Le couvent des Minimes devient un pôle culturel et social

Tiers-lieu / Quelque peu dissimulé au cœur du quartier de l’Alma, l’ancien couvent des Minimes s’apprête à devenir un espace foisonnant du centre-ville, entre coworking, habitat et pôle culturel. Un projet social et expérimental porté par deux Grenoblois.

C’est un projet d’envergure qui fait déjà beaucoup parler de lui. Le couvent des Minimes, un édifice du XVIIᵉ siècle niché dans le quartier de l’Alma, va bientôt connaître une nouvelle vie pour le moins foisonnante : espaces de coworking, hébergements, restaurants, résidences artistiques, festival d’arts de rue… Voilà ce qui devrait animer ces 4000 m² (et 1000 m² de cour intérieure) dans les années à venir. C’est en tout cas l’objectif de Marie Pesenti et Mathieu Genty, deux entrepreneurs qui ont remporté un appel à projet de la Ville en 2018 : « Ce bâtiment nécessitait beaucoup de travaux de mise aux normes que la Ville ne pouvait financer. Alors ils ont cherché des Grenoblois motivés, porteurs d’une initiative collective et citoyenne », raconte Mathieu, qui est également le fondateur de Cowork in Grenoble. Le deal est simple : les repreneurs s’engagent à effectuer les travaux nécessaires (coût : 5 millions d’euros) en échange d’un bail emphytéotique de 55 ans à loyer très modéré.

Université libre

Ce qui leur laisse beaucoup de temps pour concrétiser leurs idées : « Il s’agit d’un projet social et sociétal que nous financerons par des activités commerciales classiques (bar et restauration essentiellement), sans aucune subvention. D’ailleurs, le projet est partiellement financé par des centaines de Grenoblois qui sont ainsi devenus actionnaires. Nous voulons expérimenter des solutions pour demain, autour de trois axes : travailler ensemble (le coworking), vivre ensemble (le coliving avec des habitats souples et modulables sur des durées courtes) et grandir ensemble (avec notamment une université libre animée par des bénévoles). » Et côté culture, les Minimes ne seront pas en reste puisque le lieu est appelé à devenir un pôle grenoblois des arts de rue, avec une programmation toute l’année et un temps fort estival : « Sans pour autant faire concurrence à ce qui existe déjà. Par exemple, on est en discussion avec le Prunier Sauvage et le festival Merci, Bonsoir », précise Mathieu. On vous en reparlera sûrement dès l’ouverture partielle des lieux, prévue à l’été 2023.

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