Dans les yeux de Bowie

Street Art | Big Ben rend hommage à l'auteur de Rebel Rebel disparu il y a un an, avec une œuvre intense à dénicher au cœur des pentes de la Croix-Rousse.

Louis Beaufort | Mardi 24 janvier 2017

Photo : © Louis Beaufort


J'essayais pratiquement tout. J'étais vraiment avide de découvrir tout ce que la vie avait à offrir, de la fumerie d'opium à n'importe quoi d'autre. Et je pense que j'ai fait à peu près tout ce qu'il est possible de faire. Sauf des choses vraiment dangereuses, comme être un explorateur. Mais je me suis introduit dans la plupart de tout ce que la culture occidentale a à offrir.

Cette citation fait référence à un moment sombre de l'année 2016. Pour le monde de la musique, et bien au-delà. Nous ne faisons bien évidemment pas allusion à la dernière tournée de Keen'V, mais à la mort de David Bowie : véritable icône de la pop culture, ce fut la première étoile disparue de cette année mortifère, laissant derrière elle des millions d'admirateurs attristés.

Parmi eux, l'artiste Big Ben. Dès l'annonce du décès, ce dernier savait qu'il dédierait l'une de ses pièces à Bowie : il s'agissait juste de trouver l'endroit idéal pour lui rendre hommage. Peintre pochoiriste depuis 2012, Big Ben utilise les murs de Lyon pour proposer une alternative non marchande à la pollution publicitaire. Animé par l'envie de proposer une réflexion singulière aux passants, ses pièces à multiples lectures (drôles, sensibles et engagées) s'inspirent de l'actualité et de la culture dans sa globalité, piochant dans les arts plastiques, le cinéma, la musique ou encore la bande dessinée.

Lorsque l'on découvre pour la première fois cette révérence de Big Ben située dans les pentes, rue Neyret, une interpellation sans outrage se produit. Tout d'abord surpris par les yeux vairons du chanteur qui semblent donner une âme au bâtiment, on se laisse accompagner par ce regard hypnotisant semblant faire partie des murs depuis des années. Avec cet emplacement judicieux et un collage tout en nuances, Big Ben réussit son pari en offrant à Bowie quelques mois de vie supplémentaires.

Dans les yeux de Bowie
À voir rue Neyret, 1er

http://bigbenstreetart.com

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Histoires de murs au CHRD

Street Art | Puisque pour les vingt ans de la Chute du Mur de Berlin, le CHRD avait fait une expo historique et didactique, pour le trentenaire de ce haut fait, il convie six street artistes pour une parenthèse simple voire simpliste.

Nadja Pobel | Mardi 10 décembre 2019

Histoires de murs au CHRD

Force est de constater que faire appel aux artistes de l’espace urbain, aux slameurs et danseurs hip-hop pour les nombreuses déclinaisons de l’expo (entamée début novembre) réussit au CHRD. Les chiffres de fréquentation sont importants chaque week-end (400 personnes), le public rajeunit. Et ce n’est jamais une anecdote pour un lieu patrimonial et de mémoire comme celui-ci. Les artistes réunis sont bien conscients du terrain qu’ils investissent comme en témoigne l’un d’eux dans le (seul) cartel vidéo : « le CHRD est chargé d’Histoire. Ça nous renvoie à une époque où il fallait faire hyper attention si on voulait écrire des choses sur les murs pour ne pas se faire attraper et qui n’a rien à voir avec notre époque, car on ne met pas nos vies en danger en faisant de l’art. » Au premier niveau, des mots de Petite Poissone au sol et en l’air guident vers un travail collectif : derrière un mur est abandonnée une statue de Liberté misanthrope. Dans la contre-allée,

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Big Ben ouvre une galerie à Vaise

Street Art | Si la rue est le terrain de jeu où le street artiste Big Ben a fait ses gammes, c’est en intérieur que se joue sa nouvelle partition avec l’ouverture de The Big Ben Art Show à Vaise.

Sarah Fouassier | Mardi 10 septembre 2019

Big Ben ouvre une galerie à Vaise

L’atelier galerie de Big Ben, qui a ouvert ses portes en juillet, accueille sa seconde exposition dans un lieu imaginé par l’artiste comme une galerie « équitable dont le but est de donner un point d’exposition et de vente aux artistes pour les aider à vivre de leur art. Je veux réduire au maximum les frais des artistes tout en proposant des œuvres à petits prix. » En se localisant Grande rue de Vaise, Big Ben introduit la préoccupation artistique dans une aire en mutation dont l’unique souci est de commercer des biens communs destinés aux habitants du quartier. « Les voisins sont contents d’avoir de l’art ici. Cette implantation, je la perçois comme un acte militant dans un quartier à la population mélangée où l’on ne vient pas forcément. J’ai envie que les gens se déplacent ici. » Si aller à Vaise n’est pas encore dans les habitudes des habitants des autres arrondissements, Big Ben compte bien nous y attirer en exposant autant

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Graffikids à Lugdunum

Street Art | Un dimanche graffiti en famille et en bonne compagnie à Lugdunum.

Lisa Dumoulin | Jeudi 4 octobre 2018

Graffikids à Lugdunum

Lugdunum, la nouvelle entité rassemblant le musée gallo-romain et les théâtres antiques de Fourvière, propose une variation autour du dimanche en famille, ici proposé en compagnie de la crème des street artistes lyonnais. Georges le loup (photo) proposera une démonstration devant l'entrée du musée tandis que Lasco fera l'objet d'une exposition, aux côtés de Adelsa et Ghappix qui proposeront un atelier autour du cœur. Plusieurs initiations et ateliers sont prévus : Big Ben sera de la partie avec un atelier autour des chiffres romains, Cap Phi proposera de créer des monstres et Prolo se concentrera sur les graffitis de gladiateurs. Skéné proposera de réaliser des œuvres en mosaïque et Akène des stickers et cartes postales. Enfin, Adèle Alberge dédicacera son livre Les Cris des murs. Un dimanche ludique et instructif où petits et grands pourront s'adonner à l'une des pl

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Seu Jorge : Black Starman

Nuits de Fourvière | Pour qui se souvient du marin brésilien qui transformait du David Bowie en poésie carioca sur le pont d'un rafiot dans La Vie Aquatique de Wes Anderson, alors la venue de Seu Jorge à Fourvière, dans le cadre d'une tournée hommage au Thin White Duke, est un événement digne d'une grande marée. Grand moment de saudade en perspective que les embruns de l'Orchestre de l'Opéra de Lyon pourraient bien transformer en larmes de joie.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 juillet 2018

Seu Jorge : Black Starman

Un marin brésilien au bonnet rouge du nom de Pele Dos Santos, interprétant du David Bowie en portugais sur le pont d'une Calypso d'opérette, baptisée le Belafonte, cela aurait pu ne constituer que quelques scènes anecdotiques de La Vie Aquatique (2004) l'un des films les plus cultes – même si souvent décrié – du cinéaste texan Wes Anderson, lui qui aime tant faire regorger ses œuvres de détails croustillants. Au lieu de cela, elles devinrent elles-mêmes cultissimes et firent de leur interprète, le chanteur et acteur brésilien Seu Jorge, pourtant déjà largement reconnu dans son pays, une icône. Sans doute, ce qui avait alors marqué à l'époque s'ancrait-il dans le contraste entre ces moments de pure poésie musicale, presque inexplicables sur le moment (pourquoi diable la musique de Bowie est-elle si sublime en brésilien, accompagnée d'une simple guitare acoustique ? Transposée ici en bossa nova, là en samba triste ?) et l'ambiance plutôt frappadingue des aventures d'océanographes documentaristes menés par Bill Murray, partis explorer les f

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One, two... street art ! on compte sur les kids

Street Art | Initier les enfants à cet art manuel, coloré et funky, en voilà une bonne idée. Ceux qui ont vu les kids s’éclater avec les bombes lors des ateliers au Trublyon Festival en septembre savent de quoi on parle. Les autres, vous allez le découvrir.

Lisa Dumoulin | Mardi 24 octobre 2017

One, two... street art ! on compte sur les kids

Que celui qui n’a jamais rêvé de dessiner sur les murs de sa chambre d’enfant jette le premier feutre ! Organisée par l’association Little Beaux Arts avec l’aide du Musée en Herbe (le premier musée pour enfant en France, spécialiste de la médiation culturelle pour kids), l’exposition One, two... street art ! souhaite initier et sensibiliser le jeune public, dès trois ans, au street art. Avec un parcours pédagogique et ludique, accompagné d’un livret-jeu et ponctué d’activités. L’idée est de leur faire découvrir l’art et la discipline, en commençant par... le commencement. Les bases sont solides, notamment grâce aux artistes, galeries et collectionneurs privés qui ont apporté leurs pierres à l’édifice pour présenter des œuvres historiques et fondatrices. Banksy, Shepard Fairey, Villeglé, JonOne, Miss Tic, C215, Invader, Speedy Graphito, RERO, Cope2… Tous sont représentés afin de donner aux jeunes visiteurs un aperçu bien construit de ce mouvement artistique vivant et contemporain. Fluo kids On découvre ensuite une série d’œuvres inédites en très grand format et réalisées spécialement pour l'événement par une dizaine d’artistes français : C

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Pec, un grand enfant

Portrait | Vous connaissez tous Pec : c’est le créateur des Birdy Kids. Ces oiseaux ronds et colorés, vous n’avez pas pu passer à côté. Mais ces gentils volatiles ne sont que la face émergée de l’iceberg.

Lisa Dumoulin | Mardi 29 août 2017

Pec, un grand enfant

Souriant, grand, svelte, jean et tee-shirt gris chiné assorti à sa barbe et perles en bois au poignet. Il s’est cassé la main, il n’en parle pas tout de suite, mais finira par lâcher qu’il bout intérieurement à cause de ce chômage technique. Un artiste lyonnais a priori lambda. Si ce n’est cette précision de son collègue et ami d’enfance Cart’1 : « Il faut savoir que Pec est l’un des plus anciens graffeurs lyonnais. C’est la deuxième génération, mais c’est l’un des plus anciens aujourd’hui. Et c’est celui, personne ne dira le contraire, qui a le plus défoncé le périph’ à Lyon. Les gens le respectent pour ça. » On ne sait pas trop pourquoi, on avait imaginé un mec aussi bariolé et insouciant que ses peintures. S’il y a une chose qui définit son œuvre, c’est bien la couleur. Un univers enfantin, rond, joyeux et coloré. « On venait de banlieue, d’un univers gris, et on avait juste envie de foutre de la couleur sur ces putains de murs gris » poursuit Cart’1. Pas de revendication politique, chose que Pec revendique : « Je pars du principe que tu es suffisamment matraqué avec toutes les p

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Vous avez dit street art ?

TrubLyon + Urban Art Jungle | L’art visuel se résume-t-il aux œuvres exposées dans les galeries et les musées ? L’art de rue n’est-il que vandalisme ? La réponse est non. Prenant ses marques au milieu du siècle dernier, le street art est devenu progressivement un art à part entière.

Corentin Fraisse | Mardi 29 août 2017

Vous avez dit street art ?

Le street art, ou art urbain, n'est pas toujours considéré à sa juste valeur par l'ensemble des esthètes. Mais son succès populaire impose le respect et, surtout, affole les galeries. Loin d’un simple art vandale, la discipline regroupe diverses techniques s’emparant de la rue pour en faire un support artistique : graffitis sur les murs, réclames, pochoirs, affiches, stickers et même mosaïques, voire des installations de yarn bombing (tricot urbain). Innover, c’est sortir du cadre. Nouvelle manière d’écrire, le street art se veut mode d’expression alternatif en prolongement de ce que l’art peut proposer. Éphémère et parfois hors-la-loi, il est majoritairement l’expression d'une contre-culture en quête de liberté. Son histoire débute à Philadelphie dans les années 1960. La première création de street art naît d’un acte d’amour : Darryl McCray, aka Cornbread, submerge la ville de sa signature en graffitis, pour attirer l’attention d’une jeune femme nommée Cynthia Custuss. Philadelphie voit bientôt s’inscrire, sur tous les murs de ses quartiers Nord, de larges inscriptions « Cornbread loves Cynthia

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David Kimelfeld : « Dans des lieux déjà existants, on peut développer des concepts nouveaux »

Politique Culturelle | Il est le dauphin désigné, celui que Gérard Collomb a choisi pour lui succéder à la mairie de Lyon. David Kimelfeld, actuel maire du 4e arrondissement, est toujours resté discret question culture. Il a inauguré ce mois-ci un concept de scène ouverte à la Maison des Associations et s'est connecté aux pratiques urbaines du street art et du skate : mots choisis.

Sébastien Broquet | Mardi 9 mai 2017

David Kimelfeld : « Dans des lieux déjà existants, on peut développer des concepts nouveaux »

Vous inaugurez un concept de scène ouverte à la Maison des Associations... La Maison des Associations fonctionne de manière classique : on y empile des activités, parce que les gens ont besoin de créneaux horaire pour faire leurs réunions, des répétitions... Cette maison-là, pour qu'elle mérite son nom, il fallait lui donner du sens et une identité : comment faire, comment la rendre utile aux associations au-delà des bureaux temporaires ? On en a déjà fait un lieu de vie, avec un bar, un babyfoot, on a voulu l'animer pour le rendre convivial, avec des rencontres, des cafés-débats. Maintenant, les gens qui ont une activité là-bas se croisent. De là, l'idée a germé de le mettre à disposition d'équipes émergentes dans la culture, pas forcément intégrées dans des réseaux, qui cherchent des lieux sans savoir forcément à qui s'adresser. Des gens ont besoin d'un lieu pour montrer ce qu'ils savent faire, dans le domaine de la musique mais aussi du théâtre ou de la lecture publique : tous les arts sont possibles. On a donc équipé le lieu, pour faire de la musique. On met aussi à disposition de la communication, nos réseaux. Et on va réfléchir à ce que l'on

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Bowie, d’ailleurs

ECRANS | Rarement titre fut plus approprié pour décrire le comédien interprétant le rôle principal d’un film. L’Homme qui venait d’ailleurs (1976) n’aurait pu être interprété (...)

Vincent Raymond | Mardi 25 avril 2017

Bowie, d’ailleurs

Rarement titre fut plus approprié pour décrire le comédien interprétant le rôle principal d’un film. L’Homme qui venait d’ailleurs (1976) n’aurait pu être interprété par personne d’autre que le Thin White Duke. Ni réalisé par personne d’autre que Nicolas Roeg, chef opérateur d’exception et pape d’un cinéma flirtant avec l’expérimental. Dans cet histoire au sous-texte apocalyptique, Bowie joue un extraterrestre et un survivant ; grâce à la projection, il le sera encore un peu pour les spectateurs qui bénéficieront en sus, avant le film, d’une intervention musicale autour de son univers. Let’s dance ! L’Homme qui venait d’ailleurs Au cinéma Les Alizés le mardi 2 mai à 20h

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Ememem, l'enjoliveur du quotidien

Street Art | Raccommodeur secret de bitume, Ememem est un adepte du "flacking". Cette technique remplit nos trottoirs tristes de carrelages multiformes, aux couleurs qui détonnent du triste gris du béton.

Anaïs Gningue | Mardi 14 mars 2017

Ememem, l'enjoliveur du quotidien

Comment es-tu tombé dans le street art ? Ememem : C’est la faute d’une vieille traboule trouée où j’avais mon atelier il y a quelques années. Il y a cinq ans, je me suis amusé à combler les brèches avec des chutes de mosaïques, pour colorer un peu. C’est l’hiver dernier, en tombant dans une flaque gelée devant mon nouvel atelier, que cette histoire m’est revenue en tête avec des dimensions toutes nouvelles... Je me suis mis à raccommoder le vilain trou le jour-même. Avant même d’y avoir réfléchi, le premier flacking était né. 1.9kg, 70cm, et toujours en excellente santé malgré le camion poubelle qui l’écrase chaque matin. Où trouves-tu tes carrelages ? Est-ce de la récupération ? Ça dépend. La majorité est de la récupération, trouvée ou donnée par des âmes charitables. Finalement, on peut en trouver un peu partout. Vous n’imaginez pas tout ce qu’on jette... À propos, vous n’avez pas fait refaire votre salle de bain récemment ? Envoyez vos dons ! Qu'est-ce que le flacking ? C’est un acte d’am

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Wall drawings : murés à l'intérieur

Musée d'Art Contemporain | Le Musée d'art contemporain réunit une dizaine d'artistes urbains internationaux, et tente une exposition paradoxale : montrer dedans ce qui ne peut exister que dehors.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 18 octobre 2016

Wall drawings : murés à l'intérieur

Les prémices du street art, il est vrai, proviennent historiquement du champ de l'art contemporain, et il est d'une certaine manière logique qu'il y revienne, même dans l'enceinte un peu "officielle" d'un musée. Les précurseurs de l'art urbain se nomment Ernest Pignon Ernest qui peint au pochoir en 1963 sur le Plateau d'Albion en réaction à la nucléarisation militaire, les étudiants des Beaux-Arts de Paris qui créent de multiples affiches pour Mai 68, Keith Haring qui peint sur les espaces publicitaires libres du métro new-yorkais au début des années 1980... À Lyon, une dizaine d'artistes de rue venus des quatre coins de la planète (La Réunion, Mexique, Ukraine, Pérou, Chine...) investissent les cimaises du MAC de leurs couleurs chatoyantes, de leurs figures allègres et rythmées, et de leur sens virtuose du trait direct et imaginatif. Le tout chapeauté par un commissaire d'exposition qui à lui seul fait caution : Julien Malland (né en 1972), alias Seth, qui a débuté ses œuvres dans les années 1990 sur les murs du 20e ar

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Jusqu'au bout, art de rue

Street Art | « Gloire à l'art de rue, jusqu'au bout art de rue » : c'est par ces premiers mots en 2001 que la Fonky Family rendait hommage aux activistes de l'art (...)

Louis Beaufort | Vendredi 16 septembre 2016

Jusqu'au bout, art de rue

« Gloire à l'art de rue, jusqu'au bout art de rue » : c'est par ces premiers mots en 2001 que la Fonky Family rendait hommage aux activistes de l'art urbain. Depuis des décennies, la rue a toujours été un support privilégié pour quiconque voudrait partager, se faire entendre et fédérer. C'est avec cette volonté que le festival Graff-ik’ Art lancera sa 4e édition du 17 septembre au 1er octobre, sur le thème : L’Art de transmettre ?. Un rassemblement sur plusieurs journées, centré sur les arts urbains (graphiques, musicaux et chorégraphiques), des performances live et des ateliers d’initiation collaboratifs. En parallèle et toujours avec la même assiduité, différentes galeries continueront de promouvoir les valeurs généalogiques du street art. L'occasion de réfléchir sur la thématique de L’art Engagé chez Spacejunk avec une sélection de six artistes (re)connus pour leurs démarches humanistes et sociales :

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Les street artistes à l'œuvre au MAC

Street Art | À l'occasion de sa future exposition Wall drawings, Icônes urbaines, le Musée d'art contemporain ouvre ses portes lors du montage (du 10 au 28 septembre, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 9 septembre 2016

Les street artistes à l'œuvre au MAC

À l'occasion de sa future exposition Wall drawings, Icônes urbaines, le Musée d'art contemporain ouvre ses portes lors du montage (du 10 au 28 septembre, sauf le dimanche 25) et vous propose de découvrir en direct plusieurs artistes internationaux (venus de Chine, du Pérou, de La Réunion ou de Belgique) en pleine phase de création. Entrée libre et réservation conseillée en cliquant ici

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Disquaire Day : Vinyl, Vidi, Vici

Top 10 | Entre une réédition d'A-ha et un disque de Xiu Xiu jouant la musique de Twin Peaks, le Disquaire Day, c'est plus de 200 références tous azimuts, toutes périodes, inédits, rééditions, collector, attrape-couillons, ayant pour seul point commun le support aussi authentiquement vinyl que le toupet de Dick Rivers. On y a subjectivement picoré dix petites perles pour la bonne bouche.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 avril 2016

Disquaire Day : Vinyl, Vidi, Vici

Allen Toussaint – Live in Philadelphia 1975 (Rhino) Parce qu'il n'y a pas plus bel hommage à rendre au king of New Orleans, qui nous a quitté en novembre, que de se déhancher sur ces titres saisis sur le vif dans la cité de l'Amour Fraternel, quarante ans avant sa mort. Big Star – Complete Columbia : Live a University of Missouri 4/25/93 (Columbia) Avril 1993, les mythiques inventeurs de la power pop se reforment (partiellement) à Missouri University. Un live mythique ici réédité, remasterisé et agrémenté de cinq inédits. David Bowie – The Man Who Sold the world, picture disc 12'' (Parlophone) On ne va pas épiloguer. On tombe dessus, on achète ce disque (un sublime vinyl peint et une pochette ad hoc), quitte à vendre le monde. Elvis Presley – I'm Leavin : Elvis Folk Country (Sony Music) De Dylan à Gordon Lightffoot, voici rassemblés les divers enregistrements folk du king entre 1966 et 1973. Florence & the Machine – Delilah/Only Love can break your heart 7'' (Island)

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Street art mode d’emploi

CONNAITRE | Jérome Catz, Editions Flammarion

Benjamin Mialot | Vendredi 19 juillet 2013

Street art mode d’emploi

Si tout le monde ou presque voit à peu près à quoi correspond le street art, les choses se compliquent nettement lorsqu’il s’agit de le définir un peu plus précisément. Quand démarre exactement ce courant artistique ? Quelles disciplines recouvre-t-il ? De quelle manière s’est-il développé sur chaque continent ? Quel rapport entretient-il avec l’art contemporain ? Est-il porteur d’un propos politique ? Ce sont à ces différentes questions (et une pléiade d’autres !) que tente de répondre Jérome Catz, fondateur grenoblois du réseau de centres d’art Spacejunk et commissaire d’exposition indépendant, à travers ce dixième volume de la collection Mode d’emploi. Après une première partie consacrée à sa définition, et une deuxième à ses moyens d’expressions (graffiti, pochoir, tag & lettrage, interventions, sculptures urbaines, collage, anamorphose…), le livre bifurque ensuite sur un état des lieux du street art continent par continent et une sélection de trente artistes essentiels, que viennent enfin compléter une multitude de petites rubriques bien pensées (mots-clefs, dates repères, premières fois, liens avec l’art

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The Thick White Duke

MUSIQUES | Après "Cascadeur" l'an dernier, Rover est sans doute la révélation pop française de cette année. Un ovni romantique et bowie, dandy et bestial qui devrait envoûter par sa seule présence, les spectateurs du festival Changez d'Air. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 27 avril 2012

The Thick White Duke

Pour évoquer les «géants de la pop», on peut utiliser comme seul critère le gabarit et avoir de très beaux résultats musicaux : que l'on songe à Brian Wilson des Beach Boys (qui n'aurait jamais pu tenir sur un surf), Antony (qui derrière sa voix de vieille blues woman a la taille d'un buffle) et aujourd'hui Win Butler d'Arcade Fire (fameux joueur de basket) ou Sébastien Tellier (le Christ version Pépitos). Bien entendu cela exclut nombre de crevettes comme Brian Jones, Bob Dylan, David Bowie, Neil Hannon mais fort heureusement, l'important, comme le disait si justement un jour Amanda Lear, ce n'est pas la taille, c'est le goût. Alors oui c'est vrai, ce qui frappe en premier chez Rover, Timothée Régnier de son vrai nom, c'est cette masse pareille à celle d'un trou noir sur pattes, combattant lettré ou écrivain romantique de combat qui aurait fait le tour du Monde et en porte le poids sur ses larges épaules voûtées. En ce qui concerne Rover : de la Suisse aux États-Unis, en passant par le Liban, d'où il fut expulsé en 2006 pour atterrir en Bretagne. Le tour du monde des disques aussi : de Bowie aux Beach Boys, de Dylan aux Beatles. Le Big Four. 

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Premiers spots

ECRANS | Reprise en salles de Bugsy Malone d’Alan Parker et des Prédateurs de Tony Scott, premiers films de cinéastes ayant œuvré dans le clip et la pub, qui s’amusaient alors à jouer avec leur passé comme avec leur nouveau media. CC

Christophe Chabert | Vendredi 17 avril 2009

Premiers spots

La première scène des Prédateurs est le genre d’ouverture à la fois remarquable d’efficacité et pleine de sens pour toute personne cherchant, au-delà des images, à faire parler l’histoire de leur auteur. Dans une boîte de nuit aux relents gay underground, le chanteur de Bauhaus interprète, face caméra, le tube de ce groupe mythique de la cold wave : Bela Lugosi’s dead. En montage parallèle, on voit d’un côté deux dandys (Catherine Deneuve et David Bowie, so chic) lever deux autres clubbers, de l’autre des images de singes enragés. Les Prédateurs est un film de vampires moderne. Le but de Tony Scott, alors frère de Ridley et jeune prince de la pub anglaise, est donc de signer l’enterrement définitif du Dracula mythique incarné par Bela Lugosi en créant un cinéma de vampires 80’s, où l’homosexualité n’est plus un sous-entendu et les vieilles breloques (crucifix, pieux dans le cœur…) sont rangées au grenier de mémé pour faire de la place au groupe de rock venu animer la soirée gros rouge à la cave. Les vampires sont donc androgynes et sexy, ils baisent autant qu’ils boivent, et ils meurent de mort presque naturelle ; au lieu de passer trente ans à se délabrer, eux le font en une semai

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