Cuivres en Dombes

Embarquement immédiat avec Superspectives

Article publi-rédactionnel
Mercredi 17 juin 2026

Article publi-rédactionnel / Bali, Hawaï, Japon, Inde, Arménie et Éthiopie : le festival d'été Superspectives compose un itinéraire musical en cinq jours où dialoguent traditions et créations contemporaines, naviguant entre le musée des Beaux-Arts, La Trinité et les Subs.

Première étape au musée des Beaux-Arts avec une “carte postale du Japon” consacrée aux compositeurs Haruomi Hosono et Ryuichi Sakamoto. Dans le jardin, le DJ Camille Rhonat et le pianiste François Mardirossian explorent leurs discographies entre pop tropicale, ambient, exotica, et bien sûr récital de piano.

Le lendemain, escale en Inde avec le trio Pulse qui revisite le dhrupad, l’une des plus anciennes traditions vocales indiennes, aux frontières du blues, de la folk et de la musique minimaliste. La voix de Pelva Naïk rencontre celle du chaturangui, rare instrument indien inspiré de la guitare hawaïenne et aux sonorités proche de la voix humaine.

Chassol © Goldie Williams Vericain

Chassol et James Stewart

Vendredi, le virtuose et inclassable Chassol présente Music is God, My Love : il ouvre son carnet de voyages et une fenêtre sur son itinéraire musical, des Etats-Unis à l'Inde, de la Martinique à Bruxelles. Puis James Stewart prend le relais avec son Black Atlantic Club, bien connu à Lyon, qui traverse les musiques de la diaspora africaine, de Lagos à New York, de Sao Paolo à Kinshasa. Le tout sous les ors baroques de la chapelle de la Trinité.

Archipels sonores

Samedi, direction les Subs pour une étape indonésienne et pacifique, de Bali à Hawaï. Le collectif Gamelan Puspawarna ouvre le parcours avec un atelier d’initiation au gamelan balinais, un ensemble d'instruments formant un véritable orchestre. Puis place aux concerts avec le trio Le Grand Couturier, qui confronte imaginaires hawaïens et polynésiens à des textures synthétiques et électriques contemporaines, et Polyphème, rencontre entre les polyrythmies du gamelan et la darbuka de Wassim Halal.

atelier_JL Clercq-Roques

Polyphème (c) J.-C. Clercq-Roques

Arménie et Éthiopie en clôture

Enfin, dernière escale à La Trinité avec un double mouvement entre Arménie et Éthiopie. Le pianiste François Mardirossian propose un programme inspiré de Komitas, en dialogue avec Bach, Vangelis ou Hildegard von Bingen, prolongeant une mémoire musicale entre traditions et écritures contemporaines. La soirée se poursuit avec la pianiste Maya Dunietz, qui consacre un concert à la compositrice éthiopienne Emahoy Tsegué-Maryam Guèbrou, aux côtés de la joueuse de begena Sosena Gebre Eyesus.

Superspectives, festival d'été

Du 1er au 5 juillet
3 lieux : La Trinité, Les Subs, Musée des Beaux-Arts de Lyon
Tarifs : de 5 à 30 € selon les événements

Toutes les infos sur le site de la Trinité