Cuivres en Dombes

Rencontres et Dédicaces : événements à venir

Jennifer Lesieur

Pour son livre Les chambres noires de Lee Miller. Si elle a commencé sa carrière en tant que mannequin, Lee Miller deviendra par la force des choses reporter de guerre, et ses photos seront les premières à documenter l'horreur des camps de concentration. Devenue une artiste majeure du XXe siècle, cet ouvrage de Jennifer Lesieur retrace sa vie, du Montparnasse des Années folles à sa retraite dans la campagne anglaise.

Gilles Antonowicz

Pour son livre Le dossier Petlioura. Dans son nouvel ouvrage, Gilles Antonowicz retrace l’affaire Petlioura, l’assassinat à Paris en 1926 de l'homme d'État et journaliste ukrainien Symon Petlioura. Entre reconstitution du procès de l'assassin et remontée aux origines populaires et cosaques de la nation ukrainienne, il interroge comment ces événements résonnent encore dans la mémoire et la politique ukrainiennes contemporaines.

Meryem Alqamar

Pour son recueil La vie soignée. Avec son nouveau recueil,  Meryem Alqamar prolonge le travail d'une écriture en recherche de guérison à travers les voix de quatre enfants et d'un adulte pour faire entendre le morcellement intérieur qu'infligent les traumatismes de l'enfance jusque dans l'âge adulte.

Morgane Ortin

Pour son livre Les livres m'ont menti (parfois). Dans ses explorations de l’amour, Morgane Ortin a toujours été influencée par les grands textes, qu’ils la guident ou qu’ils la nourrissent d’attentes inatteignables. De James Joyce à Annie Ernaux, de Flaubert à Marguerite Duras en passant par Beckett, Proust et Monique Wittig, elle explore les textes qui l'ont marquée pour livrer un lexique de l’amour très personnel faisant se rencontrer l’expérience intime et la voix universelle de la littérature.

Balafre : rencontre avec Douce Dibondo et Mawena Yehouessi

Pour leur livre Lettres Carbones. Ni un essai, ni un manifeste, le nouvel ouvrage de Douce Dibondo et Mawena Yehouessi est la retranscription d'une correspondance d'un an entre les deux autrices, qui se sont interrogées sur l’importance de se définir et de se raconter dans le monde d’aujourd’hui. Entre poésie, réflexion critique et récit intime, ce dialogue explore les questions d’identité comme des espaces de création et de transformation face aux violences symboliques et aux urgences politiques.

Chloé Thibaud

Pour son livre Pourquoi les hommes ont peur des femmes. Depuis plus d’un siècle, la pop culture regorge de figures féminines présentées comme dangereuses, des récits ayant construit l’idée que les femmes sont des menaces. Après Désirer la violence, où elle analysait la romantisation des hommes violents, Chloé Thibaud s’attaque à un phénomène miroir : la diabolisation des femmes. À l’heure où les discours antiféministes occupent une place croissante dans l’espace médiatique, elle passe au crible les archétypes qui nourrissent encore la misogynie contemporaine et met au jour la fabrique culturelle de la peur des femmes, jusqu’alors théorisée majoritairement par des hommes.

Caroline L.I et Florian D.

Pour leur roman Enterrements de vie de jeunes filles. Après la pire des trahisons le jour de son mariage, Livia fuit la capitale pour se reconstruire à la campagne. Manque de bol, le petit village dans lequel elle s'est installée devient, sur les recommandations d'une célèbre influenceuse, la destination numéro 1 pour les enterrements de vie de jeune fille. Seule solution pour retrouver le calme : s'improviser serial-killeuse pour terroriser le village.

Maïa Neel

Pour sa bande dessinée Le spa. En allant pour la première fois dans un spa étrange, Marnie entre dans un caisson d’isolation sensorielle qui lui ouvre les portes d’un univers parallèle. Elle part alors dans une aventure entre Alice au pays des merveilles et Le magicien d’Oz, avec un mystérieux docteur, un chat détective et beaucoup trop de kombucha.

Carla de Coignac

Pour son livre Intime. Chanteuse, parolière et créatrice de contenu musical sur les réseaux sociaux, Carla de Coignac signe ici son premier livre avec un concept artistique imaginé et créé par elle-même et sa communauté. Au fil des pages, elle se raconte et partage sa foi en la vie, mais aussi ses doutes, et donne des clés pour avancer sans peur sur des thèmes sélectionnés par ses abonnés comme les rêves et la réussite, la confiance en soi, le deuil, le bonheur ou encore l’hypersensibilité.

Michel Lussault

Pour son livre Dans la maison des morts. Après avoir perdu son frère puis sa mère à quelques mois d’intervalle, Michel Lussault a partagé le quotidien d’une maison funéraire, et raconte dans ce livre l'accueil sans réserve des défunts, la veille des corps, l'accompagnement des proches et l'équilibre subtil entre dignité et contraintes matérielles.

Constant Spina

Pour son roman Lettre infinie : Thésée en Sicile. De retour en Sicile, Thésée écrit une lettre infinie à des êtres chers, commençant par le récit d’une quête : résoudre l’énigme d’une tombe oubliée. Enfant sans genre aux mille amours, mi-centaure, mi-fantôme, il traverse un monde où le réel se mêle aux mythes, aux légendes et aux aventures de l’enfance. Entre les ruines du passé et celles du présent, Thésée habite les cicatrices d’une terre peuplée de dieux et déesses, d’astres, de plantes et de créatures, et chemine au pied des montagnes de feu.

Aj Dungo et Phuong Mai Nguyen

Pour leur bande dessinée In Waves. À Los Angeles, AJ, un lycéen discret, rencontre Kristen. Elle est passionnée de surf, lui de skateboard et de dessin. Ils tombent follement amoureux ; un avenir heureux se profile. Mais tout bascule lorsque Kristen tombe malade. Ensemble, ils se lancent dans un combat contre l’adversité, portés par la force de leur amour, leurs amis et leur passion désormais commune pour le surf et l’océan.

Julien Dupont

Pour son livre Voyager autrement, Réflexions cartographiques sur notre rapport au voyage. Aujourd'hui, l’impact environnemental du surtourisme est indéniable, tout comme il a tendance à faire disparaître les spécificités d’une région, sa culture et ses coutumes. Dans son nouveau livre, Julien Dupont explore les raisons qui nous poussent à voyager et s’interroge sur l’idée du voyage touristique et son impact tant écologique que sociétal en alliant des mots et des cartes subjectives.

Jean-Christophe Piot

Pour son livre Utiliser l'Histoire, Comment les politiques manipulent le passé. Consciemment ou non, les personnalités politiques utilisent toutes l'histoire dans leurs discours. De la chute de Rome aux « belles heures » de la colonisation, en passant par « nos ancêtres les Gaulois » ou le « génocide vendéen », Jean-Christophe Piot revient sur les plus grandes idées reçues de l’histoire, à partir des citations ou phrases prononcées par les politiques, pour mieux les décrypter.

David Sala

Pour sa bande dessinée Frankenstein. En reprenant l'œuvre de Mary Shelley, David Sala la transpose dans un contexte moderne faisant directement écho aux grands défis actuels de nos sociétés en abordant des thématiques comme l’acceptation de la différence, la peur de l’inconnu, les violences faites aux minorités et la vindicte populaire.

Josépha Juillet

Pour sa série Terre des Ombres. Les humains ont érigé les Bulles, d'immenses cités de verre, pour se protéger des Ombres. Ces créatures peuvent apparaître partout où la lumière faiblit, et il suffit d'un seul contact avec elles pour perdre la vie. Seules les Chuchoteuses, capables de comprendre le langage des Ombres, pourraient mettre fin à cette guerre perpétuelle. Cependant, elles avaient toutes disparu, jusqu'à ce que les Ombres désignent Adèle. Arrachée à sa routine, elle va devoir se former auprès de Ben, un archiviste aussi secret qu'exaspérant, et de Léo, un sergent au charme solaire.

Blanche Sabbah

Pour sa bande dessinée La Cité des dames. Dans le royaume de Lorian, Kin d'Ebenite est promise à un homme de haut rang que lui choisira son père, le duc. Mais cet avenir étriqué ne lui convient pas : la jeune femme aspire à un destin politique, et à lutter contre le joug patriarcal dont elle est la victime.

Écarts d'identité

À l'occasion de la sortie du numéro 146 de la revue Écarts d’identité, la Maison des Passages l'accueille pour une soirée autour de ce lancement. Au programme : une réflextion collective sur le rôle d'une revue plurielle dans le débat d'idées et l'engagement citoyen, la présentation du nouveau volume de la revue, une rencontre littéraire, poétique et musicale et un concert de rumba congolaise.

Néphélie Thomas

Pour sa bande dessinée Le Chant des Machines. Après avoir causé la chute de la civilisation humaine, les Défaillants, des robots humanoïdes ultra intelligents, sèment la terreur parmi les communautés restantes. Depuis l'attaque qui a décimé presque tous les siens, Till survit en se déplaçant d'abri en abri avec ses camarades de fortune. De leur côté, les jumeaux Orion et Hestia vivent à SPES, un réseau de cités souterraines ; leur voie semble tracée, jusqu'au jour où les agissements de SPES les poussent à remettre en question le système dans lequel ils ont grandi.

Callixte

Pour sa bande dessinée Le Gibier. La journée du commissaire Paul Starski commence mal : son épouse veut divorcer, son chien est mourant et une prise d’otages l’attend dans un appartement parisien. L’âme morose, il se rend sur place avec sa coéquipière Yvonne Chen et découvre les corps d’un policier à la dérive et d’un homme d’affaires sud-africain. Tous les indices mènent à Chloé de Talense, une brillante biologiste. Starski n’ose y croire, car l'accusée était son grand amour de jeunesse. Afin de prouver son innocence, il prend l’enquête à bras le corps tandis que les meurtres se multiplient, car l’étau se resserre autour de la biologiste qui semble être le gibier d’une chasse à courre sanglante lancée à travers la capitale.

Philippe Fenech

Pour le tome 9 de la bande dessinée Idéfix et les irréductibles - Goudurix fait le mur. Dans ce nouveau recueil des aventures d'Idéfix et de ses amis les Irréductibles, un artiste de rue ridiculise le général romain Labienus avec des caricatures qu’il peint sur les murs de Lutèce, les tentent par tous les moyens de libérer Ordralfabétix, accusé à tort de vol, et Labienus, Pleindastus et Anglaigus se lancent dans la création d’un chariot cantine de cuisine romaine afin de concurrencer celui de Pomdofine.

Giulia Andreani

Pour son exposition Peinture froide. En discussion avec Marilou Laneuville, commissaire de son exposition au musée d'Art Contemporain, Giulia Andreani retracera son œuvre qui redonne une forte présence à la peinture figurative sur la scène artistique française en reprenant les récits des luttes du XXe siècle, qu’elle réinterprète à travers des figures politiques, féministes et marginales. 

Jeanne Dorn et Jérôme Thélot

Pour le livre Art et nihilisme. La pensée d’Yves Bonnefoy. Divisé en sept chapitres, cet ouvrage propose une analyse de la réflexion du poète et critique Yves Bonnefoy sur les rapports entre l'art, le langage et le nihilisme, de la genèse de sa pensée de l’art dans sa formation intellectuelle et artistique à son héritage.

Miya

Pour le tome 27 de sa bande dessinée Les Mythics - Les Héros. Même privés de leurs pouvoirs, les Mythics se sont dressés face à leur vieil ennemi, le Mal. S'ils ont réussi à le contrer, ils n'ont cependant pas la force de vaincre ses avatars. Du moins jusqu'à ce qu'un nouveau plan émerge grâce à l'enseignement du septième Mythic, Shade. Commence alors une course contre la montre pour réussir à contrôler l'esprit maléfique des armures avant que le Mal n'écrase les dernières résistances de l'humanité.

Marianne Derrien

Pour son livre De l'usage des forces magiques. Nourrie de légendes et de récits locaux, cette étude de terrain propose une réflexion critique sur l’art dans sa relation à la croyance et à l’histoire sociale, et vise à mesurer la capacité de l’art, en tant que force de production et de travail, à résister en s’initiant aux utopies magiques.

Thomas Clerc, Fabio Viscogliosi et Nathalie Léger

Pour le livre Autoportraits, se raconter à travers les autres. A l'occasion de l'exposition Autoportrait, imaginée par Thomas Clerc, qui se déroule jusqu'au 29 novembre à l'IMEC près de Caen, puis de la parution des Rococo Notes de Fabio Viscogliosi, la librairie l'Œil Cacodylate invite les deux écrivains à dialoguer autour du thème de l'autoportrait littéraire. La directrice de l'IMEC, Nathalie Léger, présentera également la collection Le Lieu de l'archive.

Jordan Nourry

Pour son roman Pyromanes. Lors du week-end du 15 août à Saint-Paulien, petit village de Haute-Loire, tout bascule lorsque le major de la gendarmerie est sorti de sa torpeur estivale par un cadavre, un brûlé grave en soins intensifs, des témoins en état de choc et un encombrant perroquet récupéré sur la scène de crime. Une étrange affaire dont le major doit démêler les fils rapidement alors que sa hiérarchie le presse à trouver le coupable.

Aloÿse Mendoza

Pour sa bande dessinée Au-delà des mûres. Penny, petite fille en vacances chez ses grands-parents, se fait une plaie à la main en cueillant des mûres. Elle exprime sa douleur et sa peur à sa grand-mère qui la recadre et refuse de considérer l’incident. Des années plus tard, en vacances avec ses ami·e·s au bord de l’océan, Penny se prend d’une passion pour la cueillette des mûres : elle quitte le groupe plusieurs fois par jour pour s’enfoncer dans les ronces à la recherche de mûres, et revient lacérée sans être consciente des plaies qui strient son corps. Avec cette bande dessinée, Aloÿse Mendoza aborde le violences sexuelles faites aux enfants et les effets que celles-ci peuvent avoir sur le long terme.

Diane Jeffrey

La Fnac Part-Dieu accueille la romancière britannique Diane Jeffrey pour une séance de dédicace autour de deux de ses créations : The Guilty Mother, racontant l'histoire d'une mère condamnée à tort pour la mort de ses filles jumelles, et Écart de conduite, le duel étouffant entre un couple de vacanciers et l'épouse du piéton qu'ils ont renversé en voiture.

Olivier Neveux

Pour son livre "Brecht et les mauvais temps nouveaux" (ed. la fabrique)

Notre avis : A quoi sert le théâtre aujourd'hui ? Qu'a-t-il à dire qui puisse contribuer à notre monde ? En s'appuyant sur Brecht (car "dès lors qu'il est question de politique au théâtre, on peut faire avec, on peut évidemment faire contre Brecht, difficile de faire sans"), le professeur à l'ENS-Lyon s'échine à douter de la pertinence de cet art ancestral tout en lui conférant le pouvoir de faire réfléchir à ce que nous sommes collectivement. Erudit et accessible. Tout à fait remarquable.