9 événements programmés

Le soleil brille pourtant dehors

(Théâtre)

Écrit par Marine Chartrain, mise en scène de Louen Poppé, Mathilda Bouttau et François Geslin, 1h. Dans sa maison d’enfance, Adèle vit avec Samy, son partenaire. Depuis quelques mois, leur enfant a disparu sans laisser de trace derrière elle. Les recherches ne mènent à rien et le temps s’étend dans l’attente d’un indice, d’une explication.

Notre avis : Voilà un spectacle lynchéen. L'adjectif est beaucoup galvaudé et trop facilement utilisé pour décrire par paresse tout ce qui est étrange, mais ce spectacle là, découvert à l'Élysée le jour même du décès du réalisateur américain iconique (!), l'est pleinement. Le trio de créateurs son et lumière de la compagnie Maison vague, formé à l'ENSATT s'est adjoint le texte (commandé) de leur collègue dramaturge Marine Chartrain. Et voilà que cette histoire de parents déboussolés après la perte d'un jeune enfant devient un labyrinthe aussi visuel que réflexif.

Marius

(Théâtre)

D'après Marcel Pagnol, mise en scène de Joël Pommerat, 1h20, dès 12 ans. Les affaires du café‑boulangerie de César vont plutôt mal, les clients se font rares et son fils Marius n’a guère envie de reprendre le commerce. Partagé entre son envie de prendre le large et son amour pour Fanny, une amie d’enfance, le jeune homme se demande s'il faut tout quitter au risque de tout perdre, ou rester et honorer son devoir de fils.

Notre avis : Joël Pommerat revient à Lyon avec Marius, adaptation du texte de Marcel Pagnol portée par des interprètes professionnels et d'anciens détenus rencontrés lors d'ateliers en prison. En artisan précis du théâtre, il a dirigé ce petit groupe hétéroclite avec finesse, respectant la nature de chacun, pour composer un spectacle à plusieurs niveaux de lecture qui se déploie magistralement et avec fragilité. À noter que Pommerat sera également au TNP fin novembre avec son nouveau conte Les Petites Filles modernes.

Une maison de poupée

(Théâtre)

D'après Henrik Ibsen, mise en scène d'Yngvild Aspeli et Paola Rizza, 1h20. Par amour pour son mari banquier et pour le sauver de sa maladie, Nora a contracté un emprunt illégal qu’il ne lui pardonne pas. Face à cette hypocrisie, elle préfère quitter son foyer et leurs trois enfants. Mi‑femme, mi‑oiseau, Nora se libère de son mariage avec grâce et conviction.

Notre avis : Metteuse en scène, comédienne et marionnettiste, la Norvégienne installée en France Yngvild Aspeli a choisi d'adapter la pièce culte du répertoire norvégien et européen qu'est Une maison de poupée d'Ibsen avec, forcément, des marionnettes. Un parti pris pertinent tant visuellement, la scénographie brouillant la frontière entre illusion et réalité, que sur le fond. L'aspect féministe du texte (une femme refuse d'être réduite au rôle de poupée par son mari) saute ainsi littéralement aux yeux, à l'image des immenses araignées convoquées sur scène.

Keren Ann

(Chanson)

Pour célébrer ses 25 ans de carrière, Keren Ann a sorti l'année dernière son dixième album, intitulé Paris Amour, un nouvel opus où l'élégance du jazz rencontre l’énergie brute du rock indie. Le théâtre des Célestins l'accueille, entourée de musiciens pour entamer un voyage entre ses nouveaux titres et ses classiques incontournables.

Nexus de l'adoration

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Joris Lacoste, 2h. Dans une grande cérémonie performative, Joris Lacoste réunit toutes les expériences individuelles du monde pour mieux célébrer notre hétérogénéité, entre poésies répétitives, chansons pop, prières matérialistes, chorégraphies K‑pop, dialogues absurdes, duos TikTok, discours flamboyants et confidences intimes en mode stand‑up.

Notre avis : Alerte ovni scénique, de ceux qui emballent une partie du public autant qu'ils en agacent une autre, bien décidée à quitter la salle avant la fin de la représentation - ici quelque 2h20 tout de même. En ayant créé une sorte de comédie musicale à la gloire des "choses" (des objets, des concepts, des discours...), l'auteur et metteur en scène Joris Lacoste a placé les mots au centre du plateau, délivrés par des interprètes chantant sur une musique live hypnotique. Entre la messe géante, l'arty fascinant et la grosse blague assumée.

Howard Zinn, une histoire populaire américaine, 2

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Le réalisateur Olivier Azam est invité par le théâtre des Célestins pour animer une projection du film documentaire Howard Zinn, une histoire populaire américaine, 2, retraversant cinq siècles de l’histoire des États‑Unis en démontant les mythes fondateurs et en adoptant le point de vue des oubliés : amérindiens, esclaves, femmes et minorités raciales.

Contrepoints #10

(Conférences)

Pour accompagner les représentations de la pièce Monde nouveau, Olivier Neveux, professeur d’histoire et d’esthétique du théâtre à l’ENS de Lyon, dialoguera avec la metteuse en scène Nathalie Garraud sur les artistes et les œuvres qui l'ont influencé et ont marqué son parcours, sa pensée et sa création.

Monde nouveau

(Théâtre)

Texte d'Olivier Saccomano, mise en scène de Nathalie Garraud et Romane Guillaume, 1h25. Après avoir regardé le passé avec Institut Ophélie, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano s'intéressent maintenant au présent avec le premier volet d'un diptyque sur les conditions qui rendent le fascisme possible alors que le quotidien file à toute allure.

Madame L'Aventure

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume, 1h15. À pied, à cheval, en traîneau, en fusée, en montgolfière ou en sous‑marin, Jean-Pierre navigue dans les grands récits d’aventures que sont Don Quichotte ou Le Mont Analogue. Du Graal à l’Eldorado en passant par l’Atlantide, il explore un monde plein de terreur et de suspens pour réussir à croire en lui-même.