Marché Gare : lancement de la deuxième phase des travaux

Lyon | Le Marché Gare, qui fête ses 15 ans dans le contexte que l'on sait, entre ce printemps dans la deuxième phase de ses importants travaux de rénovation. On en sait désormais un peu plus sur ce lifting qui devrait s'achever en début d'année prochaine pour une réouverture de la salle au printemps 2022.

Stéphane Duchêne | Mardi 30 mars 2021

Photo : © Olivier Sidler / Atelier Carte Blanche Architectes


Voilà un an et demi que le Marché Gare est fermé. Non pas à cause du Covid-19 mais parce qu'à la rentrée 2019, la salle labellisée Smac en 2018 a commencé de subir d'importants travaux de rénovation afin d'offrir un plus bel écrin à ses différentes activités. En attendant, jusqu'à la crise sanitaire, le Marché Gare investissait les scènes de ses confrères pour des concerts hors-les-murs labellisés "L'Équipée sauvage".

La démolition des "ailes" du bâtiment-porche étant achevée, les travaux entrent désormais dans leur seconde phase pour une livraison du bâtiment au printemps 2022. Conduit par la SPL Lyon Confluence pour le compte de la Métropole et de la Ville de Lyon, cette seconde phase de travaux comprend notamment une mise aux normes du bâtiment, entrée historique de l'ancien Marché de Gros, dont le projet a choisi de conserver l'identité pour faire le lien entre le quartier historique de Perrache / Sainte-Blandine et le Quartier du Marché en cours de construction.

Deux scènes, de l'ambiance

Au programme, notamment, une rénovation énergétique et une intégration d'énergie renouvelable. Outre cette indispensable mise aux normes, les travaux sont aussi et surtout pour le Marché Gare l'occasion d'optimiser ses outils de travail : à commencer par l'augmentation de la capacité de sa salle de concert qui devrait gagner une centaine de places pour atteindre la jauge de 400, ainsi que la création d'un second espace scénique plus modeste destiné accueillir des concerts avec la scène locale, des DJ ou des conférences.

Les espaces d'accueil des artistes (loges, catering, bureau de production...), jusqu'ici un peu exigüs et spartiates seront eux aussi réaménagés. La création de lieux de convivialité ouverts permettra aux habitants et usagers du quartier de se réunir avec un café culturel, une salle de réunion et un espace d'exposition. Les locaux associatifs seront également réaménagés (bureaux, salles de réunion, espaces de détente...). Rendez-vous dans un an pour découvrir ce Marché Gare new look.

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Musiques actuelles : légende d'automne

Covid-19 | Sans aucune visibilité quant à leur conditions d'ouverture pour la rentrée, les diffuseurs de musiques actuelles, pour la plupart désœuvrés, oscillent entre optimisme mesuré, méthode coué et pessimisme radical, y compris à long terme. Un tableau guère réjouissant.

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2020

Musiques actuelles : légende d'automne

Pour savoir ce que les amateurs de musiques dites actuelles auront à se mettre sous la dent en cette ère pré-"post-Covid", on pourrait se contenter de jeter un œil aux agendas des différentes salles, où l'on trouve ça et là quelques dates (Épicerie Moderne, Transbordeur), parfois beaucoup (Radiant). Problème, ces agendas, en grande partie constitués de reports du printemps, sont pour Cyrille Bonin qui gère le Transbordeur : « un cache-misère ». Un trompe-l'œil même. Car si les discours et les réalités varient en fonction des modèles économiques et d'accueil, une réalité semble inéluctable, qu'énonce Benjamin Petit, coordinateur du Marché Gare : « rouvrir les salles dans les conditions de mesures sanitaires actuelles, c'est inenvisageable. Point. » Alors chacun bricole un peu. Le Ninkasi a maintenu son festival — en plein air du 5 au 13 septembre — et promet quelques concerts de groupes

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SMAC : les musiques actuelles voient triple

ACTUS | En décembre dernier, trois salles de l'agglomération lyonnaise, L'Épicerie Moderne, le Périscope et le Marché Gare ont obtenu de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) le statut de SMAC (Scène de Musiques Actuelles), une première dans le Rhône – et une bonne nouvelle – qui s'inscrit dans la suite logique de la S2M, projet collectif de préfiguration lancé il y a quatre ans.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 janvier 2019

SMAC : les musiques actuelles voient triple

«C'est un peu notre cadeau de Noël », s'enthousiasme François Jolivet, directeur de l'Épicerie Moderne de Feyzin, au sujet d'une décision qui a été annoncée à la veille du 25 décembre. Celle de la labellisation SMAC de trois salles de l'agglomération par la DRAC : l'Épicerie Moderne donc, mais aussi à Lyon le Marché Gare et le Périscope. Cela fait donc trois SMAC d'un coup dans un département, le Rhône, qui n'en comptait jusque-là aucune. La fin d'une anomalie en quelque sorte que Benjamin Petit, administrateur et programmateur du Marché Gare, tempère néanmoins : « le modèle originel du dispositif était surtout dédié à des territoires bénéficiant de très peu d'offre culturelle. On ne s'est intéressé aux grandes villes que dans un second temps, ce modèle ne pouvant alors pas correspondre à un territoire comme Lyon ». « La particularité d'un département comme le Rhône, c'est la diversité des acteurs et il n'y a pas trop de trois SMAC pour tenter de répondre par leur singularité et leur complémentarité aux attentes et au besoin du secteur. On n'oublie d'ailleurs pas

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Décret son : The sound of silence ?

Salles de concerts | Alors qu'un nouveau "décret son" impose depuis octobre dernier aux diffuseurs de musique (salles de concerts, clubs, festivals) des mesures toujours plus drastiques en matière de régulation du niveau sonore, beaucoup, à commencer par les petits lieux, s'inquiètent de ses conséquences artistiques, techniques et économiques sur leur activité. Petit tour d'horizon de la question avec quelques-uns des acteurs lyonnais emblématiques de la musique live.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 janvier 2019

Décret son : The sound of silence ?

« Hello darkness my old friend... I've come to talk with you again ». C'est un peu l'ouverture du The Sound of silence de Simon & Garfunkel qui semble courir dans les têtes des différents diffuseurs de musique actuelle depuis octobre dernier, date de la mise en application du nouveau décret son n°2017-1244 du 7 août 2017. Un décret dont la plupart des mesures pourraient bien réduire ces diffuseurs au silence, ou en tout cas à quelque chose qui, pour une salle de musiques actuelles (et donc la plupart du temps amplifiées), s'en rapproche dangereusement. Parmi ces mesures, qui concernent également les festivals, y compris en plein air, l'obligation de « ne pas dépasser des niveaux de pression acoustique continus équivalents à 102 décibels pondérés A (...) et 118 décibels pondérés C [en gros, les basses, NdlR] sur 15 minutes », quand le niveau sonore à respecter était jusqu'ici de 105 db. Si sur le papier la différence paraît infime, en réalité, elle est énorme. Stéphane Bony et Thierry Vignard, co-gérants du Sonic, expliquent : « Le son c'est

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Benjamin Petit : « améliorer les conditions d'accueil du public »

Marché Gare | Repoussé hors-les-murs par des travaux conséquents, le Marché Gare s'offre le temps de cette parenthèse "Une Échappée sauvage", à coups de concerts, de projections et d'animations dans toute la ville. L'occasion de mener une réflexion sur les projets de la salle. Le point avec Benjamin Petit, coordinateur et programmateur du lieu.

Stéphane Duchêne | Lundi 24 septembre 2018

Benjamin Petit : « améliorer les conditions d'accueil du public »

Il était question un temps que vous déménagiez, le bâtiment étant censé être détruit, finalement il va être largement rénové et le Marché Gare pérennisé. Benjamin Petit : En effet, la salle a toujours été en sursis du fait de sa situation et du projet Lyon Confluence. Ç'a laissé cours à des rumeurs de déménagement, de destruction mais il n'y a jamais eu de projet alternatif concret. En revanche, il y a toujours eu un flou et cet avenir incertain a beaucoup conditionné le développement du Marché Gare. On a eu la confirmation qu'on resterait il y a quatre ans mais le projet définitif, on ne l'a entrevu qu'il y a deux ans. Comment expliquer cette décision ? C'est forcément une volonté politique. Si la ville de Lyon et la SPL en viennent à se dire que la salle doit rester, c'est qu'elle représente des enjeux politiques forts. Ce n'est pas non plus anodin que la labellisation SMAC soit en cours, ça veut dire que la Ville, le ministère de la Culture et la Région croient en notre travail : avec des petits moyens, on a réussi à bâtir une activité de qualité, saine, avec une fréquentation de 1500

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Épicerie Moderne, Marché Gare et Trokson : 30 ans à eux trois

MUSIQUES | Hasard du calendrier, trois hauts lieux des musiques dites actuelles fêtent leur dixième anniversaire cette saison : l’Épicerie Moderne, le Marché Gare et le Trokson. Et en fanfare s'il vous plaît.

Benjamin Mialot | Mardi 22 septembre 2015

Épicerie Moderne, Marché Gare et Trokson : 30 ans à eux trois

Il est aussi vain de vouloir donner du sens à un anniversaire que de chercher à justifier un mariage : dans un cas comme dans l'autre, l'événement est surtout prétexte à faire la chouille avec les copains. Reconnaissons toutefois à l’Épicerie Moderne ses efforts : pour marquer le coup de ses dix ans d'existence, elle s'est mise en quatre pour éditer un livre et un vinyle live commémoratifs. Le premier verra le jour le 17 octobre, dans le cadre d'une journée d'animations (tatouage, photo call, papertoys...) ponctuée par un concert du brass band à tout faire The Soul Rebels. Le second sera prêt pour celui du mètre-étalon (et étalon tout court) rock Jon Spencer (voir page 4). Deux habitués des lieux verront également leurs prestations "pimpées" pour l'occasion : d'un côté les Melvins (le 2 octobre), de l'autre Patrick Watson. Les parrains malgré eux du grunge se produiront au sortir d'une dégustation de vin en compagnie des œnologues with an attitude de Wine&Noise, tandis que l'élégant songwriter baroque le fera en parallèle d'un débarras de goodies

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Gare au Marché Gare

MUSIQUES | Entretien / Nanti depuis le début de l’année d’un nouveau programmateur, le Marché Gare entame la saison avec une programmation bien plus ouverte qu’à l’accoutumée. Explications avec l’intéressé, Benjamin Petit. Propos recueillis par Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 septembre 2009

Gare au Marché Gare

Petit Bulletin : Votre parcours ?Benjamin Petit : Je suis originaire de Lyon où j’ai fait une partie de mes études dont Sciences Po, mais mon expérience professionnelle s’est faite à Paris. Notamment chez Naïve, puis à la mairie de Paris, au cabinet de l’adjoint à la Culture. J’ai également travaillé dans un cabinet d’études et de conseil en projets culturels qui faisait une étude sur les Musiques Actuelles à Paris. Qu’est-ce qui va changer avec votre arrivée ? On ne peut pas cloisonner une salle à une esthétique, on est obligé d’être à la fois généraliste et pointu dans tous les domaines. L’idée globale c’est de fonder la programmation sur un socle rock, et d’aller chercher des compétences, des partenariats sur des esthétiques particulières (Jarring, L’Original, Les Gourmets). Je vais aussi continuer à programmer des groupes locaux, mais ils ne passeront au Marché Gare que parce qu’ils me plaisent. Quel regard portez-vous sur la scène lyonnaise ?J’ai plongé direct dedans et j’ai été très surpris. C’est terrible que la scène locale souffre d’un tel complexe. Quand tu dis que tel ou tel groupe est lyonnais, c’est presque dévalorisant : dan

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