Les soirées de décembre et janvier

Damien Grimbert | Mardi 2 décembre 2014

The Speed Freak

En activité depuis bientôt 25 ans et auteur d'une discographie longue comme le bras, l'Allemand Martin Damm alias The Speed Freak est sans doute l'un des artistes les plus emblématiques de la scène techno hardcore européenne, à laquelle il a contribué à donner ses lettres de noblesse dès le tout début des années 90. Outre la longévité de sa carrière et sa capacité à frapper à la fois plus vite et plus fort qu'une bonne partie de la concurrence, il a également pour caractéristique de puiser son inspiration dans les styles musicaux les plus divers, enrichissant ainsi d'autant une esthétique musicale qui a parfois trop tendance à tourner en circuit fermé. À l'occasion de la sortie de son nouvel album WTF!? (What The Freak!?) sur le label Audiogenic, il sera de passage à Grenoble aux côtés des Français Maissouille et Psyko le temps d'une soirée qui devrait marquer durablement les esprits… et les tympans.

Freakz ! avec The Speed Freak, Maissouille et Psyko, vendredi 19 décembre à l'Ampérage

Rodriguez Jr

Moitié du duo électro montpelliérain The Youngsters repéré par Laurent Garnier à l'aube des années 2000, et figure de proue du label berlinois d'Anja Schneider Mobilee, Rodriguez Jr alias Olivier Mateu est l'auteur d'une techno profonde et mélodique flirtant avec la house et l'électronica, et parfois même à l'occasion avec la pop et la tropicale. Fort d'une carrière au déjà long cours (il est entre autres auteur de l'album solo Bittersweet en 2012 et du septième volet de la compilation mixée Back to Back en 2013), il se produira au Vertigo dans un format live qui devrait permettre d'apprécier pleinement ses capacités à faire danser les foules.

Party Intime invite Rodriguez Jr, vendredi 19 décembre au Vertigo

Bambounou

Jeune producteur parisien de 24 ans, Bambounou est décrit dans sa bio comme « un apprenti sorcier vaudou qui a séduit la jungle électronique à grands coups d'ésotérisme ». On le décrira plus prosaïquement comme l'une des jeunes pousses les plus prometteuses de la nouvelle scène électronique française, influencé conjointement par les classiques house et techno de Detroit et Chicago et les rythmiques sèches et chaloupées de la bass music londonienne. Après plusieurs EPs sur des labels comme Youngunz, Sound Pellegrino ou ClekClekBoom, il est désormais l'un des fers de lance du label de Modeselektor 50 Weapons, sur lequel il sortira en février prochain son deuxième album solo. On le retrouvera entre-temps au sein de la pléiade d'artistes invités à inaugurer le dancefloor de la Belle Electrique, le 10 janvier prochain.

Soirée d'inauguration de la Belle électrique, samedi 10 janvier 2015

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Damien Grimbert | Mardi 6 janvier 2015

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Huit, pas moins ! C’est le nombre de groupes différents qu’a convoqué l’équipe de la Belle électrique pour sa soirée d’inauguration. Sur la terrasse en extérieur, on retrouvera ainsi le collectif de DJs grenoblois Sound Disciples, pour un DJ-set scratché-manucuré oscillant entre hip-hop, funk, house, électro et jazz. Et à l’intérieur, deux formations locales encore, avec d’un côté le big band funk Da Great Booga Wooga, et de l’autre la pop matinée d’électro-rock du groupe Monkypolis. Place ensuite à non pas deux, mais trois duos électro-pop récemment formés : on commence avec SARH, qui réunit DJ Pone des Birdy Nam Nam et José Reis Fontao, le chanteur et guitariste des Stuck in the Sound. On enchaîne avec Kuage, composé du beatmaker Superpoze et du musicien Adrien des Concrete Knives. Et on termine avec Thylacine, qui associe William Rezé aux machines et saxophone et Laetitia Bely à la vidéo. Pour être complètement honnête, aucun d’entre

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Zoom sur… Bambounou Estampillé "relève de la techno française" par le big boss Laurent Garnier lui-même, Bambounou viendra nous rendre visite à la fin du mois. Jeune DJ/producteur de 23 ans, Jérémy Guindo de son vrai nom a suivi un parcours sans faute pour le moment : après des débuts au sein du crew parisien Young Gunz aux côtés de French Fries, Manaré et Lazy Flow, il sort un EP en collaboration avec Joakim sur Sound Pellegrino (Fructose), enchaîne sur un deux titres pour ClekClekBoom (Night) avant d’être signé sur le prestigieux label 50 Weapons de Modeselektor sur lequel il sort en novembre dernier Orbiting, son premier long-format. Un album sec, dépouillé et rugueux, parfaitement en phase avec les sonorités du moment (post-dubstep, UK funky, juke, house et techno old-school), presque trop d’ailleurs, tant on a parfois du mal à discerner ce qui caractérise vraiment la personnalité de l’artiste, au-delà de sa virtuosité et de son adéquation à coller à l’air du temps. Ce qui ne devrait pas pour autant nous empêcher d’apprécier son DJ-set lors de la soirée Avalanche #14 du 29

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Aurélien Martinez | Lundi 23 avril 2012

Joyeuse apocalypse

Troisième édition ce samedi pour la gigantesque soirée Lost In Bass Hill, organisée au Fort de la Bastille par l’association Mus’Act. Ses particularités ? Une ampleur impressionnante (quatre scènes différentes, plus de cinquante artistes invités…), un travail de décoration à couper le souffle, d’innombrables performeurs et artistes de rue, et une orientation musicale essentiellement axée autour des styles musicaux qui firent les heures de gloire des raves, fêtes, teufs, et autres free parties dans les années 90 : hardtek, hardcore et tribe. Mais pourquoi y participer se demanderont les plus dubitatifs ? Les raisons sont multiples. Déjà parce que l’ouverture musicale de la soirée est plus large qu’il n’y paraît (drum’n’bass, dubstep, trance, électro, mais aussi concerts rock et reggae), et que l’ambiance des précédentes ambitions était à ce qu’on nous a rapporté extrêmement conviviale. Ensuite parce qu’il est toujours intéressant de voir comment les musiques qui nous faisaient vibrer quinze ans auparavant ont évolué avec le temps, et ce que sont devenues des idoles de l’époque comme Manu Le Malin ou The Speed Freak, présents en tête d’affiche. Enfin parce qu’on ne suppor

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