Awards 2011 théâtre

Aurélien Martinez | Vendredi 16 décembre 2011

L'award du meilleur spectacle de l'année… voire plus : Notre terreur
Car oui, des créations comme celle du collectif parisien D'ores et déjà, découvert au printemps à la MC2, on n'en voit malheureusement pas tous les jours. Leur Notre terreur, relecture des derniers jours de Robespierre en s'axant sur l'exercice du pouvoir d'une poignée de révolutionnaires propulsée à la tête du Comité de salut public, fut un acte théâtral d'une très grande force, élaboré avec une méthode singulière nourrie d'improvisations. D'où, à l'époque, notre titre de Une on ne peut pluspéremptoire : « ça c'est du théâtre » !

L'award du lieu qui se cherche : Le Tricycle
C'est l'idée qui avait occupé les théâtreux grenoblois pendant au moins un an : la volonté de la municipalité de confier les clés du Théâtre 145 et du Théâtre de poche (ex Théâtre de création) à un collectif d'artistes locaux. Après moult rebondissements dignes d'une série à suspens, le Tricycle a inauguré son nouveau pôle théâtral en septembre. Mais toujours en pleins balbutiements, l'équipe aux commandes peine encore à imposer sa patte, malgré un projet ambitieux – « requestionner la production et le soutien à la création » à Grenoble (et environs). Affaire à suivre, notamment avec le dévoilement de la programmation du prochain semestre.

L'award du lieu qui aurait aimé se chercher : Le Fitzcarraldo
Jean-Cyril Vadi et Gilles Déotto avaient vu grand : en octobre dernier, ils avaient pris possession des locaux de l'ancien Théâtre coccinelle, quartier de l'Estacade, pour créer un « lieu atypique de formation et de spectacles » ; avec une semaine d'inauguration parrainée par Jean-Claude Gallotta lui-même. Mais les problèmes financiers, liés à d'autres de voisinage, ainsi que le paysage grenoblois déjà chargé en lieux de la sorte, ont eu raison de leur Fitzcarraldo. Dommage, car il était sympa quand même cet endroit.

L'award du lieu qui s'est trouvé : L'Amphithéâtre
Après un an et demi aux commandes de l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix, on peut dresser un premier bilan : la nouvelle directrice Emmanuelle Bibard est arrivée à offrir une véritable identité à sa salle, en prenant une direction diamétralement opposée à celle déjà très marquée de son prédécesseur Michel Belletante. Entre ses mains, l'Amphi devient une scène innovante et audacieuse qui a largement de quoi rivaliser avec ses grandes sœurs de l'agglo.

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Grenoble : zoom sur 8 œuvres du campus

ESCAPADES | Sur le campus de Saint-Martin-d'Hères, on peut trouver des étudiants, des bâtiments en béton, et de nombreuses œuvres d’art signées de grands noms comme Alexander Calder ou François Morellet. En voici huit devant lesquelles nous passons parfois sans prêter attention, alors qu’elles méritent largement tout notre intérêt. Par Alice Colmart et Ismaël Bine

La rédaction | Mardi 3 avril 2018

Grenoble : zoom sur 8 œuvres du campus

Dans ses rues, dans ses jardins, sur ses murs, le campus de Saint-Martin-d'Hères regorge de joyaux de l'art contemporain. Des sculptures, des mosaïques ou encore des fresques dont on ne soupçonne parfois pas l’existence tant certaines sont discrètes. « Ces œuvres sont installées en permanence, les étudiants passent à côté tous les jours ou presque et ne s’en rendent pas forcément compte. Même les personnels, qui sont parfois là depuis 20 ans, ne voient pas nécessairement ce qu’il y a autour d’eux. Pour identifier les créations, il faut les montrer du doigt. » C’est de cette manière que pendant plus d’une heure, Lisa Pak, guide en charge de la valorisation du patrimoine pour Un Tramway nommé culture (le service culturel de la fac), nous a dévoilé huit œuvres plus ou moins bien cachées sur les 175 hectares du campus. Pour la plupart, elles sont nées d’une loi appelée « 1 % artistique ». « Lors de la construction d’un bâtiment public, une école, une université, une gendarmerie…, 1 % du budget hors fondation est réservé à l’achat ou la commande d’une œuvre contemporaine. L’objectif étant bien sûr de valoriser l’art contemporain.

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Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

Culture sous haute surveillance politique

« On n’a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu’on nous répond à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l’équipe pour évoquer les difficultés qu’elle rencontre avec la mairie (de droite) et l’adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées. Comme l’Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l’agglo), l’élu à la culture dispose d’un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l’Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autr

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Festival de marionnettes : ainsi fait, fait, fait Pont-de-Claix

Festival jeune public | La première édition du Festival de marionnettes est organisée du lundi 24 au vendredi 28 octobre à l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Avec notamment l'excellente compagnie La Pendue.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Festival de marionnettes : ainsi fait, fait, fait Pont-de-Claix

En cette période où l’on est plutôt habitués à voir mourir les festivals, la naissance d’un nouveau à quelque chose de savoureux. Et d’inattendu, comme l’heureux événement arrive du côté de l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix, salle de spectacle que la Ville avait reprise dans son giron en 2015, non sans fracas. Du coup, on a contacté Laurent Ageron, responsable de l’Amphi au sein du service culturel de la mairie, pour comprendre pourquoi il a décidé de lancer cet automne la première édition du Festival de marionnettes. « D’abord on voulait à nouveau positionner l’Amphithéâtre à l’échelle de l’agglomération. Ensuite, il y a une longue tradition du jeune public ici à l’Amphithéâtre, donc ça me semblait pertinent de continuer là-dessus. Et, enfin, il n’y a plus aujourd’hui de festival de marionnettes sur Grenoble, alors qu’il y a du public pour ça et qu’il y a sur l’agglomération des compagnies de marionnettes de première importance. » D’accord. Concrètement, lors de cette première édition organisée sur une semaine de vacances scolaires, on pourra découvrir quatre spectacles, dont la reprise de l’excellent Poli

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Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Saison 2016 / 2017 | De nouvelles têtes, des changements, un drôle de projet...

Aurélien Martinez | Mardi 13 septembre 2016

Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Des changements côté salles... De la danse en rassemblement à la MC2 Depuis le début d’année, le Centre chorégraphique national de Grenoble est dirigé par Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane (photo), qui ont ainsi pris la suite de l’emblématique Jean-Claude Gallotta. Un CCNG deuxième génération qui proposera cette saison deux événements atypiques à la MC2, un fin décembre et un autre fin mai : Le Grand Rassemblement. Des temps forts autour de la danse (mais pas que) qui sont en train d’être dessinés, et qui donnent très envie au vu des infos que l’on a pu glaner ici et là – pas mal d’invités, des spectacles phares… Deux nouvelles têtes Deux équipements culturels de l’agglo ont récemment changé de direction. À la Faïencerie de La Tronche, Céline Sabatier, venue du Coléo de Pontcharra, a remplacé Élisabeth Mathieu partie à la retraite. Au Pa

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Théâtres 145 et Poche : Tricycle va remettre les clés à la Ville

ACTUS | Rendez-vous le mercredi 31 août à 11h30 devant l’hôtel de Ville de Grenoble, à l'invitation du collectif débarqué des deux théâtres du bout du cours Berriat.

Aurélien Martinez | Vendredi 26 août 2016

Théâtres 145 et Poche : Tricycle va remettre les clés à la Ville

C’était le feuilleton de la saison dernière, dont le dernier acte (ou pas, l'avenir nous le dira) aura lieu mercredi 31 août. « Après la suppression brutale de notre subvention, la convention de Tricycle avec la Ville de Grenoble prend fin. La municipalité dirigée par Éric Piolle, plusieurs fois interpellée, a refusé tout dialogue autour de notre projet et a décidé de municipaliser les Théâtre 145 et Théâtre de Poche jusqu’alors sous la responsabilité du collectif artistique » écrit Tricycle dans un dernier mail qui dénonce également le licenciement des deux salariés de l’association « sans aucune proposition de reclassement ». « Nous proposons à toutes celles et ceux qui pensent qu’une autre politique culturelle est possible de venir le mercredi 31 août à 11h30 sur le parvis de la mairie de Grenoble pour une remise symbolique des clés des deux théâtres. » Deux théâtres qui, on le rappelle, sont maintenant

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Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

ACTUS | Les théâtres 145 et de Poche, qui appartiennent à la Ville de Grenoble mais étaient gérés depuis 2011 par un collectif d'artistes, sont maintenant sous la responsabilité de la directrice du Municipal. Directrice qui vient de dévoiler sa prochaine saison, en compagnie de l'élue aux cultures de la Ville de Grenoble à l'orgine de cette fusion.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

Voilà, c’est affiché clairement sur la plaquette de la prochaine saison du Théâtre municipal de Grenoble dévoilée la semaine dernière à la presse : le 145 et le Poche, théâtres du bout du cours Berriat dirigés pendant cinq ans par le collectif Tricycle, sont maintenant chapeautés par le Théâtre municipal, qui dispose ainsi de trois plateaux de jauges différentes (660, 240 et 150 places) pour l’ensemble de ses propositions artistiques. Même si cette réunion n’est visiblement pas encore définitive, comme l’a précisé l’élue aux cultures Corinne Bernard – « il faut qu’on trouve ensemble un chemin pour que tout le monde soit satisfait » (certains lui reprochent cette municipalisation de la culture). Sinon, niveau chiffres, il y aura la saison prochaine 90 levers de rideau sur les trois plateaux pour 48 spectacles en tout et 18 compagnies en résidence de création (principalement au 145 et au Poche). « La pari a été réussi » assure Corinne Bernard, évoquant

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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PB d'or 2015 : bonus

ACTUS | Cette année à Grenoble, on a notamment eu droit à de la politique culturelle difficile à suivre et de l'art contemporain dans la tourmente.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : bonus

Le PB d’or du truc qu’on regarde d’un œil depuis longtemps sans toujours vraiment comprendre ce que c’est : la politique culturelle de la Ville de Grenoble Bon, on ne va pas encore tirer sur l’ambulance, mais quand même… On a pourtant essayé de comprendre, on est allés à tous les "chantiers de la culture" organisés par la mairie, on a disséqué toutes les paroles publiques du maire Éric Piolle et, surtout, de son adjointe aux cultures Corinne Bernard… Pourtant, rien n’y fait, on ne comprend toujours pas où ils veulent aller quand ils parlent de culture – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? (oui, on se pose les mêmes questions que l’an passé). Et on n’est visiblement pas les seuls, le milieu culturel grenoblois, qui avait énormément soutenu Éric Piolle pendant la campagne des municipales de 2014, semblant lui aussi de plus en plus remonté après diverses décisions municipales abruptes – comme

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PB d'or 2015 : expo

ARTS | En 2015, on est tombés amoureux d'un musée et d'un artiste.

Charline Corubolo | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : expo

Le PB d'or de l'artiste grenoblois qui dominera bientôt la peinture contemporaine : Johann Rivat La première incursion de Johann Rivat dans nos colonnes remonte à novembre 2011. Depuis, le peintre grenoblois ne cesse d'envahir les murs de la région avec ses toiles de révoltes urbaines aux couleurs hallucinantes : la galerie Showcase en mai 2014, l'exposition Confidences d'outre-tombe pour le versant contemporain avec son crâne « d'anniversaire » (qui a fait la une du PB), une participation à l'exposition collective Who's afraid of picture(s) en mars 2015 à l’École supérieure d'art et design Grenoble, une autre

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PB d'or 2015 : musique et soirées

MUSIQUES | 2015 aura été marquée par l'ouverture d'une nouvelle salle à Grenoble et la confirmation du talent d'une artiste que l'on suit depuis longtemps au Petit Bulletin.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : musique et soirées

Le PB d’or de la salle qui n’a pas déçu : la Belle électrique On en parlait depuis vingt ans de cette salle de 1000 places à Grenoble, pensée comme un intermédiaire entre un immense Summum et d’autres plus petits lieux. Inaugurée en janvier dernier avec une grosse soirée gratuite, la Belle électrique a rapidement trouvé son rythme de croisière entre têtes d’affiche populaires, musiciens moins bankables et soirées électro jusqu’à 6 heures du matin. Du coup, le public s’est très vite emparé de cet espace remarquablement pensé et aménagé qui, au passage, a ringardisé pas mal de salles plus classiques. « Une salle de 2015 » comme nous l’expliquait son boss à l’ouverture. Et aussi de 2016, 2017, 2018, 2019… Le PB d’or du meilleur album grenoblois : Alwâne de Djazia Satour Certes, il est sorti fin 2014, mais c’est cette année qu’on l’a découvert sur scène, en février à l’Ampérage pour être précis :

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PB d'or 2015 : théâtre et danse

SCENES | Cette année, deux spectacles de théâtre nous ont fait un bien fou. Et un ponte de la danse a dû faire ses cartons.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : théâtre et danse

Le PB d’or des spectacles grenoblois qui font du bien : Rue des voleurs (Bruno Thircuir) et Mon frère, ma princesse (Émilie Le Roux) Que ce soit avec le roman Rue des voleurs de Mathias Énard (sur un jeune ­Marocain qui finira à Barcelone) ou la pièce jeune public Mon frère, ma princesse de Catherine Zambon (sur un gamin de cinq ans qui veut simplement porter des robes), deux metteurs en scène grenoblois (Bruno Thircuir de la Fabrique des petites utopies et Émilie Le Roux des Veilleurs) ont, cette année, embrassé avec finesse des thèmes sociétaux forts pourtant sujets aux crispations et aux délires les plus dingues – la question des migrants pour l’un et celle des études de genre pour l’autre. En a résulté deux spectacles dépassionnés et, surtout, passionnants qui illustrent parfaitement comment des artistes peuvent défendre un discours humaniste et intelligent simp

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PB d'or 2015 : cinéma

ECRANS | De cette année de cinéma, on a retenu un chef-d’œuvre charnel et une escroquerie familiale.

Vincent Raymond | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : cinéma

Le PB d’or du film le plus fantas(ma)tique : Love de Gaspar Noé Le fait qu’un groupuscule obscurantiste ait pleurniché auprès des tribunaux pour restreindre sa diffusion en réclamant que lui soit infligée une interdiction aux moins de 18 ans en raison de « scènes de sexe non simulées » (noooon ? pas possible dans un film qui s’appelle Love et qui traite d’une relation charnelle) confirme son statut de chef-d’œuvre. Car accuser Love d’outrage aux bonnes mœurs (comme Les Fleurs du mal ou Madame Bovary en leur temps) équivaut à décerner à Gaspar Noé un légitime brevet d’auteur classique contemporain. La moindre des choses : le cinéma qu’il propose s’attache à renouveler son médium, à dépasser ses contraintes et susciter des ressentis inédits chez les spectateurs. Love explore le champ de l’intime et de l’amoureux en utilisant des codes visuels du cinéma sensuel et la 3D autour d’un récit dramatiquement complexe, bannissant symétriquement l’hypocrisie de la représentation et la complaisa

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Grenoble : une pétition nationale contre « la liquidation programmée du Tricycle »

ACTUS | Les signataires, dont pas mal de grands noms du spectacle vivant et de la culture en France (Olivier Py, Maguy Marin, Anne Alvaro...), s’opposent à la décision du maire Éric Piolle et de son équipe de reprendre le Théâtre 145 et le Théâtre de poche en régie directe.

Aurélien Martinez | Mercredi 9 décembre 2015

Grenoble : une pétition nationale contre « la liquidation programmée du Tricycle »

On avait évoqué en octobre la décision de la Ville de Grenoble d’arrêter l’aventure Tricycle, du nom du collectif d’artistes qui gère le Théâtre 145 et le Théâtre de poche ; le projet municipal étant de reprendre les deux lieux en régie directe au sein d'un ensemble plus vaste incluant le Théâtre municipal de Grenoble (tout est résumé ici). Un dossier symbolisant la rupture entre la Ville et beaucoup d'artistes grenoblois. Une pétition vient d’être lancée pour s’opposer à « cette décision brutale ». Extrait : « Le légitime souci de "la culture pour tous" est, hélas, devenu l’alibi populiste pour refuser de penser et de considérer les spécificités de l’art et de la fa

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La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

ACTUS | Depuis quatre ans, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche sont gérés par un collectif d’artistes (baptisé Tricycle) dont le cœur du projet est la création théâtrale contemporaine locale. Une aventure qui pourrait s’arrêter à la fin de la saison, la Ville de Grenoble ayant décidé de reprendre en régie directe ces deux lieux lui appartenant, pour les inscrire dans un ensemble plus vaste. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 12 octobre 2015

La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

Ces derniers mois, on entendait pas mal de bruits sur l’avenir incertain du Tricycle, ce collectif d’artistes gérant depuis 2011 le Théâtre 145 et le Théâtre de poche dans le but « d’encourager la création de spectacles à travers des résidences d’artistes ». Est-ce que l’équipe Piolle voulait poursuivre ce projet lancé par l’équipe Destot, projet que l’adjointe aux cultures Corinne Bernard avait même loué dans nos colonnes en arrivant aux affaires – « Il y a 88 compagnies de spectacle vivant à Grenoble, et une dizaine de lieux. Doit-on continuer à donner les clés à un seul artiste ? Sur cette question, l’expérimentation du Tricycle est tellement bonne qu’il faut peut-être continuer comme ça. » Ça c’était en septembre 2014. Depuis, le collectif a eu peu de contacts avec la nouvelle municipalité malgré leurs nombreuses demandes. La dernière présentation de saison s’est dér

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Vers une saison de transition à l'Amphithéâtre

ACTUS | L’hiver dernier, l’équipe qui gère la salle de spectacle pontoise depuis cinq ans a été remerciée par la municipalité. Se pose du coup la question de l’avenir du lieu. Visiblement, on se dirige vers « une année de transition » avec la conservation des propositions jeune public déjà planifiées par l'ancienne directrice Emmanuelle Bibard.

Aurélien Martinez | Mercredi 22 juillet 2015

Vers une saison de transition à l'Amphithéâtre

Les derniers mois à Pont-de-Claix ont été compliqués côté culture, avec le débarquement de l’équipe aux commandes de l’Amphithéâtre par la municipalité socialiste qui trouvait la programmation trop élitiste – tout est résumé dans ce dossier. Alors qu’on pensait aller à la pêche aux infos à la rentrée pour en savoir plus sur le devenir de la salle, voilà que nous recevons en plein milieu de l'été un mail de l’Amphithéâtre qui, en plus de remercier ceux qui ont « soutenu et accompagné ce projet pendant cinq ans », évoque le « futur du projet culturel et de l’équipe ». Voici le communiqué, visiblement de pacification, l’accompagnant : « La scène Rhône-Alpes / Amphithéâtre change de projet artistique au 1er septembre 2015. Après une mobilisation, depuis février, contre la perspective de disparition d'un lieu de diffusion exigeant pour le spectacle vivant, une phase de concertation s'établit aujourd'hui entre l'équipe de l'Amphithéâtre (8 salariés) et la ville du Pont-de-Claix. Le service culturel s'orie

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Amphithéâtre : Christophe Ferrari s’exprime enfin

ACTUS | Alors qu’il y a tout juste cinq ans, la mairie de Pont-de-Claix décidait de changer totalement la ligne de son théâtre en l’axant sur la création très contemporaine, nouveau changement avec la reprise en main de l’équipement par cette même mairie. En cause, la programmation de la directrice jugée trop élitiste. Presque deux mois après la publication de l’information, le maire Christophe Ferrari s’exprime enfin sur le sujet. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 10 avril 2015

Amphithéâtre : Christophe Ferrari s’exprime enfin

Changement de position à la mairie de Pont-de-Claix au sujet de l’Amphithéâtre. Alors que Christophe Ferrari souhaitait visiblement rester loin, très loin, de la polémique entourant l’Amphithéâtre, demandant à son adjointe à la culture de justifier son choix de remercier la directrice de la structure culturelle, il fait machine arrière, sans doute au vu de la tournure que prennent les événements – beaucoup s’émeuvent de sa décision, parfois violemment comme l’ancien directeur de l’Amphithéâtre Michel Belletante dans une lettre ouverte au vitriol. Une prise de parole tardive de l’édile (plus d’un mois après les premiers papiers dans la presse) expliquée aujourd’hui par une volonté de ne pas interférer à l’époque sur les élections départementales qui se sont déroulées fin mars. « Rendre la culture accessible à tous » Jeudi 9 avril, une poignée de jo

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Amphithéâtre : Michel Belletante prend la parole

ACTUS | Le metteur en scène qui fut directeur de l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix de 1996 à 2010 nous a fait parvenir la lettre ouverte virulente qu'il a adressée à Christophe Ferrari, le maire de Pont-de-Claix. Et se positionne clairement contre la décision municipale concernant l'avenir de l'Amphithéâtre.

Aurélien Martinez | Jeudi 19 mars 2015

Amphithéâtre : Michel Belletante prend la parole

Alors qu’il y a tout juste cinq ans, la mairie de Pont-de-Claix décidait de changer totalement la ligne de son théâtre en l’axant sur la création très contemporaine, nouveau changement avec la reprise en main de l’équipement par cette même mairie. En cause, la programmation de la directrice jugée trop élitiste comme on l'évoquait ici. Voici la réaction du metteur en scène Michel Belletante. Lettre ouverte à Christophe Ferrari Maire de Pont-de-Claix, Président de la Métro Christophe, Alors ça y est, tu y es arrivé ! Arrivé à tuer l'indépendance et la (semi)liberté de l'Amphithéâtre. Cette parole, à côté de la tienne, de mon "temps" à la place de la tienne, que tu n'as jamais supportée car elle te dépassait, tu as fini par l'avoir et la faire taire pour un bon moment ! Oui, car elle

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Le Pont-de-Claix : l’avenir de l’Amphithéâtre en question

ACTUS | Alors qu’il y a tout juste cinq ans, la mairie du Pont-de-Claix décidait de changer totalement la ligne de son théâtre en l’axant sur la création très contemporaine, nouveau changement avec la reprise en main de l’équipement par cette même mairie. En cause, la programmation de la directrice jugée trop élitiste. On fait le point avec les acteurs concernés.

Aurélien Martinez | Mardi 3 mars 2015

Le Pont-de-Claix : l’avenir de l’Amphithéâtre en question

« Un coup de théâtre tellement violent. » Forcément, Emmanuelle Bibard, directrice de l’Amphithéâtre depuis 2010, ne prend pas très bien la fin de la convention entre la mairie du Pont-de-Claix et Amphipédia, l’association qui gère l’Amphithéâtre, puisque cela signifie la non-reconduction de son projet. « C’est une décision politique arbitraire, un repli sur soi inquiétant par rapport à l'héritage des années 1980 » – les fameuses années Jack Lang. « On ne ferme pas une salle, on la reprend » assure pourtant Corinne Grillet, adjointe à la culture auprès du maire Christophe Ferrari depuis les dernières élections. Une décision motivée par un bilan jugé trop faible niveau « ancrage avec le territoire ». Corinne Grillet nous parle de « programmation élitiste », alors qu’elle en souhaiterait une plus à l’écoute des habitants de sa ville « qui ne vont même pas au cinéma ». Emmanuelle Bibard, elle, condamne ces « élus qui veulent de la rentabilité à court terme »,

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Awards 2014 cinéma

ECRANS | L’award du meilleur film : Nymphomaniac Avant même sa sortie, le (double) film de Lars von Trier a créé la polémique, qui ne s’est pas calmée lorsque (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 cinéma

L’award du meilleur film : Nymphomaniac Avant même sa sortie, le (double) film de Lars von Trier a créé la polémique, qui ne s’est pas calmée lorsque le premier volume est arrivé sur les écrans. De fait, on ne peut pas dire que Nymphomaniac ait fait l’unanimité, loin de là… Mais de tous les films de 2014, il paraît avec le recul (et l’arrivée, imminente, de sa version intégrale en DVD, celle souhaitée par l’auteur et qui lui donne sa pleine puissance opératique) le plus synchrone avec une certaine idée d’un cinéma authentiquement contemporain. Relecture très libre des Mille et une nuits, Nymphomaniac déploie pour raconter l’histoire de Joe, nymphomane autoproclamée, un dispositif où chaque chapitre est un nouveau mode de récit, et chaque récit une petite machine à produire de la figuration et de l’émotion. Drôle, cruel, violent et, bien sûr, pornographique, il s’affirme aussi comme une synthèse remarquable de tout le cinéma de Lars von Trier, mais dans une humeur moins dépressive qu’

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Le Top Flop 2014 des lecteurs

ECRANS | Le Top 10 des lecteurs 1. Gone girl de David Fincher 2. Mommy de Xavier Dolan 3. The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson 4. Her de Spike (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 décembre 2014

Le Top Flop 2014 des lecteurs

Le Top 10 des lecteurs 1. Gone girl de David Fincher 2. Mommy de Xavier Dolan 3. The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson 4. Her de Spike Jonze 5. Dallas buyers club de Jean-Marc Vallée 6. Only lovers left alive de Jim Jarmusch 7. Interstellar

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Le Top Flop 2014 du PB

ECRANS | Le Top 2014 du PB 1. Nymphomaniac de Lars Von Trier 2. Winter sleep de Nuri Bilge Ceylan 3. The Grand Budapest hotel de Wes Anderson 4. Adieu au (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 décembre 2014

Le Top Flop 2014 du PB

Le Top 2014 du PB 1. Nymphomaniac de Lars Von Trier 2. Winter sleep de Nuri Bilge Ceylan 3. The Grand Budapest hotel de Wes Anderson 4. Adieu au langage de Jean-Luc Godard 5. Gone girl de David Fincher 6. Leviathan d’Andreï Zviaguintsev 7.

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Awards 2014 expo

ARTS | L'award de l'expo la plus geek : À quoi tu joues ? Depuis juin dernier, la Casemate (le centre de culture scientifique grenoblois) s'est transformée en (...)

Charline Corubolo | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 expo

L'award de l'expo la plus geek : À quoi tu joues ? Depuis juin dernier, la Casemate (le centre de culture scientifique grenoblois) s'est transformée en temple du jeu vidéo dans lequel néons lumineux et manettes revisitées ouvrent une faille spatio-temporelle au cœur de la technologie. Cette « expo-à-jouer » dévoile des moteurs de recherche ultra high-tech comme le minitel, des jeux très XXIe siècle comme le Pac Man pédalo, et plein d'autres surprises. Sans conteste la meilleure manifestation sur la culture geek à Grenoble cette année, qui se prolonge jusqu'au 26 juillet, juste avant l'arrivée de Marty et Doc. L'award de l'expo contemporaine qui casse trois pattes à un canard : The Blackbird must be flying &

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Award 2014 bonus

ACTUS | L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Award 2014 bonus

L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne Bernard, la nouvelle adjointe « aux cultures » de la Ville de Grenoble arrivée aux affaires suite à l’élection d’Éric Piolle en mars dernier, est on ne peut plus sympathique. Bon, par contre, pour ce qui est de la politique culturelle de cette nouvelle équipe, c’est plutôt flou. Si des questions légitimes sont posées (le projet de certains lieux emblématiques comme le théâtre municipal, la répartition des subventions, la place de l’émergence…), pour l’instant, on n’arrive pas vraiment à déceler la ligne directrice de tout ça – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? Puis franchement, le mot culture au pluriel dans l’intitulé de la délégation, ça sert vraiment à quelque chose ? Mais comme au PB on est très optimistes, et qu’un coup de pied dans la fourmilière peut avoir du bon s’il n’est pas administré en mo

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Awards 2014 musique

MUSIQUES | L’award de la langue qu’on aime bien entendre : le français Juillet 2014 : le groupe Frànçois & the Atlas Mountains livre le meilleur concert de la (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 musique

L’award de la langue qu’on aime bien entendre : le français Juillet 2014 : le groupe Frànçois & the Atlas Mountains livre le meilleur concert de la seizième édition du Cabaret frappé – non, ce n’était pas celui de Tricky ! Octobre 2014 : les Innocents, groupe culte des années 90 à la musique intemporelle, se reforment en mode duo et passent par la Source de Fontaine. Novembre 2014 : le "pop father" Étienne Daho enflamme littéralement la MC2. Trois exemples qui ont une fois de plus confirmé (ou démontré à ceux qui l’ignoraient) que

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Awards 2014 théâtre

SCENES | L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 théâtre

L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création contemporaine locale, propose un cycle consacré au monologue. Parmi les trois propositions, on découvre celle de Grégory Faive autour du Petit lexique amoureux du théâtre de Philippe Torreton, qui évoque avec humour tous les à-côtés de son art. Alors qu’on s’attendait à une petite forme bien sympathique à la durée de vie limitée, on assiste à l’éclosion d’une aventure théâtrale passionnante (baptisée Pourvu qu'il nous arrive quelque chose) qui grandira et s’épanouira au fil des mois dans des salles toujours plus grandes. Après quinze jours de représentation en mai dernier à la MC2 et un festival d’Avignon cet été, le spectacle continue encore sa tournée – il sera au Grand Angle et à la Faïencerie la saison prochaine. Un vérita

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Les bâtisseurs d'avenir

SCENES | Alors que sera lancée jeudi soir la quatrième saison du Tricycle, on s’est une fois de plus penchés sur ce projet audacieux qui demande néanmoins toujours d’être expliqué. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 16 septembre 2014

Les bâtisseurs d'avenir

« Trois ans déjà » comme l’écrit Gilles Arbona, l’un des artistes à la tête du collectif Tricycle, dans l’édito de la nouvelle plaquette. Trois ans pendant lesquels l’idée d’un théâtre (ou plutôt de deux – le 145 et le Poche) dédié à la création théâtrale s’est affinée. Depuis, l’équipe aux commandes s’est dotée d’un projet spécifiant ses missions – il est disponible en fin de plaquette. Hélène Gratet, autre membre du collectif (aux côtés de figures grenobloises variées comme Serge Papagalli, Grégory Faive, Bernard Falconnet...) nous le résume : « On est partis des trois premières années d’expérience. On a commencé à le mettre en place cette saison, autour de trois axes forts : l’expérimentation, les écritures contemporaines et la pluralité des esthétiques. » Avec toujours un principe : faire de la création en aidant les artistes qui, sans l’aide du Tricycle, ne pourraient pas montrer leur travail – d’où l’absence de grosses têtes d’affiche, même locales, dans la programmation. Pour info, le collectif

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En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Deuxième épisode (sur quatre) de notre série d’articles consacrés à ce que l’on découvrira la saison prochaine sur les différentes scènes de l’agglo. Avec cette semaine le Théâtre municipal de Grenoble, l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères et l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

En route vers 2014 / 2015

Le Théâtre municipal de Grenoble 2014 / 2015 sera une année dans la parfaite continuité des précédentes élaborées par la directrice Evelyne Augier-Serive, entre grands noms, humoristes stars, textes d’auteurs, vaudevilles et créations plus atypiques. Dans ce flot de propositions, côté rire, on retient la venue de l’efficace Troupe à Palmade avec le spectacle L’Entreprise, le retour de Marianne James sur scène avec un nouveau personnage baptisé Miss Carpenter, ou encore le rendez-vous avec le Dauphinois Serge Papagalli (La Santé par les plantes, sur les fameux Maudru). Côté répertoire, nous intriguent la mise en scène de La Tempête de Shakespeare par Christophe Lidon avec l’excellent Claude Rich, celle de L’Avare de Molière par Jean-Louis Martinelli avec Jacques Weber, et surtout Le Misanthrope (encore Molière) revu et corrigé par l’excellentissime Michel Fau, avec au casting Julie Depardieu et la trop rare Édith Scob.

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Awards 2013 cinéma

ECRANS | L'award du meilleur film : Gravity d’Alfonso CuarónDepuis Les Fils de l’homme, on savait que Cuarón était un visionnaire… Avec Gravity, il l’a démontré au-delà de (...)

Christophe Chabert | Vendredi 20 décembre 2013

Awards 2013 cinéma

L'award du meilleur film : Gravity d’Alfonso CuarónDepuis Les Fils de l’homme, on savait que Cuarón était un visionnaire… Avec Gravity, il l’a démontré au-delà de toutes les attentes, créant un spectacle cinématographique inédit tout en prolongeant ses obsessions d’auteur, réussissant à la fois une œuvre intimiste et immersive, simple et ouverte sur l’infini. Par ailleurs, le cinéaste mexicain a inventé une sorte de blockbuster minimaliste ; on est curieux de savoir quelles leçons Hollywood tirera de cette expérience…  L'award du pire film : Tip Top de Serge Bozon C’est devenu une habitude : l’award du pire film de 2013 revient à une grosse arnaque, qui déguise son incompétence derrière de la fausse légèreté. Il n’y a rien de plus lourd, pourtant, que ce

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Le Top Flop de la rédaction 2013

ECRANS | Top 10 1/ Gravity d’Alfonso Cuarón2/ Inside Llewyn Davis de Joel & Ethan Coen3/ Mud de Jeff Nichols4/ Spring breakers d’Harmony Korine5/ L’Inconnu (...)

Christophe Chabert | Vendredi 20 décembre 2013

Le Top Flop de la rédaction 2013

Top 10 1/ Gravity d’Alfonso Cuarón2/ Inside Llewyn Davis de Joel & Ethan Coen3/ Mud de Jeff Nichols4/ Spring breakers d’Harmony Korine5/ L’Inconnu du lac d’Alain Guiraudie6/ La Vie d’Adèle : chapitres 1 & 2 d’Abdellatif Kechiche7/

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Le Top Flop des lecteurs 2013

ECRANS | Top 10 1/ Django unchained de Quentin Tarantino2/ Gravity d’Alfonso Cuarón3/ La Vie d’Adèle : chapitres 1 & 2 d’Abdellatif Kechiche4/ Mud de Jeff (...)

Christophe Chabert | Vendredi 20 décembre 2013

Le Top Flop des lecteurs 2013

Top 10 1/ Django unchained de Quentin Tarantino2/ Gravity d’Alfonso Cuarón3/ La Vie d’Adèle : chapitres 1 & 2 d’Abdellatif Kechiche4/ Mud de Jeff Nichols5/ L’Inconnu du lac d’Alain Guiraudie6/ Alabama Monroe de Felix Van Groeningen7/

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Awards 2013 bonus

ACTUS | L’award de la polémique qui fait du bien à la presse locale : celle autour de l’Ampérage C’est en avril dernier que tout a commencé. L’Ampérage, salle (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 bonus

L’award de la polémique qui fait du bien à la presse locale : celle autour de l’Ampérage C’est en avril dernier que tout a commencé. L’Ampérage, salle incontournable des nuits grenobloises située au bout du cours Berriat, se voyait contrainte par la préfecture d’arrêter d’organiser des soirées jusqu’à cinq heures du matin. Branle-bas de combat du côté des associations programmant dans le lieu, qui déplorent que l’on tue les cultures s’exprimant la nuit. « La législation n’est pas en accord avec la réalité des pratiques culturelles aujourd’hui. Ce n’est pas parce que l’on ferme à cinq heures du matin qu’on est forcément une discothèque » déplorait dans nos colonnes Thomas Antoine, président du Stud, l’association qui gère l’Ampérage. Un article qui a explosé nos compteurs de fréquentation du site, celui-ci circulant notamment de façon virale sur les réseaux sociaux (faut dire qu’on résumait plutôt bien la situation !). Comme tous ceux de nos confrères d’ailleurs, qui ont eux aussi suivi l’affaire de près. Moralité : dans l

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Awards 2013 musique

MUSIQUES | L’award du meilleur single made in Grenoble : Instant T de Peau En juin dernier, la Grenobloise Perrine Faillet, alias Peau, sortait le beau clip de (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 musique

L’award du meilleur single made in Grenoble : Instant T de Peau En juin dernier, la Grenobloise Perrine Faillet, alias Peau, sortait le beau clip de son single Instant T annonçant son second album – Archipel, qui fait suite à Première mue. Un morceau pop et synthétique nappé d’électronique d’une subtilité remarquable, à l’image de son univers musical (proche de celui d’une Émilie Simon). Et une voix en français, presque susurrée par moments, qui offre une innocence aérienne à cet Instant T. Un petit bijou dont on reparlera plus longuement en mars prochain à l’occasion du concert que donnera Peau à la Bobine, où elle sera accompagnée sur scène d’Olivier Depardon à la guitare et de Damien Litzler à la batterie.    L’award de la soirée de l’année qui a failli tomber à l’eau : celle des 20 ans du Petit Bulletin Mercredi 18 septembre, 17h. Dans une heure, nous allons fêter nos 20 ans place Vict

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Awards 2013 expo

ARTS | L’award de l’expo la plus pop : Ultracore au Magasin Si le Magasin – Centre national d’art contemporain nous perd parfois avec des expositions trop (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 expo

L’award de l’expo la plus pop : Ultracore au Magasin Si le Magasin – Centre national d’art contemporain nous perd parfois avec des expositions trop conceptuelles, celle consacrée au printemps dernier à l’artiste allemand Anselm Reyle était une réussite éclatante. À la fois puissant, ludique et accessible, le travail coloré de Reyle se trouvait magnifié par l’habile scénographie jouant avec l’obscurité et tranchant ainsi avec le kitsch assumé des œuvres présentées. Un très bon choix d’Yves Aupetitallot, le directeur des lieux, qui a permis aux Grenoblois de découvrir cet artiste dont la cote est proprement hallucinante – en 2007, il a par exemple vendu 192 000 dollars une toile estimée 25 000.

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Awards 2013 théâtre

SCENES | L’award du meilleur espoir : la compagnie des Gentils Ça fait un bout de temps que la petite bande issue en partie du conservatoire de Grenoble et (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 théâtre

L’award du meilleur espoir : la compagnie des Gentils Ça fait un bout de temps que la petite bande issue en partie du conservatoire de Grenoble et réunie autour du metteur en scène Aurélien Villard fait son nid dans le milieu grenoblois, toujours guidée par l’envie de proposer un théâtre généreux et non intimidant. On a souvent pu la croiser à l’Espace 600, qui la soutient depuis longtemps, mais aussi à l’Amphidice (sur la fac) ou au festival Textes en l’air de Saint-Antoine-l’Abbaye (Aurélien Villard vient de ce village isérois). Pourquoi un award maintenant du coup ? Parce que 2013 est véritablement l’année du décollage pour les Gentils, grâce à leur création La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi qui vient d’être produite par le Théâtre nouvelle génération de Lyon – et non par une structure grenobloise, mais bon ! Un acte de professionnalisation (avant, c’était en mode débrouille, alors que là, tout le monde est payé) qui ouvre de nouvelles voies à ces saltimbanques adeptes du théâtre chanté et,

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Votez pour les Petit Bulletin awards

ACTUS | PB awards, troisième édition. Dans notre numéro du 25 décembre, nous reviendrons sur l’année culturelle écoulée. L’occasion de décerner nos traditionnels PB awards (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 décembre 2013

Votez pour les Petit Bulletin awards

PB awards, troisième édition. Dans notre numéro du 25 décembre, nous reviendrons sur l’année culturelle écoulée. L’occasion de décerner nos traditionnels PB awards dans toutes les rubriques (ciné, théâtre, musique, expo...). Et comme l’an passé, nous vous donnons aussi la parole. Outre notre traditionnel Top / Flop cinéma, livrez-nous vos impressions sur l’année culturelle qui s’achève. Quel concert vous a retournés ? Quel spectacle a été une claque pour vous ? Quelle expo mettriez-vous en top ? Et quelles sont vos déceptions ? Pour cela, deux possibilités : commentez cet article, ou écrivez-nous à pbawards@petit-bulletin.fr Nous publierons vos meilleures remarques dans notre numéro spécial PB Awards.

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De la rouille dans le moteur

ECRANS | Le Top 2012 de la rédaction et de nos lecteurs consacre deux films français, ce qui n’est pas forcément à l’image d’une année cinéma où le bon cinéma est venu de partout : des indépendants américains, du cinéma d’animation ou des cinéastes hors la loi. Bilan détaillé. Christophe Chabert

Aurélien Martinez | Mercredi 26 décembre 2012

De la rouille dans le moteur

En près de six ans de Top Flop, on n’avait jamais vu ça : un quatuor français en guise de vainqueurs et de perdants de notre référendum. Côté winners,  De rouille et d’os de Jacques Audiard et Holy Motors de Leos Carax ; côté losers,  Un plan parfait de Pascal Chaumeil et Stars 80 du tandem Langmann / Forestier. À signaler que votre Top Flop est, niveau réalisateurs, similaire à celui de 2009, où Un prophète avait fini 1er du top, et à celui de 2008 avec Astérix aux jeux olympiques premier du flop. Mais

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Le Top / Flop de la rédaction

ECRANS | Les dix meilleurs et les dix pires films de 2012 selon la rédaction du Petit Bulletin.

Christophe Chabert | Jeudi 20 décembre 2012

Le Top / Flop de la rédaction

Le Top 10 de la rédaction 1. Holy Motors de Leos Carax 2. Moonrise Kingdom de Wes Anderson 3. Cheval de guerre de Steven Spielberg 4. Les Bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin 5. Cosmopolis de David Cronenberg 6. Kill list de Ben Wheatley 7.

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Le Top / Flop des lecteurs

ECRANS | Les dix meilleurs et les dix pires films de 2012 choisis par nos lecteurs

Christophe Chabert | Jeudi 20 décembre 2012

Le Top / Flop des lecteurs

Le Top 10 des lecteurs 1. De rouille et d’os de Jacques Audiard 2. Bullhead de Michael R. Roskam 3. Amour de Michael Haneke 4. Moonrise Kingdom de Wes Anderson 5. Holy Motors de Leos Carax 6. Take shelter de Jeff Nichols 7. Killer Joe de William Friedkin 8.

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Awards 2012 cinéma

ECRANS | L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 cinéma

L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement décevant. La surprise a donc été de taille lorsqu’on a découvert ce rêve éveillé qu’est Holy Motors, où Denis Lavant se promène à l’intérieur d’un monde qui ressemble à un film (de Carax), incarnant une dizaine de personnages devant des caméras invisibles, passant de l’un à l’autre grâce à une limousine blanche qui, elle-même, finira au garage comme une antiquité d’un autre siècle. Mélancolique et désenchanté dans son projet, Holy Motors est joyeux et gourmand dans son appétit de filmer, sa manière de réinvestir tous les genres pour en livrer des visions uniques, sa façon de réfléchir les grands sujets du moment par la poésie pure et l’évocation inspirée. Une œuvre unique qui a trouvé des défenseurs inattendus (de Jan Kounen à Richard Kelly, et jusqu’aux critiques de Los Angeles qui l’ont élu meilleur film étranger de l’année).   L’award du flop de l’année :

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Awards 2012 bonus

ACTUS | L’award de la meilleure une mensongère : le n°860 Pour illustrer notre dossier d’octobre dernier sur la faible place accordée aux femmes dans le monde (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 bonus

L’award de la meilleure une mensongère : le n°860 Pour illustrer notre dossier d’octobre dernier sur la faible place accordée aux femmes dans le monde culturel, on s’est creusé la tête. Pour finalement arriver à cette image guerrière qui en jetait en couverture. Que ceux qui ont pensé qu’un troisième Kill Bill sortait sur les écrans nous pardonnent.   L’award de la meilleure insulte : « Petit Bulletin, petite putain » Le Petit Bulletin est lu : on en a souvent la preuve grâce à vos réactions enflammées qui nous parviennent par lettres, mails ou sur les réseaux sociaux. En septembre sur Facebook, on est ainsi tombés sur la logorrhée d’une association qui nous reprochait (à tort en plus) de ne pas avoir causé de son événement. Avec, lovée au sein de la longue discussion multipartite, cette insulte emplie de poésie et d’amour envers la gent féminine. Du coup, on l’a affichée dans nos bureaux, et on la regarde chaque fois que l’on a

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Awards 2012 expo

ARTS | L’award de la meilleure exposition : Philippe Cognée au Musée de Grenoble Le Musée de Grenoble est un joyau local (voire plus), dirigé par un Guy Tosatto qui (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 expo

L’award de la meilleure exposition : Philippe Cognée au Musée de Grenoble Le Musée de Grenoble est un joyau local (voire plus), dirigé par un Guy Tosatto qui sait concevoir des expositions intelligentes sur des figures passionnantes de l’histoire récente de l’art. La dernière en date, visible jusqu’au 3 février, met en avant l’œuvre singulière de Philippe Cognée, peintre français qui s’inscrit dans la lignée d’artistes comme Gerhard Richter, exposé quant à lui en 2009. Un travail précieux très habilement mis en espace. Étaient également en lice pour obtenir ce (prestigieux) prix : Marc Desgrandchamps au Vog, Kimura au Musée Hébert (jusqu’au 6 janvier 2013), et

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Awards 2012 théâtre

Théâtre | Les awards des meilleurs espoirs : Émilie Geymond et Julien Anselmino À Grenoble, grâce à un vivier impressionnant (le Conservatoire d’art (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 théâtre

Les awards des meilleurs espoirs : Émilie Geymond et Julien Anselmino À Grenoble, grâce à un vivier impressionnant (le Conservatoire d’art dramatique doit y être pour quelque chose !), nous avons une poignée d’excellents comédiens. Émilie Geymond et Julien Anselmino sont de ceux-ci. Elle, interprète franchement désopilante et toujours juste, que l’on a pu voir cette année grimée en vieille dame pour un solo joué en septembre lors de la soirée de présentation de saison du Tricycle, ou en avril sur la scène du Théâtre 145 en maîtresse de maison débordée dans Une souris grise (mise en scène de Grégory Faive). Lui, comédien vu cette année dans le spectacle Lys Martagon d’Émilie Le Roux, et que l’on croisera en janvier prochain au Tricycle dans la nouvelle créa

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Awards 2012 musique

MUSIQUES | L’award du meilleur fumoir pendant un festival : la tribune du Stade des Alpes L’interdiction de fumer dans les lieux publics a poussé certains (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 musique

L’award du meilleur fumoir pendant un festival : la tribune du Stade des Alpes L’interdiction de fumer dans les lieux publics a poussé certains organisateurs de soirées à innover. Les tauliers de l’asso MixLab, qui géreront la nouvelle salle dédiée aux musiques actuelles prévue pour 2014, sont de ceux-ci. En septembre dernier, pour leur festival Jour & Nuit, ils avaient investi divers lieux patrimoniaux emblématiques de Grenoble : le Muséum d’histoire naturelle, l’école d’art... Et surtout l’un des salons du Stade des Alpes, avec vue imprenable sur la pelouse vide via les tribunes. Des tribunes transformées ainsi en fumoir, d’où l’on pouvait se reposer entre deux sets électro : classe. L’award du meilleur clip made in Grenoble : Le Topo des Monkey Theorem Présent sur leur premier album Instinct Primate, le morceau Le Topo du groupe grenoblois Monkey Theorem est agréable et efficace – on reste certes dans un rap très classique, avec néanmoins quelques ajouts groovy pertinents. Mais c’es

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Les Petit Bulletin awards

ACTUS | Quel concert vous a retournés cette année ? Quelle pièce de théâtre ou de danse vous a scotchés à votre siège ? Quel film vous a emportés ? Quelle expo vous a émus au (...)

Aurélien Martinez | Mardi 4 décembre 2012

Les Petit Bulletin awards

Quel concert vous a retournés cette année ? Quelle pièce de théâtre ou de danse vous a scotchés à votre siège ? Quel film vous a emportés ? Quelle expo vous a émus au point de pleurer toutes les larmes de votre corps en sortant (oui, ne mentez pas, on sait que vous êtes des grands sensibles) ? N'hésitez pas à nous livrer vos retours sur l'année culturelle écoulée*, nous les lirons avec soin. Et nous publierons même les plus pertinents dans notre édition du 26 décembre, consacrée au PB awards. À vos claviers ! Et n'oubliez pas de voter pour notre Top flop cinéma. * Pour donner votre avis, rien de plus simple: il suffit de vous créer un compte, grâce au lien en bas de cet article (oui, ce lien-ci). En quinze secondes c'est fait ! Il ne vous restera plus alors qu'à poster votre commentaire. Et d'autres commentaire

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Chansons de gestes

MUSIQUES | Un énième festival de chanson ? Mouais... Sauf que celui du Tricycle, qui aura lieu du vendredi 7 au samedi 15 décembre au Théâtre de poche et au Théâtre 145, (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 28 novembre 2012

Chansons de gestes

Un énième festival de chanson ? Mouais... Sauf que celui du Tricycle, qui aura lieu du vendredi 7 au samedi 15 décembre au Théâtre de poche et au Théâtre 145, s’intitule Chants libres. Et, surtout, est sous-titré « un espace théâtral dédié à la chanson à voir ». Comprendre par là que les artistes qui pousseront la chansonnette sont avant tout des hommes et des femmes de théâtre, ce qui produira un léger décalage fort appréciable. Le premier soir, on découvrira ainsi Gueules de nuit, spectacle où trois comédiennes interprètent Barbara. Plus tard, les trublions Oskar et Viktor (photo), et leur approche décomplexée du répertoire français, seront de la partie. Et l’on assistera avec plaisir à une nouvelle représentation du maintenant incontournable Disque usé, cabaret déglingué porté par trois « chatoyantes » hautes

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Sacrée Marie-Christine !

SCENES | On vous en parlait dans notre Panorama de rentrée consacré au spectacle vivant : le Tricycle, soit l’ensemble comprenant le Théâtre 145 et le Théâtre de (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 21 septembre 2012

Sacrée Marie-Christine !

On vous en parlait dans notre Panorama de rentrée consacré au spectacle vivant : le Tricycle, soit l’ensemble comprenant le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche, va entamer sa deuxième année d’exercice, après une première en dents de scie – le collectif à la tête du projet le reconnaît aisément. L’ouverture de saison de ce week-end s’apparente donc à un premier test. Pour le réussir, l’équipe a choisi de confier la difficile tâche du spectacle inaugural à la jeune comédienne grenobloise Émilie Geymond, qui présentera son solo Un petit moment en compagnie de Marie-Christine Duval. Soit une dame d’un certain âge qui arrive sur le plateau par hasard, et qui ne le quittera plus quarante-cinq minutes durant. On a pu assister à une générale la semaine dernière : malgré le nombre restreint de spectateurs dans la salle, la rencontre entre Marie-Ch

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Qui se cherche se trouve ?

SCENES | En décembre dernier, nous décernions un award du lieu qui se cherche au Tricycle, le collectif d’artistes locaux qui, poussé par la mairie, reprenait le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche. Alors que l’équipe aux commandes va entamer sa deuxième saison, a-t-elle affiné son projet ? Il semblerait que oui... Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 10 septembre 2012

Qui se cherche se trouve ?

« Je ne sais pas si l’on s’est trouvés, mais nous, on a trouvé des trucs en tout cas ! » explique Grégory Faive, jeune metteur en scène membre du collectif Tricycle. « On avait pris votre remarque avec beaucoup d’humour, parce que c’était vrai. Mais l’année qui vient laisse augurer du bon ! » À la lecture de leur nouvelle plaquette de saison, on ne peut qu’acquiescer : le propos semble plus lisible. Les historiques Grégory Faive, Gilles Arbona, Bernard Falconnet et Serge Papagalli (Valère Bertrand a quitté l’aventure), rejoints par d’autres, ont donc revu leur copie. « On s’était astreint un cahier des charges beaucoup trop ambitieux par rapport à nos moyens plus qu’à nos envies. On a donc recentré notre travail de programmation principalement sur l’aide à la résidence de projets où il y a évidemment de l’émergence, mais où surtout l’implication du Tricycle est décisive. » « Très compliqué » Flash back : en septembre 2011, le Tricycle voit le jour dans des conditions qui ne sont pas les meilleures possibles. « Ça a été très compliqué, d’abord parce que se sont juxtaposés l’arrivée du Tricycle et le départ des Barbarins [ces d

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Les gardes du corps

SCENES | Amphithéâtre 2 a en apparence tout d’un colloque lambda ; mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien un spectacle auquel nous assistons. Trois hommes, (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 16 mai 2012

Les gardes du corps

Amphithéâtre 2 a en apparence tout d’un colloque lambda ; mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien un spectacle auquel nous assistons. Trois hommes, derrière une grande table face public, se lancent dans une conférence autour « du corps dansant ». Mais le sérieux de ce genre de manifestationd est petit à petit troublé par le comportement des trois interprètes, danseurs et chorégraphes (Jérôme Andrieu, Herman Diephuis et Frédéric Seguette), très pince-sans-rire. Cet Amphithéâtre 2 (2, car il y a eu une première version féminine) a été élaboré par Stéphanie Aubin, chorégraphe formée à l’école américaine de Merce Cunningham et Trisha Brown, qui est maintenant à la tête du Manège, la scène nationale de Reims. Avec ce spectacle drôle et extrêmement bien construit dans son discours, elle questionne avec intelligence le monde de la danse et son rapport au corps. À découvrir jeudi 24 mai à 20h, à l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix, dans le cadre du festival Concentré de danses. AM    

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Awards 2011 exposition

ARTS | L’award de l’expo blockbusterLe hors-les-murs du fameux et parisien Centre Pompidou sur Chagall et l’avant-garde russe (il ne fallait pas oublier la (...)

François Cau | Lundi 19 décembre 2011

Awards 2011 exposition

L’award de l’expo blockbusterLe hors-les-murs du fameux et parisien Centre Pompidou sur Chagall et l’avant-garde russe (il ne fallait pas oublier la seconde partie du titre, sous peine d’être terriblement déçu) a été l’un des grands évènements de l’année culturelle grenobloise – à l’image de ceux qui attirent les foules dans les grands musées parisiens. Il permit d’approcher au mieux l’univers foisonnant de l’artiste, et de contextualiser son art singulier à travers « un dialogue fertile » comme nous l’expliquait en mars dernier Angela Lampe, conservatrice à Beaubourg et co-commissaire de l’exposition. L’award de l’éléganceÉlégance et sobriété sont deux qualificatifs qui conviennent parfaitement à l’univers du peintre Jean-Frédéric Coviaux, que l’on a pu découvrir en février dernier à l’Espace Vallès de

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Awards 2011 musique

MUSIQUES | Awards des claques lives inattendues : Zone libre et Peter Kernel Pas vraiment galvanisante sur CD, la réunion entre la rappeuse Casey et le guitariste (...)

François Cau | Vendredi 16 décembre 2011

Awards 2011 musique

Awards des claques lives inattendues : Zone libre et Peter Kernel Pas vraiment galvanisante sur CD, la réunion entre la rappeuse Casey et le guitariste Serge Teyssot-Gay a tout explosé sur la scène de la Bobine. La première s’est imposée comme une MC tonitruante, ravageuse, aux lyrics qui claquent comme autant de coups de trique bien sentis, le second a confirmé aux plus sceptiques que la réussite de Noir Désir lui devait énormément. La fusion entre hip hop et rock’n’roll a tenu tout du long, dans un équilibre incroyable de rage et de ferveur musicale. Tout aussi électrique, le set de Peter Kernel a également bousculé le public du Ciel dans ses doucereuses habitudes. Les compositions du génial White death black heart (l’un des albums de l’année, et pas uniquement à cause de l’adorable petit chat en couverture) ont été transcendées par ce trio de rock déviant, avec une énergie qui aura dévasté les hipsters les plus blasés. Sinon, Patti Smith a aussi tout défoncé

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