Au Zola, des Reflets du cinéma ibérique et latino-américain diffractés

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Photo : © Victor Jucá


Et puis, tout d'un coup, la quinzaine des Reflets du cinéma ibérique et latino-américain annulée à la veille de son lancement en mars, renaît en septembre. Certes, dans une forme allégée pour respecter les nouvelles règles en vigueur, sans la foultitude d'animation et de rencontres qui font son piquant (même s'il y en a quelques-unes), mais avec quantité de films inédits, en avant-première ou récemment sortis, ainsi qu'une compétitions. On vous recommande le focus brésilien (La Vie invisible d'Euridice Gusmão, Aquarius, Bacurau, Les Bruits de Recife…), le très douloureux Canción sin Nombre, l'étonnant portrait Mamacita… et de vous laisser porter pendant deux semaines pour en voir le maximum. Il y a bien des étés indiens ; pourquoi pas un été ibérique et latino-américain ? Ce sera du 16 au 30 septembre au Zola à Villeurbanne.

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Avec L’Émile, le Zola suit son cours

Villeurbannne | Confinement, acte 2. Alors qu’il aurait dû se préparer au 41e Festival du Film Court — ajourné, mais pas annulé —, le cinéma Le Zola de Villeurbanne (...)

Vincent Raymond | Mardi 10 novembre 2020

Avec L’Émile, le Zola suit son cours

Confinement, acte 2. Alors qu’il aurait dû se préparer au 41e Festival du Film Court — ajourné, mais pas annulé —, le cinéma Le Zola de Villeurbanne rebondit comme en mars dernier, lorsqu’il avait ouvert sa salle virtuelle sur la plateforme de VOD La Toile (réactivée pour l’occasion) avec un projet numérique, L’Émile. Version blog de son journal maison, ce nouveau lien propose aux spectateurs des chroniques, interviews de personnes “faisant le cinéma“, critiques, films courts, infos diverses et playlist de B.O.F. L’ensemble rend compte de cette pluralité des goûts de l’équipe qui avait fait merveille lors de la dernière programmation estivale et possède un je-ne-sais-quoi d’estudiantin dans sa présentation — le fait que les articles soient signés des seuls prénoms des rédacteurs n’y est pas étranger. Alimentée quotidiennement, L’Émile s’avère en tout cas une heureuse initiative ainsi qu’une copieuse mise en appé

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Un été au Zola

ECRANS | Quand on a passé trois mois loin des cinémas à voir des films et séries à profusion (en perfusion ?) depuis son canapé, pourquoi reprendre le chemin des salles obscures ? En feuilletant le programme du Summer Camp du Zola, « la question, elle est vite répondue » comme dirait l’autre !

Vincent Raymond | Jeudi 25 juin 2020

Un été au Zola

Rouvrant le 24 juin, le mono-écran villeurbannais a eu une idée aussi culottée qu’intelligente en jouant l’alternative : plutôt que de proposer les mêmes continuations des films de mars, les mêmes sorties de juin et risquer d’être noyé par le maelström cacophonique de la reprise, le Zola opte pour six éblouissantes semaines d’éclectisme cinéphilique. Un savant mélange de nouveautés, de pépites récentes, de chefs-d’œuvres du patrimoine, de films jeune public représentatifs de l’identité de la salle et surtout de celles de ceux qui l’animent : les œuvres programmées sont pour la plupart des reflets des goûts de l’équipe. Loin d’être un fourre-tout, la sélection est ordonnée en grandes thématiques distribuées à travers l’été. Sous le label Music !, on reverra donc Amazing Grace : Aretha Franklin, A Hard Day’s Night, Woodstock Director’s Cut, Love & Mercy ainsi que Leto pour éviter à ce p

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Coup de neuf au Zola : en plein dans l’Émile !

Villeurbanne | Nouveaux fauteuils et rendez-vous revisités : le Zola à Villeurbanne s'est rafraîchi pendant l'été.

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

Coup de neuf au Zola : en plein dans l’Émile !

L’été est propice aux travaux — les habitants de la métropole ayant pesté tout juillet-août entre chaussées éventrées et déviations en savent quelque chose en cette année préélectorale ! — certaines salles profitent de la trêve pour opérer leur métamorphose. Non pas à l’abri des regards : la tentation de communiquer sur les réseaux sociaux dissuade de garder secrètes ces grandes manœuvres. Ainsi les habitués du mono-écran associatif ont-ils découvert sur Internet que le Zola avait troqué ses fauteuils uniformes contre de nouveaux sièges bleu azurite, jaune citron et noirs — désormais au nombre de 247 — ou que la chaîne son avait été refaite. S’ils savent sans doute que la soirée de présentation officielle se fera le 5 septembre avec l’avant-première de J’ai perdu mon corps, ils ignorent sans doute que l’unique salle villeurbannaise réserve cette saison d’autres surprises. Côté programmation, les rendez-vous événementiels du mardi marqués par des débats ou des temps conviviaux vont se systématiser : des documentaires inédits sont déjà annoncés, comme Brise-Lame des Lyonnais H

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Le meilleur de la Quinzaine au Zola

ECRANS | C’est une tradition désormais bien ancrée dans les habitudes de rentrée du Zola : accueillir en avant-première un florilège des films présentés lors de la Quinzaine (...)

Vincent Raymond | Lundi 10 septembre 2018

Le meilleur de la Quinzaine au Zola

C’est une tradition désormais bien ancrée dans les habitudes de rentrée du Zola : accueillir en avant-première un florilège des films présentés lors de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, et cela durant… une petite quinzaine de jours. Les longs-métrages ne sont pas choisis au hasard : Los Silencios de Beatriz Seigner (jeudi 13 à 20h45) et Carmen et Lola de Arantxa Echevarría (mardi 18 à 20h45) s’inscrivent dans le cadre des Rendez-vous des Reflets ibériques et latino-américains — le premier étant une méditation politico-poétique sur les réfugiés colombiens en bordure d’Amazonie, qui glisse progressivement dans l’onirisme. Suivront En liberté !, comédie policière un brin potache de Pierre Salavadori (jeudi 20 à 20h30) et Troppa Grazia (mardi 25 à 20h30) de Gianni Zanasi. On observe au passage qu’il y a autant de réalisatrices que de réalisateurs. Au Zola à Villeurbanne

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La Quinzaine de Cannes au Zola

ECRANS | Programmée par la Société des réalisateurs de films, la Quinzaine des Réalisateurs cannoise s’offre une tournée de rentrée dans 40 cinémas de France parmi lesquels (...)

Vincent Raymond | Mardi 6 septembre 2016

La Quinzaine de Cannes au Zola

Programmée par la Société des réalisateurs de films, la Quinzaine des Réalisateurs cannoise s’offre une tournée de rentrée dans 40 cinémas de France parmi lesquels Le Zola, qui accueille plusieurs projections événementielles dont quatre avant-premières : Neruda de Pablo Larraín en lien avec les Reflets (jeudi 8 septembre à 20h30), Mercenaire en présence du réalisateur Sacha Wolff (mardi 13 septembre à 20h30), Ma vie de courgette (mercredi 14 septembre à 14h15) et Les Vies de Thérèse (jeudi 15 septembre à 20h30), également en présence du réalisateur Sébastien Lifshitz. Au Zola du 7 au 20 septembre

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"La Sociale" : histoire d’un avantage acquis

Avant-Première | Comment la retraite, les congés maladie et maternité vinrent aux salariés ? Grâce à un communiste, secrétaire général de la Fédération des travailleurs de la (...)

Vincent Raymond | Mardi 21 juin 2016

Comment la retraite, les congés maladie et maternité vinrent aux salariés ? Grâce à un communiste, secrétaire général de la Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT et ministre de de Gaulle, Ambroise Croizat (photo), créateur de la “Sécu”. Ce grand oublié, dont chacun devrait louer l’opiniâtre combat, voit sa contribution sociale célébrée par Gilles Perret dans La Sociale, édifiant documentaire que le réalisateur présente au Zola en primeur. Au Zola le jeudi 23 juin à 20h30 Au Cinéma Saint-Denis le 1er juillet

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¡Hola cine! Les Reflets du cinéma ibérique et latino-américain

ECRANS | Sous la houlette de leur directeur Laurent Hugues, les Reflets villeurbannais sont devenus une indispensable passerelle entre les cinémas latins et le public français. Et un passage obligé pour les cinéastes de référence.

Vincent Raymond | Mercredi 9 mars 2016

 ¡Hola cine!
Les Reflets du cinéma ibérique et latino-américain

Qu’est-ce qui a présidé au choix du film d’ouverture, Hablar de Joaquín Oristrell ? Laurent Hugues : On voulait à la fois commencer par la compétition et un film ibérique — puisque nous faisons cette année un focus sur l’Espagne. Hablar s’est imposé par son parti pris artistique : il s’agit d’un faux plan-séquence dans une rue historique de Madrid, sur 300 mètres, permettant de croiser une vingtaine de petites histoires. C’est un cri d’alarme militant que lance Oristrell, qui a tourné ce film avec des amis. Certains ont complètement improvisé sur la trame préétablie. Hablar dresse un portrait de l’Espagne d’aujourd’hui par la parole, l’échange, dans une rue où Podemos est bien implanté. Et il défend les couleurs espagnoles dans la compétition. Il n’y a qu’un seul film en lice par pays ? Pour éviter la surreprésentation, oui. Avec l’Espagne, cela aurait été facile de faire concourir trois films. Notre engagement étant que les films soumis au choix du public soient inédits, ou que leur distribution en France ne soit pas prévue pour l’instant. C’est une manière de porter un éclaira

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Ciné O'Clock : my Zola is rich

ECRANS | Longtemps considéré comme le “petit dernier” des festivals du Zola, intercalé entre l’historique rendez-vous du film court et les vénérables Reflets du cinéma (...)

Vincent Raymond | Mardi 2 février 2016

Ciné O'Clock : my Zola is rich

Longtemps considéré comme le “petit dernier” des festivals du Zola, intercalé entre l’historique rendez-vous du film court et les vénérables Reflets du cinéma ibérique et latino-américain, le flegmatique Ciné O’Clock a poussé en silence, pour devenir au bout de deux décennies un must, à la programmation de plus en plus aiguisée. Remettant à l’affiche quelques productions marquantes de l’année (dont le documentaire Amy d’Asif Kapadia, prélude idéal au blind test musical le plus déluré du Commonwealth finement ouvragé par DJ Stéphane, ou Loin de la foule déchaînée, version Thomas Vinterberg), il accueille désormais un volume enviable d’avant-premières et d’inédits. Après Moon de Duncan Jones en 2014 ou Shaun le mouton en 2015, place en ouverture à The Lady in the Van de Nicholas Hytner (La Folie du roi George) avec l’increvable Maggie Smith, et en clôture, à Brooklyn (sélectionné pour l’Oscar) pour ne citer que ces échantillons. Au-delà de l’actualité, Ciné O’Clock effectue un précieux travail sur le patrimoine : en étroite

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Reflets électriques

CONNAITRE | La nouvelle édition des Reflets du cinéma ibérique et latino-américain propose une belle brochette de films issus d’une dizaine de pays, avec notamment une flamboyante délégation espagnole. Et quelques belles surprises venues d’ailleurs… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 8 mars 2012

Reflets électriques

Louons d’abord les Reflets du cinéma ibérique et latino-américain (qui n’ont pas lieu au cinéma Le Zola pour rien, salle dont la programmation est devenue l'une des plus pointues et excitantes de l’agglomération) pour une raison : offrir enfin aux spectateurs lyonnais une VO de Malveillance, le dernier film de Jaume Balaguero sorti uniquement en VF durant les vacances de Noël. L’Espagne sera de toute façon à l’honneur cette année, puisque l’ouverture du festival se fera avec l’avant-première de Eva, qui vient de remporter le Goya (le César local) du meilleur premier film. Kike Maillo, son réalisateur, s’empare d’un sujet qui rappelle inéluctablement le AI de Spielberg : en 2041, un ingénieur se voit confier la mission de créer un enfant-androïde. Si le fantastique espagnol a souvent fait des merveilles (notamment grâce à Balaguero…), il s’est rarement aventuré dans la science-fiction. D’où curiosité… Le nom de Montxo Armendariz ne dit pas forcément grand-chose aux spectateurs français ; il est toutefois depuis près de trente ans un des metteurs en scène espagnols importants. Son nouveau film, No tengas miedo, est annoncé comme un de ses plus a

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