Bientôt dans vos oreilles

MUSIQUES | Révélation incontestable du tremplin Dandelyon, les cinq anneciens de Coming Soon réinventent avec une indécente facilité la musique américaine, dans une joie contagieuse et à coups de tubes fédérateurs. Rencontre sur place, un soir de concert… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 21 mars 2007

À Annecy, ce samedi-là, c'est carnaval vénitien, en référence au sobriquet de la ville, «la petite Venise des Alpes». Entre lac et montagnes, s'épanouit une série de cartes postales vivantes dans lesquelles chacun prend plaisir à se fondre le temps d'une photo-souvenir. Mais pour peu qu'on sorte du centre ville et qu'on aille se perdre dans les patelins alentour, lignes droites de maisons de famille en bord de lac et de pavillons lynchiens à flanc de forêt, une inquiétante odeur de Délivrance se met à flotter dans l'air. Pour parfaire ce tableau du haut-savoyard en redneck faussement paisible, le sport local semble être le collage d'affiches Le Pen à l'entrée et à la sortie de la ville. Par ailleurs, les filles y sont très jolies…

Howard, Billy, Ben, Alex, Leo et les autres…

C'est ici, dans cette ville où le mot culture n'est pas loin de s'écrire avec un K, qu'est né le groupe pop le plus accrocheur du moment : Coming Soon. On fera connaissance dans une minute avec ces jeunes gens timides et sans complexe musical. Mais avant, une énigme est à résoudre : comment une ville pareille engendre-t-elle si belle réunion de talents ? «C'est d'abord Internet qui nous a permis d'écouter pleins de musiques différentes de celles qu'on nous propose à la FNAC d'Annecy…». Ici, c'est Guillaume/Billy Jet Pilot, bassiste, belle gueule et «historien» du groupe, qui ironise. À côté, son frère, Charles/Howard Hugues, deux bons mètres élégamment vêtus dans un costume impeccable et surmontés d'un chapeau noir impose une silhouette à la Mitchum dans La Nuit du chasseur. Moins bavards sur le canapé, Ben Lupus, guitariste à casquette et chemises à carreaux façon coupeur de sapin dans les Vosges américaines, et les deux benjamins de Coming Soon : Leo/Bear Creek, batteur virtuose de 14 berges, et Alex «Banjo», 16 ans, que ses camarades présentent comme le petit génie de la bande. Ce noyau dur, auquel s'ajoutent deux choristes charmantes et douées, est en fait un assemblage de projets parallèles. «Au départ, chacun faisait des choses dans son coin et Coming Soon n'était que le backing band» commente Billy. «À un moment, c'était évident que l'on faisait la même chose et qu'on avait envie d'être tous les cinq sur scène, ensemble» ajoute Howard. Et le (relatif) éloignement géographique n'y change rien : Alex et Leo encore à l'école à Annecy, Howard à Paris, Ben et Billy étudiants à Lyon, chaque retrouvaille soude cette tribu harmonieuse dans ses dissemblances. C'est certainement là que se joue le miracle Coming Soon : comme toute bonne communauté de bien, ces cinq auteurs-compositeurs ont apporté chansons et références dans le pot commun, démarrant avec un capital de morceaux tous en bonne place à la bourse des valeurs musicales. Howard aime Nick Cave, Billy vénère Hank Williams, Alex écoute au lycée les Strokes, Ben adore Silver Jews… En gros, l'Amérique dans sa flamboyante diversité est leur horizon musical, mais c'est bien l'internationale antifolk qui leur sert de bannière étoilée. Et ce pour une raison intime : «À Annecy, on a rencontré Angelo Spencer, qui avait un groupe qui s'appelait Johnny Cash is dead. Il a commencé à organiser des concerts d'Herman Düne, fait venir Kimya Dawson et Jeffrey Lewis. On a rencontré tous ces gens-là, Angelo et Kimya se sont mariés, ce sont devenus nos meilleurs amis et on est parti à New York pour les voir. C'est là-bas que s'est forgée l'identité du groupe.» Si on trouve dans les chansons de Coming Soon des échos antifolk évidents, c'est surtout l'incroyable jouissance à enchaîner les tubes à la vitesse de la lumière (leurs morceaux dépassent rarement les deux minutes trente), en se passant sans arrêt le micro qui en fait de dignes enfants de ce rock joyeux et spontané.

Les vrais enfants du rock

Mais on n'est pas là face à un phénomène de foire ou de mode : ni la jeunesse, ni le goût de se créer un personnage ne prend le pas sur la sincérité des compositions du groupe. On n'est pas à Paris avec les camarades de classe des enfants de Philippe Manœuvre ! Il faut en moyenne vingt secondes pour que Coming Soon impose ses mélodies soufflantes : légères et juvéniles (Jack Nicholson style, I'm just a child), rock et percutantes (The Escort, See the future) ou bougrement fédératrices (What you've left behind, grande chorale finale à vous donner envie d'embrasser la salle entière de bonheur), il n'y a simplement rien à jeter. Et quand toutes leurs voix se mêlent, ils sont capables d'harmonies impressionnantes, d'autant plus bluffantes qu'elles donnent le sentiment d'être réinventées à chaque concert. Sans oublier le charisme fabuleux de Howard, la complicité parfaite entre Ben et Billy, le démentiel numéro solo au ukulélé de Leo et la méticulosité d'Alex à maîtriser guitare, mélodica et saxophone. Tant de facilité a dans le fond quelque chose d'indécent… Le soir même, au Brise-Glace, la scène de musique actuelle annecienne, Coming Soon montre qu'il est encore loin de se lasser de son répertoire. Au contraire : plus les choses avancent, plus elles prennent de l'ampleur, plus les loustics se comprennent et se complètent. Quand ils sont montés sur la scène du tremplin Dandelyon, tels des Martiens qu'aucune agitation céleste n'avait annoncé, ils ont laissé tous les Lyonnais présents bouche ouverte et regard incrédule. Leur page Myspace se remplit jour après jour de commentaires admiratifs. Même Paris a fini par succomber, avec contrat de distribution à la clé. Bref, ce n'est qu'un début, mais force est de reconnaître que des débuts pareils, on n'en a pas vu souvent dans notre carrière de critique. Et grâce à eux, Annecy n'est plus seulement une ville de cartes postales, de rednecks et de carnaval ringard !

Coming Soon
Avec S et Benjamin Fincher en concert pour la finale de Dandelyon
Au Ninkasi Kao, mercredi 21 mars

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

15 concerts à ne pas louper cet automne

Bons Plans | Coming Soon Cela fait dix ans que le Scooby Gang baptisé Coming Soon a publié son premier album. Un petit peu plus que (fin 2006) le groupe (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

15 concerts à ne pas louper cet automne

Coming Soon Cela fait dix ans que le Scooby Gang baptisé Coming Soon a publié son premier album. Un petit peu plus que (fin 2006) le groupe avait fait forte impression lors du tremplin Dandelyon. Sans doute à l'époque aviez-vous découvert ce groupe dans ces pages. Il a depuis fait du chemin, que ce soit à travers de nombreuses collaborations et en multipliant les projets parallèles. Surtout en ouvrant l'éventail de son anti-folk initial vers des esthétiques alors insoupçonnées dont leur dernier album Sentimental Jukebox semble être un concentré. Le passage de Coming Soon pour un French Kiss au Club Transbo (petit nom des release parties consacrées aux locaux et aux amis) est comme une manière de retour au bercail pour les plus Lyonnais des Anneciens. Au Club Transbo le mercredi 10 octobre The Apartments La date du très rare Peter Milton Walsh au Marché Gare à l'occasion d'un Petit Bulletin Live en 2016 aura sans doute contribué à débloquer le compteur lyonnais de celui qui incar

Continuer à lire

Coming soon : l'éternel détour

Pop | En sortie d'une tournée des Grands ducs anglo-saxons avec le crooner (ex) anti-folkeux et ami Adam Green, Coming Soon revient jouer en catimini au Sonic. À l'image d'un groupe darwinien qui s'est toujours adapté tant à son environnement qu'à ses envies musicales. Pourvu que ça joue, et bien.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 juin 2016

Coming soon : l'éternel détour

Ok, on vous l'a déjà faite celle de la personnalité selon Fitzgerald : « une succession de gestes réussis. » Il faut dire qu'elle s'applique à beaucoup. Mais quelque part cet aphorisme dut être écrit pour les (plus si petits) gars de Coming Soon. D'où vient que, Jack Nicholson Style, comme ils le chantaient à leur début (ou pas) ce groupe a su conserver sa personnalité en tentant toujours de nouveau gestes à risques. Passant par exemple de l'anti-folk Herman Düne-friendly des débuts à cette pop à synthé qui rugit depuis avant même Tiger Meets Lion (2014) et sur le long EP Sun Gets in. Si à l'époque on croyait dur comme fer à ces jeunes prodiges de 13 à 26 ans (ajouter quasiment une décennie à ces âges), pouvait-on se douter qu'ils iraient si loin, non pas tant en termes de succès, qui à notre époque reste relatif, que sur leur route musicale ? Enlever l'échelle Bien sûr, on eut pu leur reprocher de s'être perdu en route, autrement dit de ne pas s'être accroché au chapeau de cowboy p

Continuer à lire

10 concerts à voir en juin

MUSIQUES | En attendant d'entrer pleinement dans la saison des festivals, voici dix concerts à ne pas louper dans la ville.

Stéphane Duchêne | Lundi 13 juin 2016

10 concerts à voir en juin

Billie On l'avait laissé sur un Baiser, on la retrouve sur un French Kiss. Le Baiser, c'était son premier album d'étrange chanson française d'obédience krautrockeuse et conteuse. Le French Kiss, c'est ce moment de retrouvailles traditionnellement organisé par le Club Transbo pour fêter la sortie (ou la release comme on dit en étranger) d'un album ou d'un EP d'un ami du coin. Là c'est un EP, Nuits Aquatiques produit par Erotic Market en mode plus r'n'b et plus coulant, quoique. Comme il se doit l'affaire se joue gratuitement sur réservation avec pléthore d'invités surprises. Au Club Transbo le mercredi 15 juin Neil Young & Promise of the Real Au rythme où ça va, gageons que Neil Young est parti pour enterrer tous ses pairs. Le fait qu'il est l'un des derniers de sa génération à sortir des albums dignes de ce nom — pas toujours, l'avant-dernier n'étant pas une réussite — et porteurs d'une capacité de régénération plutôt hors du commun. DHEA ? Non, enthousiasme, car Neil pr

Continuer à lire

La programmation du Reperkusound 2016 en vidéo

MUSIQUES | La programmation de la onzième édition du festival printanier de Mediatone, programmée les 25, 26 et 27 mars au Double Mixte, vient de tomber sous la forme (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 25 novembre 2015

La programmation du Reperkusound 2016 en vidéo

La programmation de la onzième édition du festival printanier de Mediatone, programmée les 25, 26 et 27 mars au Double Mixte, vient de tomber sous la forme d'un teaser. Au programme notamment : le retour des branleurs psyché de La Femme, des platinistes de haut vol (Scratch Bandits Crew, L'Entourloop), le beatmaker bienheureux Guts, la fan favorite brésilienne Flavia Coelho et la pop éternellement juvénile de Coming Soon. Comptez 24€ par nuit et 60€ pour le pass. http://bi

Continuer à lire

Si loin, tout proche

MUSIQUES | Souvent qualifié de Dominique A lyonnais depuis l'époque King Kong Vahiné, Denis Rivet souffre la comparaison mais ne s'y réduit pas. Échappé en solitaire avec le très beau mini-album "Tout Proches", ce chanteur de l'entre-deux vient d'être sélectionné pour représenter Rhône-Alpes au Printemps de Bourges. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Lundi 21 janvier 2013

Si loin, tout proche

«Dimanche, 18 heures, c'est déjà lundi / les dernières lueurs / tombent dans la nuit / dans ton cœur / il y a de la mélancolie / sur la route du fort / il y a la pluie». Rédiger un portrait de Denis Rivet un dimanche d'hiver en écoutant en boucle son Dimanche, 18h, voilà qui plonge illico dans le syndrome du dimanche soir. C'est un fait, que ce soit avec Le Bruit des Touches ou King Kong Vahiné (lauréat de feu Dandelyon en 2006), Denis Rivet, 37 ans, a toujours su mettre des mots sur ces petites sensations indéfinissables, ces impressions fugaces, ces sidérations qu'on ne saurait forcément nommer mais qui nous traversent sans cesse. Jusqu'à ce qu'un jour, un scientifique distrait se penche sur la question en trébuchant et nous invente le «syndrome du dimanche soir», «la colique d'avant piscine», ou «la boule au ventre de l'Amour qui passe». « Près des voies ferrées » Comme ce Monsieur A auquel on l'a beaucoup comparé, mais avec une patte bien à lui, preuve que la comparai

Continuer à lire

Entrain fantôme

MUSIQUES | Musique / À force d’ «arriver bientôt», les Coming Soon ont fini, contrairement à l’Arlésienne, par être partout en même temps.

Stéphane Duchêne | Jeudi 24 septembre 2009

Entrain fantôme

Physiquement d’abord : BO du film Juno avec Kimya Dawson pour le batteur Leo Bear Creek, album solo pour Howard Hugues, festivals divers, collaborations avec Indochine, Étienne Daho et Olivia Ruiz (ce que ça fait d’être branché !), premières parties de Dionysos. Musicalement ensuite, tant leur anti-folk ratisse l’horizon d’un paysage largement rock. En témoigne le tout chaud ‘Ghost Train Tragedy’, mené par le faussement lascif single ‘Love in the Afternoon’. Chaud bouillant même, jusqu’à enflammer le gilet en jean du jeune homme sur la pochette. Fiévreux comme ‘Walking’, qui ouvre l’album, parfois pressé comme sur l’entêté Back Seat, single potentiel. Mais toujours avec cet enthousiasme un peu fantôme, cette démarche zombiesque hantée par la musique du passé (Leonard Cohen, Velvet Underground, la country, Pavement) mais prête à dépecer celle du présent. Toujours fidèle aussi à cet univers étrange et ironique fait, comme chez les nouveaux amis Dionysos, de bric mélancolique et morbide et de broc sacrément déconneur. Une fois de plus le collectif impressionne et chacun a l’occasion de briller (Steel Wire, School Trip Bus Crash). Mais la figure marquante du groupe et de l’album

Continuer à lire

Bouquet final pour Dandelyon

MUSIQUES | Musique / À l’origine, la tournée organisée par Dandelyon devait marquer les cinq ans d’activité de l’association. Si l’on veut être négatif, on pourra dire que (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 24 avril 2009

Bouquet final pour Dandelyon

Musique / À l’origine, la tournée organisée par Dandelyon devait marquer les cinq ans d’activité de l’association. Si l’on veut être négatif, on pourra dire que les circonstances (une coupe dans les subventions et un dépôt des armes) ont métamorphosé l’anniversaire en chant du cygne. Si l’on souhaite toutefois conserver la positive attitude si indispensable en ces temps de vache enragée sauce couleuvres, on dira que l’association est finalement parvenue à réaliser l’objectif entrevu lors de sa création : faire tourner des groupes locaux hors-les-murs pour présenter la production lyonnaise (au sens large) au reste du monde non lyonnais. Pendant tout le printemps, Fake Oddity, qui revient également de quelques dates en Turquie, Scalde, que l’on voit beaucoup ces temps-ci aux côtés du New-yorkais Fredo Viola, et Vale Poher, désormais en formation groupée bourrée de vitamines, se sont donc produits d’Annecy à Valence, de Bourg à Vienne, et de la Suisse à la capitale. En tout, une douzaine de dates dont la dernière s’affiche en grande pompe au Kao pour le finale d’une tournée qui en dépit des difficultés aura été une belle réussite. Histoire de fêter dignement son dernier show, Dandelyo

Continuer à lire

Dandelyon : une tournée et un adieu

MUSIQUES | Musique / Fer de lance depuis 2003 de l’accompagnement des musiciens rock locaux, Dandelyon n’est plus. «Découvreuse» de talents tels que Coming Soon ou (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 février 2009

Dandelyon : une tournée et un adieu

Musique / Fer de lance depuis 2003 de l’accompagnement des musiciens rock locaux, Dandelyon n’est plus. «Découvreuse» de talents tels que Coming Soon ou Fake Oddity, l’association menée par Sylvain Rebut-Minotti n’a plus un sou. La faute notamment à une mauvaise surprise au moment de recevoir la substantielle subvention municipale qui permettait à l’association de fonctionner : Dandelyon avait demandé 8000 €, en espérant 6000 suite à une confirmation verbale de la Ville, mais n’en a vu arriver que 4000. Soit 500 de moins que l’année précédente et un trou de 2000€ dans le budget prévisionnel que Dandelyon, en dépit de la bonne volonté de ses bénévoles, n’a pu supporter. Mauvaise nouvelle donc pour l’émergence rock à Lyon et pour les groupes présélectionnés cette année, dont les trois meilleurs, non encore désignés, ne pourront bénéficier des prestations habituellement réservées aux finalistes (résidences, formations, show-cases). Si la réalisation de la compilation annuelle reste en suspens, les différents partenaires de Dandelyon envisagent toutefois d’organiser le concert réunissant les trois lauréats. Ironiquement, comme le souligne Sylvain Rebut-Minotti, Dandelyon finira néanmoi

Continuer à lire

Pop en stock

MUSIQUES | Rock / Comme toujours, la fraîcheur de la pop et l’efficacité rock n’roll de la Fête de la Musique seront à chercher du côté du plateau Dandelyon et à l’île Barbe. Revue d’effectifs. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 12 juin 2008

Pop en stock

Il y a deux ans, le plateau Dandelyon et celui de l’île Barbe avaient en partie fusionnés à l’occasion de la Fête de la Musique. Cette année, comme l’an dernier, il faudra bien choisir son camp (la Guille ou l’île Barbe donc) pour se repaître de jeunesse, de pop et de rock. Chaque année, on le sait, le plateau Dandelyon du 21 juin est l’occasion de faire le point sur les progrès et les avancées des poulains du tremplin pop. Les gagnants de l’édition en cours se mêlant à ceux de l’année précédente pour un passage de témoin pratiquant l’alternance. On saluera en ce sens, parmi les lauréats 2007, la présence des savoyards de Coming Soon qui, en dépit de leur succès spectaculaire en France et ailleurs, seront fidèles au poste. Et sûrement très fiers d’arborer ce nouveau statut de sensation folk rock qui leur a valu de rencontrer un nombreux public tout en récoltant des critiques élogieuses dans tous les media. On suivra également avec intérêt les progrès de Benjamin Fincher, auteur cette année d’un très joli album. Tout comme ceux de S., groupe très noisy, atypique dans l’univers pop-rock de Dandelyon, mais qui prend toute sa mesure sur scène avec des prestations tranchantes au dernier

Continuer à lire

Dandelyon d’or

MUSIQUES | Actu / Sans un passage remarqué à Dandelyon l’an dernier, Coming Soon en serait sûrement rendu d’une manière ou d’une autre aux portes de la gloire. Il (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 13 mars 2008

Dandelyon d’or

Actu / Sans un passage remarqué à Dandelyon l’an dernier, Coming Soon en serait sûrement rendu d’une manière ou d’une autre aux portes de la gloire. Il n’en demeure pas moins qu’il faut concéder à Dandelyon d’avoir eu le nez creux en allant chercher dans leurs collines (et dans quelque facultés lyonnaise) ces Anneciens alors peu connus si ce n’est comme «le groupe dont le batteur à 14 ans». Et si on pouvait craindre une cuvée 2008 moins enthousiasmante, le nouveau trio gagnant n’a pourtant pas à rougir. De la présence dans le lot de Suomi 6, on ne s’étonnera guère : depuis le temps que ce quatuor mixte mi-Pixies, mi-Blonde Redhead, secoue les scènes lyonnaises, il fallait bien que sa propension à écrire des tubes euphorisants (on les préfère en mode rapide et «pixiesque») fut reconnue. Projet parallèle et, à ce qu’on en sait, récréatif du leader de Déjà Vu, Lauren Stuart & The Golden State of Mind oblitère, en anglais cette fois, le talent mélodique du garçon en effaçant les réserves qu’on peut avoir sur Déjà Vu justement (les textes). Un projet qui mérite d’être développé en profitant du focus Dandelyon. Enfin, preuve que la Haute-Savoie n’en finit plus de

Continuer à lire

La saison du Dandelyon

MUSIQUES | Musique / Retards de communication, report du lancement de la saison, cette année Dandelyon a, un peu comme Christine Arron, raté son départ. D'abord, parce (...)

| Mercredi 20 décembre 2006

La saison du Dandelyon

Musique / Retards de communication, report du lancement de la saison, cette année Dandelyon a, un peu comme Christine Arron, raté son départ. D'abord, parce que, victime de son succès, l'association a connu quelques bouleversements : un déménagement au Marché Gare (également co-producteur), un comité de sélection plus pléthorique que le jury Miss France, un nouveau statut et une équipe en partie renouvelée et désormais logée par la Mission musique de la Ville. Ensuite, parce que, même si tout est rentré dans l'ordre, les groupes candidats ne se sont pas immédiatement pressés au portillon. Dandelyon aurait-il épuisé les réserves de talent pop ? «Le problème c'est que certains groupes ne comprennent pas vraiment notre démarche : ils nous voient comme de simples programmateurs et ne pensent pas toujours à candidater», regrette Sylvain Rebut-Minotti, le Dandelyon en chef. L'occasion de mettre fin une bonne fois pour toutes à un malentendu : contrairement aux idées reçues Dandelyon n'est pas un tremplin rock. «On n'est pas là pour mettre les groupes sur scène et les laisser se débrouiller ensuite. Dandelyon fait un travail d'accompagnement des groupes, leur donne les clés pour faire fac

Continuer à lire