, il le fait comme un fantôme en équilibre précaire, mal armé pour affronter les enjeux politiques de son temps, porté par un beso

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Les soirées d'avril

MUSIQUES | Zoom sur les temps forts nuit du mois

Damien Grimbert | Mardi 31 mars 2015

Les soirées d'avril

La preuve par trois à la Belle électrique Gros mois électronique en perspective à la Belle électrique, avec pas moins de trois soirées incontournables. À venir ainsi le samedi 4 avril aux côtés d’Oxia, deux géants de la house/techno berlinoise : le duo Âme qui avait largement su conquérir le public lors de son passage au dernier festival Jour & Nuit et c, alias Recondite (en live), adepte d’un son dur mais mélodique qui a su séduire des labels comme Innervisions, Dystopian, Hotflush ou Ghostly International. À la fin du mois, le samedi 25 avril, c’est l’asso La Métamorphose qui prendra le relais avec un plateau électro/techno réunissant entre autres le DJ/producteur italien Dusty Kid, le fondateur du label Skryptom Electric Rescue ou encore Madben, signé sur Astropolis. Mais s’il ne fallait en choisir qu’une, ce serait sans doute celle du samedi 18 avril qui accueillera, aux côtés de Gerd Janson et de Tomate Municipale, l’excellent Danilo Plessow alias Motor City Drum Ensemble (en photo). Originaire de Stuttgart et influencé aus

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Les soirées de janvier

MUSIQUES | Zone Night Pour sa première soirée électro après l’inauguration de samedi dernier, la Belle électrique confie les rênes à The Hacker, qui viendra présenter (en (...)

Damien Grimbert | Mardi 13 janvier 2015

Les soirées de janvier

Zone Night Pour sa première soirée électro après l’inauguration de samedi dernier, la Belle électrique confie les rênes à The Hacker, qui viendra présenter (en format live s’il vous plaît) les compositions de son très réussi nouvel album Love/Kraft, sorti en deux temps au printemps et en septembre. Soit une techno martiale teintée de réminiscences électro et new wave mais également d’une pointe d’électro-pop et d’italo-disco dans sa deuxième partie, portée par des atmosphères mélancoliques et de splendides mélodies rétro-futuristes qui font forte impression. Également présents à ses côtés, deux DJ/producteurs parisiens de référence signés sur son label Zone (Maelstrom et Djedjotronic, pour sa première date grenobloise sauf erreur de notre p

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La nuit et le jour nous appartiennent

MUSIQUES | L’exigeant et excitant festival Jour & Nuit en est à sa quatrième édition. Et à sa dernière totalement hors les murs, l’asso aux commandes (MixLab) étant celle qui va s’occuper de la Belle électrique une fois que la salle sera ouverte – en décembre. Mais parlons du présent, et de la programmation découpée en plusieurs morceaux, avec un volet concert et un autre clubbing, notamment au Boulodrome de Grenoble. Classe. Stéphane Duchêne et Damien Grimbert

Aurélien Martinez | Mardi 23 septembre 2014

La nuit et le jour nous appartiennent

Côté concerts En ouverture du festival, on opère d'emblée un saut quantique vers la Bobine entre l'Angleterre et l'Amérique du Sud, avec l'Anglais de Colombie Will Holland alias euh... Quantic donc, DJ producteur et multi-instrumentiste mélangeant électro et musiques d'Afrique, des Caraïbes et de chez lui aussi pour une sorte de trip en totale flottaison – à l'image de son album Magnetica farci de collaborations venues de partout. Le lendemain au Ciel, on ne pouvait rêver mieux qu'Isaac Delusion pour continuer dans cet esprit, avec ce qu'on pourrait appeler un groupe de décollage – ou qui, au moins, nous empêchera de réaterrir. Le duo parisien nous fait renouer avec un style qui avait pu paraître désuet, ici de nouveau au goût du jour : la dream pop, cette manière de faire flotter les mélodies sur des nappes de claviers, d'y poser à peine le voile d'une voix – qui plus est si singulière – et de réussir à faire tenir tout cela à mille coudées au-dessus du sol. Sorti en juin, le premier album

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« Je déteste la monotonie »

MUSIQUES | Dix ans après la sortie de "Rêves Mécaniques", The Hacker est de retour avec "Love/Kraft", nouvel album en deux parties dont la première moitié est désormais disponible en digital (la seconde arrivera à la rentrée, en même temps que la sortie physique de l’album). Entretien avec un artiste toujours autant passionné. Propos recueillis par Damien Grimbert

Damien Grimbert | Mardi 29 avril 2014

« Je déteste la monotonie »

Pourquoi ce choix d’une sortie en deux temps ? The Hacker : Pour plusieurs raisons. C’est un album un peu particulier pour moi, plus difficile que les autres ; je m’y suis repris à plusieurs fois, j’ai souvent changé l’ordre et la direction des morceaux… Du coup, autant le présenter d’une manière moins traditionnelle que les autres. Et puis l’un des thèmes de l’album, c’est la dualité qu’il y a dans ma musique, qui a toujours eu un côté un peu dur et agressif, et un côté plus soft et mélodique. C’est aussi pour ça que je voulais le présenter en deux fois avec une première partie plus rentre-dedans, assez dancefloor, et une seconde qui sera plus soft. Et, plus généralement, je me demande si le format album est encore viable aujourd’hui vu la manière qu’ont les gens d’écouter de la musique : ils vont plutôt écouter deux ou trois morceaux vite fait que l’album dans son intégralité... Ces derniers temps, on vous a vu faire un mix italo-disco pour l’émission Overdrive Infinity de Teki Latex sur Daily

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Les soirées de février

MUSIQUES | Balkan Beat Circus Pour son tout premier événement, la jeune association grenobloise Bakkus propose une alléchante soirée pluridisciplinaire au Drak-Art, (...)

Damien Grimbert | Mardi 4 février 2014

Les soirées de février

Balkan Beat Circus Pour son tout premier événement, la jeune association grenobloise Bakkus propose une alléchante soirée pluridisciplinaire au Drak-Art, placée sous le double signe de la musique balkanique et des bazars forains d’antan. Au programme, des Dj-sets orientés balkan beat par le Barcelonais Grounchoo (photo) et les locaux du BSP Crew (Little Tune, Matt Tracker et DJ Akor), mais également trois spectacles visuels signés par les Lyonnais de Freaks Factory : Lady Dada (show burlesque), Erica Jolibellule (hula-hoop) et E Kartel Perf (fakirisme). Le tout sous l’égide de la mystérieuse femme à barbe Jessica Morrigan, qui jouera le rôle de maîtresse de cérémonie tout au long de la soirée. Histoire de rajouter encore un peu à l’ambiance, précisons que les déguisements insolites seront les bienvenus… Balkan Beat Circus, samedi 8 février au Drak-Art

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Success story

MUSIQUES | À l’occasion de son passage par le festival Jour & Nuit, on a rencontré le Grenoblois The Hacker, histoire de faire avec lui un retour sur vingt ans de musiques électroniques. Propos recueillis par Régis Le Ruyet

Aurélien Martinez | Lundi 16 septembre 2013

Success story

Do it yourself « 1993, c’est l’année où après la new wave, je flashe sur la techno. Avec mes potes, je découvre les raves party, et c’est la vraie révélation. ». Nîmes, Montpellier... : le groupe organise ses week-ends en fonction des rassemblements. Et comme rien ne bouge à Grenoble, il va prendre les choses en main dans un climat plutôt répressif. « La techno avait mauvaise image, faisait peur. Nous n’avons pas eu à attendre les free party et les technival pour que nos soirées soient interdites. C’était complètement disproportionné, nous ne demandions rien à personne, et nous avions les CRS, les flics pour une fête dans un bar. » Good Life et Miss Kittin Arrivé de Valence, Kiko ouvre en 1995 sur les quais Ozone Record, un shop exclusivement techno. Après le label Ozone monté par Kiko et Oxia, The Hacker va créer avec Oxia en 1998 Good Life. En parallèle, il travaille avec Caroline, alias Miss Kittin, sur un style complètement différent mélangeant la musique de son passé new wave à l’expérience de la techno. Dj Hell, le boss du label Gigolo, va craquer tout de suite dessus alors qu’en France, personne n’en veut. « Tout se passe

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Oxia more !

MUSIQUES | Olivier Raymond, ou Oxia de son nom de scène, est bien connu dans le paysage musical grenoblois. Le DJ a notamment fait ses classes en compagnie de The (...)

Aurélien Martinez | Lundi 17 juin 2013

Oxia more !

Olivier Raymond, ou Oxia de son nom de scène, est bien connu dans le paysage musical grenoblois. Le DJ a notamment fait ses classes en compagnie de The Hacker, avec qui il a fondé le label Goodlife. Très inspiré par les sonorités funk, sa musique se nourrit aussi d'italo disco, de jazz et d'électro. S'il sort son premier EP en 1995, c'est seulement en 2004 que son tout premier album voit le jour. Très vite remarqué et apprécié, l'album le porte vers de nouvelles sonorités. Sa musique évolue alors vers une forme plus mélodique à rapprocher de la deep house ou de l'électro groovy. Ce tournant l'amène à jongler avec les styles musicaux. De manière habile, le DJ établit des ponts entre le funk, l'électro et la deep house. En digne représentant de la scène électro française, le Grenoblois tourne à peu prêt partout. Il sera d'ailleurs présent le 28 juin pour ouvrir le show de David Guetta au Stade des Alpes. En attendant, vous pourrez venir danser en sa compagnie à l'occasion de l'anniversaire du Vertigo ce vendredi 21 juin. CH

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Les soirées du mois de février

MUSIQUES | Lazy Flow Figure montante de la nouvelle scène électronique parisienne, Lazy Flow, 23 ans tout juste, fait partie de cette génération de DJ/producteurs (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 31 janvier 2013

Les soirées du mois de février

Lazy Flow Figure montante de la nouvelle scène électronique parisienne, Lazy Flow, 23 ans tout juste, fait partie de cette génération de DJ/producteurs grandie en pleine euphorie french touch 2.0, mais qui a eu l’intelligence de privilégier les chemins de traverse aux autoroutes encombrées de la grosse électro saturée. Puisant leurs influences dans les sonorités house, UK funky, tropical, footwork ou jersey club, ses divers EPs et remixes pour des labels comme Young Gunz, Moveltraxx, Southern Fried, San City High, Mental Groove ou encore Record Makers ont réussi à l’imposer comme un artiste à suivre, ce que son set du vendredi 8 février dans le cadre de la soirée Night In the Hood 2 ne devrait que confirmer. Organisée par Oscar et sa bande, cette dernière, qui le verra accompagné aux platines par Futurless et Arte William, sera également l’occasion de découvrir en live son dernier EP en date, Jet Lag, sorti en décembre dernier et préambule à un très attendu premier album prévu courant 2013 sur Sony Music et Moveltraxx. Night in the Hood 2, vendredi 8 février au

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Festival Jour & Nuit : la ville est à nous

MUSIQUES | Le Stade des Alpes, l’École d’art, le Muséum d’histoire naturelle, le quartier Bouchayer-Viallet, le Musée Dauphinois... Ce week-end, l’association MixLab investit la ville pour un grand festival axé électro, pop-rock et hip-hop, préfiguration de ce que l’on pourra découvrir en 2014 dans la future salle grenobloise dédiée aux musiques amplifiées. Rencontre avec les organisateurs. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 17 septembre 2012

Festival Jour & Nuit : la ville est à nous

Comment est née l’idée d’un tel festival ? Alban Sauce, président de l’association MixLab : C’était l’envie de créer un temps de rentrée avec nos futurs partenaires : les salles de l’agglo, les assos... On l’avait lancé l’an passé sur une seule journée, à la Bastille. Cette année, on sera sur un vrai format festival, avec une programmation concoctée par nos soins, pour montrer ce que sera l’avenir artistique de cette salle... Olivier Dahler, programmateur musiques amplifiées/ association Mixlab : Même si ça n’annonce qu’un pan de ce que l’on verra dans la salle. Sachant aussi que pour le festival, on est sur des jauges de 200 à 900, avec une grosse base entre 200 et 400 : à savoir la moitié de la future salle, qui sera entre 800 et 900 places. On va retrouver des concerts dans des salles classiques, mais aussi dans d’autres endroits de la ville plus atypiques... OD : Oui, c’est un côté patrimoine défendu : on a investi plusieurs lieux insolites qui n’ont pas pour vocation première d’accueillir des concerts. Mais l’idée principale était qu’une partie de la prog soit

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Vision de nuit

MUSIQUES | Pôle d’attraction majeur du festival, la programmation "club" de Jour & Nuit se répartit sur quatre soirées (deux le vendredi, deux le samedi) aux (...)

Damien Grimbert | Vendredi 14 septembre 2012

Vision de nuit

Pôle d’attraction majeur du festival, la programmation "club" de Jour & Nuit se répartit sur quatre soirées (deux le vendredi, deux le samedi) aux couleurs musicales bien distinctes… Soul, funk, jazz, exotica, hip-hop, sonorités psyché et électro downtempo seront à l’honneur des DJs sets résolument orientés crate-digging du vétéran de Ninja Tune DJ Food (auteur au printemps d’un très réussi nouvel album, The Search Engine, sur le label londonien) et du Suisse Dimlite (qui avait impressionné beaucoup de monde avec la sortie en 2011 de son Grimm Reality chez les Californiens de Stones Throw Records). Rock dansant et tubes électro survitaminés constituent quant à eux la marque de fabrique de la star londonienne Erol Alkan, qui fera son retour sur Grenoble précédé du duo parisien Darabi et de leur langoureuse house music sous codéine. Petit prince de la scène nu-disco norvégienne, Prins Thomas devrait réussir à séduire sans problème les amateurs du genre, et sera accompagné pour l’occasion par le "versatile" I :Cube, moitié du duo Château Flight venu promouvoir son surprenant dernier opus « M » Megamix, composé de 24 morceaux distincts dépassant rareme

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La quête du groove

MUSIQUES | Figure de proue de la scène électronique grenobloise en activité depuis plus d’une vingtaine d’années, Oxia est de retour dans les bacs avec "Tides of Mind", un très réussi nouvel album sorti sur InFiné, le label fondé par son ami Agoria. On en a profité pour lui poser quelques questions. Propos recueillis par Damien Grimbert

François Cau | Lundi 16 avril 2012

La quête du groove

Tu peux revenir sur tes débuts dans la musique ?Oxia: Ça remonte très loin, vu mon grand âge… À la base, j’ai vraiment grandi avec de la musique black : funk, soul, etc. J’ai commencé à faire une émission de radio à quinze ans, dans les années 80. C’était une émission funk, et peu de temps après, vers 1986, les premiers trucs de house de Chicago sont arrivés. Pour nous, c’était un peu la suite de la funk, on ne s’est pas dit : « tiens c’est une nouvelle musique », on ne s’en est aperçu qu’après. C’était les premiers pas dans la musique électronique. Mais même si mon adolescence a été vachement bercée par la funk et la soul, j’écoutais aussi pas mal de new wave, Depeche Mode, New Order… Tu as connu l’époque des premières raves ?Quand j’ai fait l’armée à Paris en 1991-92, j’ai rencontré des gens du Nord qui allaient déjà beaucoup en Belgique, qui ont commencé à m’en parler. Et quand je suis retourné à Grenoble en 1992, ça commençait doucement. En 1993, je suis devenu résident dans un club, le Scotch. L’une des salles ouvrait plus tard dans la nuit, et c’est là que j’ai commencé à passer plus de techno et de mus

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Du velours underground

MUSIQUES | Retracer l’intégralité de la carrière de Lydia Lunch relève de la gageure quand on n’a pas une centaine de pages devant soi. Pour ce qui est de son enfance (...)

François Cau | Lundi 27 février 2012

Du velours underground

Retracer l’intégralité de la carrière de Lydia Lunch relève de la gageure quand on n’a pas une centaine de pages devant soi. Pour ce qui est de son enfance volée par un père incestueux et des galères qui s’ensuivirent, on ne peut que renvoyer à la lecture de l’autobiographique Paradoxia, traduit avec un art pertinent de l’interprétation par une Virginie Despentes qui livre là l’un de ses meilleurs travaux, restituant l’urgence d’une langue déliée par une vision justement amère et radicale. Pour ce qui est de son image dans la sphère créative new-yorkaise, procurez-vous donc la bien nommée anthologie Hardcore du cinéaste Richard Kern. Musicalement, Lydia Lunch participa notamment à l’émergence de la no wave, qu’elle transcenda avec son premier groupe, Teenage Jesus and the Jerks. Son premier album solo, Queen of Siam (1980), charrie une puissante charge érotique dans sa voix et ses textes, sur des morceaux oscillant entre pop désuète et une acception toute punk du jazz. Durant les années 80, elle multiplie les collaborations avec les plus illustres artistes indépendants (Nick Cave, Sonic Youth, Einstürzende Neubauten, Marc Almond…) et se recentre sur un

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Encore et toujours la rentrée…

MUSIQUES | Soirée / Cette semaine, c’est un établissement hautement prisé des noctambules grenoblois de tout poil qui attaque la saison 2011-2012 sur les chapeaux de (...)

François Cau | Lundi 5 septembre 2011

Encore et toujours la rentrée…

Soirée / Cette semaine, c’est un établissement hautement prisé des noctambules grenoblois de tout poil qui attaque la saison 2011-2012 sur les chapeaux de roue. Le Bar MC2, éternel point de chute des samedis soirs agités, repaire des technophiles locaux les plus exigeants mais aussi de jeunes freluquets en goguette à qui on devrait apprendre à boire, fief aussi éclectique que paradoxal d’un crew de DJs qui Détestent la Musique, bref, ce lieu de tous les possibles musicaux et festifs accueille pour sa première soirée une affiche des plus recommandables. En vedette à l’américaine, ou plutôt à l’italienne, un habitué de l’endroit en la personne de The Hacker, sommité électro qu’a priori rien ne fera jamais bouger de Grenoble, en dépit de son succès international jamais démenti. Quiconque fréquente ne serait-ce qu’un peu le milieu local de la nuit l’a vu un certain nombre de fois, mais on ne se lasse jamais de ses sets fiévreux, montées aux enfers électroniques dark prenant les dancefloors à rebrousse-poil pour mieux les dynamiter. A ses côtés, David Carretta (tout poitrail dehors ci-dessus), dont on garde toujours un excellent souvenir du Rodeo Disco, ne devrait rien faire pour calmer

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«Tout simplement éclectique»

MUSIQUES | À l’occasion de son DJ-set de samedi au Bar MC2 pour l’anniversaire d’Interface Electronics, on a fait le point avec Miss Kittin sur l’évolution de la scène club. Propos recueillis par Damien Grimbert

François Cau | Vendredi 25 février 2011

«Tout simplement éclectique»

Petit Bulletin : Vous suivez toujours d’aussi près les sorties musicales, ce que passent les autres DJs, ou vous avez pris un peu de recul par rapport à ça ?Miss Kittin : Heureusement que je me tiens encore informée, sinon il serait temps de changer de métier ! J'essaie de changer ma sélection à chaque set, mais avec du recul, ce n'est pas la course à la nouveauté non plus, le monde musical ne change pas de semaine en semaine. Quels sont les artistes qui vous ont le plus marquée ces derniers temps ?Ces derniers mois, le DJ qui m'a vraiment surprise par sa personnalité, en dehors de ses sets d'ailleurs, c’est Seth Troxler. À mes yeux, c’est un peu le Jean-Michel Basquiat de l'électronique, c'est un vrai original. La scène club est un peu tranchée depuis quelques années, certains DJs privilégient l’efficacité, d’autres le côté « cérébral »… Quelle est votre vision des choses ?Je suis tout simplement éclectique, j'essaie de mélanger tout ce que j'aime, le cérébral, et le côté plus festif. Je trouve d'ailleurs qu'il y a tout de même un retour à ce style de deejaying "classique", ave

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Disco nordique

MUSIQUES | Ces dix dernières années ont vu l‘émergence à travers le monde de toute une nouvelle vague de producteurs, DJs et remixeurs, bien déterminés à redonner à la musique (...)

François Cau | Lundi 8 novembre 2010

Disco nordique

Ces dix dernières années ont vu l‘émergence à travers le monde de toute une nouvelle vague de producteurs, DJs et remixeurs, bien déterminés à redonner à la musique disco originelle toutes ses lettres de noblesse. Loin de l’image kitsch et criarde véhiculée ad nauseam par les compilations discount, ce courant musical au final assez méconnu s’avère en effet une inépuisable réserve pour les amateurs de perles rares aux sonorités chaudes et élégantes, et aux rythmiques mid-tempo hypnotiques. Un constat parfaitement assimilé par la scène électronique norvégienne, qui a vu naître en son sein quelques-uns des plus grands pourvoyeurs actuels du genre : Hans-Peter Lindstrøm, Prins Thomas, ou encore… Todd Terje, qui viendra nous délivrer ce samedi un aperçu vivifiant de ses compétences en la matière. Originaire du petit village isolé de Mjøndalen, titulaire d’un diplôme supérieur de physique, et pianiste jazz à ses heures perdues, Terje s’est dans un premier temps fait connaître par sa virtuosité dans le domaine des « edits », une technique consistant à modifier légèrement un titre original pour mieux mettre en valeur tel ou tel aspect de sa composition. Rapidement adoubé par ses pairs, il

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Rivières de beats

MUSIQUES | Grenoble, capitale européenne de l’électro ? Hey, pour une fois, grâce à la soirée Made In Grenoble 2 organisée ce samedi à la MC2 par Interface Electronics, on pourra presque le prétendre sans rougir… FC

François Cau | Lundi 2 novembre 2009

Rivières de beats

L’anecdote est éloquente : quelques années en arrière, Jérôme Safar, alors Adjoint à la Culture, se rend à Berlin, l’une des grandes plaques tectoniques de la culture électro. Sur place, il apprend, non sans stupéfaction, que la ville de Grenoble est considérée comme un lieu emblématique des sonorités techno, en grande partie grâce au succès désormais international d’artistes brillants (en tête desquelles se trouve le duo Miss Kittin & The Hacker) et à l’activisme forcené des organisateurs de soirées locales. Et la municipalité de prendre le train électronique en marche, tentant vaille que vaille de faire sortir ses militants des bois. En attendant, de pied ferme, la nouvelle salle de musiques actuelles grenobloise, dont l’un des axes sera la mise en valeur de ce nouveau patrimoine, l’un des projets les plus symboliques de cette reconnaissance locale pour le moins tardive fut l’organisation à la MC2, en octobre 2006, de la première soirée Made in Grenoble, avec le concours précieux de l’association Interface Electronics. Trois ans plus tard, les maîtres d’œuvre de cette célébration mémorable remettent donc le couvert, et ne font pas les choses à moitié. Casc

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Ensemble c’est two

MUSIQUES | Leur "First Album" avait durablement traumatisé son monde, assis leur réputation à l’international, et donné ses lettres de noblesse à la mouvance électroclash. Huit ans plus tard, "Two", le second album de Miss Kittin et The Hacker, surfe sans complexe sur d’autres esthétiques. Décryptage. François Cau

François Cau | Lundi 30 mars 2009

Ensemble c’est two

2001. La scène électro française vit tranquillement sur ses acquis, se repose nonchalamment sur les représentants proprets de ce qu'on a appelé, dans un élan d'inspiration à même de décoiffer le brushing de Bob Sinclar, la French Touch. Surgi de nulle part (enfin, de Grenoble, quoi), un duo frondeur, sexy en diable, baigné dans les sonorités électro pop des années 80 et armé d'une ironie létale impose un improbable mantra. To be famous is so nice, Suck my dick, Lick my ass. Le refrain de Frank Sinatra, redoutable single du First Album de Miss Kittin et The Hacker, hymne décalé à la fatuité jet-setteuse, entre dans les têtes des amateurs de techno pour ne plus en sortir. Là où tant d'autres auraient capitalisé sur cette soudaine reconnaissance jusqu'à ce que mort artistique s'ensuive, le tandem a alors d'autres aspirations, comme l'explique rétrospectivement Michel "The Hacker" Amato. « On avait signé en 1997 sur Gigolo Records en Allemagne, on jouait notre live depuis cinq ans, sans équipe, dans un état de stress permanent, à l'arrache complet. Quand la hype est arrivée en 2002, on était heureux mais passablement épuisés. Et les journalistes anglais

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Contre courant

MUSIQUES | Le voici donc, le tant attendu comeback de l'electro made in Grenoble, pour le plus grand bonheur de la plèbe. Après avoir écumé tous les clubs et festivals (...)

François Cau | Vendredi 27 mars 2009

Contre courant

Le voici donc, le tant attendu comeback de l'electro made in Grenoble, pour le plus grand bonheur de la plèbe. Après avoir écumé tous les clubs et festivals de la planète et sorti un nombre conséquent de productions en solo, le duo The Hacker / Miss Kittin nous revient plus conquérant que jamais avec son second opus. Celui-ci, à l'opposé de la tendance “minimale” actuelle, met en avant les influences et courants musicaux chers à nos deux compatriotes, tels que l'Italo-Disco, la New Wave, la Techno ou encore le Rock. Aux commandes, The Hacker étale tout son savoir-faire et son sens inné de la mélodie pour perpétuellement créer l'émotion – sa maîtrise des synthétiseurs n'est désormais plus à prouver. Entre les nappes atmosphériques et les puissantes basses, la Miss parvient à imposer son timbre de voix si charismatique, son flow se déverse de manière lancinante et mélancolique sur les onze titres de l'album. Dès lors l'alchimie opère parfaitement, créant une débauche d'énergie considérable qui devrait engendrer de belles suées sur des dancefloors enflammés. On peut citer les “tubesques” 1000 Dreams, Party in my head, Ray Ban, Suspicious minds

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Putain, dix ans

MUSIQUES | Entretien avec Michel Amato alias The Hacker à l’occasion de la sortie de X, anthologique CD - DVD reflétant l'essence matricielle de sa musique. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 26 mai 2008

Putain, dix ans

Petit Bulletin : Comment on élabore un disque comme celui-ci sans tomber dans la commémoration ?The Hacker : Déjà à la base, ce n’était pas quelque chose de planifié, une chose à laquelle on aurait réfléchi depuis super longtemps. En fait, c’était à l’occasion de la soirée qu’on avait faite à la MC2 il y a deux ans environ, où l’on s’est dit avec les gens de la scène électronique grenobloise (Oxia, Kiko, Miss Kittin, les gens d’Interface) : vu qu’on a une grande et belle salle, avec beaucoup de lumières, il y a moyen de faire de beaux lives, et ce serait bien de filmer le tout. Après, de mon côté, c’était la fin de la tournée de Rêves Mécaniques, l’album que j’avais fait à l’époque. Donc c’est vrai qu’il y a un petit côté bilan, on tourne la page et on passe à autre chose. Mais ce n’était vraiment pas réfléchi, ce n’était pas le but premier. Le tracklisting du CD suit vraiment Rêves Mécaniques, et les trois morceaux studio choisis pour clore le disque restent dans cette continuité artistique… Ils ont été sélectionné selon ce critère ?Il s’agit de titres qui étaient en Face B des singles de Rêves Mécaniques, disponibles unique

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L’homme de l’ombre

MUSIQUES | Ce lundi sort le nouveau CD mixé de The Hacker, “And Now”, près de 6 ans après sa précédente excursion dans le domaine. L’occasion de s’entretenir avec l’artiste, avant son passage au Vertigo aux côtés d’Oxia le dimanche 30 avril. Propos recueillis par Damien Grimbert

Christophe Chabert | Mercredi 26 avril 2006

L’homme de l’ombre

Qu’est-ce qui t’a incité à sortir ce CD mixé maintenant ?The Hacker : Je me suis dit qu’il était tant d’en faire un nouveau, depuis le temps… Celui que j’avais fait avant commençait à dater, et puis il était essentiellement électro. Là, j’avais envie de faire un mix un peu plus varié, pour faire voir aux gens qui aiment bien ma musique que j’aime aussi d’autres trucs en techno. Le fait qu’Oxia et Miss Kittin en sortent chacun un à peu près en même temps, c’est une simple coïncidence ?Ouais, je crois vraiment. Il n’y a pas eu de calcul ni rien derrière. Tu avais une idée directrice, quand tu l’as conçu ?Le concept est très simple, premièrement c’est assez représentatif de ce que je joue en soirée, et puis, comme je disais tout à l’heure, l’idée était surtout de montrer une palette plus variée des types de musique que je peux aimer. Ça va donc de choses électro qui sonnent un peu eighties, à des choses actuelles, minimales, ou techno, plus dark, ou d’autres trucs encore genre Front 242. C’est un CD mixé sans l’aide d’ordinateur. Pourquoi ?C’est toujo

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