Wong Kar-wai, prix Lumière 2017

Festival Lumière | le prix Lumière sera décerné cette année au réalisateur Hong-kongais Wong Kar-wai !

Lisa Dumoulin | Jeudi 15 juin 2017

Photo : DR


La nouvelle vient de tomber : le prix Lumière sera décerné cette année au réalisateur Hong-kongais Wong Kar-wai ! A L'origine du chef d'oeuvre In the mood for love, il a aussi réalisé 2046 et My Blueberry nights.

Le Prix Lumière est attribué par l'Institut Lumière chaque année depuis 2009 à un(e) cinéaste pour récompenser une contribution exceptionnelle à l'histoire du cinéma. Wong Kar-wai fera donc suite à Catherine Deneuve l'an dernier, Martin Scorsese, Pedro Almodovar, Quentin Tarantino, Ken Loach, Gérard Depardieu, Milos Forman et le tout premier, Clint Eastwood.

le Festival Lumière se tiendra cette année du 14 au 22 octobre.

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Les Frères Dardenne Prix Lumière 2020

Prix Lumière 2020 | Deux fois deux Palmes d’Or succèdent donc au double palmé Francis Ford Coppola, et recevront donc le Prix Lumière le vendredi 16 octobre à Lyon. Croisons-les doigts pour que rien n’entrave cette prophétie…

Vincent Raymond | Jeudi 16 juillet 2020

Les Frères Dardenne Prix Lumière 2020

De premières annonces fin mai avaient révélé quelques lignes fortes de la programmation de cette 12e édition du Festival Lumière : un hommage à Michel Audiard à l’occasion du centenaire de sa naissance, une rétrospective Clarence Brown. Si l’on se doutait que le ou la futur récipiendaire ne serait pas américain·e, rien ne laissait supposer qu’il ou elle serait double ! Mais après tout, quoi de plus normal pour célébrer le 125e anniversaire du Cinématographe par les Frères Lumière que célébrer deux frères de cinéma, les Dardenne. Indissociables comme le furent les Taviani ou le sont les Coen ou les Washowski, les “frères“ comme les surnomment avec affection leurs comédiens sont à l’instar de Ken Loach ou Stéphane Brizé les principaux représentants d’un cinéma ancré dans une réalité sociale et brute. Dépourvus d’effets, de musique, au plus près des corps et des situations, leurs films confrontent volontiers des gens ordinaires à des cas de conscience ou des enjeux moraux.

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"Roubaix" : prix Jacques Deray

ECRANS | (À lire à haute voix, façon Stéphane de Groodt) « —Prenons les paris, ce sera Roubaix. —Quoi donc ? —Le César, à Paris le 28 février. —Sauf si Ly l'a, (...)

Vincent Raymond | Mardi 18 février 2020

(À lire à haute voix, façon Stéphane de Groodt) « —Prenons les paris, ce sera Roubaix. —Quoi donc ? —Le César, à Paris le 28 février. —Sauf si Ly l'a, évidemment. —Quel lilas ? —Non, le Ly, Ladj. —Le Ly qui l'Oscar n'a pas eu ? —Celui-là même. —Admettons. —Mais à Lyon, sans pari, Roubaix aura le 22 son Prix. -De consolation ? —Non, Deray. —Comme Odile ? —On s'égare… —D’ailleurs pourquoi la Gare de Lyon est à Paris et pas à Roubaix ? —Parce que Paris est tout petit pour ceux qui Zem comme nous d'un si grand amour… » etc. Roubaix À l’Institut Lumière ​le samedi 22 février

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BO d'un Prix Lumière : Coppola en morceaux

ECRANS | Il a pour toujours associé à l’écran l’odeur du napalm au petit matin aux envolées de Wagner, incité au silence par quelques notes de Nino Rota ou donné de furieuses envies de danser la tarentelle dans un mariage. Si Francis Ford Coppola possède ce lien si particulier avec la musique, il le doit sans nul doute à son père Carmine, lui-même compositeur et chef-d’orchestre. Mais également crédité notamment aux génériques des Parrain ou d’ Apocalypse Now.

La rédaction | Mardi 11 juin 2019

BO d'un Prix Lumière : Coppola en morceaux

La playlist est également disponible sur spotify. Par Vincent Raymond & Stéphane Duchêne

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Francis Ford Coppola, 11e Prix Lumière

Festival Lumière | Le Prix Lumière 2019 sera décerné à Francis Ford Coppola au cours de la 11e édition du Festival Lumière qui se tiendra du 12 au 20 octobre à Lyon.

Vincent Raymond | Mardi 11 juin 2019

Francis Ford Coppola, 11e Prix Lumière

Il est le premier cinéaste à avoir remporté l’Oscar pour un film et sa suite (Le Parrain et Le Parrain 2e partie), à avoir décroché deux Palmes d’Or “de l’ère moderne“ (Conversation secrète et Apocalypse Now)… Producteur, scénariste, monteur, viticulteur, à la fois figure tutélaire du Nouvel Hollywood et patriarche d’une impressionnante dynastie de cinéma, Francis Ford Coppola succède donc à son camarade Martin Scorsese (2015, également passé chez Roger Corman) et à Jane Fonda (2018) — deux autres grandes figures du Nouvel Hollywood. Âgé de 80 ans, Coppola qui n’a plus sorti de long-métrage depuis 2012 et son fascinant Twixt, n’a pour autant pas pris sa retraite et développe de nouveaux projets. Il profitera peut-être de sa venue à Lyon entre les 12 et 20 octobre prochains pour en révéler la teneur. Le Prix Lumière, qui constitue une reconnaissance pour la contribution du récipiendaire au cinéma mond

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10e Festival Lumière : ce sera… Jane Fonda

Festival Lumière | Le patron de l’Institut Lumière avait promis une surprise pour marquer les 10 ans du Festival Lumière. Il a de fait pris tout le monde de court en annonçant la remise du 10e Prix Lumière la comédienne et productrice Jane Fonda, le 19 octobre prochain à Lyon.

Vincent Raymond | Lundi 11 juin 2018

10e Festival Lumière : ce sera… Jane Fonda

Les pronostiqueurs en sont pour leurs frais, qui s’imaginaient déjà, après Wong Kar-wai, célébrer quelque prestigieux cinéaste étasunien rue du Premier-Film. C’était aller un peu vite en besogne et oublier que la règle définissant les modalités d’attribution du “Nobel“ du cinéma possède une élasticité remarquable : les récipiendaires sont désignés sur des critères reposant « sur le temps, la reconnaissance et l’admiration ». C’est ainsi que la comédienne Catherine Deneuve avait été distinguée, sans qu’elle ait jamais réalisé — à la différence de son prédécesseur Gérard Depardieu — le moindre film. Dès lors, tout était possible. Jane Fonda apparaît comme un choix indiscutable et logique. Indiscutable, car sa carrière d’actrice, sanctionnée par deux Oscar pour Klute (1971) et Retour (1978), compte une cargaison de classiques allant des Félins de René Clément (1964) à On achève bien les chevaux (1969) de Pollack, de La Poursuite impitoyable (1966) de Penn à La M

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Et le prix Lumière 2018 est... Jane Fonda !

Festival Lumière | Le prix Lumière 2018, qui marque les 10 ans de l'événement, est connu : il s'agit de Jane Fonda, célèbre actrice et productrice américaine. Et militante (...)

Sébastien Broquet | Lundi 11 juin 2018

Et le prix Lumière 2018 est... Jane Fonda !

Le prix Lumière 2018, qui marque les 10 ans de l'événement, est connu : il s'agit de Jane Fonda, célèbre actrice et productrice américaine. Et militante féministe de longue date, donc symbole fort en cette année post-Weinstein. Le festival se déroulera du samedi 13 au dimanche 28 octobre 2018 dans toute la métropole lyonnaise.

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Guillermo del Toro : « Le genre de mon film ? Un film de moi ! »

Festival Lumière | Lion d’Or à Venise pour La Forme de l’eau, Guillermo del Toro fait escale au Festival Lumière ce week-end pour présenter une sélection de ses œuvres de chevet. Il en profitera pour montrer en avant-première sa romance fantastique entre un homme aquatique et une femme de ménage muette…

Vincent Raymond | Samedi 14 octobre 2017

Guillermo del Toro : « Le genre de mon film ? Un film de moi ! »

Quand vous avez reçu votre Lion d’Or, vous avez dit « Si vous restez pur et fidèle à ce que vous croyez — et pour moi ce sont les monstres —, alors vous pouvez faire ce que vous voulez ». D’où vous vient cette fascination pour les monstres ? Guillermo del Toro : Tout d’abord, je veux revenir sur cette phrase : à Venise, ils avaient traduit « monsters » par « mustard », c’est-à-dire « moutarde » (rires), trouvant que c’était une métaphore géniale : « il aime les condiments ». Mais sinon pour moi, ça a commencé tôt, presque au berceau, quand j’avais deux ans. Mon psy dit que c’était un mécanisme d’inversion, tellement j’était tellement effrayé d’être né. Quand j’étais gosse, je me sentais étrange. Déjà, j’étais incroyablement mince — si si —, mes cheveux étaient extrêmement blonds, presque blancs, et j’étais tellement timide que je boutonnais ma chemise jusqu’au col. Je me battais si fréquemment que j’ai commencé à prendre du poids pour être capable de me défendre. Alors forcément, j’éprouvais de l’empathie pour les monstres : je voyais la cr

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Hello et Goodbye, Mister Wong

Festival Lumière | Adoucir le moment des adieux par un nuage de beauté et d’évanescence… Dimanche après-midi, quand viendra (déjà) l’heure de saluer Wong Kar-wai et de le (...)

Vincent Raymond | Mardi 17 octobre 2017

Hello et Goodbye, Mister Wong

Adoucir le moment des adieux par un nuage de beauté et d’évanescence… Dimanche après-midi, quand viendra (déjà) l’heure de saluer Wong Kar-wai et de le remercier de sa présence à Lyon, le public de la Halle Tony Garnier pourra en guise de consolation appliquer sur ses yeux embués cet élixir visuel qu’est In the Mood for Love (2000) — au risque de verser quelques larmes. Mais avant cette projection de clôture, l’homme aux lunettes noires aura promené sa silhouette vendredi de la scène du Théâtre des Célestins pour sa masterclass à l’Amphi 3000 de la Cité Internationale pour la remise solennelle de son Prix Lumière, suivie de la projection des Anges déchus (1995). Et samedi, il aura sacrifié au rite du tournage d’une Sortie d’usine, rue du Premier-Film. D’autres rendez-vous marquent la fin de la décade prodigieuse. On ne reviendra pas sur la visite d’Anna Karina (rencontre et projections notamment de son film

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Festival Lumière : qui pour accompagner Wong Kar-wai ?

La Programmation Dévoilée | À cinq semaines de l’ouverture du grand rendez-vous du film classique, la liste (presque) définitive des programmations et des premiers invités est tombée. Du 14 au 22 octobre, vous allez croiser du beau monde dans les salles…

Vincent Raymond | Jeudi 7 septembre 2017

Festival Lumière : qui pour accompagner Wong Kar-wai ?

On savait déjà depuis juin que Wong Kar-wai serait présent — logique, il est récipiendaire du Prix Lumière —, tout comme Georgio Moroder ; que Tilda Swinton, Diane Kurys et Guillermo del Toro feraient escale pour une masterclass. Et que Bertrand Tavernier viendrait avec un assortiment de westerns classiques… Le temps est venu d’en annoncer davantage. Par exemple, que del Toro fera l’objet d’une Nuit le soir de l’ouverture à l’Institut Lumière avec Le Labyrinthe de Pan, Hellboy, Cronos et Pacific Rim. Un concentré de fantastique qui vous dispensera de rêver, voire de cauchemarder, pendant quelques semaines. Il ne sera pas le seul cinéaste mexicain à être honoré : Alfonso Cuarón est de retour au festival Lumière pour présenter La Fórmula Secreta de Rubén Gámez, mais aussi à l’occasion de la Nuit

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Festival Lumière : Godard se fait la belle

Festival Lumière | L’un des programmes les plus ambitieux de cette 9e édition du Festival Lumière (du 14 au 22 octobre prochains) n'a pas survécu à l’été : la première (...)

Vincent Raymond | Jeudi 31 août 2017

Festival Lumière : Godard se fait la belle

L’un des programmes les plus ambitieux de cette 9e édition du Festival Lumière (du 14 au 22 octobre prochains) n'a pas survécu à l’été : la première partie de l’Intégrale Godard — allant grosso modo pour les longs-métrages de À bout de souffle (1959) à La Chinoise (1967). On espère que cette annulation aussi subite que regrettable n’a rien à voir avec un veto du principal intéressé — connu pour ses redoutables mouvements d’humeur — et qu’elle annonce au contraire un événement encore plus prestigieux dans le futur. Le reste de la programmation sera, quant à lui, dévoilé lors des séances de présentation des 7, 9 et 12 septembre à l’Institut Lumière. Les spectateurs du Lumière Terreaux pourront néanmoins se consoler avec l’avant-première de l’évocation très réussie du “personnage” de Godard, croqué par Michel Hazanavicius dans Le Redoutable le lundi 4 septembre à 20h30. Ce sera le lancement des lundis d’avant-premières dans cette salle. Et là, il n’y aura pas de lapin…

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À l'Institut Lumière : L’Asiatique, le mystique et le caustique

Institut Lumière | Un mois et demi avant l’ouverture de sa 9e édition, le Festival Lumière présente un solide avant-goût de sa programmation à l’Institut homonyme. Mais pas que.

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

À l'Institut Lumière : L’Asiatique, le mystique et le caustique

Révision générale. Par le passé, l’Institut Lumière a déjà anticipé un Festival en programmant dès septembre des films de (ou avec) son Prix Lumière. Mais c’était surtout parce qu’ils ne figuraient pas dans le tableau final des projections. 2017 semble opérer un changement radical en proposant rien moins que cinq longs-métrages de Wong Kar-wai (soit la moitié de son œuvre) et deux conférences pour se remettre dans le bain. Des films de la première partie de sa carrière, scandant les années 1990 (de Nos années sauvages à Happy Together), qui l’ont inscrit avec insistance comme figure originale d’un renouveau du cinéma asiatique — et en définitive, mondial. Cette mise en bouche délestera les salles bondées durant la semaine festive, encourageant le public à découvrir des productions plus rares. Pour accompagner ces flamboyants zakouskis, deux comètes dont les univers sont aussi opposés que l’influence sur leurs confrères et consœurs considérable : u

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Prix Lumière 2017 : Wong Kar-wai et les autres

Festival Lumière | Retour aux fondamentaux pour le Prix Lumière 2017 : un cinéaste sera récompensé le 22 octobre prochain à Lyon et il s’appelle Wong Kar-wai.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juin 2017

Prix Lumière 2017 : Wong Kar-wai et les autres

On ne vous fera pas lanterner comme le patron de l’institut Lumière, qui avec son affable et coutumière cruauté a fait durer le suspense 90 minutes en truffant sa présentation de force anecdotes, digressions ou boutades : Wong Kar-wai sera le 9e récipiendaire du Prix Lumière. Un choix audacieux qu’il convient tout d’abord de saluer : à présent que le Festival est installé, avec des spectateurs·rices fidélisé·e·s et acquis·es à sa cause, il peut user de sa jeune notoriété pour célébrer des personnalités moins “évidentes” que Catherine Deneuve. Pour quitter l’axe Europe-Amériques. Et populariser le travail d’un artiste à la carrière plus discrète ayant cependant exercé une influence considérable sur ses contemporains. Car même si le monde entier a succombé à son hypnotique “hit” In the Mood for Love (2000), dont la rythmique visuelle et musicale est immédiatement reconnaissable par le grand public, l’œuvre du cinéaste shanghaïen appartient à un registre plus art et essai. Grâce à ce Prix, le grand public aura ainsi l’occasion de découvrir non seulement l’intégralité de ses

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8e Festival Lumière : On en sait (beaucoup) plus

ECRANS | Le voile est à présent levé sur la programmation du prochain festival, qui aura pour invitée centrale et Prix Lumière Catherine Deneuve du 8 au 16 octobre prochains.

Vincent Raymond | Mercredi 7 septembre 2016

8e Festival Lumière : On en sait (beaucoup) plus

Outre les annonces déjà effectuées en juin dernier (voir notre article : Prix Lumière 2016 : Catherine Deneuve), quelques jolies surprises viendront réjouir les amateurs de belles bobines… L’hommage à la Reine Catherine, Buster Keaton, Marcel Carné, la rétrospective consacrée au femmes à Hollywood ou à la réalisatrice Dorothy Arzner, on savait déjà. Tout comme l’invitation à Walter Hill (yeah !) ou à Jean-Loup Dabadie et la Nuit Bande de potes destinée à dérider un fond de l’air morose. Ce dont on ne se doutait pas, c’est qu’il y aurait encore des programmes complets qui pointerait le bout de leur nez ! À commencer par une sélection concoctée par un ancien Prix Lumière, Quentin Tarantino, qui a eu l’idée très habile de choisir des films portant le millésime 1970 — les associant pour certains en “double bill“ : Love Story, Deep End, L’Oiseau au plumage de cristal, La Dame dans l’auto avec des l

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Prix Lumière 2016 : Catherine Deneuve

Festival Lumière | Pour la première fois de sa jeune histoire, le Festival Lumière (étendu à neuf jours, du 8 au 16 octobre prochain) couronnera une reine, Catherine Deneuve.

Vincent Raymond | Lundi 20 juin 2016

Prix Lumière 2016 : Catherine Deneuve

Le voile a été levé sur les grandes lignes de la 8e édition du Festival Lumière et sur son invitée principale, la comédienne française Catherine Deneuve, qui se verra remettre le précieux Prix le 14 octobre prochain à la Salle 3000. Elle sera la seule des récipiendaires du Prix Lumière à n’avoir jamais réalisé de film. Mais faire figure d’exception n’aura rien pour lui déplaire : depuis plus d’un demi-siècle qu’elle trône au zénith du 7e art, l’actrice aux deux Césars a toujours cultivé son indépendance d’esprit — un sorte de chic bourgeois parfaitement libertaire qui la rend si fascinante. Égérie de Truffaut, après avoir été muse de Demy et de Polanski, inspiratrice absolue de Téchiné, sa filmographie est un paysage renversant d’intelligence et de continuité, allant de Buñuel et Chabrol à Bercot, en passant par Desplechin, Lars von Trier, Ozon et Cavalier. Sections spéciales Impossible pour le moment de connaître ni le nombre, ni les titres des films présentés (encore moins celui d’ouverture ; alors celui de clôture…). En revanche, les grandes rétrospectives ont été révélées. Poursuivant le travail accompli autour

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Martin Scorsese : un Prix Lumière en majesté

ECRANS | Immense cinéphile et cinéaste majeur, Martin Scorsese avait depuis le début le profil d’un prix Lumière parfait. Son sacre aura lieu au cours de l’édition 2015 du festival Lumière, dont la programmation, même incomplète, est déjà enthousiasmante. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 18 juin 2015

Martin Scorsese : un Prix Lumière en majesté

Plus encore que Quentin Tarantino, qui est un peu son héritier débraillé et furieux, Martin Scorsese avait depuis la création du festival Lumière la stature parfaite pour recevoir un Prix Lumière. D’abord parce que son apport au cinéma est considérable ; ensuite parce que sa passion pour la conservation et la redécouverte des films est au diapason de la mission que se sont fixée Thierry Frémaux, l’Institut Lumière et le festival : célébrer le patrimoine cinématographique comme une histoire vivante qu’on se doit de conserver et de diffuser aux générations nouvelles. Il aura donc fallu attendre sept années où Scorsese n’a pas chômé — quasiment un film par an, et quels films ! pour qu’il vienne recevoir à Lyon le précieux trophée qui ira grossir sa collection déjà bien chargée — Palme d’or cannoise pour Taxi Driver, Oscar du meilleur réalisateur pour Les Infiltrés… Ce sera de plus l’occasion unique de revoir son œuvre, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle raconte le cinéma américain contemporain mieux qu’aucune autre. Violence et passions Débutée dans le sillage de son ami John Cassavetes (Who’s That Knocking at My Doo

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Jackie Brown pour accompagner le Prix Lumière à Tarantino - Actualisée

ECRANS | C’est finalement Jackie Brown, troisième film de Quentin Tarantino, adapté du regretté Elmore Leonard et qui réunissait la star de la blaxploitation Pam (...)

Christophe Chabert | Mercredi 18 septembre 2013

Jackie Brown pour accompagner le Prix Lumière à Tarantino - Actualisée

C’est finalement Jackie Brown, troisième film de Quentin Tarantino, adapté du regretté Elmore Leonard et qui réunissait la star de la blaxploitation Pam Grier, le fidèle Samuel L. Jackson mais aussi Robert De Niro, Bridget Fonda, Michael Keaton et Robert Forster, qui sera projeté le vendredi 18 octobre à l’Amphithéâtre-Centre de Congrès de Lyon, pour accompagner la remise du Prix Lumière à son réalisateur. La soirée commencera à 19h45 par la remise du Prix et la projection aura lieu à 21h30 après une entracte. La billetterie, ouverte ce jeudi à 13h, a été littéralement prise d'assaut, si bien que toutes les places sont parties en quelques heures ! Le festival annonce toutefois que quelques unes seront sans doute remises en vente le soir-même à l'Amphithéâtre.

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Ken Loach : un Prix Lumière en rouge et noir

ECRANS | Après trois semaines de suspense, c’est finalement le réalisateur anglais, chef de file d’un cinéma social plus noué qu’on ne le croit, qui se verra décerner le quatrième Prix Lumière en octobre prochain. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 12 juillet 2012

Ken Loach : un Prix Lumière en rouge et noir

Les rumeurs laissaient entendre que le quatrième lauréat du Prix Lumière serait à chercher du côté des États-Unis. Surprise : c’est finalement un nouveau cinéaste européen qui fait figure d’heureux élu, puisqu’il s’agit du Britannique Ken Loach, 76 ans en juin dernier, et une filmographie imposante d’une trentaine de longs-métrages, dont la production s’est accélérée à l’aube des années 90, sans doute sa période la plus incontestablement passionnante. Loach démarre, comme beaucoup de ses compatriotes cinéastes à l’époque (Frears, Mike Leigh…) à la télévision, avant de franchir le cap du grand écran en 1967 avec Poor cow (Pas de larmes pour Joy), beau mélodrame avec un formidable Terence Stamp. Dès ce premier film, Loach, à travers un réalisme synchrone avec les nouvelles vagues qui naissent un peu partout dans le monde, s’intéresse aux classes populaires anglaises et à leurs difficultés d’existence, même si le film cherche aussi à capter l’élan amoureux de la jeunesse dans un mouvement pop typique de l’Angleterre sixties. Deux ans plus tard, Kes propulse Loach dans la cour des grands. Le film e

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