"Retour vers le futur", ces projets qui auraient bouleversé Grenoble

Grenoble, retour vers le futur

La Plateforme

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Histoire / Belle surprise de la rentrée, l’exposition "Retour vers le futur" propose de revenir sur trois grands projets d’aménagements urbains imaginés pour Grenoble et finalement jamais réalisés. Trois projets démentiels, parfois un peu farfelus qui, chacun à leur manière, étaient censés incarner une forme de modernité.

Petite bourgade de province, Grenoble a parfois été le théâtre de projets urbanistiques innovants. Si certains n’ont jamais vu le jour, ils méritent d’être contés. C’est ce à quoi s’emploie parfaitement bien l’exposition Retour vers le futur présentée à la Plateforme.

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Tout commence au début du XIXe siècle, lorsque certains souhaitent faire de Grenoble une ville d’eau en acheminant, grâce à quelques 30 km de conduites, les sources chaudes de La Motte-les-Bains. Mis de côté par tel maire, soutenu par tel autre, ce projet sera finalement abandonné un siècle plus tard, à l’orée de la Première Guerre mondiale, entre autres parce que le maire de l’époque, Paul Mistral, redoute l’installation d’un casino dans une ville qui aspire à agrandir son pôle universitaire...

C’est précisément de cet agrandissement dont il est question dans le deuxième projet initié dans les années 1950 : Bastille : acropole universitaire. Un projet dont l’exposition dévoile de séduisantes esquisses qui s’évertuent à nous faire oublier les multiples contraintes d’accessibilité au site. Précisément abandonné à cause de ces contraintes, ce projet d’université à flanc de montagne nous a finalement laissé deux bâtiments emblématiques : l’institut de géographie alpine et l’institut de géologie Dolomieu, désormais en cours de réhabilitation.

Enfin, porté par l’entreprise Poma au début des années 1970, le troisième et surprenant projet consiste en un système de transport urbain par cabines sur rail. Un dispositif qui avait l’avantage de laisser aux voitures (alors reines) toute la place puisqu’il était prévu de faire circuler les cabines au niveau du premier étage des immeubles – ce qui ne réjouissait pas forcément les riverains. Accompagnée de frises chronologiques exhaustives et enrichie de nombreux documents : brochures publicitaires, affiches, plan, esquisses, extraits vidéo, simulations (les édifiantes infrastructures nécessaires à la circulation des cabines), l’exposition ouvre sa réflexion sur les évolutions possibles de la métropole et ambitionne de nous faire imaginer le futur en nous faisant redécouvrir le passé.

Retour vers le futur à la Plateforme (Ancien musée de peinture), jusqu'au 3 décembre, entrée libre

 

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