Laurent Garnier : "Lil Louis, c'est le patron"

MUSIQUES | Douze ans que Laurent Garnier se pointe à chaque édition du festival Nuits Sonores à Lyon, renouvelant sans cesse sa participation, d'un closing d'anthologie à un set pour les enfants, marquant de son empreinte l'histoire du festival. Cette année, le voilà curateur de trois scènes en une journée forcément à l'image de ce maître absolu de la techno en France : éclatée, pointue, festive, diverse. De Chassol à Jackmaster, la palette est aussi large que la curiosité de l'ancien résident de l'Hacienda. Suivez le guide.

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

Photo : © Richard Bellia


#Afrique
On sait d'où vient la musique électronique, et plus précisément la techno : ses racines, si l'on n'évoque pas l'Afrique... on oublie beaucoup de choses. On attendait un mouvement de ce continent depuis ces dix dernières années, avec des gens comme Buraka Som Sistema, comme Frédéric Galliano. Toute cette mouvance kuduro, ça a commencé à gratter les oreilles des gens ici. Depuis cinq ans, l'échange est beaucoup plus important : forcément, des choses reviennent à nos oreilles. C'est le bon moment. Et c'est tout à fait logique : ça fait longtemps que l'on se dit que c'est là-bas que ça va se passer, qu'il faut regarder. C'est à la fois un retour aux sources et une avancée. On a été tellement loin dans le côté extrêmement synthétique, très Blanc, qu'il faut revenir à un truc beaucoup plus Black. Je trouve ça très sain.

#Chassol
Je l'ai fait jouer en concert privé pour la soirée de mes 50 ans. On était 100, uniquement mes proches venus passer deux jours pour fêter ce moment forcément important pour moi. J'avais envie de leur offrir quelque chose : quel est le groupe qui va mettre tout le monde d'accord ? L'idée de Chassol est venue tout de suite. Ce soir-là, il y avait des gens de soixante balais, pas du tout dans le milieu, de vieux amis, il y avait des gens beaucoup plus jeunes à fond dans la musique. Chassol a assis tout le monde. Parce qu'il a une vraie proposition. Quand tu le regardes, avec la vidéo, lui : il brille quand il joue. Pour tout te dire, quand on a hésité à réouvrir F Com au moment de mon album Home Box, le premier que je voulais signer, c'était Chassol. C'est un artiste qui me touche énormément.

#JayRobinson
#CopyPastSoul
#Jackmaster

Ils n'ont pas la place qu'ils devraient avoir aujourd'hui. Jay, ça fait des années qu'il fait des trucs techno moooortels, influencé par Détroit, puis par la bass music. Toutes ses productions sont super bien branlées. Comme pour les deux autres. J'avais envie d'une journée où l'on peut tout mélanger, pas forcément avec des gens avec qui je me sens en sécurité, car je n'ai joué avec aucun des trois. Je voulais présenter des artistes qui m'intéressent, avec une cohérence dans ce qu'ils défendent et ce que j'aime. Je ne sais pas du tout ce qu'ils vont amener dans leurs caisses : je les laisse tranquille, j'ai envie qu'ils me surprennent. Quand Nuits Sonores est venu me chercher pour être curateur d'une journée, de suite j'ai dit que je ne voulais pas faire un plateau techno. Dans les trois salles, il y a une cohérence : c'est moi. Des trucs très sérieux, d'autres plus légers comme les Meuh...

#RadioMeuh
Je n'écoute pas de radio pour découvrir les artistes : je vais plutôt sur les blogs. Mais la radio fait partie de ma vie depuis tout gamin. Vers 14 ans, quand les radios FM ont explosé, un pote avait construit un émetteur et on faisait tous les vendredis Radio Teenager, on passait du funk et de la soul pour se brancher les gonzesses du lycée et surtout pour jouer de la musique. Quand j'étais môme, l'endroit le plus intéressant, c'était la radio : il n'y avait pas Internet. Je me levais à 1h du matin pour allumer la chaine de mon père, mettre un casque sur les oreilles et enregistrer des cassettes toute la nuit. C'est là où je découvrais les choses : je ne pouvais pas aller en boite, Paris était à une heure et demie de bus… C'est la radio qui m'a élevé musicalement, elle tient une place très importante dans mon cœur et c'est pour ça que j'ai commencé à en faire chez FG, que je suis resté chez Nova quasiment pendant 12 ou 14 ans. J'ai arrêté It is what it is il y a deux ans, au Mouv', avec l'arrivée d'un nouveau directeur qui n'a pas été super élégant. Mais la radio me manquait énormément. Entre-temps, j'ai rencontré Phil de Radio Meuh grâce au festival Yeah, on est devenus extrêmement potes : on a les mêmes idées, le même humour. Je l'ai appelé, il n'osait pas me demander, il pensait que je n'accepterais pas. Je lui ai dit que j'avais envie de faire mon émission chez lui. Je travaille beaucoup avec les gens avec qui je me sens bien : je ne suis pas du tout stratégique. Je crois que ça se fait, travailler la stratégie... Je serais un DJ qui tourne beaucoup plus… Mais je me fous de tout ça ! Je veux me sentir bien. La notion de plaisir est primordiale : si je viens chaque année à Nuits Sonores c'est que je suis très copain avec Vincent (Carry, le directeur) et Pims (le programmateur), et c'est pareil avec Meuh : je me sens en famille. La radio, c'est une autre liberté, une soupape importante pour moi. J'ai même un émetteur… Il y a quelques années, à Ibiza, tellement les radios étaient nulles, on a fait Fuck You FM pendant toute une saison : j'ai loué une maison, mis une antenne sur le toit et pendant trois mois on a fait PBB, ma Web-radio, en live.

#LilLouis
Il reste peu de piliers de cette musique-là. Beaucoup ont jeté l'éponge. Lil Louis, c'est un sacré caractère : la première fois que je l'ai rencontré, c'est quand on l'a invité à notre soirée Wake Up au Rex Club, à Paris. Avec DJ Deep, on était tellement excités que l'on avait joué que du son de Chicago, du booty. Lil Louis est arrivé aux platines et nous a dit : "Je suis obligé de jouer cette musique ?". On a essayé de lui expliquer que c'était une marque de respect... Il n'a joué que du disco pendant plus d'une heure. Un peu dure, la première rencontre. Il est particulier, mais ça n'enlèvera jamais rien à son talent : tout ce qu'il fait est génial. French Kiss, cette idée de ralentir le tempo au milieu du morceau, puis de le faire repartir... C'était un pavé dans la mare, un morceau révolutionnaire. Quand c'est sorti, on pouvait l'entendre quatre ou cinq fois dans la même soirée sans problème, c'est tellement minimal, tellement groove... Il a vu la lumière, le jour où il a fait ça, Lil Louis. J'ai absolument toujours eu ses disques dans mes bacs, French Kiss mais aussi Black Out. Avec Derrick May et peut-être UR, ce sont les seuls. Lil Louis, c'est le patron.

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Lyon : 2022, tous les âges de la danse contemporaine

Danse | L’année 2022 sera l’occasion de réviser ses classiques de la danse contemporaine : Maguy Marin, Jiří Kylián, Ohad Naharin, Pina Bausch… Et entre deux révisions, de découvrir aussi nombre de jeunes talents internationaux.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 12 janvier 2022

Lyon : 2022, tous les âges de la danse contemporaine

L’année chorégraphique commence dans un grand souffle signé Mourad Merzouki. Avec sa nouvelle pièce Zephyr, la figure de proue du hip-hop français lance dix interprètes dans les turbulences d’un vent bien concret sur scène, avec lequel et contre lequel il s’agit de danser, sur une musique signée Armand Amar et au travers d'une scénographie riche en objets divers et étonnants (à la Maison de la Danse du 11 au 21 janvier). Des tourbillons qui se poursuivront avec le Ballet de Genève qui vient à Lyon danser une pièce d’Andonis Fondianakis, Paron, sur un concerto pour violon de Philip Glass, véritable vertige de mouvements calés sur le tempo accéléré de la musique (du 26 au 30 janvier à la Maison de la Danse). Le hip-hop fera son retour à la Maison de la Danse (du 23 au 26 mars) avec deux compagnies, dont une 100% féminine Femme fatale, et Mazelfreten qui hybride hip-hop et électro. Il y aura encore de l’électricité dans l’air avec la dixième édition du festival Sens Dessus Dessous (à la Maison de la Danse en mars), consacré aux talents émergents de la danse contemporaine, avec par exemple le Flamand Jan Martens et son d

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A Lyon, Chan, le paradis des currys

Restaurant | Dans l'une de ces rues que les couvre-feux plongeaient dans la pénombre, on refait la fête. On y mange aussi désormais thaïlandais, grâce à Chan. Nous sommes (...)

Adrien Simon | Mardi 4 janvier 2022

A Lyon, Chan, le paradis des currys

Dans l'une de ces rues que les couvre-feux plongeaient dans la pénombre, on refait la fête. On y mange aussi désormais thaïlandais, grâce à Chan. Nous sommes rue Désirée. Piétonne, mais pourtant embouteillée chaque soir — Google Street View ne s'y est pas encore aventuré — car on y converge quand les bars ferment, pour traîner encore un peu, notamment du côté de l'Ayers Rock. Un bar de nuit, en face duquel vient d'ouvrir une inattendue échoppe thaïlandaise. Dans ce tout petit local, on trouve quelques victuailles : pâte de crevette, jus de tamarin, sauce de poisson, lait de coco et bien entendu des pâtes de curry, rouges, vertes, jaunes. Et surtout un comptoir, équipé pour tenir au chaud les plats préparés par Jiraporn Chosson, arrivée en 2016 en France depuis la province d'Udon Thani, où elle exerçait l'architecture — elle s'est naturellement occupée de la déco de ce Chan : les murs pistaches, l'arrière de bar en faïence, un mur rebouché à la feuille d'or. Elle propose ici des pad thaï (les fameuses nouilles sautées aux crevettes), des légumes au tofu mais en manque de sauce

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Lyon : Les Fleurs du Bal, espace dédié aux expos et au livre d'occasion

Guide Urbain | Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 janvier 2022

Lyon : Les Fleurs du Bal, espace dédié aux expos et au livre d'occasion

Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les amateurs de bonne littérature, de revues alternatives, de livres d'art et de sciences humaines… Le Bal propose aussi des ouvrages d'occasion mais, avec le temps, l'espace est venu à manquer. Francis Chaput-Dezerville (qui dirige le Bal) vient donc d'ouvrir, depuis la fin du mois de novembre, un nouvel espace situé dans la même rue, à quelques mètres de la maison mère. Les Fleurs du Bal (y aurait-il dans le nom du lieu une référence à un recueil de poèmes de Charles Baudelaire ?) sont consacrées aux livres d'occasion et aussi à des expositions d'artistes liés aux goûts du libraire (artistes participant par exemple aux Cahiers Dessinés, ou bien à des revues d'art brut ou d'art alternatif). Actuellement, c'est Nylso qui présente d

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Une exposition sur les vanités d'hier et d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts

Arts | Rapprochant art ancien, art moderne et art contemporain, l’exposition À la mort, à la vie ! s’empare du thème de la vanité dans toutes ses dimensions. Et s’avère bien davantage une ode au vivant qu’un constat morose ou morbide sur la vanité de nos existences.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 janvier 2022

Une exposition sur les vanités d'hier et d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts

L'ouverture de l'exposition À la mort, à la vie claque ! On y est accueilli par une famille sculptée du Nigéria, toute d'os de bois composée. Une famille mi-rigolarde mi-inquiétante, où les parents squelettes portent leurs petits squelettes sur les épaules, où l'on danse et grimace, où l'on se fige et regarde vers le néant… Autour de ces sculptures, le peintre Erro compose ses farandoles de squelettes goguenards (années 1950), et des gravures du XVIe au XVIIe siècle représentent le Triomphe de la Mort, l'Allégorie de la Mort, la Mort victorieuse, les danses macabres ! Vertiges de la mort donc, où ça danse parmi les époques, du XVIe siècle à nos jours, des débuts des vanités au Moyen Âge à leurs relectures et à leurs réappropriations tout au long de l'histoire de l'art. De la peste au Covid-19, les savoirs et les regards évoluent, mais pas la finitude humaine ni les questions existentielles. Et c'

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Au Musée des Confluences, des Sioux et des hommes

Expo | Remarquable, passionnante et très complète exposition que Sur la piste des Sioux proposée par le Musée des Confluences et portée par une sublime collection d'objets. Plongée terrible et magnifique dans la construction de cet Indien imaginaire qui hante nos fantasmes western depuis un siècle et demi.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 janvier 2022

Au Musée des Confluences, des Sioux et des hommes

Pourquoi une exposition sur les Sioux pour évoquer la représentation populaire des Indiens d'Amérique ? Parce que nous dit Steve Friesen, ancien directeur du Buffalo Bill Museum and Grave, ces représentations ont en quelque sorte fait de traits particuliers, ceux du Sioux, une généralité, celle de l'Indien. En grande partie parce que le premier vecteur de cette imagerie, les Wild West Show, ont essentiellement recruté des cavaliers sioux (lakotas pour la plupart). Du fait de leur expérience, les mêmes lakotas seront recrutés par le Hollywood des premiers westerns. Le cavalier des plaines devenant peu à peu et pour longtemps l'archétype de l'Indien. Un archétype qui demeure encore aujourd'hui indélébile. Alors pour décortiquer cette fabrique de l'image, le comité scientifique de l'exposition Sur la piste des Sioux a commencé par faire réaliser par le CREDOC une enquête sur les représentations des Indiens d'Amérique du Nord en France. Dont le résultat trône en ouverture de l'expositi

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Un nouveau style de salles d’arcades a le vent en poupe à Lyon

Article Partenaire | Pour les nostalgiques du retrogaming, les salles d'arcades étaient un peu le temple où l'on pouvait se retrouver. Mais, avec la démocratisation des consoles de jeu vidéo ou tout simplement des jeux sur mobile, les salles ont été peu à peu désertées et ont presque toutes fermé en France. 

La rédaction | Vendredi 24 décembre 2021

Un nouveau style de salles d’arcades a le vent en poupe à Lyon

Pourtant, depuis quelques années, une nouvelle technologie remet au goût du jour les salles spécialisées dans le jeu vidéo, même s'il s'agit d'un pan précis de ce domaine. La réalité virtuelle sonne comme le nouvel amusement à la mode. Aussi convivial qu'immersif, il a déjà conquis de nombreuses personnes. Zoom sur un engouement qui risque de s'affoler dans les années à venir. Un nouveau chapitre du jeu vidéo Si aujourd'hui le monde vidéoludique a pris une importance énorme de par le public toujours plus grand, c'est aussi grâce à la bonne santé de l'industrie qui innove toujours un peu plus. Les casques de réalité virtuelle offrent ainsi une toute nouvelle expérience de jeu qui révol

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Lyon cet hiver, les choses à voir absolument

Ailleurs | Lyon est reconnue pour être un haut lieu de la culture. Que vous soyez un local ou de passage, profitez de ce mois de décembre pour faire de nouvelles découvertes sur place.

La rédaction | Lundi 20 décembre 2021

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Mini World Lyon, l’Omescape Live Escape Game, le Centre nautique Tony Bertrand… la ville regorge de lieux à visiter. Pour cet hiver 2021-2022, voici ceux où vous devez absolument vous rendre pour passer du bon temps. Les sorties cinéma à Lyon Vous êtes amateur de cinéma et vous vous demandez quoi faire cet hiver ? La ville de Lyon vous propose des projections pour tous les âges. Jusqu’à la fin du mois de décembre, le Cinéma Comoedia accueille les jeunes enfants. Diverses projections et animations leur feront découvrir l’envers du décor de certains films. Les passionnés auront également l’opportunité de découvrir 2 incroyables rétrospectives. L’Institut Lumière vous propose de regarder l’intégrale des œuvres de Stanley Kubrick en versions restaurées. C’est aussi l’occasion d’admirer le best of de Marcello Mastroianni, le célèbre acteur italien. Ces projections sont accessibles pour tout ce mois de décembre et jusqu’au 19 janvier 2022. Prenez vos dispositions, et surtout, renseignez-vous sur la disponibilité d’un

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Road trip en voiture dans le Rhône, aux alentours de Lyon

Article Partenaire | Envie de vous évader le temps de quelques jours sans avoir à prendre l’avion ? Partez pour un road trip dans le Rhône. Cette petite escapade en voiture (...)

Cerise Rochet | Jeudi 4 novembre 2021

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Envie de vous évader le temps de quelques jours sans avoir à prendre l’avion ? Partez pour un road trip dans le Rhône. Cette petite escapade en voiture vous fera vivre une expérience unique. En effet, c’est la meilleure façon de profiter des magnifiques paysages. Découvrez les avantages d’effectuer un tel séjour près de Lyon. Pourquoi choisir le Rhône pour votre voyage ? Lorsque quelqu’un parle du Rhône, la ville de Lyon vient immédiatement à l’esprit. Connue comme la capitale de la gastronomie française, il s’agit de la ville idéale pour un road trip. Elle vous réserve plein de surprises dans ses ruelles charmantes. De plus, Lyon abrite de nombreux lieux touristiques et des monuments historiques. Cependant, le Rhône ne se limite pas à Lyon. En effet, la région a encore beaucoup à offrir en termes de paysage et d’endroits touristiques.

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Melba à fleur de peau

Pop | Oui, c'est vrai, elle a la pêche Melba et ca se ressent d'ailleurs sur scène. Mais au-delà du jeu de mots des plus faciles, l'artiste lyonnaise creuse son (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Melba à fleur de peau

Oui, c'est vrai, elle a la pêche Melba et ca se ressent d'ailleurs sur scène. Mais au-delà du jeu de mots des plus faciles, l'artiste lyonnaise creuse son sillon avec sa pop énergique et lumineuse. Avec son premier EP Coeur Combattant sorti en 2019, en autoproduction, Melba a marqué les esprits et les tympans, tout comme elle l'avait fait lors de The Voice 9, émission pendant laquelle elle avait notamment impressionné avec sa reprise de Toxic de Britney Spears. Choix audacieux s'il en est. Melba, vendredi 8 octobre au Château du Rozier (Feurs) et jeudi 3 février 2022 au Théâtre des Pénitents (Montbrison)

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Un gros Positive Education 2021 en perspective

Sainté, capitale de l'électro | Ça y est, elle vient de tomber et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est du massif. La programmation du prochain (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 juillet 2021

Un gros Positive Education 2021 en perspective

Ça y est, elle vient de tomber et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est du massif. La programmation du prochain Positive Education est très lourde, comme on pouvait s'y attendre. Le festival électro stéphanois propose pléthore de noms autant avant-gardistes que de valeurs sûres. Citons pêle-mêle les explorations sonores des Suédois de Carbon Based Lifeforms, les odyssées tantôt lumineuses tantôt dark de Aho Ssan, l'hypnose de Tamburi Neri en live, le b2b de Low Jack & Brodinski ou encore les incontournables Jennifer Cardini et Ivan Smagghe. Côté habitués, bien entendu la présence de Manu le Malin mais également de Laurent Garnier. Le pape de la techno à la Française viendra présenter son premier film Off the record lors d'une séance-rencontre inédite au Méliès. À noter également la présence pour la première fois d'une journée consacrée aux enfants avec ateliers de Djing et de musique assistée par ordinateur (MAO) ainsi que l'établissement d'un partenariat avec le Groupe d'entraide mutuelle, permettant ainsi aux personnes en situation de handicap de venir profiter de manière sereine de la fête. Comme l'explique l'organisation : « Notre monde d'après, nous l'avons

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Ceysson ouvre aussi à Lyon

Galerie | La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Ceysson ouvre aussi à Lyon

La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace d’exposition (1 000 m² de surface dont 700 m² dédiés aux expositions) avancent en face de La Comédie de Saint-Etienne, François Ceysson et Loïc Bénétière ouvrent un nouvel espace le 18 juin du côté de Lyon. 300 m² situés 21, rue Longue, sur la Presqu’île, pensés par l'agence d'architecture William Wilmotte. Après Paris, Luxembourg, Genève et New York, les Stéphanois ouvrent donc leur sixième galerie. Pour débuter le cycle d’expositions, c’est un habitué de la maison, Claude Viallat, qui propose Bâches militaires. Ceysson & Bénétière, 21 rue Longue à Lyon

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | L'actuel directeur du Fil, Thierry Pilat, va succéder à Thierry Téodori à la tête de la Halle Tony Garnier de Lyon. Lyonnais d'origine, il fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de cette grande salle du Rhône, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité lyonnaise, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tournées, avec quels artistes ? Auront-elles encore lieu si le pouvoir d'achat baisse suite à la crise économique, si la lutte contre le réchauffement climatique impose moins de mouvements de stars accompagnées de plusieurs semi-re

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Pas de Positive Education Festival en 2020

Electro | Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs (...)

Nicolas Bros | Lundi 12 octobre 2020

Pas de Positive Education Festival en 2020

Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs ont dû se rendre à l'évidence et la tenue d'un tel événement n'est malheureusement pas possible avec les conditions sanitaires actuelles. « Nous avions fait le choix d'un line-up hexagonal en alternative à la programmation de départ, plus internationale, une affiche en défense de nos scènes foisonnantes, prête à braver la tempête des incertitudes et de l'évolution du contexte. Le moment était également propice à repenser ce rendez-vous important à une autre échelle, plus saine et humaine sans la priver de son âme ni de son sel. Pourtant, à l'heure où tout est prêt, programmé, organisé, il nous faut renoncer », expliquent à regret, les organisateurs sur le compte Facebook du festival tout en tem

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Le monde fantasmé de Salgado

Expo photo | 250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du (...)

Sarah Fouassier | Mercredi 8 juillet 2020

Le monde fantasmé de Salgado

250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du monde. Genesis déploie un mythe, non pas celui du récit de la création du monde, mais celui d’une planète vierge, que la main de l’humain n’a pas encore altéré. Pour ce faire, le photographe est allé à la rencontre de populations aux cultures ancestrales, en Sibérie, en Amazonie, en Papouasie. Genesis de Sebastião Salgado, jusqu'au dimanche 26 juillet à La Sucrière (Lyon)

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#ColoreTonConfinement

CONNAITRE | Vous en avez marre d’avaler des kilomètres de séries à la télé ? Vos jeunes enfants tournent en rond dans votre appartement et vos ados n’entendent même pas (...)

Niko Rodamel | Vendredi 27 mars 2020

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Vous en avez marre d’avaler des kilomètres de séries à la télé ? Vos jeunes enfants tournent en rond dans votre appartement et vos ados n’entendent même pas prendre le soleil à la fenêtre ? Dur-dur le confinement… Tiens, une idée : et si on coloriait ? Quel que soit l’âge, colorier apaise, permet de se recentrer et donc de mieux supporter les tensions familiales que peut engendrer cette situation inédite d’hyper-proximité familiale. Après avoir publié « 90 idées pour tromper l’ennui », nos amis d’Inside Lyon (le webzine pour Lyonnais curieux) s’illustrent par une nouvelle proposition pour le moins originale. Le lien https://www.inside-lyon.com/colore-ton-confinement-coloriage-gratuit/ permet de télécharger gratuitement, dans un volumineux fichier PDF, un recueil de 100 coloriages : 100 dessins originaux à imprimer librement chez vous, tout droit sortis de la plume de 43 créateurs de la région. Dans un véritable élan de tendresse et de solidarité, dessinateurs, illustrateurs, graphistes, street artists et autres créateurs ont répondu à l’appel d’Inside Lyon, se mobilisant

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Percussif

Sono mondiale | Avis de tsunami musical : quand les Percussions Claviers de Lyon rencontrent les triples championnes du monde de Batudaca du groupe Zalindê, ça nous (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Percussif

Avis de tsunami musical : quand les Percussions Claviers de Lyon rencontrent les triples championnes du monde de Batudaca du groupe Zalindê, ça nous promet une chaude soirée ! Constitué exclusivement de femmes, l'orchestre afro-brésilien envoie la sauce auriverde à grand renfort de tambours, caisses claires et autres cloches agogôs, mêlés à la danse et au chant : chauds les tympans et attention les yeux. Première Batucada féminine d'Europe, Zalindê est née d’une belle amitié franco-brésilienne entre les artistes Chloé Deyme et Roberta Paim, en 2002 à Paris. Le collectif féminin-pluriel est aujourd'hui composé de musiciennes d'origines très diverses : Brésil, Bénin, France, Antilles, Maroc, Colombie, Japon et Vietnam. À l'image du métissage musical brésilien dont il s'imprègne, le groupe assimile et cuisine à son goût le groove bahianais, la syncope du Pernambuco et le sambodrome carioca, n'hésitant pas à mixer samba, reggae, merengue, ijexà, maracatu, hip-hop, raï, sabar et rythmes africains. Pour le projet Caleidoscópio, les percussions traditionnelles dialoguent avec les vibraphones et les marimbas de cinq musiciens des Percussions Claviers de Lyon : un mariage de déraison q

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Le Cirque du Soleil à Lyon en mars 2020

Cirque | Aux pieds du Parc OL de Décines, le Cirque du Soleil va planter son chapiteau du 19 mars au 13 avril 2020. Le plus célèbre nouveau cirque au (...)

Nadja Pobel | Mercredi 11 décembre 2019

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Aux pieds du Parc OL de Décines, le Cirque du Soleil va planter son chapiteau du 19 mars au 13 avril 2020. Le plus célèbre nouveau cirque au monde présente Kooza, un show avec des circassiens et acrobates hors pairs comme dans toutes les productions de la compagnie montréalaise. Mais certainement aussi avec déferlement de couleurs et éclats de lumière dans tous les sens. On ira vérifier s'il reste un brin d'âme. Tarifs : de 36€ à 239€

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Cercle invite Adam Beyer à Lyon

Techno | Cercle, vous connaissez ? Les amateurs de musique électronique en sont friands pour la plupart. L'idée, c'est un peu Boiler Room revisité en mieux. (...)

Nicolas Bros | Mercredi 28 août 2019

Cercle invite Adam Beyer à Lyon

Cercle, vous connaissez ? Les amateurs de musique électronique en sont friands pour la plupart. L'idée, c'est un peu Boiler Room revisité en mieux. On installe la crème des Djs internationaux dans des lieux insolites, d'exception ou patrimoniaux importants. Cela donne par exemple Solomun au Théâtre antique d'Orange, Adriatique au Signal 2018 de l'Alpe d'Huez, Nina Kraviz sur la Tour Eiffel, Rodriguez Jr. sur la falaise d'Étretat, Maceo Plex sur l'Hudson River ou encore Carl Cox au Château de Chambord. Ces événements se déroulent les lundis, soient à huis clos, soient ouverts au public au moyen de billets qui partent comme des petits pains. Bonne nouvelle pour les régionaux, le Cercle revient pour la seconde fois à Lyon en invitant Adam Be

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Ici et maintenant

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Ici et maintenant

En résonance avec la quinzième Biennale d'art contemporain de Lyon, Mathias Isouard installe ses étonnantes machines interactives sur le site de l'Assaut de la Menuiserie. Au cœur d'une expérimentation empirique et sensorielle de dispositifs-instruments, l'artiste interroge les interactions entre matérialité et immatérialité qui se jouent dans les technologies digitales, mettant en œuvre les principes de visualisation et de sonification d'un lieu ou d'un matériau, à la frontière des dimensions physiques et acoustiques du réel. Matières génératives de Mathias Isouard, du 14 septembre au 12 octobre à l'Assaut de la Menuiserie, Saint-Étienne

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L'excellence chapeautée

Musée | L'Atelier-Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon propose une exposition inédite présentant des couvre-chefs d'excellence puisque réalisés par huit modistes tous lauréats du concours des Meilleurs Ouvriers de France.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

L'excellence chapeautée

C'est un cercle fermé de 53 artistes-orfèvres du feutre, du tissu, de la paille, du cuir... 53 modistes à avoir obtenu le précieux titre de Meilleur Ouvrier de France depuis la création de la catégorie en 1928. C'est dire l'excellence de leur savoir-faire. L'Atelier-musée du chapeau l'a bien compris et vient d'inaugurer sa première exposition consacrée à des œuvres proposées au célèbre concours par huit modistes : Chapeaux d'excellence. « Monter une exposition proposant des travaux de lauréats primés lors d'un tel concours, cela correspond aux valeurs de notre musée, explique Yvan Perreton conservateur. Nous avons souhaité volontairement une approche contemporaine avec la présentation de 34 chapeaux depuis 1976 à 2018. » En reprenant l'ambiance d'un atelier de modiste, la muséographie pensée par l'habituelle Marion Lyonnet, amène le visiteur à déambuler autour de tables plutôt simples d'aspect, avec des tréteaux et des plateaux aux couleurs naturelles, sur lesquels sont disposées les créations proposées au concours de MOF. Ainsi, on découvre le travail acharné des huit artistes (sept femmes et un homme). Un florilège de techniques

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Joe Bel fait de beaux rêves

Pop | Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

Joe Bel fait de beaux rêves

Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne publie enfin son premier album. Entre-temps bien sûr, la jeune femme a produit des EP, pas mal tourné et même joué dans un film, Tout pour être heureux, dont elle signa une partie de la BO. Cet album, Joe Bel en a rêvé, elle l'a appelé Dreams, et on présume qu'il est à la hauteur de ses songes. D'abord parce qu'il est magnifiquement réalisé par Marcus Paquin (The National, Arcade Fire, Timber Timbre). Ensuite parce qu'en neuf titres d'une grande précision, on y retrouve la chanteuse telle qu'en elle-même : tantôt vibrante de simplicité aux commandes de ballades au piano (Before), à la guitare (I Believe) ou subtilement mais richement arrangés (Dreams, That Belongs to me, le sublime In the Morning) ; tantôt irrésistible de groove, comme sur le hit No, No qui déploie de belles ailes soul ou sur le reggae-isant Too late ; tantôt les deux comme sur Ivory, première tentative, réussie, de chant en français où ce voile qui

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Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

TREMPLIN | Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 17 décembre 2018

Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou plutôt elles ont déjà repris puisque nous est dévoilée la sélection rhônalpine dûment qualifiée pour les auditions régionales qui se tiendront le 26 janvier prochain à la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand), le 31 janvier à Bizarre (Vénissieux) et le 1er février à la Tannerie (Bourg-en-Bresse). Parmi eux, quelques noms pas tout à fait inconnus des suiveurs de la scène régiono-locale en les personnes de Martin Luminet (chanson),

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Construire des passerelles

Festival électro | Pour sa 4e édition, le Positive Education Festival poursuit son travail en créant des passerelles musicales avec un plateau artistique extrêmement qualitatif. Début novembre, la capitale de l'électro sera belle et bien Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Construire des passerelles

Laurent Garnier, Marcel Dettmann, Dopplereffekt, Manu le Malin, Simo Cell, Patrick Russell, Voiski, Paula Temple... N'en jetez plus ! En 2018 encore les jolis noms s'affichent au Positive Education Festival. Rendez-vous prisé de l'électro, ce festival "made in Sainté" réussit depuis quatre ans à créer des passerelles entre artistes majeurs et découvertes prometteuses. Cette année, ces dernières se nomment entre autres Stefan Unkovic aka Stevie Whisper (Serbie) ou encore Ninos du Brasil (Italie). Savant mélange concocté par l'équipe d'organisation, les line-up des trois soirées sont des condensés de ce que d'autres festivals européens proposeront dans quelques années. C'est bien là que réside la force de ce festival stéphanois que beaucoup nous envient. Savoir dénicher les futures pépites et faire converger toutes les forces en présence, dans un lieu industriel unique, à taille humaine. De Paris, de Lyon mais aussi d'Europe À l'instar de la venue exclusive en terres stéphanoises du "papa de la techno française", Laurent Garnier, le

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Soirée coquine avec Erotic Market

R&B suave | Erotic Market est de retour avec "Queendoms", album voguant vers le r&b, diablement sexy et drivé par Rosemary Martins, chanteuse désormais solitaire.

Sébastien Broquet | Mercredi 31 octobre 2018

Soirée coquine avec Erotic Market

Seule. Solo aux commandes, Rosemary Martins (de son vrai nom Marine Pellegrini) a laissé son binôme Lucas Garnier s'échapper vers d'autres cieux pour piloter à sa guise le vaisseau Erotic Market qui, forcément, prend la tangente. Oh ! il y a toujours ces beats électroniques qui structurent l'édifice, mais ils ont pris un sacré coup de groove. Ce qui disparaît nettement, balayé, c'est l'influence rock : bonjour le r&b sauvage et sexy, ambiance Missy Elliott voire Kaytranada, porté par un timbre se rapprochant souvent de Santigold. Les textes de ce nouvel opus baptisé Queendoms sont à l'avenant, questionnant la femme et sa place aujourd'hui ou encore une société pervertie par l'ego, soutenus par un flow capable de muter, alternant scansions rappées ou parties chantées, plus mélodiques et plus coquines, aussi. Erotic Market nouvelle mouture ? Plus sexy, finalement, moins frontalement cul. Mais pas si solo, en fait. Plus collectif, même : Rosemary Martins s'est entourée de deux beatmakers pour l'épauler, pour partager, utilisant les recettes du hip-hop, fuyant l'aspect "groupe" du rock'n'roll. Une DJ et pro

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Papa Garnier

Electro | Impossible de passer sous silence la venue au prochain Positive Education Festival du "papa" de la techno à la française : Laurent Garnier. (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Papa Garnier

Impossible de passer sous silence la venue au prochain Positive Education Festival du "papa" de la techno à la française : Laurent Garnier. Asseyant encore davantage la valeur de cet incontournable festival, le passage de Garnier risque bien de se conjuguer avec un set d'anthologie, comme à chaque prestation du monsieur derrière ses platines. Et pourquoi ne pas aller jusqu'à envisager une nouvelle histoire d'amour entre Saint-Étienne et Laurent Garnier, à l'image de ses habitudes prises du côté de Lyon et de Nuits Sonores... Signalons aussi la présence dans ce festival de Marcel Dettmann et le retour de Manu Le Malin. Laurent Garnier, jeudi 8 novembre, Site de la Manufacture dans le cadre du Positive Education Festival

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Positive Education encore plus fort

Festival musiques électroniques | Le festival de musiques électroniques stéphanois Positive Education revient pour sa quatrième édition du 8 au 10 novembre avec une programmation qui démontre l'ampleur de l'événement.

Nicolas Bros | Mardi 17 juillet 2018

Positive Education encore plus fort

Saint-Étienne est officiellement une ville qui compte sur la carte européenne des musiques électroniques. Avec de nombreuses soirées et plusieurs festivals, la cité ligérienne est devenue un fief aussi couru que sa consœur du Rhône. Parmi les événements incontournables, on retrouve la team de Positive Education et son festival éponyme qui regroupe tout ce qu'il se fait de mieux en la matière au début du mois de novembre, le tout dans le magnifique cadre des bâtiments situés derrière la Cité du design. Laurent Garnier (enfin...) et Marcel Dettmann à Saint-Étienne Après une excroissance parisienne en juin dernier du côté de La Station - Gare des Mines, la structure stéphanoise rentre sur ses terres et annonce du lourd. Cette année, les têtes d'affiche se succèdent. Parmi les plus impressionnantes, forcément l'indétrônable Laurent Garnier, le retour de l'impétueux Manu le Malin, l'Allemand Marcel Dettman (qui a secoué de nombreuses années les clubs berlinois d'Ostgut puis Berghain avec sa techno brute et minimaliste) ou les fidèles de Positive Education : Ron Morelli, Vladimir Ivkovic

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Des Nuits magiques

Nuits de Fourvière (Rhône) | Pour la première fois, la magie (nouvelle) fait son entrée aux Nuits de Fourvière qui accueillent Yann Frisch. Au menu de ce festival, la création mondiale de l'excellent cirque Aïtal et des maîtres de la mise en scène au service d'étudiants de grandes écoles.

Nadja Pobel | Mardi 3 juillet 2018

Des Nuits magiques

Le cirque avait eu l'honneur d'ouvrir les Nuits de Fourvière 2016 qui pour la première fois de leur histoire abandonnaient le théâtre au profit des Canadiens des 7 Doigts de la main en lever de rideau. Un signe fort en direction de cet art qui depuis une trentaine d'années ne cesse de se réinventer. Et comme l'équipe des Nuits a, dans son ADN, la fidélité aux troupes accueillies, elle patientait pour faire revenir le Cirque Aïtal. En 2013, avec le duo Pour le meilleur et pour le pire, les deux circassiens de la compagnie avait ébloui le festival de leur technicité alliée à leur talent de récitateurs. Avec des lancés ariens, des portés, ils racontaient l'histoire d'un couple traversé par toutes les émotions. Littéralement bouleversant. Entre temps, Kati Pikkarainen et Victor Cathala ont eu deux enfants et créent aux Nuits, sous un chapiteau dans le parc de Lacroix-Laval, une fable pour neuf interprètes, quatre musiciens et cinq chevaux. Saison de cirque est pour eux une façon de mélanger tous les cirques avec des artistes qui ont 25 ans d'expérience pour certains, de remettre l'animal au cœur de la piste pour

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Comment éviter le derby ?

GUIDE URBAIN | Vous n'êtes pas très branché "foot" ? Vous ne connaissez même pas la signification du terme "derby" ? Ou bien, vous êtes persuadé que Les Verts vont déchanter sur la pelouse lyonnaise ? Alors, nous vous avons concocté une petite sélection d'activités afin de passer - volontairement - à côté du match qui opposera l'A.S. Saint-Étienne à l'Olympique Lyonnais ce dimanche à 17h.

Nicolas Bros | Vendredi 23 février 2018

Comment éviter le derby ?

À Saint-Étienne, l'offre culturelle est florissante pour une ville de ce gabarit. La preuve avec les possibilités offertes un dimanche de février où il régnera, selon Météo France, une température glaciale. Mais au lieu de rester devant votre poste de télévision ou de rejoindre vos amis dans un bar voir le match et boire des bières (avec modération certes, mais réservez plutôt cette dernière activité pour la prochaine édition de Faut Que Ca Brasse les 26 et 27 mai prochains), nous vous proposons de laisser de côté le ballon rond. Voici quelques idées qui pourraient enjoliver votre fin d'après-midi de dimanche : - Un concert : De la chanson française pour terminer le week-end en douceur, dans l'ambiance feutrée du Pax, salle sympathique de la rue Elisée Reclus à la jauge "très humaine" : moins de cent places assises. Zim manie les mots, la guitare et le "beatbox". Passé lors du dernier Paroles & Musiques, il remet le couvert à Sainté avec son compère Rémi Videira à la contrebasse.

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LUTĒCE : « Rester sincères dans notre démarche »

Rap | Le duo lyonnais LUTĒCE fait partie des groupes les plus prometteurs du rap français. Flow nonchalant, thèmes introspectifs, Ian et Marty font partie des nouvelles signatures régionales à suivre de près, comme le prouve leur très réussi EP Lapse, sorti il y a tout juste un an. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

LUTĒCE : « Rester sincères dans notre démarche »

D'où venez-vous ? Comment vous êtes-vous rencontrés ? Marty : Nous sommes de Lyon, même si pour ma part je suis né à Saint-Étienne. Nous avons commencé l'aventure de LUTĒCE il y a maintenant 3 ans. Pourquoi avoir choisi LUTĒCE comme nom de groupe ? Lutèce évoque forcément Paris et pour quelle raison avoir mis un macron sur le premier "e" ? Ian : Nous nous sommes rencontrés en faculté de l'histoire de l'art à Lyon. Même si nous ne travaillons pas aujourd'hui dans un secteur lié à cette formation, ces études représentent une étape très importante dans notre parcours. LUTĒCE évoque un peu cette époque avec un équilibre entre la Renaissance et l'ancien temps. C'est également lié à ce que nous voulons faire, à la vision équilibrée de notre musique. Le côté esthétique du mot nous a plu aussi. Marty : Concernant l'utilisation du macron, il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, c'est une manière d'obtenir une certaine singularité. Ensuite, c'est l'accent du cancre, celui que l'on met quand on ne sait pas lequel choisir. Cela correspond également bien au fait que parfois, on n'a du

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Mémoires géographiques

Galerie | En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Mémoires géographiques

En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images dans lesquelles photographie et sculpture s’entremêlent, interagissent et se confrontent au-delà de leur influence réciproque. L’artiste explore différentes formes de construction et d’inachèvement dans un paysage où la présence même du photographe donne aux images produites leur caractère factuel, les figeant dans le temps précis de l’acte photographique. L’artiste s’interroge également autour de la porosité qui répète et déplace une histoire, un lieu et son contexte géographique. Entre mémoire et oubli, parfois, l’abandon. La photographe précise : « C’est au travers de voyages à l’étranger que je développe des intrigues mettant en tension la question de l’image comme sculpture, où l’on ne sait plus ce qui se construit de ce qui s’affaisse. » Les Répliques du Lointain, par Élénah Salah, du 9 septembre au 7 octobre, à l’Assaut de la Menuiserie, au 11 rue Bourgneuf

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À pas feutrés

Feutre | Dans un joli dialogue entre matière, lieu et couleurs, le Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon propose une nouvelle exposition où le feutre est mis en valeur par 23 artistes. Voyages au bout du feutre propose une odyssée dans l'histoire de cette matière et dans les innombrables possibilités qu'elle donne pour créer des objets et des œuvres contemporains.

Nicolas Bros | Mardi 6 juin 2017

À pas feutrés

« Voilà une exposition qui est le reflet d'un métier d'art reconnu seulement en 2015 : celui de feutrier » explique d'emblée Yvan Perreton, directeur adjoint de l'Atelier-Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon où se déploie dans deux salles, la centaine de créations composant la nouvelle expo Voyages au bout du feutre. « Ces propositions de 23 créatrices correspondent à la philosophie du musée qui est de montrer que le feutre a largement sa place dans une utilisation contemporaine et quotidienne. » Les pièces montrent l'étendue des possibilités offertes par le feutre de laine. En flanant dans les 250 m² de l'exposition - avec une scénographie minimaliste du plus bel effet conçue par Marion Lyonnais à qui l'on doit également celle du musée -, on ouvre un œil nouveau sur cette matière ancestrale et sur le savoir-faire unique du feutrage. Puis, on se laisse prendre d'émerveillement en observant la finesse du travail et la patience dont ont fait preuve les stylistes, designers ou artistes européennes et canadiennes. Des couleurs, du style et de l'histoire En France et dans le monde, il existe peu d'institutions tournées vers

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Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Electro pop | Depuis plus de trois ans, Pethrol creuse quelques puits entre l'électronique et l'acoustique, le rythmique et le mélodique. Avec Figures, leur premier album, le groupe dévoile un véritable gisement d'or noir. Héloïse, la chanteuse, est revenue sur l'évolution de son Pethrol.

Gabriel Cnudde | Mardi 2 mai 2017

Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Votre musique allie le côté brut de décoffrage, très industriel de l'électro et la douceur de ta voix, comme une plume posée sur une poutre d'acier. C'est ce contraste là que vous cherchez à créer ? Héloïse Derly : C'est difficile à expliquer. Ce contraste existe, évidemment. On en parle depuis le début du projet puisque Cédric et moi avons une culture différente, même si on se retrouve parfaitement dans Pethrol. Mais au delà de ce contraste, il y a surtout une recherche de texture musicale forte. Pour l'album, on a changé nos machines pour partir sur des sons complètement analogiques. On a cherché une texture, qu'on mêle à beaucoup de rythmes percussifs, métalliques, synthétiques. À mon sens, c'est surtout ça notre ambivalence, en plus de ma voix. Notre plus gros jeu, c'est avec les parties rythmiques sur lesquelles on travaille les polyphonies. Il y a des lectures différentes de notre musique. On veut que ça parle au plus grand nombre, que ce soit simple à écouter pour que tout le monde soit emporté avec nous. Mais on veut aussi que quelqu'un qui nous écoute plusieurs fois découvre les différentes strates. C'est là qu'apparaissent des c

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King Child, odyssée audacieuse

Pop-électro | Le duo King Child sortira en octobre son premier album, Meredith. Un disque qui transpire la sérénité et le travail abouti. Mélodies entraînantes, planantes ou propres à l'introspection, c'est à un voyage aux accents indie pop de qualité auquel vous convie Quentin Hoogaert et Jean Prat.

Nicolas Bros | Mercredi 5 avril 2017

King Child, odyssée audacieuse

« Je pense qu'aucun artiste ne peut prétendre avoir accès à la vérité ou une version authentique d'un événement. Mais évidement ils ont des moyens légèrement meilleurs à leur disposition puisqu'ils ont leur art pour amplifier tout ce sur quoi ils veulent écrire. Ils ont la musique » explique Thom Yorke, chanteur de Radiohead. Cette sentence s'applique à merveille au groupe franco-belge King Child. Emmené de main de maître par Jean Prat (entre autres créateur du studio Purple Sheep dans les Monts du Lyonnais) et Quentin Hoogaert (Bruxellois, membre du groupe Leopold Tears), la formation vient de finaliser un premier album qui se déguste les yeux fermés mais les oreilles bien ouvertes. Leurs productions sont déjà dignes des grands, avec une pop léchée et travaillée. Le projet laisse transparaître une mâturité qui étonne sur un groupe encore jeune. « Avec Quentin, nous nous sommes rencontrés en 2011, à l'époque où je jouais dans le groupe Red Rocks, explique Jean Prat. Il en est devenu le chanteur mais l'aventure n'a pas duré longtemps. Nous sommes restés en contact malgré tout, puis il y a un an et demi, je l'ai branché avec deux titres que j'avais composés e

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Rap français : Les 90s au sommet

MUSIQUES | Sortez les mixtapes des tiroirs et les baggys de la penderie : les protagonistes d'une certaine époque dorée du rap français sont de retour, pour une tournée passant par Lyon et la Halle Tony Garnier.

Anaïs Gningue | Jeudi 9 mars 2017

Rap français : Les 90s au sommet

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Une nouvelle direction à l'ESADSE

Nouvelle tête | Claire Peillod, directrice de l'École d'art et design (ESAD) de Reims de 2006 à 2016, a été désignée nouvelle directrice de l'École supérieure d'art et de design (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 décembre 2016

Une nouvelle direction à l'ESADSE

Claire Peillod, directrice de l'École d'art et design (ESAD) de Reims de 2006 à 2016, a été désignée nouvelle directrice de l'École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne. Elle duccède ainsi à Yann Fabès. Cette Lyonnaise de naissance suit une formation en lettres modernes et histoire de l'art dans sa ville natale avant de débuter sa carrière professionnelle dans la presse culturelle. Elle devient ensuite professeur et intervient notamment à l'École des Beaux-Arts de Saint-Étienne. Elle crée également un espace de diffusion d'art contemporain à Lyon, la BF15. De 2002 à 2004, elle assure la direction de la Fête des Lumières de la capitale des Gaules puis arrive à Reims. Elle se déclare « heureuse de poursuivre [son] expérience de direction d'un établissement supérieur artistique à Saint-Étienne. » Selon elle « les Écoles sont les institutions artistiques les plus préservées du marché, l'utopie y semble encore possible ! »

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Resident Advisor met le Positive Education Festival dans son top 5

Musiques électroniques | Le site anglais incontournable d'informations à propos des musiques électroniques, Resident Advisor, a sorti récemment son classement des dix festivals à ne (...)

Nicolas Bros | Mercredi 12 octobre 2016

Resident Advisor met le Positive Education Festival dans son top 5

Le site anglais incontournable d'informations à propos des musiques électroniques, Resident Advisor, a sorti récemment son classement des dix festivals à ne pas manquer en novembre et décembre 2016. Parmi les événements sélectionnés, on retrouve Club to Club à Turin, Strawberry Fields dans le Bush australien ou encore le Polaris Festival de Verbier (Suisse). Mais (et entre nous ce n'est finalement pas une si grande surprise), le Positive Education Festival #01 est placé en cinquième place de ce classement. Le site explique ainsi que l'équipe d'organisation du festival, l'association Possitive Education, a construit un casting solide de stars internationales (Surgeon, Cabaret Voltaire ou Kowton), tout en s'appuyant sur une force vive de talent nationaux (Bambounou, The Hacker, Zaltan ou Low Jack). Une belle reconnaissance pour un festival qui monte en puissance cette année. Positive Education Festival #1, du 9 au 13 novembre, dans divers lieux de Saint-Étienne

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Les prescriptions musicales d'Harold ont huit ans

Bonnes galettes | La "Bandit's Monthly Subjective Musical Newsletter" fête ses huit ans. Cette lettre diffusée par le biais du web, devenue le blog Myringa, a été créée et (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 octobre 2016

Les prescriptions musicales d'Harold ont huit ans

La "Bandit's Monthly Subjective Musical Newsletter" fête ses huit ans. Cette lettre diffusée par le biais du web, devenue le blog Myringa, a été créée et alimentée par Harold Madiou, disquaire passionné de Forum à Saint-Étienne. Cette liste de prescriptions de belles trouvailles et pépites musicales a donné à écouter de nombreuses très belles galettes. Près de 700 disques coups de coeur ont ainsi été chroniqués « sans concession, et avec conviction » par cet artisan du bon goût musical. Et l'aventure continue ici !

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Collectif X : un talent cru

SCENES | Sans grand moyen mais avec une ambition artistique immense, Cannibale est la preuve que le théâtre est une arme d'émotion massive avec cette fable moderne sur l'amour et la douleur.

Nadja Pobel | Mercredi 21 septembre 2016

Collectif X : un talent cru

Deux hommes cuisinent en se racontant des banalités. Ils sont manifestement chez eux, les odeurs de viande et de légumes dorés à la poêle commencent à envahir l'espace. Ça n'a l'air de rien, c'est pourtant légèrement inquiétant : le couteau, même manié avec attention pour émincer des oignons, est presque un danger. Un faux mouvement et c'est la blessure assurée. Cannibale est à l'instar de ce geste : constamment sur le fil du rasoir. Le récit se nourrit de ces détails ; pour le reste, rien à signaler : que le couple soit formé de deux garçons n'est jamais un sujet. L'homosexualité n'est pas discutée. Elle est là, montrée et vécue, en même temps totalement absente. Ce qui intéresse l'auteur Agnès D'halluin est cette histoire d'amour solide et magnifique ébranlée par la maladie incurable de l'un deux, poussant le rescapé à envisager de dévorer le corps de l'autre, mort. Last exit to... death Ce cannibalisme est aussi théâtral : l'envie de livrer une pièce très écrite et très incarnée, comme si Truffaut avait croisé François Ozon, comme si Rohmer se baladait chez Gui

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Journées du patrimoine 2016 : notre sélection

ESCAPADES | Même si, de prime abord, l'expression "Journées européennes du patrimoine" fait très pompeuse, il n'en est rien de l'événement en lui-même qui demeure une fantastique occasion de découvrir des lieux de la région sous un autre oeil ou bien d'en visiter d'autres que l'on ne peut pas visiter le reste l'année. Petit tour d'horizon de quelques étapes que nous avons sélectionnées pour l'édition 2016, qui porte la thématique Patrimoine et citoyenneté.

Nicolas Bros | Jeudi 15 septembre 2016

Journées du patrimoine 2016 : notre sélection

Site Le Corbusier à Firminy-Vert Incontournable, forcément. Avec l'inscription de la Maison de la culture au Patrimoine mondiale de l'UNESCO en juillet dernier, l'ensemble de constructions érigé par l'architecte suisse Le Corbusier à Firminy fête désormais cette entrée en grandes pompes dans ce cercle prestigieux. Les Journées européennes du patrimoine 2016 seront l'occasion de visites libres mais également d'ateliers gratuits destinés au jeune public, "l'architecture et l'urbanisme d'hier et d'aujourd'hui" le samedi et le dimanche à 14h pour les 5-12 ans, à 15h et à 16h pour les 7-12 ans. Le chantier de la nouvelle Comédie de Saint-Étienne La Comédie de Saint-Étienne va vivre sa dernière saison du côté de l'avenue Émile Loubet. En effet, dès 2017, les équipes du Centre dramatique national investiront de nouveaux locaux situés entre Le Fil et le Zénith, dans le futur "quartier des spectacles". Pour les Journées européennes du patrimoine, vous pourrez enchaîner la visite de la désormais future-ex-Comédie le samedi 17 à 11h (réservation obligatoire au 04 77 25 14 14) puis vous rendre sur le chantier de la future nouvelle Comédie avec une visite gu

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Théâtre : notre sélection

Panorama saison 16/17 | La voix des invisibles Chaque rentrée a désormais sa pièce de lutte sociale : après Florange l’année dernière, ce sont les Fralibs que défend un Philippe (...)

Houda El Boudrari | Mardi 6 septembre 2016

Théâtre : notre sélection

La voix des invisibles Chaque rentrée a désormais sa pièce de lutte sociale : après Florange l’année dernière, ce sont les Fralibs que défend un Philippe Durand porte-voix des anciens ouvriers Lipton, en lutte pendant 1336 jours contre la fermeture de leur usine par Unilever. « 1336 » est aussi aujourd’hui la nouvelle marque des thés produits par la SCOP qu’ils ont créée en 2015. Une lecture de témoignages recueillis sur le vif par le comédien et restitués avec l’accent marseillais d’origine… 1336 (Parole de Fralibs), du 11 au 14 octobre à la Comédie de Saint-Etienne Un Macbeth africain C’est l’histoire de quatre acteurs sud-africains qui vont tenter de jouer les personnages de Macbeth. Tous vivent à Johannesburg. Là-bas, ils sont aussi linguistes, rappeurs, chanteurs, professeurs d'université, danseurs, poètes. D’étranges interférences entrelacent leurs vies intimes et la pièce de Shakespeare. Jean-Paul Delore, le metteur en scène, a beaucoup travaillé en Afrique et poursuit ici ses aventures avec ce continent à la recherche d’une poésie universelle.

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Pop'n'Up

MUSIQUES | SI Yeast traduit de l'anglais nous ramène à la levure, c'est finalement un très bon qualificatif pour le quatuor lyonnais éponyme. Avec une pop libérée sans (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

Pop'n'Up

SI Yeast traduit de l'anglais nous ramène à la levure, c'est finalement un très bon qualificatif pour le quatuor lyonnais éponyme. Avec une pop libérée sans "prise de tête", YEAST fait partie des jeunes formations à suivre. Avec deux EP au compteur (Smne U Cn't Hve et Water), le groupe avance tranquillement. Après un passage stéphanois en septembre 2016, le groupe sera à Feurs, au Château du Rozier le 17 novembre 2017. NB

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Pedro Soler & Gaspar Claus pour le prochain PB Live

MUSIQUES | Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 18 mai 2016

Pedro Soler & Gaspar Claus pour le prochain PB Live

Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le violoncelliste Gaspar Claus tisse avec subtilité et virtuosité des liens entre l’Andalousie et les musiques improvisées : un voyage onirique, pur moment de joie nomade que l'on pourra savourer en PB Live la saison prochaine. Ce sera le mercredi 9 novembre, dans un cadre soigné : le Temple Lanterne, dans le 1er arrondissement de Lyon. Les deux protégés du label Infiné (Bachar Mal-Khalifé, Rone, Clara Moto...) trouveront là un écrin à leur juste mesure pour dévoiler les merveilles de leur dernier album récemment paru, Al Viento, poursuivant ces échanges de cordes familiaux entamés dès 2011 avec Barlande, à l'initiative du fils, alors enregistré à New York.

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Vers l'authenticité

MUSIQUES | L'indie folk régionale a de beaux jours devant elle. Si les Stéphanois de Ladybug & The Wolf sortent bientôt leur premier album, leurs homologues lyonnais de The Clarks Project viennent présenter une nouvelle fois, un an après Paroles & Musiques, leur musique évoquant les grands espaces, à la recherche d'une certaine authenticité. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 4 mai 2016

Vers l'authenticité

Créé en 2013, le groupe lyonnais The Clarks Project est basé sur une amitié solide, celle de Vincent et Xavier, ayant débuté, à l'instar de nombreux autres groupes, à lustrer les bancs de la fac et à refaire le monde. Après s'être perdus de vue pendant quelques années, les deux acolytes ont décidé de finalement se lancer dans le grand bain de la musique. Et bien leur en a pris ! Tout d'abord en duo (deux guitares), puis en quatuor (une batterie et une basse sont venues apporter un peu plus de corps au son du groupe), la formation folk possède cette belle authenticité nichée au coeur de leurs compositions. Cette valeur avérée sert la qualité des titres proposés par le groupe, telle que leur dernier titre Mother Earth, tout juste sorti de studio. Du live, du live et encore du live En permanente suspension, leurs créations indie folk sont empreintes de mélodies délicates. Elles sont les prémices très encourageants d'un groupe encore jeune (créé en 2011) mais possédant déjà une belle expérience scénique et un EP au compteur (We Became Men sorti en 2013) construit et pensé avec cohérence. « Nous avons enchaîné de nombreux concerts en un an,

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Disquaire Day : Vinyl, Vidi, Vici

MUSIQUES | Entre une réédition d'A-ha et un disque de Xiu Xiu jouant la musique de Twin Peaks, le Disquaire Day, c'est plus de 200 références tous azimuts, toutes périodes, inédits, rééditions, collector, attrape-couillons, ayant pour seul point commun le support aussi authentiquement vinyl que le toupet de Dick Rivers. On y a subjectivement picoré dix petites perles pour la bonne bouche. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 13 avril 2016

Disquaire Day : Vinyl, Vidi, Vici

Allen Toussaint – Live in Philadelphia 1975 (Rhino) Parce qu'il n'y a pas plus bel hommage à rendre au king of New Orleans, qui nous a quitté en novembre, que de se déhancher sur ces titres saisis sur le vif dans la cité de l'Amour Fraternel, quarante ans avant sa mort. Big Star – Complete Columbia : Live a University of Missouri 4/25/93 (Columbia) Avril 1993, les mythiques inventeurs de la power pop se reforment (partiellement) à Missouri University. Un live mythique ici réédité, remasterisé et agrémenté de cinq inédits. David Bowie – The Man Who Sold the world, picture disc 12'' (Parlophone) On ne va pas épiloguer. On tombe dessus, on achète ce disque (un sublime vinyl peint et une pochette ad hoc), quitte à vendre le monde. Elvis Presley – I'm Leavin : Elvis Folk Country (Sony Music) De Dylan à Gordon Lightffoot, voici rassemblés les divers enregistrements folk du king entre 1966 et 1973. Florence & the Machine – Delilah/Only Love can break your heart 7'' (Island)

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Les lieux du jazz en Rhône-Alpes

MUSIQUES | Festivals, salles de concerts, associations programmatrice, ... le jazz est partout en Rhône-Alpes. Panorama d'un style transversal qui tisse sa toile en Rhône-Alpes comme ailleurs. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 5 avril 2016

Les lieux du jazz en Rhône-Alpes

Les lieux de diffusion sont désormais nombreux en Rhône-alpes, des clubs ont vu le jour un peu partout, des municipalités ouvrent leurs saisons culturelles au jazz ou au blues, des bars ou des restaurants programment des groupes chaque semaine, des auberges rurales accueillent des musiciens le temps d’un week-end et des aficionados organisent même des concerts en appartements. Signe que les temps changent : le jazz entre aussi de plein pied dans les Salles de Musiques Actuelles. Mais les temps forts du jazz restent bien sûr les festivals et pas seulement pendant la période estivale. L'importance des festivals Parmi les plus importants rendez-vous annuels, le mastodonte Jazz à Vienne fait figure de locomotive devant tous les autres festivals régionaux. Avec deux cent mille festivaliers l’an passé, le géant se situe en bonne place dans le top-ten des manifestations culturelles françaises. Cette année, Jazz à Vienne proposera pas moins de deux cent concerts, du 28 juin au 15 juillet, avec chaque jour de la musique non-stop de midi à deux heures du matin. À noter que les trois quarts des spectacles proposés à Vienne sont gratuits puisque seuls ceux joués au thé

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Calcium : « St-Étienne a tout pour devenir la Détroit française »

MUSIQUES | Du haut de ses trente ans, Antoine buffard est une personnalité déjà influente dans les musiques électroniques en France. boss du magazine Trax le jour, il se mue en Calcium la nuit, passant derrière les platines. Également co-fondateur du label [Re]sources, il apporte au paysage électronique hexagonal une ouverture sur des styles moins en vue, tels que le grime ou la ghetto house. Rencontre avec un passionné. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 13 avril 2016

Calcium : « St-Étienne a tout pour devenir la Détroit française »

Comment êtes-vous tombé dans les musiques électroniques ? J'ai commencé à mixer il y a maintenant douze ou treize ans. Je me suis tout de suite dirigé vers un mélange entre de la ghetto house américaine, des sons plutôt anglais tels que dub, drum'n'bass ou dubstep à son époque deep, pas à celle de Skrillex, ainsi que du grime et du 2step. Mais au-delà de tout ça, j'ai toujours eu l'envie que Calcium reste un projet "club". Le dj est avant tout là pour faire danser les gens. Le but étant de faire un vrai mélange de tout ce que l'on aime. Il ne faut pas tomber dans la démagogie, ne pas donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà, mais ne pas aller non plus dans un élitisme débile. Tout le jeu est d'arriver à naviguer entre tout cela. « Il ne faut pas tomber dans la démagogie, ne pas donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà, mais ne pas aller non plus dans un élitisme débile. » Vous êtes multi-casquette, puisque vous êtes aussi dirigeant du magazine Trax, co-fondateur du label [Re]Sources et disquaire... Concernant Trax, le projet est passionnant. Je suis rentré en tant que stag

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Le rêve de Kcidy

MUSIQUES | Si la synth-pop ou l’indietronica ne vous disent rien, rassurez-vous, ce n’est pas bien grave. L’essentiel est ailleurs et possède sûrement une résidence (...)

Nicolas Bros | Jeudi 3 septembre 2015

Le rêve de Kcidy

Si la synth-pop ou l’indietronica ne vous disent rien, rassurez-vous, ce n’est pas bien grave. L’essentiel est ailleurs et possède sûrement une résidence secondaire dans la musique de la Lyonnaise Kcidy. Si du côté de la capitale des Gaules, les deux styles musicaux susnommés sont devenus une spécialité au même titre que le tablier du sapeur, avec des groupes tels Erotic Market ou De la Montagne. Kcidy leur a emboîté le pas dans une veine plus pop. Pauline Le Caignec, de son vrai nom, est une étoile montante qu’il faudra suivre des yeux et surtout des oreilles si l’on ne veut pas rester dans une galaxie inférieure pendant que la belle naviguera déjà bien loin. Nicolas Bros Kcidy + Gagoug + Le Groupe Obscur + Clara Clara, vendredi 4 septembre, à Saint-Jean-la-Vêtre

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La Chartreuse de Charme

MUSIQUES | Le mélomane, assoiffé de spiritualité, gagnera son élévation ce mois-ci, en marchant sur les chemins du monastère chartreux de Sainte-Croix-en-Jarez. Autour du (...)

Alain Koenig | Mardi 1 septembre 2015

La Chartreuse de Charme

Le mélomane, assoiffé de spiritualité, gagnera son élévation ce mois-ci, en marchant sur les chemins du monastère chartreux de Sainte-Croix-en-Jarez. Autour du thème "L'esprit du chant", les Musicales de Sainte-Croix se déploient cette année sur trois dimanches, durant lesquels la fine fleur du chant rhônealpin viendra baguenauder autour des ermitages. L'Ensemble Tarentule, tout d'abord, vaut à lui seul l’ascension du Pilat, d'autant plus qu'il s'adonnera à son répertoire de prédilection: la musique a cappella de la Renaissance et ses trésors. L'Octuor de l'Orchestre National de Lyon et ses quatre solistes proposeront leur vision du très sombre Octuor à vent en ut mineur KV.388 de Mozart. L'oeuvre témoigne de l'engouement de l'époque pour une formation dont le répertoire comporte, certes, des œuvres originales, comme les sérénades de Mozart, mais qui, depuis la création de l'Harmonie Impériale par Joseph II, permettaient, bien avant l'invention du MP3 de rejouer des transcriptions d'airs que fredonnait le passant viennois, comme les opéras ou les symphonies. De talentueux chanteurs lyonnais, dont l'excellent Paul-Henry

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Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

MUSIQUES | Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 1 juin 2015

Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin Live pour un concert exceptionnel au Sucre le 21 octobre. Au menu, l'une de ses spécialités : la (ré)interprétation de l'oeuvre pour piano solo de Philip Glass. Mieux : dans l'esprit du Philip Glass Ensemble primordial qui squattait lofts et galeries, Brubaker évoluera devant un public qui aura tout loisir de choisir sa position d'écoute (debout, assis, couché) dans un rooftop laissé à nu et prêt à accueillir l'hypnose minimaliste. Ouverture de la billetterie ce mercredi 3 juin.

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Notre sélection Fête de la Musique 2015

MUSIQUES | Gigantesque rassemblement populaire avec son lot de casseroles mais aussi (et surtout) de découvertes d'un soir (ou de plusieurs), la Fête de la Musique s'étoffe cette année avec un gros week-end en perspective (20/21 et parfois 22 juin) où la musique classique prendra une place prépondérante. Mais au milieu de ce pot pourri de styles musicaux (hors classique), petit tour d'horizon des groupes qu'il faudra avoir entendu pour dire aux collègues moroses : «oui j'y étais et c'était bon !» NB

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2015

Notre sélection Fête de la Musique 2015

Pas mielleuse pour trois sous, la musique de Raphaël Herrerias est plutôt de bonne facture. L'Appelou a signé avec J'étais l'oiseau soudain, un mini-album très prometteur en début d'année. En live, le garçon s'éclate et a finalement très bien su gérer la pente escarpée de l'après télé-crochet (NDLR : il participait à X-Factor en 2011). Entre initimisme et énergie communicative, Herrerias aura une heure pour séduire les Stéphanois(e)s - ce qui, entre nous, ne devrait pas poser trop de souci. Loin de la campagne, les coqs chantent encore plus fort. Deej'O et The Architect, deux noms de plus en plus incontournables de la scène stéphanoise, s'empareront des platines place de l'Hôtel-de-Ville de Saint-Étienne avec leur projet L'Entourloop. On vous en a déjà parlé plusieurs fois dans ces colonnes mais ce duo vaut réellement le détour. Triturant samples et gimmicks sonores, L'Entourloop impos

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