Inouïs du Printemps de Bourges : le compte-à-rebours en vidéo

MUSIQUES | Jusqu'à la veille des Auditions Inouïs du Printemps de Bourges sises les 13 et 14 février au Marché Gare, découvrez chaque jour l'un des candidats de l'antenne Rhône-Alpes Tagada Tsoin Tsoin. Et en avant-première les vidéos live réalisées tout exprès pour l'occasion par les shooteurs fous de Shoot !t. Huitième et dernier épisode avec la Hip-pop de Joe Bel. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 7 février 2014

Joe Bel (pop)

S'il y a une artiste qui mérite le qualificatif de « découverte » sur, disons, l'année et demie écoulée, c'est bien Joe Bel. En l'espace d'une grosse poignée de mois, la jeune femme est passée de concerts en petit comité et en mode guitare-voix à des premières parties inespérées à ce stade de la compétition (Corneille, Ms Dynamite au Stade des Alpes, Ólafur Arnalds à l'Epicerie Moderne), incluant une tournée en ouverture d'Asaf Avidan conclue à l'Olympia (rien que ça). Des concerts qui se comptent par dizaines et presque autant de sollicitations médiatiques pour cette folkeuse pop à la voix soul et au feeling hip-hop. Un album arrivera très bientôt pour non pas boucler la boucle mais pour franchir une nouvelle étape, après celle d'une formule scénique qui la voit désormais se produire en groupe et, pour la première fois, dans le cadre des Inouïs, avec une batterie chargée de rajouter – s'il en fallait – encore un peu plus d'épaisseur au groove irrésistible de demoiselle Bel.

Au Marché Gare, vendredi 14 février.

 

Pethrol (pop)

Trio atypique que ce groupe qui sur scène se présente en... duo : Héloïse Derly, multi-instrumentiste et diplômée des Beaux Arts, est la voix, le son et l'image du groupe, Cédric Sanjuan en est la colonne vertébrale rythmique également associée aux compositions, et Guillaume Héritier, l'homme de l'ombre offre ses idées dans un rôle assez inédit de parolier et de manager. Les trois se nourrissent l'un l'autre et alimentent leur projet comme le mythique serpent Ouroboros, tirent les ficelles de Pethrol pour donner à cette créature pop un élan plutôt unique, séduisant et souvent déroutant. Se distinguant à la fois par son univers fait de dialectique poésie/violence, musiques anciennes/machines électro et mythologie/technologie que par une utilisation atypique des supports (clips pensées comme de véritables courts-métrages, en EP sur support clé USB/K7 (Black Gold)). Poulain du net label JFX Lab (Jarring Effects), Pethrol sortira son deuxième EP (Golden Mean), accompagné de trois clips formant une trilogie, en vinyle fin avril. Nouvelle étape pour un groupe dont l'importance grandit comme s'étend une marée d'or noir.

Au Marché Gare, vendredi 14 février.

Avant-goût mythologique avec la "Session Shoot !t" d'Ouroboros, réalisée par Aymeric Dumoulin à Lyon (Février 2014) :

 

 

Miso Soup

Si l'on peut penser qu'utiliser le terme « soupe » pour baptiser un projet musical est potentiellement risqué, cela n'est que très justifié dans le cas de Miso Soup et pas pour les raisons qu'on croit. Mais parce qu'empreinte de culture japonaise – Miso Soup est aussi le titre d'un roman de Ryū Murakami –, Miso Soup propose une sorte de menu dégustation de ce que la musique électronique a de meilleur (électro, techno, house...). Et surtout, parce que ses « basses bien grasses » et ses « beats épicés » sont rehaussés d'un condiment bien spécial : un sens de la mélodie pas toujours à la fête dans les cuisines électro et qui a fait la marque de fabrique de Miso Soup. Après deux EP et quelques belles scènes ces dernières années (à commencer par Nuits Sonores en 2010), le jeune homme a livré l'an dernier, chez les connaisseurs de Bee Records, son premier album Hanami. On ne peut pas dire que ce presque vieux routier de la scène électronique lyonnaise soit une authentique découverte pour les spécialistes du bip et du break. Pour les autres, Miso Soup est à découvrir absolument.

Au Marché Gare, vendredi 14 février. 

 

Avant-goût gastronomique avec la "Session Shoot !t" de Marshmallow, réalisée par Mathurin Prunayre au Fubuki à Lyon (Janvier 2014) :



Anton Serra

« L'alcool non, l'eau ferrugineuse oui », disait Bourvil. Ce pourrait être, appliquée au rap, la devise d'Anton Serra. Car son rap qui n'en est pas, tout en en étant quand même – vous suivez ? – se veut le plus possible détaché des codes à l'oeuvre dans la discipline. Ici on n'est pas ni simagrées à la Booba, ni gangsta gratuit, ni politisation à la petite semaine. Pilier du vivier hip hop lyonnais qu'on appelle l'Animalerie, Anton Serra rappe sa vie comme un enfant du rap des 90's nourri de chanson française et de jazz. Sans fard, rentre dedans mais sensible, cette figure de l'underground lyonnais gratte toujours ses profondeurs histoire de voir si en-dessous, il n'y aurait pas un peu de lumière.

Au Marché Gare, jeudi 13 février 

 

Avant-goût enfumé avec la "Session Shoot !t" d'Aimer Tue, réalisée par Guillaume Balvay au Toï Toï Le Zinc à Villeurbanne (Janvier 2014) :

 

 

Pan (Chanson)

A l'image de la créature mythique mi-homme/mi-bouc, à laquelle le groupe fait référence, les contours musicaux de Pan sont pour le moins difficile à identifier. Les instrumentaux faunes laissent place à la chanson brute, la légèreté des paysages world à la pesanteur rock, le calme acoustique à la tempête de machines, la séduction à la défiance. C'est la voix d'Arash Sarkechik qui joue ici les serpents barytons, qui siffle sur nos têtes avant de mordre à la gorge. Sauvage, intenable, caracolant sur les crêtes qui séparent l'intime de l'impudeur, Pan semble ne répondre qu'à une devise : « ni Dieu, ni maître ». Ou alors, à la rigueur, une maîtresse.

Au Marché gare, jeudi 13 février

 

Avant-goût allitératif avec la "Session Shoot !t" de Tes cliques... tes claques, réalisée par Hugo Chetelat à Grenoble (Janvier 2014) :

 

 

Schlaasss (Hip-hop)

En Allemand, schlass signifie "fatigué", "fourbu". En argot, le mot désigne aussi un couteau. A l'écouter on en déduit assez vite que Schlaasss, trio hip-hop stéphanois qui porte le nerf à vif et le glaviot en bandoulière, est davantage porté sur la seconde option. Encore qu'il soit peut-être très faatttigué du monde pour en arriver à de telles extrémités – celle d'un couteau donc, bien tétanique (sa mère), comme celle de sa musique, véritable hachoir à viande froide. Bon, voilà, Schlaasss n'est pas à proprement parler un groupe... propre sur lui. C'est même un peu tout le contraire – bien qu'il soit aussi Amour (vache tout de même), promettant un EP pour le jour de la Saint-Valentin. Le credo du trio : « crier des horreurs dans un micro est un art difficile ». Quiconque serait voué à prétendre le contraire pourrait bien se voir « mettre une Volvo dans le cul »  – il y a pourtant endroit plus aisé pour réussir un créneau en berline suédois. Mais de ce point de vue (« crier », « horreur », « art difficile ») donc, Schlaasss se place instantanément au sommet de la chaîne alimentaire. C'est d'ailleurs bien la seule chaîne qui ne les entrave pas.

Au Marché Gare, Vendredi 14 février

 

Avant-goût cra-cra avec la "Session Shoot !t" de Salope, réalisée par Lois Eme au Musée de la mine de Saint-Etienne (Janvier 2014) : 


 

Anne Sila (Chanson)

Il y a les chanteuses et il y a les chanteuses qui rougissent en chantant. Si l'on en croit la vidéo saisie sur le vif par Shoot !t, Anne Sila appartient à la seconde catégorie. Celle dont il est permis de tomber amoureux, mais c'est comme on veut. La Valentinoise n'a pourtant pas de quoi rougir – et c'est sans doute pourquoi c'est si charmant. A 23 ans, son CV est long comme le bras et a même traversé l'Atlantique où une poignée de musicien de jazz se l'arrachent, tandis que de ce côté-ci de l'Atlantique elle pratique indifféremment la world music, la chanson française et la pop, sans réelle volonté de choisir son genre. La faute sans doute, ou plutôt grâce, à cette voix funambule : il y a du jazz dedans, il y a les vibrations du monde, les inflexions sensibles de la chanson, mais surtout un timbre plein trémolos folk à faire tomber un cow-boy de son cheval. Et qui s'en excuserait presque.

Au Marché Gare, Jeudi 13 février

 

Avant-goût intimiste avec la "Session Shoot !t" de Wonder Why, réalisée par Jonas Marpot à Tain-l'Hermitage (Janvier 2014) :

 

De La Montagne (électro)

Peu importe les circonstances, il était écrit que le duo de digital natives Camille Bouvot-Duval et Alto Clark serait une rencontre en altitude – là où le soleil tape, au-dessus des nuages. A en croire le succès rencontré par les quelques titres goupillés sous le nom De La Montagne – l'excellentissime Girls en tête – et dégoupillés par une avalanche d'enthousiastes critiques (Inrock Labs, playlist du Mouv', invitation à la Red Bull Music Academy de New York, collaboration avec des membres de Caribou et de Rhye), cela ne fait plus aucun doute. Mélange inédit de R'n'B glacé, d'électro pop-up et de shoegaze fondu, perpétré par un bûcheron hip et une magicienne au visage de chérubin malicieux, De La Montagne se danse anorak sur le dos autour de la piscine ou en string dans la neige, en agitant un piolet en guise de parapluie à cocktail. Un nouvel EP est en route et d'ici là, sans doute beaucoup d'autre choses. En suivant les traces de De La Montagne, comme autant de boucles aguicheuses, on ne peut qu'arriver au sommet (de l'extase pop). Mais il faut être, comme eux, chaussé de moonboots de sept lieues.

Au Marché Gare, jeudi 13 février


Avant-goût envoûtant avec la "Session live Shoot !t" de Fun & Party, réalisée par Thibault Maurel de Maillé à Arêches-Beaufort (Janvier 2014) :
 

 

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L’art vivant brille aux Nuits

Nuits de Fourvière | Hormis un spectacle d’ouverture sans grand suspens ("Message in a Bottle"), la programmation arts vivants de cette édition des Nuits de Fourvière s’annonce de très haut vol avec notamment la crème de l’émergence en théâtre et deux pépites absolues dans le domaine du cirque.

Nadja Pobel | Mardi 10 mars 2020

L’art vivant brille aux Nuits

Passons vite sur ce Message in a bottle, tout juste créé à Londres et dont les seules dates françaises auront lieu à Lyon. La chorégraphe Kate Prince n’aurait-elle pas pu s’atteler à un répertoire moins attendu pour déployer son travail de danse-théâtre ? Elle devrait en tout cas mêler les tubes du chanteur Sting à une danse très physique et hip hop comme elle le fait dans sa compagnie du Zoo Nation depuis presque vingt ans. Passée cette ouverture, le grand théâtre des Nuits sera le terrain de spectacles très attendus et plein de promesses comme le Room with a view (20 et 21 juillet) où la jeune et engagée compagnie (La) Horde et le ballet de Marseille qu’elle dirige depuis peu s’allie à Rone. Le musicien électro les a invités à dialoguer avec lui sur la notion d’effondrement dans une vraie-fausse carrière blanche où 18 danseurs tentent de résister à la délinquance. Au vu du talent des uns et des autres, le résultat créé en ce début mars au Châtelet à Paris est attendu avec impatience. Toujours dans cet écrin de pierres ancestrales, le Cirque acrobatique de Tanger présente

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La première expo commune du Musée des Beaux-Arts et du MAC

Art Contemporain | Le Musée des Beaux-Arts et le Musée d'Art Contemporain nous invitent à une expérience artistique tout en sensations et en perceptions. Une exposition particulièrement réussie.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 3 septembre 2019

La première expo commune du Musée des Beaux-Arts et du MAC

Première initiative du Pôle des Musées d’Art de Lyon, l’exposition Penser en formes et en couleurs emprunte son titre à un aphorisme de Georges Braque. L’expression ne manque pas de sel philosophique (formes et couleurs relèvent-elles seulement de la perception, ou sont-elles une forme de pensée à part entière ?), et l’accrochage ne tente pas d’y répondre théoriquement, mais propose une expérience, intense, en entremêlant des œuvres des collections du Musée des Beaux-arts et des collections du Musée d’Art Contemporain. Les trois commissaires d’exposition ont fait éclater tous les repères chronologiques et proposent un parcours qui avance à coups de thématiques matérielles : couleurs isolées, couleurs-vibrations, couleurs-paysages, différents états du gris… On découvre dans une dizaine de salles les métamorphoses les plus osées et les variations les plus extrêmes des matériaux plastiques les plus simples. Images cochonnes L’un des temps forts de l’exposition est aussi l’un de ses temps les plus violents : celui de la salle consacrée au lien couleur-sang. Les nombreuses Croûtes (1989-1991) de

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C’est l’histoire de la vie (bis) : "Le Roi Lion"

Animation | En donnant à voir sa nouvelle version du "Roi Lion", les studios Disney seraient-ils en train de préfigurer un cinéma nouvelle génération ? Derrière l’histoire du cycle de la vie et des successions naturelles, en affleure une où l’image est remplacée par une autre plus vraie que nature…

Vincent Raymond | Mercredi 17 juillet 2019

C’est l’histoire de la vie (bis) :

Dans la savane africaine, la naissance de Simba, le fils du roi Lion Mufasa ravive la colère de son frère et rival Scar, qui fomente un plan diabolique pour le tuer, aidé par les hyènes. Débarrassé de son aîné, Scar persuade Simba qu’il est responsable de mort de son père et le contraint à l’exil… Le Roi Lion étant depuis un quart de siècle l’un des plus grands succès de la Maison de Mickey, cette nouvelle version à l’identique rassurera ses nombreux fanatiques : l’esprit de l’histoire, sa morale et son tempo demeurent inchangés. C’est sa forme qui a naturellement subi les plus profondes modifications. Il serait erroné de croire que la stratégie de reprise des “classiques“ d’animation des studios Disney en film “en prises de vues réelles“ soit gouvernée par une unique logique — fût-elle de rentabilité commerciale. Les productions se succédant, avec une accélération exponentielle ces derniers mois, ne font pas que suivre à la lettre le canevas des scripts existants : chaque film constitue ainsi une sorte de mini laboratoire, où s’élabore à risques (et coû

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Jamel Debbouze : « C’est une expérience sensorielle incroyable »

Le Roi Lion | Acquises à la cause de Simba depuis leur plus tendre enfance, les voix françaises de la nouvelle version (Jamel Debbouze, Anne Sila et Rayane Bensetti) ne cachent pas leur fascination pour le film original et son remake. Propos rapportés d’une rencontre enjouée.

Vincent Raymond | Mercredi 17 juillet 2019

Jamel Debbouze : « C’est une expérience sensorielle incroyable »

Avez-vous un souvenir de votre première vision du Roi Lion de 1994 ? Anne Sila : Je ne me souviens pas de la première fois, mais je l’ai vu un millier de fois, je le connais par cœur ! Il fait partie des histoires qui, bizarrement, touchent tout le monde, quoi qu’on ait vécu : il touche à l’enfance, et on retrouve notre petit cœur de bébé (sourire) Jamel Debbouze : J’ai tout fait pour le voir, c’était un événement tellement incroyable, tout le monde en parlait, on ne pouvait pas passer à côté ! Je me rappelle avoir resquillé tellement j’avais envie de le voir : un ami à Trappes avait payé sa place au cinéma Le Grenier à Sel et avait ouvert la porte de secours…(rires) Je me souviens encore très bien de toutes les sensations, j’étais passé par tous les états : la joie, de la peine, et re-de la joie… C’est un film incroyable. On a tous vu des images du nouveau film, et même si on a tous été au cinéma souvent, c’est incroyable : j’ai rarement vu un truc pareil, ça défie les lois de la pesanteur ! On voit des animaux parler, vivre, se mouvoir… La première fois, l’histoire

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Brassée façon bulgare : "Je vois rouge"

Documentaire | De et avec Bojina Panayotova (Fr, 1h23)

Vincent Raymond | Mardi 23 avril 2019

Brassée façon bulgare :

Son père sculpteur et sa mère professeure ayant émigré de Bulgarie dans les années 1970, Bojina Panayotova a grandi en France. La récente ouverture des archives de son pays d’origine la pousse à partir enquêter sur sa famille, contre l’avis de celle-ci. Elle y découvrira d’inattendues collusions avec le régime communiste… Documentaire en voix-je comme son titre l’indique, ce film-enquête inscrit un récit familial dans la grande Histoire avec un mixte d’ingénuité et d’exhibitionnisme : Bojina Panayotova semble indifférente aux remarques embarrassées de ses proches lorsqu’elle leur annonce vouloir fouiller ce passé, pas plus qu’elle ne prend la peine de les prévenir qu’elle les filme ou enregistre leurs conversations à leur insu — à sa décharge, ce comportement à la hussarde ne traduit pas une intention malveillante de sa part ; il est en revanche assez emblématique des Millennials autocentrés. En découlent des crispations et des crises entre la fille et ses parents, faisant apparaître un psycho-drame extime comme second motif dans le documentaire, aux enjeux dramatiques si puissants — le tournage dev

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Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

Tremplin | Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 17 décembre 2018

Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou plutôt elles ont déjà repris puisque nous es dévoilée la sélection rhônalpine dûment qualifiée pour les auditions régionales qui se tiendront le 26 janvier prochain à la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand), le 31 janvier à Bizarre (Vénissieux) et le 1er février à la Tannerie (Bourg-en-Bresse). Parmi eux quelques noms pas tout à fait inconnus des suiveurs de la scène régiono-locale en les personnes de Martin Luminet (chanson), Dowdelin (world d'obédience créolisante), Pelouse (projet de la figure grenobloise Xavier Machault), et même Piniol (savant mariage forcément foufou des cultes Poil et Ni). Ajoutez y le hip-hop du lyonnais Marty de Lutèce et du stéphan

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Kino-Panorama

ECRANS | Après son lancement la semaine dernière, le Kino-Panorama poursuit sa carte blanche au court-métrage documentaire polonais, deux soirées durant. La (...)

Vincent Raymond | Mardi 2 octobre 2018

Kino-Panorama

Après son lancement la semaine dernière, le Kino-Panorama poursuit sa carte blanche au court-métrage documentaire polonais, deux soirées durant. La première le mardi 9 octobre à 18h au Bellecombe se focalisera sur programmation “Loin de Łódź“ — et donc de sa fameuse école de cinéma — avec L’Hôpital de Kieślowski et deux œuvres de jeunes réalisateurs (Giovanni Pierangelli pour Les Jours qui passent et Aniel Gabryel pour Lorsque ce vent cessera de souffler). Quant à la seconde, elle se tiendra en un haut lieu du cinéma bref, au Zola, autour de la thématique “Objectif : Mars“. Cinq films y seront projetés dont un très joyeux film de Marek Piwowski & Feridun Erol sur la conviviale visite de Kirk Douglas aux étudiants de Łódź en 1966 ou On va casser l’ambiance du (déjà) sulfureux Roman Polanski. Entrez dans la Gdańsk ! Kino-Panorama Au Cinéma Bellecombe et au Zola

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Jafar Panahi, éblouissant Prix du scénario à Cannes : "Trois visages"

Le Film de la Semaine | Passé expert dans l’art de la prétérition et de la mise en abyme, le cinéaste Jafar Panahi brave l’interdiction qui lui est faite de réaliser des films en signant une œuvre tout entière marquée par la question de l’empêchement. Éblouissant Prix du scénario à Cannes.

Vincent Raymond | Mardi 5 juin 2018

Jafar Panahi, éblouissant Prix du scénario à Cannes :

Dans une vidéo filmée au portable, Marziyeh, une jeune villageoise se montre en train de se pendre parce que la comédienne Behnaz Jafari n’a pas répondu à ses appels à l’aide. Troublée, Behnaz se rend sur place accompagnée par le réalisateur Jafar Panahi. Mais Marziyeh a disparu… Avoir été mis à l’index par le régime iranien en 2010 semble avoir stimulé Jafar Panahi : malgré les brimades, condamnations et interdictions diverses d’exercer son métier comme de quitter son pays, le cinéaste n’a cessé de tourner des œuvres portées par un subtil esprit de résistance, où se ressent imperceptiblement la férule des autorités (le confinement proche de la réclusion pénitentiaire dans Taxi Téhéran ou Pardé), où s’expriment à mi-mots ses ukases et ses sentences — c’est encore ici le cas, lorsqu’un villageois candide demande benoîtement pourquoi Panahi ne peut pas aller à l’étranger. Auto-fiction Le cinéaste Panahi joue ici son propre rôle, tout en servant dans cette fiction de chauffeur et de témoin-confident à s

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Les décapants Thérapie Taxi au festival Changez d'Air

Festival | Il en fallait de la suite dans les idées pour pérenniser un festival chanson pop à Saint-Genis-les Ollières hors-saison (des festivals s'entend). Ça fait (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 22 mai 2018

Les décapants Thérapie Taxi au festival Changez d'Air

Il en fallait de la suite dans les idées pour pérenniser un festival chanson pop à Saint-Genis-les Ollières hors-saison (des festivals s'entend). Ça fait pourtant 18 éditions, âge de la majorité, que ça dure et perdure. La faute, si l'on peut dire, à une programmation qui sait taper là où il faut, entre branchitude et satisfaction populaire (deux notions à prendre dans toutes leur relativité). Ainsi donc de cette édition 2018 de Changez d'Air qui verra se côtoyer, du 23 au 26 mai, aux côtés d'une Clarika ou une Giedré, une belle plante en devenir comme Pomme, un duo fouineur toujours impressionnant (Pethrol), l'énigmatique duo stéphanois Terrenoire, vu aux Inouïs de Bourges cette année ou le rappeur néo-puriste Davodka. Et surtout, surtout, les gentiment décapant Thérapie Taxi, délicieuse et vénéneuse sensation électro-french-pop que l'on conseille aux traumatisés d'Uber et ses conséquences sur notre civ

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Une ville mise aux placards : "3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance"

Le film de la semaine | Marqué par un enthousiasmant trio d’interprètes (Frances McDormand/Woody Harrelson/Sam Rockwell) et une narration exemplaire, ce revenge movie décalé nous fait tomber avec délices dans le panneau. Le Midwest, le vrai…

Vincent Raymond | Mercredi 17 janvier 2018

Une ville mise aux placards :

Excédée par l’inertie de la police dans l’enquête sur le meurtre de sa fille, l’opiniâtre Mildred le fait savoir sur trois pancartes géantes jusqu’alors à l’abandon au bord d’une route peu fréquentée. Les conséquences indirectes de cette initiative dépasseront tout ce qu’elle aurait pu imaginer… La présence en tête de gondole de Frances McDormand biaise sans doute l’appréciation. N’empêche : Joel & Ethan Coen auraient pu signer 3 Billboards… Son scénariste et réalisateur, Martin McDonagh, qui s’était déjà illustré avec Bons baisers de Bruges (2008) — polar sérieusement déviant en dépit de son titre français bien naze — fond en effet avec une maestria comparable chronique sociale et sarcasme décapant dans une matrice de film noir. Certes, la géographie les sépare (McDonagh opte pour le Missouri quand les Coen balancent entre la froidure du Minnesota et le torride du Texas), mais le creuset humain est le même : une population globalement rurale riche en stéréotypes conservateurs ; un vase clos éloigné de l’administration fédérale conspuée à l’envi.

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Les sorties ciné de 2018

Panorama Cinema | Janvier annonce la seconde rentrée cinéma de l’année. Avec son lot de promesses, d’incertitudes et, surtout — on l’espère — d’inconnues. Voyez plutôt…

Vincent Raymond | Mardi 9 janvier 2018

Les sorties ciné de 2018

Ce que l’on sait… Préparez-vous à quatre uppercuts d’entrée. D’abord, 3 Billboards, les Panneaux de la vengeance de Martin McDonagh (17 janvier), un brillant western contemporain aux faux-airs de frères Coen qui ne cesse d’épater par ses rebondissements déroutants, ses personnages peaufinés et sa réalisation impeccable. Trois lauréats de la Mostra se succèderont ensuite sur les écrans : L’Insulte du Libanais Ziad Doueiri (31 janvier), ou comment une querelle de voisinage se transforme en affaire d’État (et vaut un prix d’interprétation masculine à Venise) ; Jusqu’à la garde de Xavier Legrand (7 février), glaçant drame de l’après séparation qui sourd d’une tension permanente et le poétique Lion d’or vintage de Guillermo del Toro, La Forme de l’eau (21 février), conte façon Belle et la Bête revisitant la Guerre froide et les fifties. Ce que l’on attend… Le Janus Spielberg, qui n’avait rien livré depuis d

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Présélections des iNOUïs : Les 8 artistes régionaux en lice pour le Printemps de Bourges

Printemps de Bourges | Ils étaient 297 au départ, les jurys d'écoute en ont choisis 8 et comme chaque année voici les élus, les présélectionnés régionaux des iNOUïs du Printemps de Bourges 2018.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 décembre 2017

Présélections des iNOUïs : Les 8 artistes régionaux en lice pour le Printemps de Bourges

Huit projets rhônalpins (pour des raisons pratiques, la nouvelle carte des régions n'a pas impacté celle des antennes régionales des iNOUïs) qui représentent chacun l'éventail des esthétiques du dispositif. En chanson, Leïla Huissoud, piquante jeune iséroise vue à Nouvelles Voix (et à The Voice) et bercée par les grands anciens du triple B (Barbara, Brel, Brassens) côtoiera Terrenoire, projet de Raphaël Herrerias, auteur d'une chanson électro oscillant entre Murat et Massive Attack. En pop, le mot ramasse large, brilleront les univers si singuliers des Lyonnais Kcidy et Saint Sadrill (le projet crypto-wyattien du prolifique Antoine Mermet de Chromb !). En rock le trio Pratos combinera distorsion de guitare, claviers fou et batterie en furie. L'électro mettra à l'honneur le producteur isérois Nikitch et les drômois de Parquet, se définissant comme la rencontre de Pac Man et de Jeff Mills. Enfin en hip-hop, on découvrira, si ce n'est déjà fait, l'espoir du hip-hop lyonnais, mais anglophone, c'est importa

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Premiers clips : Slogan remporte le Prix artistique Le Petit Bulletin

Summer Sessions | Lors de la soirée Premiers clips, organisée comme chaque année par le collectif de vidéastes Shoot !t lors d'une Summer sessions spéciale au Transbo, c'est le (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 12 juillet 2017

Premiers clips : Slogan remporte le Prix artistique Le Petit Bulletin

Lors de la soirée Premiers clips, organisée comme chaque année par le collectif de vidéastes Shoot !t lors d'une Summer sessions spéciale au Transbo, c'est le groupe Slogan qui a obtenu, vendredi 7 juillet, le Prix artistique Le Petit Bulletin de la compétition pour la vidéo de La Beauté du geste, réalisée par Benjamin Danies. Le groupe remporte deux jours d'enregistrement au studio Jafar. Les autres lauréats Pethrol pour As far as I know, réalisé par Thibaut Ras (Prix de l'industrie technique) : Woodwire pour Elevation réalisé par Lilo et Aléèla (Prix du public Un poil court) : Retrouvez l'ensemble de la sélection

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Olivier Martin-Salvan, l'itinérant

Portrait | Chanteur, acteur et parfois même danseur, Olivier Martin-Salvan est avant tout un exceptionnel passeur de théâtre, capable de redonner du sens aux termes pantagruélique et ubuesque. Rencontre, à quelques jours de sa venue dans le Beaujolais, loin des ors dorés des salles de spectacles.

Nadja Pobel | Mardi 9 mai 2017

Olivier Martin-Salvan, l'itinérant

« Boucler la boucle. » Olivier Martin-Salvan aime bien cette expression qui, s'il n'était pas si jeune (35 ans cette année), pourrait passer pour une satisfaction de fin de carrière, du vieux sage qui se retourne sur son parcours avec une once de fierté. Mais non : cette locution, répétée par ce comédien, a plutôt à voir avec sa fidélité ; aux gens avec qui il travaille, mais surtout à lui-même. Une fidélité à l'éclectisme et plus encore à la découverte, au bousculement. Né dans l'Yonne, il découvre le théâtre dans une kermesse d'école à Avalon, et même s'il croise plus tard des metteurs en scène aussi importants que peu enclins à la déconne (Valère Novarina, Benjamin Lazar), Martin-Salvan conserve une approche ludique des spectacles auxquels il participe. Le voilà qui part faire des stages d'été dès ses 11 ans, avec la compagnie de l'Arc-en-Ciel implantée juste à côté de Lyon, à Chasselay, au château de Machy. À cette troupe tournée vers la religion (ses créations chaque mois de juin dans le cadre de leur festival en témoignent), Olivier Martin-Salvan dit beaucoup devoir : « il y a une vrai utopie chez

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Jazz à Vienne : Hommages et Mary J. Blige

Jazz | Jazz à Vienne qui regarde souvent et encore vers l'avenir, en faisant mûrir en son sein les jeunes talents, jette un joli coup d'œil cette année au passé et à ses disparus sous la forme d'une demie-douzaine d'hommages, parmi lesquels Fela, Prince ou David Bowie. Sans compter quelques autres morceaux de choix (De La Soul, Mary J. Blige...) pour tous les goûts.

Stéphane Duchêne | Lundi 27 mars 2017

Jazz à Vienne : Hommages et Mary J. Blige

Si la 37e édition de Jazz à Vienne s'ouvrira sur un concert du Joe Cocker italien Zucchero en la soirée du 29 juin ; si l'événement du festival sera sans doute pour certains le retour de De La Soul en mode live band, le 1er juillet, et le même soir un concert hip-hop symphonique qui verra l'ONL, dirigé par Issam Krimi, accompagner MC Solaar, Ärsenik et BigFlo & Oli, rencontre inédite et mariage a priori improbable de la scansion rap et de la grandeur symphonique ; si le prodige aux 10 millions d'albums Jamie Cullum risque d'emporter tous les suffrages du public, c'est surtout le nombre d'hommages à des artistes disparus qui marque cette programmation 2017 du festival. Fela Day Cela commence le 2 juillet avec l'anniversaire des vingt ans de la disparition du père de l'afrobeat Fela Kuti auquel Jazz à Vienne consacrera une journée hommage gratuite. Au pr

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L'Effondras (seul) lauréat rhônalpin des Inouïs du Printemps de Bourges

Inouïs du Printemps de Bourges | Fusion des régions oblige, sans doute, ce n'est pas, comme d'usage, deux mais un seul qualifié sur les huit qui représentera Rhône-Alpes sur la scène des Inouïs du (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 3 mars 2017

L'Effondras (seul) lauréat rhônalpin des Inouïs du Printemps de Bourges

Fusion des régions oblige, sans doute, ce n'est pas, comme d'usage, deux mais un seul qualifié sur les huit qui représentera Rhône-Alpes sur la scène des Inouïs du Printemps de Bourges : L'Effondras. Il sera accompagné par le duo électro-synth-pop auvergnat Brabalan (représentant l'Auvergne donc). On imagine, au regard de la qualité tous azimuts des présélectionnés de cette année, que le choix a dû se révéler d'autant plus draconien et compliqué. Toujours est-il que c'est le trio L'Effondras (deux guitares, une batterie) qui aura l'honneur de voir le Printemps et d'en secouer quelque peu le cocotier avec son post-rock à la fois renonciateur et têtu. Sans chauvinisme aucun on leur souhaite le meilleur, c'est-à-dire de déchausser quelques mâchoires en terre berruyère, le mercredi 16 avril.

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 28 février 2017

Insomniaque

03>03>17 LA MARQUISE DJ CAM Tiens, voici un nom sorti des limbes du passé : le maître de l'abstract hip-hop à la française au fil des années 90, capable d'envolées au groove spirituel nourri de jazz et de beats façon DJ Premier, tente un come-back dans nos contrées muni d'un nouveau best-of. Désormais installé à Miami (son opus de 2015 se nommait Miami Vice et il a composé pour la série Les Experts), il n'a sans doute rien perdu de sa vista aux platines : à vérifier. Revenant. 03>03>17 NINKASI MICROPOINT Les stars du hardcore comme celles de la techno n'en finissent plus de tourner sans relâche, et le passage au Ninkasi de l'une des figures de la musique extrême comme Micropoint l'illustre : le duo aujourd'hui séparé réunissant Al Core et Radium (mais Radium est aussi en solo sur le line-up de cette soirée) était de la première Techno Parade en 1998 et a tatoué toute l'histoire du genre dans l'Hexagone, depuis ses débuts en 1992. Violent. 04>03>17 LE SUCRE PANTHA DU PRINCE Clairement l'un de nos petits favoris, ce Pantha du Prince :

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Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Electro Pop | Depuis plus de trois ans, Pethrol creuse quelques puits entre l'électronique et l'acoustique, le rythmique et le mélodique. Avec Figures, leur premier album, le groupe dévoile un véritable gisement d'or noir. À quelques heures de sa sortie, Héloïse, la chanteuse, est revenue sur l'évolution de son Pethrol.

Gabriel Cnudde | Mardi 18 octobre 2016

Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Votre musique allie le côté brut de décoffrage, très industriel de l'électro et la douceur de ta voix, comme une plume posée sur une poutre d'acier. C'est ce contraste là que vous cherchez à créer ? Héloïse Derly : C'est difficile à expliquer. Ce contraste existe, évidemment. On en parle depuis le début du projet puisque Cédric et moi avons une culture différente, même si on se retrouve parfaitement dans Pethrol. Mais au delà de ce contraste, il y a surtout une recherche de texture musicale forte. Pour l'album, on a changé nos machines pour partir sur des sons complètement analogiques. On a cherché une texture, qu'on mêle à beaucoup de rythmes percussifs, métalliques, synthétiques. À mon sens, c'est surtout ça notre ambivalence, en plus de ma voix. Notre plus gros jeu, c'est avec les parties rythmiques sur lesquelles on travaille les polyphonies. Il y a des lectures différentes de notre musique. On veut que ça parle au plus grand nombre, que ce soit simple à écouter pour que tout le monde soit emporté avec nous. Mais on veut aussi que quelqu'un qui nous écoute plusieurs fois découvre les différentes strates. C'est là qu'apparaissent des c

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15 concerts où emmener votre amant/e, votre petit cousin ou même votre maman

Sélection | Sortez vos agendas, montez le volume : voici 15 concerts où choper des acouphènes, siroter des mousses et accessoirement, parfaire votre culture musicale ; de la sono mondiale au hip-hop américain, en passant par l'underground finlandais, point de répit pour les esgourdes.

Gabriel Cnudde | Mardi 20 septembre 2016

15 concerts où emmener votre amant/e, votre petit cousin ou même votre maman

HD Been Dope À peine 20 ans, une dégaine d'adolescent et il est pourtant l'un des poids lourds de la scène hip-hop new-yorkaise. Lui, c'est HD Been Dope, adulé par la critique et par ses confrères depuis sa première mixtape, sortie à 16 ans seulement. Avec son flow calé sur des instrumentaux très 90's, le jeune MC veut aller chercher ce qui se faisait de meilleur pendant l'âge d'or du rap de la Big Apple. Pour le moderniser, le modeler à sa sauce et en faire de l'unique. Au Périscope le jeudi 22 septembre Ibrahima Cissokho Cet inépuisable Sénégalais chante en anglais, en wolof et en mandingue, comme pour transcender les frontières du monde. Influencé par les musiques traditionnelles sénégalaises aussi bien que par toutes les musiques qui ont un jour croisé sa route (jazz, salsa, rock), Ibrahima Cissokho livre à ses auditeurs une musique que l'on pourrait bien qualifier "d'autour du monde" tant ses prestations sont des invitations à l'ouverture. Au Périscope le jeudi

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Thierry Renard, le laboureur de poèmes

Portrait | Poète, organisateur de festival, infatigable transmetteur des mots, Thierry Renard est aussi attachant qu'il est attaché à sa ville de Vénissieux. Litote.

Nadja Pobel | Mardi 20 septembre 2016

Thierry Renard, le laboureur de poèmes

À quoi ça ressemble une conviction ? Et la fidélité dis, ça veut dire quoi dans ce XXIe siècle bordelisé au dernier degré ? Sans s'aventurer sur les chemins tortueux, forcément alinéaires de la vie privée, Thierry Renard est une incarnation de ces deux questions préliminaires. Oui, il est possible d'avoir des idéaux sociétaux, de ne pas les laisser sur le bord de la route et même d'y trouver une sorte d'équilibre à la fois précaire et solide comme un roc. À 53 ans, ce jeune homme trois fois père, une fois grand-père, est toujours arrimé à Vénissieux et aux mots. Né dans le 8e (« parce que la maternité était là »), élevé aux Minguettes par les grands-parents maternels jusqu'au collège, puis par ses parents ; une mère, employée chez Brossette à Gerland et un père salarié de Rhône-Poulenc à Saint-Fons. De son père, « militant syndical et politique à la CGT et au PC, qui aimait les récits historiques sur la Révolution, la Commune... et San Antonio », il reçoit des livres. C'est en cela qu'il estime avoir été un gosse « privilégié » du quartier. Le fils unique trouve en sa tribu de cousins et cousines des frères comme

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Aux yeux de tous

ECRANS | de Billy Ray (É-U, 1h51) avec Julia Roberts, Chiwetel Ejiofor, Nicole Kidman…

Vincent Raymond | Mardi 22 mars 2016

Aux yeux de tous

Hollywood, usine à remakes… En signant celui de El secreto de sus ojos (2009), Billy Ray n’a cependant pas la main trop malheureuse. Car si Juan José Campanella intégrait son film dans un contexte politique rarement exploré (les prémices de la dictature argentine), son thriller manquait de substance, de rythme. Quitte à choir dans la caricature, Aux yeux de tous peut essuyer des reproches opposés : l’efficacité prime sur l’ancrage historique — la période consécutive à l’attentat contre le World Trade Center. On perd en originalité ce que l’on gagne en sensations pures — mais l’on conserve une très correcte séquence dans un stade ! Aux yeux de tous permet également d’opérer un constat : en plaçant côte à côte Julia Roberts et Nicole Kidman, on voit très clairement laquelle des deux ne mise pas tout sur son apparence et livre une réelle composition. VR

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L'Animalerie en cinq rugissants

MUSIQUES | Impossible de tirer le portrait de tous les MCs affiliés à L'Animalerie autrement que sur un poster format sucette Decaux : ils sont une petite quinzaine, pour autant de personnalités bien affirmées. Voici, en conséquence, ceux qui se taillent la part du lion.

Benjamin Mialot | Mardi 24 novembre 2015

L'Animalerie en cinq rugissants

Lucio Bukowski Le membre plus emblématique de ce crew qui n'en est pas un est aussi le plus prolifique – ceci expliquant sans doute cela. Depuis 2010, Lucio Bukowski a sorti pas moins de quatre albums et une petite vingtaine d'EPs, généralement en collaboration avec ses camarades (comme Anton Serra, sur le récent La Plume et le Brise-glace) ou des beatmakers aussi curieux que lui (notamment Kyo Itachi, sur l'encore plus récent Kiai sous la pluie noire). Leur dénominateur commun : un boom bap à la prose soutenue – on n'emprunte pas son nom au vieux dégueulasse par hasard – pleine d'amertume, de prises de position anar' et d'oxymores bien senties, qu'il déroule d'un phrasé limpide.

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Parole Ambulante en reprend pour vingt ans

CONNAITRE | 30 ans d'espace Pandora, 20 ans de Parole ambulante. C’est peu dire que 2015 est l’année de toutes les maturités pour Thierry Renard, qui (...)

Nadja Pobel | Mardi 3 novembre 2015

Parole Ambulante en reprend pour vingt ans

30 ans d'espace Pandora, 20 ans de Parole ambulante. C’est peu dire que 2015 est l’année de toutes les maturités pour Thierry Renard, qui dirige les deux depuis sa terre d’ancrage, Vénissieux, avec un même credo : mettre la poésie au cœur de la cité. Cet acte tout autant politique qu’artistique a pris racine grâce à des auteurs rencontrés au fil des décennies et qui seront de la fête. À commencer par le fidèle d’entre les fidèles, Charles Juliet, qui a fait confiance à Thierry Renard alors que ce dernier n’avait que 15 ans, voyant déjà en lui, depuis les Minguettes, une façon singulière d’être au monde. Il sera présent à l’amphi de l’Opéra mercredi 4 novembre pour une lecture croisée avec l’Argentine Silvia Baron Supervielle. Samedi 7, il retrouvera un autre habitué de cette manifestation, Jean-Pierre Siméon, écrivain et traducteur, notamment de la version de Philoctète mise en scène récemment au TNP avec Laurent Terzieff dans ce qui fut son dernier rôle. Ce soir-là, pas moins de 30 auteurs seront présents pour une grande soirée anniversaire a

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Le label PAN en sons et images

MUSIQUES | Bâtissant depuis sept ans de vertigineuses passerelles entre la musique de club et l'expérimentation, le label allemand PAN crée l'actualité à double titre : avec un focus sur sa non moins remarquable identité visuelle à la MLIS et un mix au Sonic de son fondateur, Bill Kouligas.

Benjamin Mialot | Mardi 6 octobre 2015

Le label PAN en sons et images

En sa qualité de mastermind visuel de Factory Records, le label anglais d'où déferla la new wave au tournant des années 80, Peter Saville fut celui qui éleva le design discographique au rang d'art – le négatif de la radiographie d'un pulsar du Unknown Pleasures de Joy Division, le chérubin psychédélique du Technique de New Order, le treillage orange and teal avant l'heure de l'album éponyme de Orchestral Manoeuvres in the Dark, tout ça, c'est lui. Il fut aussi celui qui se piqua d'en déclarer la chute en désuétude dans les colonnes du Guardian : «Record sleeves are a dead art.» C'était en 2013, mais ce qu'ignorait Saville, c'est que depuis cinq ans, un jeune graphiste grec perpétuait son approche, mélange d'interprétation personnelle, de fouille documentaire et de recherche linéaire : Bill Kouligas qui, depuis Berlin, explore à la tête du label PAN les confins historiques et sensoriels des musiques électroniques et expérimentales et couche ses découvertes sur des pochettes – pour les plus fameuses à mi-chemin du spirographe avant-gardiste

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"Pan-Pot", c’est de la balle !

SCENES | Une pianiste, trois jongleurs et des balles blanches en grand nombre : une équation de départ on ne peut plus simple et un brin éculée pour un spectacle (...)

Aurélien Martinez | Mardi 13 octobre 2015

Une pianiste, trois jongleurs et des balles blanches en grand nombre : une équation de départ on ne peut plus simple et un brin éculée pour un spectacle contemporain. Sauf que Le Petit Travers (collectif lyonnais d’auteurs, jongleurs, danseurs, musiciens et comédiens venus d’horizons divers) transcende ce postulat initial, y adjoignant de la poésie et du burlesque, pour un résultat inattendu et surprenant où le plaisir des sens est roi et l’imaginaire fait office de foi. Dans une scénographie épurée savamment étudiée (très belle création lumière), Nicolas Mathis, Julien Clément et Denis Fargeton, tout de noir vêtus, donnent à ce point vie à leurs balles qu'elles deviennent les véritables interprètes du spectacle : elles dansent les unes avec les autres, glissant contre un corps, s’entrechoquant ici et là, bondissant sauvagement, chutant soudainement, s’évaporant en un clin d’œil. Une chorégraphie de l’aléatoire en somme, même si l’ensemble apparaît solidement maîtrisé. Et c’est bien ce qui séduit dans ce Pan-pot ou modérément chantant créé en 2009 : cette constructi

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Dheepan

ECRANS | Jacques Audiard a décroché une Palme d’or avec un très bon film qui n’en avait pourtant pas le profil, même si cette histoire de guerrier tamoul cherchant à construire une famille en France et se retrouvant face à ses vieux démons est plus complexe que son pitch ne le laisse croire. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Samedi 18 juillet 2015

Dheepan

Prenons une métaphore footballistique : si Un prophète était dans la carrière de Jacques Audiard un tir cadré et De Rouille et d’os un centre décisif, Dheepan fait figure de passe en retrait… Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne conduira pas à un but, et c’est bien ce qui est arrivé à Cannes, puisqu’il est reparti avec une Palme d’or qui a surpris tout le monde. Mais c’est peut-être le propre des grands films que d’apparaître sous un jour fragile tout en laissant la sensation d’assister à quelque chose de fort qui nous accompagnera longtemps après. Dheepan s’ouvre sur la préparation d’un bûcher où l’on va brûler des cadavres. Nous sommes au Sri Lanka et la guerre civile se termine, soldant la défaite des Tigres tamouls. Parmi eux, Dheepan observe les dépouilles de ses compagnons avec résignation ; la guerre est derrière lui, mais que lui réserve l’avenir ? C’est une femme, Yalini, qui lui offre une porte de sortie : elle traverse le camp de réfugiés à la reche

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Les Authentiks reprennent du poil de la bête

MUSIQUES | Hors les murs depuis l'annulation de son édition 2013, le festival Les Authentiks retrouvera cet été le chemin du Théâtre antique de Vienne. Connaissant le (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Les Authentiks reprennent du poil de la bête

Hors les murs depuis l'annulation de son édition 2013, le festival Les Authentiks retrouvera cet été le chemin du Théâtre antique de Vienne. Connaissant le climat de morosité financière dans lequel baigne le secteur culturel ces temps-ci, cette résurrection est déjà un petit miracle en soi. Sa programmation, exclusivement dédiée au hip-hop, ce sabir des peuples périphériques, offre elle aussi quelques raisons de se réjouir. À commencer par la venue de Joeystarr, qui partagera le haut de l'affiche avec les beatmakers martiaux de Chinese Man, le temps d'une "Caribbean Dandee Block Party" en bonne compagnie (derrière les platines : Cut Killer et DJ Pone) qu'on nous promet caliente. C'est toutefois en bas de la carte que se nichent les propositions les plus excitantes, à savoir les frangins BigFlo & Oli, petits prodiges d'un rap salutairement déconneur, et la pair Anton Serra/Lucio Bukowski, la plus lettrée et loyale du collectif lyonnais L’Animalerie. Reste à savoir s'ils se produiront comme prévu avec Kacem Wapalek, qui a récemment réglé ses comptes en pub

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Clap de début sur les clips

CONNAITRE | Le collectif de vidéastes Shoot!t reconduit son festival de clips musicaux. Un coup de projecteur original sur la scène régionale.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 juin 2015

Clap de début sur les clips

Quinze créations 100% rhônalpines, c'est le programme proposé par Shoot!t pour la 6e édition de Premiers Clips, qui met en lumière ce genre à part entière qu'est devenu la vidéo musicale – comme l'association le fait tout au long de l'année avec ses nombreuses réalisations et sessions live. Dans cette sélection, projetée sur un écran géant au Toï Toï ce jeudi 18 juin, on retrouvera notamment des productions toutes fraîches des duos en vogue Black Lilys et Holy Two, mais aussi de High Tone, Sunless et Caspian Pool, œuvres de réalisateurs aussi prometteurs que Roxane Gaucherand qui a déjà oeuvré brillamment pour De La Montagne sur Girls. Au terme de la soirée, trois prix leur seront potentiellement décernés : un Prix de l'industrie technique Transpalux (partenaire de l'événement), un Prix du public et enfin un prix artistique baptisé Un Poil Court (assorti de deux jours de tournage offerts au vainqueur dans les studios du même nom). De quoi mettre un joli coup de projecteur à double entrée sur la scène locale. Stéphane Duchêne

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La Bataille de la montagne du tigre

ECRANS | De Tsui Hark (Chine, 2h20) avec Tony Leung Ka Fai, Zhang Hanyu…

Christophe Chabert | Mardi 16 juin 2015

La Bataille de la montagne du tigre

Depuis sa conversion au numérique, le génial Tsui Hark semblait avoir perdu la boussole de son cinéma, confondant effets spéciaux et mise en scène, ordonnancement du chaos et pure bouillie visuelle. De ce point de vue, La Bataille de la montagne du tigre est une bonne nouvelle : Hark parvient à garder une parfaite lisibilité des séquences tout en ne lésinant pas sur les capacités du virtuel et de la 3D. Il faut dire qu’au grand délire sériel de Detective Dee, il substitue ici un pur récit de guerre où, durant la guerre civile chinoise en 1946, une troupe de soldats tente de reconquérir une forteresse tenue par des bandits cruels et sans pitié. Le film avance ainsi comme une suite de morceaux de bravoure où tout fait spectacle : les combats bien entendu, réalisés avec une liberté totale, capables de concilier effets "bullet time" et découpage classique, mais aussi l’étonnant bestiaire de méchants, freaks aux corps difformes et aux looks improbables. Comme George Miller avec son

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Brecht Evens, un dessinateur haut en couleur

CONNAITRE | C'est l'un des premiers quiproquos des Aventures de Rabbi Jacob : fraîchement déguisé en rabbin, Victor Pivert travaille son accent en énumérant des types (...)

Benjamin Mialot | Mardi 2 juin 2015

Brecht Evens, un dessinateur haut en couleur

C'est l'un des premiers quiproquos des Aventures de Rabbi Jacob : fraîchement déguisé en rabbin, Victor Pivert travaille son accent en énumérant des types de fourrure et bute sur la "panthère", qu'il confond avec la "peinture". Pas de méprise possible avec le dessinateur belge Brecht Evens. Panthère, c'est le titre de son troisième album, une fable impitoyable sur la perte des illusions enfantines – dans le secret de sa chambre, une petite fille s'entretient avec un princier félin aux intentions moins féeriques qu'il n'y paraît. La peinture, c'est la technique de prédilection de ce surdoué des couleurs, qu'il fait éclater en de foisonnantes saynètes où se devine l'influence conjointe des abstractions kaléidoscopiques de Robert Delaunay et des figurations du dimanche du Douanier Rousseau. On pourrait aussi citer Chagall, Matisse ou Bruegel, entre autres maîtres de la vignette chatoyante qui peuplent les programmes des formations en beaux-arts. A peine diplômé de la sienne, Evens a raflé un Prix de l'audace à Angoulême avec Les Noceurs, ou le récit, tout aussi sibyllin que ce Calvin & Hobbes psychédéliq

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Cannes 2015, jours 10 et 11. La dernière ligne droite…

ECRANS | "Valley of Love" de Guillaume Nicloux. "Chronic" de Michel Franco. "Macbeth" de Justin Kurzel. "Notre petite sœur" d’Hirokazu Kore-eda. "Marguerite et Julien" de Valérie Donzelli. Le Palmarès du festival.

Christophe Chabert | Mardi 26 mai 2015

Cannes 2015, jours 10 et 11. La dernière ligne droite…

Encore une poignée de films arrachés à l’épuisement de fin de festival. Une journée pour souffler après le Palmarès. Et nous voilà de retour derrière notre clavier pour commenter tout ça, depuis nos calmes pénates et sous un ciel grisâtre, loin des coups de soleil et du stress cannois. Nicloux : Depardieu et Huppert, perdus dans l’espace La fin de la compétition — et les deux films rattrapés in extremis avant de rentrer — auront achevé de faire pencher la balance longtemps indécise du jugement global porté sur sa qualité : c’était quand même très moyen. On y reviendra à la fin de ce billet, mais il faut remonter à loin pour trouver autant de déceptions, sinon de films franchement mauvais, dans ce qui est censé être le top du festival. Et s’il y eût aussi quelques grands moments, c’est bien l’écart entre les deux extrêmes qui pose question. Mais bon, ne spoilons pas, on développera plus tard. Ainsi du Valley of Love de Guillaume Nicloux qui, sans être le «navet» proclamé par certains, nous a quand même sérieusement laissé sur notre faim. Il faut dire que Nicloux est un drôle de cinéaste, que l’on a d’abor

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Cannes 2015, jours 8 et 9. Love, love, love

ECRANS | "Youth" de Paolo Sorrentino. "The Assassin" de Hou Hsiao-Hsien. "Mountains May Depart" de Jia Zhang-ke. "Dheepan" de Jacques Audiard. "Love" de Gaspar Noé.

Christophe Chabert | Dimanche 24 mai 2015

Cannes 2015, jours 8 et 9. Love, love, love

Dur dur quand même ce festival de Cannes. Comme d’habitude, nous objecte notre petite voix intérieure. Oui, enfin, un peu plus que ça, lui répond-on, agacé. C’est parce que tu as la mémoire courte, renchérit-elle. Non, les pieds en feu et les yeux cernés surtout, tentons-nous pour couper court au débat. Sur quoi on se dit que si l’on en est à écrire ce genre de conversations imaginaires, c’est qu’effectivement il y a comme une forme de surchauffe intérieure et qu’on n’est pas loin de crier, proximité de l’Italie oblige : «Aiuto !» Youth : la grande mocheté de Sorrentino À moins que cet appel à l’aide ne soit la conséquence de l’accueil délirant réservé au dernier Paolo Sorrentino, Youth, qu’on considère pourtant clairement comme une horreur, sinon une infamie. C’est à ne plus se comprendre soi-même, tant on était resté sur le souvenir, émerveillé, de sa Grande Bellezza il y a deux ans, où il portait son cinéma rutilant et excessif vers une forme d’absolu, sillonnant les rues romaines avec une caméra virtuose et élégiaque dans un h

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Lucio Bukowski et Anton Serra, tous crocs dehors

MUSIQUES | "Cocorico !", ou plutôt "roar !", l'un des meilleurs disques de rap de l'année est lyonnais. Lucio Bukowski et Anton Serra en sont les vindicatifs et lettrés auteurs. Et ils sont de sortie cette semaine au Marché Gare. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 19 mai 2015

Lucio Bukowski et Anton Serra, tous crocs dehors

C'est quoi être hip-hop en 2015 ? C'est quoi être hip-hop à l'heure où même ceux qui ont édicté les valeurs fondatrices (solidarité, respect et grosse marrade) de cette culture d'en bas devenue business d'en haut sont convaincus des pires bassesses libérales – en l'occurrence le pionnier du deejaying Grandmaster Flash, dont les anciens camarades du Furious Five viennent d'affirmer qu'il avait passé beaucoup plus de temps à faire fructifier son nom qu'à bosser sur leurs morceaux ? C'est faire comme Lucio Bukowski et Anton Serra, deux des bestiaux les plus affamés et vénérables du crew lyonnais L'Animalerie, sur leur egotrip commun La Plume et le brise-glace, produit par l'omniprésent Oster Lapwass et paru début avril. Les bons règlements de compte... C'est considérer ses punchlines non pas comme des actes isolés autour desquels broder des rodomontades anatomiques pourtant sans queue ni tête, mais comme les phonèmes d'un langage sans cesse réinventé, au service de véritables autofictions syllabiques – une personal favorite, parmi la bonne centaine que doit compter ce bazar ency

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Schlaasss taille dans le lard

MUSIQUES | Le duo électro-hip-hop stéphanois présente son premier album au Marché Gare. Attention, ça va couper.

Benjamin Mialot | Mardi 5 mai 2015

Schlaasss taille dans le lard

«Les Gones inventaient le cinéma quand vos pères crevaient dans les mines» pouvait-on lire au début du siècle sur une banderole déployée lors d'un derby Lyon Saint-Étienne. Ce dont on ne se doutait pas alors, c'est que les pères en question ne se sont pas tués à la tâche. Ils ont plus vraisemblablement été réduits en charpie (et non pas en Chappie, c'est important pour la suite) par leurs propres enfants, rendus fous par l'inhalation répétée de poussières de charbon. Un clip défend cette thèse : celui qu'a tourné au Musée de la mine le collectif de vidéastes Shoot !t avec Schlaasss l'an passé, hallucinant plan-séquence filmé face caméra dans lequel le duo stéphanois, le corps agité et l'esprit libre, vocifère en terrain connu son envie de passer sa Salope de prochain au fil d'une lame rouillée. Bon, d'accord c'est un peu tiré par les cheveux, mais c'est toujours moins douloureux que les nombreux sévices (leur signature : l'insertion rectale d'une Volvo) promis par Charlie Dirty Duran (physique de cheerleader névrosée, flow de

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Appel à Premiers clips

MUSIQUES | Le 18 juin se déroulera au Toï Toï Le Zinc, la déjà sixième édition de Premiers Clips, à l'initiative du collectif de vidéastes Shoot !t. Premiers clips vise (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 28 avril 2015

Appel à Premiers clips

Le 18 juin se déroulera au Toï Toï Le Zinc, la déjà sixième édition de Premiers Clips, à l'initiative du collectif de vidéastes Shoot !t. Premiers clips vise comme son nom l'indique à présenter à un large public et sur grand écran des vidéos musicales de groupes rhônalpins – mais, comme son nom ne l'indique pas, toutes ne sont pas des premières fois. Vidéos qui seront en compétition pour un prix. Dans l'immédiat, Premiers clips lance un appel... eh bien aux clips, selon les critères suivants : seuls les clips musicaux sont acceptés dans la compétition ; comme indiqué plus haut, ces clips n'ont pas à être obligatoirement des premiers clips au sens propre du terme ; la soirée est ouverte à toute œuvre réalisée en Rhône-Alpes pour un budget inférieur à 13 000 euros ; les films doivent avoir été réalisés après le 1er janvier ; date limite d'envoi le 18 mai. Juste le temps de shooter.

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Taxi Téhéran

ECRANS | Même frappé par une interdiction d’exercer son métier, Jafar Panahi est parvenu à réaliser cet extraordinaire film hors-la-loi où, en conduisant un taxi dans les rues de Téhéran, il met en scène une fiction drôle et puissante, réflexion sur un monde où l’image est à la fois libre et contrôlée. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 7 avril 2015

Taxi Téhéran

Le pouvoir iranien l’a décidé : Jafar Panahi n’a plus le droit de filmer, et ce pendant vingt ans — soit une forme de perpétuité. Que peut faire un cinéaste privé de son outil de travail ? Devenir chauffeur de taxi, ce qui est une autre manière d’avoir accès à une réalité que ce même pouvoir cherche à travestir. Mais on ne se refait pas : Panahi a truffé l’habitacle de caméras qu’il manipule à vue, passant ainsi des passagers à la rue. Un dispositif qui, se dit-on au départ, est avant tout une sécurité : une voiture reste un espace privé impossible à surveiller et propice à une libération de la parole — ce qu’Abbas Kiarostami, autre grand cinéaste iranien, avait montré bien avant Panahi. La première séquence de Taxi Téhéran fait d’ailleurs penser à Ten : deux clients qui ne se connaissent pas montent dans le taxi et une dispute éclate entre l’homme, qui fustige les gens qui volent et souhaite leur condamnation à mort pour donner l’exemple, et une institutrice affichant ses idées progressistes. Panahi semble s’engager sur l’autoroute d’un film didactique où les messages qu’il adresse aux autorités de son pays seront livrés sans filtre.

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Écrans Mixtes se fait un Grec

ECRANS | Cinquième bougie pour Écrans Mixtes, le festival de films LGBT, et jolie édition 2015 avec comme invité d’honneur le cinéaste grec Panos H. Koutras et des films inédits aussi pertinents sur leurs sujets que surprenants dans leurs formes. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 mars 2015

Écrans Mixtes se fait un Grec

Queer, festif, décalé, militant : Écrans Mixtes, le festival LGBT fête ses cinq ans avec à son frontispice ses adjectifs-là ; en 2015, il paraît plus que jamais au cœur des questions contemporaines, et pas seulement celles directement liées à l’homosexualité. Ainsi, l’invitation faite au cinéaste grec Panos H. Koutras n’est pas le moindre des symboles — même si sa venue a été annoncée avant la victoire de Syriza aux dernières élections. Koutras a bâti en quatre films une œuvre qui balance entre réalisme et fantaisie, tradition et modernité : de ce faux film Z qu’était L’Attaque de la moussaka géante au road-movie Xenia, Odyssée d’aujourd’hui à travers une Grèce dévorée par la crise et la violence, le cinéaste se plaît à empoigner les mythes, les sujets et les genres pour les passer au prisme d’une modernité queer. Écrans mixtes propose l’intégrale de ses films — dont l’inédit Real Life, tourné en 2004 — et lui a laissé carte blanche. Il a donc choisi deux films : le classique Stella, femme libre de Michael Cacoyannis — auquel son propre Strella rendait hommage — qu’il présentera à

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Pas piqué des vers

ACTUS | L'Espace Pandora fête ses trente ans. Tandis que son équipe est occupée à organiser la 17e édition du Printemps des Poètes, retour avec Thierry Renard, son directeur, sur l'histoire de cette institution vénissiane de la poésie. Valentine Martin

Valentine Martin | Mardi 3 mars 2015

Pas piqué des vers

«Au départ, c'était une aventure d'amis, on ne savait pas du tout quel tournant ça allait prendre» commence le directeur de l'Espace Pandora. En ce temps-là, ils étaient quatre, jeunes, tous originaires de Vénissieux et unis autour d'une passion commune : la poésie. Et une envie aussi, celle de la partager par tous les moyens possibles. Trente ans plus tard, l'association existe toujours mais seul reste de la bande Thierry Renard. Pour celui qui en a pris la tête en 2002, «l'esprit et la volonté sont toujours les mêmes, sauf que l'équipe a rajeuni et s'est professionnalisée», là où elle n'était composée que de bénévoles au moment de sa création en 1985. Plus qu'ils n'ont choisi Vénissieux, c'est la ville qui les a choisis. Tous les quatre voulaient commencer là d'où ils venaient, persuadés de l'importance de leur mission au point de demander d'emblée à la mairie un financement et un local. «On était un peu inconscients quand même » rigole maintenant Thierry Renard, «mais bon, c'était l'époque où l'on parlait beaucoup des banlieues, où on essayait de les mettre en avant.»

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Berlinale 2015, jour 2. Un taxi en Iran, Kidman et Herzog dans le désert…

ECRANS | « Taxi » de Jafar Panahi. « 600 Miles » de Gabriel Ripstein. « Histoire de Judas » de Rabah Ameur-Zaïmeche. « Queen of the desert » de Werner Herzog.

Christophe Chabert | Samedi 7 février 2015

Berlinale 2015, jour 2. Un taxi en Iran, Kidman et Herzog dans le désert…

Les hostilités ont vraiment commencé aujourd’hui dans la compétition à la Berlinale avec la présentation de Taxi de Jafar Panahi. C’est, pour une multitude de raisons, un choc, mais un choc en douceur, à l’image de son réalisateur, dont le sourire et le visage empreint de bonté irradient l’image chaque fois qu’il en occupe le centre. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Panahi a été interdit d’exercer son métier de cinéaste par les autorités iraniennes suite à sa participation aux manifestations contre le régime. Et pourtant, il continue à faire des films dans la clandestinité, entre les murs de sa maison ou, comme ici, avec un courage remarquable, à l’air presque libre, dans les rues de Téhéran, faux taximan et vrai filmeur qui a truffé l’habitacle de caméras qu’il manipule à vue. Dans la première séquence, on assiste à la querelle entre un partisan de la peine de mort et une femme voilée, professeur dans une école, qui lui reproche sa sévérité et le soupçonne de défendre ses propres intérêts. À cet instant, le dispositif rappelle évidemment Ten de Kiarostami, dont il serait une version «pirate». Mais, dès que ces deux premiers passag

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Un œil sur... Pethrol

MUSIQUES | En partenariat avec la Ville de Lyon, le Petit Bulletin vous présente les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Premier épisode avec le groupe Pethrol. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mercredi 7 janvier 2015

Un œil sur... Pethrol

Pour son premier numéro Un œil sur... est allé s'intéresser au cas Pethrol (dont nous vous dressions le portrait avant les fêtes), symbole et même, sans faire injure à ses camarades, locomotive de l'émergence pop lyonnaise. Mais aussi étrange créature musicale dont on ne sait si elle a deux, trois têtes ou même plus. Sur scène en tout cas Pethrol est un duo, composé Héloïse Derly, ressortissante des Beaux-Arts et Cédric Sanjuan, batteur d'expérience, rompu à l'indépendance musicale. En 2014, conclue par le très bel EP Goldmund, leur troisième, Pethrol a emporté pas mal de choses sur son passage et développé un univers fascinant qui commence à titiller sérieusement la presse spécialisée nationale. A suivre donc, à tout point de vue.

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Pethrol : l'hydre carbure

MUSIQUES | Ni duo, ni trio, ni collectif mais presque un peu tout ça à la fois, Pethrol met sur et en scène une chanteuse-claviériste et un batteur-machiniste dont l'univers cosmique tend à s'étendre sur le monde. Au point que pour cette drôle de créature électro-pop aux accents mythologiques, on ne parlera bientôt plus d'émergence, mais d'expansion. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 16 décembre 2014

Pethrol : l'hydre carbure

Figure mythologique universelle, l'Ouroboros représente littéralement «le serpent qui se mord la queue». Sa déclinaison dans la mythologie nordique, Jörmungand, encercle ainsi le monde pour maintenir les océans en place. Il est symboliquement le début et la fin de toute chose. On ne sera que très peu étonné que Pethrol ait choisi, sur un de ses EPs, d'évoquer cette figure. Le groupe, qui définit sa musique comme de la cosmo-pop – «cosmopolite et cosmique» – semble en effet fonctionner par cycles, se nourrir de mues successives comme il se nourrit de lui-même. Ainsi Goldmund, troisième EP paru le 19 novembre dernier, clôt-il une trilogie par laquelle, comme dans les sagas, le groupe est né et s'est métamorphosé pour atteindre sa forme actuelle. «Au tout début, il y avait la volonté de créer une trilogie dont on serait sorti en 2015, confirme la chanteuse Héloïse Derly. En même temps, les trois univers de Black Gold, Golden Mean et Goldmund constituent vraiment trois portes qui s'ouvrent dans le sens d'une évolution. Il était important pour nous de trouver notre son de cette manière. Je ne dis pas qu'on l'a

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Panique chez les jouets

ECRANS | De Joël Simon, Bruno Collet, Vincent Patar et Stéphane Aubier (Fr-Belg, 43 min) animation

Christophe Chabert | Mardi 25 novembre 2014

Panique chez les jouets

À l’approche de Noël, les programmes réunissant plusieurs courts pour enfants se multiplient. Mais Panique chez les jouets est clairement à part. S’adresse-t-il vraiment au jeune public ? Sans doute, mais il y a fort à parier que les adultes y prendront autant, voire plus, de plaisir. Notamment face à La Bûche de Noël, servi en dessert du programme, le nouveau délire de Patar et Aubier, créateurs des mythiques PicPic André, qui reprennent les personnages de leur long Panique au village pour trente minutes de conte de Noël parfumé à la bière belge. On y retrouve cette alliance démente entre minimalisme et littéralité — les trois personnages principaux, Cowboy, Indien et Cheval, sont des figurines de… cowboy, d’indien et de cheval — autorisant ensuite toutes les élucubrations — comme tenter de récupérer la dernière bûche du supermarché, achetée par le fermier Steven, grand numéro vocal d’un Poelvoorde braillard et hilarant, ou organiser une soirée techno avec la police et le garde-barrière. Depuis Panique au village, l’animation des personnages a gagné en souplesse, l’hystérie est moins systématique et le scénario, plutôt bien

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En bonnes voix

MUSIQUES | Dix ans déjà que, depuis les contreforts du Beaujolais, le festival Nouvelles Voix vendange les nouveaux talents pour tenter de dresser un portrait de (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 18 novembre 2014

En bonnes voix

Dix ans déjà que, depuis les contreforts du Beaujolais, le festival Nouvelles Voix vendange les nouveaux talents pour tenter de dresser un portrait de la musique – tendance chanson plutôt – d'aujourd'hui et surtout de demain. En offrant d'ailleurs à peu près pour tous les goûts – tendance chanson plutôt, donc, mais en fait pas que. On ne s'étonnera alors pas d'y retrouver certains de nos chouchous locaux comme Pethrol, à deux doigts de gagner le statut de premiers de cordée qu'ils méritent. Mais aussi, Nouvelles Voix ratissant plus large, esthétiquement comme géographiquement, parfois même très loin, des découvertes (ou des "à découvrir si ce n'est déjà fait") comme le Bordelais Talisco (vu cet automne à Just Rock?), l'Israëlienne aux instruments venus d'ailleurs Lior Shoov, les Toulousains pluridisciplinaires de Kid Wise ou encore Klô Pelgag, Québécoise quelque peu extra-terrestre (d'où sans doute, ce nom crypto-Klingon). Et puis comme on fête une décennie (ou peut-être que ça n'a rien à voir, après tout), le festival s'offre une belle soirée de gala. En tête d'affiche Hollysiz,

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Régis (Loisel) est un bon

CONNAITRE | L'heroic fantasy n'a pas attendu l'adaptation pour le petit écran des boucheries consanguines de Game of Thrones pour accéder à la maturité. Pas même leur (...)

Benjamin Mialot | Mardi 11 novembre 2014

Régis (Loisel) est un bon

L'heroic fantasy n'a pas attendu l'adaptation pour le petit écran des boucheries consanguines de Game of Thrones pour accéder à la maturité. Pas même leur écriture : dès 1983, le scénariste Serge Le Tendre et le dessinateur Régis Loisel entreprirent ainsi d'arpenter les sentiers battus du genre pour mieux les désherber. La série qu'ils forgèrent en chemin s'intitule La Quête de l'oiseau du temps, on y suit le périple d'une coterie d'aventuriers charismatiques mais faillibles – là réside tout l'enjeu – à la recherche d'un puissant artefact, et elle demeure encore aujourd'hui l'alpha et l'omega du merveilleux médiéval à la franco-belge. Y compris sur le plan graphique, le trait d'artisan consciencieux de Loisel rivalisant d'expressivité avec ceux des grands noms de l'illustration de contes. Au point que c'est une variation sur le Peter Pan de Barrie – de 1990 à 2004, il imagine la genèse du personnage dans ce Londres misérable que magnifia Gustave Doré – qui l'imposera définitivement comme un maître. Comme tout dépositaire de ce titre, Loisel a ses disciples

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Des (é)Toiles plein les yeux

ECRANS | Le festival Lumière à peine terminé que démarre son cousin jeune public, Les Toiles des Gones. Pas de patrimoine ici — même si on trouve dans la programmation (...)

Christophe Chabert | Mardi 14 octobre 2014

Des (é)Toiles plein les yeux

Le festival Lumière à peine terminé que démarre son cousin jeune public, Les Toiles des Gones. Pas de patrimoine ici — même si on trouve dans la programmation de cette année un Disney vintage, Le Livre de la jungle — mais le même maillage de salles dans tout le Grand Lyon pour présenter jusqu’au 2 novembre le meilleur du cinéma jeune public récent. Soit 21 films s’adressant à tous les âges — certains sont destinés à des enfants à partir de 2 ans — assortis d’animations en tout genre — ateliers, goûters, concerts, quizz… Parmi les films déjà sortis, signalons le dernier Grand prix du festival du cinéma d’animation d’Annecy, Le Garçon et le monde, venu du Brésil et qui est déjà salué comme un futur classique du cinéma jeune public. Quant aux avant-premières, le programme est alléchant, à commencer par Panique chez les jouets, dernière sortie de chez Gebeka Films — le seul distributeur lyonnais en activité, rappelons-le — regroupant trois courts dont La Bûche de Noël signé par les Belges Patar et Aubier, géniaux créateurs de Pic Pic André et de Panique au village. À surveiller aussi, un film d’animation norvégien, De

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Début de parcours

MUSIQUES | Avec le mois d'octobre s'ouvre la saison rock avec le festival Just Rock?, qui s'ouvre lui-même sur un parcours folk à travers sa ville d'accueil – Lyon, (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 30 septembre 2014

Début de parcours

Avec le mois d'octobre s'ouvre la saison rock avec le festival Just Rock?, qui s'ouvre lui-même sur un parcours folk à travers sa ville d'accueil – Lyon, pour ceux qui l'ignoreraient encore – et plus précisément la Croix Rousse. Le schéma est à la fois quasi-immuable et intrinsèquement nomade puisque, comme son nom l'indique, il y s'agit de déambuler avec délice tout au long d'un samedi après-midi, en l'occurence le 4 octobre, à la rencontre d'artistes généralement débranchés – aussi branchés puissent-ils être par ailleurs. Rendez-vous cette année place Joannes Ambre dès 15 h – ça laisse le temps pour une matinée bien grasse – avec le bien-aimé Cyrz, dont c'est un peu le retour, comme évoqué dans ces pages la semaine dernière. A 16 h, direction le vidéo-club Atmosphere pour faire comme l'oiseau William Bird, avant d'aller à 17h à la bibliothèque faire les yeux doux à Julia Kat, plus radoucie que quand elle officie avec Little Garçon ou Black Luna. Puis à Anne Sila, jazzeuse mixte qui lorgne vers la chanson et la pop, à 18h (place Bellevue). Enfin, dernière étape du périple à 19 h, a

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Lyon's Club

MUSIQUES | Qu'elle soit un concept fumeux ou pas, la scène musicale lyonnaise est là et bien là. La preuve avec ce petit passage en revue – non exhaustif – d'un automne rock'n'gone. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

Lyon's Club

Lors d'une discussion en ligne portant sur les coiffeurs, leurs pronostics de football et l'Olympique de Marseille, un grand connaisseur du rock et de bien d'autres choses nous lâcha, magie d'un fil de discussion : «le concept de groupes lyonnais, well... ». Certes, toute personne rejetant l'idée que l'on puisse être Lyonnais juste «parce qu'on a fait sécher ses chaussettes une fois à Lyon», comme nous l'a récemment exposé notre critique cinéma maison, souscrira sans mal à cette réflexion. Mais on ne va pas faire comme si "ces gens-là" n'existaient pas puisqu'ils ne cessent de nous prouver le contraire. Telle Billie, qui nous prépare quelques remixes des titres de son album Le Baiser. L'excellent album de Denis Rivet – ex-King Kong Vahiné pour les intimes – est à venir, lui, le 30 octobre, et Denis jouera un peu partout pendant cet automne à commencer par ce même jour, le

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Le Start Festival, ce n'est que le début

MUSIQUES | A peine ses trois petits tours (de Lyon, de France et du monde) estivaux terminés, le Sucre embraye sur la deuxième édition du Start Festival. Et reçoit pour l'occasion une belle brochette de bâtisseurs et un sonneur de cloche de rentrée tout trouvé. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 2 septembre 2014

Le Start Festival, ce n'est que le début

Premier temps fort de la saison, mais aussi premier paradoxe : alors que sa pyramide des âges est d'une largeur à faire se retourner Khéops dans son sarcophage, Le Sucre commencera par nous entretenir d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Une époque, qui s'étire des 70's aux 90's, au fil de laquelle Lyon s'est imposée dans une curieuse indifférence comme une plaque tournante des musiques alternatives. Le festival la fera revivre au cours d'une conférence, la première d'une série consacrée à l'underground d'ici, fut-il de pierre (comme le Palais d'hiver, l'Olympia du coin, ou le fameux Pez Ner) ou de chair (de la new wave unisexe de Marie et les garçons aux Deity Guns, cousins passagers de Sonic Youth). Cinq jours plus tard, le coup d'envoi d'un autre cycle de rencontres mettra un terme à l'événement. Sa vocation : discuter des mutations de l'espace urbain. Son invité : le controversé Rudy Ricciotti, Grand prix national d’architecture auquel on doit, entre autres réalisations, le superbe cube alvéolé abritant le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à

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Sous l’œil du PB

MUSIQUES | Pour la deuxième année consécutive, Le Petit Bulletin était invité par la Ville de Lyon à élaborer, en compagnie notamment de la reine des basses Flore (qui se (...)

Benjamin Mialot | Mardi 17 juin 2014

Sous l’œil du PB

Pour la deuxième année consécutive, Le Petit Bulletin était invité par la Ville de Lyon à élaborer, en compagnie notamment de la reine des basses Flore (qui se produira elle-même, comme l'an passé, à l'Estaminet K-nar), à la programmation de la scène électro installée au Parc des berges. Sur la grosse soixantaine de jeunes gens passés sous nos fourches caudines, une vingtaine s'en est tirée sans égratignure – au contraire des ahurissants Light Emitting Deejays, qui sont à Kraftwerk ce qu'un Jacky est à un pilote de F1. Parmi eux Steo Le Panda, qui partage avec un certain ursidé doré un goût prononcé pour les bonnets imitatifs et les arrangements zen – qu'il extirpe de son iPad avec la dextérité d'une dactylo –, Le Son Étrange, nouveau projet tout en riddims cybernétiques de l'ex-Peuple de l'Herbe DJ Stani, PCKRZ, duo dont l'électro-hip hop bien gueudin n'est pas sans rappeler les virulentes clowneries de Stupeflip, Wild Wild Waves, étonnant quatuor qui redonne du volume au trip hop à coups de vibraphone et de contrebasse, ou encore Rednik, mystérieuse formation versée dans le du

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La tête et les jambes

MUSIQUES | Qui a dit que le vélo était un sport de ringards aux jambes rasées ? Pas le festival Roulez jeunesse, qui tout au long d'un programme alliant joie de la pédale et plaisir musical entend réconcilier petite reine et rois de la hype. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 3 juin 2014

La tête et les jambes

Au départ, à ce qu'on avait entendu, Roulez Jeunesse entendait célébrer le cyclisme dans ce qu'il a, sans mauvais jeu de mots, de plus "classique" : les cuissardes à peau de chamois, le Tour de France, le bronzage en T. Autant de choses qui passionnent l'un des initiateurs de l'événement : le directeur du Transbordeur, Cyrille "Guimard" Bonin, incollable sur la petite reine et la Grande Boucle.  On ne sait guère ce qui a rendu cet événement moins orienté sur le versant Laurent Brochard de la pédale que vers son côté hip, toujours est-il que le chemin emprunté est un peu différent. Et peut-être un peu plus cohérent avec l'idée de mariage vélo-musiques actuelles – la vérité c'est que les mecs du Tour de France n'écoutent bien souvent que de la daube entre deux soufflantes de Marc Madiot dans l'oreillette ; la vérité c'est que le cycliste pro a les goûts musicaux de Gérard Holtz.  Niveau vélo en effet, ce sera plus ambiance fixie (ce vélo sans dérailleur qui fait fureur chez les hipsters qui aiment à prendre les bosses en 53x12), BMX, et bike polo (du polo garanti 100% sa

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