La Grazia, vie privée, vie publique
L'Ennui / Retour décevant pour Paolo Sorrentino qui livre un opus longuet et hésitant, dans un geste sobre et réconciliateur. En salle le 28 janvier 2026.
Photo : La Grazia © Andrea Pirrello
Un an après son superbe Parthenope, Paolo Sorrentino revient avec le portrait d'un président fictif, endeuillé par la mort de sa femme, à la veille de faire passer une loi autorisant l'euthanasie. Le cinéaste, pourtant rompu à l'exercice du film politique, passe à côté de son sujet comme mû par le désir inavoué de convaincre ses détracteurs. Préférant se concentrer sur les tourments intimes de son héros (le fidèle Toni Servillo, très bon), il abandonne son propos métaphysique. Cette approche sobre et tout en retenue, affaiblit l'impact de sa maestria formelle. Reste toutefois une note positive : une volonté sincère de se rapprocher de la jeunesse et de faire éclater les barrières habituelles de son cinéma.

