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Benjamin Clementine en Petit Bulletin Live

Le Londonien Benjamin Clementine a été la sensation de l’hiver musical, enflammant notamment les Transmusicales de Rennes. Il y a de fortes chances qu’il en fasse de même au Sucre pour la deuxième édition du Petit Bulletin Live. Attention claque en vue. Stéphane Duchêne
le Mardi 28 janvier 2014 par

Benjamin Clementine en Petit Bulletin Live

Le Londonien Benjamin Clementine a été la sensation de l’hiver musical, enflammant notamment les Transmusicales de Rennes. Il y a de fortes chances qu’il en fasse de même au Sucre pour la deuxième édition du Petit Bulletin Live. Attention claque en vue. Stéphane Duchêne
le Mardi 28 janvier 2014 par Stéphane Duchêne

Benjamin Clementine en Petit Bulletin Live

PB Live - Benjamin Clementine

Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e

Jeudi 27 mars 2014 à 20h30

voir les salles et horaires

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Ses mains courent sur le clavier comme deux veuves noires aux pattes explosives. Autour s'enroule une voix qui semble charrier les tourments de mille vies, serpente en terrain miné, susurre avant d’exploser. Il n’y a pas de mesure chez Benjamin Clementine, pas de retenue. Il s’agit de mettre son cœur sur la table, quitte à ce qu’il soit suffisamment lourd pour la renverser, suffisamment leste pour voler le vôtre, ou peut-être lui infliger des détonations tachycardes.

Clementine est un casse-cou qui tord celui de la norme et de la normalité. L'un de ces monte-en-l’air et autres équilibristes de l’interprétation qui n'en sont pas moins prêts à se jeter dans le vide, en saut de la foi, si c’est là le prix du frisson, de la rédemption, de l'émotion.

On ne va pas vous refaire le coup du type désoeuvré mais génial découvert dans le métro parisien, ça n’impressionne plus grand monde tant c’est quasiment monnaie courante. Le chanteur londonien d'origine ghanéenne a sans doute de quoi toucher par son histoire, peut-être digne du Pip des Grandes Espérances dickensiennes. Mais serait-elle une page blanche, cette histoire, que l’expérience Clementine n’en serait pas moins saisissante.

Hypnoses et sortilèges

Lorsque son corps noueux couvert d'un manteau noir, surmonté d'un flat top/Pompadour qui aurait propulsé Little Richard dans le Do Right Thing de Spike Lee, Clementine monte sur scène, il le fait comme un boxeur, cachant sous les rodomontades la marque de ses blessures : comme si c’était la dernière fois, la première, ou les deux. Comme si l’on annonçait la fin absolue du monde ou assistait à sa naissance.

La preuve : trois titres à peine – l'EP Cornerstone et déjà cette impression qu'il y a quelque chose de si intrinsèquement universel dans la voix de Benjamin Clementine, dans ses manières de conteur, qu’elles nous font remonter aux origines africaines du blues, aux grandes heures de la soul, aux hypnoses "glassées" de la musique contemporaine comme aux sortilèges de feu de Screamin’ Jay Hawkins, à la musique sacrée de Bach comme aux assauts diaboliques de Little Richard, encore lui.

Tel un clochard céleste traversé de sutras, Benjamin Clementine n'a pas fini d'exercer sur nous son pouvoir chamanique. Il ne reste qu'à s'asseoir et à l'écouter.

PB Live #2 - Benjamin Clementine
Au Sucre, jeudi 27 mars

Billetterie online : FNAC SPECTACLES


Tags  • Benjamin+Clementine • PB+Live • Cornerstone

Ses mains courent sur le clavier comme deux veuves noires aux pattes explosives. Autour s'enroule une voix qui semble charrier les tourments de mille vies, serpente en terrain miné, susurre avant d’exploser. Il n’y a pas de mesure chez Benjamin Clementine, pas de retenue. Il s’agit de mettre son cœur sur la table, quitte à ce qu’il soit suffisamment lourd pour la renverser, suffisamment leste pour voler le vôtre, ou peut-être lui infliger des détonations tachycardes.

Clementine est un casse-cou qui tord celui de la norme et de la normalité. L'un de ces monte-en-l’air et autres équilibristes de l’interprétation qui n'en sont pas moins prêts à se jeter dans le vide, en saut de la foi, si c’est là le prix du frisson, de la rédemption, de l'émotion.

On ne va pas vous refaire le coup du type désoeuvré mais génial découvert dans le métro parisien, ça n’impressionne plus grand monde tant c’est quasiment monnaie courante. Le chanteur londonien d'origine ghanéenne a sans doute de quoi toucher par son histoire, peut-être digne du Pip des Grandes Espérances dickensiennes. Mais serait-elle une page blanche, cette histoire, que l’expérience Clementine n’en serait pas moins saisissante.

Hypnoses et sortilèges

Lorsque son corps noueux couvert d'un manteau noir, surmonté d'un flat top/Pompadour qui aurait propulsé Little Richard dans le Do Right Thing de Spike Lee, Clementine monte sur scène, il le fait comme un boxeur, cachant sous les rodomontades la marque de ses blessures : comme si c’était la dernière fois, la première, ou les deux. Comme si l’on annonçait la fin absolue du monde ou assistait à sa naissance.

La preuve : trois titres à peine – l'EP Cornerstone et déjà cette impression qu'il y a quelque chose de si intrinsèquement universel dans la voix de Benjamin Clementine, dans ses manières de conteur, qu’elles nous font remonter aux origines africaines du blues, aux grandes heures de la soul, aux hypnoses "glassées" de la musique contemporaine comme aux sortilèges de feu de Screamin’ Jay Hawkins, à la musique sacrée de Bach comme aux assauts diaboliques de Little Richard, encore lui.

Tel un clochard céleste traversé de sutras, Benjamin Clementine n'a pas fini d'exercer sur nous son pouvoir chamanique. Il ne reste qu'à s'asseoir et à l'écouter.

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