Le beau Blizzard

MUSIQUES | Passé en quelques mois du statut de buzz autogéré à celui de phénomène de foire perpétuellement sold out, le collectif Fauve redéfinit les contours du rock français à coups de spoken word qui se mord la langue. À n'écouter qu'au premier degré. Comprendre : en grelottant dans le "Blizzard", du titre de son premier EP. Stéphane Duchêne

Aurélien Martinez | Jeudi 11 juillet 2013

« Toutes choses égales par ailleurs », comme disent les sociologues, Fauve n'est égal à rien, cultive la différence jusqu'à porter le signe "≠" en blason. Quand certains clament « on boit et puis on danse », ici, on vomit d'avoir trop trinqué ; on régurgite des logorrhées dégorgées sans filtre, à ravaler comme telles au risque du dégoût ; on cristallise moins la pensée par le verbe qu'on ne la dynamite pour en ramasser les miettes. Se ramasser soi-même à la petite cuiller pour charrier des tractopelles d'illusions à retrouver. Raviver une lueur d'espoir à laquelle on s'accroche comme à la poignée d'herbe qui nous suspend à la falaise.

Les influences sont pourtant là, prégnantes et avouées comme les Pixies, le Wu-Tang, Lou Reed, ou fantomatiques : on ne peut s'empêcher d'entendre là l'écho, c'est le mot, d'une formation de jeunes révoltés qui ne disait pas son nom, The Feelies. Fauve, c'est The Boy with the Perpetual Nervousness au carré.

De la neige en été

Et puis il y a la scène française : du Dominique A séminal, froid comme une lame dans le vent glacé, à un Arnaud Fleurent-Didier tabassé, en passant, forcément, par Diabologum. Comment ne pas voir chez ces jeunes gens qui interpellent le blizzard les héritiers des Toulousains, qui clamaient dans un vacarme de fin du monde « On n'a pas tous les jours de la neige en été » ? Là où Programme, émanation écorchée de Diabologum, avait « le cerveau dans la bouche », Fauve a le cœur sur la main, mais sanglant et encore battant, et serre le poing dessus.

On pressent que la chose ne durera pas plus de six mois, peut-être un an, le temps d'un album et puis marre. Que Fauve ne sera qu'une éruption, une réaction allergique qui s'en ira comme elle n'est pas venue : sans crier gare, grand amour parti acheter des cigarettes. Il est une question existentielle qu'il est parfois bon de se poser : les noix de coco font-elles du bruit lorsqu'elles tombent sur une île déserte ? Quand il n'y aura plus personne pour les écouter, que tout le monde sera parti, quelque chose demeurera de Fauve, qui continuera de rugir « Tu nous entends, le blizzard ? Tu nous entends ? ». Et dans le blizzard justement, on les entendra crier et ça nous réchauffera. Peut-être.

Fauve + Lescop, à 21h sous le chapiteau du jardin de ville, dans le cadre du Cabaret frappé


Lescop + Fauve

Pop noire + Spoken word
Chapiteau du Jardin de Ville Jardin de Ville Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Nastassja Martin : rouge baiser

Story | Dans un sublime récit baptisé Croire aux fauves, l'anthropologue Nastassja Martin raconte sa terrible rencontre avec un ours, sa reconstruction physique et psychologique et l'étrange métamorphose qu'elle induit. Un texte infiniment poétique qui est aussi une plongée dans l'intimité du travail des anthropologues, ces chamanes de notre temps.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 janvier 2020

Nastassja Martin : rouge baiser

«L’ours est parti depuis plusieurs heures maintenant et moi j’attends, j’attends que la brume se dissipe. La steppe est rouge, les mains sont rouges, le visage tuméfié et déchiré ne se ressemble plus. » Ainsi débute Croire aux fauves, sans exposition, sans les présentations d'usage, à vif, avec pour tout décor connu : la steppe. Une femme gît dans ce paysage, en sang, la mâchoire broyée et le cuir chevelu cisaillé. Elle vient de croiser un ours. De trop près. Drôle d'endroit pour une rencontre ? Plutôt deux fois qu'une : à cet endroit, sur un plateau glaciaire du Kamtchatka, d'ordinaire les ours ne s'aventurent guère – il n'y a rien pour faire bombance. Le truc, c'est que les humains non plus. Sauf ce jour-là donc, où la femme a vu l'ours et avec lui sa dernière heure arriver avant que l'animal, inexplicablement, ne se ravise. Cette femme, c'est l'autrice elle-même, Nastassja Martin, anthropologue élevée au savoir du grand Philippe Descola et spécialisée dans l'étude des peuples arctiques sur un terrain de jeu immense allant de l'Alaska à la Sibérie extrême-orientale. On avait ainsi pu lire, dans Les Âmes sauvages, le récit de son séjour chez les Gwic

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1=0 : plus que zéro

MUSIQUES | De grosses guitares flirtant avec le post-punk, le post-rock, le shoegazing option mur de son, et du spoken word révolté, balancé d'une voix blanche comme (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 7 février 2017

1=0 : plus que zéro

De grosses guitares flirtant avec le post-punk, le post-rock, le shoegazing option mur de son, et du spoken word révolté, balancé d'une voix blanche comme une angine. Il n'en faut pas plus pour ramener un groupe à la comparaison ultime : Diabologum. Soit l'alpha et l'oméga d'un rock rappé jusqu'à la moëlle, de la langue tordue jusqu'à l'entorse, du cœur ravalé dans la bouche, et de ses fondateurs, que sont Michel Cloup et Arnaud Michniak. Même Fauve avait eu droit à cette comparaison. Il y avait peu de chances que le trio 1=0 y échappe. Moins situationniste que les Toulousains de Diabologum, moins fleur bleue gnangnan que Fauve, 1=0 envoie un autre genre de sauce dont le fond est pourtant puisé à la même source, celle de la colère froide, celle du plomb dans l'aile autant que dans la tête, celle du son comme cri du cœur. Le cri d'une génération non pas née sous X mais sous Y ou Z et qui conserve la douleur lancinante et vaine de ses aînés, comme une réponse binaire au Génération X de Douglas Coupland et au Moins que zéro de Bret Easton Ellis, élevée au culte de l'instant sans lendemain. « J'essaie de m'imaginer avec le même boulot dans u

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Fauve aux Rencontres Brel

MUSIQUES | Rendez-vous le mercredi 22 juillet à Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère)

Aurélien Martinez | Lundi 13 avril 2015

Fauve aux Rencontres Brel

Voilà, on vient d’apprendre le nom de la grosse tête d’affiche que les Rencontres Brel devaient encore annoncer : ce sera le groupe Fauve, qui était au Summum de Grenoble la semaine dernière. Retrouvez notre article ici. La programmation musicale du festival de Saint-Pierre-de-Chartreuse est donc complète. Elle est disponible ici, avec l'onglet billetterie.

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Fauve : vous avez dit Blizzard ?

MUSIQUES | Mis sur orbite par un impressionnant EP baptisé "Blizzard", Fauve a ensuite confirmé à peu près partout sauf sur disque. Au point de faire aujourd'hui la tournée des Zénith, dont le Summum, alors que le deuxième long format du groupe est sorti à l'automne dernier dans l'indifférence générale. Blizzard ? Comme c'est blizzard. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 7 avril 2015

Fauve : vous avez dit Blizzard ?

Quelle étrange trajectoire que celle de Fauve. Démarré par un bouche à oreille en forme de traînée de poudre, d'un public de forcenés diffusant vers la hype puis un plus large horizon médiatique jusqu'au suremballement (un dossier de "une" dans Libération lui a été consacré, mettant tous les cadors de la rédaction à contribution pour analyser le phénomène tout en célébrant mollement son prétendu génie), c'est au moment où le groupe squatte un à un tous les Zénith de France que le soufflé semble être lourdement retombé. Bien entendu, ces Zénith sont pleins – mais à quelques exceptions près, pas complets (comme à Grenoble). Pourtant, c'est comme s'il y avait eu une sorte de jet-lag entre l'explosion non pas seulement médiatique mais surtout artistique du groupe et cette tournée. Comme si celle-ci avait été réservée un peu tôt par les promoteurs pour se dérouler trop tard. Car là où Fauve a été le plus intéressant – et peut-être était-ce l'attrait de la nouveauté – c'était sur son EP Blizzard qui cinglait vraiment sur le visage. C'est d

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Fauve, génération spontanée

MUSIQUES | On aurait pu continuer d'appeler Fauve : Fauve ≠. Mais d'une, ça commence à être un peu relou ; et de deux, Fauve « = » plus que « ≠ ». Car (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 6 janvier 2015

Fauve, génération spontanée

On aurait pu continuer d'appeler Fauve : Fauve ≠. Mais d'une, ça commence à être un peu relou ; et de deux, Fauve « = » plus que « ≠ ». Car oui, Fauve = succès dingo = deuxième album à venir en 2015 = passage au Summum, cet écrin à Calogero et autres sommités variéto-rock. Oui, Fauve, non pas la musculeuse danseuse aux 85 dents de Danse avec les stars, non, non, le Fauve Corp. (parce que oui, on peut dire Fauve Corp. aussi), ce petit attroupement de jeunes dégoûtés de la vie qui a retourné le cerveau du rock français avec ses hymnes mi-rap mi-chou, mi-figue mi-rock, au début aussi tranchants qu'un couteau japonais et puis aujourd'hui vachement moins – attendons quand même la suite discographique, soit pour l'heure deux titres en février, avant de nous prononcer définitivement sur leur cas. Quoi qu'il en soit, il y a longtemps qu'on n'avait vu pareille génération spontanée et pareille ascension.

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Notre sélection de Noël

ACTUS | Les bouquins, DVD et autres CD, c’est bien pour Noël, certes. D’ailleurs, tous les magazines y vont de leur sélection. De notre côté, on a préféré se pencher sur les spectacles et concerts des six prochains mois qui pourront ravir vos proches. Oui, du coup, sous le sapin, il n’y aura qu’un bout de papier (le ticket d’entrée) ; et alors ?!

Aurélien Martinez | Mardi 9 décembre 2014

Notre sélection de Noël

Pour les spectateurs qui en ont marre du théâtre à papa (ou maman) Succès du Festival d’Avignon 2013, la relecture théâtralisée des Particules élémentaires de Michel Houellebecq par le jeune Julien Gosselin est l’événement théâtral de l’année – du mardi 10 au samedi 21 mars à la MC2. Un spectacle captivant qui s’inscrit dans son temps sans tomber dans le modernisme à tout prix. Fort, très fort. 04 76 00 79 79 ou www.mc2grenoble.fr Pour les "tendance" Christine and The Queens, c’est la sensation chanson française (mais pas que) du moment. Une pop glacée et hypnotique diablement séduisante qui remplit des salles de plus en plus grandes. À l’heure où nous écrivions ces lignes, il restait douze places pour son concert du mardi 3 mars à la Belle électrique. Oui, que douze.

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Cannes par la bande (de filles)

ECRANS | Premier bilan à mi-parcours d’un festival de Cannes pour le moins insaisissable : les filles y ont pris le pouvoir, à commencer par celles de Céline Sciamma, événement de la Quinzaine des réalisateurs, qui pour l’instant éclipse la sélection officielle. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 20 mai 2014

Cannes par la bande (de filles)

On ne sait vraiment pas par quel bout prendre ce drôle de festival de Cannes, compressé à cause des futures élections européennes, et dans lequel se télescopent en compétition gros films longs et parfois assez lourds à digérer et cinéma daté et has been, sinon carrément inepte. Pour l’instant, ami lecteur, réjouis-toi, les deux meilleurs films vus sont aussi ceux qui sortent cette semaine dans les salles françaises : Deux jours, une nuit et Maps to the stars. Il faut reconnaître toutefois qu’en ouvrant sa sélection avec ce navet indiscutable qu’est Grace de Monaco, déjà mort et enterré une semaine seulement après son arrivée sur les écrans, Thierry Frémaux n’a pas vraiment fait démarrer le festival du pied droit… On reviendra donc en détails la semaine prochaine sur la compétition, et on préfèrera lister ici les quelques découvertes faites au gré des sélections parallèles. Les combattantes Lesdites découvertes ont été marquées par l’émergence de figures féminines fortes et absolument contemporaines, comme dans la formidable comédie Les Combattants de Thomas Cailley, dont l’accueil enthousiaste lui promet déjà une bel

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Cannes 2014, jour 2 : Girls power

ECRANS | "Bande de filles" de Céline Sciamma (sortie le 22 octobre). "Party girl" de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis (sortie le 3 septembre). "White bird in a blizzard" de Gregg Araki (sortie non communiquée)

Christophe Chabert | Jeudi 15 mai 2014

Cannes 2014, jour 2 : Girls power

Deuxième jour à Cannes, et déjà l’école buissonnière hors de la compétition. Il faut dire que le jeudi est traditionnellement le jour de l’ouverture des sections parallèles, et comme elles sont assez alléchantes cette année, on peut très bien remettre à plus tard la projection du dernier Mike Leigh (2h30 sur le peintre Turner, c’est vrai qu’en début de festival, c’est sans échauffement). C’est un hasard, mais il est réjouissant : les femmes ont pris le pouvoir dans les trois films vus aujourd’hui, et notamment dans ce qui constitue le premier choc de Cannes, le nouveau film de Céline Sciamma, Bande de filles (photo). Après Naissance des pieuvres et Tomboy, Sciamma confirme qu’elle n’est plus très loin d’être une de nos grandes cinéastes, et ce troisième opus démontre une inéluctable montée en puissance qui n’est pas sans rappeler celle d’un Jacques Audiard. Avec qui elle partage une intelligence du scénario et de la mise en scène, mais surtout l’envie de faire émerger conjointement des héro(ïne)s et des comédien(ne)s qui vont hanter lon

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Cabaret frappé jour 2 : explosion fauve

MUSIQUES | C’était la soirée la plus attendue du festival, la seule à afficher complet depuis des semaines. Elle a tenu toutes ses promesses, avec un Lescop à l’aise et – surtout – un collectif Fauve électrique. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mercredi 24 juillet 2013

Cabaret frappé jour 2 : explosion fauve

En 2002, sur son premier album Ceci n’est pas un disque, le groupe de hip-hop décalé TTC livrait l’un de ses meilleurs titres : De pauvres riches. « Putain c’est la merde / Pourquoi tu dis ça ? / Chez moi c’est la misère / Ah ouais t'as trop raison / Ici c’est la galère / Reprends du champagne man, de toute façon ce week-end on se barre sur la côte. » Il y a de ça chez le collectif Fauve : un côté problèmes de riches scandés façon rappeur sur une musique très rock. Un truc à n’écouter qu’au premier degré comme on l’écrivait ici (même si les parodies sont nombreuses sur le web). « Nique ta mère le blizzard » hurle d’ailleurs, comme un jeune du XVIe parisien en pleine rébellion, le survolté meneur du collectif, qui n’hésite pas à ouvrir le concert avec le titre Saint Anne. « Enfin voilà, je vous dresse le tableau : je suis né dans une famille plutôt aisée / J’ai toujours été privilégié / J’

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Au Cabaret !

MUSIQUES | Tout se passe à Grenoble entre la poire et le fromage et entre kiosque (pour les concerts gratuits programmés à 19 h ou à minuit) et chapiteau. Avec néanmoins (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 12 juillet 2013

Au Cabaret !

Tout se passe à Grenoble entre la poire et le fromage et entre kiosque (pour les concerts gratuits programmés à 19 h ou à minuit) et chapiteau. Avec néanmoins une exception le 28 juillet avec un concert final de Dark Dark Dark qui méritera bien de monter jusqu'au Ciel pour l'occasion. Et puisqu'on parle d'occasion, Le Cabaret frappé est toujours l'occasion de (re)découvrir dès le premier soir de bien étranges créatures comme le Big Ukulele Syndicate qui reproduit l'esprit de l'Ukulele Orchestra of Great Britain, fameuse formation de reprise tous horizons au Ukulele donc (d'où le nom). Le même soir, le métissage musical se poursuivra avec le folk hybride de la canadienne d'origine haïtienne Melissa Laveaux et le soul man casqué Cody Chesnutt.   Le mardi, on se refait un coup de 14 juillet avec neuf jours de retard. Au programme : l'électro-rock de Pan en gu

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Encore des nouveaux noms pour le Cabaret Frappé

ACTUS | Et voici que le Cabaret Frappé frappe à nouveau avec l’annonce de nouveaux talents conviés à venir ambiancer le festival grenoblois entre le 22 et le 27 (...)

Aurélien Martinez | Lundi 13 mai 2013

Encore des nouveaux noms pour le Cabaret Frappé

Et voici que le Cabaret Frappé frappe à nouveau avec l’annonce de nouveaux talents conviés à venir ambiancer le festival grenoblois entre le 22 et le 27 juillet. Outre les Jurassiens de Catfish ; Mineral, le projet de Craig Walker, ex-voix des désormais pénibles Archive ; et la venue quasi obligatoire de Lescop (c’est bien simple, on le verra partout cet été, si tant est qu’on ne l’ait pas déjà beaucoup vu), on notera le grand retour du petit prodige allemand Konstantin Gropper, plus connu sous le nom de Get Well Soon, dont le premier album, Rest Now Weary Head ! You Will Get Well Soon, avait tant marqué les esprits qu’on s’est presque trop habitué à son talent sur les deux suivants. En voici d’autres qui marquent les esprits depuis quelques mois et n’ont sans doute pas fini de le fai

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