5 étoiles au Festival Ninkasi

Festival | 7 jours, 33 artistes, 27 événements gratuits, répartis sur un territoire vaste comme son réseau de brasseries, le Festival Ninkasi est ras-la-gueule de festivités musicales. Et blindé d'artistes locaux, conformément à la politique maison menée par le grand mamamouchi Fabien Hyvernaud. On vous aide à y voir plus clair avec une sélection des 5 groupes à voir à Lyon et ses environs.

Stéphane Duchêne | Lundi 6 septembre 2021

Photo : © DR


Johnnie Carwash, c'est Cali

« La Caaaalifoooorniiiie » hululait Julien Clerc. Johnnie Carwash nous la joue depuis Lyon en mode quatuor rock guitare-basse-batterie-coolitude absolue (la coolitude est surnuméraire, en vrai, ils sont trois). Son sec comme une trique, guitares coiffées-décoiffées, chant sans filtre (la voix très 90's de Manon, école Kim Deal/Tanya Donelly), avec trois bouts de ficelles DIY, Johnnie Carwash, auteur d'une belle cavalcade avec le EP Mom is a punk (ils ont donc de qui tenir), recrée une géographie, une époque et s'impose comme la formation lyonnaise la plus excitante du moment. Au bas mot. Mettre une pièce également sur Arabella en première partie, issu du Ninkasi Musik Lab.

Au Ninkasi Gerland le jeudi 9 septembre à 20h30


Ulysse Von Ecstasy, psycho-folk

Déjà, il y a ce nom qui promet une odyssée en roue libre — et probablement sans retour — aux confins du monde conscient. Et ces titres de chansons qui résonnent de sémantique cohenienne (comprendre, Leonard). D'une certaine façon tout est dit mais rien n'est fait, il reste à écouter ses ballades qui s'échappent volontiers vers une pop atmosphérique de sympathie boniver-esque (avec champs magnétiques et reverb typée grands canyons). Une tendance qui s'atténue en live pour revenir à des fondamentaux plus folk sans rien perdre de sa capacité d'édification des poils sur les bras.

Au Ninkasi Gorge de Loup le vendredi 10 septembre à 21h


JP Goulag, mid-90's

Leur Dying Breed commencerait presque comme un jumeau tordu du Cannonball des Breeders joué à la j'm'en-branle et ça en dit beaucoup sur le talent à l'œuvre au Goulag, les références convoquées (tout ce bon vieux rock à la sidérurgie pop des 90's allant des Pixies à Green Day et un pan du punk à roulettes). Et surtout sur la manière tongue-in-cheek de rassembler tout ça pour en faire sa propre mangeaille rock. Dans le dictionnaire des idées reçues rock on dirait que ça défouraille sévère. On serait loin de la vérité. Proches de Johnnie Carwash, ces types là en serait l'envers punk.

Au Ninkasi La Soie le samedi 11 septembre à 21h


Jaypee-Jaypar, metal blues

C'est l'histoire d'un métalleux poitevin fondu en bluesman dans la capitale des Gaules. Et qui injecte quelques variants de son ancienne vie musicale dans son Delta (blues) imposant et rauque. Où l'on pourrait reconnaître quelques accointances avec des figures maltées comme Tom Waits ou "La Bête" Mark Lanegan. Jaypee vient de monter un quintet pour accompagner et diversifier ses errances blues mais continue de se produire en one man band (guitare-voix, stompbox, tambourin) comme ici.

Au Ninkasi OL Vallée le samedi 11 septembre à 21h


Dowdelin, Kao en vue

Ce devait être la tête d'affiche de l'open air prévue pour les agapes du samedi du festival. Dowdelin l'est toujours (tête d'affiche) mais l'open air migre des extérieurs de la Guillotière à l'enceinte du Kao (pour d'ubuesques raisons sanitaires sur lesquelles on ne s'étendra pas). Compter néanmoins sur le trio formé par Olivya, David Kiledjian (l'homme derrière Fowatile) et le saxophoniste Raphaël Philibert pour donner un peu d'open et beaucoup d'air à la soirée avec sa soul aux accents créoles. Épaulé dans la tâche par Elina Jones & The Fireflies en première partie.

Au Ninkasi Kao le samedi 11 septembre à 17h


Festival Ninkasi
Sur le réseau Ninkasi ​jusqu'au 12 septembre

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Le Ninkasi et son directeur musiques Fabien Hyvernaud étaient un peu partis la fleur au bout du fusil pour bien montrer que non les musiques actuelles ne baisseraient pas les bras face au Covid-19, et c'était tout à leur honneur : le Festival Ninkasi deuxième du nom aurait bien lieu, du 7 au 13 septembre. Mais avec l'augmentation de la recrudescence comme disait le poète, il a bien fallu se rendre à l'évidence et changer de braquet face à la Covid-19 et au manque de lisibilité des mesures de restrictions et solutions gouvernementales - d'autant plus avec le passage en zone rouge du Rhône annoncé ce jeudi matin. Car plutôt que d'annuler l'événement la mort dans l'âme le Ninkasi a choisi d'adapter et de modifier son déroulement — ce q

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C'est au détour d'une participation au jury des Inouïes du Printemps de Bourges que notre oreille s'est entichée de Dowdelin, tout jeune trio lyonnais qui s'apprête à donner son premier véritable concert au Périscope, ce jeudi 1er mars, après quelques showcases. Recalée mais prometteuse, la formation initiée par David Kiledjian et la chanteuse Olivya, vite rejoints par Raphaël Philibert (joueur de saxophone mais aussi de gwoka, la musique traditionnelle guadeloupéenne), travaille actuellement à un premier album qui devrait voir le jour dans le courant de l'année et présente là le fruit d'une résidence à Bizarre!, du côté de Vénissieux, après avoir pris ses marques du côté de la Friche Lamartine. Chant en créole martiniquais (l'île maternelle de la chanteuse), influences créoles et africaines, métissées de house music pour un dancefloor électronique : le peu que l'on a pu entendre ne dépareillerait pas sur le label Mawimbi ou dans une soirée Black Atlantic Club. Assurément, Dowdelin, c'est à suivre.

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