Le club des 5

Nicolas Bros | Mercredi 15 février 2017

Photo : Il faut choisir le nom du futur Pôle Culturel Loubet à Saint-Étienne © DR


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Benoît Lambert est le nouveau directeur de la Comédie

Mercato | Suite au départ d'Arnaud Meunier de la direction de La Comédie de Saint-Étienne en ce début d'année, c'est Benoît Lambert qui vient d'être désigné pour sa (...)

Nicolas Bros | Vendredi 29 janvier 2021

Benoît Lambert est le nouveau directeur de la Comédie

Suite au départ d'Arnaud Meunier de la direction de La Comédie de Saint-Étienne en ce début d'année, c'est Benoît Lambert qui vient d'être désigné pour sa succession. Ce metteur en scène est directeur du Théâtre Dijon Bourgogne depuis janvier 2013. Il a été élève à l'École Normale Supérieure avant de suivre des cours de théâtre avec Pierre Debauche au début des années 90. Du côté de la scène, il a notamment créé trois pièces de François Bégaudeau : La Grande Histoire en 2014, La Devise  en 2015 et La Bonne Nouvelle en 2016. Il a toujours la volonté de mettre la jeunesse en avant comme le prouve sa mise en scène de Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux en 2017, où il dirige quatre jeunes acteurs en contrat de professionnalisation. Enfin, Saint-Étienne n'est pas

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La Comédie cherche sa direction

SCENES | Nouvelle directrice ou nouveau directeur ? En tout cas, ce sera une ou un artiste pour diriger La Comédie de Saint-Étienne après le départ d'Arnaud Meunier (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 septembre 2020

La Comédie cherche sa direction

Nouvelle directrice ou nouveau directeur ? En tout cas, ce sera une ou un artiste pour diriger La Comédie de Saint-Étienne après le départ d'Arnaud Meunier en fin d'année à Grenoble. Une annonce a été postée par la structure d'art dramatique stéphanoise. Avis aux intéressés ! Nous en profitons pour vous rappeler que la saison 20/21 débutera dès le 17 septembre prochain avec le spectacle Angels in America. Toutes les dates sont à retrouver sur cette page.

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La Fête de la musique 2020 aura bien lieu à Saint-Étienne

Fête de la musique 2020 en numérique | C’est officiel, le week-end du 21 juin, nous pourrons fêter la musique comme il se le doit à Saint-Étienne, mais de manière virtuelle. Le 20 juin à (...)

La rédaction | Vendredi 5 juin 2020

La Fête de la musique 2020 aura bien lieu à Saint-Étienne

C’est officiel, le week-end du 21 juin, nous pourrons fêter la musique comme il se le doit à Saint-Étienne, mais de manière virtuelle. Le 20 juin à partir de 18h et le 21 juin à partir de 18h30 vous aurez le droit à plus de 20h de programme musical diffusé sur le site de la ville de Saint-Etienne. Près de 30 projets issus du territoire stéphanois, rassemblant plus d’une centaine de musiciens émergents ou pour certains rayonnant bien au-delà de Saint-Étienne - entre autres La Belle Vie (photo ci-dessous), DRK, Alkabaya, BUL, Djemin... -, se produiront au Fil, à l’Opéra, au Clapier ou encore chez Studio Mag’. Précisons qu'étant données les conditions réglementaires et sanitaires actuellement, il n'y aura pas de scènes "publiques" dans les rues stéphanoises.

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Marc Chassaubéné : « Les villes ont un rôle de premier plan à jouer »

Point de vue | Quels rôles jouent les institutions durant la crise et comment pourront-elles aider les structures culturelles après ? Marc Chassaubéné, adjoint à la culture à la Ville de Saint-Étienne et vice-président de Saint-Étienne Métropole* en charge du design et du numérique, nous donne des éléments de réponses.

Nicolas Bros | Jeudi 2 avril 2020

Marc Chassaubéné : « Les villes ont un rôle de premier plan à jouer »

Comment maintenez-vous, à la Ville de Saint-Étienne et à Saint-Étienne Métropole, une activitésur le volet culturel ? Il y a plusieurs choses. Tout d’abord, nous essayons de maintenir un lien avec le public grâce à la présence en ligne de nos services, de la manière la plus réactive possible. Par exemple, la cinémathèque a ouvert ses fonds sur Internet, les médiathèques ont réagi en augmentant la disponibilité des ouvrages numériques… Malheu­reusement en matière de spectacle vivant, les possibilités sont bien plus limitées. Mais l’ensemble de nos services est mobilisé et disponible au téléphone pour répondre aux inquiétudes des compagnies, des groupes, des artistes, du public, qui sont très nombreuses… Ces interrogations touchent les programmations de nos événements mais également les salles du territoire ou des événements indépendants. Les services de la Direction des affaires culturelles répondent donc à toutes ces questions. Bien évidemment, des interrogations demeurent à propos des événements prévus en début d’été. Mais ces doutes sont présents chez tout le monde et nous essayons de répondre au jour le jour, selon les informatio

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La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Cirque québécois | Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La (...)

Nicolas Bros | Mercredi 26 juin 2019

La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La Comédie de Saint-Etienne pour le Festival des 7 Collines. En bonus, ils nous chantent aussi un peu de Gilles Vigneault à l'occasion de la La Fête nationale du Québec !

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Arnaud Meunier / Une vie en actes

Portrait | Depuis janvier 2011, Arnaud Meunier dirige La Comédie de Saint-Étienne. Avec pour ligne de mire permanente la création et la transmission, le metteur en scène poursuit son travail mêlant ouverture du théâtre au plus grand nombre, mise en avant d'oeuvres contemporaines et en valeur de la cité stéphanoise.

Nicolas Bros | Mercredi 6 février 2019

Arnaud Meunier / Une vie en actes

Arnaud Meunier est un homme qui semble tout avoir pour être heureux. À la tête de La Comédie de Saint-Étienne, une des plus belles institutions théâtrales de France - n'ayons pas peur des mots - , le metteur en scène met tout en œuvre pour faire rayonner la capitale ligérienne à travers cet art noble qu'est le théâtre. Mais diriger un tel vaisseau artistique tout en continuant son travail de scène accapare beaucoup... La preuve, le matin où nous le rencontrons dans son bureau, situé à l'étage de "la nouvelle Comédie" dans ce bâtiment industriel entièrement rénové du quartier créatif, entre le Zénith et le Fil. Le temps presse car il est en pleine répétition de sa dernière pièce J'ai pris mon père sur mes épaules, écrite par Fabrice Melquiot avec Rachida Brakni et Philippe Torreton au plateau. Un succès public et critique annoncé d'avance, confirmé dès la générale. Couverture presse nationale, retours positifs, cette épopée comique et tragique ne fait que confirmer le talent d'Arnaud Meunier pour transcender les acteurs et les œuvres auxquelles il s'attaque. Mais ce matin-là, malgré le travail de scène à accomplir, il prend le temps de nous expliquer son parcours en dé

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À la dérive

Théâtre | 2025. Tandis qu’en Europe la guerre fait rage et que le réchauffement climatique a finalement eu raison des quelques bonnes volontés, le Groenland et ses (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 février 2019

À la dérive

2025. Tandis qu’en Europe la guerre fait rage et que le réchauffement climatique a finalement eu raison des quelques bonnes volontés, le Groenland et ses réserves de gaz, de pétrole et d’uranium sont devenus le nouvel d’Eldorado. En mer, l’Arctic Serenity, ancien navire de croisière, est remorqué pour être transformé en hôtel de luxe. À bord, 6 inconnus embarqués clandestinement, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi. Alors que ce petit monde est en route, le remorqueur abandonne le navire, au beau milieu des eaux glacées internationales. Les passagers vont-ils pouvoir sauver leur peau ? À mi-chemin entre le polar nordique, le thriller politique et la comédie futuriste, Arctique entraîne le spectateur dans une fiction écolo-prémonitoire qui parvient à le tenir en haleine durant près de deux heures et demie. Un huis-clos maritime, des révélations à tiroir, et un travail scénique absolument remarquable mêlant théâtre, musique et vidéo dans un champ/hors champ captivant. Arctique, jeudi 14 et vendredi15 février à 20 heures à la Comédie de Saint-Etienne

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Ça pulse pour la promo 28

Théâtre | Le spectacle de sortie des élèves de la Comédie, écrit par Pauline Sales et mis en scène par Arnaud Meunier, raconte l’histoire d’une bande d’ados à dix ans d’intervalle. Dans une atmosphère de légèreté estivale, le destin de ces jeunes adultes bascule dans une gravité dictée par un événement imprévu.

Houda El Boudrari | Mardi 5 juin 2018

Ça pulse pour la promo 28

Une bonne fée s’est penchée sur le berceau de la promo 28 de l’école de la Comédie de Saint-Étienne en leur offrant comme marraine Pauline Sales, co-directrice depuis 2009 du Préau (centre dramatique national de Normandie-Vire). Pour leur spectacle de fin d’études, les dix jeunes comédiens (dont six filles) ont eu droit à un texte sur-mesure de la plume incisive de cette talentueuse dramaturge qui dissèque avec minutie, mais non sans humour, les états d’âmes de ses contemporains. « Pas une pièce pour ados à l’américaine » Il y a trois ans, le public de la Comédie de Saint-Étienne avait découvert son art du dialogue dans le truculent feuilleton théâtral Docteur Camiski ou l’esprit du sexe, et les fidèles auront eu l’occasion d’apprécier à nouveau sa plume désopilante cette saison lors de l’excellente pièce J’ai bien fait ?. Cette fois-ci, exit les tribulations d’un sexologue tourmenté et la crise existentielle d’une quadra bobo, c’est sur un tout autre registre que l'institution théâtrale stéphanoise e a convoqué le talent de Pauline Sales : une histoire d’ados pour des ados, programmée d’ailleurs au festival d’Ados de Vire qui s’est tenu

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La fin du salon russe

Théâtre | Dans "Un mois à la campagne", Alain Françon nous offre un condensé du théâtre émotionnel de Tourgueniev, dans une mise en scène au plus près du texte écrit en 1850, serti dans l’écrin d’une nouvelle traduction de Michel Vinaver.

Houda El Boudrari | Mercredi 3 janvier 2018

La fin du salon russe

L’engouement que suscite le théâtre russe sur les planches françaises a gagné la Comédie de Saint-Etienne qui a programmé cette saison une étonnante adaptation des 3 sœurs de Tchekhov par la metteure en scène brésilienne Christiane Jatahy (What if they went to Moscow ?), suivie de la fusion de ces mêmes Trois sœurs avec Ivanov sous la talentueuse direction de Julie Deliquet (Mélancolie(s) ). Cette fois-ci, retour au classique, à la place du texte et au respect du contexte historique avec Un mois à la Campagne de Tourgueniev mis en scène par Alain Françon. Dans ce "récit dramatique" écrit en 1850, Ivan Tourgueniev explore les conduites amoureuses de ses contemporains. La paisible vie de famille des Islaïev est bousculée par l’arrivée de Beliaev, étudiant moscovite engagé pour l’été comme précepteur. Le côté rustique du jeune russe tranche avec la sophistication vaine et les conventions corsetées de cette aristocratie en déclin. « Cette pièce raconte la fin du salon, un peu comme dans le théâtre d’Ibsen » résume Alain Françon. On découvre chez Tourgueniev une imbrication entre désir amoureux et

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La 32e page à écrire

Fête du livre 2017 | Avec plus de 270 auteurs attendus du 6 au 8 octobre, la Fête du livre 2017 devrait être une belle réussite. En proposant de nombreuses nouveautés cette année, l'événement écrira une trente-deuxième page de son histoire qui rencontre toujours autant de succès auprès du public. Preuve que le livre est loin de disparaître.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

La 32e page à écrire

Qu'elle est belle cette 32e affiche de la Fête du livre de Saint-Étienne. Didier Decoin en parrain, Romuald, Bernard Pivot, la révélation François-Henri Désérable, Monica Sabolo, Sorj Chalandon, Jean-Luc Barré... Nombreux seront les grands noms de la littérature à venir fouler, comme chaque année, le tapis de la Grande Librairie de l'Hôtel-de-Ville, construite pour l'occasion. Outre les signatures et rencontres - classiques - avec les auteurs, cette édition réserve aussi de nombreuses nouveautés. Tout d'abord un focus sur l'Allemagne place Jean Jaurès (avec la présence d'auteurs germanophones, réplique du pavillon français du salon du livre de Francfort, conçu par les étudiants stéphanois, initiation à la langue allemande...). Ensuite, la mise en place de masterclasses avec des auteurs référents dans leurs domaines, à la Maison de l'Université de Saint-Étienne. L'occasion de plonger dans l'univers et la connaissance de manière simple et expliquée. Puis une extension sur la Place Dorian, avec un espace dédié à la nature et au jardin, et la Rue de la République des Livres où sont ouverts six pas-de-porte éphémères autour du livre, de l'édition ou de l'art moderne et contemporain.

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La ministre de la Culture à Saint-Étienne

Info | Mme Françoise Nyssen, actuelle ministre de la Culture, a confirmé au maire de Saint-Étienne, M. Gaël Perdriau sa participation à l'inauguration de la (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 août 2017

La ministre de la Culture à Saint-Étienne

Mme Françoise Nyssen, actuelle ministre de la Culture, a confirmé au maire de Saint-Étienne, M. Gaël Perdriau sa participation à l'inauguration de la nouvelle Comédie, le 16 octobre prochain. Situé dans le quartier Manufacture/plaine Achille, à proximité du Fil et d'une surface totale de 8 000 m2, cet équipement culturel accueille notamment deux salles de spectacles avec des capacités de 700 et 300 places. L'après-midi, elle rendra visite à l'équipe du Nouveau Théâtre Beaulieu, qui a subi un incendie de leurs locaux en juin dernier.

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45 occasions de sourire

Théâtre | Avec la pièce écrite par Tanguy Viel pour la promotion 27 de la Comédie, on est transportés dans l’ambiance de tournage d’un film d’action. Des scènes truculentes mêlant auto-dérision et sensibilité poétique.

Houda El Boudrari | Mardi 6 juin 2017

45 occasions de sourire

Vous n’étiez pas à Cannes ? La Comédie vous offre une séance de rattrapage avec une montée des marches à l’Usine. L’occasion de faire des adieux grandioses à la salle avenue Emile Loubet avant l’inauguration de la nouvelle Comédie à la rentrée. Écrite pour la promotion 27 par Tanguy Viel et mise en scène par Pierre Maillet, 45 possibilités de rencontres raconte l’histoire d’un tournage. Et de l’envers du décor... Une équipe de cinéma séjourne dans un hôtel en Bretagne pour un projet ambitieux mené par un jeune réalisateur en vogue : un film d’action en forme de comédie musicale, adaptée d’un roman policier (L’absolue perfection du crime d’un certain Tanguy Viel). L’argument du film : une famille mafieuse, un braquage, une trahison, une poursuite. Cascadeuse philosophe La pièce raconte la vie commune de l’équipe entre le plateau et l’hôtel. Dans une mise en perspective inversée, le tournage en arrière-plan sert l’action qui se passe dans les coulisses. Une manière de mettre en lumière ces personnages de l’ombre : les petites mains du monde du spectacle. Où l’on découvre la voix intime de la maquilleuse (Elsa Verdon), dont la prof

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Envoyez vos courts métrages

Festival Courts Métrages | Le cinéma Le Méliès, l'association Ciel ! les Noctambules et la Ville de Saint-Étienne proposent aux jeunes stéphanois de 15 à 25 ans de participer à MobiFilm, un (...)

Nicolas Bros | Mardi 18 avril 2017

Envoyez vos courts métrages

Le cinéma Le Méliès, l'association Ciel ! les Noctambules et la Ville de Saint-Étienne proposent aux jeunes stéphanois de 15 à 25 ans de participer à MobiFilm, un festival de courts métrages filmés à l'aide d'un smartphone. Les candidatures doivent être envoyées avant le 28 avril à 17h, avec la fiche d’inscription dûment complétée. Le thème des courts métrages est "les réseaux sociaux". Les candidats doivent fournir un court métrage de 2-3 minutes maximum (sur support CD, clef USB ou lien internet). 10 courts métrages seront sélectionnés puis diffusés lors d'une final le 30 mai au Méliès Jean Jaurès. Plusieurs prix sont à obtenir dont la diffusion de son film au Méliès mais également un prix "surprise"... Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter : Espace Info Jeunes 6, rue de la Résistance 42000 Saint-Étienne 04 77 48 77 00 / saintejeunes@saint-etienne.fr

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Voyage à Lilliput

Artistes émergents | Mauve Farris et Chloé Serre présentent Rien ne change de forme comme les nuages si ce n’est les rochers, en ouverture d’une nouvelle session de six expositions à découvrir à la Serre au fil de l’année 2017.

Niko Rodamel | Mercredi 1 février 2017

Voyage à Lilliput

Les deux plasticiennes (toutes deux diplômées d’Ecole Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne) ont installé un petit monde chimérique à l’ombre des plantes qui font ordinairement partie intégrante du lieu. Sous la gigantesque canopée végétale, s’organise un inquiétant univers minéral qui lui-même semble abriter une civilisation aux abois. Tout se joue au sol, quasiment rien sur les murs. Au gré de la visite, on déambule au coeur d’un paysage fait d’étranges massifs montagneux, un défilé de roches abruptes issu d'une géographie imaginaire où se joue le drame d'une société lilliputienne en lutte contre des forces invisibles que la matière enfouit sournoisement. Succession de scènes où l’on découvre de petits corps noirs entassés, empalés, découpés, où l’on croise également des monstres aquatiques cyclopéens. Ici une fontaine sertie de pièces de monnaie. Là une caverne ornée d’ossements blancs, dont l’intérieur est tapissé d'un tissu rouge, abritant un écran sur lequel une vidéo montre en boucle et en négatif un chien qui se déhanche frénétiquement sur un jouet. Plus loin un pendu, au cœur d’une grotte surplombant une poignée d’immeubles ensablés… Autant de temples maudits, de

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L’argent et Moi

Théâtre | Dans Mon Fric, David Lescot écrit le récit d’une vie, celle de Moi, à travers le prisme de son rapport à l’argent, entre 1972 et 2040. Un Moi, auquel on (...)

Houda El Boudrari | Mardi 10 janvier 2017

L’argent et Moi

Dans Mon Fric, David Lescot écrit le récit d’une vie, celle de Moi, à travers le prisme de son rapport à l’argent, entre 1972 et 2040. Un Moi, auquel on s’identifie très vite. L'enfance, avec les premières étrennes, encore empreinte d’URSS, de culture marxiste, d’argent de poche et de rock. L'âge des possibles, où l'on apprend à dépenser l’argent qu’on n’a pas toujours, avec les copains ; y défilent le chanteur Renaud, l’Inde, Darty. Enfin, le fric qu’on gagne vraiment, pour assurer son ménage, une enfant, c’est l’avènement du libéralisme sauvage. Puis le divorce, les pensions alimentaires, l’espoir des économies alternatives, et avec l’âge, un certain détachement. Mon Fric balaie ces soixante-dix ans d’existence, à cheval entre deux siècles, durant lesquels les paradigmes changent à l’instar de la monnaie, avec une belle énergie, et semble nous raconter notre histoire intime, tant l’argent nous révèle aussi. Mon Fric est une épopée musicale, chorale, drôle et légère. Après nous avoir enchanté la saison dernière avec Les glaciers grondants, comédie scientifico-romantique sur le climat, David Lescot signe encore une fois un texte

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Vous avez du talent ? Prouvez-le !

Tremplin musical | Toute personne résidant dans la Loire, âgée de 15 à 25 ans, possédant un projet musical dans l'esthétique "musique actuelle", seul ou en groupe, peut participer (...)

Nicolas Bros | Jeudi 5 janvier 2017

Vous avez du talent ? Prouvez-le !

Toute personne résidant dans la Loire, âgée de 15 à 25 ans, possédant un projet musical dans l'esthétique "musique actuelle", seul ou en groupe, peut participer au tremplin Nos Talents sur Scène, organisé par la Ville de Saint-Étienne, avec de nombreux acteurs culturels du territoire. En faisant parvenir avant le 20 janvier à 17h la fiche d'inscription accompagnée d'un support audio avec deux titres au minimum de composition originale, chaque prétendant pourra prétendre à plusieurs dotations dont une programmation pendant le festival Paroles & Musiques, des parcours d'accompagnement Crescendo et 1ère Scène, un bon d'achat de 250€ chez Guitare Avenue, une résidence au Fil ou au Pax, une journée d'enregistrement chez Métropolis 42 et plein d'autres choses encore. Les candidatures sont à déposées : - soit en main propre à l'Espaces Infos-jeunes au 6, rue de la résistance à Saint-Étienne - soit par courrier postal à : Hôtel de Ville - Direction des Affaires Culturelles (à l'attention de Marc Védrine) BP503 42007 Saint-Étienne cedex 1 - soit par courriel à association.metropolis42@gmail.com Pour obtenir plus d'informations, rendez-vous sur

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Émergences #5 : Kinoctambule

Série vidéos "Émergences" | En partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, le Petit Bulletin vous présente "Émergences", l'émission web qui présente les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Cinquième volet avec le Kinoctambule ou le laboratoire international de création de courts métrages. NB

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Émergences #5 : Kinoctambule

Émergences, l'émission web du Petit Bulletin Saint-Étienne, en partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, met en avant les belles initiatives de l'émergence culturelle. Pour le cinquième épisode de cette série, nous nous sommes rendus sur la troisième édition de Kinoctambule, le laboratoire international de création de courts métrages. Se déroulant pendant une semaine (cette année du 15 au 24 septembre), cet événement regroupe des réalisateurs, acteurs, techniciens, etc venus du monde entier à Saint-Étienne, afin de créer des courts-métrages pendant 6 jours qui sont ensuite projetés lors d'une grande soirée au Fil. Un festival un peu particulier qui connaît une réussite bien méritée. Rencontre avec Diane Malherbe, chargée des relations internationales du festival et deux réalisateurs participant à l'événement : Steve Ollagnier et Bertrand Chanal.

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Dans la roue d’Holloway Jones

SCENES | La programmation théâtrale cette année donne plus de place aux adolescents, ces adultes en devenir à la croisée de chemins. Holloway Jones porte le nom de la (...)

Houda El Boudrari | Mardi 1 novembre 2016

Dans la roue d’Holloway Jones

La programmation théâtrale cette année donne plus de place aux adolescents, ces adultes en devenir à la croisée de chemins. Holloway Jones porte le nom de la prison où elle est née, mais refuse de suivre la voie du déterminisme social. Elle enfourche un BMX comme planche de salut et file, s'envole, loin de la prison où elle rend, parfois, visite à sa mère. Un coach l’a repérée, il a de l'ambition pour elle, il veut qu'elle intègre l'équipe junior des Jeux Olympiques. Sur le chemin il y a aussi Avery, petit voyou chef de bande qui perturbe l'itinéraire à sa façon. Holloway pédale comme elle peut, s'arrête et repart. La pièce écrite par un jeune auteur anglo-canadien, Evan Placey, mise en scène par la lyonnaise Anne Courel, revisite le genre de fables initiatiques. Le racing est partout présent : en images mentales, dans l’énergie des personnages, chez le coach, dans la vitesse des changements de séquences… Le vélo imprime le rythme de la pièce. Dangereuse, acrobatique, spectaculaire, comme la vie d’Holloway. Holloway Jones, par la compagnie Ariadne, les 24 et 25 novembre à 20h au Centre Culturel de la Ricamarie

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Elvis is in the Kitchen

SCENES | Comédie sociale à l’humour corrosif, La Cuisine d’Elvis offre un savoureux mélange des genres entre la sitcom et le music-hall. La sauce prend grâce au jeu relevé des acteurs dirigés par Pierre Maillet.

Houda El Boudrari | Mercredi 5 octobre 2016

Elvis is in the Kitchen

A priori, le menu n’est pas très ragoûtant. Une famille disloquée par un accident : père paralytique, ado bourrue se réfugiant dans la bouffe, mère fuyante amourachée d’un jeune pâtissier au magnétisme surligné. Tous les ingrédients du pathos contemporain sont réunis et pourtant. La magie de l’écriture faussement naïve de Lee Hall opère, avec cet humour british qui pimente la saveur des échanges les plus fades. Le tout émaillé de moments oniriques où le paralytique, ancien sosie d’Elvis, se mue en bête de scène dans un décor de music hall. Métaphore des excès de notre époque « Comédie dramatique à intervalles musicaux » ou « cabaret tragi-comique » comme la désigne son metteur en scène Pierre Maillet, qui joue aussi le rôle du père dans la pièce, ce spectacle hybride se veut aussi une métaphore des excès de notre époque. Le rapport compulsif à la nourriture incarné à la fois par le mal-être de l’adolescente, mais aussi par l’image tutélaire d’Elvis, sex-symbol des années soixante qui a sombré dans l’obésité à la fin de sa vie. L’écriture anglo-saxonne emprunte les codes de la sitcom, mais déroge aux rôles convenus. L’adolescente que l’on

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Le NRJ Music Tour annulé

MUSIQUES | "Les contraintes de sécurité permettant d'accueillir les spectateurs dans des conditions satisfaisantes font que leur nombre diminuerait de manière (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 septembre 2016

Le NRJ Music Tour annulé

"Les contraintes de sécurité permettant d'accueillir les spectateurs dans des conditions satisfaisantes font que leur nombre diminuerait de manière importante." C'est la raison invoquée par la Ville de Saint-Étienne dans un communiqué de presse, concernant l'annulation du concert gratuit NRJ Music Tour, qui devait se dérouler le samedi 1er octobre, place Chavanelle à Saint-Étienne.

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Émergences #4 : Atelier Regards

Série vidéos "Émergences" | En partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, le Petit Bulletin vous présente "Émergences", l'émission web qui présente les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Quatrième volet avec les designers de l'Atelier Regards. NB

Nicolas Bros | Jeudi 7 juillet 2016

Émergences #4 : Atelier Regards

Émergences, l'émission web du Petit Bulletin Saint-Étienne, en partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, met en avant les jeunes pousses de la culture stéphanoise. Pour le quatrième épisode de cette série, nous avons donné rendez-vous aux designers Lucile Schrenzel et Guillaume Buisson, de l'Atelier Regards, au sein de La Serre. Très actifs dans le milieu du design stéphanois, ces deux jeunes artistes proposent de décloisonner et d'ouvrir le design au plus grand nombre, notamment grâce à des activités ouvertes à toutes et tous. C'est d'ailleurs justement dans l'espace d'exposition de l'émergence stéphanoise de La Serre (ancienne École des Beaux-Arts) que le duo avait proposé une mini-chaîne de production lors de la dernière Biennale design internationale de Saint-Étienne. Rencontre avec des designers stéphanois très prometteurs, soutenus par la Ville dans le cadre de son programme Émergences.

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Émergences #2 : Doorsfall

MUSIQUES | En partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, le Petit Bulletin vous présente "Émergences", l'émission web qui présente les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Deuxième volet avec le groupe électro-rock Doorsfall qui vient de sortir un nouvel EP Back In The City Heart (B.I.T.C.H.). NB

Nicolas Bros | Jeudi 4 février 2016

Émergences #2 : Doorsfall

Émergences, l'émission web du Petit Bulletin Saint-Étienne, en partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, met en avant les jeunes pousses de la culture stéphanoise. Pour le second épisode de cette série, nous avons posé quelques questions au groupe électro-pop-rock Doorsfall. Composé d'Adrien, Luc et Alexis, ce trio fait des étincelles depuis plusieurs mois. Après avoir sorti un premier album remarqué fin 2013 (Journey of a Silhouette), le groupe a récidivé avec un EP de très bonne facture sorti en toute fin d'année 2015 : Back In The City Heart. Doorsfall s'impose plus que jamais comme une valeur sûre de la relève musicale française avec ce nouveau disque.

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Mamie Marmelade et les Comètes

ARTS | Pour lancer de la plus belle manière sa nouvelle saison d’expositions d’artistes émergents, la ville de Saint-Étienne ouvre les portes de la Serre à Noémie Bonnet-Saint-Georges, une artiste singulière et totipotente, à la fois designer, scénographe, décoratrice et graphiste. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 2 février 2016

Mamie Marmelade et les Comètes

Diplômée de l’École Supérieure d’art et design de Saint-Étienne en 2001, Noémie Bonnet-Saint-Georges dévoile à travers l’exposition Si j’étais… différents aspects de son univers créatif. Le visiteur note très vite l’omniprésence des motifs que l’artiste démultiplie sur de larges bandes de papiers peints ou sur des dalles au sol. Noémie explique avoir créé ces motifs dans le cadre du travail Retouches Urbaines « pour apporter de la surprise et redonner de la vie ». Plusieurs photomontages attestent de la touche graphique qui pourrait ainsi être apportée à la cité, par exemple sur les façades de la place Grenette, les murs de l’église du Sacré Cœur à Grouchy, ou sur les stèles d’un cimetière ! Au fil de l’exposition, on croise au hasard un tapis fait de pelotes de laine, du mobilier créé pour le restaurant la Platine, le lustre Mamie Marmelade avec son accumulation de bocaux et pots de confiture, ou encore d’étonnants galets lumineux (lampes en marbre Comètes)... Des dessins d’aménagement d’espaces publics attestent à leur tour de l’imagination débordante de la plasticienne, avec des projets tels que le Nid Pergola, une tonnelle

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La valeur n'attend pas le nombre des années

MUSIQUES | Si, comme le disait Oscar Wilde, “la jeunesse est un art”, l'art peut également être la jeunesse. Le tremplin de musiques actuelles "Nos talents sur scène", (...)

Nicolas Bros | Lundi 18 janvier 2016

La valeur n'attend pas le nombre des années

Si, comme le disait Oscar Wilde, “la jeunesse est un art”, l'art peut également être la jeunesse. Le tremplin de musiques actuelles "Nos talents sur scène", organisé par la Ville de Saint-Étienne, permet aux 15/25 ans (scolarisés ou résidents à Saint-Étienne) de montrer l'étendu de leur talent avec un projet musical solo ou en groupe. Tous les styles de musiques actuelles sont les bienvenus. A la clef, des jours de résidence au Fil et au Pax, un accompagnement "Crescendo piano", la présence lors de la Fête de la musique, un enregistrement studio, des bons d'achats, etc. Les candidatures sont à envoyer avant le 15 février à 17h. Pour tout renseignement : - rendez-vous à l'Espace Info Jeunes (au 6 rue de la Résistance) - contact mail: saintejeunes@saint-etienne.fr - ou par téléphone: 04 77 48 77 00

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Godot serait-il un passeur ?

SCENES | Dans la mise en scène tricéphale d’"En attendant Godot", les deux rôles principaux confiés à des acteurs africains confèrent au texte une résonance particulière puisant ses racines dans l’actualité. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 3 novembre 2015

Godot serait-il un passeur ?

Les saisons culturelles offrent cette année une lecture polyphonique d’un des textes les plus connus et les plus joués de Beckett. Trois Godot à voir dans la région en l’espace de quelques mois : Jean-Pierre Vincent, Laurent Fréchuret, et nos trois metteurs en scène qui nous préoccupent ici, se sont intéressés à la pièce de Samuel Beckett. Il pourrait y avoir encore vingt autres créations et nous découvririons à chaque fois des sens cachés dans ce texte énigmatique. On reconnaît les grandes pièces à leur universalité, elles sont comme un passepartout qui ouvre n’importe quelle serrure. La mise en scène tricéphale du texte de Beckett est intéressante à bien des égards. D’abord ce sont trois regards croisés bien distincts sur l’oeuvre du dramaturge irlandais. Jean Lambert-Wild (qui a fait ses armes plusieurs années auprès de Matthias Langhoff), Marcel Bozonnet (longtemps sociétaire de la Comédie Française) et Lorenzo Malaguerra (qui signe là sa deuxième co-mise-en-scène avec Lambert-Wild) ne sont pas des nouveaux venus, ils ont de belles (et différentes) expériences à leur actif et donc des choses à dire. La Cr

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Des conventions d'objectifs pour les projets culturels

ACTUS | La Ville de Saint-Étienne a annoncé sa ligne de conduite en matière de soutien à l'émergence des talents culturels locaux. Trois grands volets ont été prévus avec (...)

Nicolas Bros | Jeudi 16 avril 2015

Des conventions d'objectifs pour les projets culturels

La Ville de Saint-Étienne a annoncé sa ligne de conduite en matière de soutien à l'émergence des talents culturels locaux. Trois grands volets ont été prévus avec chacun un budget alloué : soutien à l'émergence, au projet et au rayonnement. Concernant l'émergence, le principe est de soutenir toutes les disciplines artistiques via des conventions d'objectifs et de moyens passées avec les acteurs culturels, valable pendant deux ans et une année renouvelable. L'aide se situera dans un accompagnement financier, matériel, humain, ... dans le but d'une professionalisation. "La nouveauté principale de notre plan d'actions se situe dans la mise en place de conventions à l'émergence avec des objectifs, explique Marc Chassaubéné, adjoint au maire chargé des affaires culturelles. Il y a un engagement sur la tenue du projet artistique de départ annoncé dans le cadre de la commission d'attribution des subventions mais également s'engager sur la structuration de l'activité. Au bout de deux ans, nous faisons le bilan de cette action et s'il n'y a pas de structuration suffisante, on s'arrête." L'enveloppe allouée à ce programme de suivi de l'émergence culturelle s'élè

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Parole d’écoliers

SCENES | La compagnie Tire pas la nappe revient sévir en terre ligérienne avec une nouvelle création drôle et émouvante, "La Classe Vive", qui s’adresse aux petits comme aux grands. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

Parole d’écoliers

Il était une fois trois filles qui avaient décidé de s'engager dans le théâtre, le conservatoire de Montpellier. Mais bien avant qu’on ne les cantonne dans des travaux bien peu passionnants, elles avaient décidé de n’en faire qu’à leur tête. Alors elles ont créé, Tire pas la nappe, une compagnie théâtrale qui leur ressemble pour s’engager elles-mêmes dans des productions parfois loufoques, toujours très humaines, souvent très drôles, avec un zest de je-ne-sais-quoi à chaque fois. Et on ne le regrette pas, car ce sont vraiment de Drôles de dames... Elles sont de retour ! Les trois drôles de dames du théâtre, toutes brunes, Marion Aubert (elle écrit et joue), Marion Guerrero (elle met en scène et joue aussi) et Capucine Ducastelle (elle joue). La compagnie Tire pas la nappe est associée à la Comédie de Saint-Étienne depuis 2011. L’année dernière on avait ri et adoré le Rendez-vous de l’infra-ordinaire à l’extraordinaire version Saint-Étienne (d’autres versions existent : Valence, Brest, San Francisco) donné à l’Usine où nos adolescents et leur us et coutumes étaient passés à la loupe. Quelques spécimens stéphanois faisaient partie de la distribution jouant leur propre rôl

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"Un jeune se tue", un groupe s'envole

SCENES | Les élèves de troisième année de l’Ecole de la Comédie de Saint-Etienne, dite promotion X, interprètent le texte de Christophe Honoré mis en scène par Robert Cantarella. Une avant-première stéphanoise attendue, précédant leur programmation au Festival d’Avignon cet été. Regard sur un groupe lumineux. Grégory Bonnefont

Grégory Bonnefont | Lundi 28 mai 2012

D’abord, d’abord il y a eux. Les X. Le groupe, beau, vivant, une promesse de l’avenir, tant leurs propositions théâtrales révèlent la maîtrise de l’art scénique. Car chez ces gens-là, Monsieur, on ne joue pas, on ne ment pas, on vit. On incarne la parole, dans une choralité la plus totale et une capacité d’écoute, d’être à l’autre. «Cela a été divin !» de les rencontrer pour Robert Cantarella, qui les met en scène dans Un jeune se tue. On salue l’initiative de Arnaud Meunier qui a impulsé ce projet d’envergure en conclusion de leur formation au CDN. L’un d’entre eux, Arthur Fourcade, dit du théâtre qu’il lui prouve l’existence de l’autre. Celui dont on vante l’agilité et la puissance physique, se décrit comme un grand timide mais sa voix en dit long sur l’endroit d’où jaillit la parole. Cette dernière si chère à Clémentine Desgranges, «un petit jedi» m’a-t-on dit au sujet de sa combativité et de sa quête, émue d’expliquer la permanence d’une parole corporelle qui permet de se sentir vivre. Puis il y a Lucile Paysant, dont une seule larme dit l’âme. Autant dans le triptyque anglais, monté récemment par le groupe, que dans Pelléas et Mélisande proposé pa

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