Qui est sur la Cuvée grenobloise ?

MUSIQUES | Zoom sur les 17 que l’on peut écouter depuis le mercredi 26 février grâce à l'asso Dynamusic / Retour de scène. Certains seront même sur la scène de l'Ampérage le samedi 1er mars.

Aurélien Martinez | Mercredi 26 février 2014

Peau – Instant T

Un morceau pop et synthétique nappé d'électronique d'une subtilité remarquable, à l'image de l'univers musical de Peau. À découvrir en une du Petit Bulletin du 12 mars – Peau, par le morceau !

 

Léonid – Le Rebord de la vie

Duo piano et chant, la partie vocale étant assurée par l'ancien guitariste de Sinsemilia.

 

Animali – The Alchemists

De la pop grenobloise aux accents irréels et envoûtants. Un EP est annoncé pour cette année. Ils seront à l'Ampérage pour le concert de lancement de la Cuvée.

 

Lamuzgueule – Les Voleurs de cœurs

Une electroswing vitaminée rythmée par un texte constitué d'une accumulation d'adjectifs scandés avec vigueur. Entre Parov Stelar et Caravan Palace.

 

Kespar & Linkrust – La Force

Membre du groupe de hip-hop Contratakerz, Kespar s'associe à Linkrust et son sens du beat pour un morceau très groovy. Ils seront à l'Ampérage.

 

Lull – Wasted afternoons

Conteur, Lull tourne en solo depuis 2007. La musique du chanteur de Settled In Motion est une succession de ballades folk à caractère intimiste et mélancolique.


Faut qu'ça guinche – Des mots

Entre musique tzigane, folk, swing et rap, Faut qu'ça guinche applique comme à son habitude un texte engagé sur une musique festive.

 

Bleu – Battons la campagne

Il y a une douceur envoûtante (et pas toujours autant tranquille qu'elle en a l'air) dans la musique de Bleu, « trio folk song(e)s organique » made in Grenoble.

 

As a new revolt – Zero K

So british! Et so Ampérage le 1er mars!

 

BéO – Life

BéO : un projet intrigant sur le papier (« le reflet d'une rencontre artistique expérimentale entre le son et l'image ») qui séduit littéralement à l'écoute. Lire ici le portrait du groupe déjà publié dans nos colonnes.

 

Fanfare Touzdec – Supernova

Comme son nom l'indique, la Fanfare Touzdec mélange cuivres, bois et percussions pour un son rythmé et entraînant, aux discrètes inspirations orientales, qui donne envie de danser dans un cabaret.

 

B. Brain – Medeline (feat Lakay)

Un morceau reggae-dub pour un voyage auditif ! (escale prévue samedi 1er mars à l'Ampérage)

 

Patko – Just take it easy

Originaire d'Amérique du Sud, Patko mêle reggae et hip-hop dans un premier album, Just take it easy, enregistré entre la France et la Jamaïque.

 

Ackène – While the guitar cries

Mélange des genres et des époques avec le premier album d'Ackène, quatuor grenoblois formé en 2011. Des riffs de guitares typés yéyé, une voix féminine mélodieuse et puissante : des compos joyeuses, dansantes.

 

Kaylz – Abrasive light

Trio instrumental grenoblois, Kaylz a sorti son premier EP  de quatre titres l'an dernier. Un son rock atypique qui passe tour à tour du psychédélique au ténébreux. La maîtrise instrumentale porte l'étrangeté assumée.

 

Stone cavalli – Comme un mustang

Duo électro-rock. Simon à la guitare, Benjamin au chant. Ça rappelle un peu la Liga Quintana, groupe de grunge hispano électro grenoblois dont les deux frères Tarricone faisaient partie.

 

MKF (trio) - Orfase

Le trio MKF (Musical Kinematic Factory) a osé. Dans son premier album, il mêle les ronronnants instruments de lutherie aux beats electroniques, Un univers musical entre le folklo et l'électro. À part. 


La cuvée grenobloise

Kespar & Linkrust + As a New Revolt + Animali + B.Brain
L'AmpéRage 163 cours Berriat Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Cuvée grenobloise : l'appel est ouvert !

Scène locale | Comme à chaque rentrée, on vous signale l’appel à participation de la Cuvée grenobloise, ce dispositif de soutien à la scène locale qu’on ne présente plus. (...)

Hugo Verit | Mardi 7 septembre 2021

Cuvée grenobloise : l'appel est ouvert !

Comme à chaque rentrée, on vous signale l’appel à participation de la Cuvée grenobloise, ce dispositif de soutien à la scène locale qu’on ne présente plus. Si ? Vraiment, vous ne connaissez pas ? Bon d’accord… Toujours portée par l’association Retour de Scène, la Cuvée a pour objectif de valoriser des artistes locaux « à travers la diffusion, la formation, la programmation et la mise en réseau ». En résumé, les lauréats ont l’occasion de rencontrer du beau monde et, surtout, de jouer sur de jolies scènes du territoire (Magic Bus, Cabaret Frappé…). Attention, ne postulez pas si : votre expérience scénique se limite à un tour de chant devant papa, maman et tonton ; votre truc, c’est les reprises ; vous êtes déjà pas loin de la gloire ; vous n’êtes pas isérois. Rien de tout cela ? Alors la Cuvée vous tend les bras… tout du moins jusqu’au 19 septembre, date limite d’envoi des candidatures.

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Tigadrine : coup de blues (sahraoui) à la fac

Concert | Alors que les scènes sont toujours fermées (on le saura), le campus de l'Université de Grenoble a accueilli en résidence le blues iséro-sahraoui de Tigadrine, dont une captation live est proposée ce jeudi sur les réseaux.

Stéphane Duchêne | Mercredi 10 février 2021

Tigadrine : coup de blues (sahraoui) à la fac

Dans la famille blues touareg, aussi vaste que le Sahara dans l'ombres des parrains Tinariwen, je demande les cousins grenoblois. Et voici donc Tigadrine, sélectionné dans la dernière Cuvée grenobloise. Le groupe de Saint-Martin-d'Hères était ces jours derniers en résidence sur le campus de l'Université de Grenoble. Il y a enregistré un concert joué devant un parterre de professionnels de la profession, qui sera diffusé ce jeudi 11 février. Le genre d'initiatives qui sera renouvelé chaque mois par l'association SEVE et Mix'Arts pour donner un peu de baume au cœur de la déshérance étudiante actuelle. Tigadrine donc : de la tradition touareg, mise en bouture avec le funk et le blues, comme d'usage chez les artilleurs nomades, Tigadrine, fondé en 2018, a hérité cet invraisemblable sens du groove qui convoque volontiers quelques déhanchés reggae. Mais la tradition en question, qui recouvre le Sahara, du Sud de l'Algérie au Mali, en passant par le Tchad et le Niger, explore ici davantage sur les confins occidentaux du genre, à savoir le Sud-Maroc, les styles assouf et ishumar et les dialectes hassani et berbères. Elle se métisse même, puisque, c'est un fait, le désert gagne

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Du classique... et du nouveau !

Cuvée grenobloise | Ouf ! La crise sanitaire n’est pas venue à bout de la Cuvée grenobloise, qui adopte une forme nouvelle pour sa vingtième édition. On en a discuté avec Retour de Scène, l’association qui soutient le projet depuis 2014.

Martin de Kerimel | Lundi 8 février 2021

Du classique... et du nouveau !

Avouons-le tout net : on aurait bien aimé avoir entre les mains le nouveau CD de la Cuvée grenobloise. Il faudra faire sans : en cette année très particulière, les artistes amateurs réunis par Retour de Scène ne seront pas regroupés sur une compilation. En revanche, l’association a déjà commencé à les mettre en avant autrement, c’est-à-dire avec des playlists sur les plateformes de streaming musical (Deezer, Spotify et Soundcloud) ou des vidéos Micro Cuvée, sur Youtube et les réseaux sociaux. Quatorze groupes sont ainsi propulsés dans la lumière pour cette édition 2021. Désormais, au total, ce ne sont pas moins de 250 formations qui ont bénéficié de ce dispositif, lancé d’abord par l’association Dynamusic et repris, donc, par Retour de Scène. « Ce qui marque une étape importante cette année, ce n’est pas tellement cet anniversaire, mais plutôt le remplacement de notre support de promotion physique par d’autres outils, note Pascal Souvignet, chargé de l’accompagnement artistique au sein de l’association. La Cuvée sera moins figée dans le temps. C’est important, dans la mesure où les artistes émergents évoluent beaucoup. » Rock, élec

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Fameux florilège

MUSIQUES | Punk rap. Artiste polyvalent, Bleu Russe signe un best of remarquable, éclectique et enrichi de morceaux inédits. On l'a écoute et trouvé très bon, jusque dans ses collaborations avec d'autres musiciens.

Hugo Verit | Mardi 8 décembre 2020

Fameux florilège

/ Punk rap Chaque sortie de Bleu Russe est un mélange de surprise et d’évidence. Comme s’il était toujours là où l’on s’attendait à ne pas l’attendre… Et c’est peut-être bien cet équilibre – instable donc subtil – entre cohérence absolue et liberté totale qui donne à son œuvre autant de puissance. Ça n’a jamais été aussi limpide qu’à l’écoute de Poubelle Marron, un best-of soigneusement désordonné augmenté de quelques morceaux inédits, un autoportrait foutraque, malicieux, profond, dur et tendre : très ressemblant. Voilà cinq ans que David Litavicki (son nom sur ses papiers d’identité) a lancé ce projet solo de rap/rock/punk/pop/etc. Quatre albums et un EP dont ce nouveau disque retrace brièvement l’histoire, de son point de départ avec Javel, un premier tube sans batterie, au plus récent La beauté du geste, doux manifeste irrévocable. Une plongée dans tout ce qui fait le style de Bleu Russe : son écriture en cut-up ciselé, sa colère toujours justifiée contre les administrations, une certaine sublimation de la banalité des existences, des instrus précises et efficaces. Et surtout, un sérieux penchant pour le collectif. On compte beaucoup

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Fenêtres sur Grenoble

Tourisme | Même s’il a provisoirement fermé ses portes au public, l’Office de tourisme de Grenoble Alpes Métropole n’a pas renoncé à mieux faire connaître la ville aux curieux. Plusieurs de ses initiatives récentes en témoignent. Revue de détail.

Martin de Kerimel | Vendredi 13 novembre 2020

Fenêtres sur Grenoble

Des conférences… en ligne ! Il vous est déjà arrivé de déambuler dans les rues de Grenoble en suivant un guide qui vous raconte l’histoire de la ville et/ou vous dévoile les détails de son architecture ? Vous espérez pouvoir le refaire sans tarder ? Bonne nouvelle : même en confinement, l’Office de tourisme et son équipe s’organisent pour continuer à transmettre des connaissances sur notre environnement urbain immédiat. Depuis peu et pour quelques semaines encore, des conférences (gratuites !) sont ainsi proposées en ligne. Un ordinateur relié à Internet, idéalement doté d’une webcam et d’un micro, suffit pour mieux connaître les œuvres de street art présentes sur les murs grenoblois, mais aussi des œuvres plus anciennes, signées Jean-Baptiste Carpeaux ou

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Des prolos aux aristos

ARTS | Sculpture. Le Musée Hébert devrait rouvrir prochainement avec son exposition consacré à Jean-Baptiste Carpeaux. L'occasion de redécouvrir cet artiste important de la seconde moitié du XIXe siècle.

Benjamin Bardinet | Mardi 8 décembre 2020

Des prolos aux aristos

Si Jean-Baptiste Carpeaux est surtout connu pour avoir réalisé le fameux Génie de la danse qui orne la façade de l’Opéra Garnier à Paris, ce n’est pas un hasard : il a toujours excellé à retranscrire en sculpture l’énergie propre au mouvement qui traverse les corps. Consacrée à ses années de pensionnaire de l’Académie de France à Rome (la fameuse Villa Médicis), la première partie de l’exposition conçue par le musée Hébert (en partenariat avec le musée d’Orsay) permet d’en prendre la pleine mesure. On y découvre l’esprit frondeur de l'artiste qui, refusant les sujets historiques ou bibliques imposés par l’Académie, s’autorise à remettre des œuvres d’inspiration libre, dont le Pêcheur à la coquille présenté dans la première salle est un bel exemple. Plus intéressé par les sujets contemporains que par l’Antiquité, Carpeaux se nourrit de l’observation de la vie dans les quartiers populaires et les campagnes romaines. Il y croise de pittoresques paysans, des danseurs de tarentelle et surtout Barbara Pasquarelli dont la beauté du visage le hantera toute sa vie – une série de bustes en témoigne. Enfin, consacrée aux relations qu’entretenait l’artist

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Avis aux amateurs !

MUSIQUES | Accompagnement / C’est dans une atmosphère de doutes mêlés d’espoir que Retour de Scène-Dynamusic lance son traditionnel appel à candidature pour la Cuvée grenobloise 2021.

Hugo Verit | Mardi 8 septembre 2020

Avis aux amateurs !

Ce dispositif de valorisation et d’accompagnement de la scène locale est lui aussi impacté par la crise sanitaire : « Notre objectif premier est de diffuser les artistes en organisant des événements donc tout reste incertain sur ce point. Mais l’idée est aussi de communiquer régulièrement et de proposer des formations, d’organiser des rencontres avec des professionnels », rappelle Pascal Souvignet, chargé de l’accompagnement artistique. En plus de l’épidémie, la 20e édition de la Cuvée grenobloise est surtout marquée par un changement majeur : la disparition de la compilation habituelle qui sortait en format physique et numérique. Une grande première : « Sortir une compilation implique une forte exigence sur la qualité de réalisation des morceaux. On avait donc tendance à sélectionner des groupes déjà bien avancés dans leur développement. Cette année, on s’ouvre plus vers une sphère d’amateurs très motivés qui ont besoin de soutien. On s’intéresse à la globalité du projet. » À la place de la compilation, Retour de Scène promet « une campagne de diffusion plus régulière et plus interactive, en publiant plusieurs playlists numériques au c

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Bleu Russe, la rage décontractée

Musique | Présentation d'albums (1/3) : Le Petit Bulletin vous propose une nouvelle mini-sélection de disques. Nous avons tout particulièrement aimé les dernières livraisons de Bleu Russe.

Damien Grimbert | Mardi 23 juin 2020

Bleu Russe, la rage décontractée

En dépit de ses cinq années d’existence et d’une discographie mine de rien déjà conséquente, il nous aura fallu un certain temps pour apprivoiser la musique de Bleu Russe, projet solo de David Litavicki (Churros Batiment, Poupard…). Le temps peut-être pour l’artiste de s’affranchir de certaines influences originelles un peu trop présentes à ses débuts (celles du Toulousain Arnaud Michniak et de son groupe Programme pour n’en citer qu’une)… Et pour nous de s’habituer à son flow en mode spoken-word, assez particulier. Sortis respectivement en février et en mai, Serrures et Palmiers, son dernier album, et Missives d’Amour vol. 2, sa dernière mixtape, viennent cependant confirmer ce qu’on avait déjà pressenti lors de ses derniers passages live : l’alchimie entre chant et instrumentaux fonctionne désormais à plein régime, ces derniers, piochant dans une gamme de registres bien trop vaste pour être ici énumérée, dépassant amplement leur simple statut « fonctionnel » pour se révéler de précieux alliés à la création d’une ambiance propre à sublimer les textes incisifs de l’artiste. Désormais frontalement assumé, le caractère parfois bancal du projet est devenu un vérit

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Céline Fuchs, nouvelle directrice de l'Heure bleue : « Le projet de Saint-Martin d’Hères m’intéressait bien »

ACTUS | On a rencontré la nouvelle directrice de la salle martinéroise avant la présentation de saison prévue mercredi 11 septembre.

Nathalie Gresset | Mardi 10 septembre 2019

Céline Fuchs, nouvelle directrice de l'Heure bleue : « Le projet de Saint-Martin d’Hères m’intéressait bien »

Après avoir été pilotée pendant 12 ans par Vincent Villenave, désormais directeur du Grand Angle à Voiron, la scène régionale de l’Heure Bleue de Saint-Martin-d’Hères s’est dotée d’une nouvelle directrice artistique en la personne de Céline Fuchs. La Spinalienne d’origine, qui a pris ses fonctions le 8 juillet en tant que directrice du spectacle vivant de la mairie, connaît déjà bien la région :« j'ai fait mes études à l’Institut de géographie alpine de Grenoble dont j’ai été diplômée en 2000. J’ai ensuite commencé ma carrière comme muséographe pour le Musée dauphinois et d’autres lieux. En parallèle, j’étais aussi pas mal impliquée dans le milieu associatif au sein de structures comme Cap Berriat, Peuple et culture… » En 2005, c’est à Rumilly en Haute-Savoie qu’elle se rend pour parfaire son expérience en travaillant 14 ans pour la mairie, d’abord comme responsable du service culturel, puis, à partir de 2010, en tant que directrice artistique et administrative

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"Liz et l'oiseau bleu" : flûte à bec

ECRANS | De Naoko Yamada (Jap, 1h29) animation

Vincent Raymond | Mardi 16 avril 2019

Mizore, hautboïste timide, a toujours été fascinée par Nozomi, sa si solaire camarade flûtiste. Alors que se profile le concours musical de fin d’année, les deux lycéennes sont troublées par les résonances à leur propre relation causées par le morceau choisi, Liz & l’oiseau bleu… À l’instar de l’anamorphose grotesque chibi ou du méchant arborant un inamovible sourire sardonique, la lycéenne en uniforme et jupe courte constitue une figure classique du manga comme de l’anime : elle incarne un idéal intemporel à la fois évocateur d’une forme de nostalgie et de désir, et permet une excellente identification du public lorsque la trame fait vibrer une corde sensible. Ce qui est le cas ici – et le sera encore prochainement dans le joli mélo Je veux manger ton pancréas de Shinichiro Ushijima (sur les écrans le 21 août). Dans cette histoire gouvernée par les non-dits d’une introvertie, les sentiments s’expriment au-delà des paroles grâce à des regards échangés ou aux modulations de la musique : langage autant qu’art, elle souffre de l’altération du lien entre Mizore et Nozomi. Un malentendu en est la cause, prouvant l’in

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"Les Drapeaux de papier" : prison avec survie

ECRANS | de Nathan Ambrosioni (Fr, 1h42) avec Guillaume Gouix, Noémie Merlant, Sébastien Houbani…

Vincent Raymond | Mardi 12 février 2019

Charlie habite seule, entre ses rêves artistiques et son boulot de caissière, au seuil de la précarité. Débarque alors dans sa vie Vincent, son frère aîné libéré de prison. Une cohabitation de fait s’engage, d’autant plus difficile que Vincent doit se réinsérer et apprendre à gérer sa colère… Abordons d’emblée la question de l’âge du réalisateur Nathan Ambrosioni, puisque sa grande jeunesse (19 ans) n’a pas manqué d’être divulguée : entre l’"argument de vente" et la performance, elle constitue objectivement une curiosité, tant la précocité est monnaie peu courante dans l’industrie cinématographique. Elle permet également de rappeler la réelle proximité entre l’âge des personnage et celui de l’auteur, mais aussi d’expliquer – voire excuser – sa naturelle et sans doute inconsciente porosité aux atmosphères et/ou situations déployées par quelques devancier.es. Ainsi en est-il de ce frère dévoré par une rage incoercible, gâchant les chances qui lui sont offertes, cousin lointain de celui interprété par Viggo Mortensen dans Indian Runner (1991) de Sean Penn. Ou de ces scènes voulant "faire cinéma", à l’image des ambiances de Laetitia Mas

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La Tête bleue, un lieu culturellement « undergroud et basé sur l’autogestion »

ACTUS | À Grenoble, au milieu de la rangée de pizzerias des quais, se trouve La Tête bleue, salle « underground », associative et multidisciplinaire. À sa tête, Laurence Jugie et son petit groupe d’amis passionnés de culture. Ils nous ont ouvert les portes à la veille d’un nouveau concert.

Alice Colmart | Mardi 29 janvier 2019

La Tête bleue, un lieu culturellement « undergroud et basé sur l’autogestion »

« La Tête bleue, c’est une référence à l’un des accessoires du lieu qui sert de présentoir à mes chapeaux » raconte Laurence Jugie, notamment chapelière et, surtout, l’une des créatrices de cette petite salle de 70m² lovée sur le quai Perrière. Ici, « tout est artisanal », de la décoration de la scène (recouverte de tapis aux allures orientales) au concept. « On peut à la fois assister à des expos, des projections de films, des performances, des concerts… » C'est en 2012 que naît le projet, un peu par hasard. « La mairie avait mis aux enchères ce local et on ne voulait pas que ce soit une autre pizzeria comme il y en a déjà énormément sur les quais ! Au début, ça a été gênant pour nos voisins. En plus d’une peur de concurrence, il y avait une incompréhension sur nos activités. » Des activités très variées donc… « Un véritable espace de travail » Côté concert par exemple, la salle accueille toute l’année des groupes pop-rock, des artistes de chanson française, des DJs… Samedi 2 février,

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La Cuvée grenobloise : 18 ans et du changement

ACTUS | Alors que sort ce mercredi 30 janvier le 18e volume de sa compilation annuelle et toujours aussi éclectique de jeunes talents locaux, "La Cuvée grenobloise" opère cette année quelques ajustements dans son dispositif d'accompagnement scénique.

Stéphane Duchêne | Lundi 28 janvier 2019

La Cuvée grenobloise : 18 ans et du changement

Avec le volume 18 de sa traditionnelle compilation, la Cuvée grenobloise célèbre en quelque sorte sa majorité, et prouve à quel point la source de l'émergence musicale iséroise ne semble pas prête de se tarir. Cette année, le dispositif a frôlé la centaine de candidatures, son jury de professionnels en ayant sélectionné 12. Certains projets n'en sont qu'au tout début de leur parcours quand d'autres sont plus chevronnés : une volonté à part entière nous a confié Pascal Souvignet, coordinateur du projet pour l'association Retour de scène-Dynamusic, que de suivre des artistes à différents stades d'une jeune carrière. Esthétiquement aussi la cuvée ratisse large puisque la chanson (Leïla Huissoud, à qui on a remis un PB d'or l'an passé) y côtoie le métal (les bien nommés Titans Fall Harder qui tombent sacrément drus), le punk jovial (Resto Basket) l'électro pop cheloue (Bleu Tonn

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"Le procès contre Mandela et les autres" : les voix de la liberté

ECRANS | de Nicolas Champeaux & Gilles Porte avec Winnie Mandela (Fr, 1h43) documentaire

Vincent Raymond | Mardi 16 octobre 2018

À partir des seuls enregistrements disponibles (des bandes audios !) des témoignages des survivants, les documentaristes Nicolas Champeaux et Gilles Porte retracent la procédure qui vit les principaux leaders de l’ANC (Congrès national africain, fer de lance de la lutte contre l’apartheid) condamnés à la réclusion lors du procès sud-africain de Rivonia entre 1963 et 1964... La justice est, dit-on, aveugle. Quelle ironie justement nous offre ce film montrant comment un État la fait de surcroît loucher, infléchissant du glaive l’équilibre de sa balance, et ôtant la vue aux témoins du futur. Or confisquer l’image, c’est tenter d’empêcher la mémoire de cristalliser autour d’un élément tangible et indiscutable ; mais aussi limiter la possibilité pour les historiens de documenter la période et, par ricochet, favoriser la production de doctrines révisionnistes. À cette négation des individus, Nicolas Champeaux et Gilles Porte répondent par une autre ironie : ils comblent les "blancs" laissés par ce procès au moyen d’une animation en noir et blanc reprenant le principe de la carte à gratter et de la craie sur tableau noir. Résultat :

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Embarquez pour la nouvelle saison de la Cinémathèque de Grenoble !

ECRANS | Rendez-vous jeudi 20 septembre pour un lacement de saison aquatique et gratuit.

Vincent Raymond | Mardi 18 septembre 2018

Embarquez pour la nouvelle saison de la Cinémathèque de Grenoble !

Après avoir clos sa précédente saison par le traditionnel Festival du film court en plein air, voici que la Cinémathèque effectue le lancement de la nouvelle les pieds dans l’eau – ou presque. C’est en effet un film trentenaire sentant les embruns, les algues et les coraux qui a été retenu pour accompagner, jeudi 20 septembre à 20h, la présentation 2018/2019 : Le Grand Bleu de Luc Besson. Vilipendé à Cannes où il a été présenté, mais triomphalement reçu par le public, il a réuni à l’époque plus de 9 millions de spectateurs dans les salles. Cette séance aquatique (et gratuite) annoncera l’un des premiers rendez-vous de la saison : le cycle Cinéma/Odyssée, avec entre autres Trois jours en Grèce et Méditerranée de Jean-Daniel Pollet (jeudi 27) et Film Socialisme de Jean-Luc Godard présentés par Pierre-Damien Huygue (vendredi 28) ou encore Ce cher mois d’août de Miguel Gomes (jeudi 11 octobre). Quant à la suite, laissez-vous porter par les

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Le Ciel, version coulisses (et concerts)

ACTUS | La salle de concert grenobloise, située près de la place de Verdun et fermée depuis 2015, va organiser des portes ouvertes ce dimanche 17 juin grâce à l'association Plege.

Damien Grimbert | Mardi 12 juin 2018

Le Ciel, version coulisses (et concerts)

Salle de concert emblématique fermée en 2015 par la Ville de Grenoble pour raisons économiques, le Ciel n’en accueille pas moins dans ses sous-sols de nombreux studios de répétition et d’enregistrement encore utilisés par un nombre conséquent de musiciens grenoblois. C’est cet "envers du décor" habituellement réservé à ses seuls utilisateurs que l’association Plege, créée après la fermeture pour assurer la sauvegarde du lieu, a décidé d’ouvrir pour la toute première fois au public le temps d’une journée portes ouvertes. Au programme, une exposition d’affiches de concerts réalisées par une pléiade d’artistes grenoblois de haut vol, un atelier de création d’instruments virtuels et numériques animé par l’Acroe, et enfin toute une flopée de concerts de premier choix avec au line-up Lynhood, Marc Di Malta, Poupard, Hold Station, Rémi Guirao, F de Shooosh, Bételgeuse, Lokom et Poopitch. Le soir venu, c’est cette fois la salle de diffusion elle-même qui rouvrira temporairement, le temps d’un concert réunissant le hardcore teinté d

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Grand Rassemblement 4 : toujours plus haut

Événement | Samedi 16 et dimanche 17 juin, le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) et ses partenaires investissent la Bifurk pour un week-end de spectacles, ateliers, concerts, rencontres & co qui donne très envie. Le nom de l’événement ? Le Grand Rassemblement, dont c’est la troisième édition grenobloise. Soit l’une des aventures culturelles locales récentes les plus enthousiasmantes.

Aurélien Martinez | Lundi 11 juin 2018

Grand Rassemblement 4 : toujours plus haut

Après la MC2 fin 2016 et le Magasin des horizons en mai 2017, c’est à la Bifurk d’accueillir le troisième Grand Rassemblement grenoblois du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) – mais le quatrième du nom, une déclinaison ayant eu lieu à Annecy en mai dernier. Soit « une manifestation tout-terrain » conçue dans l’esprit du lieu investi. « Le choix d’espaces aussi variés permet de toucher différents publics. Avec ces GR, on est dans une nouvelle façon d’amener des gens à rencontrer l’art » nous avait expliqué l’an passé le chorégraphe Rachid Ouramdane, codirecteur du CCN2 avec le circassien Yoann Bourgeois. Cette imp

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La Cinémathèque projettera le "Peau d’âne" de Jacques Demy jeudi 12 avril

ECRANS | Il était une fois Jacques Demy, l'homme des Parapluies de Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, qui tournait au château de Chambord une adaptation (...)

Pierre Deroudilhe | Mardi 3 avril 2018

La Cinémathèque projettera le

Il était une fois Jacques Demy, l'homme des Parapluies de Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, qui tournait au château de Chambord une adaptation façon pop art du conte de Charles Perrault Peau d’âne, sur une musique de Michel Legrand. Le récit fantastique était porté par la jeune et jolie Catherine Deneuve, au tout début de sa carrière. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup de spectateurs depuis 1970, qui chantent depuis à tue-tête la recette du Cake d'amour. Un film à (re)découvrir jeudi 12 avril à 16h30 au cinéma Juliet Berto grâce à la Cinémathèque.

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« Un Taratata de la scène locale » pour la Cuvée grenobloise 2018

ACTUS | Ce mercredi 31 janvier sort la dix-septième édition de la "Cuvée grenobloise", compilation musicale de l’association Retour de scène – Dynamusic qui a pour noble ambition de mettre en avant les artistes du coin. Avant de découvrir certains de ces talents sur scène dans des concerts estampillés "Cuvée" (dont un gros, façon Taratata donc, au Prunier sauvage le jeudi 1er février), on parle de ce projet avec celui qui le coordonne.

Aurélien Martinez | Lundi 29 janvier 2018

« Un Taratata de la scène locale » pour la Cuvée grenobloise 2018

« Avec la Cuvée grenobloise, on cherche à valoriser les projets musicaux isérois par l’élaboration d’une compilation, qui d’ailleurs cette année, petite nouveauté, est un livre-disque » nous explique Pascal Souvignet, coordinateur du projet au sein de l’association grenobloise Retour de scène – Dynamusic. Et quel chouette livre-disque (9€), tout de jaune vêtu, qui présente très bien, en textes et en images, les musiciens et musiciennes retenus par un jury d’une quinzaine de professionnels locaux – des tourneurs, des programmateurs, des membres d’association… « Comme chaque année, on a sélectionné des artistes aux parcours très différents, des professionnels aux débutants. Par exemple, le premier titre de la nouvelle Cuvée est celui de Spaarks, projet tout neuf de deux jeunes. » Quatorze noms donc (sur quatre-vingt-cinq propositions reçues), dont certains ne sont pas des inconnus à Grenoble. « On s’est récemment imposés une règle : chaque artiste ne pourra pas être

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Les 20 concerts de l'hiver et du printemps à Grenoble

Panorama de rentrée culturelle | Avec de la pop d'ici et d'ailleurs, de la chanson en VF ou encore des grosses têtes d'affiche.

La rédaction | Mardi 9 janvier 2018

Les 20 concerts de l'hiver et du printemps à Grenoble

Mendelson 2017, année électorale, Mendelson publie Sciences Politiques, une œuvre au noir sociétale (comme souvent avec la formation de Pascal Bouaziz) dont chaque morceau plaque sur une reprise de classiques de Bruce Springsteen, Marvin Gaye, The Jam, Leonard Cohen, Lou Reed, The Stooges & co un texte en français à la terrible résonance sociétale (Les Peuples, Le Soulèvement, La Guerre) et à la poésie toute mendelsonienne. Un projet à part auquel le live devrait donner une saveur particulière, et qui sera précédé sur scène, en première partie, par l’excellent trio grenoblois Pelouse dont on a souvent vanté les mérites dans ces colonnes. À la Source vendredi 19 janvier Oiseaux-Tempête & Mondkopf La Grèce (Oiseaux-Tempête), la Turquie en révolte (Ütopiya?), le Liban (AL-'AN)... Partout où ils se posen

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Danse dans l’ombre avec Boy Harsher

Concert | Dimanche 3 décembre au Ciel (qui rouvrira exceptionnellement pour l'occasion), on a rendez-vous avec un étrange jeune duo américain. On fait les présentations.

Damien Grimbert | Mardi 28 novembre 2017

Danse dans l’ombre avec Boy Harsher

Auteur d’une pop synthétique à la fois dansante, mélodique et torturée venant puiser ses influences dans le versant le plus sombre de la musique des années 1980 (cold wave, indus, drone, noise et EBM), Boy Harsher évolue dans un créneau musical déjà passablement défriché ces dix dernières années. Pour autant, ce qui fait toute la force de ce jeune duo américain formé en 2013 à Savannah, dans le sud des États-Unis, et désormais relocalisé dans le Massachusetts, c’est justement sa capacité à s’approprier cet univers comme si personne ne l’avait jamais fait avant lui, conférant de fait à sa musique une intensité et une puissance d’évocation assez stupéfiantes au regard de la frugalité des moyens à sa disposition. Hypnotiques et entraînantes, les compositions synthétiques minimalistes de Gus Muller, couplées au chant vaporeux de Jae Matthews, happent ainsi l’auditeur de leurs trois sorties discographiques dans un univers sonore hanté et mélancolique d’une amplitude assez impressionnante, déclinant avec subtilité une myriade de microclimats et d’atmosphères au fil des différents morceaux. Un mot pour finir sur le

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"Borg/McEnroe" : le choc des titans

ECRANS | Le réalisateur danois Janus Metz Pedersen autopsie le parcours de deux totems du sport contemporain (le Suédois Björn Borg et l'Étatsunien John McEnroe) à l’occasion du non moins légendaire match les opposant en 1980 sur le green britannique. Trop de la balle pour mesurer en cinq sets la tragique gravité du tennis et sa haute cinégénie.

Vincent Raymond | Mardi 7 novembre 2017

Wimbledon, 1980. Quadruple tenant du titre et n°1 mondial, Björn "Ice" Borg est défié en finale par son dauphin au classement ATP, un jeune Étasunien irascible réputé pour son comportement de voyou sur les courts. Contrairement aux apparences, les deux se ressemblent beaucoup… Si l’on parle volontiers du terrain de sport comme d’une arène ou d’un "théâtre", le court de tennis est, au même titre que le ring, apte à cristalliser des dramaturgies hautement cinématographiques. Quant à cette finale opposant Borg à McEnroe, elle va bien au-delà de l’épithète "anthologique" : le critique de cinéma Serge Daney écrivait que l’on touchait ici aux « beautés de la raison pure ». Deux reflets Le film ne se cantonne pas à une reconstitution méthodique du match épique. Sa réalisation rend justice à la grâce et la pugnacité des deux athlètes, sculptant par un montage acéré l’incomparable chorégraphie des échanges. Le bouillant Shia LaBeouf s’empare de la raquette de l’explosif gaucher avec un mimétisme raisonnable : nul autre que lui n’aurait été crédible dans ce rôle. Quant à son partenaire Sverrir Gudnason, il révèle un Borg au moins a

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Nicolas Devort "Dans la peau de Cyrano" pour une déclaration d’amour au théâtre

Théâtre | Seul en scène pendant un peu plus d'une heure, le comédien interprète différents personnages, et notamment des ados qui montent la fameuse pièce d'Edmond Rostand. En découle un spectacle à succès (quelque 400 représentations) généreux et accessible à tous, présenté à la Basse cour.

Aurélien Martinez | Mardi 13 juin 2017

Nicolas Devort

Voilà un spectacle qui parle de théâtre de manière généreuse et non intimidante, en prenant cet art pour ce qu’il est : un formidable vecteur d’émotions (et non un truc pour intellos poussiéreux). Soit l’histoire d’un gamin mal dans sa peau qui, fortement incité par sa nouvelle école, se met à suivre le cours de théâtre que dispense l’un de ses profs. Et qui va alors rencontrer une jeune fille d’abord insensible à ses charmes – elle préfère le bellâtre. Sauf que la magie du théâtre va opérer et renverser la donne… Il y a un petit côté Cyrano de Bergerac dans cette histoire, du nom de ce personnage au nez disgracieux de la pièce d'Edmond Rostand qui tombe amoureux de la jeune Roxane (qui, elle, préfère Christian). Un petit côté plus qu’assumé par le comédien et auteur Nicolas Devort, puisque la référence se retrouve jusque dans le titre – Dans la peau de Cyrano. Nicolas Devort a ainsi imaginé un seul-en-scène drôle et touchant dans lequel il campe tous les rôles avec une aisance remarquable : le héros bègue, ses camarades (garçons comme filles), le prof charismatique qui décide de faire jouer Cyrano de Bergerac à ses é

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Festival Magic Bus : de tout pour faire un monde

Festival | Pour sa seizième édition, le fameux festival grenoblois étend sa programmation sur trois jours, sans dévier pour autant de la ligne éditoriale – conviviale et consensuelle – sur laquelle il a bâti son succès et sa réputation.

Damien Grimbert | Mardi 16 mai 2017

Festival Magic Bus : de tout pour faire un monde

Selon le point de vue où l’on se place et l’approche que l’on défend, il serait potentiellement facile de hausser les sourcils à la vision de la programmation de cette nouvelle édition du festival Magic Bus. Après tout, l’immense majorité des groupes qui la composent se sont déjà produits à de nombreuses reprises à Grenoble, et ses têtes d’affiche partagent pour la plupart le même lustrage sonore bien propre, du genre à ne surtout pas effaroucher l’auditeur lambda peu friand de voir ses repères perturbés par la moindre aspérité sonore. On pourrait jouer les puristes donc, défenseurs farouches et acharnés de formes musicales plus instables, plus radicales, plus novatrices. Mais ce serait se tromper de combat. D’abord parce que les différentes formations présentées peuvent pour la plupart servir d’étapes intermédiaires, de "portes d’entrée" qui mèneront par la suite les oreilles curieuses vers des univers artistiques plus complexes et ambigus. Ensuite parce que ce serait snober les qualités musicales intrinsèques tout à fait honorables des formations en question, et

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B-Face à Varces : de la bourse aux vinyles au véritable festival

Événement | Rendez-vous samedi 13 mai, à Varces donc et en musique, pour le constater.

Damien Grimbert | Mardi 9 mai 2017

B-Face à Varces : de la bourse aux vinyles au véritable festival

Initiée en 2014 sous la forme d’une "simple" bourse aux vinyles, la manifestation culturelle B-Face, organisée à Varces par le centre socio-culturel de Varces-Allières-et-Risset, n’a cessé de gagner en ambition année après année au point de se transformer, pour sa quatrième édition, en véritable festival. Aux côtés des traditionnels stands de disques, expositions et animations en tout genre (ateliers participatifs parents-enfants, démonstration de sérigraphie, blind-tests…), B-Face a ainsi concocté cette année une véritable programmation musicale digne de ce nom, réunissant pas moins de sept groupes différents oscillant entre rock, noise, pop, folk, punk, électro et psyché. Après une première salve de concerts gratuits en plein air l’après-midi (avec Sourdure et As A New Revolt), c’est la salle l’Oriel qui prendra le relais le soir venu, avec les prestations de Titus d’enfer, It It Anita (en photo), Blood Sport, God !Zilla et Noyades. Soit autant de formations farouchement indépendantes (fidèles ainsi à l’esprit très "Do It Yourself" du festival) réunies par différentes associations bien connues de l

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Fantin-Latour, le classique inclassable "à fleur de peau"

Musée de Grenoble | Presque deux siècles après sa naissance en terre iséroise, Henri Fantin-Latour se dévoile (à nouveau) au public avec une rétrospective "À fleur de peau". Connu pour ses natures mortes florales et ses portraits, le peintre a surtout construit une œuvre picturale hors de l’histoire de l’art tout en l'ancrant dans son temps. Un parcours riche mis en lumière avec sensibilité par le Musée de Grenoble.

Charline Corubolo | Mardi 21 mars 2017

Fantin-Latour, le classique inclassable

Classique sans être académique, Henri Fantin-Latour (1836 – 1904) a composé tout au long de sa vie une œuvre picturale singulière, détachée des codes artistiques d’alors pour privilégier une approche intime et vivante. Né à Grenoble, le jeune artiste apprend le dessin sous la tutelle de son père avant de voguer vers la capitale française en 1850 afin d’intégrer l’atelier Horace Lecoq. Intéressé par ses contemporains comme Delacroix mais aussi marqué par les maîtres du XVIIIe siècle qu’il passe son temps à copier au Louvre, il développe une touche particulière qui ne répond à aucun code. Amoureux de la nature, il réalise ses premières natures mortes dans les années 1850 et s’adonne en parallèle à l’exercice du portrait avec satisfaction. Également mélomane invétéré de mélopées allemandes et admirateur du corps féminin, ce sont toutes ses inclinaisons qui influencent sa peinture, offrant une forme classique emprunte de modernité. Le Musée de Grenoble propose ainsi une déambulation sensible avec Fantin-Latour, à fleur de peau, rétrospective chronologique qui met en lumière l’esthétique vibrante de l’artiste au gré de 150 œuvres dont un

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Festival Holocène, première édition : demandez le programme

Festival | Pour sa première édition, le festival Holocène, sis entre Summum et petites scènes, n'y va pas de main morte dans le mélange des genres et des jauges. Il y aura à boire et à manger entre le 2 et le 11 mars, certes, mais au moins pour tout le monde dans une programmation dont l'éclectisme est définitivement le nom.

Stéphane Duchêne | Lundi 27 février 2017

Festival Holocène, première édition : demandez le programme

Si l'Holocène, en plus d'un titre magique de Bon Iver, fut une ère interglaciaire qui vit disparaître la plupart des espèces de mammifères géants connus (comme le regretté paresseux géant, plus gros qu'un éléphant), le festival Holocène a choisi lui d'utiliser ce nom pour matérialiser le mélange des espèces qui fera le sel de sa programmation. N'hésitant pas au passage à faire se côtoyer des créatures de grande taille avec d'autres plus modestes, les monuments historiques comme les jeunes espoirs. Certes, c'est un peu le principe d'un festival, mais on touche là aux confins du concept. Les Fréro Delavega côtoyant, même de loin, Magma ou des jeunots à guitares fumantes, avouez que ce n'est pas banal. Et ce sont bien les Fréro qui ouvriront ainsi les festivités en tête d'affiche du Summum, le jeudi 2 mars, après que se soient succédé sur scène l'électro swing de Lamuzgueule (qui n'aura jamais aussi bien porté son nom), le rock tendu de Bon Air et le rap à la cool

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"Les Fleurs bleues" : bouquet final signé Andrzej Wajda

ECRANS | de Andrzej Wajda (Pol., 1h38) avec Bogusław Linda, Aleksandra Justa, Bronislawa Zamachowska…

Vincent Raymond | Lundi 20 février 2017

Le Polonais Andrzej Wajda (1926 – 2016) achève sa carrière par un film retraçant le combat de Władysław Strzemiński, artiste peintre opprimé par la férule communiste à Łódź au mitan des années cinquante, soit pile au moment où le réalisateur y étudiait le cinéma. Quel troublant symbole ! Nullement crépusculaire ni testamentaire, ce portrait-hommage d’un homme défendant sa liberté jusqu’à l’ultime extrémité (ce qui n’est pas un vain mot pour Strzemiński, amputé d’une jambe et d’un bras) use d’un classicisme formel pour célébrer l’audace, voire la subversion de ce théoricien et précurseur de l’art contemporain. Mais classicisme ne signifie pas académisme : Wajda intègre le minimalisme chromatique, le dépouillement décoratif et architectural emblématique de son œuvre dans l’esthétique de son film. Ce faisant, il réinscrit l’artiste polonais dans son époque, à la barbe de ses détracteurs, et montre qu’après la triste parenthèse soviétisante valant à Władysław d’être martyrisé à la façon d’un Joseph K., la postérité lui a donné raison. Mention particulière à Bogusław Linda, l’interprète de Str

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"American Honey" : Le miel de la misère américaine

ECRANS | La trajectoire de Star, ado du Kansas fuyant un foyer délétère, pour intégrer une bande de VRP à son image, cornaqués par un baratineur de première. Un portrait de groupe des laissés pour compte et des braves gens d’une Amérique sillonnée dans toute sa profondeur, où même la laideur recèle une splendeur infinie.

Vincent Raymond | Mardi 7 février 2017

Quand on a 17 ans et aucune autre perspective que fouiller les poubelles pour nourrir sa fratrie ou se faire peloter par son épave de père, on n’hésite pas longtemps lorsque s’offre une occasion de quitter son trou à rat. Pour Star, elle se présente sous les traits de Jake, hâbleur et fantasque chef d’une troupe d’ados vendant des magazines en porte-à-porte pour le compte de la belle Krystal. Séduite et cooptée, Star rejoint son escadron de bras cassés cueillis au gré des haltes du cortège. De grands gamins paumés mais pas méchants, formant un clan où Star se sent “à part”… Étoile fuyante À de rares exceptions près, vous ne trouverez guère dans les JT, d’images authentiques de cette Amérique profonde, malade et déclassée, qui a fini par voter Trump par désarroi ou désespoir. Plusieurs longs métrages ont cependant diagnostiqué la lèpre sociale rampante, de Winter's Bone de Debra Granik (2010) à The Other Side (2015), sans ménagement ni complaisance. Visages édentés, corps ravagés par le crack, inceste et délinquance en sus, les tableaux de ce quotidien abominable y étaient d’une noirceur épou

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La Cuvée Grenobloise revient ravir vos papilles

MUSIQUES | Pour la seizième année consécutive, l'association Retour de scène - Dynamusic revient présenter sa Cuvée Grenobloise. Au programme : 14 projets du coin, tous différents, sélectionnés par un jury aguerri. Autant de raisons de foncer à la Belle Électrique pour la soirée de lancement, le 2 février.

Gabriel Cnudde | Mardi 31 janvier 2017

La Cuvée Grenobloise revient ravir vos papilles

Si les Lyonnais peuvent se targuer de fêter chaque année l'arrivée du Beaujolais nouveau, les Grenoblois peuvent, eux, fanfaronner avec leur cuvée d'un tout autre genre. Pour la seizième année consécutive, l'association Retour de scène - Dynamusic édite sa Cuvée Grenobloise, un millésime pour les amateurs de la scène locale et pour les stars de demain. Bien plus qu'une simple compilation d'artistes émergents de la scène grenobloise, la Cuvée est un système de repérage et d'accompagnement sur le long terme. Une initiative associative confortablement installée dans le paysage musical de la région et à saluer pour son originalité et son dévouement. Cette année encore, l'appel à candidature a été un franc succès, attirant près d'une centaine d'artistes triés sur le volet par un jury de professionnels et de passionnés. Au final, ce sont 14 projets qui ont été retenus et qui figurent sur la compilation, qui sera en vente dès le 1er février dans plusieurs boutiques de la ville. La sortie sera suivie d'un grand concert à la Belle Électrique, le 2 février, avec trois groupes de la Cuvée (As A New Revolt, Altavilla et Eight Sins). Une fête où se réuniront artistes, partenaires e

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PB d'or 2016 : musique

C'était 2016... | Avec du changement côté Cabaret frappé, des images fortes ou encore une confirmation.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : musique

Le PB d’or de la bonne surprise : la nouvelle configuration du Cabaret frappé En janvier 2016, la Ville de Grenoble convoquait la presse pour annoncer un changement de taille : le Cabaret frappé, festival musical qu’elle organise chaque été au Jardin de Ville, passerait en gratuité totale – contre, auparavant, une première partie sous le kiosque en accès libre et, ensuite, une série de concerts payants sous chapiteau. Une décision politique motivée par un souci de faire évoluer le festival né en 1999, mais surtout par des considérations financières, cette gratuité permettant paradoxalement de réduire pas mal de coûts – plus de chapiteau par exemple. Pourquoi pas, même si, du coup, nous pouvions craindre une édition 2016 au rabais… Sauf que ça ne s’est pas produit, grâce justement à cette nouvelle organisation qui a redonné du souffle au dispositif. Le Jardin de Ville fut ainsi judicieusement repensé par l’équipe organisatrice autour d’une grande scène et d’un bar sous le kiosque, ce qui ne donnait

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"Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" mercredi au Ciné-Club

ECRANS | Qu’il soit encensé ou victime de traversées du désert (c’est un peu le cas en ce moment), Robert Zemeckis demeure un auteur touche-à-tout et un authentique (...)

Vincent Raymond | Mardi 13 décembre 2016

Qu’il soit encensé ou victime de traversées du désert (c’est un peu le cas en ce moment), Robert Zemeckis demeure un auteur touche-à-tout et un authentique précurseur, qui pourrait en remontrer à pas mal de jeunes (ou de moins jeunes) arrogants. Certaines de ses œuvres ont dès leur sortie gagné l’éternité, tel Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988), mariage hallucinant de live-picture et d’animation, d’un polar grand style et d’une screwball comedy ; d’une histoire de discrimination entre toons et humains et d’un hommage délirant à Hollywood. Un excellent choix du Ciné-Club de Grenoble pour conclure l’année. Rendez-vous mercredi 14 décembre à 20h, au cinéma Juliet-Berto.

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"Le Bruit de l'eau" : le grand Bleu

MUSIQUES | Après s'être révélés avec "À présent", les Grenoblois de Bleu reviennent avec "Le Bruit de l'eau". De l'accueil d'un nouveau membre à la recherche d'un nouveau son, François Thollet, chanteur entre autres fonctions, nous aide à analyser ce nouvel album qui sortira le 8 décembre, date du concert prévu à l'Ampérage.

Gabriel Cnudde | Mardi 6 décembre 2016

Depuis la sortie en 2010 de leur premier album À présent, le groupe grenoblois Bleu a pris une nouvelle teinte. « À présent était un album qu'on avait voulu très doux » confie François Thollet, chanteur et multi-instrumentiste du groupe. « Le nouveau retranscrit notre expérience scénique ensemble. Le son est sans doute plus costaud. » Difficile de le contredire. Le Bruit de l'eau, bien que toujours très aérien, referme de véritables tempêtes. Les douze pièces qu'il comprend illustrent à merveille ce titre parfaitement évocateur. L'eau coule, ruisselle, tombe en averse, cliquette, produisant une palette sonore large qu'on retrouve sur des morceaux comme Bienvenu ou Soleils couchants. « On a décidé du titre après l'enregistrement. C'est en écoutant ces morceaux qu'on a trouvé un lien assez évident avec le bruit de l'eau. Quelque chose coule sur ce disque... » « Un beau second so

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Guerre des sexes et lutte des classes par Lina Wertmüller

ECRANS | Le film de l'Italienne, intitulé "Vers un destin insolite sur les flots bleus de l’été" (1974), sera diffusé jeudi 24 novembre à la Cinémathèque de Grenoble, dans le cadre des Rencontres du cinéma italien. On vous explique pourquoi c'est culte.

Damien Grimbert | Mardi 22 novembre 2016

Guerre des sexes et lutte des classes par Lina Wertmüller

[Mise à jour : Dolce cinema nous annonce que le film ne sera pas diffusé comme prévu, et sera remplacé par "Film d'amore e d'anarchia" sur le même thème et avec les mêmes acteurs] Objet d’un abyssal remake avec Madonna au début des années 2000 (autant évacuer d’emblée ce douloureux souvenir), Vers un destin insolite sur les flots bleus de l’été fait partie de ces films comme, selon la formule consacrée, on serait bien incapable d’en faire aujourd’hui. Réalisé en 1974 par l’Italienne Lina Wertmüller, il affiche en effet dès son introduction une frontalité sociale terrassante : d’un côté les riches oisifs, réunis sur un voilier le temps d’une croisière entre amis bien nés, et de l’autre les pauvres matelots prolétaires à leur service, chacun détestant l’autre au dernier degré et ne se privant pas de le faire savoir, langage fleuri à l’appui. Pour autant, lorsque la jeune bourgeoise la plus arrogante du lot se retrouve soudain isolée sur une île déserte avec pour seule compagnie un marin insoumis aussi mar

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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Un été fait de concerts et de patrimoine

MUSIQUES | Jusqu'au 30 juillet, on pourra assister à des concerts gratuits dans divers lieux patrimoniaux isérois. On vous explique tout.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juillet 2016

Un été fait de concerts et de patrimoine

Dans le cadre du temps fort estival Les Allées chantent organisé par le département de l’Isère, on pourra assister en juillet à plusieurs concerts gratuits dans des lieux souvent magnifiques – car, comme il est écrit sur son site, l’événement « investit des lieux remarquables et patrimoniaux, du nord au sud de l’Isère jusque dans les plus petites communes ». Quelques dates auront ainsi lieu à ou près de Grenoble : Le jeudi 7 juillet au parc de la Grille de Moirans (un très beau jardin à la française conçu au XVIIIe siècle) et le vendredi 8 au Musée Hébert de La Tronche (avec lui aussi un très beau jardin), on a rendez-vous à 20h avec le groupe très jazz New Orleans Louise & The Po’ Boys. Le dimanche 17 juillet, c’est dans le cadre plus urbain du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, à Grenoble, qu’on pourra croiser à 16h le Palomar Trio avec sa mandoline électrique, son tuba et ses percussions. Le jeudi 21 juillet, le (splendide) Musée archéologique de Grenoble accueillera à 19h le bal folk d

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Ce dimanche, c'est la journée des enfants aux Pathé

ECRANS | Deux fois par an, le circuit Pathé concocte pour le jeune public un marathon cinéma, avec un classique et deux avant-premières. C’est déjà les grandes (...)

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

Ce dimanche, c'est la journée des enfants aux Pathé

Deux fois par an, le circuit Pathé concocte pour le jeune public un marathon cinéma, avec un classique et deux avant-premières. C’est déjà les grandes vacances avec la livraison de ce dimanche 3 juillet : en amuse-bouche à 11h, la comédie musicale Peau d’Âne (1970) de Demy avec son affiche et ses décors signés par Jim Leon, ainsi que sa fameuse recette chantée par Catherine Deneuve. Puis à 14h Le BGG, adaptation du Bon Gros Géant de Roald Dahl réalisée par Spielberg (sortie prévue le 20 juillet). Et enfin à 16h30 L’Âge de glace : les lois de l’Univers, cinquième opus de la franchise des studios Blue Sky (sortie le 13 juillet). Même les adultes demanderont la permission d’être accompagnateurs au Pathé Chavant et au Pathé Échirolles !

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Les Allées chantent : le chant isérois

MUSIQUES | Cet été jusqu'au 31 juillet, plusieurs concerts gratuits auront lieu dans des sites patrimoniaux du département. Suivez le guide.

Charline Corubolo | Mardi 21 juin 2016

Les Allées chantent : le chant isérois

En Isère, on aime donner de la voix ! Et qui plus est, nous avons un sublime (n’ayons pas peur des mots) patrimoine. Voici une combinaison parfaite, pas du tout à la noix, qui a donné naissance en 2012 au festival Les Allées Chantent. Chaque année pilotée par l’Agence iséroise de diffusion artistique, la manifestation propose 80 concerts gratuits partout en Isère, avec comme particularité donc de se produire dans des lieux atypiques : châteaux, églises, parcs, musées… Un véritable tour du patrimoine en-chantant. Cet été, la mélodie des Allées passera par Moirans, Grenoble, Vizille et Mens (pour ne citer que ces villes), sur les notes jazzy de Louise & The Po’ Boys et du Palomar Trio, ou encore aux sons folk de Tralala Lovers. Mais ça sera surtout l’occasion de retrouver les Barbarins fourchus, bien de Grenoble, avec un bal populaire où l’inventif rejoint le décalé pour une soirée musicalement détonante. Et fin juillet, ça sera au tour du q

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Du glamour et du Hell-O-Tiki au Maïly’s

MUSIQUES | Ce jeudi, le bar à concerts grenoblois se met en mode "Mondo Exotic !" avec une soirée entre surf rock garage, DJ et shows burlesques.

Damien Grimbert | Mardi 14 juin 2016

Du glamour et du Hell-O-Tiki au Maïly’s

Porteuse d’un univers visuel et sonore riche et chamarré, la pop culture américaine des années 1960 sera à l’honneur ce jeudi à l’occasion de la soirée Mondo Exotic !. Organisé à l’initiative de l’association BBB (pour Burlesque, Bigoudis et Bricolage), de retour après quelques années d’absence, cet événement pas comme les autres sera placé sous le double signe d’une thématique « hawaïenne » (surf music, exotica, sculptures tiki, torches et cocktails colorés) et d’une programmation pluridisciplinaire réunissant performances burlesque, concert live et DJ-set. Après une première partie glamour à souhait qui verra défiler les numéros de Velma Von Bon Bon (en photo), Aleksei Von Wosylius, X’tatix Doll et Wanda De Lullabies sous le regard bienveillant de la maîtresse de cérémonie Bettina Corleone, ce sera au tour de la formation belge Hell-O-Tiki de prendre d’assaut la scène. Auteur d’un surf rock garage irréprochable influencé conjointement par la musique de Dick Dale, le cinéma d’horreur kitsch des années 1960 et les comédies grivoises de Russ Meyer, le quatuor masqué formé en 2009 à Arlon cédera ensuite la place aux sélections acidulées du DJ lyonnais Frank’n’Fu

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Trois questions sur la Cuvée grenobloise

ACTUS | Rencontre avec le coordinateur de la fameuse compilation dédiée à la scène locale, produite par Retour de scène–Dynamusic. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 26 janvier 2016

Trois questions sur la Cuvée grenobloise

C’est quoi la Cuvée grenobloise ? Chaque année, on recueille une centaine de candidatures – un chiffre à peu près constant depuis quelque temps. Avec un jury composé de divers professionnels de la musique à Grenoble, on sélectionne une quinzaine de groupes pour les faire figurer sur la compilation. Quel est le but ? On a deux objectifs. D’abord toucher le grand public en local. C’est pour ça qu’on continue à presser le disque sur support physique. La Fnac Victor Hugo le prend en dépôt-vente – une exception comme ils ne prennent plus de groupes locaux en dépôt-vente. La mairie nous achète également pas mal d’exemplaires qu’elle offre aux nouveaux arrivants. Et puis on travaille aussi sur les professionnels au niveau national. On envoie la compilation à entre 300 et 500 contacts : des tourneurs, des labels… Quels sont les retours pour les groupes sélectionnés ? On a du mal à les quantifier. Ils peuvent être directs ou venir quelques mois après. Ce qui est sûr, c’est que le disque est écouté par les professionnels. Après, il faut évidemment que le groupe ou son équipe de management

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Zoom sur les artistes de la 15e Cuvée grenobloise

MUSIQUES | La fameuse compilation dédiée à la scène locale sort ce mercredi 27 janvier. Qui trouve-t-on dessus ? Et quels groupes joueront cette semaine à la Bobine, à la Bibliothèque centre-ville ou à la Belle électrique pour la promouvoir ? Réponses.

Stéphane Duchêne | Mardi 26 janvier 2016

Zoom sur les artistes de la 15e Cuvée grenobloise

À force de cuvées, la grenobloise, ourdie par Retour de scène-Dynamusic, devrait finir par s'autoproclamer AOC : Sainte-Émergence ou Château-La Pompe à talents. Le nom reste à trouver et, pour l'heure, c'est donc Cuvée grenobloise, 2016 et 15e millésime. Comme chaque année, le jury de la désormais fameuse compilation de talents locaux (émergents à divers niveaux) s'est enfilé quelques bonnes rasades de production locale avant d'en sélectionner un échantillon représentatif de nectar du cru. Représentatif car au-delà de la qualité intrinsèque et de l'engagement des acteurs (critères essentiels), tous les genres se trouvent ainsi représentés, un peu à la manière des sélections régionales du Printemps de Bourges. Il n'est pas de chapelle musicale qui passe sous le radar : rouge qui tache rock et son tanique avec Quintana, blanc acide coupé à la vodka de Cash Misère (prime de la meilleure étiquette pour le titre Poursuitovksy), chanson sulfatée de Bleu, ou reflets abstraits d'un Dzihan ou d'un Nikitch, étoiles montantes de l'électro.

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Quai d'Orsay : They can be pop-rock heroes

MUSIQUES | Alors que sort ce mercredi 27 janvier la quinzième Cuvée grenobloise, compilation éditée par l'association Retour de scène–Dynamusic, on s'intéresse à l'un des groupes présents sur la précédente édition. À l'occasion de leur carte blanche prévue ce jeudi à l'Ampérage, rencontre avec les jeunes ténébreux de Quai d'Orsay pour causer pop-rock mélodique, langue anglaise, premier album ou encore, forcément, Cuvée grenobloise. Propos recueillis par Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 26 janvier 2016

Quai d'Orsay : They can be pop-rock heroes

En terres grenobloises naquit il y a maintenant trois ans Quai d'Orsay. Un groupe qui, comme son nom ne l'indique pas, préfère flirter langoureusement avec la pop-rock anglaise plutôt qu'avec la variété française. Si de trois à ses débuts la formation est passée à quatre musiciens aujourd'hui, c'est en trio que nous retrouvons Quai d'Orsay pour percer le mystère de ceux qui ne font pas que monter à Grenoble, mais creusent aussi leur sillon vers la capitale. Est-ce grâce à leurs sons aussi ébouriffants que leurs cheveux ? Ou grâce à leur présence sur la Cuvée grenobloise 2015, sortie il y a un an ? « La Cuvée grenobloise, c'est quelque chose de cool. Ça nous a fait faire deux-trois concerts sympas, notamment dans le bus du Cabaret frappé l'été dernier, et ça nous a donné un petit coup de pouce en local. Mais ça n'a rien changé de majeur » confient Rémi, Basil et Vadim – pour notre interview, ils ont laissé Charles, fraîchement arrivé dans l'aventure il y a un an et demi, à sa besogne étudiante. Fort de

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Les dix concerts à ne pas louper en mars et avril

MUSIQUES | Ces deux mois seront riches en événements du côté de la Belle électrique, de la Bobine, de la Source, de la MC2... La preuve en dix points à base de Feu! Chatterton, de Rover, de Nada Surf ou encore de Détours de Babel. Stéphane Duchêne et Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 19 février 2016

Les dix concerts à ne pas louper en mars et avril

Feu! Chatterton Voilà un groupe qui aime les transports, qui a déchiré le voile du succès critique avec une chanson sur le Costa Concordia et annoncé son premier album avec un single titré Boeing. Mais quand on parle de transport, il faudrait entendre ce mot selon toutes ses acceptions, à commencer par celle du transport sentimental, du transport amoureux et du voyage des mots. Car si l'on a multiplié les comparaisons musicales ou stylistiques s'agissant de Feu! Chatterton, il faut reconnaître une chose qui n'appartient qu'à eux. Rarement, on a vu si jeune groupe écrire des textes de la sorte : Boeing est une chanson à danser autant qu'à lire comme une suite machiniste à L'Albatros de Baudelaire (« Boeing, Boeing ! Et tes mouvements lents sont de majesté / Est-ce la faute de tes passagers indigestes / Si tu penches ? »). Quant aux paroles de Côte Concorde, elles sont à placer aux côtés des grands textes de la chanson française (« Du ciel tombe des cordes, faut-il y grimper ou s'y pendre ? »). Feu! Chatterton, loin d'être de paille, brûle de mots et sur scène les enflamme. C'est à voir.

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Christophe : intime idée

MUSIQUES | Son Intime Tour se terminera jeudi à la Belle électrique. L'occasion de (re)découvrir ses morceaux à poil, sans filtre synthétique.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 octobre 2015

Christophe : intime idée

Évidemment, l'idée n'est pas de lui. On s'en serait douté. L'animal beau bizarre, il le martèle, n'aime pas se retourner sur le passé – même récent. Alors cet Intime Tour, fait de concerts laissant une large part à l'improvisation et à la rencontre, figé pour l'éternité sur un disque, ce n'est pas une idée très "Christophe friendly". Et comme à son habitude, il ne s'en cache pas. « C'est une idée de la maison de disques. Je venais de signer avec Capitol, chez qui sort mon prochain album studio, et c'était le contrat. Un album live de la tournée, un album studio et même probablement un album de duos à suivre. Cet album, je ne l'ai pas écouté, et c'est probablement ce qui m'a permis de continuer cette tournée, ça m'aurait bloqué. » (lire son interview ici) Le fait est que les maisons de disque n'ont pas toujours de mauvaises idées. Car c'est bien la première fois qu'on approche autant au ras un Christophe enfin à nu, sans protection sonore, sans filtre synthétique. Juste sa voix et quelques ac

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L'Espace culturel René Proby, « une salle de proximité »

ACTUS | Saint-Martin-d’Hères inaugure ce week-end ce nouvel espace culturel. Une aubaine pour l'Heure bleue, la salle de spectacle de la ville.

Aurélien Martinez | Mardi 13 octobre 2015

L'Espace culturel René Proby, « une salle de proximité »

Ça bouge du côté de Saint-Martin-d’Hères, avec l’inauguration d’un nouvel établissement culturel et associatif : l’Espace René Proby, du nom de l’ancien maire communiste de la ville mort cet hiver. Une équipement polyvalent, réfection de l’ancienne salle Paul Bert détruite par les flammes en 2007, qui pourra servir à diverses associations et structures culturelles locales (la Maison de la poésie ou encore Les Arts du récit organiseront des rendez-vous) et qui sera aussi fortement utilisée par l’Heure bleue, la grande salle de spectacle martinéroise. « J’attendais ça avec impatience » : Vincent Villenave, le directeur de l’Heure bleue, y voit ainsi une complémentarité possible entre les deux lieux – 120 places en mode assis et 250 en debout à l’Espace culturel René Proby contre 520 et 1 400 à l’Heure bleue. Il pourra ainsi programmer des artistes « en émergence » et tenter des « expérimentations » en prenant moins de risques. « On pourra aussi faire de séries comme ça sera le cas en avril avec le nouveau spectacle de la Fabrique des petites utopies » – une dizaine de représentations,

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Bourgoin-Jallieu : quelles journées !

MUSIQUES | Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau rock indé plus attrayant que celui qui nous est présenté, qui plus est (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2015

Bourgoin-Jallieu : quelles journées !

Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau rock indé plus attrayant que celui qui nous est présenté, qui plus est pour son coup d'essai. C'est qu'outre Autour de Lucie, dont le statut d'icône d'une certaine pop indé en fait sans doute un peu le grand frère (ou sœur) de l'événement ; les cautions soulisantes que sont le Grenoblois Lull et le Lyonnais Sly Appolinaire, à qui on ne la fait plus ; 49 Swimming Pools dont les membres n'ont plus l'âge de la conduite accompagnée mais dont la pop reste fraîche comme une rose qui éclorait à l'infini ; et bien sûr H-Burns (consulter nos archives le concernant) ; c'est bien la jeune garde de la nouvelle (oui, encore) pop française

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Ouverture des candidatures pour la Cuvée grenobloise

ACTUS | Les musiciens ont jusqu’au 9 octobre pour se faire connaître auprès de l’association Retour De Scène-Dynamusic et ainsi figurer sur l'édition 2016 de la fameuse compilation.

Aurélien Martinez | Mercredi 19 août 2015

Ouverture des candidatures pour la Cuvée grenobloise

Un musicien grenoblois peut avoir divers objectifs : faire connaître sa musique, jouer devant du public, voire même remplir un Stade des Alpes. Et puis il y a celui (d’objectif) d’être sur la fameuse Cuvée grenobloise que sort chaque année l’association Retour De Scène-Dynamusic. La Cuvée grenobloise ? « Un album qui regroupe les morceaux de groupes locaux en voie de professionnalisation, choisis parce qu’ils reflètent, à un moment précis, le climat musical de la vallée. […] Le but restant toujours de promouvoir au mieux les initiatives musicales grenobloises. » Pour figurer sur celle qui sortira en 2016, et qui sera la quinzième du nom, vous avez jusqu’au 9 octobre. Les candidatures se font en ligne. À noter désormais que l’asso s’engage, via une nouveauté baptisée Millésime, à « accompagner de manière approfondie environ 5 groupes choisis ».

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De belles surprises à l’Heure bleue

ACTUS | La nouvelle programmation de la salle de Saint-Martin-d’Hères réserve son lot de propositions alléchantes.

Aurélien Martinez | Mardi 30 juin 2015

De belles surprises à l’Heure bleue

Ô joie : en octobre, le fameux Professeur Rollin sera de passage par Saint-Martin-d’Hères avec Rollin se rebiffe, seul-en-scène dans lequel l’humoriste lettré répond aux questions du public sur des sujets allant « de la mondialisation aux flux migratoire » en passant par « la bien-pensance et les logiques de profit ». Rayon humour, on aura aussi droit à une autre chroniqueuse officiant sur France Inter : Sophia Aram avec son one-woman-show tout frais où le titre parle de lui-même – Le fond de l’air effraie ; et le fameux Fellag avec un Bled Runner présenté comme le « best of d’une carrière ». En musique, ô joie encore, l’une des meilleures auteures-compositrices-interprètes françaises sera de retour dans l’agglo : Claire Diterzi avec son concert 69 battements par minute. En théâtre, on dit (ou plutôt écrit) encore ô joie, puisqu

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Il était une fois l’Amérique

MUSIQUES | Pour le premier concert payant de la Belle électrique, on a droit à une figure musicale souvent vue à Grenoble : la chanteuse franco-américaine Rosemary (...)

Aurélien Martinez | Mardi 13 janvier 2015

Il était une fois l’Amérique

Pour le premier concert payant de la Belle électrique, on a droit à une figure musicale souvent vue à Grenoble : la chanteuse franco-américaine Rosemary Standley. Une artiste à la voix impressionnante capable de passer d’un répertoire à l’autre avec une aisance sidérante. On l’a par exemple croisée cet automne à la MC2 dans le spectacle Birds on a wire (projet violoncelle-voix qui convoque Monteverdi, John Lennon, Leonard Cohen, Purcell…) ou encore cet été au Cabaret frappé en duo avec la chanteuse réunionnaise Christine Salem : deux très grands moments. Mais Rosemary Standley est avant tout la meneuse de Moriarty, groupe au folk tendrement barré et bricolé qui a donc la lourde charge d’inaugurer cette Belle électrique en mode concert. Un choix peu risqué tant la bande, en live, est une véritable machine de séduction.

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Cabaret frappé – jour 2 : du côté des à-côtés

MUSIQUES | Le Cabaret frappé, c’est des concerts payants à 21h sous le chapiteau avec des grosses têtes d’affiche (Tricky, Cascadeur, Frànçois & the Atlas Mountains...). Mais c’est aussi plein d’autres trucs en accès libre, comme on a pu s’en rendre compte mardi soir.

Aurélien Martinez | Mercredi 23 juillet 2014

Cabaret frappé – jour 2 : du côté des à-côtés

19h – Concert au kiosque Ce mercredi soir, ce sera They call me Rico ; jeudi Natas loves you ; et vendredi notre chouchou Joe Bel. Des moments où l’on peut découvrir à l’air libre de chouettes artistes, comme ce fut le cas hier avec la Réunionnaise Maya Kamaty, fille du musicien Gilbert Pounia : une excellente surprise ! Du folk maloya subtil défendu par un petit bout de femme (et des musiciens) qui est très bien arrivé à capter l’attention du public (ce qui n’est pas toujours facile, hein Riff !) avec ses morceaux en créole ou en français. Le meilleur exemple de cette prise de contrôle en douceur étant la chanson finale du set baptisée Écris-moi, sur des paroles du poète mauricien Michel Ducasse, qu’on retrouvera sur un album prévu pour la rentrée. À suivre donc.

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